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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

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Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

La dévotion au Sacré Coeur, une réponse à l’amour par l’amour

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La dévotion au Sacré Coeur, une réponse à l’amour par l’amour

Pour la solennité du Sacré-Cœur de Jésus, le frère Jean-Thomas de Beauregard op nous introduit dans la dévotion au Sacré-Cœur, souvent mal comprise. Répondre à l’amour par l’amour, c’est ce que nous enseignent les mystiques, mais d’abord l’Écriture sainte à travers les contacts directs de l’homme avec le cœur de Jésus.


Dans ses Dialogues, sainte Catherine de Sienne rapporte cette parole que Dieu lui adresse : « J’ai voulu que le côté de mon Fils unique fût ouvert, pour te faire voir le secret du cœur. Je l’ai disposé, comme un asile toujours ouvert, où vous pourriez connaître et goûter l’Amour ineffable que j’ai, en trouvant et en contemplant ma Nature divine unie à votre nature humaine. » Cette révélation faite à Catherine de Sienne culmine dans l’expérience mystique de l’échange des cœurs, Jésus ôtant un jour de la poitrine de Catherine de Sienne son cœur à elle pour y placer le sien : « Ma fille, lui dit son céleste époux, je t’ai enlevé ton cœur ; maintenant je te donne le mien pour que tu en vives toujours. »

Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne se repose en toi.

Mais au-delà de cette expérience exceptionnelle réservée peut-être à quelques-uns quant à son étonnante matérialité, chacun est appelé à vivre de l’amour du cœur de Jésus offert sur la Croix. À l’école de Catherine de Sienne, la solennité du Sacré-Cœur invite en réalité à méditer un triple mystère : celui de Jésus vrai Dieu et vrai homme, celui de l’amour divin et humain du Christ, et celui de la Trinité tout entière qui s’écoule sur tous les hommes depuis le côté ouvert du Christ en Croix lorsqu’il remet l’esprit : « L’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par l’Esprit » (Rm 5, 5). 

Vivre l’amour du cœur de Jésus
La dévotion au Sacré-Cœur peut sembler trop sentimentale, jusque dans le thème de la réparation qui lui est associé depuis les apparitions de Paray-le-Monial à Marguerite-Marie Alacoque : l’offrande des souffrances personnelles pour répondre au terrible constat selon lequel « l’Amour n’est pas aimé », le Cœur de Jésus méprisé et délaissé. En sollicitant la sensibilité sous toutes ses formes, mais en oubliant d’autres dimensions humaines et spirituelles, la dévotion au Sacré-Cœur peut rebuter bien des chrétiens. C’est oublier que le cœur, dans l’anthropologie biblique, ne désigne pas seulement le siège de l’affectivité ou de la sensibilité mais aussi celui de la volonté ou encore de la mémoire, avec ces préceptes divins inscrits « sur la tablette du cœur » (Pr 7, 3). De manière contre-intuitive pour un esprit occidental et moderne, c’est même l’intelligence qui est visée le plus souvent lorsque l’Écriture évoque le cœur : « Dieu leur donna un cœur pour penser » (Si 17, 6). Lorsqu’on dit de Salomon qu’il avait « un cœur aussi vaste que le sable qui est au bord de la mer » (1 R 5, 9), c’est en vertu de l’immensité de son savoir qui est décrite dans les versets suivants. C’est d’ailleurs ce que Salomon avait demandé et obtenu de Dieu au tout début de son règne : « un cœur intelligent » (1 R 3, 9).

Autrement dit, toutes les facultés spirituelles de l’homme sont impliquées dans l’idée biblique du cœur, et c’est avec toute cette richesse de significations diverses qu’il faut envisager la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus. Saint Augustin écrivait dans les Confessions : « Mon cœur, là où je suis ce que je suis. » Ce qui est vrai de l’homme pris dans toutes les dimensions de son être l’est aussi du Christ : le cœur, c’est la personne tout entière, dans sa vérité. La dévotion au Sacré-Cœur, c’est donc un dialogue entre tout dans l’homme et tout dans le Christ, jusqu’au plus intime de la Trinité.

