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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

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Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Ukraine : « Lorsque nous entendons les sirènes, nous prenons le Saint-Sacrement, nous nous cachons et nous prions »

Ukraine : « Lorsque nous entendons les sirènes, nous prenons le Saint-Sacrement, nous nous cachons et nous prions »

 

Un témoignage exceptionnel de religieuses franciscaines restées en Ukraine, dans leur couvent situé à Zhytomyr, à deux heures à l’ouest de Kiev.
Alors que l’offensive russe en Ukraine a démarré il y a maintenant huit jours, de nombreux religieux sont restés sur place, au plus près de la population. C’est le cas de sœur Karolina, franciscaine servante de la Croix, qui raconte son quotidien de religieuse dans un pays en guerre. Elle évoque la situation dans la ville de Zhytomyr, située à 140 kilomètres à l’ouest de la capitale. Les sœurs y font preuve d’un courage admirable, pensant toujours à emmener avec elles le Saint-Sacrement à chaque sirène signalant une attaque ou un bombardement. Découvrez ce témoignage exceptionnel et édifiant de ces religieuses qui se placent « entièrement dans les mains de Dieu ». 

Paweł Kęska : Pouvez-vous raconter ce qu’il se passe dans votre couvent ces derniers jours ?
Sœur Karolina : La situation est très tendue depuis le début. Cela a commencé le 24 février dernier, à 5 heures du matin. Nous avons été réveillées par une énorme détonation et le bruit des avions. Nous nous sommes alors levées en état de choc, comprenant que quelque chose de terrible était en train de se produire. En allant directement à l’église, beaucoup étaient déjà là et disaient que c’était la guerre, que la Russie nous avait envahis. 

Nous savons que notre vie dépend entièrement de Dieu.

Nous nous occupons d’une garderie pour enfants aveugles. Dès le matin du 24 février, nous avons appelé tous les parents pour leur dire de ne pas amener leurs enfants. Beaucoup de gens partent, principalement vers la Pologne, et les enfants dont nous nous occupions sont partis vers la campagne avec leurs familles. Mais notre communauté reste en ville pour être avec les gens, pour les soutenir et les accompagner. Au début, c’était plutôt calme, mais depuis deux jours, il y a de plus en plus d’alertes aux roquettes. Hier, deux roquettes ont frappé l’aéroport. Il est loin de nous, mais il y a eu une terrible détonation et tout a tremblé. Il y a beaucoup de stress. Nous prions et essayons de vivre une vie normale, mais il y a toujours ces sirènes.

Que faites-vous quand les sirènes retentissent ?
Quand les sirènes retentissent, nous courons vers le Seigneur Jésus. Tout le monde doit courir vers l’abri aussi vite que possible, alors nous prenons le Saint-Sacrement dans la chapelle et nous descendons à l’étage le plus bas de la maison – car nous n’avons pas de sous-sol. Puis nous prions. Lorsque les sirènes s’arrêtent, nous sortons dans la rue, rencontrer nos voisins et évaluer ensemble la situation. Nous nous soutenons mutuellement. Les prêtres ont ouvert leurs églises pour ceux qui n’ont nulle part où se cacher. 

Alors quand les sirènes retentissent, vous courez à la chapelle pour protéger Jésus ?
Oui, et ensuite nous restons en prière et attendons que tout se calme. Ces derniers temps, les nuits ont été difficiles parce que les alarmes sont très fréquentes. Mais Dieu nous aide à survivre.

Comment prie-t-on dans une telle situation, comment parle-t-on à Dieu ?
Nous avons le Saint-Sacrement devant nous, restons en adoration et récitons le chapelet de la miséricorde divine. Nous demandons la paix, la miséricorde de Dieu sur le monde, sur nous, sur nos voisins, sur la ville, sur l’Ukraine. Nous savons que notre vie dépend entièrement de Dieu. Nous sommes entièrement entre ses mains et sans défense en ce moment. Nous apprenons la vraie confiance à travers cela.

Qu’arrive-t-il aux plus vulnérables à Zhytomyr ?
Nous essayons d’aider autant que nous le pouvons. Nous collaborons avec Caritas. Il y a ici un prêtre de Caritas qui distribue des produits de première nécessité à ceux qui en ont le plus besoin. Les volontaires sont devenus très organisés. Tout bouge à un rythme effréné. Aujourd’hui, nous avons appelé une dame que nous connaissons et dont le mari s’est engagé dans la défense civile pour demander si nous pouvions faire quelque chose pour aider à équiper son unité. La femme nous a dit que les gens ont immédiatement offert tellement de choses qu’ils en ont assez. Tout le monde est très impliqué dans l’entraide. Il y a une grande unité.

Comment vivez-vous cette situation ?
Nous l’offrons à Dieu dans la prière. Nous ne comprenons pas pourquoi nous avons été attaqués. Nous prions tous pour la conversion de la Russie et la conversion de ceux qui nous ont attaqués. Le mal est à l’œuvre dans tout cela. Nous sommes censées vaincre le mal par le bien. C’est ce que nous essayons de faire, entre autres, en priant le chapelet, car la Vierge a demandé la conversion de la Russie. De nombreuses personnes prient pour cette conversion. Nous prions aussi pour les soldats. Pour les nôtres qui nous défendent, mais aussi pour ceux qui sont de l’autre côté. Là aussi, il y a de la pauvreté et du désespoir, car ce sont des maris et des fils. Il y a de la pauvreté des deux côtés.