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Duo : Rimbaud-Verlaine

Arthur-Rimbaud.jpg pleure dans mon cœur...

Il pleut doucement sur la ville 

Arthur Raimbaud


 Paul Verlaine et poésie


Il pleure dans mon cœur

Comme il pleut sur la ville.

Quelle est cette langueur

Qui pénètre mon cœur?

 

Ô bruit doux de la pluie

Par terre et sur les toits!

Pour un cœur qui s’ennuie,

Ô le chant de la pluie!

 

Il pleure sans raison

Dans ce cœur qui s’écœure.

Quoi! Nulle trahison?

Ce deuil est sans raison.

 

C’est bien la pire peine

De ne savoir pourquoi,

Sans amour et sans haine,

Mon cœur a tant de peine.

 

Paul Verlaine (1844 - 1896)

Ma bohème

 

Je m’en allais les poings dans mes poches crevées.

Mon paletot aussi devenait idéal.

J’allais sous le ciel, Muse! et j’étais ton féal.

Oh! Là! Là! que d’amours splendides j’ai rêvées!

 

Mon unique culotte avait un large trou.

Petit Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course

Des rimes. Mon auberge était à la Grande Ourse,

Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou.

 

Et je les écoutais, assis au bord des routes

Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes

De rosée à mon front, comme un vin de vigueur;

 

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,

Comme des lyres, je tirais les élastiques

De mes souliers blessés, un pied près de mon cœur!

 

Arthur Rimbaud

 


 

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Le monde des impairs

les impairsIl y a de l’émotion dans l’air

Les notes à Sions

Ne sont pas que des notions.

Sans en en avoir l’air

Contrarient les mystifications

Dans ce monde des impairs.

 

Les histoires iniques diverses

Dans l’hypocrisie renversent.

Les mensonges de certains érudits

Transforment en fiction les interdits

Convertissent en canulars injurieux,

Les textes historiques en facétieux.

 

L’intoxication intégriste des religieux

Parce qu’ils sont sectaires,

Font de la Vérité la Parole bafouée

L’information en est flouée.

Le livre de la loi est réalité

Parce qu’elle est véracité

 

Chacun de nous connait sa réalité

Elle est droiture dans le respect

Il n’y a pas de banalité

Tous ont une part de vérité

Il s’agit d’être circonspect

Pour ne pas être victimes des sectes.

 

 

Monique Isope Macalou

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REVENU DES OMBRES 1- Nini

revenu-des-ombrese-1.jpgUn jour de juillet, comme à son habitude, Nini parcourt la route cheveux aux vents, comme elle le fait lorsque la famille est dans leur seconde résidence. Cette route quelle connaît si bien. Cette route si étroite est bordée du côté champs de blé ou d’avoine est parsemée quelques bâtisses. Parfois un maraîcher plante ces pommes de terre. De l’autre côté, le Cher s’étire tel un serpent. Il se cache derrière des buissons de mures et d’orties. Parfois il s’éloigne laissant des prés verts se découvrir. Ils s’animent de vaches ou de chèvres, chevaux, âne. Nini à son pré préféré, elle y va régulièrement, elle y retrouve ses amis. Il y a des coquelicots, des marguerites sauvages revêtent les abords des prés au pied des barbelés. Les clochettes jaunes des coucous longent le chemin séparant les prés du bord de l’eau dormante. Il y a également le colchique se dressant fièrement vers le ciel, malgré sa petite taille. Mère lui avait dit «  si tu touches cette fleur, tu iras dormir avec les grands-parents au caveau. Tu ne nous reverras plus » sagement, Nini n’y touche pas, même pour cueillir une fleur de trop près du colchique. Des iris sauvages avec leurs amis les abeilles et les libellules surplombent la rivière.

Enfant, elle court après les sauterelles, il y a ses amis secrets sur son chemin coutumier. Les chevaux de trait et un âne poitevin sont ses favoris. Dès qu’ils l’aperçoivent, ils accourent vers elle. Les grandes oreilles poilues de Pigalle la caressent à son arrivée ! Avec Violette et Prince, elle rit. Ce sont les câlins d’amis qui se retrouvent. Maintenant, Nini descend toujours les rejoindre, elle s’allonge près d’eux et leur raconte ses rêves, ses joies, ses peines.

Parfois elle favorise une promenade langoureuse sous une pluie douce et tiède. Ses larmes se mêlent à celles du ciel. Sur sa bicyclette bleue ciel, le visage tendu vers le firmament, elle espère voir le paradis de grand-tante Léontine.

De temps en temps un coude d’eau vert bouteille se profile au détour de la route. Seul un petit parapet marque la séparation entre l’eau miroitante sous le soleil de midi, ou brumeuse à la tombée de la nuit. Là, des ombres dansent au-dessus de la rivière. Nini les voit, les regarde, ces inquisiteurs fallacieux, même à travers les arbres sombres du crépuscule, elle a la sensation d’être suivie, par ce monde perçu à travers l’ombre des arbres.

