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Sainte Honorine

Sainte Honorine
Vénérée dans les évêchés de Bayeux et de Rouen (4ème s.)

On ne connaît d'elle que les reliques qui furent rapportées de Haute-Normandie jusqu'en Ile-de-France à Conflans-Saint-Honorine. Son culte en Normandie est très ancien et la tradition en fait une martyre gauloise.
Des internautes nous signalent
- la tradition rapporte qu'elle fut martyrisée en l'an 303 lors de la dernière persécution romaine. Sainte Honorine est également patronne des prisonniers.
- Honorine était originaire de la tribu gauloise des Calètes (actuellement pays de Caux). Vers 303, elle fut martyrisée par les Romains à Lillebonne et son corps jeté dans la Seine proche.
Son corps fut recueilli à Graville (actuel quartier du Havre) et y fut enterré.
Pour échapper aux invasions normandes, son corps est amené à Conflans (confluent de la Seine et de l'Oise).
Le 27 février est la date actuellement retenue pour les cérémonies et processions et ce, depu
is l'an 1080.
Site de la paroisse de Conflans-Sainte-Honorine où Vêpres et vénération des reliques sont organisés tous les ans pour sa fête.
Sur le territoire de Rouen, au IVe siècle, sainte Honorine, vierge et martyre.

Martyrologe romain

"Sainte Honorine, l’espérance des captifs et des matelots, obtenez-nous la délivrance de nos périls et de nos maux" (cantique composé vers 1875)

Fête le 27 février: Sainte Honorine

Patronne des Batelier

Dictons

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Sarah Bernhardt (1844 - 1923)

Sarah Bernhardt (1844 - 1923)
Sarah Bernhardt (1844 - 1923)
Sarah Bernhardt (1844 - 1923)Sarah Bernhardt (1844 - 1923)

La " Divine » indomptable"

 

 

On a tout dit sur Sarah Bernhardt : qu'elle a fait le tour du monde dans le costume de Phèdre, qu'elle dormait dans un cercueil, qu'elle collectionnait les fauves et les amants...

Eh bien, tout cela est vrai ! Enfin presque...

Mais dans son cas, la légende qu'elle s'est construite n'est pas très loin de la réalité.

Allons à la rencontre d'une grande dame devenue célèbre dans le monde entier grâce à son talent immense mais aussi son sens de l'image et son insatiable soif de vivre.

Un premier succès : la miraculée

La future « Grande Sarah » est née Rosine-Sarah Bernard le 23 octobre 1844 rue de l'École-de-Médecine à Paris. Ou était-ce le 25 septembre, rue de la Michodière ? Ou boulevard Saint-Honoré, le 22 octobre ? Qu'importe ! La destruction de son acte de naissance dans l'incendie de l'Hôtel de ville de Paris en 1871, avec tous les registres d'état civil, ne permet pas de lever le mystère.

On ne saura certainement jamais non plus qui était son père, « parti en voyage en Chine » après avoir séduit sa mère, Judith.

Cette toute jeune fille d'origine juive hollandaise s'est installée avec sa sœur dans la capitale où elles deviennent « modistes », c'est-à-dire courtisanes.

Elles rencontrent d'ailleurs un assez beau succès auprès des hommes, ouvrent salon et commencent à voyager, délaissant leurs enfants respectifs.

Mise en nourrice en Bretagne, Sarah ne reçoit aucune éducation avant de retrouver sa famille, un peu par hasard : ayant suivi sa « nounou »qui a déménagé à Paris, elle croise un beau jour sa tante qu'elle n'arrive pas à convaincre de l'emmener avec elle.

Refusant d'être abandonnée de nouveau, la petite se jette par la fenêtre ! Elle parvient ainsi à ses fins au prix d'un bras et une rotule brisés. Un succès chèrement payé, qui témoigne de cette incroyable force de caractère qui accompagnera Sarah toute sa vie.

Un dilemme : nonne ou artiste ?

Après une longue convalescence, la voici envoyée en pension à Auteuil pour essayer d'y acquérir un soupçon de culture. Elle y découvre le théâtre mais y renouvelle aussi ses excentricités en se jetant dans un bassin, le jour où sa tante vient la chercher. De nouveau, les médecins viennent à son chevet et, de nouveau, ils ne lui donnent que peu d'années à vivre.

Elle se remet pourtant, pour mieux aller terroriser les sœurs de Notre-Dame-de-Sion à Versailles où elle reste pensionnaire pendant 6 ans.

Elle y est baptisée et y joue avec beaucoup d'enthousiasme le rôle de l'ange Gabriel pour une pièce écrite en l'honneur de l'archevêque.

Enfin assagie, elle songe même à entrer dans les ordres mais de nouveau, elle adopte un comportement suicidaire pour provoquer l'autorité des soeurs.

Restée toute une nuit dans un arbre du parc, elle y attrape une pleurésie qui la renvoie dans ses foyers. Il est temps de prendre une décision : le conseil de famille, après réunion, décide d'en faire une artiste.

Un public : les pigeons

Le verdict peu paraître étrange, tant Sarah n'a pas du tout le physique de l'emploi.

Extrêmement maigre et dotée d'une chevelure sauvage qui lui a déjà valu le surnom de:

« la Négresse blonde », elle ressemblerait plutôt à « une éponge sur un manche à balai »(Alexandre Dumas) !

