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Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

ça s'est passé un... 17 avril

ça s'est passé un...

17 avril

17 avril 1521 :
Luther devant la Diète de Worms


Le 17 avril 1521, Martin Luther se rend devant la Diète de Worms pour se justifier de ses accusations portées contre la hiérarchie catholique. Mis au ban de l'Empire, il se cache chez son protecteur, l'Électeur Frédéric de Saxe, dit le Sage.

17 avril 1797 : Les « Pâques véronaises »


Victorieux des Autrichiens, le général Bonaparte veut qu'ils reconnaissent l'annexion par la France de la rive gauche du Rhin et surtout de la Belgique, naguère en leur possession. Mais il faut pour cela leur offrir une contrepartie. Pourquoi pas la République de Venise, un État oligarchique encore opulent mais sur le déclin ?

Le problème est que Venise s'est jusque-là prudemment tenue à l'écart des coalitions contre la France et rien ne saurait justifier sa disparition en tant qu'État souverain.

Qu'à cela ne tienne ! Le général Landrieu, un agent secret au service de Bonaparte, produit un faux appel du Grand Conseil de Venise à l'adresse des habitants de Vérone pour qu'ils se soulèvent contre la garnison française établie dans la ville. Le soulèvement ne se produit que trop bien le 17 avril 1797 (27 germinal an V) et 400 soldats français qui étaient soignés dans l'hôpital local sont massacrés par la populace. Un peu plus tard, un navire de guerre français côtoie par provocation la cité de Venise. Il se fait bombarder et son capitaine est tué. 

C'en est assez pour que Bonaparte adresse un ultimatum à la Sérénissime République et occupe son territoire. Il peut dès lors la livrer sur un plateau à ses interlocuteurs autrichiens et signer avec eux le traité de Campoformio. Ainsi prend fin brutalement l'histoire plus que millénaire d'une république marchande sans équivalent dans le monde.

Le massacre de Vérone sera qualifié par les propagandistes français de « Pâques véronaises » en référence aux « Vêpres siciliennes » de 1282.

Le phénix vénitien
Vieille et opulente cité, Venise était perçue avec dédain, y compris par les urbanistes des Lumières, qui déploraient le caractère désordonné de son lacis de ruelles et de canaux. Paradoxalement, elle va devenir, en perdant son indépendance à Campo Formio, un motif de ravissement, en particulier pour les jeunes romantiques européens.

17 avril 1895 :

La Chine s'incline devant le Japon à Shimonoseki
 

Le 17 avril 1895, après une guerre rapide, l'empereur chinois Guangxu s'incline devant son homologue japonais Mutsuhito. Par le traité de Shimonoseki, la Chine cède au Japon la Mandchourie du sud et l'île de Taïwan (Formose).

Le traité sème la consternation parmi les élites chinoises. Il révèle le profond retard du « pays du Milieu » (en mandarin, Tchoung Kouo, nom que donnent les Chinois à leur pays)...

 

L'impérialisme à l'oeuvre

La Chine reconnaît l'indépendance de la Corée. Elle verse une indemnité de guerre au Japon, renonce aussi à l'île de Taïwan et au petit archipel des Pescadores, ainsi qu'à la presqu'île du Leao-tong, au sud de la Mandchourie et à l'est de Pékin.

L'affaire ne laisse pas les Européens indifférents. Le tsar Nicolas II, qui a des visées sur la région, envoie un « conseil amical » à l'empereur Mutsuhito par lequel il lui impose de rétrocéder le Leao-tong aux Chinois. Sa démarche est soutenue par les Français et les Allemands.

Dès l'année suivante, par l'accord Lobanov-Yagamata du 9 juin 1896, la Russie impose au Japon de partager avec elle un condominium de fait sur la Corée.

Les Occidentaux profitent de l'affaiblissement de la dynastie mandchoue pour dépecer la Chine et s'y tailler des zones d'influence, sans craindre d'humilier les Chinois et d'agacer les Japonais. Beaucoup de conflits du siècle suivant vont prendre naissance dans ces basses manoeuvres...

17 avril 1961 :
Débarquement dans la Baie des Cochons


Le 17 avril 1961, une poignée d'opposants à Fidel Castro débarquent dans la Baie des Cochons, à l'ouest de l'île de Cuba. Armés par la CIA (les services secrets américains), ils se donnent pour objectif de renverser le régime castriste, quelques mois après que celui-ci se soit rangé dans le camp soviétique.

Mais les partisans de Castro, qui ont été informés du débarquement, accueillent celui-ci avec des armes lourdes. La tentative échoue piteusement et les assaillants se font tuer sur la plage, sous la clarté de la pleine lune.

