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L'acacia

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Le vent d’automne

Souffle

Passe,

Pleure,

L'acacia se dresse,

Les feuilles jaunies

Virevoltent,

Dansent,

Courent,

En suivant la mesure

Du chef d’orchestre.

 

Le robinier rose

Présente ses grappes,

Il attire,

Les abeilles,

Elles Butinent,

Leur  friandise.

Elles vont à la ruche

Le nectar

Le miel,

La cire,

Bourdonnent frénétiquement.

 

Le robinier notre acacia

En automne pleure.

Ses inflorescences

Blanches

Ou roses

S’envole

Il  fait son strip-tease,

Fleurs,

Pétioles,

Fruits,

Collant non comestible

 

Notre acacia si fier

En automne est

Tristesse,

Défraîchi

Malheureux.

À chacun de ses temps

Le printemps

L’été,

L’automne

L’hiver

Il nous parle par sa beauté

 


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L'arbre une cage à oiseau

L-arbre-et-ses-oiseaux.jpgPour les oiseaux l’arbre,

Est l’habitat de tout temps

De la forte chaleur

Ou de la froide glacière

Il est la cage fortunée

Leur protection naturelle.

 Parfois aussi un piège.

 

Les grandes migrations,

L’envahit gaiement,

Puis partent fébrilement

Au gré des saisons.

Le feuillage vert est leurs barreaux

Les branches leur support

Flèche douce à la paume

 

Un bel arbre solide

Grand de préférence

Les protègent des chats

Cependant pas trop haut

Les prédateurs s’y perchent

La chouette est dans le tronc

D’un vieil arbre à défaut de grenier

 

Lorsque la neige est là

Les bras noirâtre blanchis

N’est plus leur chambre.

Ils s’abritent dans les sapins,

Leur odeur et leur épaisseur

Les protège du froid

La neige leur donne la boisson.

 

Au printemps c’est le retour

Chantent dans les gouttières

C’est la fête des amours

Dans allées du parc

Ils font de la voltige

Ils dansent devant l’élue

Celle de l’année pour certain.

 

Dans les sillons avant la récolte

Cailles ou perdrix se cachent

Leurs cages sont les céréales,

Les corbeaux s’y nourrirent

Ils  retrouvent, là-haut leur arbre

Au milieu de la colonie noire,

Croassant lugubrement en tournoyant.

 

L’épervier de leur buisson

Guette ses proies imprudentes

Puis rejoignent leur nid

Dans les bois aux arbres touffus

Pour eux, l’arbre est sa cage

Protectrice et bienfaitrice

Loin de la ville bruyante.

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Le charme de l’opportun

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Il y eut le baratin

Du fier Augustin

Le jour de la Saint Valentin.

Un soir venu du lointain

Au Carnaval de Venise.

 

Pour emporter la belle Denise.

La gondole fut de mise,

Le soir  pour cet opportun

Le charme de ce hautain

Finit sous le baldaquin

En fieffer coquin.

 

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Prodige ou précoce

le livre de la vie

 

Une lampe s’allume le soir,

Sous la couverture d’une petite fille.

Un oiseau chante dans sa tête,

Il lui raconte de belles histoires

Le crayon de papier à la main,

Ses jambes lui servent de pupitre

Elle écrit comme pour une dictée.

Ce sont de beaux poèmes,

De belles histoires,

Qu’elle garde pour elle seule

Elle était nulle en orthographe,

Trop jeune pour s’en soucier

Elle dessine dans la classe

Des animaux sauvages

Des lièvres, des faisans

Elle voyage en cours de français

Des fables pleines de soleil

D’arbres, de ruisseau, d’oiseaux.

Des majuscules enlacées dans des cœurs

Pour les paragraphes de poésies

Personne ne le lui a demandé.

En classe elle sourit toujours silencieuse

Son esprit est trop rapide

Ses réponses trop vives

Si bien qu’elle se mure.

Pourtant elle a trois ans d’avance

Personne ne s’en rend compte.

Elle en est malheureuse.

Les adultes la perçoivent attardée

Seulement elle s’ennuie,

Chaque jour davantage.

La nuit est son eldorado,

Son cahier son confident,

Mais aussi un début de philosophie

Cette petite fille malheureuse

Est-elle un prodige

Ou seulement précoce.

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Les fleurs de l’étrange

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Les fleurs de l’étrange,

Se produisent en automne

Elles sont en scènes

Sur l’estrade d’un théâtre.

 

Les fleurs de l’étrange,

Sont transparentes

Comme un voile léger

Elles se soulèvent,

 

Elles avancent rapides

Silencieuses fantomatiques

Agissent et caresses

L’âme du petit enfant

 

Les fleurs de l’étrange

Défilent dans le sentier

De nos rêves d’automne

Dans la caravane vaporeuse


Mim Nanou75

"Copyright" © Monique Isope Macalou 2012 tous droits réservés pour tout pays.

