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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Vatican donne l'espoir d’un cessez-le-feu en Ukraine

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Proximité du cardinal Parolin avec le cardinal Zen et espoir d’un cessez-le-feu en Ukraine

Le secrétaire d'État a commenté l'affaire du cardinal Zen à Hong Kong, arrêté puis relâché sous caution. En marge d'un événement sur le Pape Jean-Paul I à la Grégorienne, le cardinal Parolin est également revenu sur la guerre en Ukraine, à quelques jours de la mission de Mgr Gallagher à Kiev. Il réitère la volonté du Saint-Siège de tout faire pour la paix.
Salvatore Cernuzio – Cité du Vatican

«Je tiens à exprimer ma proximité avec le cardinal Zen qui a été libéré et bien traité». Interrogé en marge d’un événement dédié au futur bienheureux Albino Luciani à l'Université pontificale grégorienne à Rome, le cardinal a dit être «vraiment désolé» de l'arrestation mercredi dernier à Hong Kong de l'archevêque émérite de l’ancienne colonie britannique. Le secrétaire d’État estime que l'affaire ne doit pas être lue comme «un désaveu» de l'accord entre le Saint-Siège et la République populaire de Chine sur les nominations d'évêques, stipulé en 2018 et prolongé pour deux ans. Certes, dit-il, «l'espoir le plus concret est que des initiatives comme celle-ci ne puissent pas compliquer le chemin déjà complexe et pas simple du dialogue entre le Saint-Siège et l'Église en Chine».

La mission de Mgr Gallagher à Kiev
À quelques jours du départ pour Kiev du secrétaire pour les Rapports avec les États, le cardinal Parolin évoque la guerre en Ukraine. La mission de Mgr Paul Richard Gallagher servira, explique-t-il, à réaffirmer les objectifs pour lesquels la Secrétairerie d’Etat «a travaillé et travaille dans la mesure du possible, parce que les espaces sont très limités». «Un cessez-le-feu» serait «un point de départ fondamental» afin que «les opérations belliqueuses se concluent». L’espoir, dit le cardinal Parolin, est que commence «un dialogue sérieux, sans conditions préalables, pour essayer de trouver un moyen de résoudre ce problème».

Envoyer des armes à l'Ukraine
Le cardinal Parolin aborde également la question sensible de l'envoi d'armes à l'Ukraine. Il réitère la position déjà exprimée ces derniers jours, à savoir qu'«il existe un droit à la défense armée en cas d'agression», comme l'affirme également le catéchisme de l'Église catholique, mais «sous certaines conditions». La première, souligne le cardinal, est «celle de la proportionnalité, c'est-à-dire le fait que la réponse ne produise pas de dommages plus importants que l'agression. Dans ce contexte, nous parlons d'une 'guerre juste'». «Je comprends, ajoute le cardinal, qu'en termes concrets, ce soit plus difficile à déterminer, mais nous devons disposer de paramètres clairs afin d'aborder la question des armes de la manière la plus juste et la plus modérée possible».

Trouver d'abord des solutions
Citant ensuite un commentaire entendu hier sur le conflit entre la Russie et l'Ukraine, le cardinal Parolin juge que Moscou et Kiev «finiront par devoir trouver une solution, car la géographie les oblige à vivre non pas ensemble mais proches, ils partagent tant de milliers de kilomètres de frontière». Le prélat regrette néanmoins que «nous n'ayons toujours pas compris la leçon selon laquelle, au lieu de faire tout ce massacre et de produire tous ces décombres, des solutions pourraient être trouvées plus tôt». Voilà ce que le Saint-Siège a toujours espéré, ajoute-t-il. Le problème, pour le cardinal, c'est que «ces dernières décennies, le thème du multilatéralisme s'est érodé», il est dès lors «logique lorsque chacun se concentre sur ses propres intérêts, sur son propre point de vue, et ne sait pas partager et trouver des réponses communes, qu’à la fin on en arrive là».

L’Italie propose des négociations de paix
Quant aux discussions de paix proposée par le gouvernement italien, le cardinal Parolin déclare que l'initiative proposée par le Premier ministre Mario Draghi «doit être soutenue» et réaffirme que pour le Saint-Siège «toute tentative pouvant conduire à la conclusion de la guerre est la bienvenue». «Nous ne voulons pas prendre l'initiative», précise-t-il, «si d'autres parviennent à faire ce que le Saint-Siège n'est pas en mesure de faire parce que son offre de médiation ou d'intervention n'a pas été acceptée, très bien.»

