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X- La découverte

la surpriseCatarina se réveille la première. Elle s’étire dans son lit. Un pneumatique de camping simplement posé sur la pierre. Le sommeil ne veut pas la lâcher. Depuis combien de temps dort-elle avec son mari ? Le réflexe machinal lui fait regarder la montre, dans son médaillon, qu’elle n’enlève jamais, même pour la douche. Elle s’interroge. Est-ce le matin ou le soir ? Elle ne sait pas. Elle consulte une nouvelle fois sa montre dans le médaillon suspendu à son cou. Elle indique, quinze juillet, vingt-deux heures ! Elle ne l’a pas mise en commun, car c’est le dernier cadeau de sa mère. Elle a déposé en commun, sa montre bracelet en diamant, beaucoup plus précieuse financièrement.. Mais, celle du médaillon, l'est davantage à ces yeux. Elle comporte une photo de ses parents décédé dans un accident. En plus, elle juge qu'elle est très utile dans leur situation. Cette montre est conçue pour la pêche sous-marine.

Elle réveille ses compagnons.

- Debout cela fait trop longtemps que nous dormons !

Ils se lèvent tout courbaturés, complètement déboussolés. Ils ont pris comme les bébés, le jour pour la nuit. Tout au moins c’est ce qu’ils croient. Alors ils retournent sur leur lit et se rendorment. À six heures, le seize juillet, ils se réveillent. Catarina est toujours la première réveillée. Elle allume la lampe et voit son mari, dormir comme un loir. Les autres des dortoirs voisins sont toujours endormis, d’après ce qu’elle peu distinguée. Alors elle se faufile sans bruit, et va à la cuisine. Ils vont se réveiller quand lorsque l’odeur du café va chatouiller  leurs narines. Pense-t-elle.

La fatigue de ces derniers jours et les émotions ont eu raison d’eux. Un concert de trompettes,  ne les réveilleraient même pas ! Se dit-elle

Elle décide de faire une surprise à ses amis. Elle va préparer le petit déjeuner. Elle avait occulté les évènements d’avant-hier, ce qui fait qu’elle est prête pour une nouvelle journée.

Pendant que l’eau pour le thé et le café chauffe, elle installe les grandes tasses et bols sur la table, que Luciano a taillée dans la roche. Elle dépose les biscottes, le reste du pain qu’elle vient de faire grillé, car il trop rassit. Elle a reconstitué le lait, tout est prêt. Elle lève la tête, pour appeler ces amis, quand brusquement elle voit… deux yeux phosphorescents pointés sur elle. Ils l’observent silencieusement depuis combien de temps ? Terrorisée elle crie

-      Luciano, Luciano, luciaaaaaaanooooooo !

C’est le branle-bas de combat! Le réveil en sursaut de tous. D’un bond, tout le monde est debout

-      Qu’as-tu ?

Demande son mari

-      Là, là ààààààààààà ! En pointant l’index vers le fond de la salle.

-      Vous ne voyez pas ? Là-bas ? Elle insiste tremblante

Tous suivirent du regard le doigt de Catarina. Une masse sombre s’enfuyait, aussi apeuré qu’eux semble –t-il. Cette ombre fuit avec un cri inconnu des jeunes gens, et disparait. La surprise passée

-      C’est un chien !

Fait Luciano stupéfait.

-      Il semble énorme

Constate Daniel

-      Que fait-il ici ?

Demande Brigitte

-      En tout cas il n’est pas dangereux, il a eu aussi peur que nous !

Remarque Hans. L’observation de Hans les fait réfléchir

-      En tout cas il connait bien les lieux ! Réalise Souvanna. Puis il y a un fait inconstatable, qui les rend pensif

-      Il n’a rien touché, il n’est donc pas affamé ! Affirme Marie.

-- Il n’en a pas eu le temps affirme Ingrid

Catarina blottie dans les bras de son mari est obligé de reconnaitre :

-      Effectivement, il a eu aussi peur que moi. Il m’observait, il devait être aussi surpris que moi. Que je suis bête !

-      Non ! parce qu’il aurait pu être dangereux

-      C’est peut-être son territoire ?

-      En tout cas, il doit être intelligent. !

-      Comment peux-tu dire ça ?

-      Parce que nous sommes son garde-manger !

-      Ca ne va pas ta tête !

-      Dans nos bagages, il y a des aliments qu’il aime !

-      Certainement, nous ! Nous sommes de la viande fraiche

-      Alors pourquoi n’a-t-il pas attaqué ?

-      Nous sommes trop nombreux pour lui

-      Il n’est peut-être pas tout seul ?

-      Il aurait une famille ?

-      Peut – être, mais les chiens sauvages vivent en meute.

- es-ce un chien ? On ne le pas vu ! C’est peut-être un renard, ou un loup

La crainte les gagne.

-      s’il y a une meute affamé, il reviendra accompagné. Mais il ne semble pas affamé

-      Qu’est-ce qui te fait dire ça ?

-      Il ne nous a pas menacé, ni appeler ses acolytes, s’il y en a !

Le silence tombe, il est lourd, après toute cette effervescence. Seul Mamadou est resté silencieux pendant tous ces verbiages ! Il frappe sur le tam-tam qu’il avait fabriqué, pour la prophétie.

-      Peut –être qu’ainsi cet animal ne viendra plus ?

Daniel exprime la pensée de tous.

Il y a un passage suffisamment grand que nous n’avons pas encore trouvé. Cet animal semble énorme, même s’il est souple, en sautant il nous a montré le chemin.

Comment! ….On ne va pas le suivre ?...Tout de même !

Interroge indignée Ingrid puis c’est le  dialogue avec Daniel

-      Si, car si lui peut passer, nous aussi.

-      Mais c’est dangereux !

-      Vous préférez mourir, sans rien faire ?

-      Car c’est ce qu’il adviendra de nous si nous ne faisons rien !

-      On sait que tu as raison, mais il faut comprendre notre point de vue !

Fait Erhard conciliant. Mamadou réplique

-      Et puis, il y a peut-être un autre passage, que celui de l’animal, cela ne coûte rien de vérifier !

Après une courte pose il ajoute

-      Nous n’avons pas fini d’explorer la salle.

La fébrilité gagne l’assemblée. Ils reprennent courage. Et enfin, une explosion de joie, car Daniel a convenu que Mamadou avait raison.

Daniel avait oublié la découverte, faite avant l’émission télévisée. Et celle, lors de sa ronde avant de dormir ! Alors il leur donne le compte rendu de tout ce qui avait été découvert. Puis il explique que cette histoire d’animale, permet de penser, qu’il y a une issue à l’extérieur. Il suffit de la trouver. Il faudra donc la chercher. Enfin, Macha rappelle :

- Nous n’avons pas encore déjeuné et avec tout ça, ce qu’a préparé Catarina est froid

-      Oh ! Tant pis !

Répond Hans le gourmand avant d’ajouter

-      Cette nouvelle est tellement importante. Bon pour l’eau, il suffit de la faire réchauffer

- Merci  Catarina, tu as eu le bon réflexe !

S’écrient-ils tous en chœur.

Pendant ce repas léger, qu’ils mâchent et avalent lentement pour tromper la faim, Daniel « le vieux » le « Doc » du groupe prend la parole. Il est écouté en silence, non pas parce qu’il est l’ancien, le Doc, mais aussi parce qu’il est calme en toute circonstance. Il les sécurise. Son autorité naturelle est également paternelle. Tous l’aime et l’écouté. Ils ont confiance en lui, car lui seul peut les sauver par son organisation, et ses connaissances en cas d’accident. Ces moments durs, transforment  les esprits légers, irresponsables, en des êtres sérieux et sages. Il n’y a donc pas de contestations, quand Daniel ordonne :

-        Mamadou, Macha, Erhard resteront ici, pour tenter l’impossible. Il faut signaler notre présence et lancer des appels pour recevoir des secours de l’extérieur, et en même temps garder notre alimentation. S’il y a des animaux, cela pourrait les tenter.

Macha tu peux organiser çà ?

-      Oui évidemment Daniel !

Mamadou fait la moue, il aurait voulu être avec les autres, mais il reconnait qu’il n’y a qu’eux trois pour cette mission, et puis avec son tam-tam il pourra avertir tout le monde où qu’il soit.

-      D’accord, mais il faut sacrifier deux portables, pour faire une radio télé puissante à cause de la roche

Répond Erhard

-      cela ne sera pas trop long j’espère ?

- le temps de vous organiser suffira je pense. Répond –t-il

-  Le principal est que vous réussissiez à trouver un passage.

-      Ok, Daniel !

Daniel continue :

-      Pendant ce temps, nous allons chercher le ou les passages. Nous nous allons scinder en deux groupes l’un sera conduit par Hans, l’autre par moi.

Après une pause, Daniel continue :

-      Hans tu chercheras le chemin de cet animal, en prenant les précautions nécessaire, tu choisis ton équipe. Je pense que cinq d’entre nous seront suffisant

-      Oui, je crois.

Hans appelle :

-      Brigitte, Ingrid, Luciano, Robert, Catarina vous êtes d’accord pour venir avec moi ?

-      Oui !

Disent –ils tous ensembles.

Daniel, se tourne vers les autres et il dit à son équipe

 c’est un chemin sportif dès le départ. Il faudra grimper en gouttière, puis arriver en haut ce sera l’aventure.

Il fait un demi-tour sur lui, pour parler aux deux équipes :

-      Il y a certainement une rivière souterraine. En effet les hommes de la préhistoire s’installaient, dans les endroits où il y avait de l’eau, et du gibier ! Les spéléologues ont toujours trouvé une rivière souterraine dans leur recherche. Dans les grottes qu’ils ont explorées, ayant les traces d’hommes préhistoriques. Ils ont découvert qu’elles servaient également pour les rituels. Il y a donc plusieurs galeries. Il y avait également des issus de secours pour échapper aux mammouths et autres animaux carnivores, ou tribus adverses. Ces issues étaient étroites, juste ce qu’il faut pour le passage d’un homme de cette époque.

Daniel, bu une gorgée d’eau et après une pause il reprit :

-      Hans, cet animal doit avoir la taille d’un homme d’après l’ombre. Il ne vit pas sans eau. Et en plus, il n’est pas affamé, sinon il serait revenu, malgré le danger. C’est la preuve qu’il trouve de quoi se nourrir ! Il en a la certitude, il y a une sortie à taille humaine.

Après une nouvelle pause Daniel reprend :

-      Hans partage le matériel de soins pour les secours en trois, en cas d’accident. N’oubliez rien, le matériel d’escalade, de secours et les en cas pour prévenir le manque de sucre.

-      S’ils nous arrivent quelque chose, comment Mamadou, Macha et Erhard viendront-ils à notre secours ?

Intervînt Souvanna.

Mylène répond:

-      Plaçons à chaque équipe les SOS lumineux. Le son strident bien particulier résonnera dans toutes les galeries. La lumière verte dirigera l’équipe de secours vers l’équipe en danger. C’est dommage que nous n’en ayons pas pour tous. Que huit pour les deux équipes, c'est-à-dire quatre par équipes. Et puis Katia à son harmonica !

Daniel commande

- chaque équipe emmène un seul SOS, nous ne savons pas combien de temps nous serons dans ce rocher.

Daniel revient à la charge, en intervenant une nouvelle fois.

-      C’est pour l’une de ces raisons qu’il est vital pour tous, que le chef d’équipe est au cou la radio-télé qu’Erhard vous prépare.

