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La bûche de Noël.

La bûche de Noël.

Recueil : Chansons et poésies (1862)

Noël ! la bûche est allumée !
Et je suis seul, chez moi, la nuit.
Causons avec le feu, sans bruit,
Porte fermée.
Il peut trouver longs mes discours ;
Moi, j'estime les siens trop courts.
Noël ! la bûche est allumée !

Noël ! la bûche est allumée !
Ô bûche de Noël, es-tu
Le rameau d'un cèdre abattu
Dans l'Idumée ?
Mais non ; je sais bien qu'autrefois
Tu fus un chêne dans les bois.
Noël ! la bûche est allumée !

Noël ! la bûche est allumée !
Parle-moi de nos jours heureux :
Tu descends des coteaux ombreux,
Tout embaumée,
Apportant dans notre cité
Les parfums du dernier été.
Noël ! la bûche est allumée !

Noël ! la bûche est allumée !
As-tu vu des amants s'asseoir
En attendant l'heure du soir
Accoutumée ?
Chut ! on entend un bruit de pas...
Non : c'est un cerf qui fuit là-bas.
Noël ! la bûche est allumée !

Noël ! la bûche est allumée !
Viendrais-tu pas de la forêt
Où, sans se perdre, s'égarait
Ma bien-aimée ?
Les vieux chênes reverdiront,
La mousse au pied, la feuille au front.
Noël ! la bûche est allumée !

Noël ! la bûche est allumée !
Mais toi, tes destins vont finir :
Allez, bonheur et souvenir,
Cendre et fumée.
Adieu, ma bûche de Noël :
Tout rentre en terre ou monte au ciel.
Noël ! la bûche est consumée !


Gustave Nadaud.

La bûche de Noël.
La bûche de Noël.

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Bonnes fêtes de fin d'année

Bonjour mes amis,

Je vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d'année.

En raison de mes problèmes avec mon PC, je parviens à vous jpoindre, que par ce blog.

Si tout vas bien je ne vous retrouve que le 5 janvier, sinon ce sera en fonction des fantaisies de ma machine.

Comme certains le savent déjà, mon fils (handicapé 100%) arrive pour la semaine de Belgique, En conséquence, je ne serai pas disponible, et je dois me reposer après, car mon mari et moi-même nous sommes de santé fragile, l'âge à toujours raison de nos forces.

En attendant je vous laisse ce petit texte.

Bonnes fêtes de fin d'année
Bonnes fêtes de fin d'année
Bonnes fêtes de fin d'année

Valse de violettes

 

Seigneur que j'en sois damné

J'ainsuccombé à ton parfum,

Ta musique m'a ensorcelée,

Dans une torpeur bien heureuse.

 

Violette, Violette mon amie,

Tu valse en élégance

La cadence en trois temps,

De petit pas en harmonie.

 

J'aurai tant aimé toi la lyrique,

Que tu sois ma réalisation.

Mais je n'eus que l'enfer,

De mes regrets cinglants.

 

Violette, Violette mon amie,

Tu valse en élégance,

Suivant la cadence de ton temps,

de petits pas en harmonie.

 

Ce corps refuse virtuose d'amour,

L'esprit lui, appel le secours,

le coeur cherche un recours,

Mais ce n'est que discours.

 

Violette, Violette, mon amie

Tu valses en élégance,

Suivant ton éminence,

Capacité harmonieuse.

 

Ma joie fut grande,

Lors de nos rencontres,

Plus rien ne comptait,

Souvenirs des nuits fantastiques

 

15 avril 2011

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La descendance d'Abraham : la rivalité Isaac-Ismaël

La descendance d'Abraham : la rivalité Isaac-Ismaël

Rav Léon Askénazi-Manitou

 

La plus grande erreur de toutes les théologies - quand on parle de la révélation de la parole de Dieu - c'est de croire que Dieu a révélé une ``confession religieuse'' dans le sens d'un code religieux ne concernant qu'une conduite de la vie : la conduite proprement religieuse, c'est-à-dire l'expression du sentiment religieux et du culte. En fait, à travers la prophétie biblique, on s'aperçoit que ce que Dieu a révélé, c'est essentiellement Sa volonté pour le développement de l'histoire du monde et particulièrement celle des hommes. Avant de dire le code, la Torah nous donne comme une préface - depuis l'histoire du premier homme - pour expliquer pourquoi l'accent va être mis assez rapidement sur la racine : Israël, matrice de l'engendrement de l'histoire du salut et lieu de la Révélation prophétique.
Dépasser la théologie

Or, il y a un écueil à éviter : depuis la fin de la prophétie, on a perdu l'habitude de comprendre le sens de la parole prophétique comme telle. On l'a un peu réduite à une sorte de philosophie religieuse - la théologie, qui est une pensée humaine - très tardive par rapport à la prophétie biblique. Cela vient de l'arrêt de l'expérience prophétique, à l'échelle objective, bien qu'elle ait continué jusqu'à nous. L'inspiration1 à l'échelle individuelle est encore un peu, je ne dirais pas de même nature, mais du même degré de communication de Dieu à l'homme, alors que la philosophie religieuse, elle, est une tentative de communication de l'homme à Dieu, ce qui est extrêmement différent.

La tradition juive connaît aussi l'expérience religieuse qui va de l'homme à Dieu, mais l'essentiel de la religion juive, c'est la Parole qui vient de Dieu à l'homme, et c'est d'une toute autre nature.

Par conséquent, puisque notre époque connaît les grands bouleversements de l'histoire mondiale, il est évident que ces grands bouleversements concernent Israël et que la Parole de Dieu le concerne au premier chef. On a oublié que l'essence de la préface historique que nous voyons en particulier dans le Livre de la Genèse et la première partie du Livre de l'Exode est une révélation de la conception que Dieu Se fait de l'histoire humaine - avec, en gros plan, Israël - avant de révéler Sa volonté pour la conduite religieuse. C'est donc là que l'homme doit étudier et comprendre comment la Torah comprend et entend les règles de conduite du peuple juif dans les grands événements qui le concernent.

La descendance d'Abraham : la rivalité Isaac-Ismaël

Le pays des Hébreux

 

 

Or un des graves problèmes que nous avons à résoudre en notre temps, c'est la revendication de la terre d'Israël par Ismaël. Et c'est intentionnellement que je dis cela en termes bibliques, directement, car il ne s'agit pas seulement d'un conflit politique, comme se complaisent à le présenter diplomates, historiens et journalistes. Il s'agit d'une histoire qui a commencé avec la famille d'Abraham et qui est la revendication de la terre d'Israël par Ismaël.
Il serait donc inconcevable - en tout cas pour la conscience d'un croyant, qu'il soit chrétien, juif ou musulman - que la Bible ait parlé de tout, sauf ... de l'essentiel. Il faut repenser ce problème pour qu'il y ait une solution positive en fin de compte. A quelles conditions ? Cela nous devons le demander à la Bible elle-même.