Mais le duc de Morny, beau-frère de l'empereur Napoléon III et protecteur de la famille, a compris qu'il pouvait ainsi offrir à la jeune frondeuse des opportunités de rencontres et de carrière. Elle entre donc au Conservatoire grâce à une lecture inspirée des Deux pigeons de La Fontaine. Drôles de débuts pour une comédienne...

Là-dessus, elle intègre rapidement la Comédie-Française, avant de la quitter tout aussi rapidement pour avoir giflé une sociétaire.

C'est l'occasion d'aller prendre un peu l'air du côté de la Belgique ! L'expérience n'est pas concluante : elle en revient quelques mois plus tard, enceinte du prince Henri Joseph de Ligne (excusez du peu !), et est aussitôt être mise à la porte par sa mère.

Après la naissance de Maurice, « l'homme de sa vie », qui deviendra un auteur de théâtre, elle tâte de la carrière de courtisane. Et avec quel succès ! En bonne comédienne, elle se forge une image de femme fatale, manipulant à loisir les hommes qui forment sa « ménagerie ».

Un répertoire : frivolités, drames et conflits

En 1865, à vingt ans, celle qui a définitivement adopté l'orthographe « Bernhardt »pour son nom est enfin recommandée au directeur du théâtre de l'Odéon, avec ordre de « se montrer plus docile ». C'est efficace : elle s'installe pour sept ans dans les meubles, y peaufinant sa connaissance du répertoire classique.

Elle côtoie George Sand et Alexandre Dumas, qui lui confie le premier rôle féminin de Kean (1868), tandis que Nadar d'elle tire son plus célèbre portrait.

Tous admirent son timbre étonnant et un art de la pose unique. Elle sait surtout vivre totalement ses rôles : « [E]lle a trouvé des cris qui nous ont remué jusqu'à l'âme parce qu'ils partaient du fond et du tréfonds de la sienne » (Auguste Vitu). Ainsi n'était-elle jamais aussi spectaculaire que dans les scènes d'agonie ! (...)

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Saint Nestor et Saint Alexandre

Saint Nestor et Saint Alexandre
Saint Nestor et Saint Alexandre
Saint Nestor et Saint Alexandre

Je vous fait juste un petit coucou, je serai absente jusqu'au 5 mars

J'essaierai de passer, mais je crains qu'avec mon fils(handicapé et se relève d'un accident, alors pour lui c'est encore plus compliqué, que pour nous) ceci me soit impossible. Bon Week-end à tous mes lecteurs.

C'est sa fête : Nestor

Évêque en Pamphilie, au sud de la Turquie actuelle, le saint du jour fut arrêté à l'occasion d'une persécution ordonnée par l'empereur Dèce, en 251. «Puisque tu préfères un homme crucifié à nos divins empereurs, toi aussi tu mourras sur une croix», décréta le gouverneur.

 
Saint Alexandre - Évêque d'Alexandrie (✝ 326)

Saint Alexandre d'AlexandrieÉvêque d'Alexandrie. 
Après avoir vainement essayé de ramener à la foi orthodoxe, Arius, l'un de ses prêtres, il convoqua un concile pour condamner l'hérésie naissante. 
Secondé par l'un de ses diacres qui deviendra Saint Athanase, il fait triompher la vérité lors du concile de Nicée en 325. 
Il était plein de miséricorde pour recevoir les "lapsi" ceux qui étaient tombés devant les tortures, avaient quitté l'Église et voulaient y revenir une fois la paix revenue. Il refusa les intégrismes soutenus par l'évêque Mélèce de Lycopolis, connut les débuts de l'hérésie arienne où le même évêque soutenait Arius. Saint Alexandre rencontra ainsi bien des difficultés tant devint grande l'extension de l'hérésie, grâce aux chansons populaires qui la traduisaient. Il put voir le concile œcuménique de Nicée et eut la joie d'être soutenu par saint Athanase.
Commémoraison de saint Alexandre, évêque d’Alexandrie, glorieux vieillard enflammé de zèle pour la foi. Devenu évêque de cette ville aprè Saint Pierre, il chassa de la communion de l’Église Arius, son prêtre perverti par l’impiété hérétique, réfuté par la vérité divine, et que, plus tard, il condamna avec les trois cent dix-huit Pères du Concile de Nicée. Quelques mois après le Concile, en 326, il s’en alla vers le Seigneur.

Martyrologe romain

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Jours fériés à la carte : le communautarisme en marche

Jours fériés à la carte : le communautarisme en marche
Jours fériés à la carte : le communautarisme en marche

Texte et réalisme du problème de: Alban Dignat

Dans la nuit du 14 février, dans un hémicycle désert, la députée socialiste de La Réunion Ericka Bareigts a fait passer un amendement qui permet aux départements d'outre-mer de remplacer des jours chômés de la tradition nationale par des fêtes communautaires.

Alban Dignat détaille les très graves menaces qu'il fait peser sur la paix civile et suggère une alternative consensuelle et authentiquement laïque...

Quarante jours ont passé et déjà est enterré l'« esprit du 11 janvier » avec ses drapeaux tricolores, ses Marseillaise et ses quatre millions de marcheurs.

D'une portée hautement symbolique, l'amendement Bareigts est une défaite magistrale pour les amoureux de la France, de la République et de la laïcité. Il a été rendu possible par la complicité involontaire de quelques « idiots utiles », parmi lesquels des journalistes, des élus et des ecclésiastiques, au premier rang desquels l'évêque de Saint-Denis de la Réunion.

