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Bonne fête aux René et aux très Saintes âmes du 19 octobre

Saint René Goupil
martyr au Canada (✝ 1642)
Médecin, frère lai (laïc) jésuite et coopérateur de saint Isaac Jogues,

il était missionnaire chez les Indiens. Il fut tué par un païen d'un coup de hache, à Ossernenon au Canada (*), le 29 septembre. Sa mémoire est célébrée le 19 octobre.
- vidéo de la webTV de la CEF: Chanson de la fin du XIXe siècle qui raconte l'histoire de saint René Goupil, jésuite, missionnaire et martyr.
Il fut canonisé par Pie XI le 29 juin 1930 avec les sept autres martyrs canadiens:
René Goupil (né en Anjou), Isaac Jogues (né à Orléans), Jean de Brébeuf (né à Condé sur Vire) et cinq autres missionnaires jésuites: Antoine Daniel (né à Dieppe), Gabriel Lallement (né à Paris), Charles Garnier (né à Paris), Noël Chabanel (né à Saugues) et Jean de la Lande (né à Dieppe). Tous furent cruellement mis à mort par les Iroquois et les Hurons alors qu'ils leur apportaient la paix et la liberté de l'Évangile. Ils ont été canonisés ensemble en 1930 et déclarés patrons secondaires du Canada.
(*) un internaute nous signale: le lieu d'Ossernenon est maintenant dans la vallée du fleuve Mohawk dans l'état de New York. Le lieu dit aujourd'hui est Auriesville.
Jean de Brébeuf, Gabriel Lalemant, Charles Garnier, Antoine Daniel, Noël Chabanel, Isaac Jogues, René Goupil, Jean de La Lande, canonisés en 1930, patrons secondaires du Canada depuis 1940, ils sont devenus des figures nationales proposées en exemples à l'Église universelle. Avec nos découvreurs et nos fondateurs, ils sont nos architectes: leurs courses ont tracé nos routes d'eau et de fer; ils ont fixé le site de maintes de nos cités et donné leurs noms à d'innombrables institutions (hôpitaux, universités, collèges, écoles), à des villages, des paroisses, des routes et des rues du Québec. Davantage, c'est jusqu'au cœur même du sol qu'ils ont pénétré par leur sang répandu. (Les saints martyrs canadiens - diocèse d'Edmundston)
La célébration liturgique des saints martyrs canadiens a lieu le 26 septembre au Canada et le 19 octobre dans l'Église universelle.
À Ossernenon au Canada, en 1642, la passion de saint René Goupil, martyr. Médecin et coopérateur de saint Isaac Jogues, il fut tué par un païen d'un coup de hache. Sa mémoire est célébrée le 19 octobre.

Martyrologe romain

Saint Paul de la Croix
Prêtre et Fondateur des Passionnistes
« Congregatio Passionis Jesu Christi » 

Paolo della Croce, (Paolo Francesco Danei), naît, le premier de seize enfants, à Ovada (Alexandrie, Italie) le 3 janvier 1694 de Luca et Anna Maria Massari ; il fut baptisé le 6 janvier. 
Il a vécu 81 ans au cours du XVIIIe siècle, siècle fameux pour la grande mutation des mentalités et qui devait se conclure avec la Révolution française. Cependant, cette époque ne fut pas aussi « froide» sur le plan religieux que le furent les XVIe et XVIIe siècles. C’est la grande période des missions populaires (des religieux viennent prêcher dans les paroisses sur la demande des évêques) qui suscitent en France un saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716).

En Italie trois grandes figures surgissent à la même époque : saint Alphonse-Marie de Liguori (fondateur des Rédemptoristes), saint Léonard de Port Maurice (réformateur franciscain) et enfin saint Paul de la Croix (fondateur des Passionistes). Trois grands prédicateurs et trois grands directeurs spirituels.

Le père de Paul de la Croix est un petit commerçant et sa mère une grande dévote de la Passion du Christ, qu’elle enseigne à ses enfants. À 13 ans, Paul s’inscrit à la confraternité de l’Annonciation de Notre-Dame et devient d’emblée un apôtre auprès des enfants de son âge. En déplacement avec son frère Jean-Baptiste, co-fondateur de la congrégation passioniste, pour les affaires de leur père, en traversant une rivière en crue, ils sont tous deux entraînés par les eaux. « Une Dame aimable et illuminée leur apparaît, les prend par la main et les dépose sains et saufs sur la rive » : ils ne l’oublieront jamais (le premier couvent fondé par les deux frères sera dédié à la présentation de la Vierge Marie au Temple).

