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Ce printemps si précoce

Le printemps joyeux arrive très viteprntemps.jpg

Mais il trébuche dans les crinolines

Sa  nature naissante, elle gravite

Son temps au son de la mandoline.

Ces notes s’égrènent parfois douces

Quelquefois elles se font câlines

De temps en temps elles toussent

Les petites poussent trémoussent

Les oisillons  sous la capeline

De leurs mères soucieuses et heureuses

Sur la colline devient amoureuse

Jonquilles et cerisiers s’amusent

L’escargot glisse sur le gazon vert

Il avance gaiement à découvert.

 

Les larmes d’un printemps peu sage,

Roulent sur les joues de la planète.

Le vent  siffle, souffle sur la canette,

Arrache, détruit tout sur son passage

 

La mer houleuse, après sa colère

Redevient notre mère à tous.

Mais ce printemps à un petit air,

 

Trop précoce tel un risque tout.

 

Monique Macalou

13 mars 2014

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Projet NKM N°4

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FORTIBUS RENCONTRE PRUDENCE

le-centurion-et-Prudence.jpg 1er chapitre du livre : D'hier à demain

Un soldat romain appelé Fortibus, se promène dans la campagne proche de Lutèce en construction. Il traverse le Goële. Il cherche un lieu cultivable et suffisamment grand pour son campement.

Dans ses errances dans l’Aulnoy, il découvre un village caché sur la colline, toutefois inaccessible pour des non experts. Cette route Artibus son cheval n’apprécie guère ce lieu inconnu et si humide. Ses sabots glissent de temps en temps sur les rondins du chemin.

Cette forêt de chênes et d’Aulnes plait à Fortibus. Elle a des clairières assez vastes pour établir un campement et des terres longeant la rivière demandant à être cultivée. Pense-t-il. Il est dans tous ses raisonnements de créations des terres cultivables, Il se décide à  trouver le propriétaire. Car le possesseur de la  terre, c’est le seigneur gaulois du village, des champs et des bois.

Pour accéder au village il doit traverser cette terre marécageuse, et poissonneuse. Ce terrain humide ne nécessitera pas de canalisation d’eau. La terre est suffisamment humide. Il faudra probablement l’assécher pense-t-il. Ces soldats pourront y vivre caché et en plus se nourrir et se chauffer. Les marécages sont des remparts protecteurs en cas d’attaque. Enfin, il trouve un village gaulois avec ces remparts en bois d’aulne rouge, ces huttes au toit de chaume. C’est le nouveau village de Cleppius.

Une Jeune fille rousse aux cheveux nattés, dans sa robe de lin rouge et verte plume une poule sauvage, qu’elle vient de tuer pour faire la soupe.

Il se trouble en la voyant. Elle est si gracieuse ! Elle ne l’a pas vue. A la voix de Fortibus elle sursaute.

-  Petite, comment t’appelles-tu ?

Elle lève la tête. En le voyant, elle rentre vite fait dans la grande hutte. Fortibus ne se laisse pas démonter, il la suit. Elle veut crier, mais Fortibus la ceinture et la bâillonne en un temps record.

- Je ne te ferais pas de mal.

Lui dit-il .Les yeux de la jeune fille s’arrondissent de terreur. Il y a tant d’histoire qui circule sur les soldats romains, et puis elle se souvient de la mort de sa mère Blanche !

-Je veux seulement des renseignements.

Elle se rend compte qu’il parle leur langue, il est beau et fort ce gaillard. Sa voix est ferme, et elle n’est pas menaçante. Ce qui la rassure. En plus il ne l’a ni frappée, ni déshabillée. Alors elle se détend et elle commence à prendre confiance.

- Si tu ne cries pas j’enlève le bâillon !

Elle acquiesce en battant des yeux. Il voit des yeux verts en amande, il fond devant ce regard interrogatif et méfiant, Puis son regard devient vif et pétillant. Pour  lui elle n’est plus apeurée.

-Tu me le promets ?

Elle fait oui de la tête. Alors il enlève le bâillon. Il voit enfin un sourire contraint ne demandant qu’avoir confiance.

