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L’attente du chat

Le chat dort malicieux,l-attente-du-chat.jpg

Dans sa malice sournoise,

Il filtre derrières paupières,

Les scènes se jouant,

En dessous de lui,

Il attend patiemment.

Sa proie s’amuse,

Perché sur son arbre,

Il observe silencieusement.

 

Le soir, il se réveille,

S’étire, baille, fait ses griffes,

Descend de son poste,

Joue avec les enfants.

La nuit venue, il s’échappe

Le soleil a quitté la terre

La lune l’a remplacée,

Le chat lui est vigoureux

La nuit est son domaine.

 

Monique Macalou

 

4 février 2014

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Liberté

Charles_Cros.jpgCharles Cros, né le 1er octobre 1842 à Fabrezan, originaire d'une famille de Lagrasse et mort le 9 août 1888 à Paris, est un poète et inventeur français. Charles Cros possède son musée à Fabrezan.

 

Le vent impur des étables

Vient d'ouest, d'est, du sud, du nord.

On ne s'assied plus aux tables

Des heureux, puisqu'on est mort.

 

Les princesses aux beaux râbles

Offrent leurs plus doux trésors.

Mais on s'en va dans les sables

Oublié, méprisé, fort.

 

On peut regarder la lune

Tranquille dans le ciel noir.

Et quelle morale ?... aucune.

 

Je me console à vous voir,

A vous étreindre ce soir

Amie éclatante et brune.


- Charles Cros

 

Recueil : Le collier de griffes

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Pour clamer ma liberté

J’aime exprimer la fouguePour-clamer-ma-liberte.jpg

Vêtue de belles pensées,

Sans peur des pervenches

Chanter la vie loin du chrysanthème

Où règne le bruissement de la Paix.

Pour clamer ma liberté,

 

Là où j’appelle à plus d’équité

A Penser avec justice

Méditer à tout moment

Selon mon inspiration quotidienne

Mon amour pour cette terre

Car je n’aspire qu’au bonheur.

Pour clamer ma liberté,

 

Restée une pacifique passionnée

Gardée mes convictions unitaires

Sans pour autant me marginaliser

Convaincue par mon utopisme

Réaliste toujours la vérité me galvanise

M’impose à créer une sérénité.

Pour clamer ma liberté,

 

Ma foi chrétienne pour l’humanité

M’impose à plus de générosité,

A partager et donner sans juger

A ceux qui me sont opposé

Sans tomber dans l’ineptie

C’est là l’authentique amour.

Pour clamer ma liberté,

 

C’est croire aux valeurs humaines

Celles qui élargissent mon esprit,

Vers la philosophie d’une vie

Active dans la défense des exclus

De ceux qui ne peuvent résister,

Celle qui apporte l’harmonie.

Pour clamer ma liberté,

 

Parcourir tous les chemins

Ceux conduisant vers le souffle d’équité,

Où les âmes chantent et se félicitent

D’avoir nettoyé cette effervescence

Où l’injustice conduit au désastre

Elle m’emporte vers la voute étoilée

Pour clamer ma liberté

 

L’amour de l’infini le fondement même

Par l’adoucissement d’un geste tendre,

D’un sourire bienveillant guérisseur,

D’une nuit langoureuse magique

D’une amitié à l’encens de la Vérité

Ce bouquet de fleurs multicolores

Pour clamer ma liberté,

 

Monique Macalou

 

29 août 2010

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Avoir faim, avoir soif

 AVOIR FAIM DE…                                   avoir soif

 

 

Avoir faim

Avoir soif

Et attendre la fin

 

Avoir faim de ton corps

De tes mains possessives

De tes bras sécuritaires

Avoir soif de tes mots

De ton regard envoutant

L’attente en est si dure

 

Avoir faim

Avoir soif

Et attendre la fin

 

Avoir faim de ces beaux fruits

De ce sentier malicieux

Poursuivant une biche joueuse

Avoir soif de cet automne

Aux feuillages rouges et or

Attendre la fin des vendanges

 

Avoir faim

Avoir soif

Et attendre la fin

 

Avoir faim sans fin

Un quignon de pain

Un sourire en plus

Avoir soif d’un peu d’eau fraiche

D’un peu de respect

D’un simple regard

 

Avoir faim

Avoir soif

Et attendre la fin

 

La faim du pouvoir

Ne jamais s’émouvoir

Obtenir les accessoires

La soif de la fortune

Soif de représentation

Çà sert à quoi ces misères?