La solitude ne lui pèse pas, tout au moins c’est ce qu’elle aime faire croire. Lorsque, ses parents sont à la campagne, elle est libre, seulement elle n’a pas d’ami. Pas de voisin à part les animaux des cultivateurs. La ferme la plus proche est à un kilomètre !

Pour les enfants de fermier, elle n’est pas des leurs. Penser donc une fille de la ville ! Alors Nini s’est trouvé des amis au milieu des animaux, et dans un monde imaginaire.

Simplement en ville, elle est cloîtrée dans l’appartement. Elle ne doit pas faire de bruit. La propriétaire menace le renvoi de toute la famille. Alors, elle passe ses journées dans son monde à elle, en brodant ou en écrivant des histoires. Elle brode, car elle ne doit pas salir, les cours de dessin sont trop chers, et la peinture fait des tâches partout. Nini espère que l’héritage viendra vite pour se sentir vivre. Ses parents parlent toujours de cet héritage, depuis que grand-mère les a quittés. En attendant Nini ne doit pas, ni faire de bruit, ni salir pour ne pas causer d’ennui à ses parents. Là non plus, elle n’a pas d’ami. Car elle n’a pas le droit d’aller chez des copines d’école. Ce n’est pas à proprement parler l’interdiction d’invitation, cela est plutôt dû à la propriétaire. Si elle va aux invitations de ses copines d’école, Nini devra les inviter et ceci n’est pas possible à cause de la marâtre du dessous ! Sa seule joie, c’est d’aller chez sa sœur. Elle habite tout près, juste le boulevard Thiers à traverser ! Son mari et elle loge dans un studio meublé sans confort. La porte d’entrée donne sur une cour commune. La journée, ils travaillent. Sa sœur arrive à l’heure de la sortie d’école de Nini.- C’est la récréation de Nini. Ces quelques heures de détente lui apportaient quelques joies, avant d’entrer dans la prison du premier étage.

 

C’est pourquoi bien que la maison de campagne fût sans confort, Nini l’aimait, car là au moins, elle est libre. Elle court, chante, danse au son de son électrophone à piles. Il n’a pas d’interdiction ! Elle s’occupe de son petit coin de jardin, un rosier, des liserons, et des renoncules, deux pieds de fraisier, ainsi qu’un petit arbre touffu, un framboisier. Son père  lui a planté un noisetier ! Si bien qu’elle avait son petit domaine, à elle toute seule. Elle pouvait se faire bronzer dans sa chaise longue sans que personne ne lui dise quoique ce soit. Rêver sous son chapeau de paille est sa principale activité, en attendant la nuit pour écrire.

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HISTOIRE DE GRENOUILLE

Une grenouille verte saute de joie,histoire-de-grnouille.jpg

Toute verte elle va,

D’un nénuphar à l’autre,

Elle aime se fondre à leurs feuilles.

 

Alors quand elle rencontre dame, la mouche.

Elle s’étire,

Tire la langue,

La happe en un clin d’œil.

 

Dans son élan, elle danse.

Happe son repas.

Ne vois pas venir un compère.

Le  Martin Pécheur au plumage coloré.

 

Les ailes près du corps,

Luisant sous le soleil,

Il plonge dans l’étang,

Sans crier gare.

 

Et patatras grenouille descend,

Plouf, les pattes en l’air,

Se retrouve dans l’eau,

Avant qu’elle réalise, sa déconfiture.

 

Martin-pêcheur est de retour,

Sur sa branche, il est près.

Il scrute son repas,

Soudain, il est agressé verbalement.

 

Coa-coa espèce de malotru!

Crie grenouille toute trempée,

Et envole-toi vers le ciel.

Quel sans gêne!

 

J’ai perdu mon repas!

Constate-t-elle.

La tristesse la gagne,

L’imprévu arrive.

 

À tire-d’aile.

Une douce tourterelle,

Lui apporte le bonheur,

Le sourire lui revient.

 

Une libellule toute bleue,

Dans son bec  est suspendue,

Au pied des pattes de grenouille.

Elle la dépose.

 

Martin-pêcheur est confus,

Mais sa vanité lui interdit,

De s’excuser pour son comportement,

Chacun retourne sur le chemin de la vie.

 

Sans se retourner  et sans envie.

De commenter sur ce sans gêne.

Grenouille réconfortée écoute émerveillée,

Les roucoulements de son amie.

 

 

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36 - L'épilogue

 

le-bapteme.jpgL’été suivant fut très mouvementé. David reçoit comme le prévoyait son entourage son diplôme de Vétérinaire et son accessit pour s’installer dans son cabinet. Les parents dans la joie veulent acheter un cabinet de Vétérinaire au centre de Rouen. Seulement David suit son plan personnel, il s’est inscrit en qualité de vétérinaire remplaçant. Il veut parfaire ses connaissances dans le milieu rural et océanique. L’été précédent lui a ouvert de nombreuses perspectives, et son stage au parc zoologique a déterminé son engagement envers les animaux en voie de disparition.

