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L’AMOUR EST UN JOYAUX

L’AMOUR EST UN JOYAUX
L’AMOUR EST UN JOYAUX
L’AMOUR EST UN JOYAUX

Je serai absente jusqu'au 1er mai. Bien amicalement. Mim Nanou75

L’amour est un joyau

Il nous extirpe le noyau

De la cerise juteuse sur le paillot

De ma fenêtre mon arbre est là

Imperturbable tel un prélat

Il me fait face c’est son apostolat

Il m’évite tant de chagrins

Je n’y vois qu’un grain

Pour chantonner son refrain

Pourtant j’avoue que quelquefois

Ou plutôt bien des fois

Je remets en cause ma foi

Mes joyaux sont une multitude de couleur

Parfois je les prends pour des leurres

Leurs éclats me font pâleurs

Maudits soient ces sentiments

Tant de fois et fabuleusement

Semblable à un enfantement

L’important c’est d’aimer

Ton affection est finalement

Le don d’un amour absolu

Nous fêterons notre amour

Ce jour avec un certain humour

Marchant sur le tapis rouge

Après tout l’amour n’a pas de mesure

Même si à l’usure il rapetisse

Il reste toujours un éclat dans le cœur

A la Saint Valentin la recherche d’un joyau

Sonne les cloches de sentiments loyaux

D’une union dont le futur ne peut-être vieillot

Alumacom

13 février 2011

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Ces périodes d’abandons

Ces périodes d’abandons
Ces périodes d’abandons

Certaines périodes sont celles des abandons

Cela peut –être l’abandon dans les arts,

Dans un livre pendant la sieste,

Sous les lunettes de soleil sur le front

Une plage au sable chaud tout blanc

La peau rougissante avant d’être dorée.

Il y a les abandons cruels sans moralité.

Celui de nos compagnons

  • Qu’ils soient à quatre pattes
  • Qu’ils soient ailés
  • Qu’ils soient à nageoires

Seulement ceux qui abandonnent les animaux

Sont ceux qui abandonnent lâchement,

Dans la pire des hypocrisies

  • Le bébé dans la voiture sous un soleil de plomb,

Prétexte bien commode, l’oublie de son enfant !

  • La personne âgée gênante ?, elle rappelle le souvenir de la morale

Puisqu’ils sont libres de leurs actes, pourquoi s’encombrer ?

Avant les vacances, pour certains d’entre eux

Ce sont leur compagnon

En cause, le financement des vacances,

Ou bien ce qui est courant, la compagne encombrante,

  • La mémère et ses marmots
  • Ou peu appétissante physiquement

Peu importe son intelligence

Peu importe son cœur d’amour.

La cruauté de ceux qui abandonne n’a pas de limite.

C’est périodes sont toujours les vacances,

Egalement les fêtes nationales ou personnelles.

  • Que ce soit Noël et Nouvel an
  • Les vacances d’hiver en montagne
  • Celles de Pâques ou le printemps

Mais les plus spectaculaires ce sont celles d’été.

Ceux qui abandonnent tout ce qui les dérange sont des ;

  • cupides,
  • Prétentieux
  • Lâches

Pire ils vivent dans la peur du lendemain,

En conclusion se sont des pauvres êtres,

Sans consistance malgré leurs prestances,

Ils ne sont qu’une apparence sans espérance.

Monique Macalou

25 mars 2015

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Richard Antony

Sa dernière photo pour le publicSa dernière photo pour le public

Sa dernière photo pour le public

dernière image en publique
dernière image en publique

Il a été l'un de mes chanteur préféré pendant mon adolescence, plus tard bien sûr je l'apprécié.

Ricardo Btesh, dit Richard Anthony, est un chanteur français, né le 13 janvier 1938 au Caire (Égypte) et mort le 19 avril 2015 (à 77 ans) à Pégomas (Alpes-Maritimes). Pionnier du Twist en France, celui qu'on appelle « le père tranquille du rock » compte plus de 600 titres enregistrés et plus de 50 millions de disques vendus.