À 19 ans, à la suite d’une conversation avec son curé, le voilà saisi par une impulsion intérieure qu’il nommera « ma conversion » ; il décide de se consacrer, sous la direction de ce prêtre, à une vie de sainteté sans concession. Paul cherche son chemin, et à 21 ans, un premier appel naît en son âme : « J’eus l’idée de revêtir une tunique de laine brute, de m’en aller nu-pieds et de vivre dans une absolue pauvreté une vie de pénitence. Mais le souci de la maison m’empêcha de suivre cette inspiration ». Elle reviendra, sous forme de vision cette fois, au sortir de la messe : « Arrivant dans une rue proche de la maison, je me suis senti élevé vers Dieu et je me suis alors vu revêtu en esprit d’un vêtement noir qui descendait jusqu’au sol, une croix blanche sur la poitrine et, sous la croix, était écrit le nom très saint de Jésus en lettres blanches ».

En novembre 1720 il est revêtu de cette tunique noire par Mgr Gattinara : c’est le vêtement des pénitents. Un an plus tard Jean-Baptiste revêt le même vêtement et les voilà tous deux ermites sur une presqu’île déserte : le mont Argentario. Ils vont à Rome durant l’année 1727 pour se mettre au service des malades de l’hôpital saint Gallican, et sont ordonnés prêtres par le pape. Ils s’en retournent alors à leur solitude du mont Argentario.

Ils débutent les missions paroissiales en 1730. Le succès est très grand et ne sera jamais démenti. Ils inaugurent ainsi un genre de vie qui allie la dimension contemplative stricte et les activités apostoliques de prédication. Peu à peu d’autres se joignent à eux.

En 1741 le pape Benoît XIV (Prospero Lorenzo Lambertini, 1740-1758) approuve la Règle des Passionistes. Jean-Baptiste meurt en 1765. Paul fonde en 1771 la branche féminine de son institut : les moniales passionistes. Il achève sa vie à Rome où il meurt le 18 octobre 1775.

Paul de la Croix a été béatifié le Ier mai 1853 et canonisé le 29 juin 1867 par le même pape : le Bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878).

Saint Paul de la Croix
fondateur des Passionistes (✝ 1776)

 

Né près de Gênes, dans une famille de 16 enfants, à l'époque rationaliste et a-religieuse du "Siècle des Lumières", Paul Danei connaîtra jeune homme des visions divines qui le conduisirent à vouloir fonder un Ordre religieux consacré à la Passion du Sauveur. Il put réaliser cette vocation à 26 ans, grâce à son évêque qui autorisa «les clercs déchaussés de la Croix et de la Passion» qui seront appelés plus tard les «Passionistes». Le Pape dut adoucir une Règle religieuse trop stricte dont les trois fondements sont: l'esprit d'oraison, la solitude et la pauvreté. Une branche contemplative féminine rejoindra cette spiritualité soutenant, par leur prière, l'action missionnaire des frères. Le pape Pie VI, apprenant qu'il allait mourir, se rendit à son chevet. «Préparez-vous par un profond dépouillement de toutes choses créées, un total abandon au bon plaisir divin, sans attache aucune à la dévotion sensible.» écrit saint Paul de la Croix dans son «journal mystique.»

Autre biographie:
L'on dit que la nuit où Paul vint au monde, à Ovada, en Ligurie, une splendeur merveilleuse éclaira la chambre de sa mère. A vingt-deux ans, il se mit à exercer, parmi les jeunes gens, une sorte d'apostolat; ils se moquèrent d'abord de ses discours, puis réformèrent leurs moeurs, et dix d'entre eux embrassèrent plus tard la vie monastique. Ses parents voulurent le marier: il ne leva même pas les yeux sur la jeune fille qu'on lui offrait. A la mort d'un oncle il refusa son héritage, renonçant à tout pour marcher dans la voie de la pénitence chrétienne. Il comprit qu'il était destiné à établir la congrégation des passionnistes. Aussitôt il se fit raser les cheveux, s'agenouilla devant son père et sa mère pour recevoir leur bénédiction, vêtit une grossière tunique de drap noir et alla rédiger, dans le silence de la solitude, la règle de son institut. L'évêque d'Alexandrie lui confia quelque temps l'office de prédication et lui permit bientôt de partir pour Rome. En route, la tempête le jeta au mont Argentaro. Ce lieu désert lui sembla convenir à sa future communauté.
Benoît XIII lui conféra le sacerdoce et lui permit de s'adjoindre des compagnons de prière et d'étude. Dès lors, il jeta les fondements de son association religieuse. Elle eut, comme la plupart des grandes oeuvres, un début difficile; mais les bénédictions du ciel ne lui manquèrent pas. En 1737 l'église et le couvent d'Argentaro furent solennellement bénits. Trois ans après, Benoît XIV fit examiner les règles des passionnistes, et les approuva par une bulle en 1746. Elles ajoutaient aux trois voeux ordinaires celui de prêcher avec amour la passion du Sauveur. Paul et ses compagnons l'accomplirent avec tant de zèle qu'ils ramenèrent dans la Foi un nombre incalculable de personnes. Paul surtout parlait des tourments du Sauveur avec une telle véhémence, que son auditoire et lui se trouvaient tout en larmes, et que les coeurs les plus durs se laissaient entraîner à la pénitence. Les témoins ont assuré que la flamme entretenue dans la poitrine de cet homme allait parfois jusqu'à brûler le vêtement qui touchait son coeur; et lorsqu'il montait au saint autel, des transports extatiques l'élevaient parfois même de terre, et tout son extérieur participait au resplendissement de son âme.
Par l'Abbé Pradier, La Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Lille, 1889

