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Mon Ange Gardien

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Un être souriant se pose

Devant moi dans sa splendeur

Rayonnant de blancheur

Réchauffant de sérénité

Il est là souriant

Je ne distingue pas son sourire

Seule son attitude me l’indique

Il se penche tendrement

Vers moi il déploie ses ailes

Si grandes et flamboyante

Je coure vers lui pour m’y réfugier

 

Il parle dans une autre langue

Et pourtant je comprends

Mon esprit larmoyant se rassure

La douceur m’envahit, me berce

Son parfum de roses et d’œillets

Me charme, me renverse

A tel point plus rien n’existe

Je suis sur un nuage

Je ne distingue plus si c’est rêve

Ou bien est-ce la réalité

J’écoute ce murmure si doux

 

Je suis dans ces bras

Rien ne peut m’arriver

Je suis amarré solidement

Nous voguons entre ciel et terre

L’ombre n’existe plus

Je vois la terre sous nos pieds

Il me montre les étoiles

Elles tournent autour de nous

J’aperçois des fourmis laborieuses

Ce sont des humains se démenant

La peur au ventre pour le lendemain

 

Il lève la tête je suis son regard

Alors je vois une lumière intense

Elle ne m’aveugle pas

Elle me réchauffe sans me bruler

Elle me lie dans le firmament

Nous voguons dans un trois mat

Sans que rien ne nous arrête

Ce voyage interplanétaire

Ne rencontre que des joies inconnues

Si plaisantes que je voudrais rester

Hélas il me faut retourner chez moi

 

Je goûte le moindre instant

Le temps de la promenade

Celle à travers le temps

Celui d’hier, celui de demain

Tout y est étrange dans son domaine

Devant ma confiance

Il ne voit pas de défiance

Il accède à ma demande

Bel Ange qui est-tu ?

Ton Ange Gardien

Il me dépose sur mon lit


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VENDREDI JOUR DE JEÛNE

 

image003Jour de jeûne pour Elodie,

Jour de prière

Jour d’abstinence

Jour de méditation

Ce jour c’est l’encyclopédie.

Il n’y a pas de médit

Seulement l’écrit de l’Edit

C’est alors l’incendie

Des convoitises

Aux nuées de l’interdit

Pour qui est dans le déni

Mais ce qui fut dit

Elle ira au Paradis

Pour pas un radis

Ce jour fut un vendredi

 

Monique Macalou Isope

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LE VERBIAGE DES MAÎTRES

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Je me prélasse sur mon balcon, au-dessus du jardin public, face à l’ancien. Ce chêne mythique du parc m’observe. Avec ses bras vert il me fait coucou. Le bruissement de ses feuilles me chante des mots doux. Mon ami le tilleul s’étire pour me dire son bonjour. C’est à ce moment là, que la torpeur me gagne.

Soudain je me promène dans un monde inconnu. Dans un bouillard doux, calme. Je suis dans un jardin fleuri de bulbes inconnus ? De pétales diverses de roses, bleus, jaunes, blanche avec des feuilles irisées, vertes, orangées jonchent le sol. Un coussin sur un tapis volant me transporte dans ce parc si particulier.

Il me promène d’un personnage à l’autre, c’est le voyage dans l’autre temps dans l’autre monde.

Madame de La Fayette explique :

         Quand on croit être heureux, vous savez que cela suffit pour l’être ?

Monsieur Jean de la Fontaine lui réplique

         Aimez, aimez tout le reste n’est rien

Seulement Patrice de la Tour du Pin

         Le beau péché du monde est celui de l’esprit

Molière toujours moqueur donne sa réparti

         J’aime mieux un vice commode, qu’une fatigante vertu

Colette dans un murmure

         Le vice qu’on fait sans plaisir

Madame de Sévigné affirme

         Le cœur n’a pas de ride

Louise de Villemorin lui réplique

         En amour il ne s’agit pas d’aimer, mais de préférer.

Malheureusement Alfred de Musset constate

         On n’est pas aimé tous les soirs

Lamartine pensif lui déclare

         Aimer, prier, chanter, voilà toute ma vie

Victor Hugo souffle à mon oreille

         Aimer c’est la moitié de croire.