Biographie

Le père de Richard Anthony, Edgar Btesh, originaire de la province d'Alep en Syrie (à l'époque sous protectorat français depuis 1918), est un industriel dans le textile en Égypte de confession juive.

Sa mère Margaret d'origine anglaise est la fille de Samuel Shashoua Bey, consul honoraire d'Irak (officiellement indépendant depuis 1930) à Alexandrie.

Le jeune Richard passe une enfance cossue en Égypte, mais la montée des nationalismes obligera sa famille à l'exil.

D'abord en Argentine puis en Angleterre, à neuf ans il intègre le prestigieux Brighton College où il sera soliste de la chorale.

Son premier passage télé sera aux actualités, à onze ans il est présenté au maréchal Montgomery comme meilleur élève en préparation militaire d'Angleterre.

À treize ans il arrive en France, en 1951, il entre au lycée Janson-de-Sailly de Paris. Sa petite sœur Manuela fera partie de « Tangerine », un groupe folk français des années 1970, et continuera plus tard une carrière solo sous le pseudo de Manu Le Prince, chanteuse reconnue pour ses reprises de classiques brésiliens.

Après son baccalauréat et le début de ses études de droit, Richard refuse de suivre ses parents à Milan, préférant rester avec Michelle rencontrée sur les bancs du lycée, qui deviendra sa première femme et avec qui il aura trois enfants, Nathalie, Jérôme et Johanne.

Il devient représentant de commerce en réfrigérateurs, tout en jouant du saxophone dans les clubs de jazz, il se produit notamment les jeudis soirs au Vieux Colombier, dont le patron Claude Wolf, est le mari de Petula Clark.

En 1958, influencé par la pop anglophone qu'il connaît bien, ce polyglotte parlant 6   

Le 23 novembre 2011 Richard Anthony reçoit la médaille de Chevalier des Arts et des Lettres.

langues décide d'adapter ce nouveau son à des textes français. Il enregistre You Are My Destiny de Paul Anka et Peggy Sue de Buddy Holly et fait le tour des maisons de disques sans dire qu'il en est le chanteur, il se décide à l'avouer devant l'enthousiasme des directeurs artistiques. Il prend comme nom d'artiste la réunion de ses deux prénoms de l'état-civil, la firme Columbia Records lui donne sa chance mais ces deux titres passent inaperçus Jacques Poisson alias Jacques Plait, futur producteur et directeur artistique de Joe Dassin, est le premier à le faire signer dans une maison de disques..

Il doit attendre son troisième 45 tours avec Nouvelle Vague, une reprise du Three Cool Cats des Coasters, pour connaître un énorme succès à vingt ans, près de 500 000 exemplaires du disque sont vendus. Suit alors une série de tubes, enregistrés entre Paris et Londres, dont le célèbre Et j'entends siffler le train, en 1962, qui reste son plus gros succès français et le premier disque en France appelé « tube de l'été ». Cette année là, il reste 21 semaines durant, le numéro un des ventes avec les 2 titres, La leçon de twist et Et j'entends siffler le train. Il démarre l'année 1963 no 1 des ventes avec Itsy Bitsy petit bikini, dont le clip de l'époque est réalisé par Claude Lelouch.

Les médias de l'époque mettent en concurrence les deux plus gros vendeurs de disques, Johnny Hallyday et lui, leurs fans respectifs se déchirent, en viennent souvent aux mains et saccagent les salles de concert. Pourtant, en privé, ils sont les meilleurs amis du monde.

En 1964, il reste 10 semaines no 1 avec Ce monde et À présent tu peux t'en aller. Au rythme de 300 galas par an, il décide de passer son brevet de pilote. Il a été le premier chanteur à adopter l'avion privé, plus rapide et moins dangereux que la route, comme mode de déplacement ; il en acquiert un, comme le chanteur Marcel Amont, qu'il pilote lui-même pour ses tournées, embarquant musiciens et matériel. Il rejoint ainsi, dès qu'il le peut, sa famille dans ses villas de Saint-Tropez ou de Marbella, sa maison de la vallée de Chevreuse ou son chalet à Crans. Il se fait construire un hôtel à la Jamaïque où il s'accorde quelques moments de vacances.