La vocation humaine par excellence
Il s’agit de répondre à l’amour divino-humain du Christ en Croix et de toute la Trinité par notre amour humain surnaturalisé par la grâce, c’est certain ! Mais que serait cette réponse d’amour si elle n’était pas fécondée par la lumière de notre intelligence, soutenue par l’effort de notre volonté, ruminée dans notre mémoire ? Ce serait un amour sans objet, sans constance, et sans histoire, autant dire très peu de choses. Et ce serait d’autant plus dramatique que ce cœur-à-cœur avec Dieu est la vocation humaine par excellence, selon les mots bien connus d’Augustin : « Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne se repose en toi. » La dévotion au Sacré-Cœur exige donc de mettre en œuvre toutes nos facultés humaines pour répondre à l’amour par l’amour. 

L’Écriture Sainte nous enseigne à cet égard. Car en effet, qui ou quoi a été le plus proche du cœur de Jésus lors de sa Pâque ? La tête de Jean, la lance du légionnaire Longin, le doigt de Thomas. Chacun de ces contacts avec le cœur de Jésus livre un enseignement.

Les trois contacts avec le cœur de Jésus pendant la Passion
Le premier contact avec le cœur de Jésus pendant le mystère pascal, c’est la tête de Jean qui a reposé sur la poitrine du Christ à la Cène. Il y a là une union indissoluble de l’intelligence et de l’affectivité, qui déborde sur la volonté puisque Jean a pu unir les battements de son propre cœur à ceux du cœur du Sauveur. C’est donc toute la personne de Jean, toutes ses facultés, qui se sont unies à toute la personne de Jésus par ce contact avec son Cœur. L’Évangile de Jean et ses épîtres, qui unissent étroitement la lumière intelligible la plus éblouissante et l’exigence de l’amour sont le fruit de ce contact avec le cœur de Jésus. Ce n’est pas le moindre des paradoxes que le contact apparemment le plus extérieur (la tête de Jean contre la poitrine de Jésus est matériellement moins proche du cœur que la lance de Longin ou le doigt de Thomas) est en fait le plus pénétrant.

Parce qu’il se fait infiniment proche de nous, Jésus s’offre aux coups de lance de nos péchés.

Le deuxième contact avec le cœur de Jésus pendant le mystère pascal, c’est la lance de Longin qui a transpercé le côté de Jésus pour atteindre son cœur d’où ont coulé le sang et l’eau. Cela nous enseigne que notre proximité avec le Cœur de Jésus est aussi une capacité de le blesser. Parce qu’il se fait infiniment proche de nous, Jésus s’offre aux coups de lance de nos péchés. Mais le même soldat qui, peut-être, a percé le côté ouvert de Jésus, a ensuite confessé sa foi : « Vraiment, cet homme était fils de Dieu ! » (Mc 15, 39). Longin est le précurseur de la dévotion au Sacré-Cœur dans sa dimension de réparation, puisqu’il n’y a peut-être pas de plus grande réparation possible aux offenses contre l’amour divin qu’une véritable confession de foi. On y apprend en outre que c’est jusque dans l’acte même notre péché et dans notre terrifiant pouvoir de le blesser que Jésus offre sa miséricorde et la grâce de la conversion.

Le doigt de Thomas
Le troisième et dernier contact avec le cœur de Jésus pendant le mystère pascal, c’est le doigt de Thomas qui s’enfonce dans les profondeurs des plaies glorieuses du Christ ressuscité, jusqu’au cœur, pour être capable de proclamer sa foi : « Mon Seigneur et mon Dieu » (Jn 20, 28). Sa profession de foi va plus loin que ce qu’il expérimente, puisqu’il voit un homme ressuscité et confesse son Dieu. Sa sensibilité et son intelligence sont donc unies et surélevées par la grâce pour produire un acte de foi en la personne de Jésus vrai Dieu et vrai homme, l’un de la Trinité, mort et ressuscité pour nous sauver du péché et de la mort. On comprend aussi à cette occasion que le cœur de Jésus est capable de vaincre toutes les résistances et tous les doutes, même s’il faut parfois du temps pour cela.