Pour Racine c’est :

         La foi qui n’agit point. Est-ce une foi sincère ?

Corneille lui affirme

         J’en accepte l’augure, et j’ose espérer

Arthur Rimbaud sortant de sa torpeur affirme

         J’ai vu quelquefois, ce que l’homme a cru voir.

C’est alors qu’intervient Gustave Flaubert

         La critique est la dixième muse,

La beauté la quatrième grâce

Cependant Jules Renard commente

         Le sourire est le commencement de la grimace

Jean Jacques Rousseau dubitatif exprime avec une certaine conviction :

         Nos passions sont les principaux instruments de notre conversation.

Arthur Rimbaud en soupirant un souhait

         Que le temps vienne où les cœurs s’éprennent

Françoise Sagan ajoute

         La musique de Jazz c’est une insouciance accélérée

 

Un peu plus loin c’est un autre groupe, tout aussi déterminé dans leurs paroles. Tous ces mots forment un orchestre de chambre, dans le secret de mon oreille

Louis Aragon explique :

         Je raconte ma vie, comme on fait des rêves au réveil

Henri du Vernois affirme

         L’âge où l’on se décide d’être jeune, importe peu

Georges Duhamel lui répond

         Il arrive que l’erreur se trompe

Evidemment Alphonse Daudet n’en n’est pas en reste

         Où serait le mérite si le héros n’avait jamais peur ?

Gustave Flaubert se décide pour s’exclamer

         Le comble de l’orgueil, c’est de se mépriser soi-même

André Gide commente un autre sujet

         En art comme partout la pureté seule importe

C’est alors qu’Alphonse Karr assure

         On invente qu’avec le souvenir

Stendhal lui certifie

         On peut tout acquérir dans la solitude, hormis du caractère

Paul Verlaine dans sa tristesse

         Il pleure dans mon cœur, comme il pleut sur la ville

Et Voltaire de conclure

         Si l’homme était parfait, il serait Dieu

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         L’espace se vide de tous ces bavards si compréhensifs. Ils sont si sereins. Loin des petits serins chantant la sérénade de l’espoir. Tous ces mots pour exprimer le chant du futur puisé sur le passé

         La richesse de l’amitié est un bien inestimable. Elle est le trésor de la vie.

C’est ce même trésor que constitue le cœur le foie et les reins, les poumons. Ils sont les viscères indispensables au corps de tout vivant.

Quels beaux messages que ces grands de la plume m’ont laissé.

L’amitié  venue d’outre tombe.

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Monique Isope Macalou

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QUAND UN ENFANT DONNE UNE LEÇON

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BOIRE OU CONDUIRE

Dans une Grande Surface de Montreuil, au rayon des jouets se tenait un petit garçon. Il regardait les poupées. Il était si triste. Discrètement j’observais ce petit garçon d’environ cinq ans. Il prit une poupée sans hésiter et la serre sur son cœur. Il caressait ses cheveux et il la serrait avec tendresse dans ses bras. Je m’approche et j’écoute la conversation qu’il avait avec une jeune femme élancée blonde les cheveux tombant sur ses épaules. Elle avait un air de famille. Ma curiosité était sur le grill, quand le petit garçon en se tourne vers la jeune femme.

-          Ma tante, êtes-vous certaine que je n’ai pas assez d’argent ?

La jeune femme lui répond avec impatience :

-          Pour la énième fois, je te répète que tu n’a pas assez d’argent, tu ne peux pas l’acheter.

Puis cette personne lui ordonne de rester là et de l’attendre quelques minutes. Elle part  rapidement vers un autre rayon. Le petit garçon tenait toujours la poupée dans ses mains. Je me décide enfin à lui parler.

-          Comment t’appelles-tu ?

-          Bryan Madame

-          Pourquoi veux-tu cette poupée ?

-          C’est la poupée que ma petite sœur désirait le plus. Elle l’avait écrit au Père Noël. Elle était sure que le Père Noël le lui apporterait.

