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Claire leur amie a des soucis

 

Le soir même, accompagnant Inès au restaurant de l’hôtel, Philippe lui parle de son souci,

  • Avez-vous des nouvelles de Claire ? Elle devait nous rejoindre ce week-end. Et elle est non seulement pas venue, mais surtout elle n’a pas téléphoné.

Et il ajoute

  • Je lui ai réservé et payé une chambre. Pourquoi ne m’a-t-elle pas appelé ?
  • Nous devions lui dire où nous logions, l’avez-vous fait ?

Répond Inès. Arrivé à la salle, Alain les attends stoïque en regardant la carte du menu.

  • Alors ! le menu vous convient ? s’enquit Philippe
  • Oui, car je prends le menu spécial Vendée. Il n’y a pas beaucoup de différence, de chez moi. Nous aussi nous étions vendéens avant la révolution.
  • Ah oui ?... s’étonne Inès avec un regard  interrogatif attendant les explications.

Seulement, Philippe est pressé, il a un pressentiment. Claire est fiancée à un jeune artiste-peintre jaloux. Il appelle le serveur et lui dit :

  • Servez-moi un menu express, une salade composée et un café, j’ai un travail urgent. Servez à mes amis ce qu’ils demandent, vous mettrez le tout  sur ma note

Puis se tournant vers Alain et Inès

  • Mes amis commandez vos menus, vous discuterez après mon départ.
  • Pourquoi, que vous arrives-t ‘il Philippe ?
  • Je dois téléphoner à une amie. Je ne sais pas pourquoi, mais je suis inquiet pour elle.
  • Vous m’expliquerai ce qui se passe, si c’est la personne que je crois.

Lui demande Inès

  • Oui bien sûr, ma chère Inès.
  • Que puis-je vous servir ?

Demande le serveur. Inès répond

  • Le menu spécialité vendéenne du jour
  • Et moi, le menu à soixante Euros.
  • Bien, Messieurs, mademoiselle.

Le serveur fait diligence. Il revient avec l’assiette de salade composée.

  • Pour vous, sera un peu plus long.

Dit le serveur et il ajoute

  • Je vous sers un apéritif en attendant ?
  • Que nous proposez-vous ?

Demande Inès

  • Avec ce menu, je vous conseille la trouspinette
  • D’accord font les deux jeunes gens.

Inès, est curieuse. Et puis connaître la province de ses origines, lui fait perdre toutes prudences. Ainsi ils commandent d’après la carte

  • Jambon Vendéen pour Inès
  • et La gogue pour Alain
  • Suprême de saumon à l’oseille / purée de pommes de terre pour Inès
  • et le ragoût de Margates. Pour Alain
  • Qu’est-ce les Margates ? demande intriguée Inès
  • Des encornets de seiches

Explique le serveur, avant que ne puisse expliquer Alain.

  • Extraordinaire !

dit-elle heureuse et elle ajoute.

  • Comment a-t-on pu me cacher ces spécialités régionales ? Pourtant ma grand-mère, devait les connaître !

Philippe les quitte, lorsqu’Inès et Philippe  commencent le plat principal. Alain reprend la conversation au plus grand plaisir d’Inès.

  • Jusqu’à une certaine époque, les vendéens cachaient leur origine. Car, s’ils parlaient de l’appartenance vendéenne, et surtout leurs souches chouannes, ils étaient rejetaient de la société, dites républicaine laïque. Lui explique Alain
  • Mais maintenant, ce n’est plus les cas ? s’interroge Inès anxieuse
  • En principe non. Seulement il reste quelques brides, d’idiots qui en sont encore là. Ah ! notre fromage arrive.

 S’exclame Alain soulagé en voyant le serveur arrivé. Puis sur un ton confidentiel il dit au serveur :

-. Vous ne mettrez que vingt Euros sur la note de Monsieur Bouvreuil. Je paierai le complément.

  • Bien Monsieur Lépervier.

Inès dans toutes ses pensées dit amusée

  • Son nom est amusant : trois cornes de Vendée !

Ne put s’empêcher de chuchoter en riant Inès. Pourtant, elle se régale. Elle apprécie le dessert. Des  poires à l’angevine.

Le menu est arrosé de cidre. Le repas terminé, ils vont au salon pour finir la soirée prendre un café accompagnée d’une fine poire. C’est ainsi, qu’Alain, pu raconter la Vendée à Inès. Il survole la période chouanne. Il sait qu’ainsi, elle comprendra pourquoi, les vendéens, sont peu bavard, fougueux, fidèle, têtus, très travailleurs, qu’ils soient manuels ou intellectuels.

Il raconte à Inès, complètement envouté, buvant les mots d’Alain.

