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Quand les mois s'égrènent

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Oui les mois s’égrènent

Jours après jours

Semaine après semaine

Cela devient une année

La petite pousse déterminée

Veut  grandir et s affirmer

Pour devenir ce désir

D’être le grand vizir.

Ils se comptent pour l’avenir

Se  racontent dans les souvenirs

Se placent en devenir.

 

Alors on considère le temps

Il va s’étirant vers l’inéluctable

L’homme est incapable

De vivre sans le temps

Où les instants lui sont comptés

Travaillant depuis longtemps

Il croit l’avoir dompté

C’est alors qu’il est fauché

Sans coup férir pour l’éternité.

 

Là on s’aperçoit que l’incapable

Ce n’est pas le vénérable

Car il est inusable

Mais celui qui se croit être l’honorable

En vérité il n’est qu’un minable

Puisqu'il est du littoral

Avec son vocal

Pour mener le bal.

 

Monique Isope. Macalou

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FRIPOUNETTE, MA PRINCESSE DE LA SAGESSE

 

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Viens, viens Poupoune viens

Viens mon petit cœur

Viens dans mes bras

Viens Poupoune viens

Ce sont par ces mots

Qu’elle venait me rejoindre

Elle était la prouesse

Ma petite Princesse

Elle n’avait de cesse

Ma chère et sacrée drôlesse

De me suivre en espèces

De gardienne comme une altesse

Exigeante de politesse

 

D’un amour débordant

Comme les combattants

Elle est là écoutant,

Guettant le moindre danger

Les dangers dignes de son intervention

Toute son attention est constante

Poupoune c’est ma Fripounette

C’est mon amie à moi

Elle est tout mon émoi

Fripounette c’était ma détente

Elle était ma confidente

Son affection débordante

Ses paupières fermées filtrants

Ce qui pouvait être faiblesse

Chez elle point de bassesse

Elle était toute la sagesse

La beauté d’un esprit tendresse

 

J’ai vu parmi mes chats des voleurs

Ils dormaient, en attendant l'exploit

Ces chats épiant calmement la proie

Des chats joueurs avec leurs proies

Des chats malins et sournois

Des chats rusés et canaillous

Des chats sauvages comme des voyous

Des chats dominants durs comme des cailloux

Des chats ronronnant et caressants

Des chats sautant sur les armoires

Mais des chats comme Fripounette jamais

 

Elle était la dominante de la maisonnée

Fripounette c’était la Princesse de la sagesse

Son règne de dominante a été incroyable.

Elle veillait sur toute la maisonnée.

En elle il n’y avait point de malice

Elle était souvent ma complice

Si danger il y avait ?

Elle  le résolvait,

De crainte il n’y avait pas,

Elle n’était pas hypocrite

Si sanction nécessaire elle prévenait

Elle veillait à tout

Non seulement sur sa mère et sa sœur

Mais aussi sur Coco Chéri le Mainate

Fifi et Petit Coco les canaris,

Spartacus le combattant rouge

Le petit bleu le combattant sauteur

Xyrus le scalaire jaune

Le  roi de l’aquarium

Les poissons de l’aquarium

Et comme si cela ne suffisait pas

Elle veillait sur la maison.

Son capitaine était Coco chéri

Il la prévenait si un étranger venait

Pourtant elle était myope

Son regard d’or lui donnait

La puissance d’une reine.

 

Le mercredi jour de prière

Elle amenait sa sœur et sa mère

Dans la chambre sur leurs affaires

Si j’étais malade elle me veillait

Elle se couchait près de mon visage.

Où me réchauffait la ou la douleur était

Elle a survécu à tous ses compagnons

La maladie et la souffrance l’a rattrapaient

La journée elle était seule avec moi

Le jour on égrenait les heures.

Puis dans mes bras elle veillait

Regardait sur mon écran

Sa tête sur mon bras gauche

Elle attendait sagement

Le moment de mon couché

Ceci dura jusqu’au jour

Où La grande faucheuse me la prenne

Elle est partie sagement

Et pourtant si douloureusement

Sans bruit dans cette nuit

D’hiver glacial près du radiateur

La veille de la fête de Saint valentin

Dans son regard la peine de me quitter,

Elle me demander pardon la pauvre chéri

Et moi je lui ai dit je t’aime amour

Son regard d’amour me dit au revoir

Elle n’a jamais cessé de me regarder

Même de cet autre monde

Fripounette fut la sévérité et la sagesse

Chez le vétérinaire fut son dernier regard

Ces cendres cela est tout ce qui me reste

De ma Princesse de la sagesse

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CHERCHER LE BONHEUR

 

 

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Le bonheur est un nuage

Blanc rosé au fond du rêve

Transparent est son vitrage

Sa vue, sa joie sont brèves

On ne le perçoit rarement

On ne fait que s’en souvenir

Derrière un paravent.

 

Hier j’étais heureuse

Je me croyais malheureuse

 

Me remémorant ma petite maison

Mes souvenirs de la voyageuse

Reviennent sans discontinuer.

Regardant les photos mystérieuses

Comme une pie voleuse

Cherchant dans les bagages

Sur mes murs ses images

Elles sont comme le mage.

Sereine je ferme les yeux

Des photos défilent dans mon écran

Mon cinéma s’affiche sans ambages

Le compact disque grave son hommage.