-          Il va certainement le lui apporter

Il répond tristement

-          Non le Père Noël ne peut le lui apporter là où elle est maintenant.

-          Pourquoi ?

M’enquérant tendrement. Il ajoute

-          Il faut que je donne la poupée à ma maman pour qu’elle le lui apporte !

Ses yeux s’embrumèrent pourtant il continue

-          Elle est partie rejoindre Jésus. … Bientôt ma maman va elle aussi la retrouver…

Son chagrin est tel, qu’il murmure. Ses mots sont hachés, néanmoins il continue son histoire.

-          Alors, j’ai pensé qu’elle pourrait prendre la poupée avec elle et la donner à ma petite sœur.

Mon cœur bondit à ces paroles. Ces mots d’enfant me font mal. J’ai ce sentiment qu’il s’arrête de battre. Bryan lève ces yeux bleus larmoyant vers moi.

-          J’ai dit à papa de dire à maman de ne pas partir tout de suite. Je lui ai demandé d’attendre que je rentre du Centre Commercial.

Puis il m’a montré une photo de lui avec Léa prise dans le magasin avec le Père Noël. elle tenait la poupée dans ses bras. Il me dit :

-          Je veux que maman apporte aussi la photo avec elle, comme çà elle ne m’oubliera pas. J’aime ma maman et je voudrais qu’elle ne me quitte pas. Mais mon papa dit qu’il faut qu’elle aille avec ma petite sœur.

Il baisse la tête, des perles silencieuses coulent sur ses jouent. Je fouille dans mon portefeuille, et j’en sors une liasse de billets de vingt €uros. Je demande à Bryan

-          Si on comptait l’argent une dernière fois pour être sur ?

-          Ok fit-il les yeux remplit d’espoir. Il a enfin un petit sourire.

Je glisse subrepticement  mon argent avec le sien, et nous avons commencé à compter. Il y avait beaucoup plus d’argent qu’il ne lui fallait. C’est alors qu’à ma grande surprise  il dit dans un murmure religieux ;

-          J’avais demandé à Jésus de s’arranger pour que j’ai assez d’argent pour acheter la poupée, afin que maman puisse l’apporter à ma petite sœur. Il a entendu ma prière. Je voulais aussi avoir assez d’argent, pour acheter une belle rose blanche. Vous savez ma maman aime tant les roses blanches et…

La tante arrive avec le chariot rempli. Je m’éloigne en  prenant mon panier. Je termine mes courses la tête complètement chavirée, par les paroles de ce petit Bryan.

Mon esprit est en effervescence il est à la fois heureux parce que j’avais pu aider cet enfant. Mais aussi bouleversé par son histoire. En passant devant le marchand de journaux j’achète par automatisme mon quotidien. A la maison j’étais si bouleversée que je ne parvenais pas à rester tranquille. C’est alors que mes yeux se posent sur la photo du journal.

 C’est un accident une voiture encastrée dans un pylône. Je pense toujours à ce petit garçon. Cet article m’a rappelé un autre article Quelques jours auparavant, un conducteur fou en état d’ivresse avait embouti une voiture, et l’avait projetée dans un ravin. La petite fille de sept ans est morte sur le coup. La mère à été transportée dans un état critique. Je pense ne serait-ce pas la famille de Bryan ?

Deux jours plus tard, le journal m’annonce que la jeune femme avait succombée à ses blessures, sans avoir repris connaissance. Après renseignements auprès du journal, je suis allée à l’enterrement. J’ai acheté un bouquet de grosses roses blanches. Et là ce fut une autre surprise. Je suis allée voir la défunte dans son cercueil ouvert. Elle était là, dans sa tenue du soir de Noël. Dans sa main un chapelet et une belle rose blanche. Sur son épaule était posée la poupée, et la photo du magasin.

Après l’enterrement je pleurais, ma vie fut changée pour toujours.

L’amour de Bryan pour sa famille et sa foi en Jésus m’a transporté. Ce fait divers, si cruel,  a enlevé pour toujours en quelques secondes, parce qu’il avait bu plus que de raison, ce que Bryan aimé le plus au monde. Maintenant il est seul avec son papa.