Après toutes ses péripéties, Linda a non seulement été reçue à son bac avec mention, elle a été reçue à son concourt d’élève soignante à la Faculté de Médecine vétérinaire.

Le sept juillet ils se marient en grande pompe.

Deux ans plus tard Linda est reçue soignante animalière en juin. Un petit Louis-David Pascal Akim Basilux apparait en octobre de l’année suivante. Le bonheur est entré dans leur appartement de Rouen. David a acheté l’appartement du troisième étage pour agrandir le premier, il a fait installer sous les conseils de Linda un escalier et un ascenseur interne. Ainsi leur appartement est devenu un douze pièces plus deux chambres de bonnes avec cabinet de toilette. Une pour la nounou des enfants et l’autre pour Bernadette devenue  la gouvernante.

Ce jour de janvier, est un jour de bonheur, il est sous le signe des rois mages. La famille est réunie pour célébrer le baptême du premier fils de David et Linda. Leur petit Louis-David Pascal Akim Basilux est la plus grande joie non seulement d’Olga et Louis, mais également Hamed et Fatima Ziniride. Il est la coqueluche de toute la famille. Pascal est le parrain de Louis-David, et Clémence en est la marraine.

Linda s’est convertie au catholisisme. Seuls Hamed et Fatima ont accepté la conversion. Le reste de la famille Ziniride, ont banni Linda. Néanmoins, toute la famille connait enfin la paix et le bonheur.

La neige couvre les toits et la nature. Tout est blanc. Le paysage a la pureté de la promesse d’un futur heureux. Les rois Mages n’auraient pas été plus fiers, que toute la famille Basilux. Linda a séduit non seulement les parents de David mais également sa sœur Clémence. Celle-ci avait eu des à priori, redoutant dans Linda une chercheuse de fortune.

Pascal a toujours sa chambre personnelle, comme un grand frère, mais il ne vit plus avec eux. Il s’est marié avec Claudine et ils ont acheté un appartement de cinq pièces dans le quartier de la cathédrale.

Quatre ans plus tard Magalie arrive au milieu d’un déménagement. David s’installe à Cabourg avenue Jean Mermoz près du Golf Varaville

cabourg.jpg

La commune est proche du parc naturel régional des Boucles de la Seine normande. La municipalité s’implique dans le domaine culturel pour le bonheur de Linda.

À Maximeville cinq ans plus tard, à la fête rituelle du village, ce fut le baptême de la petite Magalie,

Dix ans plus tard, Christine l’ancienne nounou devenue cuisinière prend sa retraite et retourne dans sa région d’origine, le chinonais. Elle a retrouvé la maison de son enfance.

David se consacre une partie dans son cabinet et ses clients et une grande part au Parc zoologique, ou il est devenu l’adjoint bénévole du Docteur Directeur vétérinaire Renardai.

 

Ses vacances annuelles sont des safaris photos dans les parcs naturels du monde suivit de toute sa famille, avec toutes les aventures que cela comporte.

safari.jpg

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3 - l'enfant loup suite et fin

l-enfant-loup-3.jpgÀ son bureau, c’est l’effervescence. Janniot l’attend depuis plus d’une heure. Il est tout excité, il a une nouvelle importante.

Enfin, tu arrives ! Je ne pouvais pas te téléphoner. Les paparazzis écoutent nos fréquences !

Comment le sais-tu ?

Nous en avons arrêté deux. Il y en a peut-être d’autres, aussi nous n’en avons pas pris le risque.

Tu as bien fait d’autant que la doctoresse du petit est en salle d’OP  alors.

Nous connaissons les noms des squelettes, ils s’appellent, Monsieur et Madame Laficelle Jean et Pierrette, leur enfant se prénomme Dominique.

 Cela est une bonne nouvelle ! D’où venaient-ils.

De Velmouth !

Ils ont traversé le Pays, pour trouver la mort ! Pourquoi voulait-on les faire taire ? Au vu de ce que j’ai appris il y avait un secret, qu’il fallait cacher absolument.

Après un temps de silence, Caribou reprend en murmurant à l’oreille de son collègue.

Qu’avaient-ils découvert, pourquoi sont-ils allés dans les bois ?

Puis reprenant tout haut.

la Poste a ouvert ses dossiers?

Oui. Le postier est vivant, en maison de retraite. Seulement, il n’a plus toute sa tête! Réponds un brigadier.

 Espérons qu’il vit dans la période qui nous intéresse !

Au tribunal, il ne pourra pas témoigner. Réplique un autre brigadier.

Oui, nous aurons les renseignements permettant d’avoir les bases pour élucider l’affaire. Explique Caribou puis d'ajouter.