En France, en 1965, il est de nouveau en tête des charts avec Je me suis souvent demandé, une adaptation d'une chanson belge (en néerlandais) deBobbejaan Schoepen, il en fera aussi un hit en Argentine sous le titre A veces me pregunto yo.

À cette époque, il vit entre Marbella où réside sa famille et Londres où il enregistre aux studios Abbey Road en même temps que les Beatles avec qui il s'est lié d'amitié. Il consacre à cette époque, comme les Beatles, plusieurs soirées au Palais d'Hiver de Lyon, le plus grand Music Hall d'Europe, et à l'Olympia.

En 1967, il transforme le Concerto d'Aranjuez de Joaquin Rodrigo, en chanson et Aranjuez mon amour devient son plus grand succès commercial. On estime a plus de 5 millions le nombre de disques vendus, 1er en France, Belgique, Suisse, Espagne et en Amérique du Sud. Ce titre est resté pour lui sa plus grande fierté, son compositeur ayant refusé toute adaptation, c'est sans l'accord de sa maison de disque de l'époque qu'il l'enregistre sur ses deniers personnels avec l'Orchestre philharmonique de Londres. Il va le présenter lui-même à Joaquin Rodrigo, à Madrid, et obtient sa permission de le sortir.

Fatigué par plus de 10 ans de tournées et ne s'adaptant pas à la mode montante du disco, dans les années 1970, son succès s'épuise ; après son tube Le sirop typhon, il s'éloigne une première fois du public et divorce d'avec Michelle. Voulant profiter de la vie, il s'installe avec Josiane (Iris Franck) pendant 4 ans à Saint-Paul-de-Vence, voisin d'Yves Montand et de Simone Signoret. Josiane et lui ont un fils, Julien.

Il redevient 1er des ventes en 1974, avec Amoureux de ma femme et en 1978, après l'album Non Stop dont le titre J'irai se classera numéro 2 des ventes, il s'installe à Los Angeles avec sa nouvelle femme Sabine et leurs trois enfants Xavier, Alexandre et Cédric pour y faire de la production. Il veut à présent exporter des mélodies françaises pour le public américain. Il y produit notamment Indian Summer, adaptation anglaise de L'Été indien de Joe Dassin. Il y enregistre aussi un album en anglais resté inédit jusqu'à maintenant.

Il revient en France en 1982 pour quelques mois, mais se fait rattraper par le fisc pour redressement sur « éléments de train de vie », ce qui l'amène à passer quatre jours à la maison d'arrêt de Pontoise en 1983. Son cas d'emprisonnement dite « contrainte par corps » fera jurisprudence, ce qui fera le bonheur des autres chanteurs poursuivis par le fisc pour les mêmes raisons à cette époque comme Charles AznavourJohnny HallydayMireille Mathieu ou encore Michel Polnareff.

À la fin des années 1980, il divorce d'avec Sabine et s'éloigne une nouvelle fois du public. Il part s'installer sur la Côte d'Azur où il a un grave accident de bateau l'obligeant à rester alité plusieurs semaines, Elizabeth, son infirmière, devient sa dernière compagne.

En 1994, il enregistre la collection Atlas Spéciale Chansons Françaises, qui reçoit un triple disque de Platine.En 1993, la firme EMI sort un coffret de 300 de ses chansons, rapidement triple disque d'or, qui lui redonne l'envie de revenir sur scène. Il sort le titre La barrière des générations, enregistré en Belgique, et fait un retour sur les plateaux télé, l'émission Sacrée Soirée lui offre une spéciale Richard Anthony au Cirque d'hiver de Paris.

En 1996, il ré-enregistre ses tubes pour la France mais aussi pour l'Espagne avec l'album Sentimental , dont les titres Abrazame et Aranjuez mon amour seront des hits.

En 1997, il publie son autobiographie aux éditions Michel Lafon, Il faut croire aux étoiles, d'après le titre d'une de ses chansons.