Le meilleur des papas ou la plus formidable des mamans ne peuvent remplace, une mère ou un père ni une sœur, ni un frère à un enfant de cinq ans.

Etre responsable ce n’est pas uniquement être raisonnable c’est également

o    savoir choisir entre Boire ou conduire

o   De même choisir entre boire et assurer le bonheur dans son foyer

 

Monique Isope Macalou

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CES SONGES D’UNE NUIT

fleuve de couleurs

Sève miraculeuse s'abreuvant d’espoir.

Du fond de ma souffrance et du désespoir.

Naît ce bonheur guérisseur d’une nuit noire.

Elle ondoie la fleur de rêve la cajoleuse,

Elle tournoie comme la pie voleuse,

Sa volonté enivrante et mystérieuse.

Du mystère de la frileuse rieuse

Mon âme roule dans ce doux délice

S’enrobe d’une tendre malice.

Elle offre son artifice sans sacrifice

A cette délicieuse fontaine ou glisse.

L’eau bienfaisante sur mes cicatrices

 

Ces rêves  roulent dans les nuées

Au son enchanteur de la vielle

L’aurore enflamme le ciel

Mon âme en est toute remuée

Demain sera fait de miel

Il n’y a pas son pareil

Dans ce rêve des merveilles.

Tombe, tombe la pluie,

Où ce souvenir reluit.

Caché sous le parapluie

Paraissant être celui

Des souvenirs mourant d’ennui.

Bien qu’il ne fasse pas nuit,

La belle de nuit s'épanouit

Ainsi va la vie de l’inouïe.

Bien qu'il n’a pas d'ouïe

Il lui a fallu dire oui

 

Cette pensée m'amène

Au printemps sans gêne

Cet été là, à Jérusalem.

Il a ce feu d’automne pour diadème

L’hiver c’est la neige son emblème

Je rêve, oui je rêve d’une crème

A  savourer sans problème.

En rêvant d’un système

Parfait celui du saint-chrême

Bien sur ce n’est qu’un rêve

Hélas il n’y a  pas de suprême !

La chimère reste brève

 

Ce jeu coure avec le jour

Ainsi il est  plus court

La fleur du ciel parcoure

La destinée sans discours.

Sans même un détour.

Ce songe si lointain

Au milieu des lupins

Semble si proche

Qu’il est sans reproche.

 

Le flirte avec la lune

Nez en l’air humant la brume.

La licorne s’enrhume

Le maréchal frappe l’enclume.

Le pêcheur enlève l’écume.

Les étoiles filent et fument

Les souvenirs s’exhument.

C’est de cet amour que j’éternue

La galaxie des poètes rêve des nues

Qu'ils arpentent sans retenue

Plongeant dans son contenu

Sans y être vue.

 

Dans ce songe la sève de deux corps

Prends un tournant brûlant d’effort

Où se trouve le réconfort,

Dans cet immense Océan d'or.

Je m'abandonne au soleil,

Sur la plage des merveilles

Le regard s’émerveille.

A l'aube enfin je m'éveille

Le feu des caresses s’enraye

Alors  le songe du sommeil

Disparaissent au réveil.

Au cœur des vagues imprégnées

Du guide de la destinée ensoleillée,

De cet amour unissant l’effeuillé

Au divin plaisir de l’estampillé

Du large infini du fruit de la veillée.

Souvenirs des nuits de l’atelier

Où il en a été le domicilié.

 

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LE BEL AVENTURIER

 

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LE BEL AVENTURIER

Il était une fois un bel aventurier

Qui cherchait sa belle de nuit

Au bal du samedi y trouva un poudrier

Les filles du pays le renvoyèrent à minuit

 

Il avait cru à un gage d’approche

Mais ce fut le piège des malicieuses

Ces jeunes filles dansent jusqu’à l’étourdir

Elles le raillent ces friponnes astucieuses

 

Des années plus tard, il ose revenir

Après avoir vécu beaucoup d'aventure

Car ce voyageur malade pensait s'y rétablir.

Il n'en fallut pas plus pour lui fermer la clôture......

 

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Hé! tête de linotte!

