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« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit

ÉVANGILE
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et ton prochain comme toi-même » (Mt 22, 34-40)

Alléluia. Alléluia.
Fais-moi connaître ta route, mon Dieu ; dirige-moi par ta vérité.
Alléluia. (Ps 24, 4b.5a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

 

En ce temps-là, Les pharisiens,
apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve :
    « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? »
    Jésus lui répondit :
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit.
    Voilà le grand, le premier commandement.
    Et le second lui est semblable :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
    De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »

Méditation de l'Evangile du vendredi 20 août

Le premier commandement : Aimer Dieu et nos frères

Le premier des commandements, pour Jésus, c'est aimer Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme, de tout notre esprit, de toute notre force. Tour notre être doit être donné, comme livré à cet amour. Le dessein d'amour de Dieu dans la création est tellement premier que le second commandement est semblable au premier. 

La grande Espérance du Royaume de Dieu annoncée par Jésus, c'est d'établir les hommes dans l'amour de Dieu et de leurs frères.

« Maître, quel est le plus grand commandement dans la Loi ? Il lui dit : " Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, et de tout ton esprit. C'est le plus grand et le premier commandement. Le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux, toute le Loi dépend et les prophètes "

Le premier des commandements, pour Jésus, c'est aimer Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme, de tout notre esprit, de toute notre force. Tour notre être doit être donné, comme livré à cet amour. Le dessein d'amour de Dieu dans la création est tellement premier que le second commandement est semblable au premier.

Dieu a tellement aimé l'homme, l'a revêtu d'une telle splendeur, d'une telle dignité (à l'image du Bien-Aimé), que mépriser l'homme, c'est Le mépriser Lui, en ignorant son Amour.

Pour Jésus, Vie Éternelle, Loi, Royaume de Dieu sont une seule et même réalité. Le docteur de la Loi qui l'interroge sur la Vie Éternelle est renvoyé à la Loi, dans l'Évangile de saint Luc; et dans le texte de Marc, au docteur de la Loi qui fait de l'Amour de Dieu et du prochain le seul et unique commandement, Jésus affirme qu'il est tout proche du Royaume de Dieu !

Aimer Dieu, aimer son prochain, c'est installer le Royaume de Dieu parmi nous.

Père Gabriel

Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787)
 

évêque et docteur de l'Église

8e Discours pour la neuvaine de Noël (Noël; trad. P. O. Lathoud; Éds Saint-Paul 1993, p. 120)
« Le grand, le premier commandement »

Pour pouvoir beaucoup aimer Dieu dans le ciel, il faut d'abord l'aimer beaucoup sur la terre. Le degré de notre amour pour Dieu à la fin de notre vie sera la mesure de notre amour de Dieu pendant l'éternité. Voulons-nous acquérir la certitude de ne plus nous séparer de ce souverain Bien dans la vie présente ? Étreignons-le de plus en plus par les liens de notre amour, en lui disant avec l'Épouse du Cantique des Cantiques : « J'ai trouvé celui que mon cœur aime : je l'ai saisi et je ne le lâcherai pas » (3,4). Comment l'Épouse sacrée a-t-elle saisi son Bien-Aimé ? « Avec les bras de la charité », répond Guillaume (...) ; « c'est avec les bras de la charité que l'on saisit Dieu », reprend saint Ambroise. Heureux donc qui pourra s'écrier avec saint Paulin : « Que les riches possèdent leurs richesses, que les rois possèdent leurs royaumes : notre gloire, notre richesse et notre royaume à nous, c'est le Christ ! » Et avec saint Ignace : « Donne-moi seulement ton amour et ta grâce, je suis assez riche ». Fais que je t'aime et que je sois aimé de toi ; je ne désire pas et n'ai pas à désirer autre chose.

Homélies du Père Gilbert Adam

Saint Bernard
“Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.”