  • « La Vendée est célèbre dans l’Histoire de France pour les Guerres de Vendée durant la Révolution. Elle vit en effet s’affronter paysans insurgés (les Blancs) et armées révolutionnaires (les Bleus) pendant plusieurs années, en un conflit qui fut la cause de centaines de milliers de morts et qui marqua durablement l’imaginaire vendéen. Il faut toutefois dissocier pour partie le territoire de la (Vendée militaire) qui s’étend dans les bocages (. Massif armoricain) du Sud de la Loire (Sud de la Bretagne, Sud de l’Anjou et un grand quart Nord-Ouest du Poitou avec Cholet pour épicentre), du département de la Vendée basé et conçu à partir du Bas-Poitou. Il faut aussi dissocier les Vendéens des Chouans, la Chouannerie étant au Nord de la Loire. »

Après un temps d’arrêt, il commande une seconde fine pour eux deux. Il continue en parlant de la création de la ville de Rochefort. Sa ville natale. Il raconte avec fougue et en oublie le vouvoiement.

« Le décret impérial du 25 mai 1804 (5 prairial de l’an XII) pris par Napoléon Ier, alors premier consul de France, dispose le transfert de la préfecture de la Vendée de Fontenay-le-Comte à La Roche-sur-Yon. Naît alors une ville moderne dessinée par les ingénieurs Cormier et Valot sous la forme d’un pentagone possédant un plan en damier organisé autour d’une vaste place civique.

Le 8 août 1808, face à la lenteur des travaux de construction de « sa » ville, Napoléon Ier s’y rend et devant les travaux dira : « J’ai répandu l’or à pleines mains pour édifier des palais, vous avez construit une ville de boue » (car Emmanuel Crétet, son ministre de l’intérieur et directeur des Ponts et Chaussées, avait décidé sans son avis de la faire reconstruire par François Cointeraux premier spécialiste du pisé).

Certains travaux seront finis après la chute du premier Empire, comme l’Église Saint-Louis, commandée en 1804 et terminée en 1829.

La ville s’est développée petit à petit, jusqu’à atteindre les limites du territoire de la commune.

Cas unique en Europe, La Roche-sur-Yon a changé 8 fois de nom en moins de 70 ans :

La Roche-sur-Yon (avant le 28 août 1804)

Napoléon (pendant le Premier Empire)

La Roche-sur-Yon (une quinzaine de jours en 1814)

Bourbon-Vendée (pendant la Restauration d’avril 1814 à avril 1815)

Napoléon (d’avril à juin 1815 Cent-Jours)

Bourbon-Vendée (de juin 1815 à 1848 Seconde Restauration)

Napoléon (de 1848 à 1852 Deuxième République)

Napoléon-Vendée (pendant le Second Empire)

La Roche-sur-Yon (depuis 1870).

La ville fête en 2004 le bicentenaire de sa fondation par Napoléon Bonaparte. »

  • Tu vois nous avons fêté son bicentenaire toute l’année deux mille quatre. Depuis le bicentenaire de sa création par Napoléon 1er, le cinq prairial an douze, soit le vingt-cinq mai mille huit-cent quatre. La singularité première de ma ville nouvelle décrétée par Napoléon réside en son tracé géométrique en forme de pentagone, son maillage en forme de grille (ou damier) et sa division en quatre quartiers organisés autour d’une grande place centrale. 

 Puis complète en disant :

  • Le passé légendaire de la Vendée est interprété chaque été au Puy du Fou.
  • Merci Alain, pour cette soirée de détente et d’histoire de la Vendée.
  • Que venez-vous faire au salon mon cher Philippe.

En voyant son ami

  • Je chercher Inès, pour lui donner des nouvelles de son amie. Comme vous n’étiez pas dans vos chambres, j’ai conclu que vous étiez toujours en bas. J’espérais vous trouver à la terrasse, à prendre l’air frais.
  • Nous, nous préparions à y aller.

Lui annonce Inès

  •  Allons-y

Décide Philippe enjoué. Tous trois vont sur la terrasse

  • Claire, va mieux.
  • Elle est malade ?

S’inquiète Inès.

  • Elle a eu un grave problème avec André son fiancé

L’informe Philippe

  • Que lui avait-il fait cette fois ?

Demande Inès de plus en plus inquiète.

  • Il est coutumier de violence ?

S’informe Philippe.

  • Oui, de temps en temps. Il est si jaloux !

Dit-elle au bord des larmes.

  • Ne vous inquiéter pas, j’ai chargé mon père de s’occuper de l’affaire. Il va demander à une de ses amies, de l’épauler.

La panique s’empare de la jeune fille, elle conclut d’elle-même

  • Elle est donc à l’hôpital ?
  • Oui, et son agresseur est en prison.
  • Mais pourquoi ne l’a-t-elle pas quitté à la première gifle !

