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Évangile de Jésus-Christ

selon saint Matthieu 23,1-12.


En ce temps-là, Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples,
et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse.
Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas.
Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ;
ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues
et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères.
Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.
Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Méditation de l'Evangile du samedi 21 août

Jésus et la liberté face aux pharisiens et aux docteurs

Jésus décrit ce qui lui arrivera, et qui continue d'arriver, car rarement le pouvoir s'abstient de devenir tyrannique se mettant au service d'une idéologie et non au service de l'homme. Et Jésus constate que le pouvoir, sous de multiples formes, ferme aux hommes l'accès du Royaume des Cieux de peur de perdre son autorité sur le royaume de la terre.

Scribes, pharisiens, docteurs de la Loi possédaient un pouvoir immense dans la société juive contemporaine de Jésus. Le Seigneur ose, avec une indépendance absolue, les contrer, s'opposer à eux et leur reprocher leur manière de faire...

"Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Qui purifiez le dehors de la coupe et du plat et dont le contenu provient de la rapine ou de l'intempérance. Pharisiens aveugles ! Purifie le dedans de la coupe et du plat, afin que son extérieur aussi devienne pur"

"A vous aussi, docteurs, malheur ! Parce que vous imposez aux hommes des fardeaux difficiles à porter, alors que vous-mêmes vous ne touchez pas aux fardeaux d'un seul de vos doigts" .

Jésus a très bien perçu que ceux qui détiennent un pouvoir deviennent facilement homicides pour le conserver.

"Voilà pourquoi la Sagesse de Dieu, elle aussi, a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres. Et ils en tueront et persécuteront"

"Il en est que vous tuerez et crucifierez ; il en est que vous flagellerez dans vos synagogues et que vous poursuivrez de ville en ville "

Il décrit ce qui lui arrivera, et qui continue d'arriver, car rarement le pouvoir s'abstient de devenir tyrannique se mettant au service d'une idéologie et non au service de l'homme. Et Jésus constate que le pouvoir, sous de multiples formes, ferme aux hommes l'accès du Royaume des Cieux de peur de perdre son autorité sur le royaume de la terre.

"Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez aux hommes le Royaume des Cieux ; car vous-mêmes n'entrez pas, et vous ne laissez pas entrer ceux qui le voudraient"

Jésus nous engage à ne rien craindre du pouvoir et à toujours témoigner d'une liberté d'esprit absolue, même au risque de la mort. On se figure souvent cette recommandation dans l'abstrait, et pourtant, sous des régimes politiques très durs, dits de droite ou de gauche, tant de chrétiens réalisent ce témoignage dans leur sang ou dans la privation de leur liberté.

"Or, Je vous le dis à vous, mes amis : ne craignez pas ceux qui tuent le corps et après cela ne sauraient rien faire de plus. Mais je vous montrerai qui vous devez craindre ;  craignez celui qui, après avoir tué, a la puissance de jeter dans la Géhenne. Oui, vous dis-Je, craignez celui-là"

Il faut savoir choisir les maîtres que nous voulons, Dieu ou les puissants du jour, en sachant que le Seigneur ne nous trahira jamais.

"Je vous le dis : quiconque me confessera devant les hommes, le Fils de l'homme le confessera aussi devant les anges de Dieu" .

Père Gabriel

N’agissez pas d’après leurs actes

ils disent et mais ne font pas.
 

Réflexion et prière
Matthieu 23: 1-12

« Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. »
Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens :
L’enseignement de notre Seigneur, nous dit de faire ce qu’ils enseignent, mais ne pas suivre leurs exemple, puisqu’ils ne pratiquent pas ce qu'ils prêchent.

M’arrive-t-il parfois de rejeter le message avec le messager ?
Être chrétien est-ce une charge pénible à porter ? Jésus a dit, « mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » (Mt 11, 30) - Il est conscient de nos limites. Lorsque je suis tenté de porter un jugement sur ce que j’estime être les échecs d’une autre personne.

Ne serais-je pas comme ces pharisiens ? La véritable forme de service, n’est pas un moyen de contrôle. Nous sommes tous frères et sœurs : Jésus nous dit que le plus grand d'entre nous est celui qui répond le mieux aux besoins de son ami, son voisin. Non celui qui a les titres les plus imposants. Aimer, c'est servir. Aimer vraiment, c'est aller au-delà de soi-même et de ses propres besoins, pour rendre service aux autres. Jésus est venu parmi nous pour nous apprendre à vivre une vie pleinement humaine. Il nous a aimés jusqu'à la fin.

Jésus nous appelle à être au service des autres, dans ma famille, avec mes amis, au travail ? Dans ma vie, quels sont les domaines où je pourrais manquer d'intégrité ? Comment me tenir devant Jésus aujourd’hui et d’être aimé sans conditions, avec tous mes échecs et mes dons, sans aucune réserve ? Ai-je des éléments de « contrôle » dans la façon dont j'aime les autres ? J’en parle à Jésus et je pense à la façon dont il me voit et m'aime. Les pharisiens sont en conflit avec Jésus parce qu'il essaie de les éloigner de la banalité. Il veut les attirer vers une pensée profonde - une relation dynamique avec le Dieu vivant. Suis-je superficielle, en m’inquiétant toujours de ce que les autres pensent de moi? En passant d'une chose à l'autre, tout en ignorant les appels de Dieu au plus profond de mon cœur? Seigneur, aide-moi à écouter ce que tu essaies de me dire. Que mes rencontres quotidiennes avec toi me transforment graduellement en disciple selon ton coeur.
Ai-je l’orgueil des pharisiens, en, aimant montrer l'importance de mes mots ?  Cependant, cela complique la conduite de la vie quotidienne avec une myriade de règlements, qui en réalité est simple comme bonjour. Les personnes aux revenus modestes, c’est un fardeau pour les pauvres. Etre hypocrite signifie jouer la comédie, se mentir à soi-même. C’est à ce vice que Jésus réserve ses paroles les plus dures. Il résume succinctement son jugement dans l’expression: 'Ils ne pratiquent pas ce qu’ils prêchent' Et moi? C’est facile de voir l’hypocrisie des autres, en particulier de ceux qui sont en autorité de reprocher leurs erreurs verbales, mais la vigilance est sur notre propre manière d’agir sciemment ou non à tromper les autres. Les reconnaissons-nous humblement ?

Seigneur, fais-moi vivre en toute transparence, dans la vérité.
Emounawh
21 août 2021

 

Saint Jean Chrysostome

(v. 345-407)


prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église

8e Homélie sur la lettre aux Romains, 8 ; PG 60, 464


« Vous êtes tous frères »

 


« Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, dit Jésus, je suis au milieu d'eux » (Mt 18,20). (...) Mais qu'est-ce que je vois ? Des chrétiens qui servent sous le même étendard, sous le même chef, se dévorent et se déchirent : les uns pour un peu d'or, d'autres pour la gloire, certains sans aucun motif, d'autres pour le plaisir d'un bon mot ! (...) Parmi nous, le nom de frères est un vain mot. (...)

            Respectez cette table sainte où nous sommes tous convoqués ; respectez le Christ immolé pour nous ; respectez le sacrifice qui y est offert. (...) Après avoir eu part à une telle table et avoir communié à un tel aliment, nous prendrions les armes les uns contre les autres alors que nous devrions nous armer tous ensemble contre le démon ! (...) Nous oublions cet adversaire pour tourner nos flèches contre nos frères ? —Quelles flèches, direz-vous ? — Ceux que lancent la langue et les lèvres. Il n'y a pas que les flèches aux pointes de fer qui blessent : certaines paroles causent des blessures bien plus profondes.

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