-      Ah j’oubliais, ajoute-t-il après un temps de silence

-  par précaution et par économie nous ferons une croix blanche pour l’équipe Hans et jaune pour mon équipe à l’emplacement des mousquetons, pour les escalades  et sur le sentier que vous trouverez. Ainsi si nous pourrons trouver notre chemin de retour. Ou bien porter secours plus rapidement. Nous pourrons également voir si l’on se croise.

- Ok, Daniel vous pouvez compter sur nous, nous ferons tout notre possible pour réussir.

Une heure plus tard, Daniel

Allez les amis, partons, courage ont va trouver la sortie à tout à l’heure.

 

 

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La pensée et la langue

Pensées et langue

*La pensée et la langue gouvernent,

Nos pas, l’avenir, peines et joies,

Elles sont le vecteur de notre vie.

 

Elles ne sont pas l'image d’une fleur,

La fleur loin des pensées humaines,

Fleurie sans l’altruisme de l’homme.

 

Cette fleur aux diversités colorées,

S’apparente aux ethnies humaines,

Sa tête sourit dans l’allégresse.

 

Pensées, et langues les colporteuses,

Elles sont responsables des rumeurs,

Des grands tapages médiatiques.

 

Sûre, pas de fumée sans feu dit-on,

La vérité est-elle respectée,

Lorsque le mal est fait, il est trop tard.

 

Les ragots courent comme la fusée,

Les commères publient sans vérifier,

Leurs toupets est causes des problèmes

 

En divulguant ces informations,

Elles se jugent irréprochables.

Le sont-elles selon leurs critères ?

 

Elles glosent selon leur logique,

Sans vergognes s’érigent en censeurs,

S’imaginant au-dessus des lois.

 

Elles sont si peu de choses dans leur vie,

Par la langue, la pensée, elles Sont.

Ainsi, elles se représentent comme tel.

 

Pensées et langue sont partenaires.

Elles supputent savamment leur suc,

Jetant l’hégémonie sur le naïf.

 

Réunies, elles se font philosophes,

Voire sociables, charitables,

En portant la foudre à son sommet.

 

N’ont-elles pas le droit de penser,

Sans aucun doute personne n’arrête,

La pensée, la langue sont leur brio.

 

La pensée ne peut être unique.

Pensée et langue se rejoignent,

De l’origine aux dialectes.

 

L’horizon manie pensées et langues,

Les sentiments doux ou la colère,

C’est le dilemme de chaque instant.

 

Elles font parfois preuve de snobisme,

Ou sont responsables des merveilles,

Quelquefois, se sont les pires horreurs.

 

La fleur de l’âme, sa voisine,

De sa parole médicinale,

Dépose une gaze sur les plaies.

 

La pensée rebelle se veut- être,

L’une des fleurs du principal esprit,

Pouvant devenir un vrai cauchemar.

 

Lorsque nos pensées sont dualismes,

Et que nos langages fusionnent,

Elles traduisent de notre ego.

 

L’humanité est constituée d’eau,

En outre d’aptitudes magiques,

Qu’il les nomme pensées et langages.

 

Tout vivant pense, a une langue.

Toute langue n’est pas langage,

Puisqu’elle est un organe charnu.

 

Quand, parmi mes pensées je médite,

J’aimerais observer tout mon bonheur,

D’une chance de penser librement.

 

On peut toujours museler la langue.

La pensée vagabonde librement,

J’espère que cela restera ainsi.

 

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8 - À la piscine

     Le soleil passe à travers les fentes des volets de la chambre. Il appelle Pascal semble-t-il. Oui, c’est un jour particulier, le bonheur envahit la pièce. À son réveil il chantonne, comme il le faisait au pays. Tout semble sourire à Pascal.

Debout ! mon gars ! Arrête de rêvasser ! Il te faut être prêt, quand ton copain arrivera. Dit-il en s’esclaffant.

Ce grand gamin lève les jambes puis se projette hors du lit, et se retrouve en moins de deux devant la glace de la salle d’eau.

Après le petit déjeuné, la réalité s’invite. Tout à l’heure il sera, avec Claudine chez les parents de David. À cette pensée, le trac lui noue la gorge. Il est comme un jeune homme qui va voir les parents de sa future fiancée.

Il est conscient de leur différence tant au niveau de leur culture, que celui de leur classe social. Alors, accompagné de Claudine, il est rassuré. Elle va le guider. Pense-t-il. Il se remémore la conversation de la veille avec David, sur les parents de David. Il a survolé la présentation de sa mère Olga, pourtant c’est probablement elle, qu’il rencontrera en premier. Ceci l’intrigue. Il lui a simplement dit :

Mère est une femme d’affaire énergique. Elle sourit très souvent. Je suis sure que tu lui plairas.

Cela eut pour effet de ne pas rassurer Pascal.

Quant à Monsieur Louis Basilux, David lui explique qu’il est le maire de Maximeville depuis un mois. Il a gardé son poste d’adjoint à la préfecture à mi-temps, car la rémunération de Maire ne pourrait lui permettre garder son rang actuel.

Comment cela ? avait demandé Pascal tout étonné. David lui explique :

Du fait que le village n’a que mille cinq cent vingt et un habitants, il a la possibilité de ne pas être détaché à plein temps et de cumulé les émoluments, puisque ce sont seulement des indemnités pour ses frais de gestions et déplacement en sa qualité de maire. C’est aussi un avantage pour garder contact avec ses collègues et ainsi mieux défendre ses administrés.

Après, un court silence de réflexion, David avait  poursuivi :

C’est ainsi qu’il a résolu le grave problème de monsieur Promu. En lui offrant un emploi de gardien au collège « La Bruyère », celui-ci, étant vacant, et sans candidat. Monsieur Basilux, n’a pas eu de difficulté, pour le lui faire attribuer. Après lui avoir fait passer un test d’évaluation, qui s’est révélé positif. Ainsi les difficultés de Gérard Promu furent résolues ; l’emploi, le logement, et la garde des enfants ont trouvé la solution, puisque ce poste à son logement à l’intérieur du collège. L’ainé a été inscrit en qualité d’élève.

Enfin l’heure du rendez-vous arrive. Pascal se presse et descend quatre à quatre les escaliers, pour accueillir David et Claudine. La terrasse baigne dans un soleil matinal. Caressant.

Claudine est déjà là, assise, rayonnante, élégante, le chapeau de paille sur le dos et lunettes de soleil dans les cheveux! Un sac de plage, tricoté au crochet avec du fil naturel. Elle l’a acheté chez Sidonie. Il est flatté d’être accompagné par cette jeune fille élégante, énigmatique par un certain côté, et rieuse d’un autre. Ils s’embrassent en copain.

Bonjour tu as passé une bonne nuit ? que consommes-tu ? demande Pascal.

Un thé avec un nuage de lait. Répond Claudine

Un croissant avec ?ajoute le jeune homme.

Oui, s’il te plait. Acquiesce sa compagne

Tout heureux Pascal appelle :

Garçon !

Oui monsieur répond le serveur.

Un thé avec un nuage de lait, un café crème et deux croissants

Tout de suite monsieur, répond le serveur avec un sourire amusé.

     Alors que nos deux tourtereaux ont presque terminé leur consommation, une Alfa Romero rouge décapotable arrive à leur hauteur. Le conducteur chapeau de paille à la mexicaine et lunette de soleil les klaxonne. Il leur cris :

Alors les amoureux ?....

     Pascal et Claudine se regarde, ils n’en reviennent pas ! Puis la voiture redémarre en trombe. Tous les deux furent pris d’un fou rire. C’est alors qu’ils constatent que la terrasse est proche d’un feu rouge ! Ce fut à ce moment, que David se gare face au jeune couple. Il est avec son coupé bleu argenté. Lui n’a pas de chapeau, les cheveux aux vents, sa veste sur l’épaule, il descend de sa voiture décontracté. Il garde ses lunettes écailles sur le nez. Ses verres miroirs cachent ses beaux yeux bleus océans.

C’est la joie ce matin ! Fait-il amuser

Figure-toi que l’on a pris un olibrius pour toi ! On croyait que tu nous faisais une blague ! Ils racontent l’intermède. David le sourire en coin

Oui j’ai un coupé pour les sorties entre amis, je vous présente Rosita. Je n’aime pas être repérable à des kilomètres. C’est pourquoi je préfère le bleu au rouge. Réplique le jeune homme en riant.

Tu prends quelque chose avant de partir ? demande Pascal.

Oui, ainsi vous pourrez finir votre petit déjeuner. Répond David.

Ah, oui, nous l’avions oublié. Riposte d’une seule voix les deux jeunes gens en riant.

 

Après leur consommation, en montant dans la Rosita de David les jeunes gens demandent.

Quel est le programme de la journée ?

La piscine de Fécamp, je vous présenterai Linda. C’est son premier jour de travail. Elle est à la caisse. Vous pourrez vous défouler, pendant que je parlerai avec elle.

Chouette ! Fait Claudine joyeusement. David, sourire aux lèvres ajoute :

Ensuite, nous irons à Maximeville, « Au petit cochon ». Vous verrez Dox. C’est un type super sympa. Je dois voir ses comptes avec lui. Vous pourrez contacter vos amis c’est un cybercafé. Puis, nous irons dans la propriété de mes parents. Vous ferez la connaissance de mon vieux cheval Prince et de Bodou mon labrador. Nous dinerons très simplement avec mes parents. Le programme vous convient-il?

C’est loin de Rouen ?...Fécamp ? et de Maximeville?

S’enquit Pascal intimidé.

Non, nous serons à la piscine dans une demi-heure. Rassure Claudine.

Super, allons à votre piscine. Déclare Pascal.

Oui, Linda aura une pause, mais je ne sais pas quand. Seulement, elle nous attend. Montez derrière, nous sommes pressée.

 Allons-y ! dit Pascal en ouvrant la porte de la voiture.

          Il abaisse le siège avant, puis s’assoit à l’arrière avec Claudine. David, monte dans son coupé à quatre places. Une demi-heure plus tard, selon les prévisions de Claudine, ils sont devant l’entrée de la piscine. Étant donné l’heure, ils n’ont pas subi l’encombrement de la circulation. Les estivants font la grasse matinée pour certains, les autres, les amoureux de la plage se sont levé très tôt, ils ne sont plus sur la route. Après avoir garé sa voiture sur le parking, tous trois se dirigent vers la caisse. Une voix claire enjouée féminine l’interpelle.

Bonjour David.

Les jeunes gens tournent la tête en entendant cette voix. Une jeune fille brune les cheveux ramassés sous un foulard fleuri. Celui-ci retient ses cheveux châtains foncés longs et crépus. Elle se jette dans les bras de David.

Que fais-tu là ? Tu n’es pas à la caisse ?

Si, le responsable m’a dit de prendre une pause. Alors je sirote un thé-pêche glacé. Tu en veux un ?

Oui Linda, je te présente mes nouveaux amis. Pascal et sa copine Claudine.

C’est géant !

Déclare Linda, toute heureuse. Puis elle ajoute, dans dix minutes je dois reprendre mon service.

C’est merveilleux, on va être un petit peu ensemble. On va laisser nos amis. Je voudrais te parler. Annonce mystérieusement David à Linda.

Ce n’est pas poli vis à vis de tes amis. Répond la jeune fille

          À voix basse, il murmure à  son oreille

Ne t’inquiète pas. Ils sont au courant. Et puis, tu crois que cela ne les arrange pas ? Suggère David avec un sourire malicieux. En se retournant dans la direction de Claudine et Pascal. Les jeunes gens, avaient déjà troqué leur tenue de ville en maillot de bain !