Il y a une ``légende'' concernant la dénomination de ce que nous appelens Erets Israël. La Bible l'appelle ``pays de Canaan'' parce qu'au temps des Patriarches, il était occupé par les Cananéens (Gen. XIII, 7). En fait, dans le récit de la Genèse (XL, 15), il est appelé ``pays des Hébreux''. Ce terme est employé par Joseph, en prison en Egypte, lorsqu'il raconte son histoire aux ministres du Pharaon tombés aussi en disgrâce : ``J'ai été volé du ``pays des Hébreux''. Les ministres du Pharaon comprennent de quoi il s'agit, et pourtant qu'y avait-il en ce temps là comme Hébreux au pays de Canaan? Jacob et ses fils. Cela signifie qu'à l'époque, il y avait une donnée culturelle et que ce pays était connu comme celui des Hébreux. De la même manière, pendant deux mille ans, alors que les Juifs étaient en exil, on savait que leur pays était la ``Palestine'', nom donné par les Romains à la Judée. Or, les Juifs étaient partout - sauf ici (en dépit d'une petite minorité), mais tout le monde savait que la Palestine était le pays juif.

Les Hébreux étaient en exil dans la civilisation de Babel d'où est sorti Abraham. Que faisaient-ils en Babylonie ? Il faut d'abord restituer ceci : les Hébreux étaient en dispora dans la civilisation de Babel - dont le roi était Nemrod. Lorsque cette civilisation est devenue totalitaire - un peu à la manière de l'Allemagne nazie - une famille des Hébreux, rescapée d'Our Kasdim2 (la fournaise de Kasdim), la famille d'Avram (il ne se nomme pas encore Abraham) quitte Babel et revient au pays de ses ancêtres (ancêtre d'Abraham : Ever, lui-même descendant de Sem). Or, pour les historiens, Abraham serait un Mésopotamien qui, magiquement, se découvre Hébreu. Cela n'a aucun sens. C'est très frappant de voir qu'Our Kasdim (Ur) est très exactement à la frontière entre le Koweit et l'Irak.

 

La descendance d'Abraham : la rivalité Isaac-Ismaël

Rivalités familiales

 

En Babylonie, Abraham s'appelait Avram, nom araméen. Lorsqu'il revient au pays des Hébreux, il se nomme Abraham. De cette identité des Hébreux dans l'exil de Babylone, une partie seulement est revenue au pays des Hébreux. Les autres branches se sont installées en rivalité d'Israël. Térah, le père d'Abraham eut trois fils : Nahor, Haran (son fils, Loth fondera les peuplades d'Amon et Moab) et Abraham. Haran est mort en Babylonie. Nahor a quitté la Babylonie, mais n'est pas revenu au pays des Hébreux. Il s'est installé dans la région du Liban et de la Syrie où il a fait souche et est devenu un des pires ennemis d'Israël (cf. dans la Bible les guerres du roi Aram contre David !).

Une de ces rivalités est venue d'Ismaël. La Torah a raconté comment Sarah - qui n'avait pas d'enfant - a demandé à Abraham de prendre Agar pour avoir un enfant en attendant la réalisation éventuelle de la Promesse. C'était de la part de Sarah une générosité et une impatience que l'histoire juive a très souvent connues. Nous avons énormément d'épisodes de ce genre. Comme le temps de la Promesse n'est pas là, on passe le relais à une autre société. Un exemple : les Juifs au temps de la Révolution française étaient persuadés que le relais messianique passait par la France. C'est dire le choc pour un Juif de trouver un pays où les principes politiques étaient censés être : ``liberté-égalité-fraternité''...

Il y a rire et rire

Or voici ce qui se passa (Gen. XXI, 8-12) : Sarah a vu Ismaël rire3 et elle dit à Abraham : ``Renvoie la servante et son fils parce qu'il n'héritera pas avec mon fils Isaac.'' Le nom d'Isaac veut dire ``il rira'' au futur. Les deux fils d'Abraham sont ici définis par le rire. Le rire est possible parce que Abraham a enseigné qu'il y a un Créateur. S'il y a un Créateur, la joie est possible et aussi le salut. Donc, tout fils d'Abraham sait rire, seulement la seule différence est qu'Ismaël rit au présent. Il est satisfait du monde tel qu'il est. Tandis qu'Isaac n'aura le droit de rire qu'au futur, quand le monde aura trouvé sa Rédemption. Sarah, quand elle voit Ismaël rire, dit : il faut les séparer.

Effectivement l'Islam comme religion et le Judaïsme comme religion se ressemblent avec cette grande différence que si la théologie est compatible - il y a un Créateur - la morale n'est pas la même. Le Musulman se satisfait du monde au présent. Le Juif ne se satisfait pas du monde comme il est et son rire est réprimé. Il rira au futur. C'est une légende de dire que nous avons le même père car Avram n'est pas encore Abraham ; le Dieu de l'Islam, c'est le Dieu Créateur au présent, alors que le nôtre, c'est le Créateur avec un projet d'avenir.

Avec l'Islam nous n'avons pas de problème théologique. Leur monothéisme est compatible avec le nôtre, mais nous avons un problème moral. Pour la conscience islamique, il y a une difficulté à penser la responsabilité morale. Pourquoi ? C'est Dieu qui décide de tout. Penser que l'homme est libre, c'est un blasphème. Lorsqu'un Musulman est cultivé, formé à l'occidentale, il perçoit le problème moral. Il a alors des difficultés avec sa religion. Je suis né dans un pays d'Islam et je connais bien ce problème. Supposer que l'homme est libre, cela porte atteinte à la souveraineté de Dieu. Le Musulman a une foi absolue qu'il existe un Créateur qui décide de tout. Tout est écrit, dit-on. Ecrit, mais pas dans le sens de la fatalité, c'est la Volonté de Dieu. Il veut soumettre le monde à la Volonté de Dieu...