Dit-elle en criant presque.

  • Elle va bientôt sortir de l’hôpital. Mais elle ira d’abord chez sa mère. Il lui faut quitter son travail également. Elle va refaire sa vie, en province. Elle sera épaulée par  une association spécialisée, et nous.

Pour compléter son information.

  • Où ira-t-elle ?

Demande-t-elle ulcérée.

  • Père avec Maitre Claudine Martin s’occuperont de tout.
  • Merci Philippe.
  • Tenez en attendant, pour nous détendre, allons faire un petit tour dans cette ville ; Nous allons faire sa connaissance de nuit.

Inès sourit tristement. Philippe lui prend la main et lui dit tendrement.

  • Demain au petit déjeuner, je vous ferez part d’une bonne nouvelle.
  • Cela concerne le domaine ?

Interroge Inès les yeux larmoyants

  • Oui

Répond Philippe

  • Mais nous verrons cela demain, ce n’est pas une urgence pour l’instant. Chaque chose à son temps. Là aussi, vous devez être présente. Vous pourrez dormir sur vos deux oreilles Il n’y aura pas de problème.
  • Ah ! au moins une chose qui va dans le bon sens !

Murmure-t-elle.

  • Oui votre héritage, est plus prometteur que prévu.

Précise le jeune homme

  • Merci mon ami.

Répond la jeune fille reconnaissante, sans faire attention aux derniers mots. L’alcool et les problèmes de Claire embrume son esprit.

  • Mais Alain, devra s’activer demain. Dit Philippe taquin
  • Ah bon ?

Répond interloqué Alain

  • Bonne nuit à tous les deux
  • Bonsoir Alain
 Claire leur amie a des soucis

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L'histoire de la fête du 1er mai

Le muguet du 1er mai : fête du travail

Le 1er Mai, les gens s'offrent un joli petit brin de muguet. C’est cette délicate fleur en forme de clochettes blanches qui sent bon l'arrivée du printemps. Il paraît même que c’est un porte-bonheur censé apporter chance et joie jusqu'à l'année d'après.

Le muguet est une petite fleur blanche de printemps. Selon la tradition, le 1er mai, on offre un brin de muguet aux gens que l’on aime. Le muguet est une fleur "porte-bonheur". La tradition dit qu’elle apporte : Bonheur et santé jusqu’à l’année suivante.  Au printemps, les clochettes du muguet sont blanches, alors que l’été, elles sont rouges.

Origine et la tradition du muguet du 1er mai

Le muguet est une fleur "porte-bonheur" qu'on offre habituellement le 1er mai, jour de la fête du travail. Cette tradition date de 1561, année où le roi Charles IX décida d’en offrir à toutes les dames de la cour. Comme il en avait reçu à cette même date, l’idée lui plût et c’est lui qui lança cette bonne habitude !

Le nom latin du muguet est : convallaire mailais. En anglais on l'appelle: Lily of the Valle, c'est joli, non ? Pour cueillir un brin de muguet il est préférable d'utiliser des ciseaux car il faut faire attention de ne pas arracher sa tige souterraine. Dans certaines régions cette fleur est protégée. Si on arrache ses "racines" ou plus exactement ses rhizomes qui portent les racines, le muguet ne pourra plus refleurir au prochain mois de mai.

Le muguet est une fleur du printemps. Elle se plante en automne et fleurit en avril et en mai. Faire pousser le muguet  pour le 1er Mai

Cette petite plante aux jolies clochettes parfumées, porte bonheur et  illumine le mois de mai ! Le muguet fleuri en avril et mai seulement. Il est très facile à faire pousser, mais attention il faut le manipuler avec précaution, car ce si joli muguet est très toxique !

Pour faire pousser le muguet tu as le choix entre : acheter des racines de muguet dans un magasin de jardinage, ou replanter un muguet en pot que tu as acheté ou que l'on t'a offert.

Pour que le muguet fleurisse au jardin au mois de mai, c'est en octobre qu'il faut mettre les racines (griffes) En terre en espaçant chacune de 8 à 10 cm, la pointe vers le haut. Puis recouvre d'un peu de terreau et arrose abondamment.

Si l’on replante un muguet en pot : Il faut le mettre en terre au printemps. Et l'arroser régulièrement (une fois par semaine si il n'a pas plu).Normalement il devrait refleurir l'année prochain, ou au pire l'année d'après et surtout il va se multiplier !

Le muguet préfère pousser dans un endroit frais et un peu ombragé. Sous un arbre il est heureux. Si on le fait pousser en pot, dans une jardinière, veillez également à ce qu'il y ait plus d'ombre que de soleil.

