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Les polices du cygne

Un long cou blanc musclé,

En forme de Z,  Si en colère,

Ou bien un ? Lever fièrement,

Surmonté d’un e inversé,

Tout de blanc vêtu,

Avec ses lunettes noires,

Observe-les alentours.

Il veille sur le cygne aux,

Faisant la toilette avec son =,

Orange lui aussi au contour noir,

Il parcourt le lac à travers les nénuphars,

Sur cette eau miroitante sous le soleil,

Sécurisant bébé sur le D renversé,

Il déploie, deux G, sur les côtés,

Le L,  redressé droit comme un I, 

À l’arrière levé comme un pont-levis.

Ce soir, il n’y a pas le chant du cygne.

Pas plus que la mort du cygne,

Car ils ne sont pas des signaux,

Mais des beaux cygnes aux.

Telle une maman, elle les protège.

 

Monique Isope Macalou

Chapitre 63

dans: Les souvenirs et méditation

Les polices du cygne

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A la France

Personne pour toi. Tous sont d'accord. Celui-ci, 

Nommé Gladstone, dit à tes bourreaux : merci ! 
Cet autre, nommé Grant, te conspue, et cet autre, 
Nommé Bancroft, t'outrage ; ici c'est un apôtre, 
Là c'est un soldat, là c'est un juge, un tribun, 
Un prêtre, l'un du Nord, l'autre du Sud ; pas un 
Que ton sang, à grands flots versé, ne satisfasse ; 
Pas un qui sur ta croix ne te crache à la face. 
Hélas ! qu'as-tu donc fait aux nations ? Tu vins 
Vers celles qui pleuraient, avec ces mots divins :
Joie et Paix ! - Tu criais : - Espérance ! Allégresse ! 
Sois puissante, Amérique, et toi sois libre, ô Grèce !
L'Italie était grande ; elle doit l'être encor. 
Je le veux ! - Tu donnas à celle-ci ton or ; 
A celle-là ton sang, à toutes la lumière. 
Tu défendis le droit des hommes, coutumière 
De tous les dévoûments et de tous les devoirs. 
Comme le boeuf revient repu des abreuvoirs, 
Les hommes sont rentrés pas à pas à l'étable, 
Rassasiés de toi, grande soeur redoutable, 
De toi qui protégeas, de toi qui combattis. 
Ah ! se montrer ingrats, c'est se prouver petits. 
N'importe ! pas un d'eux ne te connaît. Leur foule 
T'a huée, à cette heure où ta grandeur s'écroule, 
Riant de chaque coup de marteau qui tombait 
Sur toi, nue et sanglante et clouée au gibet. 
Leur pitié plaint tes fils que la fortune amère 
Condamne à la rougeur de t'avouer pour mère. 
Tu ne peux pas mourir, c'est le regret qu'on a. 
Tu penches dans la nuit ton front qui rayonna ; 
L'aigle de l'ombre est là qui te mange le foie ; 
C'est à qui reniera la vaincue ; et la joie 
Des rois pillards, pareils aux bandits des Adrets, 
Charme l'Europe et plaît au monde... - Ah ! je voudrais,
Je voudrais n'être pas Français pour pouvoir dire 
Que je te choisis, France, et que, dans ton martyre, 
Je te proclame, toi que ronge le vautour, 
Ma patrie et ma gloire et mon unique amour !

 

Victor Hugo 1802- 1885

Recueil: l'année terrible

 

A la France
A la France

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Victor Hugo (1802-1885)

Victor Hugo occupe une place marquante dans l’histoire des lettres françaises au xixe siècle, dans des genres et des domaines d’une remarquable variété. Il est poète lyrique. Mais il est aussi poète engagé contre Napoléon III.

Victor Hugo est né le 26 Février 1802 à Besancon en France. Poète, romancier et dramaturge, 

Victor Hugo occupe une place marquante dans l’histoire des lettres françaises au xixe siècle, dans des genres et des domaines d’une remarquable variété. Il est poète lyrique avec des recueils comme Odes et Ballades (1826), Les Feuilles d'automne (1831) ou Les Contemplations (1856), mais il est aussi poète engagé contre Napoléon III dans Les Châtiments (1853) ou encore poète épique avec La Légende des siècles (1859 et 1877).

