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Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

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Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Ste Brigitte de Suède (+1373)

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Ste Brigitte de Suède (+1373)

 

Brigitte de Suède s’installa à Rome à la mort de son mari. Sa fille sainte Catherine la rejoignit l’année suivante et elles vécurent désormais ensemble. Favorisée de grâces extraordinaires, elle suivait à la lettre le saint Évangile, pratiquant la pauvreté, mendiant même sous le porche des églises afin de récolter le mépris des passants. A une princesse romaine qui lui reprochait de ne pas savoir garder son rang, elle répondit : « Jésus s’est abaissé sans avoir eu votre autorisation. »
Les papes s’étaient alors réfugiés en Avignon. Elle les harcelait pour qu’ils reviennent à Rome. Au début de 1372, elle partit pour la Terre Sainte avec une escorte armée.

 


Sainte Brigitte de Suède Elle appartenait, ainsi que son mari Urf Gudmarson, à la première noblesse de Suède. Elle alla se fixer à Rome à la mort de son mari. Sa fille sainte Catherine la rejoignit l'année suivante et elles vécurent désormais ensemble. Favorisée de grâces extraordinaires, elle suivait à la lettre le saint Évangile, pratiquant la pauvreté, mendiant même sous le porche des églises afin de récolter le mépris des passants. A une princesse romaine qui lui reprochait de ne pas savoir garder son rang, elle répondit : "Jésus s'est abaissé sans avoir eu votre autorisation." Les papes s'étaient alors réfugiés à Avignon. Elle les harcelait pour qu'ils reviennent à Rome. Au début de 1372, elle partit pour la Terre Sainte avec une escorte armée. Ce furent les quinze mois les plus beaux de sa vie, disait-elle. Elle avait fondé l'ordre des Brigittines qui existe encore en Suède sur les bords du lac de Vadstena.
Pour en savoir plus: Vie de Sainte Brigitte de Suède écrite d'après les documents authentiques par un religieuse de l'adoration perpétuelle - 1879 - bibliothèque monastique
"La figure de la sainte suédoise, d'avant la réforme, reste un précieux lien œcuménique." (Jean Paul II, 1999)
Le 27 octobre 2010, la catéchèse de Benoît XVI a consisté en un portrait de Brigitte de Suède (1303-1373), proclamée copatronne de l'Europe par Jean-Paul II. On distingue deux périodes dans sa vie, a d'emblée souligné le Pape. D'abord une femme mariée et la mère de huit enfants, qui s'initia à l'étude de l'Ecriture et l'adopta comme règle de vie avec son époux comme tertiaires franciscains. Elle fut d'une charité généreuse et fonda un hôpital...
La seconde vie de Brigitte commença après son veuvage et son refus de se remarier afin d'approfondir "son union avec le Seigneur dans la prière, la pénitence et la charité... Après avoir distribué ses biens aux pauvres, elle se retira au monastère cistercien d'Alvastra, sans devenir moniale"...
En 1349, Brigitte prit le chemin de Rome pour participer au jubilé durant lequel le Pape approuva la fondation de son ordre consacré au Saint Sauveur. Moines et moniales se trouvent sous l'autorité d'une abbesse, une formule classique au Moyen Age. "La grande tradition chrétienne reconnaît à la femme une dignité particulière, à l'exemple de Marie, reine des apôtres, et une place spéciale au sein de l'Église qui, si elle ne coïncide pas avec le sacerdoce ordonné, a une grande importance pour la vie spirituelle de la communauté". Sainte Brigitte alla également en pèlerinage à Assise et en Terre Sainte. Elle fut canonisée dès 1391. Sa sainteté et ses multiples qualités en firent une figure remarquable de l'histoire européenne, "qui montre comment le christianisme a profondément imprégné la vie des peuples du continent... En la proclamant copatronne de l'Europe, Jean-Paul II exprima le vœu que Brigitte, qui vivait dans une chrétienté occidentale non encore blessée par la division, intercède en faveur de la pleine unité des chrétiens". Benoît XVI a conclu en demandant son intercession afin que l'Europe continue de puiser à ses racines chrétiennes. (source: VIS 20101027 590)
Pourquoi l'Église a-t-elle choisi des saints patrons pour l'Europe? Qui sont-ils et qu'ont-ils fait pour l’Europe ?
...Saint Benoît, proclamé patron de l'Europe par Paul VI en 1964, saint Cyrille et Méthode proclamés co-patrons en 1980 par Jean-Paul II et trois saintes proclamées copatronnes de l'Europe en 1999 par Jean-Paul II: sainte Brigitte de Suède, sainte Catherine de Sienne et sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein)...
Mémoire (en Europe : Fête) de sainte Brigitte, religieuse. Mariée toute jeune en Suède au prince Ulf, elle en eut huit enfants qu'elle éduqua dans la plus grande piété, et elle entraîna son époux à la piété par ses paroles et ses exemples. Après la mort d'Ulf, elle entreprit de nombreux pèlerinages à divers lieux saints, elle écrivit beaucoup pour la réforme de l'Église dans sa tête et ses membres et jeta à Rome, où elle mourut en 1373, les fondations de l'Ordre du Très Saint Sauveur.