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L’esprit du feu

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Ce feu qui m’assaille

Le soir dans ma solitude

Cette ardeur m’envahie

Mes mains se joignent

Mon esprit est en ébullition.

Le sang frappe mes tempes

Ma foi en la vie m’élève

Les moments les plus régaliens,

Dans mes méditations profondes

Pour tout vous dire cette image,

Cette hostie m’hypnotise,

Un nuage blanc m’envahi

La steppe silencieuse grandie

Au fur et à mesure du temps

Cette langueur m’est douceur.

Au fond de mon âme,

J’aperçois une blancheur lumineuse

Tel un cavalier traversant les nuages

Elle arrive droit sur moi

M’encerclant dans les flammes d’amour.

Mon front se perle de sueur

Mon esprit revient sur terre

Mes yeux me brulent,

Cependant la sérénité me gagne

l-esprit-de-Dieu.jpg

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À l’orée de l’automne

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La tristesse est dans l’hémicycle

Cette sensation ambiante

Le feuillage bien que vert,

Semble avoir perdu sa superbe.

Pas encore flétri et pourtant…

Le costume des arbres est défraîchi.

Il n’est pas encore lambeau

Pourtant, toutes ces tenues sont tristes.

Elles sont fripées, pendantes

 

Au pied des arbres l’herbe, le gazon

Ont la même expression,

Les massifs floraux perdent leur fierté

Les pistils deviennent graines

Les pétales se froissent, se ternissent

La nature chante son adieu en silence

Elle attend sur son lit l’inévitable.

Même les sapins, les ifs sont tristes,

Ils veillent, soutiennent leurs amis.

 

Corbeaux et pies sont nerveux,

Ils prennent leurs appartements d’hiver

Se cachant dans les pins les plus hauts.

Les pigeons prospectent leur futur toit

Leurs chants se font silencieux

Les passereaux se rassemblent sur les fils

Ils sonnent le ralliement fébrilement

L’effervescence de ce départ vers l’inconnu

Est pour les jeunes une fête  et aussi le stress.

 

Les hirondelles  appellent leurs jeunes  recrues

Les oies, les cigognes regroupent leur troupe

Les hérons et aigrettes dansent dans les airs

C’est le signal de la fin des beaux jours,

Elles seront le feu d’artifice mortuaire,

Ainsi que les chants et dansent des passereaux

C’est la fête du départ

Une saison nouvelle arrive

Avec ses multiples couleurs

 

 

"Copyright" © Monique Isope Macalou 2012 tous droits réservés pour tout pays.

 

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J’aurai voulu être un arbre

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J’aurai voulu être un arbre

M'élever vers le ciel

M’étirer voluptueusement

Frémir doucement sous la brise.

 

J’aurais voulu être un arbre

Un merisier, un saule,

Peut-être un pleureur

Pour être un parasol.

 

J’aurais voulu être un arbre

Être le protecteur de la nature

Apporter la rosée du bonheur,

La contemplation du veilleur.

 

J’aurais voulu être un arbre

Conspirer, soutenir le peintre,

Conserver le parfum des amours,

Complice de leurs secrets.

 

J’aurais voulu être un arbre,

J’eusse été témoins des guerres,

Des amours, des siècles,

De l’histoire terrienne

 

J’aurais voulu être un arbre,

Un olivier aux fruits vertueux

Toisant la montagne

Régnant sur la campagne.

 

J’aurais voulu être un arbre

Un palmier au milieu d’oasis

Ou encore sur une plage

Dominant la mer.

 

J’aurais voulu être un arbre ;

Porter les parures des saisons

Ne plus cherché de raison

N’être plus qu’une oraison

 

 

 

"Copyright" © Monique Isope Macalou 2012 tous droits réservés pour tout pays.

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LE SOUPIR DE LA PRIÈRE

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Au gré des vents de la pensée,

Au gré des nuits d’idées sensées

Tant de pauvres gens dispersés

Soupir en priant l’âme bouleversé.

 

Le soupir du souhait non  exaucé

Le soupir de l’enfant loin de sa mère

Une vie faites de soupirs conscients ou non,

Est plus courante que l’on ne pense.

 

Le soupir est un générateur,

Souvent il est acteur,

Quelquefois usurpateur

Régulièrement interrogateur

 

Il est souvent le souffle murmuré

Il peut-être la plainte coléreuse

Il est aussi les gémissements douloureux

Le soupir musical permet la reprise du souffle. 

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L’hiver dans le cœur

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Autrefois, c’était le bonheur

La joie sifflait dans la maison

Le printemps était dans les cœurs

Il n’y avait pas d’autres saisons.

 

Autrefois, c’était la joie

Ce jour est tristesse

Un nuage gris progresse

Au-dessus de ma tête

 

Le printemps n’est plus

L’automne est passé

Si rapide, en sifflant

Arrive  l’hiver dans le cœur.

 

"Copyright" © Monique Isope Macalou 2012 tous droits réservés pour tout pays.

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