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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

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Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

ça s'est passé un... 17 février

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ça s'est passé un... 17 février

 

17 février 1600 : Fin tragique de Giordano Bruno
Le 17 février 1600, le philosophe Giordano Bruno est brûlé vif à Rome, sur le Campo des Fiori, après avoir passé huit ans dans les geôles de l'Inquisition...

 

17 février 1661 : L'empereur Kangxi, le « Roi-Soleil » chinois
Le 17 février 1661, Kangxi devient empereur à Pékin. Fils du fondateur de la dynastie Qing (ou mandchoue), il règnera 62 ans et portera la Chine à son apogée. Il accueillera les jésuites à la Cité interdite... Né le 4 mai 1654, monté sur le trône à l'âge de 6 ans, mort  le 20 décembre 1722, à 68 ans, l'empereur Kangxi a porté à son apogée sa dynastie et son pays... tout comme son contemporain, le roi de France Louis XIV (1638-1715), dont il se rapproche de maintes façons : longueur et grandeur du règne, goût des arts, de la guerre et de l'administration, difficultés successorales etc.

Alban Dignat
 

Un conquérant
Kangxi devient empereur de Chine le 17 février 1661, à 6 ans. Le nouveau souverain est issu du peuple mandchou. Ces nomades venus du nord ont conquis Pékin en 1644 et le père de Kangxi a fondé une nouvelle dynastie, les Qing.

Lorsque Kangxi monte sur le trône, le gouvernement est exercé en son nom par quatre régents qui tentent de rétablir le confucianisme. Mais dès l'âge de 13 ans, le 25 août 1667, l'adolescent les chasse et s'approprie le pouvoir.

Aimant le combat et les prouesses militaires, il rétablit avec énergie l'unité de la Chine en soumettant trois puissants vassaux chinois installés dans le sud de la Chine.

L'un d'eux était Wou San-kouei. Ce général avait prêté son concours à l'avènement de la dynastie mandchou. Il en avait été récompensé par une grande principauté mais, s'étant révolté contre l'empereur Kangxi, celui-ci le contraignit à la fuite. Par la même occasion, Kangxi ramène l'île de Taïwan dans le giron de l'empire.

L'empereur place par ailleurs le Tibet sous sa protection. Il soumet aussi la Mongolie intérieure et impose aux nomades de la Mongolie extérieure, ou haute Mongolie, un serment de fidélité à sa dynastie.

Les chefs mongols vont ainsi payer aux empereurs mandchous un tribut jusqu'à la chute de la dynastie, en 1912. Ensuite, s'estimant déliés de leur allégeance aux Qing, ils se proclameront indépendants, formant la république actuelle de Mongolie.

Au nord de la Mandchourie, les Chinois se confrontent aux Russes dont les avant-gardes ont atteint l'océan Pacifique. Le 22 juin 1685, grâce à une artillerie mise au point par ses conseillers jésuites, Kangxi occupe et détruit le fort Albazin, construit par les Russes sur les bords du fleuve Amour. Il repousse les Russes bien au-delà du fleuve Amour et signe avec eux le traité de Nertchinsk, le 6 septembre 1689.

C'est ainsi qu'avec Kangxi, la Chine impériale atteint sa plus grande extension.

Bon administrateur et lettré
L'empereur rétablit la bonne marche des affaires dans l'empire et relance les aménagements hydrauliques et les travaux d'irrigation.

Bon gestionnaire, Kangxi sinise son administration et remet en vigueur les concours de sélection des lettrés ou mandarins voués à la haute fonction publique.

Par décret, les régents avaient prescrit en 1662 que seraient surtout prises en compte les aptitudes à la composition littéraire dans les concours de la fonction publique. Ces prescriptions, en vigueur jusqu'en 1905, allaient contribuer à former un corps de fonctionnaires dévoués mais réfractaires au changement.