Cet amendement offre au Français d'outre-mer la possibilité de remplacer dans leur département certains jours chômés officiels par d'autres, empruntés à des confessions religieuses locales.

Aux dernières nouvelles, ces jours en sursis seraient les lundis de Pâques et de Pentecôte, le jeudi de l'Ascension, l'Ascension (15 août) et la Toussaint (1er novembre). Chacun peut constater qu'il s'agit exclusivement de jours liés à l'héritage catholique de la France.

L'évêque de La Réunion, qui s'est maladroitement associé à un groupe de « dialogue interreligieux » sur le sujet, s'en aperçoit maintenant et s'en indigne. Il eut été bien avisé d'y réfléchir avant.

À vrai dire, comme beaucoup de membres du haut clergé, de la fonction publique et des médias, il a trop peur d'être désigné comme un suppôt de Satan ou de Le Pen par les laïcards et les communautaristes pour oser leur refuser quoi que ce soit.

Mais peu importent les états d'âme des ecclésiastiques. L'amendement Bareigts présente un péril autrement plus redoutable que le remplacement du lundi de Pentecôte par l'Aïd el-Kébir musulman. Il ouvre un boulevard aux conflits religieux en métropole même.

De l'assimilation à l'« inclusion »

Notons d'abord que La Réunion, qui porte ledit amendement, compte trois-quarts de baptisés, moins de 10% de musulmans et à peine 10% d'hindouistes. Elle est donc moins diversifiée que la métropole et, à la différence de celle-ci, ne connaît pas d'immigration massive. Ses habitants vivent dans une relative harmonie depuis plus d'un siècle sous l'aile de la République.

Si l'amendement Bareigts est par malheur voté par le Sénat et confirmé par le Conseil constitutionnel, si enfin les musulmans de La Réunion obtiennent que l'Aït el-Kébir soit chômé, il suffira de quelques mois pour que le débat se transporte en métropole où la proportion de musulmans est plus élevée et en nette progression.

Pas besoin d'être devin pour imaginer la suite. Les élus se laisseront convaincre de communautariser le calendrier et la presse se fera un devoir d'en convaincre aussi les citoyens.

Par lassitude et sous prétexte d'équité, pour calmer les représentants des différentes confessions, on conviendra d'un jour chômé pour toutes les religions représentatives. Chacun fera pression en multipliant manifestations et sondages, à moins que l'État n'établisse un recensement officiel des pratiquants des différentes religions !...

Avons-nous besoin de cette pomme de discorde dans la France d'aujourd'hui ?

La réponse est évidente pour tous les citoyens sensés mais pas pour certains cercles intellectuels qui, après avoir renoncé à assimiler les immigrants au profit d'uneintégration approximative, prétendent aujourd'hui dépasser celle-ci : ce ne sont plus les immigrants qui doivent s'intégrer au pays d'accueil, à ses lois et ses traditions, mais les nationaux qui doivent faire un effort en leur direction en « incluant » leurs pratiques dans l'identité française. L'amendement Bareigts est la première démarche législative dans ce sens.

Il va de soi que cette exigence d'« inclusion » s'adresse exclusivement aux classes populaires, sommées de s'aligner. La bourgeoisie blanche sait quant à elle s'en préserver, se réservant les beaux quartiers, les grandes écoles et les postes de pouvoir et d'influence... y compris à la tête des diocèses.

Une alternative laïque et consensuelle

Si l'idéologie n'aveuglait pas nos élus, il leur serait aisé d'améliorer le calendrier des jours chômés dans un sens consensuel et authentiquement laïque ainsi que nous l'avons déjà montré en... 2003 et rappelé en 2011. Avec en prime des avantages pour l'activité économique et la vie sociale !

Rappelons d'abord une circulaire inique en date du 23 septembre 1967 qui fixe dans la fonction publique les « autorisations d'absence pouvant être accordées à l'occasion des principales fêtes religieuses des différentes confessions ».

En vertu de cette circulaire, les fonctionnaires français peuvent solliciter un à trois jours d'absence en sus des jours officiels s'ils se revendiquent de la religion orthodoxe (un jour), de l'Église arménienne (trois jours), de l'islam (trois jours), du judaïsme (trois jours) ou du bouddhisme (un jour).

Les fonctionnaires catholiques, protestants, pratiquants des cultes africains, mormons, athées, agnostiques... n'ont, eux, droit à aucune autorisation d'absence (sauf à se convertir publiquement à l'une des religions précitées).

La neutralité républicaine justifierait l'abrogation de cette circulaire discriminatoire.

Après cela, le souci d'équité entre tous les salariés français justifierait une remise à plat des jours chômés officiels :

- Noël, devenue fête universelle, et la Toussaint, dédiée aux défunts, débordent largement les milieux chrétiens et ont acquis avec le temps une légitimité aussi solide que le jour de l'An, la fête du Travail (1er mai) et les fêtes nationales du 14 juillet et du 11 novembre.

- Les lundis chômés de Pâques et de la Pentecôte permettaient à l'origine de se reposer des célébrations de la veille ! Ils autorisent aujourd'hui des week-ends prolongés et facilitent les retrouvailles familiales à la faveur du printemps. Pratique agréable mais injustifiée tant du point de vue religieux que du point de vue économique et social.

