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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

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Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Saint Pierre et saint Paul, les deux piliers de l'Église

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Saint Pierre et saint Paul,
les deux piliers de l'Église

Saint Pierre et saint Paul sont fêtés ensemble le 29 juin parce qu'ils sont reconnus par la tradition chrétienne comme les deux piliers de l'Église. L'Église romaine, c'est l'Église de Pierre et de Paul. Un article d’Alain Marchadour, bibliste.

P. Alain Marchadour bibliste,

 

Pierre, l'homme aux clés et Paul, l'homme à l'épée, si souvent associés, aussi bien dans l'histoire de la mission que dans la liturgie, et dans les représentations artistiques. Pierre était galiléen, un pêcheur installé à Capharnaüm au bord du lac de Tibériade. Paul était un juif de la diaspora, de Tarse en Asie Mineure,pharisien et citoyen romain. Tous deux verront leur vie bouleversée par l'irruption d'un homme qui leur dit: "Suis-moi". Pierre et Paul seront réunis dans leur confession de foi jusqu'au sang à Rome, puisqu'ils y ont été martyrisés pour leur foi en Jésus.

 

 

Trois ans après sa conversion (en 37), Paul a souhaité se rendre à Jérusalem pour voir Pierre (Galates 1,18-19). Ce sont deux géants de la foi qui se retrouvent. Pour Paul, soupçonné de faire bande à part, il est essentiel de faire comprendre aux Galates que, depuis le commencement, ce ne fut jamais le cas. C'est vrai qu'il a attendu trois ans, ce qui souligne sa liberté et sa vocation propre, née sur la route de Damas. Mais, pour contrer l'accusation d'être isolé et à part, il tient à faire savoir aux Galates qu'il a voulu rencontrer le chef de l'Église.

Pierre, l’éternel converti

S’il y a bien un personnage qui se convertit dans le Nouveau Testament, c’est Pierre. Présenté comme un impulsif au grand coeur, parfois téméraire mais jamais vraiment courageux, Pierre est l’exemple type du disciple qui veut bien faire, n’y arrive pas vraiment mais revient toujours.

Pierre se met à la suite de Jésus et marche sur les eaux de façon hésitante. À la première difficulté, il coule ! Heureusement, il appelle au secours. Mais voilà la première annonce de la Passion. Qu’est-ce que cette bizarre affaire de souffrances infligées au Messie, au Roi attendu, au libérateur ? Pierre est d’autant plus fondé à réagir qu’il vient de reconnaître en Jésus « le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Le voilà pourtant qui subit une très violente rebuffade de la part du Maître : « Passe derrière moi, Satan ». Ce qu’il en pense, personne ne le sait mais ce qui est sûr, c’est qu’il est toujours là, fidèle, à la tête des disciples. Le voilà d’ailleurs qui déclare ne jamais abandonner Jésus lors de sa Passion. Et c’est l’histoire bien connue de la prédiction des trois reniements de Pierre et de leur accomplissement avant le chant du coq. Pierre pleure, mais il sera un des premiers à se rendre au tombeau. Chez Jean, après la résurrection, Jésus l’interpelle par trois fois (ce chiffre lui colle à la peau !) : « M’aimes-tu ? » Et Pierre, attristé, répond la troisième fois : « Tu sais tout, tu sais que je t’aime. » Transparence absolue de la fidélité.

Et puis il y a la Pentecôte. Pierre est le premier à témoigner, mais il lui faut des arguments massues pour qu’il consente à baptiser Corneille. Et même ainsi, cela ne semble pas suffire. Peu après la première assemblée de Jérusalem où il entérine l’ouverture aux païens, Pierre se voit vertement repris par Paul. Ici aussi, personne ne dit ce qu’il en pense. Mais ce qui est sûr c’est qu’il revient toujours, fidèlement. Il se convertit, inlassablement. C’est d’ailleurs peut-être le signe distinctif du disciple : savoir sans cesse revenir, changer, se convertir.


Le premier concile
La seconde rencontre entre Paul et Pierre se déroule beaucoup plus tard, après le second voyage de Paul, sans doute en 51. Paul a acquis de l'expérience, il a beaucoup reçu de la communauté d'Antioche où il a passé douze années. Il a appris à travailler avec Barnabé, puis seul, comme responsable d'Église, tout en étant secondé par des collaborateurs bien choisis.

Actes des Apôtres : Pierre, Paul et Jacques à Jérusalem

L’Église naissante s'élargit peu à peu... (Actes des Apôtres, chapitre 15). Le "Concile" de Jérusalem renonce à imposer la circoncision et les exigences multipliées de la loi de Moïse.