- J’ai seulement besoin de savoir, comment vous vivez dans ces bois. La poule que tu plumais, vous l’avais élevée, ou chassée ? Vous faites pousser du grain pour les nourrir ? Tout ce que je cherche c’est savoir comment vous vivez.

Après une pose il lui redemande

- comment t’appelles-tu ?

- Prudence Messire.

- Mamy quel âge as-tu ?

- Cent quatre-vingt-douze lunes, Messire.

- Es-tu Chrétienne ?

Prudence pris peur. Mais ce grand lourdaud la rassure.

- Je ne suis pas venu pour chasser du chrétien, je suis venu pour savoir si l’on peut cultiver la terre d’ici. Si la terre est bonne.

Puis il lui montre deux poissons en argent caché sous son armure. Hésitante Prudence fit un signe de croix furtif. Le soldat eut un large sourire, se mit à genoux et pria avec ferveur. Quelques instants plus tard il dit

- Je m’appelle Fortibus, dis- moi de quoi vis tu ?

- Comment cela Messire ?

- Hé oui, de quoi te nourris-tu ?...Quelles sont les récoltes ? … Comment élèves-tu ces poules ? …..Avec qui vis-tu ? ….Quel âge as-tu ? …Euh non tu me l’as déjà dit 

Qui est le propriétaire du village ?! .Y a-t-il d’autres huttes ?

- Messire, que de questions !

Puis elle ajoute

- Tu as là tenu des centurions, comment veux-tu que je te fasse confiance ?

- Ne t’ai-je pas montré que je suis chrétien ?

- Si Messire, mais c’est peut-être un piège.

- T’ai-je fais du mal ?

-Non Messire

- Tu me fais visiter ton village et tes champs ?

- Mon père va bientôt arriver, s’il ne me voit pas ici il ne sera pas content et s’inquiètera.

- Nous allons l’attendre

- Vous avez des vignes ?

- Oui, mais la récolte est terminée et le vin est en maturation.

Après un temps de silence, Prudence interroge Fortibus

Où êtes-vous basé ?

A Lutèce

-Quel est votre grade ?

Fortibus souriant répond

Je suis un officier de l’Empereur Philippe l’Arabe. Je suis centurion comme tu l’as remarqué, car je commande cent hommes. C’est pourquoi je recherche pour mes soldats et moi-même un lieu pour nous installer……Mes supérieurs ne doivent pas connaître que je suis chrétien. Sinon je vais mourir dans l’arène avec les animaux sauvages qu’ils ont amenés

Tu as peur de mourir ?

Non dans un combat loyal, mais là se sont de gros animaux sauvages carnivore, qui ont pour nourriture les chrétiens, et les esclaves désobéissants !

Prudence frissonne en découvrant l’horreur de ces paroles.

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Ce fût un printemps précoce

 Enfin le printemps arrive précoce,thumbnail.aspx-copie-4

En une belle matinée elle négoce.

Les étoiles allègres clignotent,

Le regard de la lune papillote.

 

Les chants de la nuit souvent effraie,

L’effraie comme la hulotte hululent,

Leurs chants transpercent la brume,

Perchées  sur la branche elles scrutent.

 

Le crachin du brouillard se lève, convoite,

La rosée telle un diamant miroite,

Au réveil d’un soleil prometteur.

La lune s’attarde malgré l’heure.

 

Le merle heureux est si matinal,

Qu’il siffle le renouveau en bon mâle.

La pie joyeuse s’envole en jacassant,

Le pinson salut de son timbre renversant

 

Discernant leur joie une idée bête,

Me vint en allant dans le jardin.

Le bonheur m’effleure en citadin.

Un refrain printanier dans la tête.

