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Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

ça s'est passé un... 13 janvier

ça s'est passé un...

 

13 janvier

 

13 janvier 1864
Le tsar Alexandre II crée les « zemstva

 

Le 13 janvier 1864, le tsar libérateur Alexandre II institue par décret les «zemstva» (« zemstvo » au singulier). C'est l'amorce d'une démocratie locale et un espoir de progrès pour les campagnes arriérées de l'immense Russie.

Ces « zemstva », assemblées locales où toutes les classes sociales sont représentées, ne constituent pas une nouveauté. Elles existaient dans la Russie des origines avant de disparaître suite aux invasions mongoles, au XIIIe siècle.

En ressuscitant les zemstva trois ans après avoir aboli le servage, le tsar veut associer les paysans à la gestion des campagnes et améliorer celle-ci.

Les nouvelles assemblées, libérées de la tutelle de la noblesse, font très vite la preuve de leur compétence et prennent en main les affaires locales, en matière sociale, dans les transports comme dans l'éducation. La même année, le tsar humanise la justice et supprime les châtiments corporels.

Ainsi, ayant surmonté sa défaite dans la guerre de Crimée contre les Français et les Anglais, la Russie est en passe de se hisser au niveau des grandes nations occidentales. Mais en 1866, un premier attentat contre le tsar interrompt le processus de réforme.

La démocratisation du régime tsariste ne survit pas à l'assassinat d'Alexandre II en 1881. En 1890, son fils et successeur, Alexandre III, dépouille les zemstva d'une bonne part de leur efficacité en rétablissant la noblesse dans un rôle prédominant.....

 

13 janvier 1898 : J'accuse


À Paris, le 13 janvier 1898, Émile Zola publie une lettre ouverte au président de la République dans L'Aurore sous le titre «J'accuse». Trois ans après la dégradation du capitaine Dreyfus sous l’inculpation de trahison, les intellectuels et les élites parisiennes se déchirent ; les uns invoquant l’erreur judiciaire, les autres rejetant toute mise en cause de la justice militaire.

Le capitaine étant de confession juive, l’Affaire s’accompagne de la première campagne antisémite importante en Occident ; d’autres suivront

Le 13 janvier 1898, l'écrivain Émile Zola publie une lettre ouverte au président de la République dans L'Aurore sous le titre « J'accuse ». Elle va spectaculairement relancer le débat autour de la condamnation du capitaine Alfred Dreyfus.

C'est le début d'une « Affaire » qui va porter à ébullition l'opinion publique.

André Larané

J'J'Accuse...! Lettre au président de la République par Émile Zola


Zola engage sa réputation et sa liberté
 

Émile Zola (Paris, 2 avril 1840 - 29 septembre 1902)

Quatre ans après l'envoi au bagne du capitaine Dreyfus, ses partisans et ses proches ont acquis la conviction qu'il a été condamné à la place du commandant Esterhazy mais ils ne peuvent encore en emporter la preuve. Ils décident de tenter le tout pour le tout en vue d'obtenir la révision de son procès et sortir l'enquête de l'enlisement.

Pour cela, Émile Zola, riche et comblé d'honneurs, prend sciemment à 48 ans le risque de se faire arrêter et condamner pour diffamation publique.

Il reçoit le soutien empressé de Georges Clemenceau qui tient une chronique dans L'Aurore depuis que le scandale de Panama l'a exclu de la vie parlementaire.

Sincèrement indigné, le « tombeur de ministères », chef du mouvement radical, à l'extrême-gauche de l'échiquier politique, saisit l'occasion de faire sa rentrée politique en s'en prenant selon son habitude au gouvernement en place.

C'est lui qui, lors d'une mémorable conférence de rédaction, a l'idée du titre qui fera le succès de l'article de Zola : J'Accuse...!

Dans ce texte virulent qui occupe la première page du quotidien, le célèbre écrivain dénonce les manigances qui ont entouré le procès du capitaine, accusé à tort d'espionnage, et l'acquittement par le conseil de guerre, trois jours plus tôt, du capitaine Esterhazy, le vrai coupable.