D’accord, vient ! lui répond-t-elle en riant

Elle lui prend la main et arrivé derrière un parasol jaune et bleu ils s’allongent sur le gazon.

Tu ne crains pas ton patron ?

Non, si je ne suis pas en retard pour la reprise du boulot. Et puis, nous ne faisons rien de mal ! Dit-elle boudeuse, le sourire polisson.

Oui c’est vrai. Admet David.

Il prend son sac de bain. Tout en le déposant d’une main entre ses jambes, de l’autre, il plonge sa main dans la poche du sac de bain. Puis la regarde, avec un certain mystère. Elle est toute excitée et finit par l’interroger, comme une petite fille.

Qu’as-tu dans ton sac, pour le tenir ainsi ? Toute curieuse, comme un enfant qui vient de sortir de la maternelle.

Un sourire malicieux et mystérieux se dessine sur les lèvres du jeune homme.

Ferme les yeux, donne-moi tes mains. Lui chuchote-t-il langoureux. Elle lui obéit toute frémissante Un objet souple se pose sur ses paumes.

Ouvre les yeux. J’espère que cela vas te plaire. J’aurais voulu autre chose, mais à cause de tes parents, je n’ai pas eu d’autres idées.

Il est beau...

Murmure-t-elle, en dépliant le foulard jaune et bleu.

Qu’est-ce cet anneau ? dit-elle dans un souffle doux.

C’est pour maintenir le foulard, regarde ce qui est gravé ?

Craintive et reconnaissante Linda lit.

Il n’y a que mon prénom !

Oui, mais toi et moi nous savons qu’il est le lien de notre amour. Si ta famille le voit tu pourras dire que tu l’as acheté grâce aux pièces des clients contents de tes services.

Merci, mon chéri.

Dit-elle tendrement. Elle consulte sa montre, l’embrasse tendrement et lui dit :

Je dois reprendre mon service.

Oui, va, à demain ma chérie. Répond David en l’embrassant

Il la suit d’un regard lourd et triste, lorsqu’elle lui tourne le dos. Une fois qu’elle fût hors de vue, il rejoint ses amis. Le sourire est à nouveau sur ses lèvres. Il va pour plonger dans le grand bac quand …….Un enfant appelle à l’aide.

Non, non, je ne veux pas ! À l’aide !

Cri le gamin. Un homme roux tente de l’entrainer. D’un bond David arrive à la hauteur de l’homme.

Laisse le gosse, ou il va-t’en cuire ! Dit David énergiquement, en le saisissant par les épaules et en le soulevant. Les pieds de l’homme battent l’air. La peur envahit l’homme

Occupe-toi de tes affaires Tente courageusement le type

Qui que tu sois pour lui, tu n’as pas le droit de le maltraiter !

Il n’est pas mon père, c’est l’ancien amant de ma mère !

Où est ta mère ? interroge David

Dans le lit de mon remplaçant je suppose ! Répond l’individu

Menteur ! Elle travaille ! Je suis venu avec Hervé mon copain. Réplique le gamin

C’est vrai ! Confirme une voix fluette derrière l’homme apeuré.

Hervé ? Demande David

Oui Monsieur, ce n’est pas la première fois qu’il est méchant avec Robin, et qu’il tente de l’enlever.

Pourquoi ? interroge David

Parce qu’il veut récupérer ma mère, pour la paye qu’elle touche et la battre quand cela lui convient. C’est pourquoi je ne sors jamais seul.

La police arrive et là, la surprise !

Hé bien MALAKI, tu as trouvé ton maitre cette fois ! dit le policier en uniforme.

Vous le connaissez ? s’étonne David

Oui c’est un habitué des faits avec ce petit Monsieur Basilux. Que nous vaut l’honneur de votre visite ?

Je me détends avec des amis. Répond nonchalamment David au policier.

Cette fois il ne s’en sortira pas, car personne ne peut mettre votre parole en doute. Ni de vLa piscine de Fécampous faire le procès de racisme ! Bari devra assurément faire au moins faire de la prison.

Remarque le policier tout heureux de cette rencontre.

Pascal découvre l’importance de son nouvel ami. Non seulement il est fort physiquement, mais il est beau et en plus connu ! Il est de plus en plus intimidé, et suit David en silence. Les jeux sont terminés. Ils doivent déposer et signer le constat de police au commissariat. Décidément, pour le pauvre Pascal, lui qui n’a jamais mis les pieds dans un bureau de police en dehors de sa carte d’identité à la Réunion. ! En Normandie il les fait tous !

D’où tiens-tu ta force ? demande Pascal intrigué.

Je suis ceinture noire de Judo et mon métier m’obligera à avoir de la force. Je ne soigne pas seulement des chats, des chiens, mais aussi des vaches, des chevaux, des oiseaux, mais également de gros serpents et autres NAC selon la mode actuel !

Quelle chance de t’avoir pour ami ! Constate Claudine. Sourire de David

On ne change pas notre programme. Allez à la voiture,  je dis au revoir à Linda.

Dix minutes plus tard, il saute à sa place sans ouvrir la portière.

 

Dans vingt minutes nous serons à Maximeville ! annonce-t-il en démarrant.

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IX - La vérité

télé caverneCe deuxième jour, Mauricio s’active aux réglages et aux différents contrôles de son invention. Lorsqu’il fut satisfait, il expose et présente son invention à Daniel. Celui-ci, est enthousiaste en voyant l’invention de Mauricio.  Daniel lui dit:

Montre cette machine à tout le monde. Ils seront ravis, lorsque tu leur feras la démonstration des possibilités de cette machine.

C’est à ce moment, que Macha regardant l’heure dit :

-        Laisse ton invention là, c’est l’heure des informations. Tu nous feras la démonstration après. Aujourd’hui c’est la journée du deuil  mondial

Elle crie :

- Ohé ! …C’est l’heure des infos !

-        On arrive ! Crient les voix venues du fond de la caverne. Dans une quincophonie de la plus parfaite, amplifié par l’écho.

Macha allume la télévision, pendant que chacun s’installe devant. Ils sont assis sur les tabourets que Luciano a taillés dans la roche. L’inquiétude, le cœur battant à mille tours la minute, ils attendent la transmission. C’est un moment important pour eux, non seulement, ils ont les nouvelles de l’extérieur, mais ils vont connaître la date et l’heure exacte. Car en bas de l’écran, c’est noté. Ils sont encore des êtres humains modernes. Ils ont l’assurance d’être toujours du monde. Parfois, ils en doutent. Ils pensent se trouver dans un autre monde inconnu. Ils sont en partie raison, mais ces émissions, leur permet de se raccrocher à la vie.

Heureusement, c’est le début des informations. Ils sont heureux car, ils n’ont pas manqué ce rendez-vous. Le journaliste apparait enfin. Aujourd’hui c’est le deuil mondial, et à cette occasion les télévisions du monde ont un seul et même reportage en image et en même temps. Le reportage spécial parlé se fait dans la langue du pays captée.

Il commence ainsi :

         En ce jour de deuil, pour les vingt-cinq millions de morts environ et cent-mille-cinq -cent rescapés, nous ferons à seize-heures une minute de silence sur toute la terre

Puis il continue en s’interrogeant indigné.

         Comment cet homme aimé et admiré a pu provoquer une telle horreur dans sur son continent !

         Comment ces chefs d’états ont-ils put trahir leurs peuples ? Et détruire la moitié de la terre ?...

Un flash apparait

Le journaliste Kevin LE KERSEN commente le Flash

         Les derniers soubresauts des tremblements de terre ont fait disparaitre, le Mexique. Maintenant l’Océan Pacifique et l’Océan Atlantique se sont rejoint, ils ont séparé les deux Amériques.

         L’Alaska s’est détaché, puis s’est recollé en Sibérie !

         Le Japon, s’est effondré au sud, et a monté de cinquante mètres au-dessus de la mer, au Nord. On ne connait toujours pas encore, le nombre de décès, de blessés et de sans-abris. On n’a pas encore dénombré les victimes.

         Un ouragan avance vers les Indes. Fin du Flash

La présentatrice Evelyne LE PINSEC reprend la Parole pour annoncer le documentaire  sur la SEMAVOÏTA Présenté par : Alain de Courtil et Samia Martineau

Aujourd’hui nous ferons l’historique de la vie politique du Présidium africain. Ce Présidium si humble et fier à la fois a eu une carrière politique incroyable.

Il y eut un silence, comme si les journalistes craignaient des représailles ou de nouvelles catastrophes. Samia et Alain commentent à tour de rôle

Héroïquement avec dignité et une grande fierté, il a su jusqu’au 9 juillet de cette année sortir son pays de l’ignorance. Le libéré de la dépendance des pays coloniaux ! Il a su faire apporter le modernisme de la pensée, de la technologie, et du savoir. Ce qu’il a fait ensuite, c’est de faire en sorte que le SEMAVOÏTA reste libre. Libre malgré de toutes les tentatives de main mises sur les richesses du sol, tant en uranium, que de l’or jaune, mais aussi de l’or noir.

Comment peut-on croire à cette erreur invraisemblable ? Il avait réussi par son intelligence, à dialoguer, à traiter les affaires de son pays avec fermeté. Sa diplomatie est reconnue non seulement dans son pays, mais aussi, pour les problèmes internationaux. Il était la voix de la sagesse des grands de ce monde. Sa perspicacité  faisait courir les politiciens des quatre coins de la planète

Pourrons-nous comprendre après avoir fait l’historique de ce grand homme d’État? Le Présidium avait trente-six ans quand il fut élu à la tête de la SEMAVOÏTA en mille neuf cent quatre-vingt-douze. C’était le premier Président de la République depuis l’indépendance. Ayant des problèmes avec la chambre des députés, il a dissolu cette chambre. C’était pourtant cette chambre qui l’avait élu. Il est vrai, seulement au troisième tour à 51,02% ! Il a refait des élections universelles cette fois. Les députés de son parti furent élus à 55.06%. C’était son premier triomphe. L’instabilité malgré tout continua, bien que plus faiblement. À cause de l’opposition. Malgré, quel soit minoritaire, les réformes avaient des difficultés à passer. Ne parvenant pas à tenir les promesses faites, pendant la campagne électorale, il a organisé un push cinq ans plus tard. Par ce moyen il imposa des avancés gigantesques. La population n’était pas prête à changer son mode de vie. Néanmoins, elle voulait avoir le confort moderne des pays : « dit : développé »

Ces difficultés sont venues des députés et de profiteurs en tout genre, et même des mercenaires. Ces individus ne voulaient surtout pas de changement. Mais Jacques BAAKO, a su déjouer leurs pièges. Il les a confondus publiquement, en les piégeant à leur propre piège. Ils ont été placés sur écoute et sous caméra cachée. Ils ont évolués en direct sur la télévision, et les radios libres dans toutes les villes et les villages durant toutes leurs trahisons. C’est ainsi, que les  Samavoitoriens surent, ce que tramé l’opposition, même s’il n’avait pas la télévision. En plus les haut-parleurs diffusaient toutes leurs conversations. Il y avait des haut-parleurs visibles, et il y en avait de caché! Les visibles étaient arrachés systématiquement.  La contre-offensive, fut tragique. Depuis, Il n’y eut plus d’opposition à proprement parler.

 

Ces opposants ont perdu tous leurs privilèges, mais aussi tous leurs biens accumulés pendant dix ans, ainsi que les profits strictement personnels. Seule la maison principale ne fut pas nationalisée ! Excepté pour ceux qui ont participé aux nombreux crimes de l’ancien régime. Eux, ils ont eu droit à la cour martiale.