L'empereur lui-même s'affirme comme un excellent connaisseur de la culture chinoise. Il a à coeur de se faire représenter en lettré pour gommer ses origines mandchoues, autrement dit étrangères et barbares. Il est aussi ouvert à la culture occidentale et apprécie le savoir des missionnaires jésuites présents dans la Cité interdite, son palais de Pékin.

Kangxi et la «querelle des Rites»
Kangxi est reconnaissant aux Jésuites de son entourage, notamment au père belge Verbiest et au père français Gerbillon, d'avoir réformé le calendrier chinois, fondu des canons, organisé son artillerie... Il les récompense par les édits de tolérance du 17 et du 19 mars 1692 qui les autorise à enseigner le christianisme.
Mais en Europe, les rivaux des Jésuites se déchaînent contre la prétention de ces derniers de concilier l'Évangile avec le culte des ancêtres et les rites du confucianisme chinois. Au terme d'une célèbre «querelle des Rites», ils obtiennent du pape qu'il interdise aux nouveaux convertis chinois d'honorer leurs ancêtres selon les rites de Confucius. C'est chose faite en 1715.
Outré par cette décision, Kangxi interdit la prédication du christianisme dans toute l'étendue de l'empire par l'édit du 17 mai 1717.

Épilogue
Les dernières années du règne de Kangxi, le Roi-Soleil chinois, sont ternies par la mort prématurée du fils qu'il avait désigné pour lui succéder.

Quand l'empereur meurt le 20 décembre 1722, à 68 ans, c'est un autre fils, médiocre, qui lui succède sans avoir été préparé à la tâche qui l'attend. La dynastie Qing retrouvera tout son prestige avec l'avènement de son petit-fils Qianlong, en 1736.

 

17 février 1772 : Premier partage de la Pologne
Le 17 février 1772, sur une suggestion du roi de Prusse Frédéric II, celui-ci s'entend avec la tsarine Catherine II et l'archiduchesse d'Autriche Marie-Thérèse pour enlever à la Pologne un tiers de son territoire. L'accord est confirmé le 25 juillet suivant par le traité de Saint-Pétersbourg. Il s'agit de fait d'un acte de brigandage sans guère de précédent dans l'Europe moderne, à rebours de l'esprit des Lumières. Les révolutionnaires français vont s'en prévaloir pour annexer vingt ans plus tard la Belgique et d'autres pays voisins du leur.


Le 17 février 1772, le roi de Prusse Frédéric II s'entend avec la tsarine Catherine II et l'archiduchesse d'Autriche Marie-Thérèse pour enlever à la Pologne un tiers de son territoire. L'accord est confirmé le 25 juillet suivant par le traité de Saint-Pétersbourg.

Il s'agit de fait d'un acte de brigandage sans guère de précédent dans l'Europe moderne, à rebours de l'esprit des Lumières. Les révolutionnaires français vont s'en prévaloir pour annexer vingt ans plus tard la Belgique et d'autres pays voisins du leur. Ce premier partage sera suivi de deux autres, en 1792 et 1795, qui vont rayer complètement de la carte de l'Europe le prestigieux royaume polonais.

Les partages de la Pologne
 


Les ennuis de la Pologne débutent en 1652 avec le « Liberum veto » par lequel la Diète impose un vote à l'unanimité pour toutes les décisions, y compris l'élection du souverain !
Cette disposition réduit l'assemblée à l'impuissance et offre aux voisins des prétextes à intervenir à tout va...

Fatal « Liberum veto »
Les ennuis de la Pologne débutent très précisément en 1652 avec l'adoption d'une disposition absurde, le « Liberum veto », par la Diète, autrement dit l'assemblée chargée entre autres d'élire le souverain : sous prétexte de ne pas faire de distinction entre les nobles qui la constituent, elle décide que toutes ses décisions, pour être validées, devraient désormais adoptées à l'unanimité !

Cette disposition va réduire l'assemblée à l'impuissance et offrir aux voisins des prétextes à intervenir à tout va : il suffira à l'un ou à l'autre de soudoyer l'un des députés de la Diète pour bloquer celle-ci.

