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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

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Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Bonne Fête aux Mariette et autres fêtes de ce jour

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Sainte Maria Goretti
« martyre de la pureté »
(1890-1902)

Maria naît dans le petit village de Corinaldo, le 16 octobre 1890, troisième d'une famille de sept enfants. En 1899, son père, cultivateur pauvre, déménagea dans une ferme au bord de la Méditerranée, près de Nettuno. Il mourut peu de temps après, laissant six enfants à nourrir.
Assunta, son épouse, décida de continuer la rude tâche à peine commencée et confia la garde des petits à Marietta, qui n'était alors âgée que de neuf ans. La petite fille d'une maturité précoce devint très vite une parfaite ménagère. Le jour de la Fête-Dieu, elle communia pour la première fois avec une ferveur angélique. Elle s'appliquait avec délices à la récitation quotidienne du chapelet. Maria Goretti ne put apprendre à lire, car la pauvreté et l'éloignement du village l'empêchèrent de fréquenter l'école. La pieuse enfant ne tint cependant aucun compte des difficultés et des distances à parcourir lorsqu'il s'agissait de recevoir Jésus dans le Saint Sacrement. « Je puis à peine attendre le moment où demain j'irai à la communion », dit-elle l'après-midi même où elle allait sceller de son sang sa fidélité à l'Époux des vierges.

Les Serenelli, proches voisins de la famille Goretti, étaient des gens serviables et honnêtes, mais leur fils Alessandro se laissait entraîner par des camarades corrompus et des lectures pernicieuses. Il venait aider la famille Goretti pour des travaux agricoles trop pénibles. Maria l'accueillait, reconnaissante, trop pure pour se méfier. Ce jeune homme ne tarda pas à lui tenir des propos abjects, en lui défendant de les répéter. Sans bien comprendre le péril qui la menaçait et craignant d'être en faute, Maria avoua tout à sa mère. Avertie d'un danger qu'elle ignorait, elle promit de ne jamais céder.

Alessandro Serenelli devenait de plus en plus pressant, mais prudente, l'adolescente s'esquivait le plus possible de sa présence. Furieux de cette sourde résistance, le jeune homme guettait le départ de la mère pour pouvoir réaliser ses desseins pervers. L'occasion tant attendue se présenta le matin du 6 juillet 1902. Alessandro se précipita brutalement sur Maria, alors seule et sans défense. Brandissant sous ses yeux un poinçon dont la lame acérée mesurait 24 centimètres, il lui fit cette menace : « Si tu ne cèdes pas, je vais te tuer ! » La jeune chrétienne s'écria : « Non! C'est un péché, Dieu le défend ! Vous iriez en enfer ! » Déchaîné par la passion, n'obéissant plus qu'à son instinct, l'assassin se jette sur sa proie et la laboure de quatorze coups de poinçon.

Lorsque Assunta est mise au courant du drame, Maria gît mourante à l'hôpital de Nettuno. Le prêtre au chevet de la martyre, lui rappelle la mort de Jésus en croix, le coup de lance et la conversion du bon larron : « Et toi, Maria, pardonnes-tu ? lui demanda-t-il. - “Oh, oui ! murmura sans hésitation la douce victime, pour l'amour de Jésus, qu'il vienne avec moi au Paradis.” » Les dernières paroles que la Sainte prononça au milieu d'atroces douleurs, furent celles-ci : « Que fais-tu Alessandro ? Tu vas en enfer ! » et comme elle se détournait dans un ultime effort, son cœur cessa de battre.

Alessandro Serenelli fut condamné à une peine de trente ans de prison. Après huit années d'incarcération, une nuit de 1910, il rêva que Maria lui offrait des lys qui se transformaient en lumières scintillantes. Ce rêve lui fit réaliser le mal qu'il avait fait et il se repentit. Il fut libéré en 1929, après vingt-sept années de détention.