C'est un immense succès pour Fidel Castro, qui se présente devant le tiers monde comme le meilleur opposant à l'impérialisme américain. Le président Kennedy, entré en fonction quatre mois plus tôt, s'en veut d'avoir été mal conseillé par les militaires et la CIA. Mais, contre toute attente, il fait publiquement amende honorable et assume à la radio la pleine responsabilité de l'échec. Les Américains lui en manifestent de la reconnaissance...

 

17 avril 1971 :
Indépendance du Bangladesh


 

Le 17 avril 1971, le Bangladesh (« pays du Bengale » en bengali) proclame son indépendance et se sépare de la partie occidentale du Pakistan dont il est séparé par 2000 km.

Le Bangladesh, très pauvre, occupe le delta du Brahmapoutre et du Gange (144 000 km2), très fertile mais perpétuellement sous la menace des crues fluviales et des cyclones, également menacé aujourd'hui par la montée du niveau des océans, du fait du réchauffement climatique.

Le pays compte 165 millions d'habitants (2017), ce qui correspond à une densité exceptionnelle de 1100 habitants/km2, un record mondial absolu pour un État de cette importance...

Gestation douloureuse
Le Pakistan est né en 1947 de la scission des Indes britanniques sur une base religieuse, les militants de la Ligue musulmane d'Ali Jinnah ayant réclamé et obtenu la création d'un État confessionnel. Mais celui-ci se trouve être constitué de deux parties, l'une à l'ouest, de langue ourdou, l'autre à l'est de langue bengali. Les anciennes provinces du Pendjab et du Bengale ayant été partagées entre les deux nouveaux États, l'Union indienne et le Pakistan, il s'ensuit de violents échanges de populations. Beaucoup de musulmans de la province orientale du Bihar font aussi le choix de gagner le Pakistan oriental.

Au terme de cette tragédie fondatrice, le nouvel État pakistanais tente vaille que vaille de se constituer en nation. Mais les habitants de l'ancien Bengale éprouvent l'amer sentiment délaissé par le gouvernement, qui siège à l'ouest, à Lahore, et par les élites de l'ouest.

Ce sentiment d'abandon culmine en novembre 1970, quand le Bengale est ravagé par un gigantesque cyclone tropical, l'un des plus meurtriers de l'Histoire avec deux cent cinquante à cinq cent mille morts.

La Ligue Awami, un parti de notables guidé par le cheikh Mujibur Rahman, remporte les élections législatives de décembre 1970 et réclame l'autonomie de la partie orientale. Elle lui est refusée par le général-dictateur pakistanais Yahya Khan. Le cheikh lance alors une campagne de désobéissance civile. La répression brutale par l'armée lui vaut le ralliement de toute la population... à l'exception notable des Biharis, qui prennent le parti du gouvernement central et se voient persécutés par leurs voisins de la pire des manières.

Après la proclamation d'indépendance, l'Inde d'Indira Gandhi intervient militairement au côté du Bangladesh. Il s'ensuit une épouvantable guerre qui se traduit par de grandes violences envers les civils et, pour la première fois sans doute dans l'Histoire, par la pratique planifiée du viol. Dans les villages occupés, c'est l'état-major pakistanais lui-même qui prescrit le regroupement des femmes dans des enclos où elles sont violées par la soldatesque...

La guerre se conclut néanmoins le 17 décembre 1971 par la défaite des Pakistanais

 

17 avril 1975 :
Les Khmers rouges vident
Phnom Penh de ses habitants

 


Le 17 avril 1975, Phnom Penh, capitale du Cambodge, est envahie par de longues cohortes d'adolescents. Il s'agit de l'armée des communistes cambodgiens. Surnommés quelques années plus tôt « Khmers rouges » par le roi Norodom Sihanouk, ils ont vaincu les partisans pro-américains du général Lon Nol au terme d'une guerre civile de cinq ans.

Le soir même, l'« Angkar » (l'Organisation) - le Parti communiste du Kampuchea (nouveau nom du pays) - décide de vider la ville de tous ses habitants. C'est le début d'une orgie de massacres qui va se solder par la mort violente de 1.500.000 à 2.200.000 personnes en 44 mois, jusqu'à la chute du régime, le 7 janvier 1979. En d'autres termes, 20% à 30% des 7.500.000 Cambodgiens (1975), auront été victimes de la folie meurtrière des Khmers rouges.

Il faudra attendre 1997 pour que l'ONU y voit officiellement des « actes de génocide ». Le secrétaire général du parti, Pol Pot (de son vrai nom Saloth Sar) , mourra l'année suivante, avant d'avoir été jugé. Douch, directeur de la sinistre prison de Tuol Sleng, a été jugé en 2010 et condamné à 30 ans de prison. Khieu-Samphan, chef de l'État, attend d'être jugé en 2011...