Le 1er mai en France

En France, dès 1890, les manifestants du 1er mai ont pris l'habitude de défiler en portant à la boutonnière. Un triangle rouge. Celui-ci symbolise la division de la journée en trois parties égales : travail, sommeil,

Le triangle est quelques années plus tard remplacé par la fleur d'églantine. En 1907, à Paris, le muguet, Symbole du printemps en Île-de-France, remplace cette dernière. Le brin de muguet est porté à la boutonnière avec un ruban rouge (*). Les syndicats français unis pour le défilé du 1er mai 1936 (archives nationales) Le 23 avril 1919, le Sénat français ratifie la journée de huit heures et fait du 1er mai suivant, à titre exceptionnel, une journée Chômée.

Les manifestations du 1er mai 1936 prennent une résonance particulière car elles surviennent deux jours avant le deuxième tour des élections législatives qui vont consacrer la victoire du Front populaire et porter à la tête du gouvernement français le leader socialiste Léon Blum.

C'est pendant l'occupation allemande, le 24 avril 1941, que le 1er mai est officiellement désigné comme la Fête du Travail et de la Concorde sociale et devient chômé. Cette mesure est destinée à rallier les ouvriers

Au régime de Vichy. Son initiative revient à René Belin. Il s'agit d'un ancien dirigeant de l'aile socialiste de la CGT (Confédération Générale du Travail) qui est devenu secrétaire d'État au Travail dans le gouvernement du maréchal Pétain. À cette occasion, la radio officielle ne manque pas de préciser que le 1er mai coïncide avec la fête du saint Patron du Maréchal, Saint Philippe (aujourd'hui, ce dernier est fêté le 3 mai) ! En avril 1947, la mesure est reprise par le gouvernement issu de la Libération qui fait du 1er mai un jour Férié et payé... mais pas pour autant une fête légale. Autrement dit, le 1er mai n'est toujours pas désigné Officiellement comme Fête du Travail. Cette appellation n'est que coutumière.....Qu’elle soit interdite où fériée, cette journée de luttes internationale puise son origine dans l'histoire du Mouvement Anarchiste, ce qui, au-delà des simples revendications, lui confère une véritable quête d’émancipation et de liberté. Le samedi 1er mai 1886, à Chicago : cette date fixée par les syndicats américains et le journal anarchiste "The Alarma" afin d'organiser un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures, aura des Conséquences inattendues pour la classe ouvrière internationale. La grève, suivie par 340 000 salariés, Paralyse près de 12 000 usines à travers les USA. Le mouvement se poursuit les jours suivants; le 3 mai, à Chicago, un meeting se tient près des usines Mc Cormack. Des affrontements ont lieu avec les "jaunes" et la police tire sur la foule, provoquant la mort de plusieurs ouvriers. Le 4 mai, tout Chicago est en grève et un grand rassemblement est prévu à Hamaren dans la soirée. Alors que celui-ci se termine, la police charge les derniers manifestants. C'est à ce moment-là qu'une bombe est jetée sur les policiers, qui ripostent en tirant. Le bilan se solde par une douzaine de morts, dont sept Policiers. Cela déclenche l'hystérie de la presse bourgeoise et la proclamation de la loi martiale. La police arrête 8 anarchistes, dont deux seulement étaient présents au moment de l'explosion. Mais qu’importe-leur innocence; un procès, commencé le 21 juin 1886, en condamne 5 à mort; malgré l'agitation internationale, ils seront pendus le 11 novembre, sauf Ling qui se suicidera la veille, dans sa cellule. Trois ans plus tard, en 1889, le congrès de l'Internationale Socialiste réuni à Paris décidera de consacrer Chaque année la date du 1er mai : journée de lutte à travers le monde. Le "1er mai" sera d'abord récupéré par la révolution bolchevique, puis par les nazis, et enfin par le régime, de Vichy qui le transformera en "Fête du travail", sans jamais réussir totalement à lui enlever son origine libertaire.

Le 1er mai 1890, à Vienne (département de l'Isère), la population ouvrière répondant à l'appel des Anarchistes Louise Michel, Eugène Thennevin, et Pierre Martin descend dans les rues pour inciter ceux qui travaillent à se mettre en grève. Le cortège arborant drapeaux rouges et drapeaux noirs et chantant "la Carmagnole" ne tarde pas à se heurter aux "forces de l'ordre". Des barricades sont érigées, l'usine d'un patron du textile est pillé, mais les meneurs sont arrêtés. Des grèves spontanées se poursuivront durant une semaine.

De nombreux 1er mai seront marqués par des événements tragiques, comme à Fourmies (France) en 1891, où l'armée tira sur la foule, faisant 10 morts parmi les manifestants.