La dévotion au Sacré-Cœur intègre donc tout dans l’homme pour en faire un saint selon le cœur de Dieu. C’est peut-être sainte Élisabeth de la Trinité qui la synthétise le mieux : 

« Ô mon Christ aimé, crucifié par amour, je voudrais être une épouse pour Votre Cœur. Je voudrais vous couvrir de gloire, je voudrais vous aimer jusqu’à en mourir. Mais je sens mon impuissance et je vous demande de me revêtir de vous-même, d’identifier mon âme à tous les mouvements de votre âme, de me submerger, de m’envahir, de vous substituer à moi afin que ma vie ne soit, qu’un rayonnement de votre vie. Venez à moi comme Adorateur, comme Réparateur et comme Sauveur. »

 

Le Sacré-Cœur de Jésus, un abrégé des mystères divins

La spiritualité du Cœur de Jésus constitue un formidable résumé de la foi chrétienne. Elle offre une voie privilégiée pour comprendre et vivre toutes les richesses de l’amour divin.

Grâce à la dévotion au Cœur de Jésus, nous embrassons d’un seul regard les quatre points cardinaux de la foi chrétienne : Dieu-Trinité, la personne du Sauveur, l’événement pascal et enfin la réalité mystique de l’Église. Cultivée avec fidélité, cette dévotion aux richesses inépuisables fait grandir l’amitié avec Jésus.

C’est l’incarnation de la Parole de Dieu en Jésus-Christ qui nous a révélé le mystère de la Trinité. Si le Verbe ne s’était pas fait chair, jamais les hommes, avec leur simple raison, n’auraient deviné que Dieu est un en trois Personnes. Le mystère de l’Incarnation nous révèle que l’un de la Trinité s’est fait homme. Jésus est à la fois Dieu et homme. Qu’est-ce que cette proposition théologique implique pour la dévotion à son Sacré Cœur ? Au XIIIe siècle, saint Bonaventure, le célèbre théologien franciscain, affirmait que la blessure visible de l’amour, à savoir le cœur transpercé de Jésus, manifestait la blessure invisible de l’amour. Autrement dit, à travers le cœur de chair de Jésus transparaissait une réalité invisible. Et cette réalité est d’ordre divin pour la raison que Jésus est le Fils de Dieu incarné.

Deuxième personne de la Trinité, égal au Père et à l’Esprit, Jésus nous a aimés avec son cœur humain comme Dieu aime. Ne faisant qu’un avec son Père, son cœur fait signe en effet vers la réalité invisible de toute la Trinité. Jésus nous aime avec la même intensité que son Père. Aussi, en tant que symbole de son amour divin, son Sacré Cœur dévoile-t-il la nature intime de Dieu qui est Amour. Le Cœur transpercé ouvre sur les abîmes insondables de la vie intime de la Trinité.

Dans ce Cœur sont donc renfermées toutes les richesses de l’Amour divin. Une spiritualité du Cœur de Jésus qui ne remonterait pas jusqu’à la source divine paternelle de la miséricorde et qui ne ferait aucune mention de l’Esprit, symbolisé par l’eau coulant du côté transpercé de Jésus en croix, ne prendrait pas toute la mesure de la miséricorde divine dont est porteuse cette spiritualité. Jésus ne nous a pas aimés seulement affectivement et charitablement, mais aussi divinement C’est pourquoi la spiritualité liée au Sacré Cœur touche à la révélation de la véritable nature du Dieu trinitaire : l’Être absolu est Amour.

Un triple amour en Jésus
En second lieu, le Sacré Cœur nous révèle l’identité de Jésus. La théologie a déduit celle-ci de la qualité de son amour. De même que le peuple juif a découvert l’identité de Dieu à travers la libération d’Égypte, de même la théologie chrétienne a compris qui était Jésus d’après sa façon de nous aimer, c’est-à-dire d’après son Cœur — même si elle ne l’a pas explicité initialement avec le terme de « cœur ». Le cœur permet en effet de mieux comprendre la trnidouble nature du Christ. Examinons la chose plus en détail.

Dieu fait homme, Jésus a aimé selon trois modes : affectivement, charitablement (la charité ayant été infusée dans son âme par Dieu, à l’instar des bienheureux, mais à une puissance qu’ils ne connurent jamais) et divinement. C’est cette triple dimension de l’amour du Christ que la spiritualité du Sacré Cœur permet d’appréhender dans toute son étendue. En effet, le Cœur de Jésus est le lieu où s’entrelacent amours humain et divin. En lui ont été consommées les noces du ciel et de la terre, puisque le ciel consiste pour les hommes à aimer comme Dieu aime.