- Le jeudi de l'Ascension n'est pas chômé en Italie, autre grand pays catholique. Il provoque chaque année un fameux « pont de l'Ascension » qui désorganise l'économie, sature les infrastructures hôtelières et embouteille les autoroutes.

- Les mêmes inconvénients se retrouvent certaines années avec le « pont du 8 mai », fête nationale chômée à la  légitimité contestable : l'anniversaire de la capitulation de l'Allemagne n'est chômé chez aucun des vainqueurs du nazisme, sauf en Russie où il est célébré le 9 mai ; en France, le 8 mai rappelle aussi la répression de Sétif et, avec le 11 novembre, cela fait pas moins de deux célébrations d'une victoire sur« notre amie l'Allemagne » ! Avec la Fête du Travail du 1er mai, nous avons deux« ponts » à quelques jours d'intervalle avec des effets très négatifs sur l'économie et donc l'emploi.

- L'Assomption de la Vierge, le 15 août, fête chômée héritée de la monarchie et non de l'Église, est de plus en plus négligée par les fidèles, vacances obligent.

Ainsi le gouvernement pourrait-il remettre en cause les lundis de Pâques et de la Pentecôte, le jeudi de l'Ascension, le 8-Mai et l'Assomption sans heurter les traditions tant religieuses que républicaines de la France.

En contrepartie de la suppression de ces cinq jours fériés, il peut octroyer à l'ensemble des salariés du public et du privé quatre ou cinq jours de repos à la date de leur choix (mais détachés des congés payés).

Les salariés auraient pour seule obligation de déposer leur demande de « jours de congés mobiles » auprès de leur employeur avec un préavis suffisant (six mois ?) pour ne pas gêner leur service et sans avoir à se justifier.

Dans l'hypothèse où le taux d'absence, tel jour, handicaperait l'activité (au-delà de 20% des salariés ?), le chef d'entreprise serait en droit d'imposer un jour férié à l'ensemble de ses salariés en le prélevant sur leurs congés mobiles ou leurs congés payés.

Ainsi, chrétiens des différentes confessions, musulmans, juifs, bouddhistes, hindouistes, agnostiques et autres, chacun pourrait se libérer pour les fêtes familiales et religieuses de son choix sans avoir de compte à rendre sur ses convictions ou ses occupations privées. Et pour le coup, l'on échapperait aux rituelles complaintes sur les hécatombes des « ponts » et les blocages de l'activité.

Craignons hélas que le bon sens et l'harmonie nationale ne soient pas au premier rang des préoccupations de nos élus et gouvernants.

Alban Dignat

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Savoir se pardonner

Savoir se pardonner

Savoir se pardonner

Après nos échecs que faisons-nous ?

Peut-on se pardonner nos erreurs ?

Ainsi on retrouve la liberté de notre âme

Si on sait se pardonner sans crainte.

Se pardonner soit même malgré tout.

Il s’agit de ne pas se condamner.

Pour retrouver la joie de vivre.

Le pardon n’est pas une restitution.

Il est une continuité de notre chemin.

Le pardon ce n’est pas approuver le mal.

Le pardon, c’est se repentir sincèrement.

Le pardon est un choix personnel.

Mon Dieu qu’il est difficile à le donner.

Ce pardon de repentance à soi-même.

Remplir son cœur d’amour de soi.

Pour aimer les autres comme soi-même.

C’est refuser la menace des flammes.

C’est remplir son cœur d’amour.

Un croyant ne juge pas les autres.

Il se juge lui-même sévèrement.

Son repentir sincère est suffisant.

Le pardon envers son ennemi.

Est le parcours le plus difficile,

Cependant il est la libération

Notre conscience s’affranchit.

Sauveur de notre subconscient.

Le pardon dans la grâce Divine.

Est amour envers son semblable.

11 août 2011

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Steve Jobs

Steve Jobs

24 février 1955 à San Francisco (États-Unis) - 5 octobre 2011 à Palo Alto (États-Unis)

Enfant naturel d'un Syrien et d'une Américaine, Steve Jobs est adopté peu après sa naissance par un couple américain de Mountain View (Californie).

Puissamment inspiré et d'un caractère affirmé, il crée l'entreprise Apple dans le garage de ses parents avec son ami l'informaticien Steve Wozniak (le nom et le logo de l'entreprise sont un hommage à Alan Turing, un informaticien britannique génial et homosexuel qui s'est suicidé après avoir croqué une pomme).

Tirant profit de l'invention du micro-processeur, Apple invente le micro-ordinateur (Apple II, 1976) puis le multifenêtrage et la souris (Macintosh, 1984). Malgré ces succès, Steve Jobs est viré en 1985 de sa propre société.

Il crée une compagnie concurrente, NeXT, et revient chez Apple par la grande porte en 1997. Dès lors vont s'enchaîner des innovations qui vont changer le monde : iPod(1998), iPhone (2007) et iPad (2010).

Steve Jobs apparaît comme le plus grand visionnaire de sa génération, l'héritier de Thomas Edison et Henry Ford. Mais son ego et son âpreté au gain en font aussi le représentant caricatural de son époque néolibérale, amorale, individualiste et cupide.

Le contraste est immense entre le caractère avantgardiste d'Apple, champion de laSilicon Valley californienne (100 milliards de dollars de trésorerie, marge brute : 44% en 2011), et le sort misérable des ouvrières chinoises de l'entreprise (cadences, salaires, santé, environnement).