Le texte suivant (Gen. XXV, 9) prédit qu'Ismaël fera repentir. Ismaël revient d'Egypte où il vivait avec sa mère. Il revient dans la ``maison de son père'' à Hébron où vit Isaac. Abraham mort, il est dit : ``Isaac et Ismaël, ses fils, l'enterrèrent...'' C'est la fin du cycle d'Abraham qui meurt en bonne vieillesse puisque les deux frères se sont réconciliés et que le rire d'Ismaël a trouvé sa Rédemption.

Bar Yochaï explique...

Un texte du Talmud dit ceci : Trois maîtres veulent expliquer pourquoi Sarah, voyant rire Ismaël, a pu demander une chose aussi terrible à Abraham : expulser Agar et Ismaël ! Alors qu'elle avait donné Agar à Abraham dans sa générosité. Il y a là contradiction. Sarah n'est pas une mégère, finalement !

Or, le premier dit : ce rire, c'est l'idolâtrie ; le second dit : c'est le meurtre ; le troisième dit : c'est la débauche4. Car celui qui se satisfait du monde tel qu'il est tombe dans ces trois fautes. Et Rabbi Shimon bar Yochaï, qui cite ces trois maîtres, déclare qu'il est étonnant que dans la maison de ce Juste (Abraham), quelqu'un puisse agir ainsi. Il explique le rire d'Ismaël comme une moquerie. Il se rit de son frère. Se croyant l'aîné, il prétend à deux parts d'héritage (l'Arabie et la Palestine, remarque ironiquement le Rabbin !). C'est moi l'aîné. Le monde entier et la terre d'Israël me reviennent ! Mais à la mort de son père, il revient à la maison. Il fait repentir, reconnaissant qu'Israël est chez lui à Hébron, car il a reconnu la religion de son père (avant Mahomet, les Ismaélites étaient des païens).

Le rire d'Ismaël, ce rire de rivalité, trouvera donc un jour sa Rédemption. Pour nous, il suffit - mais il faut - que l'Islam reconnaisse que cette terre a été donnée par Dieu à Israël ; alors on établira le statut de ceux qui voudront y demeurer.

Les Arabes n'ont jamais connu la situation d'exil. Ils ont été des conquérants - partout et toujours. Et voici qu'ici, et pour la première fois, ils connaissent cette situation d'exil. Cela leur est insupportable : être en exil chez les Juifs... à Jérusalem !

Le Maharal explique...

Le Maharal a établi pourquoi notre exil n'a commencé qu'avec Jacob alors qu'il avait été annoncé à Abraham. Si l'exil avait commencé avec Abraham, Ismaël aurait été concerné. S'il avait commencé avec Isaac, Esaü aurait été concerné. Mais il commence avec Jacob parce que la promesse de la terre ne concerne que la descendance d'Abraham qui accepte l'éventualité de l'exil. Seule la descendance de Jacob a connu l'exil et la promesse de la terre ne concerne qu'elle.

Or, pour la première fois aussi, il y a des communautés chrétiennes et musulmanes qui vivent en Israël, chez Israël, et commence un temps où le lien avec la terre peut les concerner5.

Depuis Vatican II, on sent que la chrétienté cherche à être plus universaliste qu'universelle. Il y a un tournant. Mais, et c'est évident, l'impérialisme musulman reste universel dans l'Islam.

Abraham mort, ``Isaac et Ismaël, ses fils, l'enterrèrent dans la grotte de Makhpelah''. Alors seulement, Ismaël a le privilège d'être ici désigné comme fils d'Abraham. La préséance du fils de la Promesse, Isaac, est établie ici, et reconnue, puisque Isaac est nommé le premier. C'est un peu ce que nous attendons.

La Bible a raconté notre histoire et il y a une cohérence dans cette histoire. On ne peut la juger d'après les notes des journalistes ou les critères - uniquement politiques - des assemblées internationales.

Notes:

1L'esprit de sainteté : ne pas confondre avec la fonction du ``Saint-Esprit'' dans le Rouah Haqodesh.

2Our Kasdim : Ur. Comme l'explique le Midrash, les hébreux étaient jetés dans les ``fours'' d'Our kasdim.

3Concernant Gen. XXI, 9, il est des traductions qui disent que les deux enfants ``jouaient''. L'hébreu dit ``riant'', un participe présent.

4Il y a trois axes des commandements dans la Torah :
- dans les rapports avec Dieu, la faute, c'est l'idolâtrie ;
- dans les rapports avec autrui, c'est le meurtre ;
- dans les rapports avec soi-même, c'est la débauche.

5Les Juifs ont connus quatre grands exils dont ils sont sortis, la sortie étant accompagnée de grands ébranlements de civilisation :
- de l'empire de Babel (géographiquement l'Irak) avec Abraham ;
- de l'empire de Perse (géographiquement l'Iran) avec Esther ;
- de la colonisation grecque avec les Hasmonéens ;
- de l'Empire romain (symboliquement l'Occident) par leur retour contemporain dans l'Etat d'Israël.

 

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Abraham, patriarche, prophète et ami de Dieu

Abraham, patriarche, prophète et ami de Dieu

Lorsque l'histoire et la religion se fondent, l'humanité toute entière se se rèunie autour d'un seul Dieu.


Abraham, patriarche, prophète et ami de Dieu est le père commun des croyants appartenant aux trois religions monothéistes. Le Coran attribue à Abraham un rôle de premier plan dans la fondation de l’islam car il "n’était ni juif ni chrétien mais il était un vrai croyant soumis à Dieu ; il n’était pas au nombre des polythéistes." (Coran, III, 67).

Abraham a une double descendance : Isaac qu’il a eu avec sa femme légitime Sarah et Ismaël, deuxième fils que lui donna Agar, servante de Sarah : il fut prédit à tous deux une grande descendance : "C’est par le nom d’Isaac que sera appelée ta race. Quant au fils de ta servante je ferai de lui une nation puisqu’il est de ta race" (Genèse XXI,12-13).

La tradition attribue à l’un la descendance juive et à l’autre la descendance arabe.
En s’attachant à l’épisode du sacrifice du fils d’Abraham, cette piste propose d’éclairer les divergences et les ressemblances entre les deux livres sacrés.