 

 

Un pays fait pour le bonheur...

Héritier d'une très riche histoire dont témoignent les ruines d'Angkor, le Cambodge a échappé à l'annexion par l'un ou l'autre de ses redoutables voisins, le Siam et le Viêt-nam, grâce au protectorat français. Le 9 novembre 1953, il obtient tranquillement son indépendance avec pour roi constitutionnel le très souriant Norodom Sihanouk.

Mais le pays est très vite gangréné par la guerre qui s'installe dans le Viêt-nam voisin et met aux prises les Nord-Vietnamiens communistes et leurs alliés vietcongs d'un côté, les Sud-Vietnamiens pro-américains de l'autre.

Une poignée d'intellectuels cambodgiens issus de la bourgeoisie découvre le marxisme lors de ses études en France, dans les années 1950.

Parmi eux, un certain Saloth Sar, né en 1928. Fils d'un riche propriétaire foncier, il est élevé près du palais par une cousine de son père membre du ballet royal avant de recevoir une bourse d'études pour la France.

De retour dans son pays natal, il enseigne le français et communique à ses élèves sa passion pour Verlaine avant de rejoindre les maquis communistes. Se faisant désormais appelé Pol Pot, il deviendra secrétaire général du Parti (« Frère Numéro 1 ») et Premier ministre du futur Kampuchea. À ce titre, il présidera à la mise en oeuvre du génocide !

Dans les années 60, le gouvernement cambodgien fait la chasse aux communistes, en lesquels il voit non sans raison des fauteurs de troubles et des complices de l'ennemi héréditaire vietnamien.

Les communistes se réfugient dans la jungle du nord-est où ils installent des maquis inexpugnables en s'appuyant sur la misérable paysannerie du cru.

Ils restent toutefois très peu nombreux, à peine 4.000 au total.

À la faveur d'un voyage en Chine populaire, en 1965, à la veille de la Révolution culturelle, Pol Pot, secrétaire général du Parti communiste ou Parti du peuple khmer (Prachéachon), se renforce dans sa haine de l'Occident et de la culture moderne et urbaine.

Comme Mao Zedong, il voit dans la paysannerie pauvre le fer de lance de la révolution socialiste.

... et rattrapé par le malheur

Le sort du Cambodge bascule en 1969. Jusque-là, affichant sa neutralité, le prince Sihanouk avait tenté de maintenir son pays en-dehors du conflit voisin. Mais il ne pouvait empêcher les Nord-Vietnamiens et les vietcongs de transférer armes et munitions vers les maquis communistes du Sud-Vietnam en empruntant le port cambodgien de Sihanoukville et les pistes frontalières du nord-est.

Le 14 août 1969, sous la pression américaine, le prince appelle au poste de Premier ministre le général Lon Nol, favorable à la guerre contre les communistes... et sensible à la promesse d'une aide massive de Washington. Pressé d'en découdre, Lon Nol profite d'un déplacement de Sihanouk en Chine pour le déposer le 18 mars 1970. Il instaure la République et s'en proclame président.

Faute de mieux, Norodom Sihanouk prend à Pékin la tête d'un gouvernement de coalition en exil, avec les Khmers rouges. Dans le même temps, les Américains entament le bombardement des zones frontalières du Cambodge avec l'aval de Lon Nol.

De 1970 à 1973, sous la présidence de Richard Nixon, l'US Air Force va déverser sur le Cambodge plus de bombes que sur aucun autre pays au monde. Au total plusieurs centaines de milliers de tonnes. Les bombardements redoublent même d'intensité en février-avril 1973, alors que les Vietnamiens se sont retirés du jeu après les accords de Paris.

Ces bombardements indiscriminés, comme plus tôt au Viêt-nam, comme aujourd'hui en Afghanistan, font d'innombrables victimes parmi les populations civiles. Celles-ci, remplies de haine pour l'agresseur, se détournent du camp gouvernemental et rallient les communistes.

Très vite, les troupes gouvernementales, en dépit de leur armement sophistiqué, cèdent du terrain face aux Khmers rouges. Lon Nol n'attend pas le gong final pour s'enfuir et abandonner ses partisans. C'est ainsi que Phnom Penh tombe le 17 avril 1975, deux semaines avant Saigon.