 

La nature naissante de jouvenceau,

Se transforme en un tableau de peintre,

Dessiné, peint à l’image de l’empreinte,

De la caresse  divine de son  pinceau    76414931

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Projet NKM N°3 La sécurité

 

 

actualité 

UMP ATANASE212

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le petit train du Nord

Felix-Leclerc.jpgFélix Leclerc de son vrai nom, est né à La Tuque le 2 août 1914. Félix est le sixième d'une famille de onze enfants. Il fait ses études classiques à Ottawa, puis occupe divers emplois. En 1934, il devient annonceur à la radio (CHRC) de Québec. Cette année-là, Félix compose sa première chanson: Notre sentier. En 1937, il travaille à la radio (CHLN) de Trois-Rivières. Il entre au service de Radio-Canada à Montréal en 1939. Félix participe aux radioromans: Un homme et son péché et Vie de famille. Il anime Je me souviens en 1941, et commence à lire en ondes des contes de la nature. Félix se retire sur L'Île d'Orléans en 1946 et complète le roman Le fou de l'Île, qui ne paraîtra qu'en 1958. En 1950, Jacques Normand fait entendre à Jacques Canetti un enregistrement de la chanson Le train du nord de Félix Leclerc. Impressionné, il lui fait enregistrer une douzaine de chansons aux studios de (CKVL) à Verdun et lui offre un contrat de cinq ans avec les disques Polydore. Quelques mois plus tard, Félix fait trois semaines à l'A B C de Paris, en première partie des Compagnons de la chanson. Il effectue des tournées en France, ailleurs en Europe et au Proche-Orient. Félix Leclerc enregistre en 1951 un premier album qui contient Moi, mes souliers, Le petit train du nord, Bozo, Le petit bonheur etc. Il remporte le grand prix de l'Académie Charles-Cros en 1958 pour son deuxième album enregistré en 1957 qui contient la chanson: Attends-moi ti-gars. En 1959, Charles Apothéloz devient son nouveau gérant et lui obtient une tournée de huit mois en Europe. Pendant les années 60, il enregistre quelques albums en 1962, 1964 et 1966. Après l'échec de la comédie "Les temples" présentée à la Comédie-Canadienne en 1966, Félix quitte le Québec et s'installe en Suisse. Après un triomphe à Bobino à Paris, il revient donner un spectacle à la Place des Arts de Montréal en novembre 1967. Il publie Chansons pour tes yeux en 1968 et l'année suivante, il vient chanter au Festival d'été de Québec. Félix Leclerc s'éteint dans son sommeil le 8 août 1988

- Le Train Du Nord (texte des Paroles)

 

Dans l'train pour St-Adèle,

Y'avait un homme qui voulait débarquer.

Mais allez donc débarquer

Quand l'train file cinquante milles à l'heure

Et qu'en plus vous êtes le conducteur.

 

Dans l'train pour St-Adèle,

Y'avait rien qu'un passager.

C'était encore le conducteur.

Imaginez pour voyager,

Si c'est pas la vraie p'tite douleur.

Oh ! le train du Nord.

 

Tchoutchou, tchoutchou.

Le train du Nord, le train du Nord.

Au bord des lacs, des p'tites maisons

Ça vire en rond

Le train du Nord, c'est comme la mort

Quand y'a personne à bord.

 

Le train pour St-Adèle,

En montant la côte infidèle,

Le conducteur et puis l'chauffeur

Se sont décidés à débarquer

Pis l'train tout seul a continué.

 

Le train pour St-Adèle

Est rendu dans l'bout de Mont-Laurier.

Personne n'a pu l'arrêter.

Paraîtrait qu'on l'a vu filer

Dans l'firmament la nuit passée.

Oh ! le train du Nord

 

Tchoutchou, tchoutchou

Le train du Nord

À perdu l'nord

Rendu de l'autre bord

Le train du nord a perdu l'nord

Pis c'est pas moi qui va l'blâmer

Non, non, non

 

 

Félix Leclerc

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La voix s'est tue

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Voit ce qui est,

En voie de disparaître.

Le train roule sur la voie

Puis longe le fleuve

Surplombe la vallée.

Avance suit le vent

Fier comme Artaban.

Enfin coure à contre vent

Rien ne l’arrête.

 

Sur la voie de garage,

Il se repose

Il attend la voix

Celle du départ

Il va courir c’est sûre

Il attend anxieux

Cette voix qui ne vient pas

La voix s’est éteinte.

Il attend confiant

Des jours heureux.