 

Avoir faim

Avoir soif

Et attendre la fin

 

Sur ce lit d’hôpital

On a plus faim

On attend la fin

On n’a plus soif

On se décoiffe

La fin est proche

 

Avoir faim

Avoir soif

Et attendre la fin

 

Enfin la vie est une fin

Si l’on a plus faim

Si l’on a plus soif

Que nous reste-t-il ?

Des interrogations

Sans plus d’obligations

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La semaine des Pléiades -7- Jean de LA PERUSE

Jean-de-LA-PERUSE.jpgJean Bastier de La Péruse (1529-1554) est un poète et auteur dramatique français.

Il naît au Pont-Sigoulant, paroisse de Roumazières, mais il prend le nom de la paroisse voisine, la Péruse. Il étudie à Paris, au collège de Boncourt, où il suit les cours de Marc-Antoine Muret et de George Buchanan, et il devient membre de la première Pléiade, avec Ronsard, Du Bellay, Baïf, Jodelle, Pontus de Tyard et Peletier du Mans. D’après Étienne Pasquier, il joue dans les représentations de la Cléopâtre captive et L'Eugène d’Étienne Jodelle (1553). Le spectacle se déroule dans l'hôtel de Reims, à Paris, en présence d'Henri II et de Diane de Poitiers.

Il compose une tragédie de Médée, inspirée de Sénèque et d’Euripide. Il est rapidement surnommé "l'Euripide français" par Charles de Sainte-Marthe. Jean Bastier quitte Paris peu après et s'installe à Poitiers.

Ses poésies ont pour thèmes privilégiés l’amour et l’immortalité littéraire.

Il meurt à 25 ans, sans doute de la peste.

Son ami Ronsard lui rend hommage en lui dédiant ce poème :

Tu dois bien à ce coup, chétive tragédie

Laisser tes graves jeux

Laisser ta scène vide contre toi hardie

Et de la même voix dont tu aigris les princes

Tombés en déconfort

Tu dois bien annoncer aux étranges provinces

Que la Péruse est mort.

jean de la Péruse 

 

Aux Muses

À Dieu vous dy, Muses Aoniennes,

Vos musemens m'ont par trop arresté.

Vos beaux guerdons sont-ce pas pauvreté,

Langueur, soucy, ennuys, travaux et peines 7

 

Et puis vantez vos eaux Pegasiennes !

Puis promettez une immortalité !

A Dieu, à Dieu : je n'ay que trop esté

Repeu du vent de vos promesses vaines.

 

Las ! qu'ay je dit ? ô Muses, revenez,

Et avecq'moy, s'il vous plaist, vous tenez,

Car désormais vous seules je veux suivre :

 

Sçachant très-bien qu'au monde tout perit,

Fors seulement les seuls biens de l'esprit,

Que l'homme mort après la mort faict vivre.

 

À Vénus

 

Dis-moi, Vénus, pourquoi as-tu permis

Que celle-là que tant j'aime et pourchasse,

Que celle-là où j'ai tout mon cœur mis,

Cruellement me tienne telle audace ?

 

Fais, Vénus, fais que son beau teint s'efface,

Puisqu'alléger ne veut ma maladie,

Courrouce-toi, rends-la-moi enlaidie,

Tant qu'à aucun ne plaise à l'avenir.

 

Hélas ! Vénus n'en fais rien, je te prie :

 

Elle pourra plus douce revenir.

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