Dans la nuit de Noël 1934, il alla jusqu'à Corinaldo, où était retournée la mère de Marietta, Assunta Goretti, qui à cette époque était au service du curé, et la supplia de lui pardonner. Elle accepta en disant : « Dieu vous a pardonné, ma Marietta vous a pardonné, moi aussi je vous pardonne. » Tous deux assistèrent à la messe ensemble le lendemain, recevant la Sainte Communion, l'un à côté de l'autre, sous le regard très étonné des paroissiens.

C'est ensemble également qu'ils assistèrent le 27 avril 1947 aux cérémonies de la béatification et à celles de la canonisation de Marietta le 24 juin 1950, par le vénérable pape Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958). Ce fut la première fois qu'une mère assistait à la canonisation de sa fille.

Dans son allocution, le Saint-Père déclarait : « Elle est le fruit mûr d'une famille où l'on a prié tous les jours, où les enfants furent élevés dans la crainte du Seigneur, l'obéissance aux parents, la sincérité et la pudeur, où ils furent habitués à se contenter de peu, toujours disposés à aider aux travaux des champs et à la maison, où les conditions naturelles de vie et l'atmosphère religieuse qui les entouraient les aidaient puissamment à s'unir à Dieu et à croître en vertu. Elle n'était ni ignorante, ni insensible, ni froide, mais elle avait la force d'âme des vierges et des martyrs, cette force d'âme qui est à la fois la protection et le fruit de la virginité. »

Alessandro Serenelli, devenu membre du Tiers-Ordre franciscain, travaillait depuis 1936 en tant que jardinier du Couvent des Pères Capucins d’Ascoli Piceno, puis, plus tard, au couvent de Macerata où il passa le reste de sa vie à leur service. Il y mourut le 6 mai 1970, à l'âge de 88 ans, après avoir rédigé un testament des plus édifiants.

Alessandro Serenelli, testament autographe, 5 mai 1961:

« Je suis âgé de presque 80 ans, et ma journée va bientôt se terminer. Si je jette un regard sur mon passé, je reconnais que dans ma première jeunesse j'ai pris un mauvais chemin : celui du mal qui m'a conduit à la ruine ; j'ai été influencé par la presse, les spectacles et les mauvais exemples que la plupart des jeunes suivent sans réfléchir, mais je ne m'en souciais pas. J'avais auprès de moi des personnes croyantes et pratiquantes, mais je ne faisais pas attention à elles, aveuglé par une force brutale qui me poussait sur une route mauvaise. À vingt ans j'ai commis un crime passionnel, dont le seul souvenir me fait encore frémir aujourd'hui.

Maria Goretti, qui est aujourd’hui une sainte, a été le bon ange que la Providence avait mis devant mes pas. Dans mon cœur j’ai encore l’impression de ses paroles de reproche et de pardon. Elle a prié pour moi, intercédé pour moi, son assassin. Trente ans de prison ont suivi. Si je n’avais pas été mineur, j’aurais été condamné à vie. J’ai accepté la sentence méritée ; j’ai expié ma faute avec résignation. Marie a été vraiment ma lumière, ma Protectrice ; avec son aide j’ai acquis un bon comportement et j’ai cherché à vivre de façon honnête lorsque la société m’a accepté à nouveau parmi ses membres. Avec une charité séraphique les fils de saint François, les frères mineurs capucins des Marches, m’ont accueilli parmi eux non comme un serviteur, mais comme un frère. C’est avec eux que je vis depuis 1936. Et maintenant j’attends avec sérénité le moment où je serai admis à la vision de Dieu, où j’embrasserai de nouveau ceux qui me sont chers, où je serai près de mon ange gardien et de sa chère maman, Assunta.

Puissent ceux qui liront ma lettre en tirer l’heureuse leçon de fuir dès l’enfance le mal et de suivre le bien. Qu’ils pensent que la religion avec ses préceptes n’est pas une chose dont on puisse se passer, mais qu’elle est le vrai réconfort, la seule voie sûre dans toutes les circonstances, même les plus douloureuses de la vie. Pax et Bonum (Paix et bien !) ».