 

Il repartira c’est certain

Au son de la voix

Le sifflet resurgira

Il sifflera à nouveau

Dans la campagne,

Avec les touristes

Les enfants joyeux

Sa jeunesse sera de retour

Sa retraite sera écourtée

Le bonheur reviendra.

 

La voix du peuple n’existe plus

Ce journal suivait sa voie

Sa nostalgie l’emporte

Sur la voie restée unique

À nouveau, se sont :

Les ravins, les fleuves, les routes

Sont longés à toutes allures,

Les ponts, les aqueducs

Portent ses roues

Elles avancent sur sa voie.

 

Sans même voir les rives

Ces roues rouges, vertes, noires

Tournent inlassablement

Seule vue les rames

Ses yeux par son âge est fragile,

Il entend de moins en la voix

Car celle-ci vient de se taire

Tristesse d’une vie passée

Souvenirs, nostalgie,

Avec nos petits bonheurs.

 

Notre enfance suivait

La fumée blanche,

La locomotive bondissante

Sifflant joyeusement,

Ce train n’est plus le nôtre

Mais revenu dans nos mémoires

Notre enfance, notre jeunesse.

Restera gravé jusqu’au jour…

Où la voix cessera de s’activer,

 

Sur les voies rouillées du passé.

 

Monique Macalou

11 mars 2014

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La révolution des horaires

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UMP-ATANASE210.jpgLa révolution des horaires

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Après l’hiver

Victor HugoN’attendez pas de moi que je vais vous donner

Des raisons contre Dieu que je vois rayonner ;

La nuit meurt, l’hiver fuit ; maintenant la lumière,

Dans les champs, dans les bois, est partout la première.

Je suis par le printemps vaguement attendri.

Avril est un enfant, frêle, charmant, fleuri ;

Je sens devant l’enfance et devant le zéphyr

Je ne sais quel besoin de pleurer et de rire ;

Mai complète ma joie et s’ajoute à mes pleurs.

Jeanne, George, accourez, puisque voilà des fleurs.

Accourez, la forêt chante, l’azur se dore,

Vous n’avez pas le droit d’être absents de l’aurore.

Je suis un vieux songeur et j’ai besoin de vous,

Venez, je veux aimer, être juste, être doux,

Croire, remercier confusément les choses,

Vivre sans reprocher les épines aux roses,

Être enfin un bonhomme acceptant le bon Dieu.

Ô printemps ! bois sacrés ! ciel profondément bleu !

 

On sent un souffle d’air vivant qui vous pénètre,

Et l’ouverture au loin d’une blanche fenêtre ;

On mêle sa pensée au clair-obscur des eaux ;

On a le doux bonheur d’être avec les oiseaux

Et de voir, sous l’abri des branches printanières,

Ces messieurs faire avec ces dames des manières.

 

26 juin 1878

 

Victor Hugo

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Brouillard dans le jardin

Un brouillard m’envahis,brouillard dans le jardin

Son froid humide m’a trahi.

Il m’enveloppe silencieux,

En descendant des cieux.

 

La brume se fait épouse,

Se saisie de la maison,

En femme jalouse,

Elle attend sa saison.

 

Le brouillard cache jalousement

Les perles parfumées du jardin.

Le corbeau croasse rageusement,

Espérant voir la lampe d’Aladin.

 

La brume pénètre dans mes pensées;

Serait-ce une furtive  métaphore.

Échappée frileuse d’une fricassée,

Prisonnière favorite d’une amphore.

 

Ce brouillard  me met dans le coaltar,

À cause de lui je suis en retard.

Les oiseaux réfrigérés se serrent,

Sur une branche dans la serre.

 

La mésange espère dans la sablière,

Sa tristesse sera de courte durée.

La brume se lève après sa prière,

Qu’une voix lointaine lui a susurrée.

 

Enfin, le soleil chasse le désespoir,

J’entends les oiseaux piailler.

La joie tel  un encensoir,

Ce  malheur est enrayé.

 

Monique Macalou

28 avril 13

"Copyright" © Monique Isope Macalou 2013 tous droits réservés pour tout pays.

 

 

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