Les tentatives pour Marioupol

Toujours interrogé par les journalistes sur la récente rencontre du Pape avec les épouses de deux combattants du bataillon Azov, barricadés dans l'aciérie d'Azovstal, le cardinal Parolin explique que «nous avions fait connaitre notre volonté d'être garants de l'évacuation des civils restant sur place mais, ensuite, rien n'a été fait. En tout cas, je n'ai pas entendu dire qu'il y avait une suite...». Le secrétaire d’État rapporte qu’il s’agissait de la dernière de plusieurs tentatives d’évacuation ces dernières semaines. «Le nonce lui-même avait émis l'idée d'y aller ensemble avec le métropolite de Zaporizhzhia, mais en fait il n'y a pas eu de suite car aucune garantie de sécurité n'a été donnée pour la mission».

Relations avec le Patriarcat de Moscou
Aux questions posées concernant les relations avec le Patriarcat de Moscou, après la décision du Pape de ne pas rencontrer Kirill, le cardinal Parolin a admis que

«nous sommes dans un moment difficile, nous devons le reconnaître»,

mais cela

«ne signifie pas que nous sommes au point zéro ou qu'il y a un gel entre l'Église orthodoxe russe et l'Église catholique.

Des canaux existent et des tentatives de dialogue existent. Mais, tout est devenu plus difficile», précisément en raison des événements récents.

Ukraine: restaurer la crédibilité de l'ONU et rétablir la confiance mutuelle

Francesca Di Giovanni, la Sous-secrétaire pour les relations avec les États de la Secrétairerie d'État du Vatican examine comment le monde pourrait être après le conflit entre la Russie et l'Ukraine : le renouvellement des organisations internationales et la recherche du dialogue, à partir d'une situation d'égalité des droits et des devoirs entre grands et petits.
Giancarlo La Vella - Cité du Vatican

La guerre entre la Russie et l'Ukraine, outre la douleur de la tragédie qui se déroule, crée un climat d'incertitude et de confusion dans la communauté internationale, surtout à cause de la faible intervention des organisations internationales, à commencer par les Nations unies, qui sont incapables de ramener sur le chemin de la négociation un conflit qui crée des morts et des destructions, mais qui favorise aussi la déstabilisation politique et économique. Sur ce sujet et d'autres, Radio Vatican - Vatican News s'est entretenu avec Francesca Di Giovanni, sous-secrétaire pour les relations avec les Etats de la Secrétairerie d'Etat du Saint-Siège. 
On a le sentiment que l'ONU a été longtemps paralysée et silencieuse dans cette crise. Pourquoi cela s'est-il produit ? Peut-on encore croire au rôle fondamental des organisations internationales ?
Ces organisations peuvent et doivent continuer à jouer un rôle dans les relations internationales. La crise actuelle à laquelle nous assistons n'est que partiellement imputable aux responsabilités des organisations, mais plutôt à celles des États qui les composent et déterminent leur politique et leurs activités. Le plus gros problème est que les États ont perdu la capacité de s'écouter les uns les autres, préférant imposer leurs propres idées ou intérêts, qui en fait les limitent ou les conditionnent. Le Pape lui-même a parlé à plusieurs reprises de «colonisation idéologique», et malheureusement cette nouvelle colonisation a trouvé un terrain fertile dans les organisations internationales, également à l'instigation de certains Etats.

Nous devrions recommencer à parler, à nous écouter les uns les autres et aussi à réfléchir aux positions des autres. Lorsque nous parlons d'organisations internationales, nous devons également souligner que leur travail ne se limite pas exclusivement au maintien de la paix et de la sécurité. Pensez par exemple aux questions de développement, au changement climatique, à l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire, etc. Il y a donc beaucoup de travail à faire, et l'inertie ou la paralysie de l'ONU est évidente dans certains domaines, même primaires, tandis qu'elle se poursuit dans d'autres, même si sa «fatigue» est très ressentie.

Comment donner à l'ONU une capacité opérationnelle et décisionnelle, en fonction de la paix mondiale, qui dépasse l'impasse actuelle due aux différents vetos ? Le Pape lui-même a récemment parlé de l'impuissance des Nations Unies...