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Mademoiselle Linotte, chante, danse, virevolte au gré du vent. Elle court derrière la feuille morte. Celle-ci lui échappe à chaque fois, qu’elle croit l’avoir.

Dans son jeu, elle oubli le froid qui vient. L’automne avec ces feuilles cuivrées, et or, certaines sont encore vertes. Quel bonheur !

Le froid est là, Linotte à oublier de se chercher un abri pour l’hiver. Telle la cigale, elle a froid, et ne trouve pas d’aide.

Elle n’a pas suivi les conseille de sa maman. Elle n’a pas su être responsable de ses actes.

Elle grelotte, la pauvre linotte.

Madame Corneille dans son noir plumage à pitié d’elle. Elle offre à Linotte une petite place, bien au chaud dans son nid douillet. Elle n’a plus d’enfants, ils sont partis loin de sa maison. En invitant Linotte, elle ne sera plus seule, et aura plus chaud !

Mademoiselle Linotte est si heureuse qu’elle oublie de partager la recherche de leurs repas ! Bien que leur repas diffère, en ces temps difficiles Madame Corneille eut été heureuse de recevoir le cadeau d’un vermisseau. Cela lui aurait réchauffé le cœur.

Ce qui est un comble Linotte oublie également son propre repas ! Pauvre Madame Corneille ! Elle l’accueillait si gentiment ! Elle n’allait tout de même pas lui fournir le gîte et le couvert ! Quelle sans gêne cette péronnelle…..!

Sacré Linotte elle est de nouveau dehors ! Et il fait de plus en plus froid. Enfin elle trouve un grenier. Il est chaud. Il y a du grain par terre. Il y a aussi des souris, mais elle n’y fait pas attention. Elle a toujours son esprit ailleurs.

Elle a si faim Linotte, qu’elle oublie une nouvelle fois la prudence. Le grain est d’un beau rouge, ce sera son dernier repas.

Tous se souviennent d’elle avec tristesse. Elle était si gentille, si amusante.

Plus personne ne pourra rire de ses oublies.

Plus personne ne pourra l’appeler avec un sourire moqueur, ni lui dire

« Hé tête de linotte, qu’as-tu oubliée aujourd’hui ? »

 

 

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CES SONGES D'UNE NUIT

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Sève miraculeuse s'abreuvant d’espoir.

Du fond de ma souffrance et du désespoir.

Naît ce bonheur guérisseur d’une nuit noire.

Elle ondoie la fleur de rêve la cajoleuse,

Elle tournoie comme la pie voleuse,

Sa volonté enivrante et mystérieuse.

Du mystère de la frileuse rieuse

Mon âme roule dans ce doux délice

S’enrobe d’une tendre malice.

Elle offre son artifice sans sacrifice

A cette délicieuse fontaine ou glisse.,

L’eau bienfaisante sur mes cicatrices

 

Ces rêves  roulent dans les nuées

Au son enchanteur de la vielle

L’aurore enflamme le ciel

Mon âme en est toute remuée

Demain sera fait de miel

Il n’y a pas son pareil

Dans ce rêve des merveilles.

Tombe, tombe la pluie,

Où ce souvenir reluit.

Caché sous le parapluie

Paraissant être celui

Des souvenirs mourant d’ennui.

Bien qu’il ne fasse pas nuit,

La belle de nuit s'épanouit

Ainsi va la vie de l’inouïe.

Bien qu'il n’a pas d'ouïe

Il lui a fallu dire oui

 

Cette pensée m'amène

Au printemps sans gêne

Cet été là, à Jérusalem.

Il a ce feu d’automne pour diadème

L’hiver c’est la neige son emblème

Je rêve, oui je rêve d’une crème

A  savourer sans problème.

En rêvant d’un système

Parfait celui du saint-chrême

Bien sur ce n’est qu’un rêve

Hélas il n’y a  pas de suprême !

La chimère reste brève

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Ce jeu coure avec le jour

Ainsi il est  plus court

La fleur du ciel parcoure

La destinée sans discours.

Sans même un détour.

Ce songe si lointain

Au milieu des lupins

Semble si proche

Qu’il est sans reproche.