 

Sainte Kyriaquie (Dominique) de Nicomédie
vierge et martyre

Sous le règne de Dioclétien, à Tropea, en Calabre (I), un couple de pieux chrétiens aisés, Doroteo et Eusebia, qui étaient restés sans enfants, supplièrent Dieu de leur accorder une progéniture, en lui promettant de la Lui consacrer. Leur prière fut exaucée, et il leur naquit une fille, un dimanche de l’année 287, c'est pourquoi ils la nommèrent Kyriaquie qui signifie dimanche en grec. On pourrait donc traduire son nom par celui de Dominique. L'ayant baptisée, ils l'élevèrent en l'instruisant selon le Seigneur (cf. Ep. 6, 4), et fidèles à leur promesse, ils préservèrent sa virginité afin de la consacrer au service du Seigneur.

La légende raconte qu'un jour, un riche païen, qui séjournait dans la ville, ayant entendu vanter la beauté et la qualité des mœurs de la jeune vierge, décida de la marier à son fils. Mais quand on vint lui en faire la proposition, Kyriaquie déclara qu'elle était épouse du Christ, et qu'elle désirait mourir dans la virginité. Furieux, le prince alla les dénoncer, elle et ses parents, à l'empereur Dioclétien comme rebelles à son autorité. Le souverain les convoqua, et leur demanda pourquoi ils rejetaient les dieux de l'Empire. Dorothée répondit avec courage qu'il avait appris de ses parents à n'adorer qu'un seul Dieu, le Créateur du ciel et de la terre, qui s'est incarné pour notre salut. Il fut soumis à la flagellation. Mais comme, sous les coups, il continuait à se moquer des idoles, l'empereur, voyant qu'il n'en tirerait rien de plus, l'envoya, avec Eusébie, auprès de Justus, gouverneur de Mélitène, en Petite Arménie. Celui-ci les soumit à la torture et leur procura la couronne du Martyre, en leur faisant trancher la tête.

Quant à Kyriaquie, Dioclétien l'envoya à son gendre, le césar Maximien, qui résidait à Nicomédie. Ayant admiré son éclatante beauté, Maximien la fit comparaître et lui promit qu'elle épouserait un des parents de l'empereur si elle acceptait d'honorer les dieux. Mais la frêle jeune fille se montra inflexible et lui déclara que rien ne pourrait la séparer de l'amour du Christ. Le tyran la fit alors étendre à terre entre quatre piquets et ordonna de la fustiger à coups de nerfs de bœuf, jusqu'à ce que mort s'ensuive. Les soldats épuisés changèrent à trois reprises, mais Kyriaquie restait insensible aux coups et n'en était que plus rayonnante de grâce. Maximien, croyant que, par pitié pour la jeune vierge, ses hommes n'usaient pas de toute leur force retourna sa colère contre eux. La Sainte l'interpella alors : Ne t'égare pas, Maximien. Jamais tu ne pourras me vaincre, car Dieu me porte secours. Craignant d'être de nouveau tourné en ridicule, l'empereur la fit transférer auprès d'Hilarion (ou Hilaire), gouverneur de Bithynie, homme réputé pour sa cruauté envers les Chrétiens.