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Ça s'est passé un 24 février

Ça s'est passé un 24 février
Ça s'est passé un 24 février

Ça s'est passé un 24 février

24 février 303 : Premier édit de la «Grande Persécution»

24 février 1670 : Création de l'Hôtel des Invalides.

1704 : mort du compositeur français Marc-Antoine Charpentier

1909 : première présentation à Brighton, en public, de films en couleurs

1932 : naissance du compositeur Michel Legrand

1938 : commercialisation aux États-Unis du premier produit fabriqué en nylon : une brosse à dents

1946 : Juan Perón est élu Président d'Argentine

1961 : inauguration d'une nouvelle aérogare à Orly

1982 : naissance d'Amandine, premier bébé-éprouvette en France

1983 : mort de l'écrivain Tennessee Williams

1988 : mort de Memphis Slim, pianiste de blues américain

1991 : guerre du Golfe : début de l'offensive terrestre alliée contre l'Irak

1998 : Elton John est anobli par la reine Elisabeth II

24 février 303 : Premier édit de la «Grande Persécution»
 

Désireux de renforcer la cohésion culturelle et politique de l'empire romain, Dioclétien inaugure de violentes persécutions contre les communautés chrétiennes qui refusent de sacrifier au culte impérial. Il y est encouragé par son collègue Galère, lequel a plus que quiconque les chrétiens en horreur.

En 299, il exclut de l'armée des soldats baptisés, ces derniers refusant en effet de verser le sang ! Puis, de février 303 à février 304, quatre édits impériaux ordonnent de brûler les livres saints et de raser les églises partout dans l'empire.

La Grande Persécution  atteint son paroxysme avec un édit qui prescrit au début de 304 un sacrifice général dans tout l'Empire, sous peine de mort ou de condamnation aux travaux forcés dans les mines. Toutefois, les fonctionnaires locaux exécutent les édits avec un zèle relatif...

24 février 1670 : Création de l'Hôtel des Invalides

Par l'ordonnance du 24 février 1670, le roi Louis XIV ordonne la fondation à l'écart de Paris d'un hôtel destiné à soigner et héberger les soldats invalides et les vétérans de ses guerres.

Le roi veut que «ceux qui ont exposé leur vie et prodigué leur sang pour la défense de la monarchie passent le reste de leurs jours dans la tranquillité»… et ne vagabondent plus dans les rues, au grand déplaisir des passants. Il souhaite aussi valoriser la carrière militaire en assurant aux volontaires une retraite honorable.

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Les Invalides constituent l'un des plus beaux ensembles architecturaux de Paris. Le nom de cet édifice vient de ce qu'il a été érigé suivant l'ordonnance du 24 février 1670 du roi Louis XIV pour soigner et héberger les soldats invalides et les vétérans de ses guerres.

Le roi veut que « ceux qui ont exposé leur vie et prodigué leur sang pour la défense de la monarchie passent le reste de leurs jours dans la tranquillité»… et ne vagabondent plus dans les rues, au grand déplaisir des passants. Il souhaite aussi valoriser la carrière militaire en assurant aux volontaires une retraite honorable.

Le roi sélectionne le projet classique de l'architecte Libéral Bruant, qui rappelle l'Escurial de Tolède. Sous la férule du ministre Louvois, les travaux sont terminés dès 1674. Ensuite est lancée la construction de l'église Saint-Louis des Invalides, par Jules Hardouin-Mansart. Elle ne sera achevée qu'en 1706.

Vue en perspective de l'Hôtel royal des Invalides, gravure de Pierre Lepautre, vers 1680 (musée Carnavalet, Paris)

L'hôtel royal des Invalides, sous le règne de Louis XIV, accueille les mutilés de guerre, les vieux soldats et les vieux officiers sans fortune. Il leur offre des conditions de vie décentes, avec une nourriture correcte et des chambrées de six à huit pensionnaires. Une trentaine de Soeurs de la Charité assurent les soins. La participation aux offices religieux fait partie du règlement. Les journées sont occupées par les exercices militaires, pour ceux qui le peuvent, et le travail dans les ateliers de maroquinerie ou encore d'enluminure.

Lors de leur construction, les Invalides se trouvaient à l'écart de la capitale, dans la plaine de Grenelle, sur la rive gauche de la Seine. Aujourd'hui, du fait de la poussée urbaine, le monument se trouve au coeur de Paris, séparé de la Seine par une immense esplanade. Il abrite encore quelques services hospitaliers militaires. Une centaine de vieux vétérans de l'armée s'y trouvent même pensionnaires.

Mais les Invalides sont désormais, pour l'essentiel, dédiés à l'histoire de l'armée et aux gloires militaires de la France, à travers trois, sinon quatre, institutions majeures :

Le musée de l'Armée et celui des guerres mondiales, le musée des plans-reliefs, l'église Saint-Louis des invalides, nécropole militaire, et maintenant l'historial Charles de Gaulle.

Le général de Gaulle, lors de son retour au pouvoir en 1958, et, dit-on, Nicolas Sarkozy ont songé à déplacer aux Invalides le siège de la Présidence de la République, aujourd'hui à l'étroit dans le palais de l'Elysée. Le projet n'est plus à l'ordre du jour.

 

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Saint-Modeste et Nativité de saint Jean-Baptiste (1er s.)