 

Les étrangers ayant participé au pillage des biens du pays, furent  conduit hors des frontières. Par contre, les dignitaires indignes de SEMAVOÏTA, selon le degré de leur méfait délictueux se sont retrouvés en prison pour les faits graves. Pour les cas les plus graves, ils ont été  condamnés à mort. Il y a eu cinq condamnés à mort, pendu en exemple. En fin d’année 97, les exécutions s’arrêtèrent.

 

Tous les opposants, ayant agi pour leur bien être personnel, se sont retrouvés déposséder de leur bien. Seule une maison en terre battue, dans un village qui leur a été alloué, leur  assure un toit. Il leur a fallu faire des travaux d’intérêt général pour le village d’attribution.

Alain de courtil rappelle, un fait historique de la France.

À l’exemple de Napoléon 1er, il s’imposa par la force, avec l’appui du peuple.

Enfin, la chaine présente les images du push, avec les combats de rues, le sang versé, pour que BAAKO soit le Présidium absolu. Ces jeunes d’une moyenne de vingt-cinq ans, croyaient en BAAKO. C’était leur idole. Nous vous rediffusons son discours historique du vingt-et-un mai 1997. Après avoir renversé la République, il a dit, non seulement pourquoi, le renversement de  l’ancien gouvernement, mais aussi son programme. Après le grand discours du Présidium, la chaine France 24 diffuse le chant national du Sémavoïta.

Pendant ce chant, Katia, sorti son harmonica.

-        Hé! Katia je croyais que tu étais pianiste ? lance Hans

-        Oui, mais, j’emmène mon piano comment ? réplique-t-elle

Éclat de rire de tous. Puis le sérieux revenu, la commentatrice avait repris le relais, à la suite de l’hymne Nationale.

La population est descendue une nouvelle fois dans la rue, seulement c’était pour l’acclamer. Il a eu l’adhésion totale des Sémavoïtiens. Depuis, il a toujours connu la popularité de son peuple, mais aussi l’admiration internationale. Ce qui n’est pas ordinaire vous en conviendrez. Les dictateurs sont rarement estimés à défaut d’être aimé.

Le journaliste, Alain de Courtil poursuit

La volonté de fer, sa croyance en Dieu et sa connaissance des hommes, lui permirent d’avoir eu raison des opposants.

les chefs d’États voisins qu’ils soient démocratiques ou autoritaires étaient jaloux de sa réussite. Mais jamais, ils n’auraient tenté quelques choses contre lui, car ils le craignaient. La peur n’empêche pas le danger, dit-on Des adeptes de son régime cherchent un candidat pour avoir la même réussite. Car ce n’est pas une petite réussite. Il avait réussi le tour de force de se faire adorer de son peuple, de son armée, tout en obtenant le soutient des chefs religieux, de différentes religions ! Le fait le plus incroyable, fut la fuite de certains bourgeois à la mentalité coloniale. Des religieux fondamentalistes, terrifié, car la confiance en BAAKO était telle, qu’ils savaient que la manipulation des jeunes et des pauvres, n’étaient plus possible. Ils ne pourront plus faire, une fortune. Ils ont fui, mais comme des hyènes, ils attendent, une erreur ou sa mort, pour mettre à mort ce régime qui les a privés de l’autorité et de la montagne d’or que contenait ce pays. Ils ont jurés vengeance en temps voulue. De l’extérieur, ils ont tenté plusieurs fois, de renverser le gouvernement de BAAKO. À toute les fois ce fut un échec. Alors, depuis dix ans ils attendent patiemment.

Il n’y a pas d’armée à proprement parlé.  Reprend Samia. Les soldats sont le peuple lui-même. À seize ans filles et garçons font un mois de défense nationale. Cela se pratique tous les ans jusqu’à l’âge de la retraite. C'est-à-dire à soixante-dix ans ! La retraite est plus tôt pour les militaires de carrière. Tout au moins, ceux qui sont sur le terrain. L’armée se compose de très peu d’hommes. Il y a l’état-major, les instructeurs, et ceux qui sont sur le terrain exposés aux armes des plus dangereuses, les bactéries et le nucléaire. Ceux sont eux, qui prennent la retraite à soixante ans. Les mineurs également ont la retraite à soixante ans. Pour chaque habitant c’est un honneur d’avoir le droit d’être soldat. Pour une condamnation de droit commun simple, le Sémavoïtiens ne peut plus être soldat. Il est donc déshonoré. Ainsi Baako a obtenu une protection efficace à moindre de frais. Il fallait y penser. Sa justice est particulière. Un réactionnaire ou un délinquant arrêté à la suite d’une délation : le dénonciateur perçoit une prime correspondant à 10% de la valeur marchande du délit de droit commun, ou un mois de salaire pour un réactionnaire. Pour une dénonciation concernant la trahison du pays, la prime est d’un an de salaire. Pour qu’elle soit perçue, les policiers doivent trouver les preuves du délit. Très souvent le dénonciateur appelle et indique trois témoins Quand les policiers trouvent les preuves, la prime est donnée contre la signature du délateur. En cas de fausse accusation le délateur devient l’accusé et condamné aux travaux forcés. Il perd ses droits de citoyens, et ne peut plus être militaire.

 L’originalité ne s’arrête pas là. Poursuit Samia

Tout est différent des autres pays. La vie des prisonniers est surprenante

 à 5h la douche froide

 5 h20 la prière dans la religion de son choix

 6 h footing en short dans la rue principale de la ville ou du village du pénitencier

 7h petit déjeuner

 8h travail dans une combinaison grise rayée de rouge fluorescent, avec le numéro fluo jaune. Le crâne rasé, que ce soit fille ou garçon. Ils vont à pied sur leur chantier, encadré de leur gardien. Leur travaux, c’est la construction des hôpitaux, dispensaires, école, facultés, crèche. C’est aussi l’entretien des routes et autoroutes. C’est également la construction des logements sociaux. La construction ou la réfection des maisons ou d’appartements de particulier leur sont interdites. Ils ont le droit de s’arrêter que pour le repas, c’est-à-dire à.13h.

14 h reprise des travaux, seulement à l’intérieur, car le soleil est trop  puissant. Ils pilent le mil, ou le manioc qu’ils transforment en poudre. C’est  l’extrême injure pour l’homme. Des soldats les encadrent. C’est ainsi que Baako s’est imposé

Il a apporté à son peuple, la justice, une nouvelle dignité, la   sécurité, le confort sans distinction du rang sociale. Il y a peu de suicide, car personne ne veut passer pour des lâches. Tous décès par suicide sont incinérés et placé dans un mur, sans fleur avec le nom seul. Sans autre légende. Le carré les concernant s’appelle : le jardin des coucous. Nom  de l’oiseau qui vole le nid des autres oiseaux. Le Présidium a abolie la torture en 1998, et la condamnation à mort en  2000.

La liberté est totale. Les petits problèmes sont régler par le médiateur du quartier, ou du village. Il n’y a plus d’ennuis liées à des privilèges de puissant, ni même tribal. Les images du passé accompagnent les paroles. C’est ainsi qu’il y a eu Tilsitt une petite ville coquette avec ses maisons roses et fleuries, les condamnés au crâne rasé dans leur combinaison. Puis ce fut, cette belle plage propre, avec la mer bleue. La vue aérienne permet de deviner la vie marine, ainsi que les  coraux. 

Samia Martineau continue.

Il y a ce social, que nous envions tous ajoute-t-elle avant de poursuivre.

Il n’y a plus d’analphabète, seul certains handicapés mentaux le sont. Non pas parce qu’ils n’ont pas eu cette possibilité, mais leur cas ne leur a pas permis. L’enseignement des handicapés est le même que les dit normaux. Leurs droits sont égaux. Le droit au travail est le même pour tous. Il est adapté au physique et intellectuel à chacun. La lutte contre le Sahara est concluante. Enfin, ce pays se suffit à lui-même, sans aide étrangère. Avec parcimonie il vend son pétrole, préservant ainsi ce qui reste des réserves du sous-sol. Certains pays n’ont pas anticipé la pénurie. Ils ne peuvent  pas non plus, se passer de pétrole.

SEMAVOÏTA, n’utilise pour énergies, que le soleil et l’hydraulique par moulin à eau salée ! Les éoliennes sont rare, et sont plus des objets d’art car les vents sont peu utilisable dans ce pays. Ils utilisent des voitures solaires depuis 20 ans. Ils ne vendent que ce qu’ils leur est nécessaire pour acheter à l’extérieur leur produit de première nécessité. Ceux qui ne peuvent être l’objet de production dans son pays. Ou si la diplomatie nécessite une étroite collaboration amicale. En agissant ainsi ils économisent leur production de pétrole, et se garanti des revenus substantiel. Il y a eu la construction des cinq villes souterraines de deux cent cinquante mille habitants environs. Elles sont toutes reliées les unes aux autres par des autoroutes également souterraines. La première fut construite sous le désert.

Ce désert magnifique, reprend Alain, avec ses pistes, ses sculptures brutes et pures. Ces roches se dressent fièrement vers le ciel. En forant dessous, ils ont trouvés trois villes enfouies, et une rivière d’eau glacée, et pétillante ! Tel est l’histoire de cette trouvaille ! En raison des tempêtes de sable trop nombreuses, et pour la protection de ces villes il a été décidé d’incorporer dans le projet de la construction, une sixième ville plus petite, et plus confortable. Elle est prévue pour le Présidium et les amis du pays. Les chercheurs sont parvenus à cultiver certains légumes, arbres fruitiers, élever des poules, des vaches, des moutons, des mésanges et des pigeons et autres élevages domestiques. C’est ainsi que la vie pourra être sauvé en cas de catastrophe. Ces découvertes ont donné une autre idée d’utilisation. Par ce moyen, la culture et les élevages naturels, luttent contre la famine dans le monde, mais surtout dans son pays.

Les images accompagnant les commentaires font rêver les jeunes gens, mais très certainement les téléspectateurs du monde également.

Daniel et Mauricio, n’en croient pas leurs yeux, ni les oreilles

- Ce n’est pas possible ! S’esclaffe en chœur les quinze amis

-        Ils nous prennent pour des idiots crie Erhard

-        L’Europe ne va pas avaler ça, interroge incrédule Mauricio étonné, et outré.

-        C’est de la propagande ! Conclu Ingrid

-        C’est peut-être une blague intervient Katia

Fou rire de tous

Samia Martineau imperturbable continue

Maintenant vous connaissez mieux ce pays, Il est difficile de croire que cet homme si sage, qui est l’un des plus humanistes des chefs d’État à l’heure actuelle, est pu être l’un des auteurs de cette catastrophe.

Il y a deux ans, il y a eu la réunion mondiale des pays amis à Washington. Le Président Jefferson Brian recevait la délégation, des représentants de L’Europe Unie : les Présidents Le Forestier Marcel de la France, Günter Hans de l’Allemagne, et  Brown Harry Représente le Roi Harry de l’Angleterre, Ferreira Augusto pour l’Espagne, (les élus pour cinq ans du « Gouvernement Européens) ainsi que les représentants d’autres pays, les Présidents Liyang Tao pour la Chine, Ben Ayan pour Israël, Kharg Hassan pour l’Iran, Bandung Nehru Président de l’Inde, ainsi que notre Jacques Baako pour le  Sémavoïta. À la réunion qui a duré presque deux semaines, ils ont signé un protocole de paix, prévoyant l’unité militaire. Ils ont transformé l’OTAN. Maintenant L’organisation s’appelle les Armées Unies pour la Paix et l’Humanitaire [AUPH].