Après avoir pris connaissance de la lettre de Maximien, qui accompagnait la captive, Hilarion menaça Kyriaquie de tortures inouïes. Elle lui répondit qu'il serait plus aisé d'amollir le fer, plutôt que de la soumettre ; et quand on lui passa des torches enflammées sur le corps, après l'avoir suspendue par les cheveux, elle resta impassible, comme si elle était déjà revêtue de l'incorruptibilité promise aux élus. La nuit suivante, elle reçut dans sa prison la visite du Christ qui la guérit et lui promit de la délivrer de toutes épreuves par Sa grâce. Au matin, le tyran s'étonna de la voir indemne, mais attribuant ce miracle aux dieux, il la fit conduire au temple des idoles. En entrant dans le temple Kyriaquie se mit à genoux et adressa une prière au Christ. Aussitôt l'édifice s'ébranla et les idoles tombèrent à terre, et se brisèrent en mille morceaux qu'un vent violent dispersa, mettant en fuite les païens présents. Seul Hilaire continuait de proférer des blasphèmes, quand un éclair fendit le ciel et brûla le visage du gouverneur qui, tombant de son siège, expira. Il fut remplacé par un autre magistrat, Apollonios, qui, ayant été mis au courant des événements qui agitaient la province, fit comparaître la Sainte et la condamna à être brûlée vive. Après avoir allumé une grande fournaise, les soldats y jetèrent Kyriaquie. Elle demeura plusieurs heures en prière, les mains tendues vers le ciel, sans que les flammes puissent lui causer la moindre brûlure. Et, alors qu'on était en été et que le ciel était dégagé, un nuage noir apparut et une averse vint éteindre le feu. Apollonios ordonna ensuite de lâcher contre elle deux lions ; mais, dès qu'ils l'approchèrent, les fauves devinrent doux comme des agneaux et se couchèrent aux pieds de la Sainte. De nombreux païens, qui avaient été témoins de ces prodiges, confessèrent alors le Christ, et ils furent aussitôt exécutés.

Le jour suivant, un nouvel interrogatoire devant le gouverneur s'avéra tout aussi vain. Constatant donc qu'il ne pourrait vaincre la valeureuse athlète du Christ, ni par les flatteries ni par les tortures, Apollonios la condamna à mourir par le glaive. Emmenée en dehors de la ville, Kyriaquie demanda à ses bourreaux de lui accorder un instant pour prier. Tombant à genoux, elle adressa une longue prière au Christ, qui lui avait donné la force de témoigner de son Nom devant les rois et les princes, et qui avait préservé sa virginité jusqu'à ce jour de ses noces mystiques. Des Anges lumineux vinrent prendre son âme, pour la présenter à son Époux, et elle s'affaissa doucement à terre : c’était le 6 juillet 303. Les soldats, qui s'apprêtaient à lui trancher la tête, furent stupéfaits de la trouver déjà morte. Ils entendirent alors une voix céleste, qui leur disait : Frères, allez raconter à tous les merveilles de Dieu. Pendant qu'ils allaient rendre compte au gouverneur de ce qu'ils avaient vu, des Chrétiens, qui se tenaient cachés par crainte des païens, vinrent prendre le corps de la Sainte et l'ensevelirent dans un lieu convenable en rendant grâces à Dieu. Les dépouilles mortelles sont conservées dans la Cathédrale de Tropea, en Calabre.

Sainte Kyriaquie, localement appelée Santa Domenica, est la Patronne de Tropea où elle est l’objet d’une grande vénération et où, tous les ans, il y a une grande fête en son honneur dans toute la province.

Saint Thomas More
Martyr
(1487-1535)

Saint Thomas More naquit à Londres, le 7 février 1478. Son père remplissait la fonction de juge, dans la capitale. Thomas passa quelques-unes de ses premières années en qualité de page, au service du cardinal Morton, alors archevêque de Cantorbéry et chancelier d'Angleterre. A l'âge de quatorze ans, il alla étudier à Oxford où il fit de sérieuses études juridiques et suivit les conférences sur la Cité de Dieu, de saint Augustin.

En 1501, Thomas More était reçu avocat et élu membre du Parlement trois ans plus tard. Après quelques années de mariage, il perdit sa femme et demeura seul avec ses quatre enfants: trois filles et un fils. Il ne se remariera que beaucoup plus tard, avec une veuve. En père vigilant, il veillait à ce que Dieu restât le centre de la vie de ses enfants. Le soir, il récitait la prière avec eux; aux repas, une de ses filles lisait un passage de l'Ecriture Sainte et on discutait ensuite sur le texte en conversant gaiement. Jamais la science, ni la vertu, ne prirent un visage austère dans sa demeure; sa piété n'en était cependant pas moins profonde. Saint Thomas More entendait la messe tous les jours; en plus de ses prières du matin et du soir, il récitait les psaumes quotidiennement.