Il est également un romancier du peuple qui rencontre un grand succès populaire avec par exemple Notre-Dame de Paris (1831), et plus encore avec Les Misérables (1862). Au théâtre, il expose sa théorie du drame romantique dans sa préface de Cromwell en 1827 et l’illustre principalement avec Hernani en 1830 et Ruy Blas en 1838, mais aussi Lucrèce et Le Roi s'amuse.

Son œuvre multiple comprend aussi des discours politiques à la Chambre des pairs, à l'Assemblée constituante et à l'Assemblée législative, notamment sur la peine de mort, l’école ou l’Europe, des récits de voyages (Le Rhin, 1842, ou Choses vues, posthumes, 1887 et 1890), et une correspondance abondante.

Victor Hugo a fortement contribué au renouvellement de la poésie et du théâtre ; il a été admiré par ses contemporains et l’est encore, mais il a aussi été contesté par certains auteurs modernes. Il a aussi permis à de nombreuses générations de développer une réflexion sur l’engagement de l’écrivain dans la vie politique et sociale grâce à ses multiples prises de position, qui le condamneront à l’exil pendant les vingt ans du Second Empire.

Victor Hugo est sans conteste l'un des géants de la littérature française. Les romans les plus connus de Victor Hugo sont "Notre-Dame de Paris" (1831) et"Les Miserables" (1862).

L'auteur des Misérables, des Châtiments et de nombreux poèmes a allié à la fois ambition, longévité, puissance de travail et génie, ce qui ne pouvait que concourir à ce mélange de fascination et d'irritation qu'il suscite encore aujourd'hui. I écrivait avec simplicité et puissance les bonheurs et malheurs de la vie. Victor Hugo était un travailleur acharné.

Entre 1827 ( Préface de son drame Cromwell) et 1830 (représentation d'Hernani, qui est l'occasion d'une célèbre «bataille»), Victor Hugo s'affirme comme le chef du romantisme.

De 1830 à 1840, il publie: un grand roman historique, Notre-Dame de Paris (1831) ; des drames, Marion de Lorme (1831), Le roi s'amuse (1832), Marie Tudor (1833), Lucrèce Borgia (1833), Ruy Blas (1838); et surtout quatre recueils de poésies, où il se montre maître dans l'expression lyrique des idées et des sentiments: les Feuilles d'automne (1831), les Chants du crépuscule (1835), les Voix intérieures (1837), les Rayons et les Ombres (1840).

Ses choix, à la fois moraux et politiques, durant la deuxième partie de sa vie, et son œuvre hors du commun ont fait de lui un personnage emblématique, que la Troisième République a honoré à sa mort le 22 mai 1885 par des funérailles nationales, qui ont accompagné le transfert de sa dépouille au Panthéon de Paris, le 31 mai 1885.

Victor Hugo est mort à Paris le 22 Mai 1885 à 83 ans. Plus de 3 millions de personnes ont assisté à ses funérailles nationale...

Victor Hugo  (1802-1885)
Victor Hugo  (1802-1885)

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1848 à 1870

1848 à 1870
La IIe République et le second empire, 1848-1870 : du prince président à Napoléon III 
 

