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Veillez, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient.

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Matthieu 24,42-51.


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
 Veillez, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient.
Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra.
Que dire du serviteur fidèle et sensé à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison, pour leur donner la nourriture en temps voulu ?
Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !
Amen, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens.
Mais si ce mauvais serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde”,
et s’il se met à frapper ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes,
alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas,
il l’écartera et lui fera partager le sort des hypocrites ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Méditation de l'évangile

du jeudi 26 août

Veillez ...

Jésus nous confie sa Parole, illuminée par la lumière de la foi. Mais nous pouvons la recevoir ou la rejeter, tel est le sens de la parabole de l'intendant fidèle ou infidèle. Jésus insiste : nous connaissons la volonté du Père, tout l'Evangile nous la cite, après la voix de notre conscience. Mais libre à nous d'y conformer, oui ou non, notre action.

 

"Veillez donc, car vous ne savez pas quand doit venir le maître de la maison ; tard ? Vers minuit ? Au chant du coq ? Ou au matin ? De peur que, venant à l'improviste, il ne vous trouve endormis. Or, ce que Je vous dis, à tous, Je le dis : Veillez !"

Alors, Pierre lui pose une question, que Marc a peut-être résumée dans le passage que nous venons de lire, mais que Luc explicite.

L'apôtre, lui dit Jésus en clair, a une grande responsabilité. Il lui a été donné beaucoup, et il devra rendre compte de beaucoup, mais surtout, c'est lui qui donne la nourriture au peuple de Dieu. Qu'il ne l'oublie pas.

La place est bonne et plus d'un se laissera aller à la facilité, et même à l'ivrognerie. Mais, souligne Jésus dans le texte de Marc, cela regarde aussi chacun : "Veillez !"

Pierre dit à Jésus : Seigneur, est-ce pour nous que Tu dis cette parabole ou aussi pour tous ?

Et le Seigneur dit :
" Quel est donc l'intendant fidèle, prudent, que le maître établira sur tout son domestique pour distribuer au moment voulu la ration de froment ? Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera agissant de la sorte ! Vraiment, Je vous dis qu'il l'établira sur tout ce qui lui appartient.

Mais si ce serviteur dit en son coeur : Mon maître tarde à revenir et s'il se met à battre les serviteurs et les servantes, et à manger et à boire, et à s'enivrer, le maître de ce serviteur viendra au jour où il ne s'y attend pas, et à l'heure qu'il ne connaît pas ; et il le retranchera et le placera parmi les infidèles"

Cette mise en garde aux apôtres nous concerne tous. Celui qui donne la Parole du Seigneur risque : ou bien de se prendre au sérieux alors qu'il ne fait que distribuer l'étonnante Parole qui n'est pas la sienne, ou bien de profiter de la situation dans le domaine matériel, ou bien d'abuser de l'autorité spirituelle que lui confère la Parole pour devenir un tyran insupportable.

Jésus souligne à Pierre que nous pouvons user en bien ou en mal de notre liberté.

Jésus nous confie sa Parole, illuminée par la lumière de la foi. Mais nous pouvons la recevoir ou la rejeter, tel est le sens de la parabole de l'intendant fidèle ou infidèle. Jésus insiste : nous connaissons la volonté du Père, tout l'Evangile nous la cite, après la voix de notre conscience. Mais libre à nous d'y conformer, oui ou non, notre action.

Pour Jésus, nous sommes libres et responsables de nos actes selon notre conscience et la connaissance qu'elle apporte.

Père Gabriel

Homélie attribuée à saint Macaire d'Égypte

(?-390) moine

Homélies spirituelles, n° 33 (in Les chemins vers Dieu, coll. Icthus-Lettres chrétiennes, vol. 11; trad. F. Quéré-Jaulmes; Éd. Le Centurion-Grasset 1967, p. 155 rev.)


Par la prière, veiller dans l'attente de Dieu


Il ne faut pour prier ni gestes, ni cris, ni silence, ni agenouillements. Notre prière, à la fois sage et fervente, doit être attente de Dieu, jusqu'à ce que Dieu vienne et visite notre âme par toutes ses voies d'accès, tous ses sentiers, tous ses sens. Trêve de nos silences, de nos gémissements et de nos sanglots : ne cherchons dans la prière que l'étreinte de Dieu.

