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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

ça s'est passé un... 22 Juin

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ça s'est passé un...
22 Juin


22 juin 168 av. J.-C. :
Bataille de Pydna


Le 22 juin 168 avant JC, les Romains écrasent le roi de Macédoine à Pydna. Rome établit en Macédoine des États à sa dévotion. La Grèce courbe l'échine devant son nouveau maître.

22 juin 1476 :
les Suisses défont Charles le Téméraire à Morat

 

Les habitants de Berne sont entrés en conflit avec l'ambitieux duc de Bourgogne Charles le Téméraire pour la domination du Jura et de l'Alsace. Financés par la France et associés aux autres cantons de la Confédération suisse, ils surprennent  l'armée bourguignonne à Grandson, au sud du lac de Neuchâtel, le 2 mars 1476. Les soldats bourguignons, en fait composée de mercenaires, essentiellement des « piétons » lombards, se débandent, non sans avoir pendu la garnison suisse de la place de Grandson. Les piquiers suisses s'emparent sans coup férir du butin du Téméraire. 

Ce dernier reconstitue son armée et repart à l'offensive. Il se dirige vers Morat, ancienne possession savoyarde occupée par Berne et défendue par une garnison de 2 000 hommes sous les ordres de son ancien ami Adrien de Bubenberg. L’armée bourguignonne forte de 30 000 soldats, commence le siège de la ville le 9 juin. Mais le 22 juin 1476, l’armée des Confédérés, avec des contingents bâlois, fribourgeois, soleurois, schaffhousois, valaisans, neuchâtelois, gruyériens, biennois, auxquels s’ajoutent des Alsaciens, des Lorrains, des Rhénans et des Autrichiens, attaque les Bourguignons. Le choc entre fantassins suisses et cavaliers bourguignons se dénoue en une heure et se solde par cinq heures d'épouvante au cours desquelles les vainqueurs massacrent leurs prisonniers en représailles du massacre de Grandson.

Le « Grand-Duc du Ponant » (Grand Duc d'Occident) ne s'en remettra pas... Dans l'Histoire militaire de la Suisse, la bataille de Morat occupe la place d'honneur comme le souligne ce distique relatif aux guerres de Bourgogne : « Charles le Téméraire perdit à Grandson le bien (sa fortune matérielle), à Morat le courage (à la suite de la destruction de son armée), à Nancy la vie ».

22 juin 1636 :

Le Japon se replie sur lui-même
 

Le 22 juin 1636, interdiction est faite aux Japonais de quitter leurs îles. Avec cette décision du shogun Tokugawa, le Japon se replie totalement sur lui-même pour plus de deux cents ans...

Premier contact entre l'Europe et le Japon
Avant le XVIe siècle, le Japon était tout à fait inconnu des Européens (et la réciproque était vraie). C'est tout juste si le voyageur vénitien Marco Polo l'a évoqué par ouï-dire à la fin du XIIIe siècle

En 1542, pour la première fois, un navire européen accoste donc au Japon. Il s'agit de Portugais qui faisaient voile vers Macao, sur la côte chinoise. Détournés de leur route par une tempête, ils abordent en guenilles au sud de l'île de Kyushu. Les Japonais les regardent d'abord avec suspicion puis les laissent parcourir le pays.

L'équipage, sous la conduite d'António da Mota, António Peixoto et Francisco Zeimoto, découvre avec stupéfaction les ressources immenses de cette société du bout du monde, prospère quoiqu'en guerre perpétuelle. On est alors dans l'époque du Sengoku (le « pays en guerre »).

Les Portugais concluent un accord avec un prince local afin d'autoriser la venue d'un navire par an à Nagasaki, le grand port de l'île de Kyushu, pour échanger de l'or et des métaux précieux contre des lainages, des fourrures et autres denrées.

C'est le début de relations fructueuses pour le Portugal qui est alors à la pointe de l'expansion coloniale et domine le commerce des épices dans l'océan Indien. Il tient en particulier les places de Manille, Goa et Macao.

En 1549, un jeune Japonais du nom d'Anjirô s'enfuit à Goa, en Inde, où des prêtres jésuites le convertissent au christianisme. Le nouveau converti les convainc de se rendre au Japon. C'est ainsi que saint François Xavier quitte Goa pour l'archipel, suivi de deux coreligionnaires, trois Japonais convertis dont le fameux Anjirô, et quelques domestiques. Sa prédication rencontre un immense succès. Trente ans après son passage, dans un pays qui compte alors dix à douze millions d'habitants, on compte 150 000 convertis et 200 églises, principalement autour de Nagasaki.

Bien accueillis par la population paysanne comme par les seigneurs locaux, les Portugais révèlent aux Japonais le commerce et le christianisme mais aussi les techniques et les idées de la Renaissance occidentale, en particulier les secrets de la fabrication des armes à feu.