 

Il désigne nommément les coupables :


« J'accuse le lieutenant-colonel du Paty de Clam d'avoir été l'ouvrier diabolique de l'affaire [...]
J'accuse le général Mercier de s'être rendu complice, tout au moins par faiblesse d'esprit, d'une des plus grandes iniquités du siècle [...]
J'accuse enfin le premier Conseil de guerre d'avoir violé le droit en condamnant un accusé sur une pièce restée secrète [...] »

Le texte fait d'emblée l'effet d'une bombe. Au Sénat, le sénateur dreyfusard Scheurer-Kestner perd la vice-présidence de l'assemblée. Et dès le lendemain a lieu une « pétition des intellectuels » en soutien de l'écrivain. Cette pétition est une première dans l'Histoire de France.

En février 1898, comme il pouvait s'y attendre, Émile Zola est traduit en cour d'assises.  Le procès donne lieu à une violente altercation entre le commandant Henry et le lieutenant-colonel Picart qui a, non sans courage, argué de faux la lettre plus tard désignée comme le « faux Henry », que le général de Pellieux venait de résumer et que les généraux de Boisdeffre et Gonse avaient confirmée.  

Le 23 février, Zola est condamné pour diffamation à un an de prison et à trois mille francs d'amende, lesquels seront payés par l'écrivain à succès Octave Mirbeau. L'accusé se pourvoit en cassation et n'attend pas la fin du procès, en juillet, pour prendre la poudre d'escampette et se réfugier en Angleterre. Mais l'affaire a déjà pris de l'ampleur et mis l'opinion publique en ébullition.

Des écrivains comme Anatole France s'engagent vigoureusement aux côtés de Zola et Dreyfus. D'autres, comme Maurice Barrès, prennent la tête d'une croisade patriotique et, hélas, antisémite. Des israélites ou juifs sont pris à parti, des synagogues attaquées en métropole comme en Algérie, où les pogroms font de nombreuses victimes.

Dans le même temps, à la fin février, la hiérarchie militaire a la mauvaise idée de réformer le lieutenant-colonel Georges Picquart, incarcéré depuis janvier 1898. Enfermé dans la prison de la rue du Cherche-Midi, à Paris, il est au courant de tous les tenants et les aboutissants de l'affaire. Voyant que le silence ne lui vaut rien, il commence à révéler ce qu'il sait, notamment sur l'implication du ministre de la Guerre et de l'état-major dans le sabotage du procès Dreyfus.

 

La vérité éclate au grand jour


En août, coup de théâtre ! Dans une lettre au président du Conseil Henri Brisson, Piquart soutient une nouvelle fois que le document produit par le commandant Henry pour disculper Esterhazy a « tous les caractères d'un faux ».  De fait, un examen minutieux va révéler des anomalies, notamment deux teintes différentes dans les quadrillés du billet qui attestent qu'il s'agit de deux lettres distinctes.

Le 30 août, le colonel Henry est convoqué par le ministre de la guerre, Godefroy Cavaignac, auquel il avoue avoir « arrangé les choses ». Emprisonné au mont Valérien, le faussaire se suicide le lendemain dans sa cellule... grâce à la bienveillance de ses gardiens qui, contrairement aux usages, lui ont laissé de quoi se tuer (un rasoir). Devant le scandale, le ministre est contraint à la démission et son remplaçant, Dupuy, consent à la révision du procès de Dreyfus qui rentre enfin du bagne.

Un procès se tient à Rennes dans une atmosphère houleuse. Sur le chemin du tribunal, l'un des avocats du capitaine, Maître Labori, est blessé d'un coup de revolver par un inconnu.

Il s'ensuit de longues plaidoiries au cours desquelles les accusateurs de Dreyfus apparaissent en grand uniforme tandis que Georges Picquart, qui a été entretemps réformé (chassé de l'armée), est astreint à s'habiller en civil !

Le 9 septembre 1899, la cour militaire reconnaît à nouveau Dreyfus coupable de haute trahison, mais le condamne seulement à dix ans de réclusion en raison de « circonstances atténuantes » (!). Forts de cette improbable victoire, les antidreyfusards jubilent.

Le président de la République Émile Loubet grâcie Dreyfus dès le 19 septembre mais l'ancien capitaine exige un acquittement complet : « le gouvernement de la République me rend la liberté. Elle n’est rien pour moi sans l’honneur ».

Alfred Dreyfus devra encore patienter plus de six ans avant de retrouver son honneur et une complète réhabilitation.

Georges Clemenceau n'a pas attendu quant à lui pour remonter sur la scène politique. Dès 1901, il fonde son propre parti, le parti républicain radical.

Esterhazy, le véritable coupable, n'a pas demandé son reste. Dès la découverte du « faux Henry » en août 1898, il s'est enfui à Londres où il mourra en 1923.