 

Hier j’étais heureuse

Je me croyais malheureuse

 

J’y savoure la moindre péripétie

Le bonheur m’y accompagne

Pas seulement dans la campagne.

Il prend le train en marche

Sans oublier son arche

Il a toujours une disponibilité

Il est là, à mes côtés.

Il se fait invisible

Pour ne pas être nuisible.

Je suis toujours insatisfaite

Puisque je suis imparfaite.

Mal à l’aise dans l’attente

Impatiente souvent mécontente.

 

Hier j’étais heureuse

Je me croyais malheureuse

 

Je m’active presse le pas

Avant que vienne le trépas.

Le bonheur est derrière moi

Ce qui cause mon émoi.

Pourtant il trace la route

Afin d’éviter la banqueroute

Un regard vers l’arrière

Et j’aperçois la rizière

Soudain, ce bonheur apparait

Des fleurs odorantes dans la roseraie

Comme un défilé de mode

Sur la revue de ma commode

Je le croyais loin derrière moi

Il est devant pour le prochain mois

 

Hier j’étais heureuse

Je me croyais malheureuse

 

Je ne l’avais jamais vu ainsi

Lui, il n’est pas indécis.

J’imagine un bonheur géant

Si différent tellement grand.

Dans une île déserte

Avec l’automatisme des dessertes

Des vents sans colère

Pourvue de l’énergie solaire

L’eau claire chantante sans chlore

Au milieu des oiseaux multicolores

De leurs caquètements et sifflements

Ces sons forts et doux tel le piment

Les  arbres recourbant leurs bras

Formant les tonnelles de l’Alhambra

Les feuilles bruissent dans le vent

L’herbe grince sous mes pas lent

Les fleurs bariolées se penchent

Dans la tendresse des pervenches.

En cette plaine verdoyante

 

Hier j’étais heureuse

Je me croyais malheureuse

 

La neige crisse sous les raquettes

Chaque pas est une conquête

La montagne reine des neiges

Règne sur son grand manège

Elle sourit majestueusement

Imposante sa roche dans le dénuement.

Les vagues roulent sur la plage

Emportant les galets dans son sillage

Elles encerclent l’île des rêves

L’illusion n’a pas de trêves

 

La fête et ses lampions

Les divers jeux et leurs pions

Ces tenues du soir  me visitent

La  noblesse aristocratique y transite

Les bijoux aux pierres précieuses

Elles sont Rutilantes gracieuses  

Ces fastes étourdies mon escargot

Tout cela frappe mon égo.

Le piano, le violon, l’orchestre

Emmènent sur la piste dantesque

Enchante la musique de chambre

Tandis que les artistes des antichambres

S’exécutent dans les spectacles

Mènent la danse avec ses obstacles

Les nouvelles sont brèves

Ce bonheur n’est que du rêve

 

Hier j’étais heureuse

Je me croyais malheureuse

 

Le vrai bonheur

C’est l’honneur,

Celui du bien-être

Il est parmi nous

Discret silencieux

Il est dans les petites choses

Celles du devoir accompli

Un petit sourire rendu

La joie des autres est une fête

Les rêves ne durent qu’un instant

Ce qui fait obstacle au bonheur

Le désir de possessions sans l’obtenir

Jalouser ce qui est aux autres

Tout ceci n’est rien si l’on compare

Ces petits riens  réchauffant le cœur

 

Hier j’étais heureuse

Je me croyais malheureuse

 

Le bonheur c’est un chef d’œuvre

Comme la musique il œuvre

Il est le murmure de l’inconscience

Chacun voit celui des autres

On le veut pour nous seul

Cependant il est là tout près

On le cherche sans le trouver

Pourtant il est présent

Comme mes lunettes sur mon nez

Si je les perds c’est l’affolement

Le vrai bonheur s’est ce petit rien

Qui apporte le bien

 

 

Monique Isope Macalou

 


 

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Un jour de Pluie

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Ce fut un jour de pluie

Tout est dans la grisaille

Le ciel descend si bas

A l’horizon il touche la terre

Les larmes du ciel,

Glaciales en cette saison

Réveillent mes idées noires

Que de pensées tristes

 

Sur le bord de la Loire

J’écoute mon auditoire

Mais il est silencieux

La chute des perles

Trace des ronds sur l’eau

La lune derrière son éventail

Eclaire à peine la rive

Que de funestes pensées

 

A l’abri du pont de pierre

Assise sur le sable

Une ombre se détache

Elle est là, m’observe derrière

Une petite truffe soulève ma main

Sa robe est trempée, dégoulinante

Il erre à la recherche d’amour

Ma pensée s’apitoie sur cet être

 

Un  coup de langue, me voilà réconfortée

Mes pensés négatives se déplacent

Mes préoccupations disparaissent

Mes bras encerclent ce corps fiévreux

Du moins je le croyais

Elle avait été abandonnée sur la route

Elle tremblait par crainte d’être rejetée.

Mes pensées s’envolent vers elle

 

J’avais trouvée une confidente

Les nuages gris disparaissent

La lune réapparait, la pluie s’arrête.

Une amie fidèle m’a été donnée

Les ombres des arbres s’animent

La lune se mire sur la Loire

Monique Isope Macalou

26 septembre 2010

Un brochet ou sandre joyeux saute

Mes pensées se retrouvent rieuses

 

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