Saint-Modeste et Nativité de saint Jean-Baptiste (1er s.)
Saint-Modeste et Nativité de saint Jean-Baptiste (1er s.)
Saint-Modeste et Nativité de saint Jean-Baptiste (1er s.)

Nous fêtons les : Modestes, Jean et Jean-Baptiste

Mais aussi les : Modestie, Modesty

Baptiste, Baptistin, Baptistine, Evan, Evans, Gian, Gianni, Giobatta, Giovanni, Hans, Ian, Ianis,

Iban, Jack, Jan, Janick, Janis, János, Jehan, Joa, Joanny, João, Johan, Johannes, Johany, John, Johnny, Jonel, Jovanni, Juan, Juhans, Keoni, Nans, Sean, Shawn, Soan, Tyliann, Vania, Yanis,

Yann, Yannick, Yannis, Yec'han, Yoann, Yoanna, Yohan(n), Yohanân,Yvan, Zian .

Saint Modeste

Saint-Modeste. Évêque de Trêves quand Clovis devint roi des Francs, son nom est mentionné pour la première fois dans le martyrologe d'Suard (IXe siècle).

On ne commence à parler de lui qu'à la fin du IXe siècle. L'auteur en fait un évêque de Trêves en Rhénanie quand Clovis devint roi des Francs.

Saint-Modeste et Nativité de saint Jean-Baptiste (1er s.)Saint-Modeste et Nativité de saint Jean-Baptiste (1er s.)

SAINT MODESTE 24 FEVRIER

Saint Modeste est un évêque mort vers 480

Le nom de Modeste est attaché à la ville de Trèves en Allemagne par deux saints. Le 24 février on fête saint Modeste qui aurait été évêque de Trèves à l’époque de Clovis, mais ce nom est donné bien plus tard et on ne sait rien de lui.

Le 4 novembre on fête sainte Modeste la première abbesse du monastère féminin de Trèves qui serait morte vers 660.

Beaucoup de points d’interrogation donc pour ces deux Modeste, mais la ville de Trèves est-elle bien certaine. Ville romaine fondée en 17 av. J.-C., sous le nom de colonia Augusta Treverorum. Place-forte très importante dans la défense contre les Barbares, elle fut dotée d'une enceinte abritant la plus grande surface urbaine de Gaule. Il subsiste de cette enceinte la Porta Nigra, une monumentale porte fortifiée devenue le symbole de la ville. Grande métropole marchande à partir du IIe siècle, elle devint devenue l'une des capitales de l’empire à la fin du IIIe siècle. et fut qualifiée de « seconde Rome ».

 La ville devint le siège d’un évêché. La cathédrale  est encore constituée en partie par une basilique romaine du IV° siècle. Au cours des premiers siècles succédant à 

Nativité de saint Jean-Baptiste (1er s.)

L'ange Gabriel dit à Marie au jour de l'Annonciation: "Voici qu'Élisabeth, ta parente, en est à son sixième mois." Saint Jean-Baptiste, Anne Floc'hTrois mois plus tard, l'Église fête donc la naissance de Jean-Baptiste, le précurseur du Messie. Parce qu'un doute l'avait saisi, lors de l'annonce de l'ange, sur la fécondité tardive de sa femme, Zacharie, l'époux d'Élisabeth, avait perdu l'usage de la parole. La naissance de Jean lui délie sa langue afin qu'elle proclame "son nom est Jean." Nom qui signifie, Dieu fait grâce. A Jean, Jésus rendra ce témoignage: "Parmi les enfants des femmes, il n'en est pas un de plus grand que Jean-Baptiste." Dès avant sa naissance, Jean avait reconnu le Christ et tressailli d'allégresse en sa présence. Plus tard, il le baptisera et guidera vers lui ses meilleurs disciples, s'effaçant pour lui laisser la place "Voilà ma joie, elle est maintenant parfaite. Il faut qu'il grandisse et que je diminue."
Illustration Anne Floc'h ->
À part la Vierge Marie, Jean-Baptiste est le seul saint dont la liturgie célèbre la naissance, et elle le fait parce que celle-ci est étroitement liée au mystère de l’incarnation du Fils de Dieu. Dès le sein maternel, en effet, Jean est le précurseur de Jésus : sa conception prodigieuse est annoncée par l’ange à Marie, comme le signe que 'rien n’est impossible à Dieu' (Lc 1, 37)... (Angelus - Benoît XVI - le 24 juin 2012
La saint Jean-Baptiste est la fête nationale de la province canadienne du Québec.
Un internaute du Canada ajoute "c'est aussi la fête de tous les Canadiens français".
La solennité de saint Jean Baptiste, précurseur du Seigneur. Rempli de l’Esprit Saint dès le sein de sa mère, il exulta de joie à la venue du salut des hommes, et sa propre naissance annonça celle du Christ Seigneur. La grâce brilla tellement en lui que le Seigneur lui-même déclara que, parmi les enfants des hommes, il n’en a pas existé de plus grand que Jean Baptiste.

Martyrologe romain

Jean naît d’une vieille femme stérile. Il est au terme des Prophètes. Le Christ naît d’une jeune vierge. Il est l’avenir Dieu. La naissance de Jean affronte l’incrédulité et son père devient muet. Marie croit à la naissance du Christ et elle l’engendre par la foi.