Mettez-lui une protection rapprochée. Car s’ils ont tué les Laficelle, ils n’auront pas de complexe pour ce pauvre homme. Ordonne l’inspecteur.

Vous croyez. Répondent les brigadiers.

Évidemment, cela va de soi ! S’ils avaient de la jugeote, ils ne poseraient même pas la question ! Pensait-il énervé.

Janniot organisez-moi ça dans la discrétion.

Bien patron !

Le lendemain, il visite le vieil homme. Caribou constate avec plaisir, que ses ordres ont été observés. Cette situation le requinque. Le papy vit dans une maison de retraite au château Gay-Luron. Il est seul dans la tour, ce cher inspecteur, constate que son témoin est perturbé. Par un heureux hasard, le vœu de Caribou se réalise. Charles est revenu en mille neuf cent quarante-trois. La résistance l’a nommé le Pirate. Caribou lui apporte de petits fours. En les voyants sur sa table Charles demande :

Ce sont les gâteaux de ta femme ?

Oui.

Confirme hypocritement Caribou. L’inspecteur est célibataire. Tout en saisissant un petit four venu du pâtissier, Charles interroge :

Tu viens m’apporter une mission ?

Non, je veux que vous me fassiez le rapport de la petite Myriam  confiée à vos soins.

Oh ! ce n’est pas difficile. Elle a été tellement obéissante, ce fut un jeu d’enfant de la faire passer en Algérie.

Où est-elle allée en Algérie ?

Il ne fut pas possible de la laisser chez les Graindorge. Seulement, des  amis du cousin des Graindorge, l’ont hébergé. Ils voulaient adopter une petite fille. Ils l’ont faite passer pour leur fille.

Comment s’appellent ces gens ?

M. et Mme Moser et Léa Eistenberg. Ils ont une villa à la sortie nord d’Oran.

Pourquoi Jules n’est-il pas venu pour le rapport ?

Caribou est abasourdi par la question. Il répond tout bas à tout hasard.

Il a été arrêté à Bourjeveux par la Gestapo.

Ah ! les ordures ! … il a été dénoncé, je suppose!

Ajoute-t-il les dents et les poings serrés. La colère le gagne. Caribou intervient à nouveau.

La petite Myriam a changé de nom alors.

Pour le transfert seulement, en cas d’arrestation. À Oran la famille d’accueil est juive comme les parents de la petite. Ils lui ont laissé son prénom. Elle a seulement pris leur nom de famille jusqu’à la fin de la guerre normalement.

Castor reprend espoir. Le papy n’est plus en guerre, croit-il. Hélas ! Ce ne fut pas le cas !

Qu’est-elle devenue après ?

Je viens de vous le dire. Répond-il en colère!

            Caribou s’excuse pour le calmer. Puis prend congé. Il a au moins une piste importante. Il va pouvoir retrouver les parents d’Algérie s’ils sont toujours en vie.

Caribou s’interroge aux propos de Jules. En effet pourquoi ni avait-il pas de  rapport ?

En épluchant les dossiers de la région des années mille neuf cent quarante-trois à l'année mille neuf cent cinquante-huit, l’inspecteur fit une découverte de taille ! Jules a bien été arrêté suite à une dénonciation. Dans les archives le délateur était l’épicier du village !

La petite Myriam avait été repérée par ce Duperré. Il avait vu à la kommandantur parmi les gens recherchés le nom de Myriam Lévy fille de Moïse et Elsa Lévy arrêté, pour pratique professionnelle illicite et juive ! Toutes les arrestations et descentes de milices avaient été commanditées par ce Duperré ! À la sortie de la guerre Duperré fut décoré pour haut fait !

Caribou n’en revenait pas ! L’armistice signé, l’épicier, prend un fusil, abat son capitaine allemand. Or, cet officier était son responsable direct en qualité de chef de la milice. D’où sa décoration ! Les documents à moitié brûlés ont pu être déchiffrés, par les nouvelles techniques des polices. Ce à quoi, les mystères de la petite Myriam Lévy et de Dominique de  Velmouth. Furent établi. .Myriam est la fille du docteur Moïse et Elsa Lévy. Ses parents sont morts à Dachau. Elle a été adoptée par les Eistenberg officiellement en avril mille neuf cent cinquante-six. Madame Laficelle Pierrette était la sœur de Moïse Lévy. Elle a survécu à la déportation. Plus tard, elle s’est mariée avec Jean Laficelle. Ils ont eu un enfant appelé Dominique. Jean et Pierrette avaient retrouvé la trace de leur nièce Myriam. Ce fut leur dernière joie.  Le chef des miliciens, délateur officiel près du capitaine Curt Komzeim, a non seulement tué, mais également brûlé les documents compromettants, c’est du moins ce qu’il croyait. La chance a voulu qu’un soldat de la F.F.I. découvre les documents à moitié brûlés, et les a archivés.