Martyrologe romain

 

(Prière attribuée à sainte Brigitte)
Veuve, fondatrice de l'ordre du Saint-Sauveur (✝ 1373)

 

Voici une Prière en laquelle tous les saints Membres du sacré Corps de la Mère Vierge et tous les saints Usages qu’Elle en a faits sont loués et honorés d'une excellente manière « Ô Très Sacrée Vierge Marie, je désire louer et bénir tous Vos précieux Membres » de Sainte Brigitte de Suède (1303-1373), éducatrice à la cour royale de Suède, épouse, mère de famille, veuve et fondatrice de la congrégation religieuse de l'ordre des Brigittines qui existe encore en Suède sur les bords du lac de Vadstena.

La Prière de Ste Brigitte de Suède « Ô Très Sacrée Vierge Marie, je désire louer et bénir tous Vos précieux Membres » :

« Ô ma très honorée Dame et ma très chère Vie ! Reine du Ciel et Mère de mon Dieu, encore que je sois très certaine que tous les habitants du Ciel sont employés à chanter incessamment et avec une merveilleuse allégresse les louanges de Votre glorieux Corps, et que je sois très indigne de penser à Vous, je désire néanmoins de tout mon cœur louer et bénir en terre, autant qu'il me sera possible, tous Vos précieux Membres. Et partant, ô Très Sacrée Vierge Marie ! Ma très honorée Maîtresse, béni soit à jamais Votre sacré Chef couronné d'une gloire immortelle et plus éclatant incomparablement que le soleil ; et bénis soient Vos beaux cheveux, qui sont comme autant de rayons plus luisants que les rayons du soleil, parce qu'ils représentent Vos divines vertus, lesquelles sont en si grand nombre qu'elles ne se peuvent non plus compter que les cheveux de la tête. Ô Très Sainte Vierge ! Ma très honorée Dame, bénite soit Votre face très modeste, plus blanche et plus éclatante que la lune ; parce que jamais aucun des fidèles ne Vous a regardée, eu ce monde ténébreux, sans ressentir en soi-même quelque consolation spirituelle. Ô très sacrée Vierge Marie ! Ma très chère Maîtresse, bénis soient Vos sourcils et vos paupières, qui sont plus brillants que les rayons du soleil. Bénis soient Vos yeux très pudiques, parce qu'ils n'ont jamais rien convoité de toutes les choses transitoires qu'ils ont vues en ce monde ; et davantage, lorsque Vous les éleviez au ciel, Vos regards surpassaient la clarté des étoiles devant toute la cour céleste. Ô très sacrée Vierge Marie ! Ma souveraine Dame, bénies soient Vos bienheureuses joues plus blanches et plus vermeilles que l'aurore ; car, comme elle est parée à son lever d'un blanc et d'un vermeil fort agréables, ainsi, pendant que Vous étiez en ce monde, Vos très chastes joues étaient ornées d'une beauté merveilleusement brillante aux yeux de Dieu et des anges, parce que la vaine gloire ni la pompe mondaine n'y ont jamais eu aucune part. Ô très aimable Marie ! Ma très chère Maîtresse, que Vos très pures oreilles soient bénites et honorées éternellement, parce qu'elles ont toujours été fermées à toutes les paroles mondaines qui étaient capables de les profaner. Ô Vierge Sainte ! Ô Divine