P. Jacques Guillet (1910-2001) , jésuite, l
Cependant, certaines gens venus de Judée enseignaient aux frères : "Si vous ne vous faites pas circoncire suivant l'usage qui vient de Moïse, vous ne pouvez être sauvés. Après bien de l'agitation et une discussion assez vive (...) il fut décidé que Paul, Barnabé et quelques autres des leurs monteraient à Jérusalem auprès des apôtres et des anciens, pour traiter de ce litige. Actes 15,1-2 © aelf

Eux donc (...), arrivés à Jérusalem, furent accueillis par l'Église, les apôtres et les anciens, et ils racontèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux.Mais certaines gens du parti des Pharisiens (...) intervinrent pour déclarer qu'il fallait circoncire les païens et leur enjoindre d'observer la Loi de Moïse. Alors les apôtres et les anciens se réunirent. Actes 15,4-6 © aelf

Quand ils eurent cessé de parler, Jacques prit la parole et dit : "Syméon a exposé comment dès le début Dieu a pris soin de tirer d'entre les païens le peuple réservé à son Nom. C'est pourquoi je juge, moi, qu'il ne faut pas tracasser ceux des païens qui se convertissent à Dieu.Qu'on leur demande seulement de s'abstenir de ce qui a été souillé par les idoles, des unions illégitimes, des chairs étouffées et du sang". Actes 15,13-21 © aelf

On aurait pu attendre que les Actes décrivant les "enfances" de l'Église ne respirent que jeunesse et joie de vivre. Ainsi l'évangile de Luc résumait-il en quelques mots riches d'espoir et d'avenir les années de Nazareth : "Jésus croissait en sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et devant les hommes" (Luc 2,52 ; cf 1,80). Toutefois, comme il avait tenu à raconter les journées d'angoisse vécues par Marie et Joseph cherchant leur enfant disparu, il ne craint pas d'évoquer les moments difficiles de la jeune Église.

L'accueil des païens
À Jérusalem comme en Samarie, en Pamphilie comme en Pisidie, un nombre appréciable d'auditeurs sont bien disposés, prêts à constituer des communautés vivantes, mais partout aussi se manifestent des adversaires déterminés, capables d'agir sur les autorités et de soulever les foules.

Mais le problème le plus grave est posé à l'Église par l'arrivée dans les communautés de païens toujours plus nombreux. Pour beaucoup de chrétiens, pour la majorité sans doute, cet afflux est un don du ciel, qui les remplit de joie. Joie d'abord dans la communauté d'Antioche qui a vu partir les missionnaires, et les entend rendre compte à leur retour de leur voyage. Cependant, arrivent de Judée des voix discordantes qui en appellent à l'autorité pour rappeler la leçon : "Si vous ne vous faites pas circoncire suivant l'usage qui vient de Moïse, vous ne pouvez être sauvés" (Actes 15,1). D'où le trouble chez de nouveaux chrétiens, et la réaction très vive de Paul et de Barnabé. "Après bien de l'agitation et une discussion assez vive (...) il fut décidé que Paul, Barnabé et quelques-uns de leurs partisans monteraient auprès des apôtres et des anciens pour traiter de ce litige" (Actes 15,2).

Quand Paul et Barnabé, gagnant Jérusalem, sont accueillis dans les communautés de Phénicie et de Samarie, et rapportent la "conversion des païens" en Pamphylie et en Pisidie (Actes 15,3), ils suscitent l'enthousiasme et l'action de grâce. À Jérusalem, même si l'accueil paraît moins chaleureux, "ils furent accueillis par l'Église, les apôtres et les anciens, et ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux" (Actes 15,4). L’Église tout entière est présente, et personne n'y manque.

Le "concile" de Jérusalem
La réunion qui groupe, autour des apôtres et des anciens de Jérusalem, Paul, Barnabé et quelques chrétiens venus d'Antioche, est souvent intitulée "Concile de Jérusalem" (Actes 15,1-6). L'expression paraît anachronique. Les grands conciles futurs auront toujours quelque chose de solennel et d'universel, convoquant des représentants venus de partout sur un point de foi à préciser. La rencontre de Jérusalem vise la pratique : l'accueil des païens dans la communauté, et les exigences à leur imposer. Si ce débat paraît n'engager que deux Églises, Jérusalem et Antioche, ces deux cités prestigieuses abritent les deux communautés chrétiennes les plus importantes de l'époque. Et la place qu'y tiennent Pierre, Jacques et Paul donne à leur rencontre une autorité sans égale.
Sur les problèmes posés, leurs positions sont loin d'être unanimes.

Trois hommes, trois approches
Tous sont d'accord pour accueillir les païens qui demandent le baptême, sans leur imposer la circoncision ni les exigences multipliées de la Loi juive. Mais l'image que Jacques garde en tête est celle d'une communauté juive, profondément transformée par la foi en Jésus et par la présence des païens, mais qui ne doit pas pour autant perdre l'originalité unique de la foi juive.