Le 1er mai 1907, à Paris, durant la manifestation, l'anarchiste russe Jacob LAW, né à Balta en 1887, tire 5 coups de revolver du haut de l'impériale d'un autobus sur les cuirassiers. Arrêté, il sera condamné à 15 ans de bagne en Guyane, d'où il sera libéré le 10 mai 1924. Toujours anarchiste, il publiera, en 1926, ses Souvenirs : "Dix-huit ans de bagne".

Le 1er mai 1936, Espagne, sortie du premier numéro de la revue culturelle et de documentation sociale :"Muerais Libres", organe et porte-parole des militantes anarchistes féminines espagnoles et de leur mouvement d'émancipation M.M.LL. La revue, née deux mois avant que n'éclate la révolution, s'imposera rapidement par la qualité de ses textes et l'esprit révolutionnaire qui l'animera jusqu'en octobre 1938, avant que la défaite ne contraigne les militantes à la mort ou à l'exil.

Le 1er mai 1968, à Paris. Lors de la traditionnelle manifestation, des bagarres éclatent autour du drapeau noir lorsque des communistes tentent d'exclure les anarchistes du cortège.

Le 1er mai 1990, à Paris, la station de métro "Stalingrad" est rebaptisée "Commune de Kronstadt" par le groupe libertaire Commune de Paris." S'il y a faillite des idéologies, ce n'est pas le cas de nos idéaux reposant sur la liberté de chacun, l'égalité pour tous, l'entraide et le fédéralisme autogestionnaire."

Les «trois huit» ainsi s’appelle l’organe officiel d’organisation de la manifestation internationale du 1er Mai. Dans son Édition de 1895, Jules Guesde explique ce qu’il faut entendre par ce qu’il appelle le jour social de huit Heures: «Ce que nous revendiquons, c’est une loi qui interdise de faire travailler plus de huit heures par Jour.» Autrement dit, huit heures de travail, huit heures de repos et huit heures pour s’instruire et cultiver son corps.

Le décret du 2 mars 1848 : Parce qu’«un travail manuel trop prolongé non seulement ruine la santé mais en l’empêchant de cultiver son intelligence porte atteinte à la dignité de l’homme», la IIe République par voie de décret réduit d’une heure la journée de travail. Elle passe à dix heures à Paris et à onze heures en province. Sous la pression du patronat ce décret est abrogé quelques mois plus tard, soit le 9septembre 1848.

1868 : les huit heures aux États-Unis Le gouvernement américain accorde, en 1868, la journée de huit heures à tous les journaliers, ouvriers, artisans, employés par l’administration fédérale.

1884: congress de l’American Federation of Labor à l’occasion du IVe congrès de l’American Fédération of Labor qui se tient à Chicago en 1884, pour la pré-Misère fois dans l’histoire du mouvement ouvrier est lancée l’idée d’organiser une manifestation un 1er mai. Afin d’aboutir à la journée de huit heures. Les congressistes de l’époque ambitionnent d’atteindre leur objectif le 1er mai 1886.

1886 : la grève de Chicago : Le 1er mai à Chicago éclate une grève. Elle sera suivie le 3 mai d’une manifestation des grévistes qui sera violemment réprimée par la police. Le bilan officiel des victimes sera de 6 morts et 50 blessés. Le lendemain, au cours d’une grande manifestation de protestation une bombe est lancée contre les forces de police,

Lesquelles tirent sur la foule. Jamais le bilan exact des victimes ne sera communiqué. En revanche des militants seront par la suite arrêtés, condamnés sans preuve et exécutés.

1889 : le congrès de l’IIe Internationale : C’est à Paris, l’année même du premier centenaire de la Révolution française que blanquistes et guesdistes tiennent au 42, rue Rochechouart, salle des Fantaisies parisiennes, le deuxième congrès de l’Internationale Socialiste. Ce congrès décide qu’il sera «organisé une grande manifestation à date fixe de manière que dans tous les pays et dans toutes les villes à la fois, le même jour convenu, les travailleurs mettent les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement à huit heures la journée de travail et d’appliquer les autres résolutions du congrès. Attendu qu’une semblable manifestation a été déjà décidée pour le 1er mai 1890. Par l’Alf, dans son congrès de décembre1888 tenu à Saint Louis, cette date est adoptée pour la manifestation.»

1891 : Fourmies : Dans une petite ville du nord de la France, une manifestation pacifique se rend en cortège à la mairie. La troupe, équipée des tout nouveaux fusils Lebel et Chassepot d’une portée de tir supérieure à deux kilomètres, tire à bout portant sur la foule. Parmi les morts, huit victimes ont moins de vingt et un ans, dont la jeune ouvrière Marie Blondeau et un jeune conscrit du nom d’Édouard Glottaux. Habillée de blanc et les bras couverts de fleurs, Marie Blondeau restera longtemps dans l’imagerie populaire comme une sorte de vierge profane.