Marie ! Ma souveraine Dame, que Votre nez sacré soit béni et glorifié à jamais, dont toutes les respirations ont été accompagnées d'autant de soupirs de Votre cœur et d'élévations de Votre esprit vers Dieu, même pendant que Vous dormiez. Que pour ce sujet Votre saint odorat soit rempli d'une très douce odeur de toutes sortes de louanges et de bénédictions, qui soit plus excellente que celle des herbes les plus odoriférantes et des senteurs les plus agréables. Ô Vierge Sacrée ! Divine Marie, ma très sainte Dame, louée soit infinies de fois Votre bénie langue, infiniment plus agréable à Dieu et aux anges que tous les arbres portant fruit : car non seulement Elle n'a jamais dit aucune parole qui ait porté dommage à personne, mais Elle n'en a jamais proféré qui n'ait été utile à quelqu'un. Toutes les paroles qu’Elle prononçait étaient assaisonnées d'une si grande sagesse et douceur, qu'il n'y a jamais eu de fruit si délicieux au goût qu'elles étaient agréables à l'ouïe. Ô très précieuse Vierge ! Ô divine Marie ! Ma Reine et ma Souveraine, louée soit éternellement Votre digne bouche avec Vos saintes lèvres, plus belles incomparablement que toutes les roses et toutes les fleurs les plus agréables ; spécialement pour cette très bénie et très humble Parole qui en est sortie dans la réponse que Vous avez donnée à l'ange qui Vous a été envoyé du ciel, lorsque Dieu a voulu accomplir par Vous, dans le monde, le dessein du Mystère de l'incarnation, qu’Il avait prédit longtemps auparavant par la bouche des prophètes : car par la vertu de cette sainte Parole Vous avez affaibli la puissance des démons dans l'enfer, et Vous avez réparé les chœurs des anges dans le ciel. Ô Marie ! Vierge des vierges, ma Reine et mon unique Consolation après Dieu, que Votre sacré cou, Vos saintes épaules et Vos chastes reins, plus blancs que tous les lys, soient loués et honorés à jamais, parce que jamais Vous n'avez fait aucun usage de ces saints membres que pour ce qui regardait l'honneur de Dieu ou la charité du prochain ; car, comme le lys ne se meut que par le souffle du vent, ainsi tous Vos sacrés Membres ne se remuaient et n'agissaient que par le mouvement et la conduite du Saint-Esprit. Ô ma Princesse ! Ma Force et ma Joie, je bénis de tout mon cœur Vos très saints bras, Vos sacrés doigts et Vos très pures mains, ornées d'autant de pierres précieuses qu'elles ont fait de saintes actions ; parce que, comme Vous avez fortement attiré à tous le Fils de Dieu, par la sainteté de Vos œuvres, aussi Vos bras et Vos mains L'ont embrassé étroitement avec un cœur et un amour de Mère le plus ardent qui se puisse imaginer. Ô la Reine de mon cœur et la Lumière de mes yeux ! Je bénis et glorifie de toutes mes affections Vos très sacrées mamelles, qui sont comme deux très douces fontaines d'eau vive, ou plutôt de miel et de lait, qui ont donné la nourriture et la vie au Créateur et aux créatures, et qui nous fournissent continuellement les remèdes convenables à nos maux et les