Le Sacré Cœur, où se rencontrent les trois façons d’aimer de Jésus, est le centre à partir duquel s’unifient l’amour divin et l’amour humain. D’un côté, en ce Cœur, l’homme aime parfaitement Dieu et ses frères. Et d’un autre côté, en ce même Cœur, Dieu, dans la personne du Fils éternel, se livre aux hommes d’une façon incompréhensible et inimaginable ! Ainsi, le Sacré Cœur nous met devant les yeux les implications de la double nature du Christ, à la fois divine et humaine. Le Cœur de Jésus nous révèle à nous-mêmes : nous sommes les destinataires de la dilection divine et capables, en notre frère aîné, d’aimer de façon divine. Et en même temps, il porte au jour l’intensité de l’Amour que Dieu nous porte. Double révélation : de notre dignité et de la qualité de l’amour divin pour nous, puisque le Cœur de Jésus bat au même rythme que celui du Père. Comme on le voit, l’identité de Jésus, envisagée à partir de son Cœur, nous délivre de nombreux enseignements sur le mystère de la foi.

Un Cœur qui aime jusqu’à l’extrême
Après Dieu et la personne du Christ, le Sacré Cœur porte notre attention sur l’événement qui a décidé de notre salut : la Pâque de Jésus. C’est le troisième point cardinal de la foi. La spiritualité du Cœur de Jésus n’est pas née de considérations sur le support organique de l’affectivité du fils de Marie, mais d’un événement : le coup de lance du soldat qui perça le côté du Crucifié du Golgotha (Jn 19, 34) :

Mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté,
Et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.

L’épisode est tellement important pour l’évangéliste que celui-ci engage son témoignage solennel dans la relation du fait.

Or, dans ce « côté », la Tradition a toujours identifié le cœur de chair du supplicié. C’est son ouverture par la lance du soldat qui a déclenché la dévotion au Sacré Cœur. Certes, l’évangile de saint Jean mentionne le disciple bien-aimé penché dans le « sein » de Jésus dès le dernier repas. Il s’agit déjà d’une référence à son cœur. Cependant, la révélation du mystère du Cœur du Christ n’atteint sa plénitude que sur la Croix. C’est là que ce Cœur a aimé jusqu’à l’extrême (Jn 13,1), jusqu’à la mort, là qu’il devient véritablement l’objet de la dévotion et de l’adoration des croyants.

 

Le Cœur transpercé fournit en effet la clé de compréhension définitive de la Pâque du Fils. « Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé », disait le prophète Zacharie. Saint Jean rapporte cette prophétie en l’appliquant à l’événement du Golgotha. Oui, les hommes n’en finiront jamais de contempler le côté ouvert de Jésus dans lequel éclate la révélation définitive : Dieu est Amour ! Voilà pourquoi le culte du Cœur de Jésus n’est pas une dévotion facultative. Grâce à elle, nous goûtons comme il le mérite le mystère de notre salut en mesurant ce qu’il en a coûté à Dieu de nous extraire de la nasse du péché et de la mort. La Rédemption apparaît dès lors sous son véritable jour, à savoir comme la manifestation de l’Amour le plus extrême, un Amour prêt à tout pour nous sauver, prêt à toutes les audaces, à toutes les folies. La dévotion au Sacré Cœur n’est pas une eau tiède pour croyants confortablement « installés » !

Le Cœur d’où naît l’Église
Enfin, quatrième point cardinal de la foi que la spiritualité du Sacré Cœur nous permet d’approcher : la réalité de l’Église. Celle-ci est l’épouse que Jésus s’est acquise dans sa Pâque. De même qu’Ève fut tirée du côté d’Adam endormi, de même l’Église est issue du côté transpercé de Jésus, tandis qu’il dormait du sommeil de la mort sur la Croix. L’Église naît des sacrements du baptême et de l’Eucharistie. Or le sang et l’eau, sortis du côté ouvert de Jésus, sont la source de ces deux sacrements. L’Église est née sur la Croix. Car avant d’être une institution, elle est d’abord une réalité mystique. C’est à cette dimension mystique de la société ecclésiale que la dévotion du Sacré Cœur permet d’accéder. Vue à travers le prisme du Sacré Cœur, l’Église apparaît comme l’assemblée qui désire rendre amour pour amour à Celui qui est mort et ressuscité pour elle. Ainsi que le disait sainte Thérèse de Lisieux, le centre de l’Église réside dans son cœur — et un cœur uni au Cœur de son Époux.

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