Paul se situe tout à l'opposé. Non pas, comme il arrive parfois, que la découverte de la foi lui fasse rejeter avec mépris le monde qui l'enchantait jadis. Même s'il peut en parler comme de balayures jetées aux déchets (Philippiens 3,8), il garde un respect sacré et un attachement profond pour le judaïsme : "ceux de ma race (...) à qui appartiennent l'adoption filiale, la gloire, les alliances, la législation, le culte, les promesses et aussi les patriarches, et qui ont donné naissance au Christ" (Romains 9,4). Mais sa gloire profonde, sa raison de vivre et son assurance dans le monde lui viennent maintenant de Jésus Christ. Et poser à côté de lui des valeurs ou des figures capables de porter atteinte à cette transcendance lui paraîtrait une trahison.

Ce langage, il est vrai, ne paraît pas encore dans les Actes, et l'on peut s'étonner de n'y pas retrouver le mot typiquement paulinien de "justification". Luc le jugeait-il trop abstrait, trop "théologique" pour ses lecteurs ? En tout cas, le succès de Paul auprès des païens, s'il est d'abord le fruit de l'Esprit Saint qui pénètre les cœurs (Actes 16,14), est aussi l'effet d'une parole neuve, de l'horizon qu'elle ouvre sur le vrai Dieu et sa présence au monde. Le converti de Damas est devenu l'apôtre lucide et déterminé du monde païen. Et sa façon de le comprendre et de l'atteindre est pour l'Église d'une portée sans précédent.

Pierre, l'honnête et humble Pierre, n'a ni les certitudes de Jacques, ni les audaces conquérantes de Paul. Mais il sait reconnaître la voix de Dieu et il sait réfléchir (Actes 10,17-34). On dirait presque que, devant des cas difficiles, il préfère se taire. Il laisse Paul et Barnabé raconter leurs expériences, il laisse Jacques formuler la solution (Actes 15,12-13). Ce souci d'écouter et de laisser parler pouvait parfois paraître à Paul une faiblesse dangereuse méritant le blâme. C'est l'incident d'Antioche (Galates 2,11-14).

Même si Paul regagne Antioche avec les encouragements fraternels de Jérusalem, même s'il s'y fait, avec Silas, un ami qui ne le quittera plus (Actes 15,22-40 ; 18,5), Paul n'est pas totalement satisfait de la solution formulée, qu'il juge sans doute manquer de netteté. Peut-être aussi la communauté d'Antioche n'est-elle pas prête à la pratique radicale qu'il prône. Sans que le récit, par discrétion peut-être, en fournisse les raisons, il montre Paul quittant Antioche pour retourner visiter les communautés d'Asie mineure. Mais Barnabé n'est plus avec lui, et il semble bien que Paul, même s'il y est retourné, n'ait jamais retrouvé la place qu'il tenait dans la communauté d'Antioche. Il n'oubliera pas les fondations jetées là-bas ni les chrétiens de Galatie, mais l'Esprit le tourne désormais vers l'Occident.


Dans sa longue période missionnaire, des conflits ont surgi entre les divers courants,

Ils portaient surtout sur l'ouverture vers le monde païen : faut-il imposer aux païens les institutions et les rites juifs (circoncision, fêtes, sabbat, règles alimentaires), comme le pense Jacques, frère du Seigneur ? Ou faut-il, selon la pratique de Paul, se dégager de ces rites pour offrir le message de Jésus dans sa radicalité et sa pureté, aux nations païennes ? Le conflit est sérieux. C'est pour tenter de faire un bon discernement qu'une rencontre officielle entre les grandes figures de l'Église est alors organisée à Jérusalem.

Deux décisions sont prises
Nous en avons deux versions, une dans les Actes (Actes 15,1-29), l'autre dans la lettre aux Galates (Galates 2,1-10). Avec des nuances, elles se rejoignent pour l'essentiel. Deux décisions sont prises : d'abord les missions respectives de Pierre vers les Juifs et de Paul vers les païens sont reconnues l'une et l'autre comme légitimes : "Jacques, Cephas et Jean, considérés comme des colonnes de l'Église, nous donnèrent la main à moi et à Barnabé en signe de communion afin que nous allions, nous vers les païens, eux vers les circoncis". (Galates 2,9). C'est un pas important, qui devrait faire taire les opposants judaïsants à Paul, et lui accorder une plus grande liberté d'esprit pour poursuivre le travail auprès des païens.

Ensuite une seconde décision, porte sur des rites alimentaires particuliers que les païens seraient invités à respecter (Actes 15,29). Mais il semble que Paul ne l'a jamais imposée à ses Églises.

La place de Jacques
On note que l'énumération des autorités par Paul suit un ordre particulier "Jacques, Céphas et Jean" (Galates 2,9). On peut en déduire que Jacques a pris la première place dans l'Église-mère de Jérusalem. Il est vraisemblable que la famille terrestre de Jésus, qui avait résisté à son enseignement de son vivant, a changé de comportement après la Résurrection. Elle a même revendiqué une place dominante dans l'Église-mère de Jérusalem après la Résurrection, se donnant comme mission de ne laisser personne gauchir le message originel de Jésus.

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