Une bande annonce passe au-dessus de la tête du la journaliste.  Cela fait rire les jeunes gens. Puis, Alain le journaliste prend la suite

Par ce compromis, les signataires sont les maitres du monde. Seule la Russie fait cavalier seul, elle est ouverte à tous les contestataires des pays alliés. Le premier volet est un contrat militaire et commercial. Le second est l’entraide humanitaire. Le Sémavoïta à négocier avantageusement pour son pays. Il vend son stock de pétrole uniquement pour l’Europe. Car c’est l’Europe qui a le plus fait pour le développement à l’énergie durable. De cette façon il a un stock pour plusieurs années. En effet le stock du pétrole est pratiquement nul dans le monde. Les pays s’étant enrichi grâce à cette manne providentielle, sont retombée dans l’extrême pauvreté. Les membres riches et puissants de ce consortium, ayant travaillé  pour eux uniquement, ont quitté leur pays. Seul Dubaï a été prévoyante. Le Sémavoïta vend à l’AUPH tout le surplus de ses ressources c'est-à-dire, l’uranium, l’or jaune, l’or noir, des légumes et des fruits, de l’arachide, du manioc, du café, du chocolat, le tissus de coton, ainsi que des montres se portant en sautoirs qui sont à la fois, porte-monnaie télévision, ordinateur, internet.

La France et les États unis installent les usines nécessaires au modernisme à Sémavoïta.

Les savants de l’AUPH ont un contrat ne leur permettant pas de travailler en dehors des pays signataires. Et doivent être contrôlé par la Commission de Contrôle dépendante de l’AUPH

Le second volet est moins heureux, en raison des évènements qui viennent de se produire.

Un nouveau flash apparait sans crier gare, et Kévin  de Kersen avec l’expression grave, annonce que la Russie s’est scindée en trois. Il poursuit :

Un fleuve d’un kilomètre de large sépare la Russie en patte d’oie. Ce sont les conséquences de soubresauts convulsifs de la terre. La fissure a touché la centrale nucléaire de Gorki qui a explosé. L’eau de ce nouveau fleuve est bouillante. C’est la vapeur de la mort. L’odeur du souffre brule les narines, les yeux, la peau. Nous sommes équipé de combinaison spéciale à l’extérieure. Nous n’avons le droit de sortir que si le professeur Ivanovitch le permet. Des images apocalyptiques sont diffusées. Ivanovitch annonce que si tous les volontaires suivent ses conseils, la Russie pourra respirer normalement dans la rue, et partout…...

Katia apporte du thé et du café pour rendre l’atmosphère moins pénible. Ce qu’ils apprennent les décourage, la peur de sortir les gagne. Que vont-ils devenir ? Le film venant de la Russie est en noir et blanc, pourquoi ? Il est vrai que voir en couleur, les victimes se tordant de douleur, l’éclatement des corps sous cette chaleur. En couleur se serait insoutenable. La voix de, de Kersen continue mais ils n’écoutent plus, et surtout ne regarde plus.

Tous, se lèvent et laisse un peu la télé, ils ont besoins de se détendre, de regarder autre chose. Mais tout rappelle leurs problèmes, même si dans cette grotte, un semblant de sécurité.  Ils ont froid maintenant.

Soudain la voix d’Alain de Courtil résonne :

Les savants de Sémavoïta ont trouvé le moyen de maitriser la bombe H et à Neutron. Ils peuvent en pointant sur le tableau de bord du Poste de Commandement détruire la ville ou un ensemble stratégique choisit. Sans que rien d’autre ne soit touché ! Où que ce soit dans le monde ! Baako rêvait de dominer l’Afrique, depuis son île sur l’Atlantique. Cette île est à l’axe et à cinq cents kilomètres du Congo et de la Sierre Léone ! À moitié désertique, mais aussi très verdoyante. Le plus étonnant, elle n’est pas touchée par la catastrophe. C’est pourquoi il avait migré au Sémavoïta. Étant un homme de Paix, le régime étant stable, et sans remous de contestation prévisible le Présidium reçut la bénédiction de l’AUPH.

Enfin, le journaliste termine son historique. Jusqu’à ce jour jamais les jeunes gens c’étaient intéressés à la politique. Pour eux, c’est la surprise. Ils découvrent la futilité de leur vie passé. L’importance des élections. Mais aussi ce sentiment de regret, de ne pas avoir pris au sérieux, tous ce qui avait fait le monde autour d’eux. Ils se sentent d’être pris au piège intellectuellement, en plus d’être prisonnier de ce rocher volcanique !

Car pour être prisonnier physiquement ils le sont !!!

 

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Lorsqu’il y a un problème

mycenes_-si-probleme.jpgMycènes

Lorsqu’il y a un problème

Regardez le dilemme

Pour ne pas être blême.

 

Si colère est hautaine,

Elle  résout  ni la peine,

Ni la peur elle est la haine.

 

Cependant lorsque la crème,

Est  le baume du système,

Cela est un phénomène.

 

Parmi toutes les idées saines,

Les solutions d’un mécène,

Sont similaire à Mycènes.

 

Sur les rives  de la Brème,

Pêcher une belle brème,

Est une chose suprême.

 

 

12 Septembre 2009

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Un jour d’orage

Un-jour-d-orage.jpg

Une douche rapide, un rasage non moins rapide, le pantalon de la veille enfilé, et c’est une chemisette blanche pendue dans l’armoire, qui fait l’affaire. Il n’a pas le temps de choisir. Enfin, il met ses sandales du pays. Et hop ! il descend quatre à quatre les étages, pas le temps d’attendre l’ascenseur.

Le ciel est lourd, des nuages tristes gris surplombent la ville. Cela ressemble aux prémices d’un temps orageux. Pascal prend son petit déjeuner au restaurant, disons plutôt qu’il avale ses tartines beurrées recouvertes de confiture de fraise, et son verre d’orange pressée.

Pascal n’est pas très bien réveillé, sa nuit a été courte. Cependant, il est tout de même à l’heure au rendez-vous. Il attend David à la terrasse de l’hôtel. Là, enfin, il patiente, son ami va arriver ! Il  regarde sa montre. Il est malgré tout légèrement en retard. Se dit Pascal. Au bout d’une demi-heure, l’inquiétude le gagne David viendra-t-il ? Il est peut-être tout simplement en retard.

En attendant son nouvel ami, il se remémore sa première soirée dans la ville. La veille ils ont fêté l’anniversaire de Claudine, une jeune femme inconnue de David. C’est une Rouennaise.

Des images remontent dans sa mémoire. Il sourit à ce souvenir de la nuit. À Leur sortie du cinéma, une farandole les a happés. Ils ont été transportés avec David. Son ami lui, tenait le coup. Il devait en avoir l’habitude ! pensait-Pascal. Mais lui, ce matin, il a la gueule de bois !

En passant devant l’accueil, il avait pris machinalement l’Ouest-Normandie. Alors, pour tuer le temps,  il parcoure les pages, en commençant par la dernière page, celle des spectacles et du sport. C’est un bon moyen de connaître la région. Pense-t-il. Arrivé à la première page, l’article fait l’effet d’une bombe !, il attire son regard, des manifestants bloquent l’entrée et la sortie de la Préfecture. L’adjoint du préfet lance un appel…. Cette information somme toute est tout à fait ordinaire en France. Pense Pascal. Il se souvient des infos, qu’il suivait avec délice depuis son île. Cela n’a rien d’extraordinaire. Il est bloqué dans les embouteillages à cause de la manif. Se persuade-t-il

 Soudain, toujours émoustillé par la perspective d’en être témoin, il se dit. Je vais vivre sur place, ce que je voyais aux infos. C’est géant. Il est tout heureux. Il va raconter à sa mère dans la prochaine lettre. C’est pour cela que David est en retard. Toutefois son regard fut stoppé sur la photo de la Une. L’adjoint du préfet ressemble à David en plus âgé. Intrigué, il lit les noms sous la photo et….au centre au côté du Préfet Monsieur Basilux  Louis ! Ce fut une surprise de taille ! Ce doit-être un homonyme... se rassure Pascal. Et si…ce serait trop extraordinaire se dit-il. Maintenant il comprend, si c’est son père, David ne viendra pas, car il doit-être inquiet. Si bien, la curiosité et l’inquiétude le submerge. Et si c’était bien le père de David!...Pascal lit l’article en entier, c’est une manifestation de paysan. Ils exigent une augmentation du prix du lait, et de la viande !

Pascal s’interroge. Que doit-il faire ? Que peut-il faire ? Ils n’ont pas échangé leurs numéros de téléphone ! À ce moment, le serveur s’approche et lui donne un papier. Pascal croit que c’est la note.

Combien vous dois-je ? interroge-t-il sans lire la feuille

Trois Euros Monsieur ! mais je vous apporte un message de votre ami. Pour des raisons familiales il sera en retard. Il vous demande de l’attendre vers midi à la terrasse et de le rappeler si cela ne vous convient pas.

Il vous a laissé un numéro pour le joindre ?

Quel étourdi ce serveur! Bien sûr, puisqu’il doit le rappeler pour confirmer leur rendez-vous! En fait, Pascal est tellement, surpris qu’il n’avait lu, que le début du message ! Sur la note est inscrite la réponse à la question ! Il remonte dans sa chambre et veut téléphoner à son copain. Hélas ! son portable est déchargé ! Il doit utiliser le fixe sur la table de nuit !

Tout va mal aujourd’hui. Fulmine ce brave Pascal.

     Il avait oublié de le charger. Décidément je ne pense à rien . se dit-il rageusement.

Heureusement, il y a ce foutu téléphone fixe dans cette chambre. Il n’est pas direct, mais au moins, il fonctionne ! s’esclaffe nerveusement Pascal.

Ben, zut, alors, voilà que je parle tout seul maintenant ! Réalise-t-il.

Il met son mobile à charger. Puis, appelle pour confirmer à David leur rendez-vous.

Résultat, il commande une table pour deux repas « du pays » sur la terrasse. Enfin tout s’arrange. Ils vont déjeuner ensemble et faire leur visite prévue, sauf qu’ils n’iront pas voir les bateaux, car ils ont rendez-vous à l’échoppe de Sidonie. Pour tuer le temps il s’allonge tout habillé sur son lit et regarde la télé. France 3. Les émissions françaises diffèrent légèrement de la Réunion. Constate-t-il.

Enfin ! Midi arrive, il s’installe à la table sur la terrasse et attend inquiet son ami. Il a oublié un détail de taille, il a invité, sa nouvelle copine, Claudine, à la terrasse du restaurant !

Bonjour Pascal

     Une voix féminine enjouée lui fait lever la tête. Soudain il se souvient. Cette nuit, ils ont fêté  l’anniversaire de cette fille ! Et, il lui revient à l’esprit, qu’il l’avait invitée! Très embarrassé, il installe la jeune fille et  va voir le serveur pour faire rajouter un couvert ! Il se rassoit. le serveur en ajoutant un service demande

Monsieur ?

Que voulez-vous Claudine ? un apéritif ?

Coca-colas ! répond Claudine

Pour moi se sera un punch-coco !

Votre ami sera là ? demande la jeune fille

Oui, il est retardé pour un problème de famille.

Ah bon !  Il est marié ?

Non, mais des problèmes de famille tout de même.

Réplique Pascal vexé.

Il ne faut pas vous formaliser, ce n’était qu’une demande d’info, pour ne pas commettre d’impair à son arrivé. Se justifie Claudine

Ah bon ! Pascal est soulagé

Alors, c’est super, on va bien s’amusé. Continue spontanément la jeune fille.

Vous êtes en vacances ?