 

Abraham, patriarche, prophète et ami de Dieu
Abraham, patriarche, prophète et ami de Dieu Abraham, patriarche, prophète et ami de Dieu

La promesse de Dieu à son ami Abraham
Abraham partit un jour et quitta sa terre, sur une parole de Dieu lui promettant une terre et une descendance. Mais celle-ci tarda à venir, car Sara était stérile. Jusqu’au jour où, au plus chaud du jour, Abraham accueillit trois étrangers qui passaient près de sa tente. Il les retint et s’empressa auprès d’eux. Ils lui demandèrent où était Sara, sa femme.
L’an prochain à pareille époque, elle aurait un fils. Et Dieu tint promesse. Étonnamment, les étrangers étaient trois, mais Abraham leur parle au singulier. Les accueillant, il accueillait l’Unique, ce que la tradition ultérieure n’a cessé de relire, à l’infini : "N’oubliez pas l’hospitalité ! dit l’épître aux Hébreux : grâce à elle plusieurs, sans le savoir, ont accueilli des anges" (Hébreux 13,2 ; cf. Genèse 18)
La paternité d'Abraham
Récit de l'annonce de la descendance d'Abraham par Dieu dans une vision dans le Livre de la Genèse 15, 1-6 ; 16, 4-8 ; 15-19 - (c) Bible de Jérusalem : "Ne crains pas Abram".
La parole de Yahvé fut adressé à Abram, dans une vision : "Ne crains pas, Abram ! Je suis ton bouclier, ta récompense sera très grande."
Abram répondit : "Mon Seigneur Yahvé, que me donnerais-tu ? Je m'en vais sans enfant..." Abram dit : "Voici que tu ne m'as pas donné de descendance et qu'un des gens de ma maison héritera de moi."
Alors cette parole de Yahvé lui fut adressée : "Celui-là ne sera pas ton héritier, mais bien quelqu'un issu de ton sang." Il le conduisit dehors et dit : "Lève les yeux au ciel et dénombre les étoiles si tu peux les dénombrer" et il lui dit : "Telle sera ta postérité."
La maternité de Sarah, la femme d'Abraham
L'annonce de la naissance d'Isaac à Abraham et Sara dans le livre de la Genèse 18, Bible de Jérusalem : "Yahvé visita Sarah comme il avait dit et il fit pour elle comme il avait promis."...
Les trois hommes demandèrent : "Où est Sarah, ta femme ?" Abraham répondit : "Elle est dans la tente." L'hôte dit : "Je reviendrai vers toi l'an prochain ; alors, ta femme Sarah aura un fils." Sarah écoutait, à l'entrée de la tente, qui se trouvait derrière lui.
Or Abraham et Sarah étaient vieux, avancés en âge, et Sarah avaient cessé d'avoir ce qu'ont les femmes. Donc, Sarah rit en elle-même, se disant : "Maintenant que je suis usée, je connaîtrais le plaisir ! Et mon mari qui est un vieillard !" Mais Yahvé dit à Abraham : "Pourquoi Sarah a-t-elle ri, se disant : Vraiment, vais-je encore enfanter, alors que je suis devenue vieille ? Y-a-t-il rien de trop merveilleux pour Yahvé ? A la même saison l'an prochain, je reviendrai chez toi et Sarah aura un fils." (...)
Yahvé visita Sarah comme il avait dit et il fit pour elle comme il avait promis. Sara conçut et enfanta un fils à Abraham déjà vieux, au temps que Dieu lui avait dit. Au fils qui lui naquit, enfanté par Sarah, Abraham donna le nom d'Isaac.
Livre de la Genèse 18, 9-15 ; 21, 1-3 - (c) Bible de Jérusalem ; paru sur Croire.com en juillet 2002


Abraham, patriarche, prophète et ami de Dieu
Abraham, patriarche, prophète et ami de Dieu

Le sacrifice d’Abraham dans la Bible
  

Après ces événements, il arriva que Dieu éprouva Abraham et lui dit : " Abraham ! Abraham ! " Il répondit : "Me voici !" Dieu dit : "Prends ton fils, ton unique, que tu chéris, Isaac, et va-t’en au pays de Moriyya,* et là tu l’offriras en holocauste sur une montagne que je t’indiquerai."

Abraham se leva tôt, sella son âne et prit avec lui deux de ses serviteurs et son fils Isaac. Il fendit le bois de l’holocauste et se mit en route pour l’endroit que Dieu lui avait dit. Le troisième jour, Abraham, levant les yeux, vit l’endroit de loin. Abraham dit à ses serviteurs : "Demeurez ici avec l’âne. Moi et l’enfant nous irons jusque là-bas, nous adorerons et nous reviendrons vers vous."
Abraham prit le bois de l’holocauste et le chargea sur son fils Isaac, lui-même prit en mains le feu et le couteau, et ils s’en allèrent tous deux ensemble. Isaac s’adressa à son père Abraham et lui dit : "Mon père !" Il répondit : "Oui, mon fils !" – "Eh bien, reprit-il, voilà le feu et le bois, mais où est l’agneau pour l’holocauste ?" Abraham répondit : "C’est Dieu qui pourvoira à l’agneau pour l’holocauste, mon fils", et ils s’en allèrent tous deux ensemble.
Quand ils furent arrivés à l’endroit que Dieu lui avait indiqué, Abraham y éleva l’autel et disposa le bois, puis il lia son fils Isaac et le mit sur l’autel, par-dessus le bois. Abraham étendit la main et saisit le couteau pour immoler son fils.
Mais l’Ange de Yahvé l’appela du ciel et dit : "Abraham ! Abraham !" Il répondit : "Me voici". L’Ange dit : "N’étends pas la main contre l’enfant ! Ne lui fais aucun mal ! Je sais maintenant que tu crains Dieu : tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique."
Abraham leva les yeux et vit qu’il y avait un bélier pris dans la broussaille par ses cornes. Abraham alla prendre le bélier et l’offrit en l’holocauste à la place de son fils.
(Genèse 22, 1-12)
*Pays de Moriyya : Lieu où se situe, selon la tradition, le Temple de Jérusalem


Le sacrifice d’Abraham dans le Coran

 

Nous lui avons alors annoncé une bonne nouvelle :

La naissance d’un garçon, doux de caractère.