Mort dans la nuit du 29 septembre 1902 à Paris, des suites d'une intoxication par la fumée, Émile Zola ne verra pas la réhabilitation de Dreyfus. ..

Pour limiter les incidents à la veille du procès de Rennes, le gouvernement a fait arrêter dès le début du mois d'août 1899 quelques agitateurs nationalistes comme Déroulède, dirigeant de la Ligue des Patriotes. Menacé également d'arrestation, Jules Guérin, chef de la Ligue antisémitique française (5.000 adhérents !) se barricade avec quelques acolytes au siège de son association, rue Chabrol, à Paris.
Le préfet de police Jules Lépine fait aussitôt cerner la rue et interdit de ravitailler les assiégés mais des sympathisants enfreignent les ordres et ravitaillent les trublions par les toits. L'opinion publique s'amuse de ce « Fort-Chabrol » dérisoire.

Le siège est finalement levé au bout de 38 jours et Jules Guérin bientôt condamné à dix ans de forteresse.

 

 

 

13 janvier 1935 : Plébiscite pro-allemand en Sarre
 

Le 13 janvier 1935, un plébiscite se déroule en Sarre, une région frontalière entre la France et l'Allemagne, conformément aux dispositions du traité de Versailles. à une écrasante majorité, les habitants demandent leur réintégration au sein de l'Allemagne... sans prêter attention au fait que celle-ci est depuis deux ans passée sous la botte nazie !...

À Berlin, Hitler exulte. Le choix librement exprimé par les Sarrois cautionne son gouvernement, sa propagande et également ses succès économiques. Le Führer annonce peu après que son pays n'a plus de revendication territoriale à l'Ouest. Il renonce officiellement à toute prétention sur l'Alsace-Lorraine ! Ce discours rassure les pacifistes français et européens qui n'en demandaient pas tant.

13 janvier 1953 : Le « complot des blouses blanches »
Le 13 janvier 1953 éclate à Moscou l'affaire des « médecins empoisonneurs ». Un article de la Pravda accuse ces médecins - tous juifs - de préparer des assassinats médicaux à l'instigation d'une organisation sioniste. Plusieurs médecins sont prestement inculpés et déportés. Parmi eux le médecin personnel de Staline !

Selon sa tactique habituelle, le dictateur prévoit de faire condamner les médecins après leur avoir arraché de faux aveux, de les faire pendre sur la Place Rouge, de susciter des pogroms dans le pays, enfin, à l'appel « spontané » de personnalités juives du monde de la culture, de protéger les juifs soviétiques en leur offrant un « asile » dans les régions orientales du pays !

L'appel est déjà prêt, ainsi que l'explique l'historien Léon Poliakov quand la mort surprend le « petit père des peuples » et l'empêche de mener à bien son dernier exploit...

 

13 janvier 1953 : Le « complot des blouses blanches »


Le 13 janvier 1953 éclate à Moscou l'affaire des « médecins empoisonneurs ».

Un article de la Pravda accuse ces médecins - tous juifs - de préparer des assassinats médicaux à l'instigation d'une organisation sioniste. Plusieurs médecins sont prestement inculpés et déportés. Parmi eux le médecin personnel de Staline !

Selon sa tactique habituelle, le dictateur "Staline" prévoit de faire condamner les médecins après leur avoir arraché de faux aveux, de les faire pendre sur la Place Rouge, de susciter des pogroms dans le pays, enfin, à l'appel « spontané » de personnalités juives du monde de la culture, de protéger les juifs soviétiques en leur offrant un « asile » dans les régions orientales du pays !

L'appel est déjà prêt, ainsi que l'explique l'historien Léon Poliakov quand la mort surprend le « petit père des peuples » et l'empêche de mener à bien son dernier exploit..

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13 janvier 2012 : Naufrage du Concordia


Le 13 janvier 2012, dans la nuit, le Costa Concordia s'échoue sur un récif près de l'île du Giglio (Toscane). Le commandant de bord Francesco Schettino voulait s'offrir une « parade » comme on en voit dans le film de Federico Fellini, Amarcord (1973).

L'échouage de ce somptueux paquebot de croisière avec à son bord 4200 passagers et hommes d'équipage se solde par la mort de trente-deux personnes. Le commandant, bellâtre déconfit, se disqualifie par sa couardise pendant les opérations de secours. Deux mois après l'éviction de Silvio Berlusconi de la présidence du Conseil, ce scandaleux comportement achève de consterner les Italiens…

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