Oui, mais je suis à Rouen, chez ma mère. Elle est si fatiguée.

Que faites-vous dans la vie ?

J’étudie aux beaux-arts de Bordeaux, et c’est ma dernière année. Je reviendrai à Rouen après mes études, ou bien j’irai à Paris, si ma mère va mieux. Et vous que faites-vous à Rouen ?

Je commence le premier juillet comme dessinateur publicitaire. C’est mon premier emploi.

D’où êtes-vous ?

Tampon, dans le canton de Saint-Pierre à la Réunion

Wooahahahaha ! tu viens de loin pour travailler ici !

J’ai réussi à un concourt

Formidable, c’est géant on va…….

Tiens ! Tiens ! On n’est pas seul, à ce que je vois La voix enjouée de David coupe les échanges.

Tu reconnais Claudine j’espère !

Bien sûr elle était la reine de la fête cette nuit. Répond David en lui serrant la main

Elle partage le repas avec nous !... à ce que je vois . Interroge David

Cela ne te dérange pas ? s’inquiète Pascal.

Nullement ! Au contraire plus il y a de fou, plus on rît. N’est-ce pas Claudine ? répond David faussement enjoué.

Vous nous accompagnez pour la visite également ? Claudine opine de la tête, souriante.

Pascal, voici le programme de la soirée. Nous visiterons « l’Aître, » ce bâtiment hors du commun. Cela vous convient-il, Mademoiselle ? Car pour les normands, ce lieu est très important historiquement. Mais, il rappelle une sinistre époque.

C’est ce que nous avions convenu cette nuit, car elle est passionné d’histoire. Intervient Pascal

Alors tant mieux, plus il y a de fous plus on rit répète- David mi-amusé, mi—inquiet.

***

Après un repas bien arrosé, le trio se met en route. Cependant David est inquiet, il n’a pas cet entrain habituel. Le fait, que les jeunes gens se découvrent, personne ne s’aperçoit, du tourment intérieur de David. C’est leur première sortie ensemble. Ils n’iront pas à la FNAC ! Avant de rejoindre ses nouveaux amis, David est allé chercher son IPhone. Il le garde dans sa poche, prêt à répondre. Il est si préoccupé, qu’il n’aperçoit pas l’intrigue amoureuse, qui se dessine sous ses yeux.

Ils arrivent aux abords de l’Aître Saint Maclou. Le ciel est sombre, il fait légèrement frisquet. Les feuilles des arbres tremblent, et le son de leurs frissonnements est à l’unisson de l’air ambiant…

C’est heureux les paysans vont devoir rentrer plutôt pour leurs bêtes. Il semblerait qu’il va avoir un gros orage ! calcule David à haute voix

Comment peux-tu dire cela David?

S’exclament les deux jeunes gens !

Regardez le ciel, les nuages sont de plus en plus gros, et ils sont rosés. C’est clair on ne pourra pas allez voir les bateaux tout à l’heure , même si nous en avons le temps!

Mais à cause de votre, heu… de ton retard tu l’avais annulé.

Ha ! c’est juste excusez-moi. Je suis perturbé en ce moment.

Ce que David ignore, c’est que Pascal avait lu l’article du journal le matin même.

Il nous faut rentrer alors ! conclut Claudine

 

Des éclairs vrillent le ciel. L’orage tonne, une pluie battante s’abat sur Rouen. Les jeunes gens courent se réfugier dans l’Aître.

Aitre-St-Maclou.jpg

 

Nous visitons l’Aître comme prévu, ainsi nous sommes à l’abri. À la sortie se sera peut-être fini, les orages çà ne dure pas. Ordonne David en soupirant silencieusement.

L’histoire de l’Aître est terrifiante, mais unique dans le monde. Nos deux Rouannais écoutent passivement les explications d’un guide vocale. Tandis que Pascal est subjugué par les fresques murale et picturale. Une voix féminine venant on ne sait d’où, sert de guide aux visiteurs.

« L’Aître existe depuis 1253. Il est situé en avant de l’église au centre de la paroisse. Seulement il y eut la peste noire entre 1521-1522. Il a fallu augmenter la capacité du cimetière en construisant tout autour, trois galeries sont surmontées d’un comble à usage d’ossuaire. Puis au XIIème siècle fut construit un bâtiment, fermant la cour du cimetière. Une école s’y ouvrit. C’était la vocation première de la paroisse Saint Maclou………..Il y a de magnifiques sculptures…. ».

Les jeunes gens sont pressés de sortir. Le soleil est revenu. Le téléphone de David sonne. Dans son angoisse et sa fébrilité, il saisit son I Phone. Il lui échappe des mains, Pascal le rattrape au vol, et le tend à David. Il répond précipitamment.

Sans crier gare, David explose de joie, les bras au ciel, il saute, l’appareil lui échappe une nouvelle fois des mains. Claudine le rattrape au vol.

Père n’a plus de problème, les manifestants sont rentrés chez eux ! La larme à l’œil il va pour ajouter quand…

Il est seize heures nous avons le temps de déguster une crêpe, nous allons fêter ce bonheur retrouvé.

Oui Claudine ! Font en chœur les jeunes gens.

Ils sont près de la FNAC, ils hésitent entre la terrasse avec la dégustation d’une crêpe accompagné du cidre et la FNAC pour acheter un livre. Ils décident de profiter du soleil. David s‘inquiète :

Pascal que penses-tu de cette visite macabre ?

C’est horrifiant, malgré tout intéressant. Compte tenu des années et cette révolution Française qui n’a pas respecté ce lieu, c’est un vrai miracle qu’il soit dans cet état. Merci de me l’avoir fait visiter un jour d’orage. J’ai beaucoup apprécié les artistes inconnus qui ont sculptés ce chef d’œuvre.

Que penses-tu de ces crêpes au calvados ? S’enquit Claudine

Un vrai délice avec le cidre çà vous met en forme pour le reste de la journée ! répond Pascal à Claudine. Il est tout guilleret ce cher Pascal. Pense David souriant

Maintenant nous allons chez Sidonie, voir ce qu’elle propose pour les jeunes filles. Commande David. Claudine intriguée demande

Qui-est-ce ?

Une femme d’un certain âge, tout à fait dans le coup, nous l’avons aidé hier.

Ah oui ? s’étonne Claudine

David raconte la poursuite, l’arrestation, la visite au commissariat qui a permis de rencontrer Sidonie. Il conclut.

Ce n’est pas très important, mais elle nous a invités dans son échoppe pour nous remercier. À propos, Claudine tu pourrais me conseiller pour ma petite amie ?

Elle à quelle âge, dans quelle activité est-elle ?

Linda est lycéenne, elle va passer son bac et elle se destine à la protection animale.

Comme toi alors. Vous allez- vous compléter, S’étonne Claudine. C’est rare de genre de rencontre.  De dit-elle.

Pascal se sent de trop, il n’y en a plus que pour Linda, la belle inconnue ! Heureusement, ils arrivent à la fameuse échoppe. Sidonie les accueille chaleureusement. Quand elle vit Claudine, ce fut le coup de foudre entre les deux femmes. David fait les présentations, puis ils papotent allègrement d’un sujet à l’autre autour d’une tarte aux pommes normande et d’un café-calva. Ils continuèrent la soirée dans l’arrière-boutique. La vendeuse de Sidonie restant au service de la clientèle. Une part lui est porté à la caisse, hors de la vue des clients.

 

 

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6 - Sidonie

commissariat-de-police-a-Rouen.jpg Ce vingt-quatre juin, le soleil rieur monte doucement. Il semble dit bonjour et bienvenue à ce nouvel habitant de Rouen. Il pose sa main rosée au-dessus de la ville. Pascal sourit dans son lit. Il s’étire en bien heureux comme au pays.

Subitement, il réalise, il est en France, même pas à Paris mais à Rouen ! Pascal est fébrile. C’est le tournant de sa vie. Il en a l’assurance. Sa rencontre avec David l’a empêché de dormir normalement. Est-ce sa chance ? À huit heures sonnantes, il descend, prend son petit déjeuner à la française. Un croissant, puis un second avec un bon café au lait sont englouti suivi d’un jus de pomme pressé.  Il se précipite tellement,  qu’il n’a pu apprécier la qualité de la viennoiserie. Enfin il attend au salon son David. D’après le dépliant, c’est la ville aux cent clochers. Quelle chance d’être catholique dans cette ville. Ce fut sa conclusion

Enfin à l’entrée du porche, un jeune homme blond athlétique, la démarche énergique avance sans hésiter vers lui. Pascal réalise qu’il avait été si fatigué la veille, qu’il a à peine observé David. Il est impressionné en voyant sa façon de s’habiller. Ces vêtements semblent simple, mais il est certains qu’ils proviennent d’un grand couturier. Il reconnait le parfum de David, il l’a tant aimé qu’il avait fait la folie de l’offrir à son beau-frère. Son ami est un homme raffiné conclut-il mentalement.

Bonjour David, voulez-vous prendre quelque chose avant de partir ?

Prononce Pascal en se levant

Oui un café, car nous avons beaucoup de marche à faire si mon plan de visite vous convient.

Je vous fais confiance, je ne connais ni la ville, ni les coutumes de la région.

Bien, alors nous allons commencer par la cathédrale Notre Dame de Rouen, Nous irons à la FNAC en passant pour retirer mon dernier I phone que j’ai commandé. Ce magasin se trouve juste en face de la Cathédrale.

David ne serait-ce pas plus simple de se tutoyer, si cela ne vous dérange pas ?

Bien sûr Pascal. Mais il faudra nous vouvoyer si nous rencontrons certaines personnes. L’entourage de ma famille ne tutoie personne.

En voyant la réaction du jeune homme, David le rassure.

C’est uniquement quand je te présenterai en disant : mon cher ami ou mon cher cousin ou ma chère.., que tu devras me vouvoyer devant eux.

D’accord ! Répond Pascal rasséréné.

Je vais te faire un résumé de la visite de la journée. Nous déjeunerons au restaurant à midi. Si j’ai bien compris le repas du soir est compris dans le prix de ta chambre ?

Oui

Alors nous dinerons ici ce soir avant d’aller admirer la ville la nuit.

Voici un court résumé de l’historique de Rouen. Rouen est surnommé la ville aux cent clochers. Elle a une histoire très riche

Pourquoi est-elle surnommée la ville aux cent clochers ?

Sourire de David qui reprend.

À la révolution, il a été dénombré près de cent clochers dans la ville.

Pascal est à la fois subjugué par cet ami, tout en étant impressionné, voir intimider. Dans  quelle galère je me suis embarqué ! Pense-t-il. Cependant, David l’observe d’un regard perçant. Puis après un long silence il s’élance

Écoute ne soit pas timide. Je suis comme tout le monde, Je suis né et originaire de Normandie. Ne te préoccupe pas du qu’en diras-t-on, ni de l’enthousiasme de mes amis. Il ne t’arrivera rien. Ça va mieux ?

Oui. Répond dans un souffle murmuré notre jeune Réunionnais.

alors je continue. Je ne suis pas un guide officiel, mais il est certain que je peux te piloter à travers la ville, et te raconter une partie de son histoire.

L’esprit taquin de David et son sourire de gamin farceur, redonne la pêche à son compagnon du jour.

Continue.

Lui lance Pascal. Lui aussi, retrouve son punch de gamin.

La visite de la ville se déroule comme l’avaient prévue les deux jeunes gens jusqu’au moment où…une voix féminine crie.

Help, au voleur !  au voleur ! Arrêter – le !