Lorsqu’il fut en âge d’accompagner son père,
Celui-ci dit : 
"Ô mon fils !
Je me suis vu moi-même en songe, 
Et je t’immolais ; qu’en penses-tu ?"
Il dit :
"Ô mon père ! Fais ce qui t’est ordonné.
Tu me trouveras patient, 
Si Dieu le veut !"
Après que tous deux se furent soumis,
Et qu’Abraham eut jeté son fils, le front à terre,
Nous lui criâmes :
"Ô Abraham !
Tu as cru en cette vision et tu l’as réalisée ;
C’est ainsi 
que nous récompensons ceux qui font le bien :
Voilà l’épreuve concluante".
Nous avons racheté son fils par un sacrifice solennel. 
Nous avons perpétué son souvenir dans la postérité :
"Paix sur Abraham !"
Abraham, père des croyants ?
Abraham dit : 
"Mon Seigneur !
Fais de cette cité un asile sûr.
Préserve-nous, moi et mes enfants,
d’adorer des idoles,
– Ô mon Seigneur ! –
car elles ont égaré un grand nombre d’hommes.
Quiconque me suit est des miens,
mais, pour quiconque me désobéit,
tu es celui qui pardonne, tu es miséricordieux.
Notre Seigneur !
J’ai établi une partie de mes descendants
dans une vallée stérile, auprès de ta Maison sacrée,
– Ô notre Seigneur !… –
afin qu’ils s’acquittent de la prière.
Fais en sorte
que les cœurs de certains hommes s’inclinent vers eux ;
accorde-leur des fruits en nourriture.
Peut-être, alors, seront-il reconnaissants.
Ô notre Seigneur !
tu connais parfaitement ce que nous cachons
et ce que nous divulguons.
Rien n’est caché à Dieu sur la terre et dans le ciel.
Louange à Dieu !
Dans ma vieillesse il m’a donné Ismaël et Isaac !
– Mon Seigneur est celui qui exauce la prière –
Mon Seigneur !
Fais que je m’acquitte de la prière,
moi, ainsi que ma descendance.
Exauce ma prière, ô notre Seigneur !
Notre Seigneur !
Accorde ton pardon
à moi-même, à mes parents et aux croyants
le Jour où apparaîtra le compte final !"
(Coran, XIV, 35-41

 

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ça s'est passé un... 20 décembre

Événements


20 décembre 69 : Vespasien seul empereur à Rome


Le 20 décembre 69, l'empereur Vitellius est égorgé au coeur de Rome par des mécontents. Cet assassinat livre l'empire au général Vespasien, qui a fait la preuve de ses capacités en réprimant brutalement une révolte en Palestine...


20 décembre 1192 : Richard Coeur de Lion prisonnier en Allemagne


Le 20 décembre 1192, Richard Coeur de Lion est fait prisonnier par l'empereur Léopold. Ayant fait naufrage sur la côte italienne à son retour de la IIIe croisade, le roi tente de gagner l'Angleterre en traversant les terres de ses ennemis sous un déguisement, accompagné de seulement deux compagnons. Mais il est reconnu en Autriche,et livré au duc, lequel le vend contre rançon à l'empereur d'Allemagne. Son absence prolongée, pendant trois ans, va être mise à profit par son frère Jean sans Terre...


20 décembre 1522 : Soliman le Magnifique s'empare de Rhodes


Le 20 décembre 1522, après cinq mois de siège, le sultan ottoman Soliman le Magnifique, avec le concours du vizir Ibrahim Pacha, s'empare de la forteresse de Rhodes que défendaient les chevaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
Ces chevaliers quittent l'île pour une autre, Malte, au coeur de la Méditerranée. Ils en seront chassés trois siècles plus tard par un autre conquérant, Bonaparte.


20 décembre 1860 : La Caroline du Sud fait sécession


En réaction à l'élection d'Abraham Lincoln à la présidence des États-Unis, deux semaines plus tôt, les parlementaires de Caroline du Sud votent à l'unanimité la sécession de leur État le 20 décembre 1860. Ils rejettent par avance l'abolition de l'esclavage.
Le président sortant, le démocrate James Buchanan, encore en fonction à la Maison Blanche jusqu'au début de l'année suivante, se montre décontenancé. Sa faiblesse encourage les sécessionnistes du Sud. L'initiative de la Caroline du Sud est rapidement imitée par dix autres États du Sud. Elle va déboucher sur la guerre de Sécession


Décés d'un homme politique et poète
Léopold Sedar Senghor
9 octobre 1906 à Joal (Sénégal) - 20 décembre 2001 à Verson


Élève des missionnaires catholiques, Léopold Sedar Senghor entre en khâgne au lycée Louis-le-Grand (Paris), où il devient l'ami de Georges Pompidou, futur président de la République française. Tandis que ce dernier entre à l'École normale supérieure, lui-même échoue au concours et rejoint la faculté de lettres où il obtient une agrégation de grammaire.
Poète et président du Sénégal, Senghor est le Premier chef d'État d'Afrique francophone à quitter volontairement le pouvoir (1980), mais aussi le premier Noir élu à l'Académie française (1983). À sa mort, il est inhumé dans son pays d'origine en l'absence remarquée des hauts dirigeants français.

ça s'est passé un... 20 décembre
ça s'est passé un... 20 décembre
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Les Saints du 20 décembre

Samedi 20 décembre 2014

Saints, Saintes et Fêtes du Jour
Catacombes de Saint-Calixte: La basilique occidentale abritait probablement les sépultures du Pape Zéphyrin et du martyr TarcisiusCatacombes de Saint-Calixte: La basilique occidentale abritait probablement les sépultures du Pape Zéphyrin et du martyr Tarcisius

Catacombes de Saint-Calixte: La basilique occidentale abritait probablement les sépultures du Pape Zéphyrin et du martyr Tarcisius

C'est la fête pour les :

 

Zéphyrin: Zéphir, Zéphirine, Zéphyr
Isaac
Jacob
Philogone
Ursan
: Urs, Ursa, Ursanne

également nous fêtons les saintes, saints et les bienheureuses (x):

 

Saint Daniel de Serbie: (✝ 1338)
Saint Dominique de Silos: Abbé bénédictin à Silos (✝ 1073)
Saints Eugène et Macaire: Martyrs à l'époque de l'empereur Julien l'Apostat (4ème s.)
Bienheureux Gonzalve: Moine de l'abbaye bénédictine de Silos (✝ 1073)
Saint Ignace le Théophore: (1er s.)
Isaac: Patriarche du peuple juif - Ancien Testament
Saint Jacob: Patriarche du peuple juif, Ancien Testament

Saint Jean de Cronstadt: prêtre orthodoxe russe (✝ 1908)
Saint Jean le Tailleur: (✝ 1652)
Vénérable Joaquim Rosselló i Ferrà: fondateur de la Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et Marie (✝ 1909)
Saint Libéral: martyr à Rome (date ?)
Bienheureux Macaire l'Ecossais: (✝ 1153)
Bienheureux Michel Piaszczyński: prêtre de Łomża et martyr (✝ 1940)
Saint Philogone: Evêque d'Antioche de Syrie (✝ 322)
Bienheureux Pierre de La Cadirète: (✝ 1277)
Bienheureux Pierre de Massalenis: (1375 - 1453)
Saint Ursan: Confesseur dans le Jura suisse (✝ 625)
Bienheureux Vincent Romano: Curé (✝ 1831)
Saints Philippe, Jean, Léonce, Zéphyrin, François: martyrs de la guerre civile espagnole (✝ 1936)
Saint Zéphyrin Agostini: prêtre fondateur des Ursulines Filles de Marie Immaculée (✝ 1896)