En 1998, il fête ses 40 ans de carrière au Zénith de Paris et reprend Victoire je t'aime, en hommage aux bleus, et lerap Pas innocents" pour les boites de nuits.

Malgré un rythme de 30 galas par an, il fait un nouveau retour médiatique en 2006 en tête d'affiche des tournéesÂge tendre et Têtes de bois : il s'y produit durant 5 ans.

En 2010 sort la deuxième édition de son autobiographie intitulée Quand on choisit la liberté, classée dans les meilleures ventes de l'année. Il fait à l'occasion plusieurs passages télé, dont une des meilleures audiences de l'année pour l’émission de Mireille Dumas où il avouera avoir vaincu un cancer du côlon.

En janvier 2011, promu au grade d'Officier des Arts et des Lettres il est décoré, le 23 novembre 2011, par le ministre Frédéric Mitterrand dans les salons d'honneurs du ministère de la culture

Le 12 février 2012, il fait salle comble pour un concert sur la scène de l'Olympia où il invite Jeane Manson en 1re partie.

Au total, il aura eu dans sa carrière 17 tubes classés 21 fois numéro 1 des ventes : il est aujourd'hui encore le seul chanteur français avec un tel record. Il est aussi l'un des rares Français à avoir été numéro 1 dans les pays étrangers comme l'Italie, l'Allemagne, le Portugal, l'Espagne, la Suisse, la Belgique, l'Argentine, le Liban ou meme l'Iran.

Ces 17 tubes sont Nouvelle vague (1959), Itsy bitsy petit bikini (1961), La leçon de twist (1962), Et j'entends siffler le train (1962), J'irai twister le blues(1963), C'est ma fête (1963), Donne moi ma chance (1964), À présent tu peux t'en aller (1964), Ce monde (1964), Je me suis souvent demandé (1965),Écoute dans le vent (1965), Les garçons pleurent (1965), Lundi lundi (1966), Sunny (1966), Le concerto d'Aranjuez (1967), Le sirop typhon (1969),Amoureux de ma femme (1974)

Il a enregistré des titres dans six langues : français, anglais, allemand, espagnol, italien et arabe.

Apolitique, il n'a jamais exprimé ses opinions, mais il a été pourtant quelquefois reconnu comme chanteur engagé en chantant La terre promise, Inch'Allah,Le déserteur ou encore Je me suis souvent demandé.

De nombreux artistes comme Mariah Carey, les groupes A-haPow woWAlliage, Elektel et plusieurs fois Les Enfoirés ont repris ses chansons ou ses adaptations, dont celle du Concerto d'Aranjuez.

Il s'est marié deux fois et a reconnu 9 enfants des onze enfants qu'il a eus.

Après avoir souffert en 2010 d'un cancer du côlon, il meurt le dimanche 19 avril 2015 à Pégomas, dans les Alpes-maritimes, d'un cancer généralisé.

Après un séjour à l'hôpital, il avait souhaité rentrer chez lui pour mourir près des siens. — Bernard Persia, journaliste de France 3, proche de l'artiste « depuis 25 ans », a précisé que le chanteur est mort vers 22 heures, ce dimanche

Richard AntonyRichard Antony

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Saint Anselme de Cantorbéry, St-Conrad de Porhzam

Saint Anselme de Cantorbéry, St-Conrad de Porhzam

Je souhaite bonnes fêtes aux :

Anselme

Egalement aux

Ancel

Ancelin

Anceline

Selma

Tancelin

Autres Saints du jour

Saint Anastase : Higoumène au Mont-Sinaï (7ème s.)

Saint Anastase d'Antioche : Patriarche (✝ 599)

Saint Apollonius : Martyr (✝ v. 186)

Saint Athanase d'Antioche : évêque d'Antioche (7ème s.)

Bienheureux Barthélemy Cerveri : prêtre dominicain martyr (✝ 1466)

Saint Beuno : abbé gallois (✝ v. 642)

Saint Conrad de Porzham : Frère capucin (✝ 1894)

Saint Hamon : vénéré à Plescop, Morbihan (5ème s.)