Les années 1848-1870 ont été marquées, pour les Français, par une nouveauté politique considérable et définitive : la reconnaissance de leur droit de vote grâce à l'adoption du suffrage universel, encore restreint toutefois aux hommes. La Deuxième République (1848-1851) et le Second Empire (1852-1870) restent pourtant, à bien des égards, des régimes méconnus et critiqués. Au premier, on a vite et pour longtemps reproché les bons sentiments du début, la modération de ses dirigeants et représentants, puis leur incapacité à s'opposer à l'appétit de pouvoir du Prince-Président et à la fatalité du coup d'Etat bonapartiste. Quant au Second Empire, même réhabilité par la prospérité économique qui l'environne, il reste autoritaire et immoral, marqué par la personnalité ambiguë de Napoléon III et le désastre de Sedan. Pourtant ces années sont infiniment plus riches qu'il n'y parait. Certes, la France expérimente à nouveau des systèmes politiques déjà esquissés ou institués : exécutif collégial, assemblée unique, appel au peuple et élections nationales et locales mais elle tente aussi d'adosser la démocratie au changement social, à la province et non plus seulement à Paris, et de penser d'autres modes de représentation. Car rien n'est encore définitivement joué et la victoire de la forme républicaine n'est même pas encore assurée comme le montre la longue période du pouvoir impérial. A la lancinante question demeurée sans réponse - la Révolution est-elle achevée ? - se substituent de multiples interrogations sur la légitimité de la violence révolutionnaire, la république sociale, sur le libéralisme à la française, questions que ce livre se propose de restituer à travers les événements, les hommes célèbres et aussi les qui ont fait . - Présentation de l'éditeur - 
(date de publication : 16 novembre 2000)

Napoléon 3 et Eugène CavaignacNapoléon 3 et Eugène Cavaignac
Napoléon 3 et Eugène Cavaignac

Napoléon 3 et Eugène Cavaignac

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ça s'est passé un... 30 novembre

EVENEMENTS ET DECOUVERTE

30 novembre 1700 : Charles XII triomphe à Narva

Le 30 novembre 1700, le roi de Suède Charles XII bat les armées russes de Pierre le Grand à Narva après avoir imposé la paix aux Danois.

30 novembre 1807 : Prise de Lisbonne par Andoche Junot

Après une victoire sur les Portugais à Abrantès, le général Andoche Junot entre à Lisbonne le 30 novembre 1807 à la tête d'une armée française.

Volontaire de 1792, le sergent Junot a été remarqué par Napoléon Bonaparte au siège de Toulon l'année suivante, en 1793. Il devient son aide de camp et le suit en Italie. Blessé à la tête, son équilibre mental commence à être affecté. Pendant la campagne d'Égypte, il se couvre de gloire à Nazareth, où il met en fuite 10.000 Turcs.

Suite à sa nouvelle victoire, Napoléon 1er le fait duc d'Abrantès et le nomme gouverneur du Prtugal cependant que le roi Jean VI s'enfuit au Brésil avec la cour. Junot est cependant, un an plus tard, le 21 août 1808, battu à Vimeira par Arthur Wellesley, futur duc de Wellington et vainqueur de Waterloo. Dans le même temps, l'Espagne voisine se soulève contre l'occupation française.

Menacé d'être pris au piège, Junot doit signer avec les Anglais la convention de Cintra (ou Sintra), le 30 août 1808, et abandonne sans délai le Portugal. Devenu fou, il se suicide le 29 juillet 1813, à 42 ans.

30 novembre 1939 : Staline attaque la Finlande

Le 30 novembre 1939, Staline lance les troupes soviétiques à l'assaut de la petite Finlande...

Le Petit Poucet résiste à l'ogre

La  Finlande s'était émancipée de la Russie pendant la Grande Guerre de 1914-1918 et la frontière entre les deux pays avait été établie à quelques dizaines de kilomètres de Petrograd (aujourd'hui  Saint-Pétersbourg).

En 1939, tandis qu'il partage la Pologne avec Hitler, Staline s'inquiète de la vulnérabilité de cette frontière et du risque d'une invasion de la deuxième région économique de l'URSS via la Finlande.

Il propose aux Finlandais de reculer leur frontière méridionale, dans l'isthme de Carélie, en échange de vastes territoires situés plus au nord. Il demande aussi de pouvoir installer une base navale à Hanko, à la pointe sud du pays.

Le gouvernement finlandais veut bien négocier un échange de territoires mais refuse de sacrifier sa souveraineté en cédant une base.

Loin de chercher un quelconque arrangement avec le dictateur, il renforce ses fortifications frontalières longues de 140 km et connues sous le nom de «ligne Mannerheim», du nom du maréchal finlandais d'origine suédoise, le baron Carl Gustaf Emil von Mannerheim, qui a repoussé les bolcheviques en 1917 et commande l'armée nationale.