Saint Zéphyrin
Pape (15 ème) de 199 à 217 (✝ 217)


Romain d'origine, il s'opposa au prêtre Hippolyte qui d'ailleurs le calomniait allègrement, comme il le fera pour le successeur, le pape Calixte Ier. Il mourut paisiblement. 
On lui attribue la décision d'obliger les fidèles à communier au moins une fois l'an au temps de Pâques.
Il prescrivit que ceux qui devaient être promus aux Ordres sacrés le seraient en présence de nombreux clercs et laïques, au temps convenable et selon la coutume, voulant qu'on ne choisît pour cet office que des hommes de science et de vie recommandable.
 Il décréta en outre que tous les prêtres assisteraient l'évêque dans la célébration des Mystères. Il établit que patriarche, primat, métropolitain ne pourraient, sans l'autorité apostolique, condamner un évêque.
 Son pontificat fut de dix-huit ans et dix-huit jours. En quatre ordinations au mois de décembre, il créa treize prêtres, sept diacres, et treize évêques pour divers lieux. Il fut ... enseveli sur la voie Appienne, près du cimetière de Calliste, le sept des calendes de septembre."  
À Rome, au cimetière de Calliste sur la voie Appienne, en 217 ou 218, la mise au tombeau de saint Zéphyrin, pape, qui dirigea l’Église romaine pendant dix-huit ans et chargea son diacre, saint Calliste, d’organiser sur cette voie le cimetière de l’Église romaine.
Martyrologe romain

Les Saints du 20 décembre

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Louis Aragon

Louis Aragon

Louis Aragon est un poète, romancier et journaliste, né probablement le 3 octobre 1897 à Paris et mort le 24 décembre 1982 dans cette même ville. Il est également connu pour son engagement et son soutien au Parti communiste français de 1930 jusqu'à sa mort. Avec André Breton, Paul Éluard, Philippe Soupault, il fut l'un des animateurs du dadaïsme parisien et du surréalisme. À partir de la fin des années 1950, nombre de ses poèmes ont été mis en musique et chantés (par Léo Ferré et Jean Ferrat notamment), contribuant à faire connaître son œuvre poétique par un large public. La première chanson tirée d'une œuvre d'Aragon date de 1953 : elle est composée et chantée parGeorges Brassens et a pour paroles le poème paru dans La Diane française en 1944, Il n'y a pas d'amour heureux.

 

Louis Aragon

Biographie

 

Louis Aragon

 


Fils naturel et adultérin de Louis Andrieux, ex-préfet de police de la ville de Paris devenu député de Forcalquier, franc-maçon issu de la haute bourgeoisie protestante, et de Marguerite Toucas, jeune fille de la moyenne bourgeoisie catholique qui tient une pension de famille avenue Carnot à Paris, le lieu de naissance de Louis Aragon est incertain  :

Paris (sa mère accouchant place des Invalides comme il le raconte dans Je n'ai jamais appris à écrire, ou Les incipit), Neuilly-sur-Seine cité par certaines sources, ou Toulon (lieu où s'est retirée sa mère enceinte pour « cacher ce malheur, moi »). Il est élevé entouré de femmes.
 Le nom « Aragon » a été choisi par Louis Andrieux lors de la déclaration de la naissance de l'enfant à l'état civil en souvenir d'un poste d'ambassadeur en Espagne, en Aragon. Afin de préserver l'honneur de la famille maternelle, issue des Massillon, et celui du préfet, l'enfant est présenté comme étant à la fois le fils adoptif de sa grand-mère maternelle  Claire Toucas, le frère de sa mère et le filleul de son père.