 

Le flirte avec la lune

Nez en l’air humant la brume.

La licorne s’enrhume

Le maréchal frappe l’enclume.

Le pêcheur enlève l’écume.

Les étoiles filent et fument

Les souvenirs s’exhument.

C’est de cet amour que j’éternue

La galaxie des poètes rêve des nues

Qu'ils arpentent sans retenue

Plongeant dans son contenu

Sans y être vue.

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Dans ce songe la sève de deux corps

Prends un tournant brûlant d’effort

Où se trouve le réconfort,

Dans cet immense Océan d'or.

Je m'abandonne au soleil,

Sur la plage des merveilles

Le regard s’émerveille.

A l'aube enfin je m'éveille

Le feu des caresses s’enraye

Alors  les songes du sommeil

Disparaissent au réveil.

Au cœur des vagues imprégnées

Du guide de la destinée ensoleillée,

De cet amour unissant l’effeuillé

Au divin plaisir de l’estampillé

Du large infini du fruit de la veillée.

Souvenirs des nuits de l’atelier

Où il en a été le domicilié.

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A QUI EST CET OEIL?

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Quel est cet œil ?

Ce  regard plein de malice

Si perçant comme l’aigle

Il suit la ligne invisible

Serait-ce l’œil d’un garde ?

Que veille t-il ?

La vie sur la planète bleue  pardi

 

Qui est ce garde ?

Le dormant dans son fauteuil ?

L’observant de la musarde ?

Celui qui relie son recueil ?

Son regard la nargue,

Interdisant le clin d’œil.

 

Il est là, le protecteur

Dans le flou de la vapeur

Il s’est fait sapeur

Pour éteindre l’ardeur.

De la fougue d’un acteur

Qui voit cet œil farceur

Clame son texte médiateur

Pourtant il reste rageur.

 

Il est celui qui juge l’accueil

Celui qui sonde l’orgueil

Celui qui jauge le deuil

Celui qui voit sur le seuil

Oui, à qui est cet œil ?

 

Qui suis-je devant cet œil ?

Celui qui se cache derrière la feuille ?

Celle qui se vautre dans les mille-feuilles ?

Ou bien se baigne avant la censure ?

Car il y a trop d’épluchures

Avec tous ces parjures

Pour que les âmes pures

N’ose s’offenser sous les injures.

 

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LE CHANT D'AUTOMNE

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Les feuilles jaunes- orangées tournoient

Dans les airs elles dansent

Avec le vent pour cadence

Au son des mésanges  elles louvoient

En ce jour d’automne elles s’étonnent

 

 

Il arrive que je m’étonne

C’est justement ce qui me cantonne

Dans cette rue piétonne

Elle m’interpelle, détonne

Ses boutiques chantonnent

Ce vieux refrain monotone

Charme ce jour d’automne

 

Les feuilles jaunes- orangées tournoient

Dans les airs elles dansent

Avec le vent pour cadence

Au son des mésanges  elles louvoient

En ce jour d’automne elles s’étonnent

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Un chat roux sur le banc ronronne

Se prélasse rêvant à Charonne

Son regard attend tout animé

Sa timide amie tant-aimée.

L’impétueux parfumé

S’étire, délicat, désarmé

Ce jour d’automne primé

 

Les feuilles jaunes- orangées tournoient

Dans les airs elles dansent

Avec le vent pour cadence

Au son des mésanges  elles louvoient

En ce jour d’automne elles s’étonnent

 

Les feuilles jaunes- orangées tournoient

Dans les airs elles dansent

Avec le vent pour cadence

Au son des mésanges  elles louvoient

En ce jour d’automne elles s’étonnent

 

Sous les arceaux fleuris du jardin

Les amoureux, main dans la main

Frileux s’assoient sur les gradins

Face au kiosque du lendemain

Se jurent fidélité

Des feuilles volent précipitée

L’automne c’est invité

 

Les feuilles jaunes- orangées tournoient

Dans les airs elles dansent

Avec le vent pour cadence

Au son des mésanges  elles louvoient

En ce jour d’automne elles s’étonnent

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