Vers un ordre nouveau
Dans le même temps où il découvre l'Occident, le Japon s'unifie sous l'action de trois chefs de guerre successifs qui mettent fin aux guerres féodales.

Oda Nobunaga met fin au shogunat Ashikaga, devenu inapte à maintenir la paix civile. Le 29 juin 1575, il affronte un clan rival à Nagashino, dans une bataille qui se signale par l'utilisation à grande échelle, pour la première fois, des armes à feu.

Son lieutenant Toyotomi Hideyoshi poursuit son oeuvre et c'est finalement un autre lieutenant de Nobunaga du nom de Ieyasu Tokugawa, qui met un point final aux désordres en restaurant le shogunat à son profit en 1603.

Rejet du christianisme et des Européens


Entre temps, les bonnes relations entre Européens et Japonais sont contrariées par l'arrivée de prêtres franciscains, dominicains et augustins, qui ne font pas preuve d'autant de diplomatie que les jésuites à l'égard des pouvoirs locaux.

Après avoir montré beaucoup de bienveillance à l'égard des chrétiens, Toyotomi Hideyoshi commence à craindre qu'ils ne se fassent les agents d'une colonisation européenne ou ne viennent au secours des seigneurs féodaux.

Une première persécution a lieu en 1597 : vingt-six chrétiens locaux sont crucifiés. La raison est incertaine, soit qu'un seigneur eut été irrité de se voir refuser les faveurs d'une chrétienne, soit qu'un ecclésiastique eut refusé de présenter ses respects à un personnage important.

Là-dessus, le 12 avril 1600, un navire hollandais, l'Erasmus, accoste bien involontairement à Bungo, sur l'île de Kyushu, suite à quelques avaries et tempêtes. À son bord, une poignée d'hommes sous le commandement d'un pilote anglais, William Adams.

Les Hollandais, de confession calviniste (protestante) et tout juste sortis d'une longue guerre contre les Espagnols, tiennent les catholiques pour des agents du diable. Leur haine des Portugais est d'autant plus grande que ces derniers sont au début du XVIIe siècle sujets du roi d'Espagne. Le sentiment est réciproque.

Dès lors, ils ne cessent de médire les uns sur les autres auprès des autorités. Et d'autant plus que William Adams est reçu par le maître de l'archipel en personne, Ieyasu Tokugawa. Il construit deux navires selon les techniques européennes et le shôgun est si satisfait de ses services qu'il lui interdit de rejoindre sa famille.

Jusqu'à sa mort, en 1619, à Firando, le marin anglais va vivre en grand seigneur à la cour, enseignant le shôgun dans différentes disciplines scientifiques (géométrie, mathématiques).

En 1609, deux navires hollandais accostent au Japon. Sous l'égide de William Adams, leurs capitaines obtiennent le droit de revenir tous les ans, comme les Portugais. Les deux nationalités sont désormais à couteaux tirés.

Irrité par les rapports que lui font les Hollandais sur les prêtres catholiques et les Portugais, Ieyasu interdit le christianisme en 1612.

Son fils et successeur Hidetada fait brûler vif cinquante chrétiens à Édo en 1623. L'année suivante, sous le shôgunat d'Iemitsu, deuxième fils d'Hitetada, les navires espagnols, suspectés d'amener des missionnaires, sont interdits dans tous les ports de l'archipel.

Enfin, douze ans plus tard, est bannie « l'ensemble de la race des Portugais, avec leurs mères, leurs nourrices et tout ce qui leur appartient » (note). Le même décret interdit aux Japonais tout déplacement à l'étranger sous peine des plus graves afflictions. Il interdit également aux nobles et aux samouraïs d'acheter quoi que ce soit aux étrangers.

Une révolte éclate chez les paysans catholiques de la presqu'île de Shimabara, près de Nagasaki. Le shôgun réussit à la mater après deux mois de siège... avec l'aide des Hollandais. Tous les rebelles sont massacrés, ainsi que leurs femmes et enfants (environ 40 000 victimes).

Isolés du monde et privés de prêtres, plusieurs dizaines de milliers de villageois vont néanmoins continuer de pratiquer de façon clandestine le culte catholique, sous une forme abâtardie, au prix de très grands dangers. Ce n'est qu'au XXe siècle qu'ils réapparaîtront à la lumière !

Observation prudente de l'Occident
Pour écarter complètement la menace d'une domination par les Européens, le  shôgun Iemitsu Tokugawa expulse tous ceux-ci du Japon, ne tolérant que quelques marchands hollandais de la Compagnie des Indes Orientales sur l'îlot de Dejima, à Nagasaki.

Les élites nippones n'en continueront pas moins pendant la « période d'Édo » à étudier ce qui se passe en Occident, grâce aux livres amenés de Hollande par les marins et commerçants de Dejima.