L’enfant loup redevenu Dominique Laficelle fut Pupille de la nation. Après avoir fait un bond prodigieux de l’enfant des bois à l’université. Il compléta ses études dans un stage « aux Eaux et Forêts » L’état à sa majorité lui remit l’héritage de ses parents.

À sa majorité, c'est-à-dire huit ans plus tard. Dominique est devenu propriétaire et  gardien de sa forêt. Il y retrouva ses vieux amis. Ils le reconnurent malgré cette longue séparation. La joie des retrouvailles fut immense. Cependant, rien n’était semblable. Dominique étant écolo officiellement les protégea ainsi que leurs descendance

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LE PARTAGE

Partager son idéal

C’est le bavardagePartages.jpg

Des sujets en profondeur

Ou bien celles sans saveur

 

Partager son repas

Pour avoir l’air d’un mécène

Pas de celui qui met en scène

L’aumône sur la Seine

Mais celui qui a une vie saine

 

Partager sa vie

Avec son comparse le bienheureux

Le complice des jours heureux

Egalement des temps malheureux

Pour un petit creux chaleureux

 

Partager  l’élégance

Tout physique a son élégance

Pas toujours celle de la ganse

Souvent celle de la préférence

Le charme est une anse

Pour les mots de l’élégance    

 

 

Monique Isope Macalou  

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2 .L'enfant loup (suite)

Ce qui intriguait l’inspecteur Caribou, c’était comment avait pu vivre cet enfant ? Puis, qui sont ces malheureux ? Depuis combien de temps étaient-ils morts ? Comment ont-ils pu rester dans ce lieu en l'absence de tout humain, pas même trouvé par des animaux !

l'enfant loup 2L’inspecteur Caribou chargé de l’affaire vient d’être nommé à Voiturera. C’est sa toute première enquête. Son stage en banlieue Parisienne ne l’a pas préparé au monde paysan. Bien qu’il soit de la région. Crésoduc est sa ville natale non loin de Voiturera. Seulement pour eux c’est : « c’est un gars de la ville ! », « Il a l’accent pointu maintenant ! ». Il a un drôle d’allure avec sa veste en cuir, sa moustache à la gauloise, qu’il caresse machinalement lorsqu’il réfléchit. « Il est baraqué, disent les gens du pays ! » Sa grande taille imposante lui permet d’être respectée sans beaucoup d’efforts dans la vie privée et de son personnel. Seuls les petits caïds narcissiques insignifiants provoquent l’inspecteur de temps en temps, pour gagner des points sur « leurs petites mains. »

Un brave cultivateur l’interpelle, pour lui raconter une histoire stupéfiante.

Monsieur l’inspecteur, je dois vous révéler le secret du village.

Vous êtes, Monsieur ?  interroge l’inspecteur d’une voix traînante.

Graindorge Gabriel., monsieur l’inspecteur.

L’inspecteur sort un calepin de la poche intérieur de sa veste.

Je vous écoute.

Pas ici. Il y a trop de monde.  Réplique mystérieusement le berger.

Rejoignez-moi dans ma bergerie sur la route communale N°975. C’est en haut de la colline, que vous voyez sur votre gauche.

Tout en parlant Graindorge laisse ses mains dans ses poches. Il ne lui indique pas le chemin. Il n’en faut pas plus pour intriguer l’inspecteur.

 

Une heure plus tard, Caribou retrouve Graindorge, dans sa bergerie. Le chien du berger tout joyeux accueille l’inspecteur. Le vieux Gabriel en attendant la visite du policier avait préparé un bon café.

L’inspecteur entre dans une pièce servant de cuisine, de salon et de salle à manger. Elle est propre et sent bon la campagne. Deux tasses en porcelaine des années trente l’attendaient sur la toile cirée de  la  table.

Une petite poire pour accompagner le café ?

Oui, merci, mais je suis de service. Juste une petite goutte dans le café.

Graindorge sourit. Il pense que « ce gaillard est respectueux de nos coutumes. C’est un jeunot comme il faut. » Conclut-il

On m’appelle Gaby.

Alors Gaby, que vouliez-vous me dire. Interroge Caribou en s’asseyant devant sa tasse.

Bien voilà ! fait Gaby en se raclant la gorge.

Cela fait huit ans, un jeune couple de touristes accompagnés d’un bébé a visité le village en posant beaucoup de questions gênantes aux plus vieux d’entre nous. Ils ne m’ont jamais interrogé. Puis une nuit de juillet, ils ont disparu, sans laisser de trace.

Qui les a vus pour la dernière fois ?

D’après Salomon, la veille de leur disparition, ils sont allés vers le bois.

Que voulaient-ils savoir ; Intervient l’inspecteur.

Ils recherchaient une petite fille qui a été placée pendant la guerre chez les Plumeau. Or ils ont été dénoncés par des Français de dû collaborateur ! Des miliciens ont embarqué toute la famille et les enfants qui se trouvaient chez eux.