            Dans le travail, n'employons-nous pas tout notre corps à l'effort ? Tous nos membres n'y collaborent-ils pas ? Que notre âme elle aussi se consacre tout entière à sa prière et à l'amour du Seigneur ; qu'elle ne se laisse pas distraire ni tirailler par ses pensées ; qu'elle se fasse pleine attente du Christ. Alors le Christ l'illuminera, il lui enseignera la prière véritable, il lui donnera la supplique pure et spirituelle qui est selon Dieu, l'adoration « en esprit et en vérité » (Jn 4,24). 

            Celui qui exerce un commerce ne cherche pas simplement à réaliser un gain. Il s'efforce aussi par tous les moyens de le grossir et de l'accroître. Il entreprend de nouveaux voyages et renonce à ceux qui lui semblent sans profit ; il ne part qu'avec l'espérance d'une affaire. Comme lui, sachons conduire notre âme sur les voies les plus diverses et les plus opportunes, et nous acquerrons, ô gain suprême et véritable, ce Dieu qui nous apprend à prier dans la vérité.

            Le Seigneur se pose dans une âme fervente, il en fait son trône de gloire, il s'y assied et y demeure.

savoir se tenir en attente

COMMENT POURRIONS-NOUS DORMIR ?
 

Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. Tenez-vous donc prêts, vous aussi :
c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. Autant de citations, et il y en aurait d’autres, où il est question de vigilance. Etymologiquement, le vigilant, c’est celui qui ne dort pas pendant que les autres sont plongés dans le sommeil. C’est celui qui veille. Qui attend, comme par exemple la sentinelle qui guette la venue du jour. Qui entretient la flamme pour qu’elle ne meure pas : imaginons l’importance du rôle du « gardien du feu » dans la préhistoire et les civilisations anciennes. Ce thème de la vigilance est donc lié à ceux du jour et de la nuit, du sommeil et de l’éveil. Notre foi chrétienne doit être une foi de vigilants, d’éveillés. Le chrétien est un gardien du feu, un gardien de phare. Une lumière lui est confiée, qui doit rester visible ; un feu lui est remis, que l’on doit voir brûler de loin. 

Chrétiens-veilleurs, nous connaissons désormais notre mission. Le Christ s’est réveillé, s’est relevé d’entre les morts (A une époque où la réflexion théologique n’a pas encore conceptualisé l’idée de résurrection et le mot même n’existant pas, il faut aller chercher dans le vocabulaire les termes qui signifient se réveiller, se mettre debout.). Comment pourrions-nous dormir, quand il s’agit d’annoncer :
« Le Christ est ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui se sont endormis ». (I Co 15, 20). Nous avons reçu notre ordre de mission :
« Vous êtes chargés d’annoncer les merveilles de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. » (I P 2, 9).

Comment pourrions-nous dormir?

Fr. Jean-Paul Baraton FEC, Fraternités n°17, juillet 2017, p.12-13

Prier avec l'Évangile du jour
Nous sommes tentés de faire du surplace, à l'aise dans le statu quo; comme si nous n'avions pas de changements significatifs à apporter à nos modes de vie. Nous sommes peut-être bouleversés et cyniques devant le piètre état du monde.

Mais faisons-nous quelque chose pour l'améliorer?
Jésus nous propose une vision à long terme. Il nous invite à croire que Dieu est maître de l'histoire humaine et qu’il nous décerne un rôle dans son évolution.

Nous serons "fidèles et sensés" si nous vivons comme si le Fils de l'homme était sur le point de revenir.
Thomas Merton a écrit: «Chaque moment et chaque événement de la vie de chaque homme sur terre fait naître quelque chose dans son âme. Car, de même que le vent porte des milliers de semences, chaque instant apporte avec lui des germes de vitalité spirituelle qui se fondent imperceptiblement dans l'esprit et la volonté des hommes.»

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