L'œuvre de Louis Aragon portera en filigrane la secrète blessure de n'avoir pas été reconnu par son père, de trente-trois ans plus âgé que sa mère. Il évoquera ce qui fut le drame de sa vie, secret partagé avec sa mère qui lui rendit peut-être la paternité et la transmission d'un nom difficile à envisager6, dans un ensemble de trois poèmes intitulé Domaine Privé.
Il est en deuxième année de médecine avec André Breton au « Quatrième fiévreux » du Val-de-Grâce, le quartier des fous, où les deux carabins se sont liés à Philippe Soupault, quand il est mobilisé, à ce titre, comme brancardier. C'est à cette occasion que Marguerite Toucas lui révèle le secret de naissance qu'il pressentait. Sur le front, il a une expérience des chairs blessées, de la guerre, d'une horreur dont on ne revient jamais tout-à-fait mais qui réapparaîtra constamment dans son œuvre et qui est à l'origine de son engagement futur. Il reçoit la Croix de guerre et reste mobilisé deux ans dans la Rhénanie occupée, épisode qui inspirera le célèbre poème Est-ce ainsi que les hommes vivent ?
 En 1920, la NRF publie Anicet ou le panorama, roman commencé dans les tranchées.
Dans le Paris dandy de l'après guerre, il se lie avec Pierre Drieu la Rochelle qui lui ravit une dessinatrice américaine, Eyre de Lanux (en). Il se console auprès de Denise Lévy, qui choisira d'épouser un autre de ses amis, Pierre Naville, tout en commençant la rédaction du Paysan de Paris. L'Œuf dur publie quelques-uns de ses textes.
En 1922, il renonce à devenir médecin, fonde avec Breton et Soupault la revue Littérature et publie Les aventures de Télémaque. Grâce à Breton, il trouve du travail chez le couturier Jacques Doucet, grand collectionneur de tableaux modernes, mais aussi de manuscrits, comme secrétaire chargé de le conseiller dans les achats de ceux-ci.
Après avoir illustré le dadaïsme et connu les expériences d'écriture automatique auprès de Robert Desnos, auquel il consacrera des années plus tard l'émouvante Complainte de Robert le Diable chantée par Jean Ferrat, il rejoint, en 1924, André Breton, Paul Éluard et Philippe Soupault dans le mouvement surréaliste et cosigne, à l'occasion de l'enterrement d'Anatole France, le scandaleux Un cadavre qui invite à jeter à la Seine toute la littérature passée. Il dévore, comme pour oublier Denise Lévy, les œuvres d'Engels, Lénine, Proudhon, Schelling, Hegel et Freud.
En 1926, démuni, il signe avec Jacques Doucet un contrat par lequel le jeune romancier s'engage à livrer mensuellement sa production au collectionneur en échange d'une rente mensuelle de mille francs. Il écrit ainsi un cycle de mille cinq cents feuillets, La Défense de l'infini. Il devient simultanément l'amant de la milliardaire Nancy Cunard qui l'emmène à travers l'Europe.
Avec Breton et à la suite d'Éluard, entre autres membres du groupe surréaliste, il adhère en janvier 1927 au Parti communiste français. À l'été, il fait paraître une violente protestation contre l'exécution de Sacco et Vanzetti dans laquelle il milite pour une littérature engagée, Traité du style.
 En novembre, dans un hôtel de la Puerta del Sol à Madrid, Nancy sauve une poignée de La Défense de l'infini que le poète, dans une crise de rage, a jeté au feu. Cette rupture, qui est aussi une rupture avec l'argent, marque le début d'une remise en cause personnelle profonde dont l'engagement politique sera l'issue.
Toutefois, en avril 1928, privé du soutien financier de Doucet, il fait paraître, mais anonymement, Le con d'Irène qui a été sauvé du feu. La nouvelle est interdite par la police et Aragon nie devant le juge d'instruction en être l'auteur.
 À Venise en septembre 1928, ruiné par l'échec du Con d'Irène, il découvre la liaison de Nancy avec Henry Crowder (en) et tente de se suicider, épisode à l'origine d'un de ses plus célèbres poèmes chanté par Léo Ferré, Il n'aurait fallu.
Deux mois plus tard, le 5 novembre, la belle-sœur de Vladimir Maïakovski, Elsa Triolet, vient le trouver à La Coupole avec l'intention de le séduire[évasif]. Elsa « entre dans le poème » et deviendra sa muse pour la vie, formant avec le poète un nouveau couple mythique dont la célébration, en particulier dans Les Yeux d'Elsa, mêlera à partir des années quarante 'έρος et φιλή, amour courtois et engagement pour une cause (la Résistance, le communisme, la décolonisation, le féminisme, la littérature, etc).
En 1929, l'expulsion d'URSS de Trotski fige, au sein du groupe des surréalistes, les querelles de personnes en fractures idéologiques. Aragon s'oppose en particulier à un Breton dictatorial qui récuse la forme romanesque et qui juge la poésie seule apte à exprimer l'inconscient.
En 1930, six mois après le suicide de Maïakovski, Aragon est envoyé avec Georges Sadoul au Congrès des écrivains révolutionnaires de Kharkov représenter un mouvement surréaliste accusé d'anarchisme par la ligne dure du PCF. Aragon se range à cette ligne orthodoxe et publie à son retour Front rouge, un poème dénonçant l'esthétique surréaliste et le socialisme au cri de « Feu sur Léon Blum », ce qui lui vaut d'être inculpé pour appel au meurtre. La rupture avec Breton, qui, beau joueur, prend tout de même sa défense au cours du procès, est consommée. Avec Elsa, il part vivre un an en URSS. Il montre sans conteste dans plusieurs textes une approbation de la terreur organisée par le régime stalinien. Il écrit notamment en 1931 Vive le Guépéou, paru dans le recueil Persécuté persécuteur. Il compose des poèmes qui seront publiés sous le titre Hourra l'Oural.
Il ne deviendra critique à l'égard de l'URSS qu'après la mort de Staline (1953), à la suite des révélations par Khrouchtchev des crimes du stalinisme, et après la répression violente de l'insurrection de Budapest en 1956.
Il épouse Elsa le 28 février 1939.
Sa poésie est largement inspirée, depuis les années 1940, par l'amour qu'il lui voue.
Il est aussi, avec Robert Desnos, Paul Éluard, Pierre Seghers, Jean Prévost, Jean-Pierre Rosnay et quelques autres, parmi les poètes qui prirent résolument parti, durant la Seconde Guerre mondiale, pour la résistance contre le nazisme. C'est là le sujet d'une autre blessure profonde : la rupture avec son ami Drieu la Rochelle qui, après avoir « hésité entre communisme et fascisme » , s'est tourné vers le nazisme, sorte de suicide, qui le poussera à se donner vraiment la mort après la Libération en 1945. Il existe aussi des « œuvres croisées » entre ces deux amis : Gilles et Aurélien.
Après le décès de son épouse en 1970, Aragon affiche sa bisexualité, que Drieu la Rochelle avait évoquée dès les années 1930, dans Gilles notamment.
Il meurt le 24 décembre 1982, veillé par son ami Jean Ristat, exécuteur testamentaire d'Elsa et Louis.

Il est inhumé dans le parc du Moulin de Villeneuve, dans sa propriété de Saint-Arnoult-en-Yvelines, aux côtés d'Elsa. 

 

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Éclairage à perte de vue.

Éclairage à perte de vue.

Je tiens ce nuage or et mauve au bout d'un jonc
L'ombrelle ou l'oiselle ou la fleur
La chevelure
Descend des cendres du soleil se décolore
Entre mes doigts
Le jour est gorge-de-pigeon
Vite un miroir Participé-je à ce mirage
Si le parasol change en paradis le sol
Jouons
À l'ange
À la mésange
Au passereau
Mais elles qui vaincraient les grêles et l'orage
Mes ailes oublieront les bras et les travaux
Plus léger que l'argent de l'air où je me love
Je file au ras des rêts et m'évade du rêve


La Nature se plie et sait ce que je vaux.


Louis Aragon (1897-1982).
Recueil : Feu de joie (1920).


Éclairage à perte de vue.
Éclairage à perte de vue.

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Dunkerque

 Dunkerque Dunkerque

La naissance de Dunkerque 

Baudouin III

 

Il crée la première enceinte
Fils d’Arnoul Ier le Grand (918-965) et d’Adèle de Vermandois, Baudouin III est le troisième comte de Flandre.
Arnoul a associé partiellement son fils au pouvoir, notamment dans le domaine militaire.

En 957, Baudouin conquiert ainsi le château d’Amiens et, en 961, il combat victorieusement les Normands entre Rouen et Soissons.

C’est vers 960 qu’il fait entourer la ville d’une palissade afin de protéger le bourg des voleurs et des pirates, dont les incursions sont de plus en plus fréquentes face au regroupement de population que représente déjà la bourgade.

Deux versions, entre mythe et réalité, circulent quant à son décès survenu en 962... Première possibilité : de retour d’une visite à Dunkerque dans le but d’admirer la cité et ses nouvelles fortifications, il décède à Bergues des suites de la variole.