Lecture

Quand l’Epoux divin vous découvre sa divine charité, que l’amour vous jette à ses pieds, faites silence et aimez ; bien plus, vivez d’une vie toute d’amour, divine et sainte. Comme il est doux de se tenir ainsi à genoux ! Marie-Madeleine aussi, amoureuse impénitente, à la vue de Jésus, se jetait à ses pieds par amour. Oh, doux abaissement ! Aux pieds de Jésus, elle aimait et faisait silence, écoutant sa parole toute sainte et elle se consumait d’amour. Son amour parlait plus par son silence que par des mots : l’Epoux veut que vous aussi vous fassiez de même.
Oh, combien je vous recommande cette divine solitude, ce désert sacré dont je vous ai tant parlé. Oh, comme je vous prie de demeurer cloîtrée dans ce désert, loin de tous regards ! N’oubliez pas de faire vôtres les peines de l’Aimé. L’amour est le cœur d’une vie qui fait siennes les peines de celui qu’elle chérit, son aimable Sauveur.
Je pose votre cœur dans le sang de Jésus, bien mieux je le pose dans le cœur même de Jésus très doux, pour qu’il le brûle, le consume et le réduise en cendres dans ces flammes sacrées.
Que Jésus vous rende sainte autant que je le désire pour vous, et qu’il vous bénisse.

(Paul de la Croix, extraits de Lettres aux religieuses)

Prière

Que saint Paul de la Croix, entièrement voué au mystère de la Passion, nous obtienne ta grâce, Seigneur, afin que, stimulés par son exemple, nous ayons plus de courage pour prendre notre croix. Par Jésus Christ.
19 octobre 1776: Saint Paul de la Croix Fondateur des Passionistes 449px-Paul_de_la_croix

 

St Jean de Brébeuf,

Saints Martyrs canadiens
Missionnaires jésuites

La célébration liturgique des saints martyrs canadiens a lieu le 26 septembre au Canada (solennité) et le 19 octobre dans l'Église universelle.

Les saints martyrs canadiens : Jean de Brébeuf, Isaac Jogues, Gabriel Lalemant, Charles Garnier, Antoine Daniel, Noël Chabanel, René Goupil, Jean de La Lande, canonisés en 1930, patrons secondaires du Canada depuis 1940, sont devenus des figures nationales proposées en exemples à l'Église universelle.

Vers le milieu du XVIIe siècle (1642-1649) les Jésuites œuvraient, dans le Canada à l'annonce de la Bonne nouvelle auprès des peuplades indigènes, notamment les Hurons qui avaient comme ennemi les Iroquois. Alors s'ouvrit pour les missionnaires ce que l'on a justement appelé « l'ère des martyrs ».

Parmi les premières victimes, on compte le Père Isaac Jogues qui aurait pu se soustraire une première fois au martyre en 1642 ; mais il ne voulut pas se séparer des chrétiens qui avaient été fait prisonniers. Après des supplices aussi inouïs que variés, il fut arraché à la mort et ramené en France. Mais son cœur était resté au Canada. Il y revint en 1646, et y reçut bientôt la palme du martyre. Parmi ses compagnons d'apostolat, les coadjuteurs René Goupil et Jean de La Lande, tombèrent aussi, en haine de la religion chrétienne.