rafraîchissements dont nous avons besoin dans nos afflictions. Ô Marie ! Vierge Bienheureuse, ma très glorieuse Reine, bénite soit Votre précieuse poitrine plus pure que le fin or, parce qu'elle a été oppressée sous le pressoir des douleurs très violentes que Vous avez souffertes lorsque Vous étiez sur le Calvaire et que Vous entendiez les grands coups de marteau que les bourreaux frappaient sur les clous pour les enfoncer dans les Mains et dans les Pieds de Votre bien-aimé Fils. Mais encore que Vous L'aimassiez ardemment, Vous avez mieux aimé néanmoins endurer ce supplice et Le voir mourir pour le salut des âmes, que d'en être exempte et de Le voir vivre, les âmes demeurant dans la mort et dans la perdition éternelle ; et ainsi Vous êtes toujours demeurée ferme et constante au milieu des tourments et dans une entière conformité à la divine Volonté. Ô Vierge incomparable ! Ô très aimable Marie ! La vie et la joie de mon cœur, je révère, j'aime et je glorifie de toutes les puissances de mon âme Votre très digne Cœur, qui a tellement été embrasé du zèle très ardent de la Gloire de Dieu, que les flammes célestes de Votre amour étant montées jusqu'au Cœur du Père éternel, ont attiré son Fils unique, avec le Feu du Saint-Esprit, dans Vos très pures entrailles ; mais de telle sorte qu'il est toujours demeuré dans le sein de son Père. Ô Marie ! Ma très honorée Dame, Vierge très pure et très féconde tout ensemble, honneur et bénédictin éternelle à Vos bienheureuses entrailles qui ont produit un fruit admirable, lequel donne une gloire infinie à Dieu, une joie incroyable, aux anges et une vie éternelle aux hommes. Ô très sage Vierge ! Ma souveraine Dame, louange immortelle à Vos pieds très sacrés qui ont porté le Fils de Dieu et le Roi de gloire pendant qu'il était renfermé dans Votre ventre virginal. Oh ! Qu’il faisait beau voir la modestie, la majesté et la sainteté avec laquelle Vous marchiez sur la terre ! Certainement Vous ne faisiez aucun pas qui ne donnât un contentement singulier au Roi du ciel et qui ne remplit de joie toute la cour céleste. Ô admirable Marie ! Ô divine Vierge ! Ô Mère très aimable ! J’adore, je loue et je glorifie avec Vous, autant qu'il m'est possible, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, dans leur majesté incompréhensible, pour toutes les faveurs qu'ils ont faites à Votre très saint Corps, qui a été la demeure très agréable de Celui que tous les anges louent au Ciel et que toute l'Eglise adore dans la terre. Honneur éternel, louange perpétuelle, bénédiction, gloire et actions de grâces infinies à Vous, ô mon Seigneur, mon Roi et mon Dieu, qui avez créé cette très noble et très pure Vierge, et qui L'avez rendue digne d'être votre Mère, pour toutes les joies dont Vous avez comblé par son moyen les anges et les saints qui sont au Ciel, pour toutes les Grâces que Vous avez répandues sur les hommes en la terre, et pour toutes les Consolations que Vous avez données aux âmes souffrantes dans le purgatoire ».