Brutale agression

Finalement, Staline attaque son voisin sans prendre la peine de lui déclarer la guerre. La Finlande, qui ne dispose que de 265.000 hommes, 270 avions et 26 tanks, doit faire face à 400.000 hommes de l'Armée rouge, équipés de 1500 avions et autant de tanks.

Malgré la disproportion des forces et la brutalité de l'attaque, du golfe de Finlande à l'océan Arctique, les Soviétiques piétinent plusieurs mois sur la frontière et les Finlandais remportent même de nettes victoires au nord. 

Les groupes de combattants finlandais, à ski et en tenue de camouflage blanche, harcèlent les unités soviétiques, mal commandées, mal entraînées et mal préparées au froid....

30 novembre 1974 : Découverte de Lucy
 

Le 30 novembre 1974, dans les collines desséchées de l'Afar, au nord-ouest de l'Éthiopie, les anthropologues Tom Gray, Donald Johanson et Maurice Taïeb découvrent 52 restes d' UN SQUELETTE VIEUX DE 3 MILLIONS D'ANNEES

 Lucy.

Lucy appartient à l'espèce Australopithecus afarensis, du groupe des australopithèques (ou « singes du sud », en latin et grec). Maurice Taïeb avertit son collègue Yves Coppens et celui-ci arrive de Paris avec une équipe de télévision pour filmer la découverte...

ça s'est passé un... 30 novembre

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Saint André

Saints, Saintes et Fêtes du Jour

Nous fêtons aujourd'hui les:

André et Andie, Andréanne, Andréas, Andrée, Andréu, Andrew, Andieu, Andy.

Maxence et Max, Maxens

Tugdual et Tual, Tudual

Saint André

Apôtre et martyr (✝ 62)

Il était de Bethsaïde en Galilée, sur les bords du lac de Tibériade. Avec son frère Pierre, il vivait de la pêche. C'était un assoiffé de Dieu. Il avait entendu la prédication de Jean le Baptiste, avait sans doute reçu son baptême de pénitence et était devenu l'un de ses disciples. Il avait su discerner l'exacte mission de Jean. Aussi, quand il l'entendit désigner Jésus: " Voici l'agneau de Dieu ", il le suivit pour ne plus le quitter. Dès cet appel, André devient apôtre, avant même d'en avoir reçu le titre. Il rencontre son frère Pierre et l'amène à Jésus. Il est l'homme qui sait nouer des contacts. Lors de la multiplication des pains, c'est André qui amène le jeune garçon portant ses cinq pains et ses deux poissons. Quand des Grecs veulent rencontrer Jésus, c'est à lui qu'ils s'adressent tout naturellement. Saint André, cathédrale de BordeauxDes sources tardives font état de son supplice à Patras en Grèce. Au IVe siècle, ses reliques furent transférées à Constantinople. Une importante relique, qui avait été déposée au XVe siècle au Vatican, fut restituée en 1966 aux Orientaux en signe de la volonté de communion entre l’Église de Rome et les patriarcats orientaux. L’Ukraine voudrait qu'il ait été le premier évangélisateur de Kiev et l’Écosse l'a choisi comme patron national.
Le 30 novembre 2009, comme chaque année, le Saint-Père a adressé un message au Patriarche œcuménique de Constantinople à l’occasion de la fête de saint André, remis à SS Barthélémy I par le Cardinal Kasper, qui conduit la délégation romaine à Istanbul. Il y rappelle que la commémoration du patron de ce patriarcat, frère de saint Pierre, “doit encourager tous les chrétiens à répondre aux grands enjeux du moment, aux problèmes de plus en plus complexes qui se posent à la chrétienté”. Nos Eglises, écrit Benoît XVI, “se sont engagées depuis plusieurs décades dans la voie du rétablissement de la pleine communion. Et même si l’objectif n’est pas atteint, de grands pas en avant ont été faits, qui ont permis un approfondissement de nos liens”. Cette ouverture guide les travaux de la Commission mixte pour le dialogue qui s’est récemment réunie à Chypre, consacrés “à la mission de l’Evêque de Rome dans la communion ecclésiale du premier millénaire”, un thème reconnaît le Pape, “qui mérite une étude approfondie et un dialogue prudent dans la perspective de rapprocher les traditions ecclésiales orientales et occidentales pour les intégrer... L’Eglise catholique voit dans le ministère pétrinien un don du Seigneur fait à son Eglise, qui ne peut être interprété comme pouvoir mais comme communion au service de la vérité et de la charité. L’Evêque de Rome, qui préside cette charité...est le Serviteur des Serviteurs de Dieu... A la lumière du modèle du premier millénaire, il convient de trouver ensemble les formes permettant au Successeur de Pierre d’accomplir un service d’amour envers tous et reconnu de tous”. Au long de ce chemin vers la pleine communion, “il faut offrir un témoignage commun en œuvrant ensemble au bien de l’humanité, en défendant la dignité de la personne, en affirmant les valeurs fondamentales, en favorisant la justice et la paix. Les Eglises orthodoxe et catholiques peuvent collaborer aussi dans la sensibilisation des gens aux responsabilités de l’humanité et à la défense de la création”. (source: VIS 091130 350)
Né à Bethsaïde en Galilée, frère de Simon Pierre et pêcheur avec lui, disciple de Jean-Baptiste, il fut le premier appelé par Jésus sur les bords du Jourdain ; il le suivit et lui amena son frère. La tradition rapporte qu’après la Pentecôte, il annonça l’Évangile en Achaïe et mourut en croix à Patras. L’Église de Constantinople le vénère comme son illustre patron.