Un jeune homme à capuche court en zigzaguant entre les voitures, et sur le trottoir, bousculant tout sur son passage. Une femme rousse, court après lui. C’est un gamin semble-t-il, au deux jeunes gens.

L’individu arrive à la hauteur de David. Tout se déroule rapidement. David allonge sa jambe, fait un croche-pied au voyou, et le maitrise en quelques secondes ! Une voiture de police arrive à leur hauteur.

Bravo monsieur cela fait longtemps que nous essayons de le prendre en flagrant délit ! Lui lance un policier.

Mais comment se fait-il que vous soyez déjà là ?

Demande Pascal stupéfait. La femme rousse toute essoufflée lui explique.

J’ai téléphoné à la police. Ils m’ont prévenu qu’ils envoyaient une voiture immédiatement.

C’est ainsi qu’ils sont arrivés au moment que vous avez ceinturé ce type ! ajoute-elle

Ah, par exemple c’est un gosse ! s’esclaffe David

Oui, mais déjà avec un lourd passé ! répond l’agent

Madame, est-ce bien votre sac ?

Oui Monsieur l’agent.

Est-ce que votre sac est complet.

La femme, bien qu’essoufflée vérifie, il manque mon porte-monnaie. Mais il reste mes papiers. Répond la brave dame

Il n’a pas eu le temps de tous vider

Il a encore son compère ! il a l’habitude de travailler si j’ose dire avec son frère ! ajoute le second policier à voix basse devant David

Alors venez au commissariat pour faire la déposition, ainsi que vous messieurs. Décide le premier policier

Ils se retrouvent tous au commissariat. Une fois les formalités remplies. La victime leur dit

Vous prenez quelque chose ? je vous dois au moins ça !

Mais c’est normal, je n’ai rien fait d’extraordinaire ! Réplique David

Peut-être pour vous, mais par ces temps qui courent, cela devient de plus en plus rare, des jeunes gens comme vous !  Il y a ce salon de thé, cela ne vous dérange pas ?

Non madame. font-les jeunes gens spontanément en chœur.Salon-de-the-a-Rouen.jpg

Bravo, alors entrons !  Commande – elle.

La carte des glaces, Mademoiselle ! réclame la femme.

Que choisissez-vous ? Ainsi nous allons pouvoir faire connaissance. Je suis Sidonie Gringore. Et vous David …? Je n’ai retenu que vos prénoms au commissariat, et comme je ne veux pas sortir toute cette paperasse…puis elle continue

. Je bénis le ciel de vous avoir mis sur mon chemin. Ajoute-t-elle

Je suis David Touteschoses

Moi je suis Pascal Temlavie

Que faites-vous dans la vie ?

Je suis étudiant en dernière année à l’école vétérinaire

Et moi je commence le premier juillet, c’est mon premier emploi. Je suis dessinateur publicitaire.

C’est vraiment extraordinaire cette rencontre.

Que faisiez-vous qu’en cela vous est arrivée ?

Je sortais de mon bijoutier. J’avais un bracelet à réparer. J’y tiens beaucoup car il me vient de ma mère. De son sourire malicieux elle continue, pour satisfaire la curiosité des jeunes gens

Je tiens une petite échoppe de fringues et leurs accessoires pour jeune filles.

Les jeunes gens sont particulièrement subjugués par cette femme. Elle a la soixantaine, rousse à l’allure altière.

Quelle est votre choix ?

Intervient la serveuse. Madame Gringore commande

Un St Honoré, un sorbet clémentine et comme boisson un thé menthe glacé

Et vous ?

Demande la serveuse. à David, le gourmand

Un Banana Split, un thé pêche glacé

La serveuse se tourne vers Pascal et l’interroge du regard

Une glace aux fruits exotique, et une eau minérale Demande Pascal intimidé.

Madame Gringore à plus d’énergie qu’une femme de son âge. Seulement, elle n’en sait rien. Pourtant, elle a dépassait la soixantaine ! Les jeunes gens ne s’en rendent même pas compte. Il est vrai pour eux, c’est une femme super et digne de respect.

Quel est votre programme pour demain ? Demande Madame Gringore. Pascal précise

Je ne connais pas la ville, alors je m’en remets à David et vos conseils.

David intervient

Demain j’avais prévu la visite de l’Aître de Saint Maclou puis continué dans un resto sympa, et la visite de la maison de Corneille

Et ce soir, que faites-vous ? Demande notre interlocutrice.

Si Pascal n’est pas trop fatigué, après le repas nous pourrions aller au cinéma.

Vous n’aimez pas le Théâtre ? Interroge –elle

Si madame, Répondent-ils amusés

Appelez-moi Sidonie ce sera plus simple.

Bien madame

Dit poliment Pascal l’écervelé !

Le problème,… il faut réserver depuis longtemps et Pascal vient d’arriver dans notre ville

Bien dans ce cas, je vous invite à passer demain à ma boutique, et vous choisirez dans les accessoires ce que vous aimeriez offrir à votre petite amie, ou votre sœur.

Merci Sidonie Répondent-ils en cœur.

En sortant du salon de thé nos deux jeunes gens sont tellement absorbés dans leurs réflexions, qu’ils ne se disent plus rien. C’est en silence qu’ils arrivent à l’hôtel. Après le repas pris en silence, David le rompe en interrogeant son compagnon.

Vous n’êtes pas trop fatiguée de cette journée plutôt mouvementé ?

Non rétorque rapidement Pascal.

Il n’avait pas envie de rester seul dans sa chambre. Bien qu’elle soit confortable. Après cette aventure, la solitude lui pèse.

Qu’allons-nous voir ? Interroge-t-il ?

Ils passent un vieux film « le Corniaud » cela va nous détendre et nous fera beaucoup de bien

Alors allons-y décide Pascal énergiquement. À la grande surprise de David

À la sortie du cinéma, des jeunes gens habillé curieusement entrainent nos amis dans leur farandole. Ils dansent, chantent et jouent de la flute dans la rue, les entrainant vers le port.

Lorsqu’ils se séparent, il est déjà deux heures du matin. Ils sont fatigués mais tellement heureux ! David et Pascal se séparent à l’entrée de l’hôtel tout guilleret.

 

 

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5 - Les vagues de la destinée

l-esperance-la-fleur-du-coeur.jpg

 

 

 

 

 

Au cœur des vagues imprégnées,

Le guide de la destinée estampillé,

D’un amour unissant l’effeuillé,

Au divin plaisir ensoleillé.

 

De l’infini le fruit de la veillée,

Souvenirs des nuits de l’atelier,

Où il en a été domicilié.

Puisse en devenir son allié.

 

Le soupir pour en devenir,

Sans équivoque, sans définir,

L’allier est là pour le soutenir,

Celui qui reste en souvenir.

 

16 novembre 2011.

 

Page: 16

dans : Les souvenirs et méditations

de: Monique-Isope-Macalou

Chez Edilivre

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Edilivre paier et numérique

 

 

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VIII - La prière

La-priere.jpg Macha est en forme,  d’humeur joyeuse. Elle ne sait pourquoi, mais elle est heureuse. Elle sonne le réveil au son d’un entonnoir. Celui du réservoir de sa voiture, maintenant perdu. Elle l’avait emmenait avec elle, sans savoir pourquoi. À sa montre il est douze heures. Midi ? Minuit ? Personne ne sait pour l’instant, ils ont tellement dormi. Tout ce qu’elle sait cela fait plus de dix heures qu’ils dorment, et que Catarina prépare le petit déjeuner.

Tous arrivent à moitié réveillé, l’odeur d’un café chaud les attire et les guide vers Catarina.

Une nappe plastifiée est sur le sol, avec des bols désassortis. Lorsque chacun fut restauré, voici qu’elle demande :

Êtes-vous pratiquant dans votre religion ? Si vous pratiquez, levez la main. Il faudra nous organiser en fonction de cette donnée.

Pourquoi poses-tu cette question ? Cela ne regarde personne !  explose Erhard.

Je pense que l’idée de Catarina, doit vous être mis en délibération, car la pensée de Catarina a le mérite de chercher l’unité et la paix en toutes circonstances. Explique Macha.

Catarina compte les mains levées. Douze mains se sont levées. Robert, Erhard ne sont pas croyants et Mylène est non pratiquante Devant la majorité de croyant Brigitte propose :

-           En attendant le Journal Télévisé si nous écrivions une prière commune ? Une que nous pourrions dire ensemble malgré nos différences. Qu’en pensez-vous ?

-           Pourquoi pas, on peut essayer.

Répondent l’assemblée, cela nous mettra en forme en même temps. Se disent-ils. Ils sont tous d’accord même Erhard !

-           Oui, pourquoi pas. Dit-il en haussant les épaules.

Il donne un coup de pied rageusement en bougonnant, dans une pierre un peu trop grosse pour lui. Elle n’a rien d’un ballon. Elle, elle n’a pas bougé.

-        Aie ! Houlà-la !

En se tenant le pied. Pauvre Erhard ! tous rient. Il se tient le pied tout en sautillant

-           Et, alors !  Fait-il vexer

Intérieurement il pense, « ils ont raison, si j’étais à leur place, je rirai également » Puis il redevient le super copain, il réfléchit à cette maudite prière.

« Oh et puis si cela maintient le morale……et qui sait……….peut-être que… » Marmonne-t-il.

Les jeunes gens s’assoient en tailleur, ils forment un cercle à nouveau. À la demande de Catarina, Brigitte dirige cette activité. Cependant, Catarina interroge :

-        Comment allons-nous faire ? Par où, allons-nous commencer ?

-        Chacun écrit une courte prière, puis nous la mettrons en commun. Nous corrigerons quelques mots, pour que chaque prière puisse être ajoutées et imbriquées les unes aux autres, et en faire ainsi des versets.

Tous s’y mettent, même Erhard et Robert ! Erhard lorsqu’il était enfant, il préparait la messe avec le curé. En cherchant dans ses souvenirs il écrivit deux lignes. «Viens à notre secours, si tu existes, donne nous le nécessaire pour vivre et sortir d’ici»

Robert, lui n’a aucune connaissance, mais il se souvient de plusieurs de ses reportages sur les enterrements. « Prends pitié de nous » c’est tout ce qu’il écrit.

La crainte de Catarina, c’est au moment de réunir le tout. Mais incroyable, il n’y a pas de discussion, ni discorde. Chacun a à cœur de réussir ce test de l’amitié. Car ce n’est pas seulement une prière ordinaire, mais aussi un test prouvant que la diversité religieuse, peut être un lien d’entente, et non de discorde. Ils sont vite d’accord.

Brigitte fera la synthèse, après la mise en commun. Commande Macha, plus qu’elle n’interroge ses amis. Et ne demande même pas leur avis.

Cependant, il n’y a pas de contestation, c’est le silence dans la pénombre de la grotte. Catarina catholique intégriste, parfois intolérante, ce jour-là, est magnanime. Son idée a plu, ceci lui a fait si plaisir, qu’elle oublie ses griefs passés sur les autres religions

Enfin, Mylène interroge silencieusement, avec la main. Devant l’acquiescement, elle se lève et ramasse les copies en ajoutant la sienne. Puis les donne à Brigitte pour la synthèse.

Brigitte prend la phrase importante de chacun, constituant ainsi, un vers. Quant à Erhard, lui, il reste indifférent. Lui et Robert c’est seulement pour participer.

Après tout, cela ne fait pas de mal. Ont-ils estimaient

Après l’acceptation et le recueillement de tous, Brigitte lit leur prière commune.