Ainsi soit-il.

 

La Prière de Sainte Brigitte de Suède sur la Miséricorde de Jésus-Christ « Ô mon doux Jésus, donnez-moi le Secours que je Vous demande » :

« Honneur et gloire à Dieu Tout-Puissant pour toutes les choses qu’Il a créées ! Louange Lui soit pour toutes Ses vertus ! Que louange Lui en soit rendu et service pour toute la Charité ! Moi, Brigitte, indigne créature, qui, dès ma jeunesse, ai beaucoup offensé la divine Bonté, je Vous rends grâces, ô mon doux Jésus ! Et pour cela singulièrement, d’autant qu’il n’y a créature si criminelle à qui Vous refusiez votre Miséricorde, qui Vous la demande avec charité et vraie humilité, avec résolution de s’amender. Ô mon très cher Jésus et le plus clément de tous ! Ce que Vous m’avez fait est admirable devant les yeux de tous, car quand il Vous plaît, Vous assoupissez mon corps, non pas toute fois avec un sommeil corporel, mais par une paix spirituelle. Or, Vous m’excitez comme quasi du sommeil, pour voir, ouïr et sentir spirituellement. Ô Seigneur Dieu ! Oh ! Que douces sont vos Paroles à ma bouche ! Il me semble que toutes fois et quand est que j’entends les Paroles de votre Esprit, mon âme les engloutit en elle-même avec quelque sentiment ineffable de Votre douceur signalée, comme une viande très douce qui semble tomber dans le cœur de mon corps avec une grande joie et une ineffable consolation. Néanmoins, cela me semble admirable que, quand j’entends vos Paroles, je demeure rassasiée et affamée : je suis rassasiée, d’autant qu’alors rien ne me satisfait, si ce n’est vos Paroles ; affamée, parce que mon appétit augment toujours. Béni soyez-Vous donc, ô Jésus-Christ, mon Dieu ! Donnez-moi, je Vous supplie, le Secours que je Vous demande, afin que tous les jours de ma vie, je puisse faire ce qui Vous est agréable ».

Ainsi soit-il.
 

 

 

Sainte Brigitte de Suède d’après Benoit XVI, lors de l’audience générale
du Mercredi 27 octobre 2010
:

Chers frères et sœurs,

En la veille fervente du grand Jubilé de l’An 2000, le vénérable serviteur de Dieu Jean-Paul II proclama sainte Brigitte de Suède co-patronne de toute l’Europe. Ce matin, je voudrais présenter sa figure, son message, et les raisons pour lesquelles cette sainte femme a beaucoup à enseigner — aujourd’hui encore — à l’Eglise et au monde.

Nous connaissons bien les événements de la vie de Sainte Brigitte de Suède, car ses pères spirituels rédigèrent sa biographie pour promouvoir son procès de canonisation immédiatement après sa mort, en 1373. Brigitte était née 70 ans auparavant, en 1303, à Finster, en Suède, une nation du nord de l’Europe qui, depuis trois siècles, avait accueilli la foi chrétienne avec le même enthousiasme que celui avec lequel la sainte l’avait reçue de ses parents, des personnes très pieuses, appartenant à de nobles familles proches de la maison régnante.

Nous pouvons distinguer deux périodes dans la vie de Sainte Brigitte de Suède :

La première est caractérisée par son mariage heureux. Son mari s’appelait Ulf et était gouverneur d’un important territoire du royaume de Suède. Le mariage dura vingt-huit ans, jusqu’à la mort d’Ulf. Huit enfants furent issus de ce mariage, dont la deuxième, Karin (Catherine) est vénérée comme Sainte. Cela est un signe éloquent de l’engagement éducatif de Sainte Brigitte de Suède à l’égard de ses enfants. D’ailleurs, sa sagesse pédagogique fut appréciée au point que le roi de Suède, Magnus, l’appela à la cour pour une certaine période, dans le but d’introduire sa jeune épouse, Blanche de Namur, à la culture suédoise.

Sainte Brigitte de Suède, qui reçut une direction spirituelle d’un religieux érudit qui l’introduisit à l’étude des Ecritures, exerça une influence très positive sur sa famille qui, grâce à sa présence, devint une véritable « Eglise domestique ». Avec son mari, elle adopta la Règle des Tertiaires franciscains. Elle pratiquait avec générosité des œuvres de charité envers les pauvres: elle fonda également un hôpital. Auprès de son épouse, Ulf apprit à améliorer son caractère et à progresser dans la vie chrétienne. Au retour d’un long pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle, accompli en 1341 avec d’autres membres de sa famille, les époux formèrent le projet de vivre dans l’abstinence; mais peu de temps après, dans la paix d’un monastère dans lequel il s’était retiré, Ulf conclut sa vie terrestre.