Ces études, appelées « Rangaku » (études hollandaises), expliquent en bonne partie la rapidité du décollage économique du Japon après l'abolition du shogunat en 1867.

22 Juin 1774 :

Acte de Québec


Le 22 juin 1774, Londres promulgue l'Acte de Québec (Quebec Act) et remet en vigueur les lois françaises dans la « Belle Province ». Le gouvernement anglais veut de cette façon s'allier les élites québécoises face à l'insurrection des Treize colonies (les futurs États-Unis).

C'est ainsi que les habitants de l'ex-Nouvelle-France retrouvent le droit de pratiquer leur langue et leur religion, leurs lois civiles, leur système seigneurial et obtiennent un siège au Conseil du Canada. Leur territoire est même quadruplé par adjonction de terres vierges.

Comprenant qu'ils n'ont plus rien à attendre de la France, les Québécois renoncent à se rebeller sans pour autant prendre l'uniforme anglais.

En 1791, un Acte constitutionnel permet aux francophones de participer à l'administration de leur province. Mais leurs rapports avec la Couronne britannique vont se dégrader au XIXe siècle.

22 juin 1815 :
Seconde abdication de Napoléon Ier


 

Seconde abdication de Napoléon Ier (22 juin 1815)Au soir de Waterloo, Napoléon Ier prend à cheval la route de Paris. Épuisé, il arrive le 21 juin au palais de l’Élysée, où l’attend sa deuxième défaite. Sous la pression des deux Chambres, il abdique dès le lendemain en faveur de son fils le roi de Rome, âgé de 5 ans.

Il propose alors de redevenir simple général pour protéger la France de l’invasion, mais le gouvernement provisoire s’y refuse et son représentant Joseph Fouché lui suggère de quitter Paris pour Rochefort, un port de l'Atlantique, en l'entretenant dans l'espoir d'une fuite aux États-Unis. L'ancien ministre de la Police de l'Empereur veut surtout qu'il libère la place au plus vite...

22 juin 1929 :

Le Vatican « s'arrange » avec le Mexique
 


Méconnue et troublante, la guerre des « Cristeros » a opposé pendant plus de trois ans les paysans catholiques du Mexique à leur gouvernement.

Elle s'est conclue le 22 juin 1929 par un arrangement (« Arreglos » en espagnol) entre le Saint-Siège et ce gouvernement socialiste et franc-maçon, dont l'intolérance avait entraîné les paysans à la révolte. 

Le représentant du pape demande aux paysans de déposer les armes sous peine d'excommunication (*). Abandonnés, les ex-rebelles vont subir pendant plusieurs années encore les exactions de l'armée. 

Combattants Cristeros (1926-1929)


La Vendée mexicaine
Tout commence avec l'élection à la présidence de la République, en 1924, du général Plutarco Calles. Celui-ci consolide les acquis sociaux de la révolution de 1910, illustrée par les exploits de Zapata et Pancho Villa. Il réorganise l'instruction publique, étend la réforme agraire, nationalise l'industrie du pétrole au grand dam des États-Unis...

Mais fidèle à une tradition anticléricale vieille de près d'un siècle, il a aussi la mauvaise idée de s'en prendre à l'Église catholique.

Le 1er décembre 1924, il prive de droits civiques les catholiques (laïcs et prêtres) sous prétexte qu'ils obéissent à un souverain étranger, le pape ! Il expulse tous les ecclésiastiques étrangers et interdit aux prêtres toute critique du gouvernement en vertu de l'article 130 de la Constitution de 1917, jusque-là resté inappliqué. Il interdit les congrégations enseignantes et ferme pas moins de 20.000 églises !

L'épiscopat se rebiffe et suspend le 31 juillet 1926 l'administration des sacrements dans tout le pays pour une durée de trois ans. Cette riposte ahurissante livre au désespoir les masses rurales, majoritairement indiennes ou métisses, attachées à une religiosité traditionnelle.

Exécution en 1927, au Jalisco, du père Francisco Vera, coupable d'avoir célébré la messe
Les paysans se soulèvent dans un parallèle frappant avec le soulèvement des Vendéens en 1793, au cri de « ¡ Viva Cristo Rey ! ¡ Viva la Virgen de Guadalupe ! » (Vive le Christ-Roi ! Vive la Vierge de Guadalupe).

Ils sont par dérision surnommés « Cristeros ». Eux-mêmes qualifient leur soulèvement de « Cristiada » (Christiade) mais ils sont désavoués par l'épiscopat, à deux ou trois exceptions près. Il n'empêche qu'avec 50.000 combattants, ils vont constituer la plus importante rébellion qu'ait connue le pays, lequel compte à cette époque moins de vingt millions d'habitants disséminés sur deux millions de km2.