Lorsque l'on parle de paix et de sécurité internationales, la première organisation qui vient à l'esprit est l'ONU et, en particulier, le Conseil de sécurité. Nous savons que la réforme du Conseil de sécurité est sur la table depuis plusieurs années, que des solutions continuent d'être proposées, plus ou moins viables, mais que, jusqu'à présent, aucun consensus n'a été atteint. Même si cela est plus urgent que jamais, ainsi que souhaitable.

Ensuite, il faut rappeler qu'il y a aussi l'OSCE, une organisation créée spécifiquement pour la sécurité et la coopération entre les États. Elle compte 57 États membres issus de trois continents, l'Amérique du Nord, l'Europe et l'Asie. L'efficacité de ces deux organisations, comme celle de toutes les organisations internationales, réside toutefois dans la volonté politique effective des États membres à leur égard. Le veto est un outil, mais ce qui compte, bien sûr, c'est la bonne volonté des différents États. Les États membres de l'ONU doivent respecter la lettre et l'esprit de la Charte des Nations unies, c'est-à-dire, au minimum, ne pas répéter les erreurs commises lors des deux guerres mondiales du XXe siècle.

Le plus grand problème consiste à faire comprendre - et à en tirer les conséquences dans des positions concrètes - que la Charte ne doit pas être interprétée sur la base de la position politique la plus séduisante, mais plutôt à la lumière de ce qui s'est passé dans les années précédant sa signature, après la Seconde Guerre mondiale, afin de préserver les générations futures du fléau de la guerre, de protéger les droits fondamentaux de l'homme, la dignité et la valeur de la personne humaine. Afin de préserver également l'égalité des droits des hommes et des femmes, des nations grandes et petites, en contribuant à créer des conditions dans lesquelles la justice et le respect des obligations - découlant des traités et autres sources du droit international - sont effectifs, et en favorisant le progrès social et l'élévation du niveau de vie dans une liberté plus grande.

Le Saint-Siège a toujours considéré le système des Nations Unies, fondé sur le contenu de sa Charte, comme un instrument prometteur pour construire des relations de bénéfice mutuel et commun au sein de la communauté internationale. Les papes l'ont déclaré à plusieurs reprises.

Est-il utopique d'espérer, aujourd'hui, un monde sans armée et sans armement ?

Nous devons remonter aux racines des conflits internationaux. Ils surviennent souvent en raison de la perte d'un élément fondamental, celui de la «confiance», une confiance qui doit être construite avec de la patience et des actions concrètes. Ce fut également le cas lors de la crise russo-ukrainienne. Face à cette prise de conscience, nous devons nous demander comment faire en sorte que cet élément ne soit pas brisé, et s'il existe d'autres «instruments» qui peuvent remplacer efficacement la «confiance». Commençons par cette dernière. En premier lieu, le recours aux armes peut être considéré comme une étape nécessaire pour combler le vide généré par un manque de confiance. Cependant, il est indéniable de reconnaître qu'un tel recours ne peut que creuser ce même vide et nous éloigner de plus en plus du chemin difficile de la construction et du renforcement de la confiance et, en définitive, de la sécurité internationale elle-même.
Deuxièmement, et cela nous permet d'introduire une réponse à l'autre question sur «comment faire en sorte que la confiance ne puisse être rompue», nous devons considérer que les fortes interdépendances au sein de la communauté internationale dont nous sommes de plus en plus conscients, non seulement économiques, mais aussi sociales, environnementales, sanitaires, nous amènent à reconnaître que, comme l'a dit le Saint-Père, «nous sommes tous dans le même bateau». Ce bateau est notre maison commune et il est de plus en plus impératif que nous trouvions des moyens d'en prendre soin et de le gérer ensemble.

La mauvaise gestion de notre maison commune entraînera inévitablement des conséquences néfastes pour tous, quelle que soit la quantité d'armes ou de ressources dont dispose chaque personne. Pensez par exemple à des phénomènes tels que le changement climatique et la propagation des pandémies. Soit nous nous «battons» ensemble, soit nous serons tous perdants. Et là encore, la confiance devient une prérogative essentielle. C'est pourquoi le Saint-Siège souligne l'importance de ne ménager aucun effort pour promouvoir une véritable «écologie intégrale» et une «sécurité intégrale» cohérente. Ce dernier concept ne vise pas à limiter la sécurité à une simple «défense par les armements», mais à affirmer qu'elle doit être «intégrale», c'est-à-dire déclinée selon les différentes acceptions de la sécurité alimentaire, environnementale, sanitaire, économique et sociale..., mettant en évidence cette profonde interdépendance évoquée précédemment.