Sa valeur le fit nommer Maître des Requêtes et conseiller privé du roi. En 1529, Thomas More remplaça le défunt cardinal Wolsey dans la charge de Lord chancelier. Celui qui n'avait jamais recherché les honneurs ni désiré une haute situation se trouvait placé au sommet des dignités humaines. Les succès, pas plus que les afflictions, n'eurent de prise sur sa force de caractère.

Lorsque Henri VIII voulut divorcer pour épouser Anne Boleyn, et qu'il prétendit devant l'opposition formelle du pape, se proclamer chef de l'Eglise d'Angleterre, saint Thomas More blâma la conduite de son suzerain. Dès lors, les bonnes grâces du roi se changèrent en hostilité ouverte contre lui. Le roi le renvoya sans aucune ressource, car saint Thomas versait au fur à mesure tous ses revenus dans le sein des pauvres. Le jour où il apprit que ses granges avaient été incendiées, il écrivit à sa femme de rendre grâces à Dieu pour cette épreuve.

Le 12 avril 1554, l'ex-chancelier fut invité à prononcer le serment qui reconnaissait Anne Boleyn comme épouse légitime et rejetait l'autorité du pape. Saint Thomas rejeta noblement toute espèce de compromis avec sa conscience et refusa de donner son appui à l'adultère et au schisme. Après un second refus réitéré le 17 avril, on l'emprisonna à la Tour de Londres. Il vécut dans le recueillement et la prière durant les quatorze mois de son injuste incarcération.

Comme il avait fait de toute sa vie une préparation à l'éternité, la sérénité ne le quittait jamais. Il avoua bonnement: «Il me semble que Dieu fait de moi Son jouet et qu'Il me berce.» L'épreuve de la maladie s'ajouta bientôt à celle de la réclusion. Devenu semblable à un squelette, il ne cessa cependant de travailler en écrivant des traités moraux, un traité sur la Passion, et même de joyeuses satires.

L'intensité de sa prière conservait sa force d'âme: «Donne-moi Ta grâce, Dieu bon, pour que je compte pour rien le monde et fixe mon esprit sur Toi.» Il disait à sa chère fille Marguerite: «Si je sens la frayeur sur le point de me vaincre, je me rappellerai comment un souffle de vent faillit faire faire naufrage à Pierre parce que sa foi avait faibli. Je ferai donc comme lui, j'appellerai le Christ à mon secours.»

On accusa saint Thomas More de haute trahison parce qu'il niait la suprématie spirituelle du roi. Lorsque le simulacre de jugement qui le condamnait à être décapité fut terminé, le courageux confesseur de la foi n'eut que des paroles de réconfort pour tous ceux qui pleuraient sa mort imminente et injuste. A la foule des spectateurs, il demanda de prier pour lui et de porter témoignage qu'il mourait dans la foi et pour la foi de la Sainte Église catholique. Sir Kingston, connu pour son coeur impitoyable, lui fit ses adieux en sanglotant. Il récita pieusement le Miserere au pied de l'échafaud. Il demanda de l'aide pour monter sur l'échafaud: «Pour la descente, ajouta-t-il avec humour, je m'en tirerai bien tout seul.» Il embrassa son bourreau: «Courage, mon brave, n'aie pas peur, mais comme j'ai le cou très court, attention! il y va de ton honneur.» Il se banda les yeux et se plaça lui-même sur la planche.

Béatifié par Léon XIII le 29 décembre 1886, sa canonisation eut lieu le 19 mai 1935.