Trois ans plus tard, l'armée des Cristeros tient les trois quarts de l’ouest du Mexique et la moitié des 30 États de la fédération. Ses escarmouches occasionnent un total d'environ 90.000 tués selon l'historien Jean Meyer, dont les deux tiers dans les troupes gouvernementales, lesquelles sont en infériorité tactique face à la guérilla, malgré leur recours systématique à la terreur.

Arrangements bafoués
Le président Calles ose se réconcilier avec le gouvernement des États-Unis et fait des concessions sur le pétrole en échange de l'aide de l'US Air Force dans son combat contre les Cristeros...

Terreur exercée par l'armée fédérale contre les Cristeros (1926-1929)Désespérant malgré cela de vaincre la rébellion par les armes, il en vient à faire appel au Saint-Siège. En témoignage de bonne volonté, il autorise à nouveau le culte catholique le 3 mars 1929 et fait rouvrir la cathédrale de Mexico.

Enfin, il conclut « los Arreglos » avec le Secrétaire d'État du pape Pie XI, le cardinal Gasparri, celui-là même qui signa les accords de Latran avec Mussolini.

À sa demande, le président mexicain s'engage à ne plus tenter d'appliquer les articles antireligieux de la Constitution ! Il donne aussi sa parole que les rebelles seront amnistiés et qu'il ne leur sera fait aucun mal. Mais il ne s'agit que de sa parole. Aucun document n'est signé...

Obéissants, les Cristeros se soumettent mais, dans les faits, l'amnistie ne sera pas le moins du monde respectée et des centaines d'insurgés seront assassinés dans d'atroces conditions aussitôt après avoir rendu leurs armes sur ordre de leur évêque.

L'armée ne s'en tient pas là. Elle met à sac les campagnes reculées de l'Ouest avec le désir d'éradiquer une bonne fois pour toutes toute trace de christianisme. Le romancier Graham Greene en fait état dans son roman La Puissance et la Gloire. Il s'ensuit une seconde guerre des Cristeros (la Secunda), qui réunit quelques milliers de combattants désespérés. Elle  va durer de 1934 à 1938 sans qu'il soit possible d'en évaluer le nombre de victimes.

Il faudra encore plusieurs années avant que la paix religieuse ne revienne au Mexique.

L'émotion suscitée par « los Arreglos » entraîne la disgrâce du cardinal Gasparri, remplacé à la Secrétairerie d'État (le ministère des Affaires étrangères du Vatican) par le cardinal Eugenio Pacelli (futur Pie XII).

Bibliographie 
La guerre des Cristeros a été longtemps occultée tant par l'historiographie officielle que par le Saint-Siège.

Elle est sortie de l'oubli à la faveur d'une volumineuse thèse de l'historien français Jean Meyer, qui l'a découverte en 1964, quand il n'était encore qu'un jeune étudiant à l'écoute de Pierre Chaunu. Il a publié sa thèse en 1975 : La Christiade, l'État et le peuple dans la révolution mexicaine (Payot).

Histoire du christianisme, Hors-série N°7Le 13 mai 2014, les éditions CLD ont réédité le livre de Jean Meyer dans une version enrichie et réactualisée : La rébellion des Cristeros, L’Église, l’État, le peuple dans la Révolution mexicaine (348 pages, 23 €). Elles ont édité aussi une version illustrée du même ouvrage : La Cristiada, la lutte du peuple mexicain pour la liberté religieuse (224 pages, plus de 300 illustrations et documents inédits, 35 €).

En 2012, le film Cristeros du réalisateur Dean Wright lui a donné une nouvelle visibilité. La revue Histoire du christianisme a par ailleurs consacré un remarquable hors-série aux Cristeros (printemps 2014), incluant un entretien avec Jean Meyer, des articles de celui-ci et une analyse du film de Dean Wright.

22 juin 1940 :

Armistice franco-allemand
 

Le 22 juin 1940 est conclu l'armistice (dico) entre le IIIe Reich allemand et les représentants du gouvernement français de Philippe Pétain.

Se méprenant sur Hitler, le maréchal Pétain croit pouvoir traiter avec celui-ci comme, soixante-dix ans plus tôt, Adolphe Thiers négocia avec Bismarck. Dans l'honneur et le respect mutuel. La réalité sera on ne peut plus différente.

Humiliation
 

Désireux de laver l'humiliation de 1918, Hitler exige de signer l'armistice à Rethondes, en forêt de Compiègne, dans le wagon historique où le maréchal Foch et les plénipotentiaires allemands se retrouvèrent pour l'Armistice du 11 novembre 1918. L'idée lui en est venue un mois plus tôt, lors de l'offensive victorieuse de ses chars sur Abbeville.

Selon le récit du journaliste américain William Shirer présent sur place (Le troisième Reich des origines à la chute, Stock, 1960), le Führer arrive en Mercedes dans la fameuse clairière le 21 juin à 15h15. Il prend le temps de décrypter l'inscription en gros caractères : « Ici, le 11 novembre 1918, succomba le criminel orgueil de l'Empire allemand, vaincu par les peuples libres qu'il avait essayé d'asservir ». Puis il entre dans le wagon historique et s'asseoit à la place où s'était tenu le maréchal Foch.