Cette première période de la vie de Brigitte nous aide à apprécier ce que nous pourrions définir aujourd’hui comme une authentique « spiritualité conjugale »: ensemble, les époux chrétiens peuvent parcourir un chemin de sainteté, soutenus par la grâce du sacrement du mariage. Souvent, comme ce fut le cas dans la vie de sainte Brigitte et d’Ulf, c’est la femme qui, avec sa sensibilité religieuse, sa délicatesse et sa douceur, réussit à faire parcourir à son mari un chemin de foi. Je pense avec reconnaissance à de nombreuses femmes qui, jour après jour, illuminent aujourd’hui encore leur famille par leur témoignage de vie chrétienne. Puisse l’Esprit du Seigneur susciter aujourd’hui également la sainteté des époux chrétiens, pour montrer au monde la beauté du mariage vécu selon les valeurs de l’Evangile : l’amour, la tendresse, l’aide réciproque, la fécondité dans l’engendrement et l’éducation des enfants, l’ouverture et la solidarité envers le monde, la participation à la vie de l’Eglise.

Devenue veuve, Sainte Brigitte de Suède commença la deuxième période de sa vie. Elle renonça à contracter un autre mariage pour approfondir l’union avec le Seigneur à travers la prière, la pénitence et les œuvres de charité. Les veuves chrétiennes peuvent donc trouver elles aussi chez cette Sainte un modèle à suivre. En effet, à la mort de son mari, Sainte Brigitte de Suède, après avoir distribué ses biens aux pauvres, tout en ne choisissant jamais la consécration religieuse, s’installa au monastère cistercien d’Alvastra. C’est là que commencèrent les révélations divines, qui l’accompagnèrent pendant tout le reste de sa vie. Celles-ci furent dictées par Sainte Brigitte de Suède à ses secrétaires-confesseurs, qui les traduisirent du suédois en latin et les rassemblèrent dans une édition de huit livres, intitulés Revelationes (Révélations). A ces livres s’ajoute un supplément, qui a précisément pour titre Revelationes extravagantes (Révélations supplémentaires).

Les Révélations de Sainte Brigitte de Suède présentent un contenu et un style très variés. Parfois, la révélation se présente sous forme de dialogue entre les Personnes divines, la Vierge, les saints et également les démons; des dialogues dans lesquels Brigitte intervient elle aussi. D’autres fois, en revanche, il s’agit du récit d’une vision particulière; et d’autres encore racontent ce que la Vierge Marie lui révèle à propos de la vie et des mystères de son Fils. La valeur des Révélations de Sainte Brigitte de Suède, qui fut parfois objet de certains doutes, fut précisée par le vénérable Jean-Paul II dans la Lettre Spes Aedificandi : « En reconnaissant la sainteté de Brigitte, l'Eglise, sans pour autant se prononcer sur les diverses révélations, a accueilli l'authenticité globale de son expérience intérieure » (n. 5).

De fait, en lisant ces Révélations, nous sommes interpellés sur des thèmes importants. Par exemple, on retrouve fréquemment la description, avec des détails très réalistes, de la Passion du Christ, pour laquelle Sainte Brigitte de Suède eut toujours une dévotion privilégiée, contemplant dans celle-ci l’amour infini de Dieu pour les hommes. Sur les lèvres du Seigneur qui lui parle, elle place avec audace ces paroles émouvantes : « O mes amis, j’aime si tendrement mes brebis, que, s’il était possible, j’aimerais mieux mourir autant de fois pour chacune d’elles de la mort que je souffris pour la rédemption de toutes, que d’en être privé » (Revelationes, Livre I, c. 59). La maternité douloureuse de Marie, qui en fit la Médiatrice et la Mère de miséricorde, est aussi un thème qui revient souvent dans les Révélations.