Bienheureux Jean Saziari : Tiers-Ordre de saint François (✝ 1371)

Saint Maëlrub : abbé (✝ 722)

Saint Maximien : patriarche de Constantinople (✝ 434)

Saint Román Adame Rosales : prêtre et martyr mexicain (✝ 1927)

Saint Wolbodon : (✝ 1021)

Dictons

A Saint-Anselme, dernières fleurs sème.

Archevêque, docteur de l'Eglise (✝ 1109)

Originaire du Val d'Aoste, il veut se faire moine alors qu'il a 15 ans. Mais son adolescence le fait changer d'avis: la vie mondaine lui semble plus amusante et attirante, plaisant à tous et à toutes. A la mort de sa mère, il quitte son père dont le caractère était invivable et gagne la France "à la recherche du plaisir". Ce qui ne l'empêche pas de poursuivre en même temps ses études. Et c'est ainsi qu'à 27 ans sa vocation de jeunesse se réveillera à l'abbaye du Bec en Normandie où il était venu simplement pour étudier, attiré par la renommée de cette école dirigée par Lanfranc. A peine moine profès, le voilà choisi comme prieur, n'en déplaise aux jaloux. Mais sa douceur gagnera vite les cœurs. Sceau de saint Anselme de CantorberyIl est élu abbé et mènera de front cette charge et une intense réflexion théologique: selon lui, puisque Dieu est le créateur de la raison, celle-ci, loin de contredire les vérités de la foi, doit pouvoir en rendre compte. A cette époque, des relations étroites existaient entre l'abbaye du Bec et les monastères anglais proches de Cantorbery. En 1093, lors d'une visite de ces monastères, saint Anselme se retrouve élu évêque de Cantorbery. Son attachement à l'indépendance de l’Église contre les prétentions des rois d'Angleterre lui vaudra plusieurs exils. Il aspire à retrouver la paix du cloître, mais le pape ne l'autorise pas à quitter sa charge. C'est donc au milieu des tracas occasionnés par sa réforme de l’Église d'Angleterre qu'il mène à bien l’œuvre théologique qui lui vaudra le titre de "Docteur magnifique".
Durant l'audience générale du 23 esptembre 2009, le Saint-Père a évoqué la figure de saint Anselme, dit d'Aoste, du Bec ou de Canterbury, né à Aoste (Italie) en 1033... Il défendit l’Église anglaise des ingérences politiques des rois Guillaume le Rouge et Henri Ier, ce qui lui coûta d'être exilé en 1103. Anselme consacra les dernières années de sa vie "à la formation morale du clergé et à la recherche théologique", obtenant le titre de Docteur magnifique. "La clarté et la rigueur de sa pensée eurent pour but de porter l'esprit vers la contemplation de Dieu, soulignant que le théologien ne saurait compter sur sa seule intelligence mais devait cultiver une foi profonde". L'activité théologique de saint Anselme "se développa en trois volets: la foi comme don gratuit de Dieu qui doit être accueillie avec humilité, l'expérience qui est l'incarnation de la Parole dans la vie quotidienne, et la connaissance qui n'est pas seulement le fruit de raisonnements mais aussi celui de l'intuition contemplative... Son amour de la vérité  et sa soif constante de Dieu...peuvent être pour le chrétien d'aujourd'hui un encouragement à rechercher sans cesse le lien profond qui nous unit au Christ... Le courage dont il fit preuve dans son action pastorale, qui lui causa souvent de l'incompréhension et même d'être exilé, doit inspirer les pasteurs, les consacrés et tous les fidèles dans l'amour de l’Église du Christ". (source: VIS 090923 - 450)
Anselme est né à Aoste en 1033. Éduqué dans la foi et la piété par sa mère, à la mort de celle-ci vit une jeunesse frivole. Bientôt, il se convertit, reprend ses études sous la conduite de Lanfranc, prieur de l’abbaye du Bec. Il choisit alors la vie monastique et reçoit l’habit des mains du bienheureux Herluin, fondateur de cette abbaye, auquel il succèdera en 1078. Il est ensuite appelé au siège épiscopal de Cantorbéry 1093, se trouve en butte à de nombreux débats et tracasseries de la part du roi d’ Angleterre.
Il a surtout marqué l’Abbaye du Bec et le diocèse de Cantorbéry par sa foi lucide, son humilité, sa douceur, son esprit de paix et sa tendresse filiale envers la Vierge Marie.
L’Église entière lui doit aussi de remarquables traités de théologie.