Il est entouré du maréchal Hermann Goering, du ministre des Affaires étrangères Joachim von Ribbentrop, du maréchal Wilhelm Keitel et du général Alfred Jodl (ce dernier signera à Reims, cinq ans plus tard, la capitulation de l'Allemagne). Quelques minutes plus tard arrive la délégation française, conduite par le général Charles Huntziger, qui a commandé la IIe Armée de Sedan, et composée d'un amiral, d'un général d'aviation et d'un civil, Léon Noël, ancien ambassadeur en Pologne.

Le maréchal Keitel présente un texte en 24 articles qui exclut toute revendication sur les colonies et sur la flotte de guerre, pour éviter que colons et marins français n'y trouvent motif de se rallier aux Britanniques, encore invaincus. Hitler et sa suite quittent le wagon après la lecture de ce préambule, laissant les négociateurs entre eux.

Huntziger dénonce alors des conditions autrement plus dures que celles imposées à l'Allemagne en 1918. Comme une ligne téléphonique fonctionne encore à travers le front, le plénipotentiaire français obtient de s'entretenir du texte avec le général Weygand, replié à Bordeaux avec le gouvernement.

1 850 000 prisonniers
Entre l'invasion allemande du 10 mai 1940 et l'armistice du 22 juin, la guerre éclair a fait environ 60 000 morts parmi les troupes françaises, ce qui témoigne d'une très forte volonté de résistance de la part de celles-ci.

Mais la défaite venue, les Allemands ont capturé un total de 1 850 000 combattants, parmi lesquels 36 000 officiers et 176 généraux. Les hommes de troupe et les sous-officiers seront transférés dès septembre 1940 en Allemagne, dans des camps appelés stalags. Les officiers auront droit à des camps moins inconfortables appelés oflags.

Les uns et les autres seront placés sous la protection de la convention de Genève relative aux prisonniers de guerre. La moitié ne retrouveront pas la France avant avril 1945.

Déshonneur

Le général Huntziger ne voit dans les conditions d'armistice « rien qui soit, directement contraire à l'honneur en particulier pour le point envisagé ».

Weygand s'indigne cependant de l'article 19 qui exige que la France remette à l'Allemagne « sur sa demande tous les ressortissants allemands désignés par le gouvernement du Reich ». Il s'agit rien moins que de trahir la parole donnée aux réfugiés politiques et aux juifs allemands. Mais Keitel ne veut pas entendre parler de sa suppression et les Français s'inclinent.

Les Français acceptent également une clause stipulant que leurs nationaux qui combattraient avec un autre pays contre l'Allemagne seraient traités en « francs-tireurs », autrement dit fusillés sur le champ. Croyant en une conclusion rapide de la guerre, ils acceptent que les prisonniers ne soient pas rendus à la liberté avant la signature d'un traité de paix en bonne et due forme.

Résultat : sur 1,85 million de prisonniers de guerre, 1,6 million sont envoyés dans le grand Reich. Au fil du temps, 250 000 seront rapatriés pour des motifs divers et 70 000 s'évaderont. Les autres, soit plus d'un million, croupiront pendant quatre ans en Allemagne, généralement employés dans des fermes ou des usines, parfois internés dans des camps de redressement comme le sinistre Rawa-Ruska.

La convention d'armistice prévoit l'instauration d'une « zone libre » au sud du pays. C'est une astuce des Allemands pour dissuader les dirigeants français d'instaurer un gouvernement en exil et les garder à sa portée.

Après bien des atermoiements, Keitel impose à la délégation française de conclure. L'armistice est signé le 22 juin à 18h50. Le lendemain matin, aux aurores, Hitler s'autorise une escapade à Paris. Dans une capitale encore endormie et désertée par la majorité de ses habitants, il visite en coup de vent les monuments qu'il a étudiés du temps de sa jeunesse.

Deux jours après l'armistice franco-allemand, le 24 juin, à 19h35, est signé à Rome l'armistice franco-italien. Au vu des médiocres performances de ses troupes, Mussolini ne peut obtenir que l'annexion d'une bande de quelques centaines de mètres à la frontière et la démilitarisation d'une bande de 80 kilomètres en France et en Tunisie.

À peine l'armistice est-il signé que les Allemands se hâtent de le violer. Ainsi annexent-ils une deuxième fois après 1871 l'Alsace-Lorraine. Ils soumettent le Nord de la France au Gauleiter de Bruxelles. Ils établissent également en Lorraine et dans le Nord une « zone interdite » au retour des Français qui l'ont fuie lors de l'exode de mai-juin 1940 ; cette zone est destinée dans l'esprit des vainqueurs à recréer un État-tampon assimilable à l'ancienne Lotharingie.