Rien n’a été promis à Pierre et à André par le Maître. Ils quittent leurs biens. Il nous faut considérer plutôt la volonté que la valeur des biens. Il quitte beaucoup celui qui ne garde rien pour lui. Il quitte beaucoup celui qui abandonne tout ce qu’il possède. Pierre et André abandonnèrent l’essentiel : l’un et l’autre renoncèrent au désir de posséder.

Saint Grégoire le Grand - Homélie sur l’Evangile
LES AUTRES SAINTS ET BIENHEUREUX
Bienheureux Alexander Crow
prêtre et martyr en Angleterre (✝ 1586)
Bienheureux André
Chanoine du Saint Sépulcre (✝ 1347)
Saint Constance
(✝ 418)
Saint Cuthbert Mayne
Martyr en Angleterre (✝ 1577)
Bienheureux Frédéric de Ratisbonne
frère augustin (✝ 1329)
Saint Frumence
un des apôtres de l'Ethiopie au IVe siècle (✝ v. 360)
Bienheureux Jean de Verceil
Maître général de l'ordre des frères prêcheurs (✝ 1283)
Bienheureux Josbert
Moine bénédictin (✝ 1186)
Saint Joseph Marchand
martyr en Annam (✝ 1835)
Bienheureux Louis-Roch Gientyngier
prêtre et martyr (✝ 1941)
Sainte Maxence
Princesse irlandaise (date ?)
Bienheureux Michel Ruedas Mejias et six compagnons
martyrs espagnols (✝ 1936)
Saint Miroclès
évêque de Milan (✝ v. 315)
Bienheureux Pierre Guillot
Dominicain (✝ 1568)
Samson
Ancien Testament : Dernier grand juge d'Israël
Bienheureux Thaddée Liu
prêtre martyr en Chine (✝ 1823)
Saint Tugdual
Evêque de Tréguier (✝ 558)
Saint Zozime
Moine au monastère de Tyr (✝ 550)
Saint André

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Une Pensée de Michel Ange

Une Pensée de Michel Ange

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1er Dimanche de l'Avent

Madeleine DelbrêlMadeleine Delbrêl

Madeleine Delbrêl

Nous autres gens des rues

Chaque petite action est un événement immense où le Paradis nous est donné, où nous pouvons donner le paradis.
Qu’importe ce que nous avons à faire : un balai ou un stylo à tenir ; parler ou se taire ; raccommoder ou faire une conférence ; soigner un malade ou taper à la machine.
Tout cela n’est que l’écorce d’une réalité splendide, la rencontre de l’âme avec Dieu,
à chaque minute renouvelée, à chaque minute accrue en grâce, toujours plus belle pour son Dieu.
On sonne ? Vite, allons ouvrir.
C’est Dieu qui vient nous aimer.
Un renseignement ? Le voici :
c’est Dieu qui vient nous aimer.
C’est l’heure de se mettre à table : allons-y :
c’est Dieu qui vient nous aimer.
Laissons-le faire.

