Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur mon site
Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

La région Île-de-France lance un Référendum sur le périphérique de Pari

com

La région Île-de-France

lance un Référendum 

sur le périphérique de Paris

 

La région dirigée par Valérie Pécresse invite les Franciliens à se prononcer pour ou contre un projet d'aménagement envisagé par la mairie de Paris. Une initiative dénoncée par la Ville dirigée par Anne Hidalgo. La consultation en ligne est ouverte jusqu'au 30 novembre.

 

La Ville de Paris souhaite réserver une voie de circulation à certaines catégories de véhicules « propres ». (Xavier FRANCOLON/SIPA)

Par Yann Duvert, Laurent Thévenin

Mis à jour le 12 nov. 2021 à 9:43
Valérie Pécresse revient à la charge sur le périphérique. Comme elle l'avait promis, la région Ile-de-France qu'elle préside a lancé mercredi son « référendum » sur l'avenir du boulevard parisien, dont la gestion relève pourtant de la mairie de Paris.

L'initiative prend la forme d'une consultation en ligne, sur un projet d'aménagement envisagé par la mairie de Paris pour cet axe routier emprunté chaque jour par plus d'un million de véhicules. Dans le cadre des Jeux de Paris 2024, il est prévu de dédier une de ses voies aux participants (athlètes, officiels, personnel médical), qui pourrait ensuite être réservée aux transports en commun, aux véhicules électriques ou au covoiturage, notamment.

« Ce projet est totalement idéologique. Ce serait la thrombose de l'Ile-de-France », avait déclaré Valérie Pécresse au « Parisien » en septembre, en confirmant son intention de lancer un référendum régional sur la question.

Bataille politique

Jusqu'au 30 novembre, la région invite donc les Franciliens à se prononcer sur le sujet. « Pour ou contre la suppression d'une voie de circulation pour tous ? », leur est-il demandé. ​« Compte tenu de l'importance du périphérique dans les déplacements de nombreux Franciliens, et alors que 40 % des trajets vont de banlieue à banlieue et que seulement 20 % des usagers sont parisiens, leur avis est crucial », fait valoir la région

« Nous ne supprimons pas une voie, nous la transformons », a réagi David Belliard, l'adjoint (EELV) à la mairie de Paris chargé de la transformation de l'espace public et des transports, accusant Valérie Pécresse de « mensonge ». « C'est une opération de communication », a renchéri Emmanuel Grégoire, le premier adjoint (PS), qui dénonce une « question biaisée ». L'Hôtel de Ville va vérifier la légalité de cette consultation, alors que la région n'a pas de compétence sur le périphérique.

« Valérie Pécresse est incroyablement réactionnaire […] Elle a choisi de prendre le camp de la voiture individuelle à Paris », assène par ailleurs le bras droit d'Anne Hidalgo. Il lui oppose le fait que « dans une bande de 500 mètres autour du périphérique, plus de 500.000 habitants sont directement concernés par ses nuisances, le bruit et la pollution ».

La Ville de Paris s'engage à ne plus construire de tours

L'initiative de Valérie Pécresse, par ailleurs candidate à l'investiture LR à la présidentielle, constitue le dernier épisode en date de la bataille d'influence autour du boulevard périphérique . Depuis plusieurs mois, la région Ile-de-France réclame en effet de s'en voir attribuer la gestion, au vu de son « intérêt régional ». Une revendication qui n'est pas du goût de la mairie de Paris, qui compte progressivement le transformer en « boulevard urbain », dans le cadre de sa stratégie globale accordant une moindre place à la voiture.

 

Les vrais chiffres du périphérique parisien

Une étude de Roland Berger invite les élus à définir les politiques de mobilité en Ile-de-France en fonction de la demande et non plus de l'offre. Elle suggère la création d'une nouvelle autorité régulatrice et des voies dédiées au covoiturage et aux transports collectifs.