En 1648, le Père Antoine Daniel fut percé de flèches, achevé d'un coup de feu, dépouillé de ses habits et jeté dans le brasier de sa chapelle devenue la proie des flammes.

Quelques mois plus tard, le Père Jean Brébeuf et le Père Gabriel Lalemant subissent à leur tour les plus affreux supplices.

Au nombre des autres victimes furent, en 1649, les Pères Charles Garnier et Noël Chabanel, massacrés dans l'héroïque exercice de leur apostolat.

Le pape Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939) béatifia ces martyrs, dignes de ceux des premiers siècles, le 21 juin 1925; il les canonisa le 29 juin 1930. Le vénérable pape Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) a déclaré les saints martyrs canadiens, Patrons secondaires du Canada.

 

St Isaac Jogues
Missionnaire jésuite au Canada (✝ 1646)


Originaire d'Orléans, il fut missionnaire jésuite et fut envoyé au Canada. En 1642, alors qu'il évangélise les indiens Hurons, il est capturé par les Iroquois qui le mutilent atrocement et en font leur esclave. Libéré par les Hollandais, il rentre en France. Mais il veut revenir sur la terre indienne et c'est là qu'il sera massacré par les indiens Mohawks en pays iroquois, à Ossernenon, actuellement dans l'État de New York.
Isaac Jogues Jean de Brébeuf, Gabriel Lalemant, Charles Garnier, Antoine Daniel, Noël Chabanel, Isaac Jogues, René Goupil, Jean de La Lande, canonisés en 1930, patrons secondaires du Canada depuis 1940, ils sont devenus des figures nationales proposées en exemples à l'Église universelle. Avec nos découvreurs et nos fondateurs, ils sont nos architectes: leurs courses ont tracé nos routes d'eau et de fer; ils ont fixé le site de maintes de nos cités et donné leurs noms à d'innombrables institutions (hôpitaux, universités, collèges, écoles), à des villages, des paroisses, des routes et des rues du Québec. Davantage, c'est jusqu'au cœur même du sol qu'ils ont pénétré par leur sang répandu. (Les saints martyrs canadiens - diocèse d'Edmundston)
La célébration liturgique des saints martyrs canadiens a lieu le 26 septembre au Canada et le 19 octobre dans l'Église universelle.
Illustration: saints Jean de Brébeuf, Isaac Jogues et leurs compagnons prêtres martyrs, site des Jésuites de la Province de France.
- martyrs Canadiens, Vatican News
À Ossernenon, alors en territoire canadien, en 1646, la passion de saint Isaac Jogues, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Réduit d'abord en esclavage par des païens, il eut les doigts coupés, puis la tête fracassée d'un coup de hache.

Martyrologe romain

 

Autres Fêtes du Jour
 

Bienheureuse Agnès de Jésus religieuse dominicaine (✝ 1634)
Saint Altin (date ?)
Saint Aquilin évêque d'Evreux (✝ 690)
Saint Astérius martyr à Ostie (IIIe siècle)
Sainte Cléopâtre (✝ 319)
Dédicace de la cathédrale de Reims (✝ 1211)
Saint Eadnoth 
Evêque de Dorchester (✝ 1016)
Saint Ethbin abbé (VIe siècle)
Sainte Frideswide Moniale en Angleterre (✝ 720)
Saint Gérin martyr au diocèse de Tarbes (✝ 466)
Saint Grat d'Oloron évêque (✝ v. 506)
Saint Idunet ermite breton (VIe siècle)
Saint Jean de Brébeuf martyr au Canada (✝ 1649)
Saint Jean de la Lande martyr au Canada (✝ 1646)
Saint Jean de Rila 
Moine en Bulgarie (✝ 946)
Bienheureux Jerzy Popieluszko prêtre et martyr (✝ 1984)
Sainte Laure Martyre à Cordoue (✝ 864)
Saints Luc-Alphonse Gorda et Matthieu Kohioye martyrs dominicains à Nagasaki au Japon (✝ 1634)
Saint Néhémie gouverneur de Juda, Ancien Testament
Saint Philippe Howard Laïc Anglais (✝ 1595)
Saints Ptolémée et Lucius martyrs à Rome (✝ 160)
Saints Savinien et Potentien martyrs de Sens (✝ v. 300)
Bienheureux Thomas Hélye Prêtre à Biville, dans le Cotentin (✝ 1257)
Saint Varus
martyr en Égypte (✝ 304)
Saint Véran
Evêque de Cavaillon (VIe siècle)
Zorobabel  Fils de Shéaltiel, prince gouverneur de Juda

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