Seconde possibilité : Baudouin III serait mort durant son retour de l’expédition contre les Normands. A sa mort, Baudouin III laisse un enfant en bas âge qui porte le nom de son aïeul, Arnoul.

 Dunkerque Dunkerque

– L'essor de la cité médiévale –

 

Robert de Cassel (1278 - 1331)

Il réorganise la justice
23e comte de Flandre, fils de Robert de Béthune et petit-fils de Gui de Dampierre (à l’origine des premiers règlements de wateringues), seigneur foncier de Dunkerque, Robert de Cassel naît vers 1278.
En 1318, il reçoit en apanage la Flandre maritime, Armentières et Warneton. 
En 1322, il fait construire à Dunkerque un château qui devait se situer à peu près sur l’emplacement actuel de la résidence Lamartine, rue du Président Poincaré. 
Il réorganise la justice ainsi que le magistrat et réglemente les guildes de Saint-Georges pour les arbalétriers et de Saint-Sébastien pour les archers.

Robert de Cassel épouse Jeanne de Bretagne en 1324.


 En 1325, une guerre civile éclate, les Flamands refusant l’autorité du roi de France... 
La ville est saccagée et le château est démoli. Cependant, les Flamands, sévèrement battus à la bataille de Cassel, le 23 août 1328, finissent par se soumettre au roi Philippe VI de Valois. Robert de Cassel, qui avait prêté serment de fidélité au roi de France le 11 juin 1327, impose aux Dunkerquois une contribution énorme, confisque les biens des rebelles et indemnise ceux qui lui sont restés attachés. 
En 1329, il rend à Dunkerque ses coutumes et ses lois, et meurt à Warneton en 1331.
 Son fils Jean qui lui succède meurt l’année suivante : il laisse la seigneurie à sa soeur Yolande qui n’est âgée que de six ans...

 

Yolande de Flandre (1326 - 1395)

 

Fille de Robert de Cassel et dame de Dunkerque, elle fait rebâtir le château de son père à l’entrée du port. 
Par son mariage en 1340, la seigneurie de Dunkerque passe de la maison de Flandre à celle de Bar. 
Ses armes deviennent alors celles de la ville.

 

 

 

 

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ça s'est passé un... 17 décembre

ça s'est passé un... 17 décembre

17 décembre 1398 : Tamerlan triomphe à Panipat

Le 17 décembre 1398, le Turc Tamerlan remporte à Panipat, près de Dehli, une victoire sur le sultan local, Mohammed Toughklak. Il saccage Dehli et s'en retourne dans sa province de Transoxiane, en Asie centrale, avec un énorme butin.

17 décembre 1791 : Vote du Bill of Rights

Peu après l'entrée en fonction du premier président de la République américaine Georges Washington, le Congrès ajoute à la Constitution des Etats-Unis d'Amérique, dix amendements relatifs aux droits individuels. C'est la Déclaration des Drpots (en anglais Bill of Rights). Elle est publiée le 17 décembre 1791. Il y a déjà eu un précédent avec le vote d'une première Bill of rights par le Congrès de la colonie de Virginie, le 12 juin 1776, à l'initiative d'un certain George Mason. L'expression elle-même dérive de l'acte agrée par le roi d'Angleterre Gillaume d'Orange en 1688.

Le Bill of Rights comporte dix articles très courts, inspirés d'assez loin par les 17 articles de la Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen. Parmi ces dix articles ou amendements, le deuxième et le quatrième posent d'une part le droit pour chacun d'être armé en vue de pouvoir s'associer à une milice de défense, d'autre part le droit pour chacun d'assurer sa sécurité et celle de ses biens. En vertu de ces deux amendements, les Américains peuvent librement acheter des armes et s'en servir sous le motif de légitime défense.

17 décembre 1837 : incendie du Palais d'Hiver

Le soir du 17 décembre 1837, à Saint-Petersbourg, dans le Palais d'Hiver, des poêles qui chauffent à plein régime mettent le feu aux boiseries de la salle Pierre 1er.

L'incendie va ravager l'édifice pendant trente heures malgré l'intervention de 6000 pompiers et grenadiers de la Neva qui pompent l'eau de la Néva.

Les oeuvres d'art du Palais d'Hiver sont heureusement sauvées pour la plupart. Dans l'urgence, on s'est généralement contenté de les jeter dans la neige.

Sitôt après le drame, le tsar Nicolas 1er lance la construction d'un nouveau palais. Il sera achevé en un peu plus d'un an et accueillera les collections impériales, jusque là à l'étroit dans le Petit Ermitage.

17 décembre 1903 : Premiers vols des frères Wright

Le 17 décembre 1903, les frères Wibur et Orville Wright (36 et 32 ans) effectuent à tour de rôle quatre vols de quelques dizaines de mètres sur la plage de Kill Devil, à Kitty Hawk, en Caroline du Nord (États-Unis).

Quelques villageois témoins de ces modestes exploits ne se doutent pas qu'ils vont déboucher sur la naissance de l'aviation...

17 décembre 1939 : Sabordage du cuirassé de poche Graf Spee

Le 17 décembre 1939, le sabordage du cuirassé allemand Graf Spee met un terme à la bataille du Rio de la Plata et restaure la suprématie britannique sur les mers, trois mois après le déclenchement de la seconde Guerre Mondiale.

Le cuirassé porte le nom d'un héros du précédent conflit, l'amiral comte Maximilian von Spee. Sous les ordres du commandant Hans Langsdorff, il sillonne l'océan Atlantique et l'océan Indien dès septembre 1939, coulant pas moins de neuf navires marchands britanniques.

Traqué par trois vaisseaux anglais, l'Achille, l'Ajax, et l'Exeter, il affronte ceux-ci au large de Montevideo, dans le rio de la Plata, le 13 décembre 1939, puis se réfugie dans le port uruguayen. Mais l'Uruguay, pays neutre, le somme de prendre le large en vertu des conventions internationales. Le commandant du Graf Spee s'y résout mais, doutant de pouvoir résister aux navires britanniques qui l'attendent à la sortie de l'estuaire, il fait évacuer son équipage et saborde son navire au milieu de l'estuaire. Lui-même se suicide trois jours plus tard à Buenos Aires.

Ce drame témoigne de l'âpreté des combats navals dès le début de la guerre, pendant que, sur le Continent, les soldats alliés restent l'arme au pied, dans la "drôle de guerre" (une expression de l'écrivain Roland Dorgelès).

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