1919 : le traité de Versailles : La fin de la Première Guerre mondiale va sonner en deux temps l’avènement de la journée de huit heures. D’abord la loi du 23avril sur les huit heures est publiée au Journal officiel de la République française le 25avril. Ensuite, le 22 juin est signé (pour la France par Georges Clemenceau, par le président Wilson pour les États-Unis et par Lloyd George pour la Grande-Bretagne) le traité de Versailles qui fixe dans son article247 «l’adoption de la journée de huit heures ou de la semaine de quarante-huit heures comme but à atteindre partout où elle n’a pas encore été obtenue». La fin de la guerre est aussi l’occasion de mettre en place la SDN (Société des nations) ainsi que l’Organisation internationale du travail (OIT). Si la SDN a été remplacée, depuis, par l’Onu, l’Oit, elle, a survécu au second conflit mondial. Dès lors les manifestations du 1er Mai porteront d’autres revendications que la journée de huit heures tout

En poursuivant ce grand rêve prolétarien de l’époque: la société libérée du travail contraint. En attendant que le droit à la paresse revendiqué par le gendre de Karl Marx soit établi, le mouvement ouvrier va partir à la conquête des congés payés.

1919 fixe dans son article 247«l'adoption de la journée de huit heures ou de la semaine de quarante-huit heures comme but à atteindre partout où elle n'a pas encore été obtenue» !

Les manifestations rituelles du 1er mai ne se cantonnent plus dès lors à la revendication de la journée de 8 Heures. Elles deviennent l'occasion de revendications plus diverses. La Russie soviétique, sous l'autorité de Lénine, décide en 1920 de faire du 1er mai une journée chômée. Cette initiative est peu à peu imitée par

1926 : la revendication des congés payés : C’est sans aucun doute à l’occasion du congrès que tient la Cgt en 1926 (une partie de ses membres est allée fonder la Cgt-Unitaire) qu’apparaît pour la première fois la revendication des congés payés pour tous les salariés (certaines professions les ont déjà obtenus). C’est également en 1926 que la CGT prend position en faveur des assurances sociales. Une question qui n’avait rien de consensuel puisqu’à l’époque des syndicalistes étaient contre toute cotisation payée par les salariés.

1929 : la montée des périls en Allemagne : Dans l’histoire sociale et politique allemande ce 1er Mai 1929 restera marquée d’une pierre noire. Les manifestations sont interdites à Berlin par le préfet Zoo Siebel. Les manifestants passent outre l’interdiction. La répression sera sanglante. Elle fera trente-trois morts et deux cents blessés. La division entre les communistes et socialistes est à son comble. International du 1er mai. L'horizon paraît s'éclaircir après la première guerre mondiale. Le traité de paix signé à Versailles le 28 juin

D’autres pays... L'Allemagne nazie va encore plus loin ! Hitler, pour se rallier le monde ouvrier, fait, dès 1933,

1936 : le 1er Mai du Front populaire Dans l’histoire du 1er Mai l’année 1936 est certainement une des plus importantes. Plusieurs événements vont la marquer. D’abord dès le mois de mars se tient du 2 au 6 mars le congrès au cours duquel la CGT se réunifie. Ensuite la manifestation du 1er Mai tombe deux jours avant les élections législatives qui vont porter au pouvoir les forces politiques du Front populaire. Enfin après un mouvement de grève mémorable sont signés en juin les accords de Matignon qui légalisent la semaine de quarante heures, les congés payés ainsi que les conventions collectives. L’année suivante le 1er Mai 1937 aura lieu sans doute la plus grande manifestation jamais organisée en France.

1941 : la fête du Travail : Si la notion de fête du Travail n’est pas une invention de la génération des années quarante puisqu’on trouve cette formule sous la plume de Jules Guesde dès 1890, c’est bien le gouvernement de Vichy qui fait du 1er Mai 1941, par la loi Belin, un jour chômé et payé. Le 1er Mai devient «la fête du Travail et de la concorde nationale». L’idée de légaliser cette journée de manifestation internationale sera reprise à la libération mais avec un tout autre but que la promotion de l’ordre corporatiste.

1947 : journée chômée : En avril 1947, sur proposition du député socialiste Daniel Mayer et avec l’accord du ministre du Travail, le communiste Ambroise Croiza, le 1er Mai devient dans toutes les entreprises publiques et privées un jour chômé et payé. Cependant le 1erMai ne sera pas assimilé à une fête légale.