Dans ce processus, il est donc nécessaire de construire et de consolider la confiance à travers le dialogue, multilatéral mais aussi interculturel, basé sur le respect entre les différentes cultures, capable de favoriser l'enrichissement mutuel. 

Il se dit que la guerre en Ukraine modifiera considérablement les relations internationales. A quoi ressemblera le monde après ce conflit, dont on espère qu'il prendra fin au plus vite ?

Il est difficile de prévoir ce que sera un post-conflit à un stade où il est impossible de savoir comment il va se développer et comment il va se terminer. L'espoir demeure qu'elle se termine le plus rapidement possible, si possible sans faire de nouvelles victimes, car chaque instant qui passe est un instant de trop. Le conflit en Ukraine est également le résultat de relations internationales fracturées depuis des années. En fait, aucun conflit ne sort de nulle part.

Plus précisément, c'est la conséquence d'actions et de décisions qui se sont accumulées au fil du temps, au fil des années, et ce, malheureusement, au détriment d'une multitude d'innocents. L'urgence aujourd'hui est de mettre fin au conflit et de rétablir la justice, puis d'unir les efforts pour reconstruire, non seulement ce qui a été détruit matériellement, mais aussi les ravages que la guerre cause dans l'âme des gens et dans les relations entre les groupes sociaux et les peuples. Cela s'applique à la guerre en Ukraine ainsi qu'à toutes les guerres qui se déroulent en ce moment et qui semblent avoir été oubliées ou à ces conflits dits dormants.

En ce sens, l'avertissement du Pape selon lequel nous vivons une «troisième guerre mondiale par morceaux» est malheureusement une réalité. Il faut une mobilisation internationale alimentée par la bonne volonté, l'ouverture à un véritable dialogue et, surtout, une volonté tenace de mettre fin à ces conflits en œuvrant pour le rétablissement de la paix. Ce qu'il faut avant tout, c'est un travail méticuleux pour rétablir la confiance entre les nations afin d'arriver non pas à une paix apparente, mais à une harmonie effective dans la vie quotidienne. Il faudrait pour cela une approche qui mette de côté la logique du pouvoir et de la domination et adopte une politique qui place la dignité de la personne humaine au centre de toute action. 

En 1975, la conférence d'Helsinki, qui voit la signature d'un document par 35 États, dont les États-Unis et l'URSS, stabilise les relations entre les blocs occidental et communiste. Une telle initiative pourrait-elle résoudre les frictions actuelles, même si c'est dans un monde qui a beaucoup changé par rapport à celui d'il y a presque 50 ans ?

Il faut rappeler que la conférence d'Helsinki de 1975 a été le fruit d'un long processus. Les premières suggestions pour une conférence sur la sécurité européenne existaient déjà depuis le début des années 1950 et ont été formalisées avec l'Appel de Budapest du 17 mars 1969, adressé par les Etats membres du Pacte de Varsovie aux Etats européens, proposant la préparation d'une réunion paneuropéenne, dans le but de trouver une solution à la division de l'Europe et de créer un système solide de sécurité collective.

L'appel indiquait que «le présent et l'avenir des peuples d'Europe sont inextricablement liés au maintien et à la consolidation de la paix sur notre continent» Le Saint-Siège a été invité à participer aux préparatifs d'une telle conférence et a pu apporter sa propre vision aux discussions intenses entre les États qui ont donné lieu à la conférence d'Helsinki. Pour lancer un tel processus de dialogue, toujours valable pour surmonter de forts contrastes, il me semble fondamental de reconnaître que la paix entre les nations, en tant que valeur morale avant d'être une question politique, «ne peut être établie et consolidée que dans le plein respect de l'ordre établi par Dieu» (Jean XXIII, Pacem in Terris), duquel découle la responsabilité de protéger la dignité humaine.

Lorsque l'on parle d'une nouvelle conférence d'Helsinki, on insiste surtout sur l'esprit, celui de rechercher dans le dialogue et avec des droits égaux, des principes partagés et des garanties de sécurité réciproques fondées sur des accords diplomatiques, ce qui bénéficiera en fin de compte à toutes les parties, même si elles ont des intérêts opposés. Logiquement, toutes les conférences de paix exigent des efforts, mais aussi des sacrifices, une volonté mutuelle de trouver des compromis, en vue du bien suprême qu'est la paix. 