Madeleine Delbrêl, La Sainteté des gens ordinaires, tome VII des O.C., Nouvelle Cité 2009, pp. 29-30. © Amis de Madeleine Delbrêl

http://bcove.me/k0bydiyu

Madeleine Delbrêl, La Sainteté des gens ordinaires, tome VII des O.C., Nouvelle Cité 2009, pp. 29-30. © Amis de Madeleine Delbrêl

Assistante sociale à Ivry-sur-Seine, Madeleine Delbrêl (1904-1964) a témoigné d’une vie évangélique en milieu ouvrier et déchristianisé. Elle a créé un lien impensable à l’époque entre chrétiens et communistes. Ceux qui l’ont connue se souviennent de celle qui est devenue l’une des grandes figures spirituelles de notre temps.

Le nouveau jour.

 

 

Un jour de plus commence.

Jésus en moi veut le vivre.
 

Il ne s’est pas enfermé.
Il a marché parmi les hommes.
Avec moi il est parmi les hommes d’aujourd’hui.

Il va rencontrer 
chacun de ceux qui entreront dans la maison,
chacun de ceux que je croiserai dans la rue,
d’autres riches que ceux de son temps,
d’autres pauvres,
d’autres savants et d’autres ignorants,
d’autres petits et d’autres vieillards,
d’autres saints et d’autres pécheurs,
d’autres valides et d’autres infirmes.
Tous seront ceux qu’il est venu chercher.
Chacun, celui qu’il est venu sauver.
A ceux qui me parleront,
il aura quelque chose à répondre ;
A ceux qui manqueront,
il aura quelque chose à donner.
Chacun existera pour lui comme s’il était seul.
Dans le bruit il aura son silence à vivre.
Dans le tumulte, sa paix à mouvoir.

Jésus en tout n’a pas cessé d’être le Fils.
En moi il veut rester lié au Père.
Doucement lié, dans chaque seconde,
balancé sur chaque seconde
comme un liège sur l’eau.
Doux comme un agneau
devant chaque volonté de son Père.

Tout sera permis dans le jour qui va venir,
tout sera permis et demandera que je dise oui.
Le monde où il me laisse pour y être avec moi
ne peut m’empêcher d’être avec Dieu ;
comme un enfant porté sur les bras de sa mère
n’est pas moins avec elle
parce qu’elle marche dans la foule.

Jésus, partout, n’a cessé d’être envoyé.
Nous ne pouvons pas faire que nous ne soyons,
à chaque instant,
les envoyés de Dieu au monde.
Jésus en nous ne cesse pas d’être envoyé,
au long de ce jour qui commence,
à toute l’humanité, de notre temps, de tous les temps,
de ma ville et du monde entier.

A travers les proches frères
qu’il nous fera servir, aimer, sauver,
des vagues de sa charité partiront
jusqu’au bout du monde,
iront jusqu’à la fin des temps.

Béni soit ce nouveau jour, qui est Noël pour la terre,
puisqu’en moi Jésus veut le vivre encore.

Madeleine Delbrêl
(Humour dans l'amour, Tome III des Oeuvres Complètes, p59)

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La valeur d'un homme

La valeur d'un homme
La valeur d'un homme

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Aimé Césaire

Penseur, écrivain, dramaturge, poète et homme politique et fondateur du mouvement la négritude, Aimé Césaire, de son nom complet Aimé Fernand Césaire, est l’une des grandes figures littéraires du 20ème siècle.