Cessez-le-feu
La sonnerie du cessez-le-feu résonne le 25 juin à 0h35, soit six semaines après le début de l'invasion. Dans l'esprit de beaucoup, l'armistice doit être suivi d'un traité de paix en bonne et due forme. Celui-ci ne se concrétisera jamais, laissant la France dans un état de sujétion jusqu'à la fin de la guerre mondiale.

Sans attendre la fin des combats sur le sol français, les 8 000 appareils de l'aviation allemande ont engagé la bataille d'Angleterre. Mais, malgré des bombardements et des raids qui dureront jusqu'en mars 1941, ils se montrent incapables de faire plier le pays que dirige d'une poigne de maître Winston Churchill depuis le 10 mai 1940.

« The lonely year »
La défection de la France (ainsi que de la Belgique et de la Pologne) laisse le Royaume-Uni seul face à Hitler. Pendant un an jour pour jour, du 22 juin 1940 (armistice franco-allemand) au 22 juin 1941 (invasion de l'URSS par la Wehrmacht), les Britanniques vont devoir résister seuls aux attaques allemandes, en ne bénéficiant que de l'aide matérielle des États-Unis et du soutien en hommes de ses dominions, tels le Canada. Cette période héroïque est connue comme « the lonely year » (« l'année solitaire »).

Soulagement
Les Français, soulagés, pensent qu'avec l'armistice, la guerre est terminée. Ils aspirent au retour à la normale et à la libération des prisonniers, dont le sort va déterminer pour une bonne partie l'attitude des gouvernants français. Ils font confiance au prestigieux Maréchal, l'un des hommes les plus estimés de l'entre-deux-guerres, qui avait brillamment résisté à l'offensive allemande de Verdun en 1916. « Le feu tue ! », disait-il volontiers pour signifier son souci d'épargner le sang de ses hommes. La majorité ne mesurera que sur le tard toute l'abjection du nazisme, avec notamment le massacre d'Oradour-sur-Glane.

Sitôt l'armistice signé, le gouvernement est remanié. L'ancien leader socialiste Pierre Laval devient vice-président du Conseil. Trompé par un vieux sentiment pacifiste, cet ancien leader de l'extrême-gauche socialiste se montre partisan de la collaboration avec le vainqueur.

La plupart des Français s'en remettent à Pétain du soin de les protéger et se laissent endormir par les bonnes manières de l'occupant allemand, au moins jusqu'à l'entrée en guerre de l'Union soviétique, un an plus tard. Parmi ces collaborateurs de la première heure, beaucoup de leaders issus de la gauche.

Il n'empêche que des résistants se lèvent dès les premiers jours de l'Occupation. Les plus hardis rejoignent à Londres le général de Gaulle. Ils se recrutent surtout parmi les officiers chrétiens et d'orientation monarchiste, que n'étouffent pas les illusions pacifistes...

La France sous l'Occupation

Envahie en six semaines par les armées hitlériennes, la France se résigne à l'occupation de la plus grande partie de son territoire.

Par la convention d'armistice du 22 juin 1940, le gouvernement du Maréchal Pétain, établi à Vichy, se voit reconnaître une autonomie de façade sur le reste du territoire : c'est la « zone libre ». Celle-ci est à son tour envahie par la Wehrmacht le 11 novembre 1942, suite au débarquement anglo-saxon en Afrique du Nord, ce qui réduit à presque rien les marges de manoeuvre du gouvernement de Vichy.

 

 

 

 

22 juin 1941 :

La Wehrmacht envahit l'URSS

Le 22 juin 1941, à 4 heures du matin, Staline est réveillé par un coup de fil du général Joukov dans sa datcha des environs de Moscou : « C'est la guerre ! »

Les troupes allemandes viennent de pénétrer en Union soviétique. Cette guerre non déclarée survient un an jour pour jour après l'armistice franco-allemand.

André Larané

Europe nazie
Le 23 août 1939, Hitler a conclu un pacte de non-agression avec Staline pour avoir les mains libres face aux démocraties occidentales. Ayant attaqué et défait celles-ci au terme d'une guerre-éclair sans avoir pu traverser la Manche, Hitler n'a plus trouvé que l'Angleterre de Churchill pour lui résister. C'était paradoxalement le seul pays étranger qu'il avait en admiration et avec lequel il aurait souhaité une alliance de raison.

Désespérant de vaincre l'Angleterre, le Führer décide malgré tout d'attaquer l'URSS, avec le risque d'ouvrir un double front. Il suit de la sorte un objectif qu'il s'est fixé dès le début de sa carrière politique : offrir au peuple allemand l'« espace vital » (Lebensraum) indispensable à son développement. Sur une suggestion de son ministre des Affaires étrangères, Joachim von Ribbentrop, le déclenchement de l'invasion est secrètement fixé au 15 mai 1941.