Comment savez-vous qu’ils ont été dénoncés par des collaborateurs ?

Après la guerre, le FFI a trouvé le courrier des Dénonciations, chez un milicien retranché. Ils l’ont abattu, puis fouillé la maison !

Qui était-il ?

Valtrape Georges le secrétaire des miliciens.

Il y avait d’autres documents.

Oui, notamment, l’absence de deux enfants, lors de l’arrestation de la famille Plumeau.

Comment cela ?

Myriam la petite fille, que ce couple cherchait, était allée jouer avec son ami Jean-Marc le voisin, à l’orée du bois... Pendant ce temps, les miliciens emmenaient tous les membres de la famille !

Qu’est-il arrivé ensuite ?

L'inspecteur Caribou est de plus en plus captivé. Cependant, il n’oublie pas que cette histoire est peut-être la clef du mystère de l’enfant loup !

Les enfants avaient emmené leur goûter, sont un morceau de pain  de la grand-mère Plumeau. Au retour chez Jean-Marc Pluvier, Myriam voulait reprendre sa bicyclette. C’est ainsi qu’elle apprit, l’arrestation de sa famille d’accueil. Les Pluvier m’ont demandé à prendre Myriam en charge pour sa sécurité.

Qu’avez-vous fait ?

J’ai pris la petite et je l’ai emmené chez mon cousin Alphonse. Il était passeur pour l’Algérie.

Pour l’Algérie ? S’esclaffe Caribou

Oui, il faisait des allers-retours en avion pour la Poste. Parfois il cachait des résistants. J’ai eu beaucoup de difficulté à le convaincre. Enfin il céda. Il me promit, qu’il dénicherait une famille là-bas.

À son retour que vous a-t-il dit ?

Qu’il l’a placé chez des colons français. ils lui ont donné leur nom.

Vous savez lequel ?

Je me rappelle que nous lui avions donné le prénom de Marie-France. Le nom de famille, je ne m’en souviens plus. Je n’ai rien noté dans le cas, où j’aurais été pris.

 Pourquoi ce jeune couple,  la cherchait-elle ?

D’après Salomon, c’était une question d’héritage. Les parents de la petite sont morts à Ravenne Berghem. La seule survivante est Myriam.

Qui sont-ils pour la petite ?

La tante, par sa mère !

Les corps trouvés ce serait le couple disparu, et le gamin,  l’enfant qui les accompagnait ? Demande Gaby.

Cela se pourrait !

hé ben, ça alors ! oh ben merde alors !

Chut, ne dites rien. Tant que rien n’est vérifié !

Qu’est devenu Jean-Marc ?

Sa famille les Bellavoine l’ont envoyé à Beau-Village chez leurs cousins. Depuis je ne l’ai jamais revu. Tout ce que je sais, lui aussi n’est jamais revenu. Le père Bellavoine fut arrêté trois mois avant la fin de la guerre.

Caribou soulève son sourcil étonné et dit.

Qui l’a arrêté ?

Les gendarmes français !

Pourquoi ?

Je ne sais pas.

Au revoir Monsieur Graindorge. Il se peut que j’aie besoin de vous pour des précisions.

L’inspecteur retrouve sa voiture. Il est abasourdi par ce témoignage. Pour lui il a avancé. Seulement il a plusieurs pistes maintenant ! Il espère beaucoup sur les analyses des deux cadavres. Maintenant, il faut retrouver Myriam devenu Marie-France en Algérie ! Il espère que le pilote de la Poste ne soit pas mort.

Il va rendre visite à ce vieil homme maintenant il s’interroge. Quel sera son accueil ? Comment va-t-il réagir ? Les médecins le laisseront-ils l’approcher ? Pour lui c’est tellement extraordinaire.

De plus il lui faut demander au procureur la permission de mettre cet enfant au secret, pour le protéger des paparazzis. En dehors du langage des loups, peut-il parler ? Quel est ce visage avec les cheveux courts ? Qui avait intérêt à tuer ce couple ? ! Et pourquoi ?!

Le médecin légiste le docteur Coupelle tout guilleret accueille Caribou

Hello, mon cher ami. J’ai une superbe nouvelle pour toi.

Ah oui ?

Réponds l’inspecteur tout  réjoui.

Ce sont les parents du petit. De plus ils ont été assassinés tous les deux. Maintenant j’attends le résultat des derniers examens pour confirmation.

Enfin, on avance rapidement. Pourvu que cela continue. Une affaire si vieille. Sais-tu comment va le petit ?

Va voir le docteur Milord, elle t’en dira plus que moi.

Elle ?

Oui, c’est une femme, elle vient d’être nommée au service neurologie.