Histoire Aimé Cesaire

Césaire est né le 26 juin 1913 à Basse pointe en Martinique au sein d’une famille nombreuse de six frères et sœurs. Son grand-père était le premier enseignant noir en Martinique et sa grand-mère savait lire et écrire – ce qui était inhabituel pour une femme de sa génération.
Elève brillant du Lycée Schoelcher de Fort-de-France, il obtient une bourse pour poursuivre ses études au lycée Louis-le-Grand à paris où il a
rencontré son ami Léopold Sédar Senghor, qui a été ensuite le premier président de la République du Sénégal.

Césaire et Senghor, fortement influencés par les écrivains noirs américains, fondent en septembre 1934 le journal « L’Etudiant Noir » avec d’autres étudiants Antillo-Guyanais et Africains.

La négritude :

« La Négritude est la simple reconnaissance du fait d’être noir, et l’acceptation de ce fait, de notre destin de Noir, de notre histoire et de notre culture », avec ces termes, Césaire explique le concept de la négritude dans le premier et seul revue de « L’Etudiant Noir ». Il sollicite l’affirmation de  l’identité et la culture noire face à  l’idéologie colonialiste et l’« européocentrisme ».

Carrière politique :

Maire de Fort-de-France de 1945 jusqu ‘à 2001 et soutenu par les élites communistes, le combat  de Césaire était  de mette la culture à la portée de peuple et de valoriser les artistes de la Martinique.

Décès et Hommages :

Suite à une crise cardiaque, Aimé Césaire  décède le 17 avril 2008. Dès l’annonce de sa mort, de nombreuses personnalités politiques et littéraires lui ont rendu hommage et des obsèques nationales8 ont été célébrées le 20 avril 2008 à Fort-de-France, en présence du chef de l’État.
Le 6 avril 2011, Aimé Césaire a  été accueilli au Panthéon par le président de la République entouré de nombreuses personnalités de tous bords.

Œuvres :

 Poésie

  •    1939 Cahier d’un retour au pays natal, Revue Volontés no 20, 1939, Pierre Bordas 1947, Présence africaine, Paris, 1956.
  •    1946 Les Armes miraculeuses, 1946, Gallimard, Paris, 1970
  •    1947 Soleil cou coupé, 1947, Éditions K., Paris, 1948
  •    1950 Corps perdu (gravures de Picasso), Éditions Fragrance, Paris, 1950
  •    1960 Ferrements, Seuil, Paris, 1960, 1991
  •    1961 Cadastre, Seuil, Paris, 1961
  •     1976 Œuvres complètes (trois volumes), Desormeaux, Fort-de-France, 1976
  •     1982 Moi, laminaire, Seuil, Paris, 1982
  •     1994 La Poésie, Seuil, Paris, 1994. (Ce volume, qui compile toute l’œuvre poétique de l’auteur, figure au programme de l’agrégation de lettres modernes de 2009 à 2011, au sein du thème de littérature comparée intitulé Permanence de la poésie épique au xxe siècle).
  •   2010 Sept poèmes reniés suivi de La Voix de la Martinique, édition bibliophilique (David Alliot éditeur), Paris, 2010

 Théâtre

  •    1958 Et les chiens se taisaient, Présence Africaine, Paris, 1958, 1997
  •     1963 La Tragédie du roi Christophe, Présence Africaine, Paris, 1963, 1993
  •     1966 Une saison au Congo, Seuil, Paris, 1966, 2001
  •     1969 Une Tempête, d’après La Tempête de William Shakespeare : adaptation pour un théâtre nègre, Seuil, Paris, 1969, 1997

Essais

 

  •     1948 Esclavage et colonisation, Presses Universitaires de France, Paris, 1948, réédition : Victor Schoelcher et l’abolition de l’esclavage, Éditions Le Capucin, Lectoure, 2004
  •     1950 Discours sur le colonialisme, éditions Réclame, Paris, 1950 ; éditions Présence africaine, 1955
  •     1987 Discours sur la négritude, 1987, Paris, Présence Africaine, 2004 (avec le Discours sur le colonialisme).

 

Aimé CésaireAimé Césaire
Aimé Césaire

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