Mais entretemps, le 27 mars 1941, à Belgrade, en Yougoslavie, le gouvernement yougoslave a été renversé par des officiers de l'armée de l'air deux jours après avoir signé un pacte avec l'Allemagne et l'Italie. Hitler craint avec raison que le nouveau gouvernement yougoslave ne prenne le parti des Anglais.

Là-dessus, Mussolini appelle le Führer à l'aide. Le dictateur italien avait conquis l'Albanie avant le déclenchement du conflit mondial et, profitant du conflit européen, avait tenté d'étendre ses conquêtes dans les Balkans en envahissant la Grèce. Mais ses armées ont été refoulées du fait d'une résistance inattendue des Grecs. Hitler, qui conserve de l'admiration pour le Duce, ne peut faire moins que de lui répondre favorablement.

C'est ainsi que le 6 avril 1941, la Wehrmarcht envahit la Yougoslavie. Elle entre à Belgrade le 12 avril et à Athènes le 27 avril. Du fait de ce contretemps, l'invasion de l'URSS est repoussée de cinq semaines ! Ce retard sera lourd de conséquences car il empêchera la Wehrmacht d'atteindre Moscou avant l'hiver.

Opération « Barbarossa »
Malgré la discrétion dont les Allemands entourent leur projet d'invasion de l'URSS, Staline en est très tôt et très complètement informé grâce à ses services secrets et notamment à l'action de son agent en poste à Tokyo, Richard Sorge, qui se fait passer pour nazi et travaille auprès de l'ambassadeur allemand au Japon, Eugen Ott.

Sorge envoie à Staline le 30 mai 1941 une lettre précisant que l'invasion allemande aurait lieu dans la deuxième quinzaine de juin 1941. Dans le même temps, le 10 mai 1941, par un fait stupéfiant, Rudolf Hess, dauphin de Hitler, a gagné l'Écosse à bord d'un chasseur Messerschmitt et sauté en parachute. Capturé, il a prétendu amener une offre de paix et révélé l'imminence d'une attaque de l'URSS. Churchill a transmis l'information à Staline.

Mais le dictateur reste convaincu de la solidité du pacte de non-agression conclu avec les nazis. Non sans raison, il juge absurde que Hitler prenne le risque d'ouvrir un deuxième front et de renoncer aux approvisionnements soviétiques en matières premières, pétrole et produits agricoles, lesquels ont déjà contribué à sa victoire éclair sur la France.

Hitler baptise l'opération secrète : « Barbarossa », du nom de l'ancien empereur germanique Frédéric Ier Barberousse.

Sitôt informé de l'invasion, Staline, incrédule, sombre dans une dépression profonde sans se montrer ni voir personne pendant plusieurs jours. Pour lui comme pour beaucoup de contemporains, la victoire des Allemands paraît une nouvelle fois inéluctable...

Le 3 juillet 1941 enfin, après que des militaires l'aient adjuré de se ressaisir, il prononce un vibrant discours radiodiffusé et sans rien cacher du désastre, en appelle au sursaut patriotique. Il se garde bien d'évoquer dans son discours le parti communiste, honni de beaucoup de ses concitoyens.

L'URSS reçoit l'appui sans condition du plus vieil ennemi du bolchévisme, le Premier ministre britannique Winston Churchill. À la différence de ses conseillers, celui-ci comprend que la défaite de l'Allemagne doit primer sur toute autre considération. Il signe le 16 juillet 1941 une alliance en bonne et due forme avec son vieil ennemi.

Soviétiques aux abois
 

Soutenue au nord par les Finlandais et au sud par les Roumains, la Wehrmacht remporte d'abord des succès spectaculaires face à une Armée rouge de 4 millions de soldats et 170 divisions, mais démoralisée et décapitée par la disparition de la moitié des officiers généraux dans les purges staliniennes.

Dès le premier jour de l'invasion, les chars allemands, les Panzers, progressent de 60 kilomètres à l'intérieur du pays. Dans le même temps, l'aviation allemande, la Luftwaffe, détruit 1811 appareils soviétiques, dont 1489 au sol ! Staline, qui ne voulait donner aucun motif de méfiance à Hitler, avait interdit que l'on camoufle ou protège ces avions d'une quelconque façon.

Forts de 3 millions d'hommes, 3 600 chars et 4 200 avions, les envahisseurs capturent en quelques semaines... 600 000 soldats soviétiques ainsi que des milliers de chars.

Le 10 juillet, ils entrent dans Vitebsk, grande ville de Biélorussie que l'Armée rouge a évacuée après l'avoir incendiée.