Conseil des cardinaux sur la guerre en Ukraine et le climat

Mgr Gallagher: l’Ukraine a le droit de se défendre

Le secrétaire pour les Rapports avec les États se rendra à Kiev la semaine prochaine. Le Saint-Siège, a-t-il déclaré dans une interview accordée à la télévision italienne, laisse toujours une place au dialogue pour parvenir à la paix.
Gabriella Ceraso - Cité du Vatican 

Mercredi prochain, le secrétaire pour les Rapports avec les États, Mgr Paul Richard Gallagher, se rendra finalement à Kiev, un voyage prévu avant Pâques mais qu’il avait reporté pour des raisons de santé. C'est le point de départ du long entretien accordé par le prélat à la télévision italienne, sur Tg2 post: vingt minutes en direct centrées sur la guerre en Ukraine, et ses répercussions internationales et œcuméniques du point de vue du Saint-Siège.

Un espace de dialogue pour parvenir à la paix

 

En examinant la stratégie de l'OTAN et les dynamiques propres à ce conflit, Mgr Gallagher répète à plusieurs reprises que le Pape reconnaît la valeur de tout système de sécurité et donc de la défense, pour autant qu'elle soit «proportionnée». Le Pape, dit-il, est «très attentif à ce qu’on n'entre pas dans une nouvelle course aux armements» et, au contraire, à ce que soit «toujours laissé une place au dialogue et à la discussion pour arriver à la paix». Cela vaut également pour la question de l'envoi d'armes à Kiev: «L'Ukraine, dit-il, a le droit de se défendre» mais il faut éviter une course au réarmement, également parce que nous sommes confrontés à une guerre dangereuse en raison de sa «dimension nucléaire».

Le Saint-Siège disponible à la recherche de solutions
À plusieurs reprises, Mgr Gallagher répète que la position du Saint-Siège est fondée sur le soutien à toute tentative de dialogue: il faut chercher des solutions, «en restant toujours à la disposition de la communauté internationale». Comme à l'époque de la guerre froide, le Saint-Siège «crée des espaces de dialogue» pour favoriser une compréhension et rechercher une solution. Et encore: les signes de solidarité, tels que les voyages de cardinaux envoyés par le Pape en Ukraine ou l'accueil des épouses des commandants du bataillon Azov sur la place Saint-Pierre, sont-ils suffisants dans cette guerre ? «Ils ne sont pas suffisants», répond-il, mais ils constituent un geste important pour offrir «encouragement et espoir» de la part d'un «Pape maître du geste» qui «a une grande sensibilité pour la souffrance de l'humanité» et veut communiquer cette souffrance au monde entier. Il est également pleinement conscient que les mots ont un grand poids dans l'action diplomatique, surtout si «la vie des gens» en dépend. Il faut éviter le risque d'instrumentalisation et «rétablir la franchise et la sincérité».

La dimension religieuse du conflit

Concernant la guerre en Ukraine, note également le prélat, «il y a une dimension religieuse indéniable dans ce conflit». Mgr Gallagher évoque un climat de tension croissante au sein des Églises orthodoxes et la difficulté pour l'Église orthodoxe russe d'adopter une position différente de celle du gouvernement. Pour le Pape, explique-t-il, le dialogue œcuménique est une priorité, même si pour l'instant la rencontre avec le patriarche Kirill ne semble pas opportune parce que les bonnes conditions ne sont pas réunies. Mais le dialogue se poursuivra.

Relations avec la Chine
L’entretien porte ensuite sur les grands acteurs internationaux, à commencer par les États-Unis et la Chine. En tant que membres du Conseil de sécurité des Nations unies, affirme Mgr Gallagher, «ils ont un rôle très important» mais «tout le monde a une responsabilité morale de faire son devoir». Concernant spécifiquement les relations avec la Chine, l'archevêque précise que le «Saint-Siège poursuit le dialogue depuis de nombreuses années, surtout sur la dimension ecclésiale». «Ce n'est pas toujours facile», admet-il, il y a des difficultés et pas toujours «les résultats souhaités», mais le Saint-Siège encourage la Chine à jouer le rôle qui lui revient dans le monde.

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