En recevant ces charismes, Sainte Brigitte de Suède était consciente d’être la destinataire d’un don de grande prédilection de la part du Seigneur : « Or, vous, ma fille — lisons-nous dans le premier livre des Révélations —, que j'ai choisie pour moi, aimez-moi de tout votre cœur mais plus que tout ce qui est au monde» (c. 1). Du reste, Brigitte savait bien, et elle en était fermement convaincue, que chaque charisme est destiné à édifier l’Eglise. C’est précisément pour ce motif qu’un grand nombre de ses révélations étaient adressées, sous formes d’avertissements parfois sévères, aux croyants de son temps, y compris les autorités politiques et religieuses, pour qu’elles vivent de façon cohérente leur vie chrétienne; mais elle faisait toujours cela avec une attitude de respect et en pleine fidélité au Magistère de l’Eglise, en particulier au Successeur de l’apôtre Pierre.

En 1349, Sainte Brigitte de Suède quitta définitivement la Suède et se rendit en pèlerinage à Rome. Elle entendait non seulement prendre part au Jubilé de 1350, mais elle désirait aussi obtenir du Pape l'approbation de la Règle d'un Ordre religieux qu'elle entendait fonder, consacré au Saint Sauveur, et composé de moines et moniales sous l'autorité de l’abbesse. Cela ne doit pas nous surprendre : il existait au Moyen-Age des fondations monastiques avec une branche masculine et une branche féminine, mais pratiquant la même règle monastique, qui prévoyait la direction d'une Abbesse. De fait, dans la grande tradition chrétienne, une dignité propre est reconnue à la femme, et — toujours à l'exemple de Marie, Reine des Apôtres — une place propre dans l'Eglise qui, sans coïncider avec le sacerdoce ordonné, est tout aussi importante pour la croissance spirituelle de la Communauté. En outre, la collaboration d'hommes et de femmes consacrés, toujours dans le respect de leur vocation spécifique, revêt une grande importance dans le monde d'aujourd'hui.

A Rome, en compagnie de sa fille Karin, Sainte Brigitte de Suède se consacra à une vie d'intense apostolat et de prière. Et de Rome, elle partit en pèlerinage dans divers sanctuaires italiens, en particulier à Assise, patrie de saint François, pour lequel Sainte Brigitte de Suède a toujours nourri une grande dévotion. Enfin, en 1371, elle couronna son plus grand désir : le voyage en Terre Sainte, où elle se rendit en compagnie de ses fils spirituels, un groupe que Brigitte appelait «l es amis de Dieu ».

A cette époque-là, les Papes se trouvaient en Avignon, loin de Rome : Sainte Brigitte de Suède se tourna vers eux avec une grande tristesse, afin qu'ils reviennent au siège de Pierre, dans la Ville éternelle.

Sainte Brigitte de Suède mourut en 1373, avant que le Pape Grégoire XI ne rentre définitivement à Rome. Elle fut enterrée provisoirement dans l'église romaine « San Lorenzo in Panisperna », mais en 1374, ses enfants Birger et Karin la ramenèrent dans leur patrie, au monastère de Vadstena, siège de l'Ordre religieux fondé par Sainte Brigitte de Suède, qui connut immédiatement une remarquable expansion. En 1391, le Pape Boniface IX la canonisa solennellement.

La sainteté de Brigitte, caractérisée par la multiplicité des dons et des expériences que j'ai voulu rappeler dans ce bref portrait biographique et spirituel, fait d'elle une éminente figure dans l'histoire de l'Europe. Originaire de Scandinavie, Sainte Brigitte de Suède témoigne de la manière dont le christianisme a profondément imprégné la vie de tous les peuples de ce continent. En la déclarant co-patronne de l’Europe, le Pape Jean-Paul II a souhaité que Sainte Brigitte de Suède — qui vécut au XIVe siècle, lorsque la chrétienté occidentale n'était pas encore frappée par la division — puisse intercéder efficacement auprès de Dieu, pour obtenir la grâce tant attendue de la pleine unité de tous les chrétiens.

Chers frères et sœurs, nous voulons prier à cette même intention, qui nous tient beaucoup à cœur, et pour que l'Europe sache toujours se nourrir à ses propres racines chrétiennes, tout en invoquant la puissante intercession de sainte Brigitte de Suède, fidèle disciple de Dieu et co-patronne de l'Europe. Merci de votre attention.

Benoit XVI

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