Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur mon site
Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Pourquoi la mortalité des hérissons augmente-t-elle en France ? Enquête en cours

com
Pourquoi la mortalité des hérissons augmente-t-elle en France ? Enquête en cours

C'est un habitué de nos jardins et de nos routes, dans les campagnes comme dans les villes. Pourtant, il ne se porte pas au mieux. Le hérisson d'Europe (Erinaceus europaeus) connait depuis quelques décennies une baisse de sa population dans plusieurs pays y compris la France. Selon une estimation, les effectifs auraient chuté de 70% en vingt ans sur notre territoire.

En réalité, l'état de santé de la population demeure méconnue et l'espèce protégée est classée "préoccupation mineure" par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). De même, on ignore les causes exactes de sa diminution. C'est pour en savoir plus que la Ligue de protection des oiseaux (LPO) a lancé une vaste enquête en 2020.

Nommé Mission Hérisson, ce programme de sciences participatives incite le public à installer des "tunnels à empreintes" à proximité de chez eux afin de relever d'éventuelles traces de présence de hérissons. Depuis le lancement, ce sont plus de 9.300 empreintes qui ont été récoltées par près de 1.400 participants.

Enquête de terrain en Normandie
En Normandie, c'est une autre association qui enquête sur le phénomène, l'association CHENE (Centre d’hébergement et d’étude sur la nature et l’environnement). Depuis deux ans, cette dernière a lancé une vaste étude en partenariat avec des laboratoires d’analyses scientifiques et trois écoles vétérinaires.

Grâce à son centre qui recueille des animaux sauvages en difficulté, l'association pu bénéficier de données précieuses. L'enquête a notamment consisté à analyser les statistiques d'admissions et de mortalité des hérissons accueillis entre 2015 et 2020. Les résultats dévoilés en octobre 2021 "ont mis en évidence une augmentation significative des admissions de hérissons".

Ils ont également montré une augmentation significative de la mortalité sur cette période, notamment chez les individus juvéniles. Et cette tendance est loin de s'inverser. "Depuis 2015 on a une courbe qui s'envole. 440 hérissons l'année dernière... Cette année, c'est une catastrophe : 640 hérissons", a témoigné pour France 3 Laure Prévost, soigneuse au CHENE.


"A ce rythme là, on dépassera les 700 en 2022", a-t-elle déploré. Les hérissons arrivent souvent dans un état préoccupant, déshydratés, anémiés avec un système immunitaire fragilisé. Et il n'est pas rare qu'ils meurent brutalement en moins de 48 heures. "C'est compliqué de les soigner car on ne sait pas ce qu'ils ont", a-t-elle continué.

Infections bactériennes et infestations parasitaires
"Certains toussent, d'autre ont la diarrhée... d'autres sont fortement parasités. On n'en relâche pas autant qu'on voudrait", a-t-elle encore ajouté. Des prélèvements ont été réalisés pour en savoir plus sur les causes de décès des spécimens recueillis par le centre. Les analyses ont révélé chez un grand nombre d'entre eux des infections bactériennes ou des infestations parasitaires.

"Des parasites classiquement décrits chez les hérissons ont été trouvés en majorité, mais aussi des parasites plus rares, comme la douve du hérisson (Brachylaemus erinaceus)", précise le CHENE dans un article. Les conséquences de ces infections parasitaires sur la santé des animaux restent toutefois à approfondir.

"Tous les animaux vivent avec des parasites, mais si l’animal est affaibli, ils en profitent pour se développer", a souligné pour Actu.fr Alain Beaufils, responsable de l’association. Du côté des infections bactériennes, divers pathogènes sont apparus : des classiques comme ceux responsables de la salmonellose et des moins habituels comme Corynebacterium ulcerans, un "agent classé dans le groupe de la diphtérie humaine".

Sur les 180 hérissons étudiés, certains ont aussi présenté des "problèmes respiratoires", des "tares génétiques" ou "des signes de faiblesse généralisée de l’organisme". "Très souvent, plusieurs organes étaient touchés", a complété le spécialiste. "Est-ce lié à un système immunitaire défaillant, et si oui, comment l’expliquer ?".

D'autres analyses sont encore en cours pour mettre en évidence une éventuelle exposition à des contaminants chimiques tels que des pesticides, des métaux lourds ou des produits phytosanitaires. Ces premiers résultats semblent toutefois appuyer la thèse d'une mortalité favorisée par des facteurs multiples.

Dégradation de l'habitat, réchauffement climatique et collisions routières
Le phénomène est d'autant plus préoccupant qu'il touche aussi les juvéniles. Diverses causes sont évoquées pour expliquer ce mauvais état de santé dont la dégradation et la perte de l'habitat, l'utilisation intensive de pesticides, le nourrissage abusif par l'homme ou encore le réchauffement climatique.

Les recherches ont montré que les bébés qui naissent normalement durant l'été naissaient aussi désormais à l'automne. Ce qui ne leur laisserait pas assez de temps pour se développer et faire face aux rudes conditions de l'hiver. "Ils sont trop petits et pas en forme", a confirmé Laure Prevost.

Print
Repost
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article