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Notre route de la destinée

Notre route de la destinée
Notre route de la destinée

Notre route de la destinée

Est un chemin semé de graviers

Des morceaux de miroirs brisés

Parfois nous avançons en hésitant.

Le soleil, rit aux éclats

En se mirant aux lacs de nos âmes.

La route ise dérobe sous non pas

Elle égratigne tous les sentiments.

Elle est étroite sinueuse,

Glissade dérapage en sont les risques,

Sur cette route pas de doublons

Pas même un retour, c'est impossible.

Ce parcours déploie ses ailes

Notre destinée marche dès la naissance.

Sur elle, nos regards s'émerveillent,

Elle sourit en espiègle rieuse.

Au croisement de ses voies

Elle attend et observe tous nos choix

Quelle trajet allons-nous choisir ?

Nombreuses en sont les possibilités.

Toujours est-il, les chemins divers,

avec les sans issus rectilignes,

Les sinueuses, les côtes, les désertiques,

Sans compter les carrefours et giratoires.

Nous n'en voyons pas l'extrémité,

Ceci nous angoisse dans nos attentes

Les hésitations, les doutes

Sans réfléchir,nous prenons la première.

Si nous avions confiance,

Notre destinée attend patiemment,

Elle éblouie les impatiences,

Pourtant elle est déjà toute tracée.

Cette route semée d’obstacles

Mais aussi, de fleurs colorées, parfumées,

Avec ou sans épines aux saisons,

C’est la route de notre destinée.

8 mars 2012

page 31

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La Lorraine et la France

La Lorraine et la France
La Lorraine et la France

La Lorraine

Française sans y prendre garde

La Lorraine est l'héritière d'une ancienne province longtemps écartelée entre la France et le Saint Empire.

C'est là, à Verdun, en 843, que Louis le Germanique, Charles le Chauve et Lothaire, petits-fils de Charlemagne, se sont partagé son empire.

Son nom rappelle ce lointain passé puisqu'il dérive de Lotharingie, nom du royaume légué à Lothaire II par son père Lothaire en 855. Indéfendable, ce territoire, qui s'étend de la rive gauche du Rhin à la Meuse, suscite immédiatement la convoitise de ses deux oncles, Louis le Germanique et Charles le Chauve.

En 880, le traité de Ribemont l'attribue tout entier à la Francie orientale, qui deviendra plus tard le Saint Empire romain germanique. bien que la plupart de ses habitants parlent des dialectes romans proches du français.

André Larané

Une Histoire... mouvante

La Lotharingie devient un important duché au sein du nouvel empire germanique jusqu'à ce qu'en 959, l'empereur Otton 1er la scinde en deux.

Godefroi de Bouillon à la tête de la première croisadeAu nord, entre l'Escaut et le Rhin, il crée le duché de Basse-Lorraine. Il finit par échoir à la famille d'Ardenne dont le dernier représentant est le duc Godefroi de Bouillon, chef de la première croisade.

Après lui, au XIIe siècle, le duché se morcelle et donne naissance à différentes seigneuries qui forment aujourd'hui la Belgique et les Pays-Bas.

Au sud, dans les Ardennes et les vallées de la Meuse et de la Moselle, la Haute-Lorraine est confiée à Bruno, frère de l'empereur Otton 1er, puis échoit successivement à différents seigneurs locaux.

En 1049, Gérard d'Alsace en devient le premier duc héréditaire et sa famille va régner jusqu'en 1431 sur le duché, lequel prend le nom de Lorraine à la fin du XIIe siècle.

Comme les autres baronnies du Saint Empire, le duché doit composer avec de puissants vassaux, en particulier les comtes de Luxembourg et de Bar et les évêques de Metz, Toul et Verdun. Il subit aussi la pression du roi de France, dont les terres jouxtent les siennes.

En 1301, le roi Philippe le Bel, ayant battu le comte de Bar, impose à celui-ci de lui rendre hommage pour toutes ses terres situées à l'ouest de la Meuse. C'est ainsi que l'on va désormais distinguer le Barrois mouvant, dans la «mouvance», autrement dit la«suzeraineté» du roi de France, du Barrois non-mouvant.

Détail capital : c'est parce que Domrémy est situé sur la rive occidentale de la Meuse, dans le Barrois mouvant, que Jeanne d'Arc s'est impliquée dans les affaires du royaume de France ; née de l'autre côté de la rivière, en terre d'Empire, elle eut agi tout autrement.

Un peu plus tard, en 1354, le Barrois est élevé par l'empereur d'Allemagne au rang de duché, de sorte qu'il fait désormais jeu égal avec le duché de Lorraine. La rivalité prend fin en 1431 quand meurt le duc de Lorraine Charles II, car sa fille et héritière Isabelle de Lorraine est mariée à René d'Anjou, héritier du Barrois. Leur petit-fils René II devient en 1506 duc de Bar et de Lorraine.

Mise au tombeau (Ligier Richier, vers 1563, église Saint-Étienne, Saint-Mihiel) photo : André Larané
La Lorraine devient française

Par le traité de Nuremberg, le 26 août 1542, le duché s'émancipe complètement du Saint Empire romain germanique. Ce n'est que pour tomber dans l'orbite de la France.