Tiré de: Frères des Ecoles Chrétiennes, Vies des Saints, Edition 1932, p. 234-235 -- Marteau de Langle de Cary, 1959, tome II, p. 37-42

Saint Goar
Prêtre et Ermite
(† 575)

Goar naquit peu après la mort du roi Clovis. Ses parents étaient de nobles seigneurs de l'Aquitaine, au foyer desquels il puisa, pendant ses premières années, l'amour de la vertu. Tout petit encore, il avait une charité extraordinaire pour les pauvres; son zèle pour la gloire de Dieu lui faisait prêcher déjà la pénitence aux pécheurs et la sainteté aux justes, et la parole de cet enfant, jointe à ses actions merveilleuses, produisait de grands fruits autour de lui.

Le sacerdoce, quand il eut l'âge de le recevoir, fut un nouvel aiguillon à son ardeur apostolique. Avec l'autorité que lui donnait sa haute vertu, il combattit, dans ses prédications, tous les vices, le luxe, la discorde, la vengeance, l'homicide et les diverses passions grossières d'une époque encore barbare. Cependant l'apôtre avait, avant tout, des goûts de moine; aussi quitta-t-il bientôt ses parents et sa patrie pour chercher Dieu dans la solitude. Mais Dieu, qui ne voulait pas que tant de vertus demeurassent stériles, souffla au coeur du solitaire un nouveau feu de zèle, et Goar, riche de ses progrès nouveaux et des lumières surnaturelles qu'il avait recueillies dans sa retraite, parcourut toutes les campagnes voisines, encore païennes, y prêcha l'Évangile et vit avec joie de nombreux convertis recevoir le baptême.

Peu de Saints furent plus hospitaliers que lui, et c'est par ses bons procédés, ses aumônes, ses réceptions cordiales et généreuses, qu'il sut rendre populaire la doctrine qu'il pratiquait si bien. Accusé devant son évêque de divers crimes imaginaires inventés par le démon de la jalousie, il parut humblement au palais épiscopal et déposa son manteau, par respect, en présence du prélat; mais, en croyant le suspendre à une tige de métal, il le suspendit à un rayon de soleil. L'évêque ne fut point touché de ce prodige; cependant il dut bientôt reconnaître l'innocence du Saint, manifestée, à sa confusion, par un nouveau miracle.

Le roi Sigebert voulut bientôt le faire évêque; mais Goar obtint un délai de vingt jours, pendant lequel il pria Dieu avec tant de larmes, qu'il obtint une grave maladie qui se prolongea pendant sept ans et mit le roi dans l'impossibilité de réaliser ses desseins. Goar offrit à Dieu ses longues et horribles souffrances pour l'extension et le triomphe de l'Église.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

Sainte Godelieve
Martyre
(† 1070)

Bertolf, gentilhomme flamand, recherchait avec ardeur une jeune fille noble et accomplie, nommée Godelieve. Elle lui fut accordée. Il semblait que cette union vivement désirée dût être heureuse, et pourtant dès l'abord les fleurs de l'hymen se changèrent en épines: Bertolf, caractère violent et brutal, homme sans éducation et sans foi, conçut pour son épouse une aversion sauvage.

Isolée de sa famille, méprisée de son époux, sans expérience et sans secours, la jeune châtelaine se tourna vers Dieu, son unique soutien. Prier, assister les pauvres et les malades, surveiller sa maison, instruire ses domestiques et travailler de ses mains: telles furent ses continuelles occupations.

Loin d'amollir le cœur du gentilhomme, une si sage conduite l'irrita davantage. Pour punir sa femme d'avoir tant de vertu, il commença par lui ôter l'administration de son intérieur et la faire dépendre elle-même d'un valet, personnage digne d'un tel maître et qui sut enchérir sur les ordres barbares de Bertolf. La victime de ces deux monstres n'avait jamais d'autre pitance qu'un morceau de pain et un verre d'eau; mais en revanche elle recevait avec profusion les injures et les mauvais traitements. Toujours douce et résignée, Godelieve s'encourageait de l'exemple du divin Maître, et s'estimait heureuse de marcher après lui dans la voie des souffrances et des humiliations. Elle donnait aux pauvres la moitié de sa chétive nourriture; et si des âmes compatissantes, pensant la consoler blâmaient les violences de son tyran: «Ne parlez pas ainsi,» leur répondait-elle; «vous me faites de la peine en médisant de Bertolf. Dieu, qui peut changer les cœurs, a voulu ce qui m'est arrivé. Priez pour mon mari; mais, je vous en conjure, n'en dites pas de mal.»