L'horreur

Les dirigeants des Khmers rouges, au nombre de quelques dizaines seulement, n'ont connu pendant dix à quinze ans que les camps de la jungle. Éloignés des réalités, ils ressentent aussi beaucoup de méfiance à l'égard des communistes vietnamiens qu'ils suspectent de vouloir annexer les provinces orientales du Cambodge, peuplées de colons vietnamiens.

Ils ont pu constater aussi combien le pouvoir était fragile en 1965, lors du massacre par le général Suharto de plusieurs centaines de milliers de communistes indonésiens. Ils ressentent cette fragilité avec d'autant plus d'acuité qu'ils sont très peu nombreux et craignent d'être submergés par les cadres de l'ancien régime qui viendraient à se rallier à eux.

C'est ainsi qu'ils prennent la décision folle de faire table rase. Opposant l'« ancien peuple » (les paysans khmers pauvres) au « nouveau peuple » (les habitants des villes et les cadres pro-occidentaux), ils décident de rééduquer ces derniers et si besoin de les exterminer.

Dans les heures qui suivent leur entrée à Phnom Penh, la capitale est vidée de ses habitants et des innombrables réfugiés qui avaient fui les bombardements des années précédentes. Au total 2 millions de personnes de tous âges. Il en va de même des autres villes du pays.

Les déportés sont dirigés vers des camps de travail et de rééducation et astreints à des tâches dures et humiliantes. La nourriture est souvent réduite à deux louches d'eau de cuisson de riz par personne et par jour. La mortalité dans les camps atteint très vite des sommets. 

Les rebelles et les suspects sont jetés en prison et contraints à des aveux qui leur valent une exécution rapide, généralement d'un coup de pioche sur le crâne, car il n'est pas question de gaspiller des balles.

Dans son très remarquable ouvrage, Le siècle des génocides, l'historien Bernard Bruneteau souligne que les meurtres ciblent des catégories précises. Ainsi, quatre magistrats sur un total de 550 survivront au génocide.

Sont anéantis les deux tiers des fonctionnaires et policiers, les quatre cinquièmes des officiers, la moitié des diplômés du supérieur etc. Globalement, les populations citadines sont exterminées à 40% et les populations des régions les plus rurales à 10 ou 15% « seulement »...

Une très lente prise de conscience du génocide

La plupart des Occidentaux ont observé le drame cambodgien avec incompréhension et beaucoup d'intellectuels ont même manifesté une jubilation dont ils se repentirent plus tard.

Il est vrai qu'au même moment, la victoire des communistes au Sud-Vietnam entraînait un autre drame, moins meurtrier mais plus spectaculaire, celui des « boat-people », réfugiés sino-vietnamiens prêts à affronter les tempêtes et les pirates sur des bateaux de fortune pour échapper au nouveau régime...

En 1978, les Vietnamiens invoquent des raisons humanitaires pour envahir le Cambodge. Le 7 janvier 1979, ils entrent à Phnom Penh cependant que Pol Pot et les Khmers rouges reprennent le chemin de la clandestinité et des maquis. Le nouveau gouvernement cambodgien, vassal du Viêt-nam, compte dans ses rangs de nombreux Khmers rouges qui ont su retourner leur veste à temps.

Pour cette raison, les Vietnamiens n'ont pas envie d'en rajouter dans la dénonciation des horreurs commises par les Khmers rouges. Les Chinois, méfiants à l'égard du Viêt-nam réunifié, trop puissant à leur goût, veulent ménager les Khmers rouges qui continuent de se battre dans la jungle. Même chose pour les Occidentaux.

Il a fallu attendre le retrait unilatéral des forces vietnamiennes en 1989 pour que s'amorce une prise de conscience du génocide. 

Le 12 décembre 1997, l'Assemblée générale des Nations Unies fit enfin explicitement référence à des « actes de génocide » dans une résolution sur le Cambodge. La décision est importante : pour l'historien Bernard Bruneteau, elle signifie clairement que le concept de génocide n'est pas limité à une approche raciale ou religieuse. Il peut inclure une approche sociale comme au Cambodge ou pourquoi pas? l'URSS...

Le secrétaire général du parti communiste, Pol Pot, est mort l'année suivante, le 15 avril 1998, avant d'avoir été jugé. Douch, directeur de la sinistre prison de Tuol Sleng, a été jugé en 2010 et condamné à 30 ans de prison. Khieu Samphan, ancien chef de l'État khmer, et Nuon Chea, le « Frère Numéro 2 », ont été condamnés à la prison à perpétuité le 7 août 2014.

Le royaume du Cambodge tente en ce début du XXIe siècle de retrouver la sérénité, avec, sur le trône, le fils de l'ineffable Norodom Sihanouk et au poste de Premier ministre, un Khmer rouge repenti, Hun Sen.

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