Il n'empêche que la Pologne réussit un exploit en 1683 en repoussant les Turcs qui faisaient le siège de Vienne. La gloire en revient à Jean III Sobieski, un roi pénétré de culture française comme beaucoup de ses compatriotes. Il est aussitôt présenté comme le sauveur de la chrétienté mais l'Autriche ne lui en montrera guère de reconnaissance. Sa succession comme les suivantes donnent lieu à des compromis entre les grandes puissances sans que les nobles polonais n'aient plus rien à dire !

L'Autriche impose l'Électeur de Saxe, couronné à Cracovie sous le nom d'Auguste II. Mais celui-ci a la mauvaise idée d'engager son pays dans une guerre contre la Suède de Charles XII. Cette guerre du Nord se solde par la défaite d'Auguste et son remplacement sur le trône de Pologne par Stanislas Leszczynski, candidat de la Suède.

Retournement de situation après la défaite de Charles XII à Poltava, en 1709 : Auguste reprend sa place sur le trône sans que la Diète songe à protester ; à sa mort, en 1733, Stanislas se fait élire à nouveau mais cette fois, c'est la tsarine de Russie Anne qui le fait détrôner et remplacer par le nouvel Électeur de Saxe Auguste III.

Quand il meurt à son tour, en 1763, la tsarine Catherine II et le roi de Prusse Frédéric II s'entendent pour faire élire le favori et amant de la tsarine, Stanislas Poniatowski, fils du palatin de Cracovie, homme cultivé et séduisant mais faible.

Il monte le 25 novembre 1764 sur le trône de la « République des Deux Nations », nom sous lequel on désigne l'union dynastique du royaume de Pologne et du grand-duché de Lituanie depuis l'Union de Lublin (1569). Lui-même prend le nom de Stanislas II Auguste.

Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si le nouveau roi ne prenait son rôle au sérieux : il tente de réformer le liberum veto et de s'émanciper de ses parrains, ce que ceux-ci n'admettent pas. Ils l'obligent à remiser ses projets.

Les patriotes polonais réunis au sein de la Confédération de Bar réclament alors sa déchéance et tentent de mettre fin aux ingérences étrangères.

Brigandage international
Sans scrupule, le roi de Prusse Frédéric II évoque dès 1769 l'idée d'un dépeçage de la Pologne avec ses voisins russe et autrichien. Il y voit un moyen d'éviter une guerre entre l'Autriche de Marie-Thérèse et la Russie de Catherine II, qui pourrait déranger ses propres plans. La pieuse Marie-Thérèse, faisant fi de ses principes, accepte le marché, de même que la tsarine.

Les  trois puissances défont la Confédération de Bar. Puis, par l'accord du 17 février, confirmé par le traité de Saint-Pétersbourg du 5 août (25 juillet selon le calendrier julien), elles mettent la main sur un tiers du territoire polonais et de sa population (200 000 km2 sur 700 000 km2 et 4 millions d'habitants sur 12).

La Russie met la main sur la Russie blanche ou Biélorussie, l'Autriche sur la Galicie (sauf la capitale Cracovie), la Prusse sur la Prusse occidentale (sauf Dantzig).

Sursaut national
Ce premier partage suscite un sursaut national au sein des élites polonaises. Avec la bienveillance du roi Stanislas II, elles engagent un effort vigoureux de modernisation des institutions, de pair avec un renouveau économique. Ainsi est-il créé un ministère de l'Instruction publique, une première en Europe !

Dans le droit fil de ses efforts, la Grande Diète qui se réunit en 1788 met sur pied une Constitution libérale. Mais, comme en France à la même époque, la perspective d'un supplément de démocratie soulève de violentes oppositions chez les grands propriétaires, les magnats, qu'inquiète le volet social de la Constitution... Il s'ensuit deux nouveaux partages au terme desquels disparaît la Pologne, le 24 octobre 1795, et avec elle son dernier souverain, Stanislas II Auguste.

Charles Giol

 

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