1954 : les manifestations sont interdites : Alors que la guerre d’Indochine se termine pour les autorités françaises avec la partition du Vietnam, une autre guerre, une guerre sans nom commence en Algérie. Elle va durer huit ans. Dès lors les manifestations seront interdites dans Paris. Celle du 1er Mai 1954 se transformera en un rassemblement sur la pelouse de Reuilly. Il faudra attendre quinze années c’est-à-dire 1968 pour qu’à l’initiative de la CGT, à nouveau, le monde du travail se donne rendez-vous dans les rues de Paris pour défiler un 1er Mai. Le cortège partira de la République pour se rendre à la Bastille symbole des libertés recouvrées.

Depuis, les cortèges du 1er Mai ont connu des fortunes diverses. La manifestation la plus importante de l’après-midi 1968 fut probablement celle de 1975, qui fut prétexte à fêter la fin de la guerre de Vietnam.

L'histoire de la fête du 1er mai
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10 - Ce manoir nargue les ouvriers

  • Ce que nous n’avons pas dit à Inès, ce lieu est très dangereux. Il y a au moins deux galeries souterraines effondrées. Alors, avancé avec prudence, restez ensemble tout au moins en vue des uns des autres, pour vous permettre de vous de vous secourir en cas de problème.

Leur ordonne anxieux Philippe.

Les ouvriers reprennent leur progression en longeant ce fameux fossé. Ils arrivent à un muret au bord du fossé. Ils sont surpris. Mais rien ne les arrête, car ils sont pressés d’en finir. Alors ils continuent. Ils font une nouvelle découverte, ce sont les traces d’un pont en pierre ! Là ils commencent à avoir des crampes d’estomac. Est-ce la peur ? L’appréhension que cette nouvelle page soit plus importante que prévue ? Alain et Philippe se regarde sans rien dire. Voyant l’interrogation des jeunes gens, Pierre intervient :

  • Je vous comprends, mais il faut assurer la sécurité des lieux. Il faut donc continuer à dégager le pourtour de ce fossé, pour savoir ; si c’est simplement un fossé tout autour du Manoir, ou si cela n’est seulement qu'un cours d’eau transformé en marécage. Dans les deux cas, cela nous permettra de prévoir des travaux sécurisé différemment. Mais la patronne pourrait-elle suivre financièrement ? Car ce sont des matériaux et des aménagements coûteux ! Il faudrait demander une aide financière à la préfecture via la Mairie.
  • Sur quel critère ?

demande Philippe

  • Découverte de bâtiment historique. Répond Pierre
  • Dans ce cas il ne faut pas trainer en bavardage.

Répond Alain

  • Il faut d’abord en parler à Inès.

Réplique nerveusement Philippe

Après un silence, les jeunes gens regarde ces pierres noires, avec de la mousse, et des feuillages grimpants. Ils sont trop loin, pour distinguer la variété. Mais de toute façon, même avec les jumelles de Pierre, ils n’auraient pas su déterminer quelle est cette végétations, cette ou ces plantes vivaces grimpantes. Cependant, ils sont subjugués par ce vestige qui s’élance fièrement vers le ciel. Aux couleurs grises, noires et vertes.

  • Regarde ces ruines, elles semblent rires de nous !

S’étonne Alain, en faisant un clin d’œil amusé !

  • Je dirai mieux, ce vieux manoir nous nargue !

Ajoute Philippe enjoué.

  • Dis-moi, Philippe, il ne se défendrait pas contre les intrus.

Interroge Alain l’espiègle.

  • Il fait le fier, mais il a peur de nous.

Réplique Philippe sur le même ton badin. Après un silence, il ajoute

  • De toute façon il n’y a qu’Inès, qui peut faire les demandes de subventions. Oui, et je serais à ses côtés pour que tous soit en ordre par rapport à la loi, et qu’elle ne soit pas abusés par des escrocs.
  • Vous vous connaissez en document ?

Demande Pierre étonné

  • Je suis l’avocat d’Inès, et un ami d’enfance.
  • Je comprends mieux pourquoi vous agissez ainsi. Et Alain qui est-il pour Mademoiselle Inès

S’enquiert Pierre

  • Un détective privé, spécialisé dans la géologie et l’archéologie est sa passion. Informe Philippe. Pendant que nous parlions, Félix et Alain ont pris de l’avance.
  • Rejoignons-les.

Commande Pierre.

  • Quand pourrez-vous lui parler ?

S’inquiète Pierre.

  • Dès que possible

Répond Philippe en pressent le pas et ils sont accueillis par un :

  • Alors on bavarde, et nous on travaille !
  • Nous parlions de ce que nous allons proposer à Mademoiselle Inès, au repas.

Informe Philippe

  • Au fait c’est bientôt l’heure il me semble.