La pensée intime de Bertolf était que sa femme ne résisterait pas au régime qu'il lui avait imposé. Déçu dans son espoir, il ne lui donna plus que la moitié de sa faible ration de pain. Godelieve s'en contenta et continua de partager avec les pauvres. Cependant lorsqu'elle comprit que son persécuteur en voulait à sa vie, elle se sauva chez son père, qui porta ses plaintes au comte de Flandre. Réprimandé par son souverain, Bertolf parut regretter sa conduite, et Godelieve suivit son époux avec l'espoir d'un peu de bonheur tardif. Hélas! Son bourreau ne se contraignit pas longtemps. Elle s'aperçut bien qu'il voulait se défaire d'elle à tout prix; néanmoins elle ne le quitta plus et s'abandonna sans réserve à la Providence. Lui, désespérant qu'elle mourut de faim, chargea deux misérables de l'étrangler en son absence, et l'on cacha le crime sous la déclaration d'une mort subite (1070). Les personnes qui virent le corps inanimé remarquèrent bien un cercle noir autour du cou, mais elles crurent prudent de garder d'abord leurs soupçons qui devinrent plus tard une triste certitude.

Plusieurs miracles attestèrent la sainteté de cette martyre de la foi conjugale. Ils ébranlèrent, dit-on, Bertolf lui-même: il pleura ses fautes et fit pénitence.

Réflexion pratique – Un chrétien qui se retrempe dans le souvenir de la passion du Sauveur, est capable de supporter sans défaillances les plus dures épreuves. Un sort malheureux, chrétiennement supporté, ouvre à l'âme le plus court chemin du ciel.

J.-M. Planchet, Nouvelle Vie des Saints, 2e éd. Paris, 1946

Autres Fêtes du Jour


Sainte Angèle de Bohême  Recluse (✝ 1243)
Saint Asteios  évêque de Durrazzo (✝ v. 100)
Bx Augustin-Joseph Desgardin religieux cistercien martyr sous la révolution française (✝ 1794)
Saints Berthier et Athalène  martyrs en Franche-Comté (✝ 764)
Saint Cyrille de Thessalonique  martyr (✝ 1566)
Sainte Dominique  (IVe siècle)
Saint Gervais  (date ?)

Saint Isaïe  prophète de l'Ancien Testament (VIIIe siècle av. J.-C.)
Sainte Macrine  fondatrice d'un monastère (IVe siècle)
Bse Marie-Thérèse Ledóchowska  fondatrice des missionnaires de St Pierre Claver (✝ 1922)
Vble Mère Catherine Aurélie du Précieux Sang fondatrice des adoratrices du Précieux Sang au Canada (✝ 1905)
Sainte Monenne  abbesse en Irlande (✝ 517)
Sainte Nazaire de Sainte-Thérèse March Mesa fondatrice de l'Institut des Missionnaires Croisées (✝ 1943)
Sainte Noyale de Pontivy  martyre en Bretagne (VIe siècle)
Saint Pallade  Evêque dans la région d'Aberdeen (✝ 450)
Saint Pierre Wang Zuolong  martyr en Chine (✝ 1900)

Saint Romulus martyr (Ier siècle)
Sainte Sexburge  princesse saxonne, abbesse d'Ely (✝ 700)
Saint Sisoès  ermite en Egypte (✝ v. 429)
Sainte Suzanne Deloye  bénédictine, martyre à Orange avec trente-deux religieuses de divers ordres (✝ 1794)
Bienheureux Thomas Alfield  prêtre et martyr en Angleterre (✝ 1585)

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