Le 15 janvier 1552, à Chambord, le roi Henri II conclut un traité avec les princes protestants allemands en guerre contre l'empereurCharles Quint. En échange de son soutien, il obtient le droit d'occuper les «Trois-Évêchés» de Metz, Toul et Verdun ainsi que d'autres villes de l'Empire ne parlant pas allemand. Ainsi les Français s'infiltrent-ils en Lorraine. Ils n'en sortiront plus.

Une branche cadette de la famille ducale, les Guise, s'illustre assez tristement dans les guerres de religion qui vont meurtrir la France. Elle fait de la Lorraine l'un des piliers de la contre-réforme catholique en Europe centrale.

Au siècle suivant, la Lorraine, comme le reste de l'Europe centrale et du Saint Empire romain germanique, est frappée de plein fouet par la guerre de Trente Ans, une guerre de religion doublée d'une guerre entre États prédateurs. Le Lorrain Jacques Callot va témoigner par ses gravures des horreurs de cette guerre : misère, famine, pendaisons de masse...

Frappée par la guerre et plus encore par le retour des épidémies de peste et de typhus, la Lorraine voit sa population chuter de plus de moitié durant cette période. À Nancy, le nombre d'habitants passe de 16.000 à 5.000 au milieu du siècle.

En 1648, par les traités de Westpalie qui mettent fin à la guerre de Trente Ans, le cardinal Mazarin obtient  l'annexion à la France des Trois-Évêchés ainsi que du duché de Carignan et du Luxembourg français : Thionville, Montmédy et Longwy.

L'un des participants à la guerre est le comte Charles de Vaudémont, qui prétend au duché en sa qualité de neveu de l'ancien duc Henri II. Après bien des péripéties, il voit sa revendication enfin satisfaite en 1661. Sous le nom de Charles IV, il va dès lors entamer le redressement économique de la Lorraine tout en pressurant d'impôts ses malheureux sujets. Il lutte aussi tant bien que mal contre les prétentions françaises.

Les deux Pantalons, gravure de Jacques Callot (XVIIe siècle)

Louis XIV tente de grignoter ce qui reste du duché mais au traité de Ryswick? en 1697, il doit le restituer à son souverain légitime, le duc Léopold 1er, petit-neveu de Charles IV de Lorraine.

L'orgue théâtral de l'église Saint-Jacques de Lunéville (photo: André Larané)Le fils de Léopold, François III de Lorraine, épouse Marie-Thérèse d'Autriche en 1736, héritière de l'empereur Charles IV de Habsbourg.

Or, dans le même temps, le roi de France Louis XV et son beau-père Stanislas Leszcynski se trouvent impliqués dans la   guerre de succession de la Plogne.

Le roi Stanislas ayant été privé de ses droits, le cardinal Fleury, Premier ministre de Louis XV, a l'idée de lui offrir le duché de Bar et de Lorraine.

En échange, le duc en titre François III se voit offrir le grand-duché de Toscane, dont le titulaire vient de mourir sans héritier.

Par ce jeu de chaises musicales, la France réalise l'annexion feutrée de la Lorraine, étant entendu que le duché doit lui revenir à la mort de Stanislas.

C'est chose faite le 23 février 1766. Le transfert de souveraineté a été préparé de longue date par le chancelier du duc, qui a modelé l'administration sur le modèle français. 

Entre temps, l'ex-roi de Pologne aura embelli son duché comme personne avant lui, réalisant à Nancy, sa capitale, et Lunéville, sa résidence favorite, des travaux qui font l'admiration des visiteurs. Mais c'est au prix d'une très forte pression fiscale sur la paysannerie.

L'industrie pour le meilleur et le pire

Au milieu du siècle suivant, la Lorraine entre de plain-pied dans la révolution industrielle, grâce à l'exploitation d'importants gisements de minerai de fer, et devient ainsi l'une des régions françaises les plus riches et les plus actives. Les filatures, la cristallerie (Baccarat et les frères Daum, à Nancy), les industries du bois, du papier et de l'ameublement concourent à sa prospérité.

L'annexion par l'Allemagne de la Moselle, avec Metz et le gisement de minerai de fer de Thionville, à l'issue de la guerre franco-prussienne, en 1870-1871, jette une ombre sur ce bonheur tranquille.

Escalier de la villa Majorelle (Nancy)Elle n'empêche pas une pléiade de créateurs d'exercer leurs talents à Nancy et alentour, dans la peinture, l'ébénisterie, la cristallerie... sous la marque de l'Art nouveau.

La bataille de Verdun en 1916 et la percée des blindés allemands en 1940 rappellent les plus mauvais jours de l'affrontement entre les frères ennemis de l'empire de Charlemagne.

Pus que quiconque désireux de l'oublier, les Lorrains vont se lancer à corps perdu dans la construction de l'Union européenne. Il n'empêche que la crise de la sidérurgie (l'industrie de l'acier), à la fin du XXe siècle, et la désindustrialisation du début du XXIe siècle auront raison de leur ancienne prospérité.

La Lorraine cherche aujourd'hui un nouvel équilibre dans la mise en valeur de son patrimoine architectural, de ses paysages paisibles et de sa richesse culturelle.

Le sculpteur Ligier Richier (1500-1567), le graveur Jacques Callot (1592-1635), le peintre Claude Gellée, dit le Lorrain (1600-1682), la famille d'ébénistes Majorelle (XIXe et XXe siècles), le maître verrier Émile Gallé (1846-1904)... témoignent parmi d'autres de la contribution de la région à la culture française et universelle.

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