Auparavant, je tiens à vous dire, nous diront après chaque verset, la prière de Robert « prend pitié de nous » et sera suivi par un temps de silence. Voici comment cela se présente :

« Honneur et gloire au Seigneur de l’univers

Prends pitié de nous

Silence

Pardonne-nous, pour nos fautes

Prends pitié de nous

Silence

Permet-nous de vivre dans ta lumière,

Prends pitié de nous

Silence

Tu as fait sortir les hébreux d’Égypte, délivre-nous

Prends pitié de nous

Silence

Donne-nous notre pain quotidien

Prends pitié de nous

Silence

Nos dirigeants nous ont trahis, ils sont les jouets de Satan

Prends pitié de nous

Silence

Que notre bouche ne s’ouvre, que pour être vérité

Prends pitié de nous

Silence

Que nos actes et nos pensées soient charitable envers les autres

Prends pitié de nous

Silence

La grandeur du Créateur, est notre protecteur

Prends pitié de nous

Silence

Rien ne pourra nous arriver, car l’Éternel est avec nous

Prends pitié de nous

Silence

Tout ce qui est sur terre passera, la Face Vénérable subsistera

Prends pitié de nous

Silence

En vous nous remettons nos espoirs

Prends pitié de nous

Silence

Apprend-nous à défendre et soigner nos blessures

Prends pitié de nous

Silence

Que notre Séjour dans ce lieu, soit celui de l’unité

Prends pitié de nous

Silence »

La lecture terminée, Brigitte demande :

-        vous convient-elle?

-        Oui, je pense qu’elle ne peut pas être beaucoup mieux étant donné nos différences. Constate Luciano.

Brigitte fait une autre proposition

-        Je la mets sur mon I-Box, ensuite je vous l’envoie sur vos E-mails, ainsi nous pourrons la lire ensemble, ou séparément selon vos propres besoin, vous permettant ainsi plus de liberté.

Daniel intervient pour annoncer :

-        Mauricio, réfléchi et dessine un projet, pour créer une colonne portative permettant de charger nos batteries, avec ce que nous avons mos en commun…

- Notre sécurité en dépend. Précise-t-il après un court silence.

Macha propose :

-        Si nous écrivions cette prière à côté du tableau, pour garder une preuve vivante de ce que nous vivons. Elle sera une preuve de notre vie à cause de cette catastrophe, elle est notre postérité. De plus, lorsque nous sortirons, nous serons heureux de retrouver les traces de ce que nous avons vécu ensemble.

-        Ce sera un témoignage sur la solidarité. Elle est possible en toute circonstance, quel que soit notre ethnie, notre religion, ou nos pensées idéologiques. Pontifie Mamadou

-        Le portable, c’est pour nos déplacements, Nous pourrons communiquer, en espérant que la paroi du rocher, soit réceptive ajoute Daniel.

Tous sont d’accord. Macha écrit le texte en creusant dans la roche et fit le remplissage de peinture noire. Car elle voulait que cela reste un lieu de pèlerinage, lorsqu’ils seront sortis. Pendant ce temps, Brigitte enregistre comme convenue la prière, et envoie un SMS à tous les portables du groupe.

Marie, toujours discrète, ose enfin demander

-        À quel moment diront-nous la prière ?

-        Avant d’aller au lit ! fait la voix de centaure de Luciano

-        Non avant de manger ! rétorque Souvanna

-        Ah, non ! Avant de partir à nos occupations ! réplique Ingrid

-        Pour moi, se serais au réveil. dit timidement Marie

-        Pourquoi au réveil ? Ou au coucher ? Pourquoi pas les deux ! suggère Hans

Hans et Robert  sont tous les deux d’accords. Ils s’en foutent, ils ne croient pas, c’est uniquement pour être solidaire avec tout le monde. Comme pour eux, cela n’a aucun de sens, ils ne voteront pas. Cela arrange le groupe, car ainsi ils sont sûr, qu’une majorité pourra se détacher.

Hans demande :

-        On peut avoir un café ?

Daniel répond

-        Oui, car après, nous irons voir, si la fissure est une fissure, une faille, et, ou, si elle donne sur autre chose.

-        Pendant le café nous voterons. Intervient Macha

C’est le moment du vote. Chacun écrit sur une feuille de leur bloc note ce qu’il souhaite pour la prière. Puis, ils plient la feuille, la mettent dans la casquette de Hans. Enfin c’est le dépouillement.

Résultat :

Avant le repas 1

Après le repas             0

Avant de partir à nos occupations     3

Au réveil         1

Avant de se coucher   7

Avant de se coucher et au réveil        1

Conformément au vote le groupe fera la prière tous les soirs avant de se séparer pour aller dormir.

À ce moment, une lumière éblouissante envahit la salle. Puis, repart comme elle est venue.

Les jeunes gens se regardent à la fois étonnés et craintifs. Est-ce l’acceptation de Dieu ? Ou bien c’est une facétie du volcan !

Devant cette interrogation, ils disent leur prière commune.

grotte-priere.jpg

 

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VII - Le premier repas

La-caverne.jpg

La voix de Souvanna est gaie, avec une petite note craintive. Il ne sait pas comment vont réagir cette troupe, après cette prophétie. L’inquiétude, aimeront-ils ce qu’il leur a préparé ? Cependant il les appelle.

-           Ohé ! Venez tous ! Le repas est prêt ! J’espère que mon humble plat vous satisfera. Leur annonce-t-il

Le premier repas est enfin prêt ! Chacun laisse sa tâche, pour rejoindre Souvanna.

Daniel et Mamadou sont presque au fond de la galerie. Mamadou tourne la tête en entendant la voix de Souvanna, c’est à ce moment-là, oh surprise ! Une fissure. Pense –t-il. Il va chercher Daniel, car il veut une confirmation.

-           Daniel, je crois que j’ai trouvé quelque chose d’important. Tu peux venir voir ?

-           Bien sûr, on pourra annoncer une bonne nouvelle si cela est ce que tu crois

Tous deux, se retrouve devant cette incroyable chose ! Mamadou reprend

-           Daniel, vois-tu ce que je vois ?

Après un instant de surprise, comme pour se persuader, ils se pincent les bras réciproquement, se frottent les yeux. Ils voient la même chose ce n’est pas un mirage.

-           C’est grandiose, nous sommes sauvés !

Ils s’enlacent, dansent, ils ont les larmes aux yeux. 

Mylène et Macha les deux M inséparables, sont inquiète de ne pas voir revenir les deux amis. Elles vont à leur rencontre, vers ce fond de caverne, qui les intrigue. Elles espèrent en trouver au moins l’un des deux. Elles trouvent à mi-chemin les gais lurons. Ils sont enlacés et comme deux gamins, ils chantent et dansent. Ils sont devenus fous ! Après le repas, et un peu de repos ils iront mieux. Pensent-elles

-           Le repas est prêt, venez de suite ! Commanda Macha

-           Il y a bientôt les infos à la télé  ajoute Mylène de sa voix douce mais sans autre commentaire. Il leur faut obéir

Mylène  avec un sourire complice, leur dit

-           Vous êtes de vrais enfants, si vous aviez au moins trouvé la sortie !

-           Et peut-être

répondent-ils en cœurs avec un sourire de conspirateur

-           Quoi ?

Font-elles les yeux écarquillés.

-           Nous avons dit peut-être, il ne faut pas extrapoler !

Les deux compères en rencontrant les deux filles retrouvent leur esprit

-           Allez raconter ! Font-elles joyeusement, impatiente, presque trépignante.

-           Vous le saurez en même temps que les autres, nous avons faim

Leur répondent-ils en riant

-           Chut ! Cela ressemble à une fissure, mais nous ne l’avons pas approché, car vous êtes venues nous chercher. Entendant vos voix nous avons plié bagage pour vous rejoindre. Mais chut !

Prononça Mamadou à l’oreille de Mylène

-           Une fissure !?  Ce n’est que ça ? Vous croyez que ça mérite tout ce tintamarre ?

Répond en chuchotant Mylène, puis elle ajoute

-           Une fissure ce n’est pas forcément un passage, elle est assez large au moins ?

-           on ne peut pas y passer apparemment, mais il faut vérifier !

-           Effectivement, Mamadou, mais cela permet de comprendre pourquoi, l’air ne se raréfie pas.

Toujours à voix basse

-           Donc ?...

-           Qu’en sais-je ?...

C’est ainsi qu’ils discutent chemin faisant, en rejoignant les autres.

-           Et les jeunes ! Qu’elles sont ces cachoteries ? Que faites-vous tous les deux ?

Leur demande Katia et Robert en les interpellant. Les quatre amis regagnent le groupe qui les attend. Ils sont pleins d’espérance.

La vie dans ce tombeau continue. Chacun a fait le maximum pour rendre leur vie la plus agréable possible. Seul des jeunes pleins de vie, avec une expérience de scout, peuvent vivre ainsi. C’est une vie presque normale, qui s’installe autour du seul plat chaud, qu’ils ont comme repas.

-           Bravo Souvanna ! S’esclaffe Daniel

-           Comment as-tu réussi à faire quelque chose de mangeable ? interroge Macha

-           Et avec une telle quantité ! affirme Katia

-           Tout en étant suffisant pour nos estomacs ! constate Mamadou

-           J’ai des aromates dans mon sac, alors avec de l’eau j’ai pu faire de la rallonge. Explique Souvanna, puis il ajoute en s’adressant à Erhard

-           Merci, à toi je n’aurai pas pu constituer un repas chaud. Lui répond Erhard. Prit dans son élan, il s’adresse à tous, claironne joyeusement :

-           Savez-vous que Souvanna a réussi à transformer une des plaques de cuisine en sonde, éclairante. ?

-           C’est géant ! s’exclame la troupe

-           Oui c’est exact, cela permettra d’avancer plus vite dans nos recherches. Confirme Erhard

Puis il ajoute en s’adressant à Souvanna

-           Sans toi nous n’aurions pas eu ce repas léger certes, mais nutritif malgré tout.

-           Et en plus c’est bon

Ajoute les jeunes gens en chœur.

Daniel prend la parole

-           Ce qui est bien mes amis, nous avons réussi à rendre ce lieu presque décent, avec les moyens du bord. Hier, nous étions encore des inconnus, aujourd’hui nous sommes des amis. Ce qui est remarquable, nous avons la possibilité de communiquer sans problème, car nous avons une langue commune, de plus, nos professions et nos personnalités propres sont complémentaires des uns aux autres. Grâce à tous nos efforts et a l’unité, nous nous en sortiront.

Il laisse un temps de silence. La digestion, et la fatigue  demandent un temps de pause. Enfin il reprend

-           J’ai une nouvelle à vous transmettre, ce n’est pas l’a panacée, mais c’est une avancée

-           Quoi, vous avez trouvé une issue ?

Fit Ingrid

-           Non, nous ne le pensons pas, mais il y a au moins une fissure, qui donne de l’air. Donc, nous ne manquerons pas d’oxygène. Ceci c’est le minimum de la nouvelle.

-           Quand aurons-nous des précisions ?

Demande –t- elle ?

-           Nous irons vérifier  ensemble, après avoir dormi.

Chacun va dans leur dortoir respectif, s’allongent. Des crampes aux jambes commencent, les démangeaisons aussi.

Ingrid va chercher Daniel et lui fait part du problème. Il la suit et consulte tout le monde. Il diagnostique une trop grande fatigue.

Il craignait des insectes, alors il est soulagé. Il n’a constaté aucune piqure d’insectes. Il préconise des massages pour délasser amis. Après les massages, Daniel, montre à Ingrid, Mylène et Hans. Une fois terminé, Il intime l’ordre de dormir.

 

Chacun pense au lendemain, la crainte et l’espoir sont en eux.

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