Constate Alain

  • Oui allons dans cette maison, on va voir comment elle est maintenant.

Ils se pressent, la faim et la curiosité les poussent. Ils sont accueillis joyeusement :

  • Bravo vous êtes en avance, c’est super.

Leur dit la voix d’Inès venue du fond de la pièce

  • Waouh !...quel changement !

S’esclaffent-ils en entrant. Les carreaux cassés du séjour sont remplacé. La table au centre est dressée. Elle attend les convives.

  • Comme vous pouvez le voir, nous n’avons pas chômé.

Leur dit Inès souriante.

  • Oh oui ! nous constatons le sol et la table est nickel.

S’étonne Philippe

  • C’est grâce à Roger, il a réparé la table, nous voulions, qu’elle soit prête pour le premier repas dans cette maison. Comme vous le voyez, il a remplacé les vitres. Il n’y a plus de courant d’air. Mais il reste beaucoup à faire.

Ajoute Inès

  • Bon, nous avons faim, et ces bonnes choses sur la table tentent ma gourmandise. Déclare Pierre.

Chacun prend une chaise pliante, et s’installent sans façon. Les assiettes et les couverts de camping, amuse Philippe.

  • Nous sommes dans une maison, mais nous sommes installés comme au camping.

Constate-t-il amusé. Le repas, est silencieux. Les verres en en plastique dépareillés permet de garder le même verre pour tous. Il en est de même pour le café. Philippe et Alain sont un peu gauches. Ce n’est pas dans leurs habitudes. Mais cette simplicité, les enchantent. Ils auraient aimé avoir la radio, histoire de ne pas se sentir coupé du monde. Arrivé au café, Pierre intervient.

  • Mademoiselle Inès, il y a une chose très importante que vous devez savoir. Pour avancer dans le fossé, sur le pont, et dans les ruines du manoir, il va falloir un autre équipement de sécurité. Mais cela va s’avérer coûteux.
  • Quels ont vos propositions.

Demande-t-elle en fronçant les sourcils, inquiète

  • Vous devriez voir avec Philippe. Je lui ai suggérer des solutions. Vous réfléchirez ensemble. Mais renseignez-vous sur les possibilités offertes pour les vieilles pierres et le tourisme.

Explique Pierre, puis il ajoute.

  • Pour le moment nous continuons jusqu’à ce nous ayons dégagé l’approche du manoir. Si c’est un vieux fossé, il y en a encore pour un bon moment. Mais si c’est un ruisseau, qui longe les vieilles pierres, il faudra s’arrêter assez rapidement. Car nous ne sommes pas équiper pour passer ce fossé, en sachant que ces ruines sont dangereuses
  • Nous allons nous renseigner demain matin. Ce soir, à l’hôtel, nous allons discuter tous les trois, des possibilités d’actions

Décide Philippe, en regardant Alain et Inès. Alain opine de la tête.

  • Merci de m’avoir mise au courant de la situation.

Réplique Inès, désappointée et soucieuse. Ils se reposent, sur les chaises longues, qu’elle a prévues pour tous. Elle pense qu’une petite sieste d’une demi-heure ne peut que leur être bénéfique à tout le monde. Après un second café, tous repartent au débroussaillement. Inès reste seule avec Roger.

Philippe et ses hommes sont à nouveau sur le chantier. Les hommes découvrent que le fossé tourne pour entourer le manoir.

  • Je crois bien que ce sont des douves

Suggère Alain, puis il ajoute

  • Il y a des manoirs qui étaient des châteaux forts à l’origine. Les propriétaires ont gardé les douves, mais fait établir des ponts en pierre pour remplacer le pont levis. Ils gardaient les douves pour le décor. Il y avait des cygnes des nénuphars des joncs pour le décor.
  • Tu crois ?

Interroge le sceptique Philippe

  • C’est probable. Nous aurons peut-être d’autres ponts en pierre, si cela s’avère être la réalité

Explique Alain. Pierre intervient,

  • Si vous voulez finir de bonne heure, il ne faut pas s’arrêter pour bavarder.

Chacun reprend son poste. Philippe se demande pourquoi, ils n’ont pas de nouvelles de Claire. Ceci aussi l’inquiète. Ce soir, il va lui téléphoner pense-t-il.

10 - Ce manoir nargue les ouvriers
10 - Ce manoir nargue les ouvriers

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Le moine

Alors que le monde en a marre

Le moine s’agenouille près de la mare

Prie  pour quitter son cauchemar

À ce moment, il attache les amarres

 

Le juste atteindra par la méditation

Et accédera par-delà, la navigation

La force qui régit la libération

De son âme pour son obstination.

Ainsi il obtiendra la Rédemption

L’option qu’il a eue à l’ordination

 

Le moine

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