Explique Coupelle d’un sourire narquois. La curiosité l’emporte. Il n’a plus d’hésitation entre le bureau pour voir où en est l’enquête, et le petit. Il aurait tant voulu connaître les noms de victimes. Bah ! pense-t-il. J’aurai les renseignements au bureau. L’important est d’aller voir la doctoresse Milord.

À l’hôpital Pasteur, il gare sa voiture en face du service neurologie de Bourjeveux. Caribou, court sous une pluie battante les mains dans les poches. La tête enfoncée dans les épaules.

Arrivé au quatrième étage, il demande à voir la doctoresse Milord.

Vous avez rendez-vous ?

Je suis l’inspecteur Caribou, je viens prendre des nouvelles de l’enfant loup pour de l’enquête.

Attendez. Je m’informe si elle peut vous recevoir.

Quelques instants plus tard elle revient.

Ce n’est pas possible, elle est au bloc. Elle demande que vous repassiez  à quatorze heures.

Je peux le voir.

Non, il commence seulement à s’habituer aux visages du personnel près de lui.

Pauvre gosse ! j’ai hâte de trouver les criminels qu’ils l’ont mis dans cette situation !

Déclare rageur l’inspecteur. Caribou a un grand cœur. Il ne peut admettre, que des responsables soi-disant humains, aient pu faire cela à un enfant.

Soit, je serai dans son bureau à quatorze heures.

 

Bien Monsieur l’inspecteur. (à suivre)

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36 - Les fiançailles de David

fiancailles-d-l.jpgLe dernier samedi d’août sera les fiançailles officielles de David et Linda. Claudine et Bernadette s’active pour décorer le parc du Manoir, le jeudi précédent les fiançailles. Ce jour arrive enfin.

Quant à Olga Basilux, elle organise toute la fête. Dans le parc de leur manoir. Les fiançailles de son fils, c’est un jour important  pour elle, pas seulement pour David et Linda. « LE QUOTIDIEN NORMAND »  l’a annoncé selon les ordres de Madame Basilux. Les journalistes sont là à côté de l'orchestre.

Sous l'arche de clématites et de roses blanches, le père Jacques bénis leurs promesse de mariage, ainsi que la bague simplement monté d'un gros solitaire, et de la chevalière or, avec un montage d'or blanc pour les lettre D B enlacées.

Parmi les soixantes invités, seuls Monsieur et Madame Ziniri assistent aux fiançailles de leur fille Linda. 

 Gérard Lapointe, l’ami de toujours anime la fête. Il n‘est pas seulement, le journaliste de la bande, mais également le bout en train de la troupe. Il est le chanteur, l’acteur, l’humoriste, toujours à l’affût d’un texte nouveau d’un auteur inconnu. Le repas terminé, les familles discutent et ne vois pas les jeunes partir en voitures. Du moins c’est que les jeunes gens croient. Dox a été mis dans la confidence, et il a promis de bien tenir ces gosses.

Gérard ouvre le défilé, arrivé chez leur cher Dox, une surprise les attend. Les jeunes de Maximeville attendent leur héros, et veulent fêter les fiançailles de David. La musique, les lumières façon boite de nuit s’animent. Un karaoké est organisé.

Au cœur de la fête, chacun des amis proches de David prennent la parole, de Jean-Jacques, Pascal, Serge, Myriam, Elodie…et les autres. Gérard conclu la soirée, il est minuit passé. Le carrosse ne redevient pas citrouille, seulement musiques et lumières s’éteignent.

Ce soir nous terminons à une heure raisonnable, car nous nous réservons pour l’enterrement de vie de garçon de David. Annonce Gérard

Hourrah ! crient les jeunes gens euphoriques. Mais avant de partir, pendant que vous sirotez votre dernière flute de champagne, pour ce soir, je vais vous lire l’un de mes textes préférés d’une femme auteur peu connue. Un silence s’installe, La voix de Gérard s’élève.

 

 Sacré papy !

 

Mamie, ma vie s’achève à travers cet affront.

La douleur m’atteint la sueur coule sur mon front.

Que vas-tu faire de toute cette faiblesse ?

Malheur ! Ma force me quitte diablesse!

 

Quelle, piètre image nous nous offrons !

Dans cet univers, pour quel raison nous souffrons ?

N’y-a-t-il point dans cet art de la noblesse ?

Pour sûr ! Il ne faut pas que cela te blesse

 

Mes caresses n’adoucissent  pas ton armure ?

Cette charge mène si près de ce fruit  mûr.

Si bien,  que mes sentiments se ravivent

Ma crainte est que ta souffrance soit vive.

 

J’ai peur, que cela me mène droit dans le mur.

Écoute cette voix ce doux murmure

Mon bonheur, sont tes paroles positives

Non pas toutes ces cajoleries craintives,

 

Que je pressens l’ennui dans mon châtiment

Ton sentiment doux n’est pas dû à ce piment.

Mais à celui de la gestion des bourses,

Dans la tendresse souple de tes ressources.