En août, ils encerclent Kiev, capitale de l'Ukraine, et le 19 septembre entrent dans la ville. Ils font au passage 650 000 prisonniers supplémentaires et s'emparent de 900 chars et 3 000 pièces d'artillerie. Au nord, ils entament le 8 septembre le siège de Léningrad (aujourd'hui Saint-Pétersbourg). Celui-ci durera 900 jours.

Petit groupe de partisans soviétiques en 1941Sur le terrain, la guerre se fait impitoyable. Les paysans biélorusses, ukrainiens et russes dédaignent de soutenir le gouvernement soviétique, que généralement, ils exècrent. Contre les partisans qui tentent de mettre en oeuvre la « stratégie de la terre brûlée », ils prennent le parti de l'envahisseur. Pas moins d'un million de « volontaires orientaux » sont ainsi recrutés par les Allemands pour traquer environ 250 000 partisans.

Mais Hitler et les nazis, imbus de leur sentiment de supériorité raciale, n'exploitent pas cet atout. Ils dédaignent le soutien des populations slaves et des minorités ethniques exacerbées par la terreur communiste et laissent mourir les foules de prisonniers qui tombent entre leurs mains. 

Considérés par Staline comme des traîtres, ces derniers seront au total 5,7 millions de juin 1941 à février 1945 ; 3,3 millions mouront dans les camps de maladie, de faim et de mauvais traitements ! Les nazis multiplient aussi les exécutions sommaires de civils et surtout entament l'extermination des Juifs.

Retournement de situation
En juillet 1941, Hitler croit avoir eu une nouvelle fois raison contre ses généraux qui doutaient du succès de l'invasion. Mais très vite il doit déchanter.

Le régime soviétique résiste contre toute attente au choc des premières semaines de l'invasion. Très vite, la hiérarchie communiste se ressaisit et, d'une poigne de fer, mobilise toutes les forces du pays sans égard pour la vie humaine. Le potentiel industriel est préservé grâce au déménagement des grandes usines d'armement dans la région de l'Oural, à l'est de Moscou. Le gouvernement soviétique lui-même abandonne Moscou le 16 octobre 1941 et se réfugie plus à l'est.

Répression allemande contre les partisans russes en 1941

Dans les régions envahies par la Wehrmacht, les minorités et les paysans changent d'attitude devant la haine des Allemands à leur égard. La guerre des partisans se fait plus brutale.

Or, la Wehrmacht souffre très vite d'un équipement logistique insuffisant. Elle manque dramatiquement de camions et de trains. Qui plus est, elle se disperse dans trois objectifs, Hitler et ses généraux n'ayant pu s'entendre sur un objectif prioritaire.

C'est ainsi qu'un groupe d'armées se dirige au nord vers Léningrad, un autre vers Moscou, un troisième au sud vers les plaines céréalières de l'Ukraine et les gisements pétroliers du Caucase. Aucun de ces objectifs n'est en définitive atteint.

Le 5 décembre 1941, épuisée par l'arrivée précoce de l'hiver et le harcèlement des résistants soviétiques, l'armée allemande interrompt son avance à 30 kilomètres de Moscou.

Le sacrifice de Masha et Volodya

Masha Maria Bruskina et Volodya Shcherbatsevitch (26 octobre 1941)Née à Minsk en 1924, Masha (Maria) Bruskina est cantonnée dans le ghetto juif de la ville à l'arrivée des Allemands en juillet 1941. Infirmière volontaire dans un hôpital sous administration allemande où sont soignés des prisonniers de guerre soviétiques, elle aide ceux-ci à s'évader avec faux papiers et vêtements civils. Dénoncée par un patient, elle est arrêtée le 14 octobre 1941, torturée et pendue le 26 octobre 1941 avec deux autres résistants, Kiril Trus et Volodia Shcherbatsevich (16 ans), que l'on voit ici à côté d'elle.

Cette image tragique a fait le tour du monde mais il faudra attendre 1996 pour que des historiens révèlent l'identité des victimes et leur judéité, car il était pour Staline inconcevable qu'une juive symbolise l'héroïque résistance soviétique (note).

Contre-offensive
Alors débute sur tous les fronts la contre-offensive soviétique. De gré ou de force, tous les Soviétiques font bloc autour de leur Vojd (Guide en russe) Staline. Il n'est plus question de marxisme-léninisme mais de « Grande Guerre patriotique » contre l'oppresseur héréditaire.

L'arrière et les usines d'armement sont tout autant mobilisés que les unités combattantes. Plus important encore, celles-ci bénéficient des armements qui arrivent par convois maritimes des États-Unis et sont débarqués dans les ports de l'Arctique, Arkangelsk et Mourmansk.

Pour la première fois depuis le début de la guerre, la Wehrmacht cède du terrain devant l'ennemi. Dans le même temps, les États-Unis entrent officiellement dans le conflit suite à l'attaque japonaise sur Pearl Harbor. C'est le tournant de la Seconde Guerre mondiale.

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