Le périphérique est, pour beaucoup de Franciliens, synonyme de bouchons, de pollution et de stress. (Bertrand GUAY/AFP)

 

Ce 25 avril 1973, les caméras de l'ORTF sont braquées sur Pierre Messmer . Après dix-sept ans de travaux, le Premier ministre inaugure en grande pompe le dernier tronçon du boulevard périphérique, entre la Porte Dauphine et la Porte d'Asnières.

Devant les journalistes, le Premier ministre de Georges Pompidou ne cache pas sa satisfaction. « La raison d'être de ce boulevard périphérique est d'améliorer la circulation dans la région parisienne, et en particulier aux limites de Paris. Cet objectif est déjà largement réalisé. »

Aujourd'hui, ces mots prêtent à sourire. Car, pour les 12,2 millions d'habitants de la région Ile-de-France, le périph' est surtout synonyme de bouchons, de stress et de pollution. Dans un rapport publié ce mardi, le cabinet Roland Berger et Kisio, une filiale de Keolis, brossent un état des lieux complet des flux sur cet axe structurant et proposent des pistes pour y améliorer la circulation. Pour cela, ils ont suivi 20.000 personnes pendant cinquante jours grâce à leurs données GPS.

Le périphérique draine en moyenne 1,1 million de déplacements par jour, soit 3 % des trajets quotidiens en Ile-de-France, rappellent les auteurs - à titre de comparaison, 1,2 million de passagers transitent chaque jour par le RER A. La véritable heure de pointe ? Entre 6 et 7 heures du matin, même si l'heure suivante n'est pas en reste. Et c'est le vendredi qui s'avère le jour le plus chargé de la semaine (1,25 million de déplacements), devant le mercredi. Le week-end, il y a 22,1 % de circulation en moins.

Les habitants de la petite couronne, qui vivent à proximité de l'infrastructure, en sont les principaux utilisateurs (595.000 déplacements par jour). En dépit d'une faible motorisation (36,8 % contre 66,7 % en Ile-de-France), les habitants de Paris représentent 18 % des usages, et 22 % du trafic. 

« Ce rapport démontre que, grâce aux données, on peut avoir une meilleure connaissance de l'origine et de la destination des déplacements en Ile-de-France », observe Didier Brechemier, l'un des auteurs du rapport. « C'est important car cela peut permettre d'utiliser le périphérique de façon plus efficace et de mieux dimensionner les investissements. »

L'étude invite les élus à définir les politiques de mobilité en fonction de la demande, et non plus de l'offre. Un changement de paradigme qui suppose l'utilisation de nouveaux outils (IA, Big Data, vidéos, feux intelligents) et est censé améliorer l'offre de transport existante et faire émerger de nouveaux besoins.

Roland Berger et Kisio suggèrent également de changer le mode de gouvernance en créant une nouvelle autorité organisatrice à l'échelle régionale. L'objectif : éviter la dilution des compétences et favoriser une mobilité sans couture. « Il doit aussi y avoir davantage de coopération entre acteurs privés et publics afin d'offrir des services en phase avec les attentes », poursuit Didier Brechemier. « On peut par exemple imaginer des subventions aux VTC la nuit au départ ou à l'arrêt des Noctiliens ».

Covoiturage et bus à haut niveau de service
L'étude propose enfin de mettre en place des bus à haut niveau de service reliant la petite couronne aux principales portes de Paris, de poursuivre la politique de réduction de vitesse sur le périphérique, de prioriser son accès selon le niveau de besoin, de créer une voie réservée au covoiturage et aux transports publics (par exemple entre Paris et l'aéroport Charles de Gaulle) pour lutter contre l'« autosolisme », ou encore de mieux réguler les flux de transport logistique. 

Autant de mesures chocs qui, quarante-sept ans plus tard, doivent redonner raison à Pierre Messmer.

Adrien Lelièvre

Print
Repost
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article