 

Mon ami, allons-y  Simplement, hardiment

Ne craint pas tous ces jeux dans ces remaniements

Ne fait pas l’ours, tu es l’eau clair de ma source.

Tu ne me fais rien sans que tu me rembourse.

 

Mon affection, n’est pas celle d’un mardi-gras !

Elle est là,  éclatante en fusion avec le viagra.

Elle dégonfle ma bourse magnifiquement,

Mes  bourses ne sont plus celles au régiment.

 

Ah! Ah !ce sacré papy, s’exclame les spectateurs en riant aux éclats.

 

À samedi prochain comme d’habitude.

 

Avec cependant une fête particulière. Cela sera une méga-fête entre les vieux amis de David. Il tient à remercier, tous ceux qui l’ont soutenu pendant son épreuve.

 


 

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1 - L’enfant loup

l'enfant loup 1Dans un village perdu du Berry, vivait un enfant loup au milieu des animaux. L’automne arrivait avec son dénuement saisonnier, et son tapis de feuilles mortes craque sous leurs pas. Les habitants de la forêt l’avaient adopté et protégé. Ils étaient tous, tacitement complice de ce gamin. De grands arbres centenaires côtoyaient les mûriers, les fraisiers, les framboisiers sauvages. Des oiseaux allez, venait, s’affairant pour l’hiver. Les orties, les fougères et la mousse, tapissaient les clairières tout au long de l’année. Ce val luxuriant  attirait les touristes, mais pas ce bois si serré, plein de broussailles.

Le petit d’homme dormait dans le creux d’un vieux chêne. Les branches lui servaient d’escalier. Rosy et Brutus veillaient sur lui. Ils avaient creusé leur terrier au pied de son arbre. Son ami Tournus le lynx se pelotonner sur lui. Il lui servant de couverture. Ainsi, quelle que soit la saison l’enfant ne manqua de rien. Il était leur petit. Ils l’interpellaient ainsi.

Hé petit !

Pour tout et pour rien, souvent pour se rassurer. La peur des hommes, c’était inconsciemment et viscéralement incrusté au plus profond de lui. Ces cheveux roux couvraient sa nudité. Le bonheur d’un bain dans la rivière, sous la chute d‘eau de la cascade, faisait pari de ses jeux. Il y rencontrait Brunoy, le cerf. À l’heure de s’abreuver. Malgré l’odeur des loups, avec courage il est devenu prudemment son ami.

Rosy et Brutus ayant compris ce qui se passait avait conclu un marché avec le petit. Tous les amis du petit ne seront pas pris pour gibier, il leur faudra seulement reconnaître leurs odeurs pour ne pas les attaquer. Pour simplifier, l’odeur de l’enfant mêle aux odeurs du nouvel ami. Suffisait. Certaines années de bonheur s’écoulèrent.

Les journées se déroulent entre les jeux avec les louveteaux, les repas avec ses amis. La cueillette de fruits se fait avec Merlin le merle. Gaspard le renard lui montre les ruses de la survie. Le grand-duc lui enseigne les dangers de la nuit. Raoul le pigeon ramier lui apporte des graines de blé et prévient de l’arrivée des hommes. Colardo le col vert lui partage les joies de la rivière et de la nage. Mordicus le castor, lui, bâti une maison Ses parents adoptifs et  la meute de loups le nourrit de leur chasse. Il est heureux.

Il ne connaît rien de la vie des hommes. Un jour tout changea. Il avait dix ans pour le monde des hommes. Pour ses amis cela faisait huit printemps qu’il vivait avec eux.

Le gamin s’est étourdiment éloigné de son gîte. Il remonte insouciant la rivière, il eut un malaise. Le garde-chasse explore la forêt, pour Monsieur le vicomte. D’ordinaire il ne va pas si loin. La forêt est si dense qu’aucun humain ne s’y aventure. Il trouve le petit, inanimé sur la rive à côté de deux squelettes humains. En voyant les cadavres, il court à son véhicule et téléphone à la police.

Les loups réalisent le problème. Comprenant que l’homme ne voulait que du bien à l’enfant, ils laissèrent l’homme agir. Ils pensent que le petit sera mieux près des siens. Leurs voix déchirent les bois. Puis tous redevient silencieux. L’homme avait pris sa carabine pour se protéger, se croyant attaqué. Un silence lourd s’abat, le garde-chasse comprend, qu’il n’est pas en danger. Rosy, Brutus, Tournus, Gaspard, Professeur, Colin, Colardo, Mordicus et Brunois cachés dans les broussailles observaient en silence. Se tapir dans ce bois sauvage, pour voir le départ de leur petit d’homme leur est un jeu d’enfant.

 

Le petit qu’ils ont élevé, protégé, s’en allait toujours inconscient. Une fois, que tout le monde fut parti, la forêt retrouva ses habitudes. La forêt est en deuil.  à suivre

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