Jésus se mit de nouveau à leur parler et leur dit en paraboles : « Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils.

Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : “Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.” Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. C’est avec cet Evangile ou Jésus donne une parabole du royaume des cieux, que nous fêtons saint Bernard. Le roi veut faire des noces pour son Fils, et les hommes veulent le faire mourir. Des pensées de Dieu envers son Fils découle le bonheur éternel des invités. Bernard est le troisième de sept enfants, il est envoyé à l’école de Saint-Vorles à Châtillon-sur-Seine. Montrant un goût particulier pour la littérature, il acquiert une bonne connaissance de la Bible, des Pères de l’Église et de divers auteurs latins. À dix-sept ans, il perd sa mère et en est très vivement affecté. Apres l’existence mondaine des jeunes nobles de son âge, il semble vouloir très vite entrer dans les ordres. Il entre à l’abbaye de Cîteaux avec trente membres de sa famille. Il est heureux de l’idéal rigoureux et de la simplicité dans la vie quotidienne. Il poursuit ses études sur les Saintes Écritures et sur les Pères de l’Église. Bernard est élu abbé de la maison cistercienne de « claire vallée, » qui deviendra ensuite Clairvaux. Au début de Clairvaux, la discipline imposée par Bernard est très sévère. Mais nous reprenons l’Evangile.

Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville.

Alors il dit à ses serviteurs : “Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.” Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. Le roi envoya ses serviteurs pour convier les invités aux noces, mais ils ne veulent pas venir. Jésus, le Fils de Dieu, apportait des bénédictions nouvelles qui sont refusées. Dieu envoya d’autres serviteurs, les apôtres, qui disaient : « Venez aux noces. » C’est par le sacrifice de Jésus à la croix que tout était prêt, que la grâce était offerte. Ce travail de la grâce s’est accompli par Bernard d’une nouvelle « manière. » Les gens affluent dans la nouvelle abbaye de la « claire vallée. » De nouvelles maisons doivent être fondées pour éviter l’engorgement de Clairvaux. Bernard et ses moines vivent dans les conditions les plus frustes. Pendant son abbatiat, Bernard contribue à la création de 68 abbayes filles de Clairvaux. À l’austérité de la pauvreté cistercienne et du travail manuel, Bernard insiste sur la mise en valeur de la pureté et le désintérêt de la culture. Bernard a une prédilection presque exclusive pour le Cantique de Salomon et pour saint Augustin. Reprenons l’Evangile.

Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce. Il lui dit : “Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?” L’autre garda le silence. 

Alors le roi dit aux serviteurs : “Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.” Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. » Nous pouvons nous procurer un vêtement digne de Dieu, propre à manifester sa propre gloire, la gloire de Jésus, son Fils. Demeurer dans la présence de Dieu revêtu d’un vêtement digne de Dieu manifeste la gloire de son Fils. En Orient, celui qui invitait aux noces fournissait lui-même la robe dont il voulait voir ses convives revêtus. L’Évangile nous appelle à prendre part aux noces du Fils du Roi, il nous faut revêtir le Christ, qui est la robe des noces. C’est le mystère accomplit par Bernard qui est porté par un amour fervent pour Dieu et pour la Vierge Marie. Il était un homme entier, totalement dévoué à sa foi. Bernard sillonne les routes d’Europe occidentale pour défendre l’Église et porter témoignage de sa vision de Dieu. Deux ans avant sa mort, 500 abbayes cisterciennes ont vu le jour. Clairvaux compte 700 moines. Canonisé le 18 janvier 1174 par Alexandre III, Bernard de Clairvaux a été déclaré Docteur de l’Église par Pie VIII en 1830. On le fête le 20 août.

La prise de conscience que nous sommes un don de Dieu, cela m'ouvre à l’amour de tout ce qui est à Lui. Cet amour est, le seul chemin qui permet d’aimer notre prochain comme Christ nous le commande, en complément du premier commandement du Père.

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