En 1O58 Anselme arrive à Avranches comme enseignant à l'école épiscopale mais surtout comme précepteur du jeune Hugues, fils du vicomte, avec lequel il se lie d'une grande amitié qui durera toute sa vie; Hugues devenu comte de Chester et homme politique, ils seront ensemble influents près du roi notamment pour le mariage écossais d'Henri Ier dont ils sont les auteurs.
Mémoire de saint Anselme, évêque et docteur de l’Église. D’Aoste où il est né, devenu moine puis abbé du Bec en Normandie, il enseigna à ses frères à avancer sur le chemin de la perfection et à chercher Dieu par l’intelligence de la foi. Promu ensuite au siège illustre de Cantorbéry, en Angleterre, il lutta fermement pour la liberté de l’Église et souffrit pour cela des temps d’exil. Il mourut enfin dans son Église, le mercredi saint de l’année 1109. 

Saint Conrad de Porzham

Frère capucin (✝ 1894)

Confesseur. Jusqu'à l'âge de trente ans, il travailla avec ses parents dans leur ferme de Porzham en Basse-Bavière.

Puis il alla se présenter au couvent des Capucins qui desservaient le célèbre sanctuaire marial de Notre-Dame d'Altötting.

Ils le reçurent comme frère convers ou laïc vivant au monastère. Ils firent de lui le portier du couvent pendant 44 ans, accueillant avec sourire et patience fournisseurs, visiteurs et pèlerins. Beaucoup de religieux et de religieuses reconnurent qu'ils devaient leur vocation grâce à quelques-unes des paroles tombées de ses lèvres quand ils venaient en pèlerins ou en commerçants.

Un bénédictin curieux a calculé qu'en raison de quarante coups de sonnettes par jour, saint Conrad dut accomplir près de 500.000 actes de vertu dans sa vie d'accueil.

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ça s'est passé un... 21 avril

ça s'est passé un... 21 avril

1-) 21 avril 753 av. J.-C. : Fondation légendaire de Rome

Le 21 avril de l'an 753 avant JC est une date mémorable dans l'Histoire de l'Occident. Rome a été fondée ce jour-là par Rémus et Romulus, descendants du Troyen Énée et de Vénus. C'est du moins la légende qu'exposera plus tard le poète Virgile dansL'Énéide...(lire la suite ci-dessous)

21 avril 1545 : Pierre de Ronsard rencontre Cassandre au bal
 

Pierre de Ronsard, clerc et aumônier ordinaire du roi  François 1er, a 20 ans quand il rencontre le 21 avril 1545, à Blois, lors d’un bal, la fille du banquier italien Bernard Salviatti, heureux propriétaire du château voisin de Talcy.

Née en 1531, la jeune fille a 14 ans et se prénomme Cassandre. Le jeune homme se prend d’amour pour elle mais ne peut rien en attendre car il est déjà tonsuré et ne peut se marier. Au demeurant, il est aussi passablement sourd.

Pierre de Ronsard (11 septembre 1524, château de la Possonnière - 28 décembre 1585
Prieuré de Saint-Cosme, Tours), portrait posthume, vers 1620, musée de BloisIl lui dédie le recueil Les Amours de Cassandre(paru en 1552) et son ode célèbre :
« Mignonne, allons voir si la rose 
Qui ce matin avait déclose 
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu cette vêprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vôtre pareil… »

Le poète, apprécié à la cour des Valois, se console de ses déboires amoureux en constituant deux ans plus tard, avec son ami Joachim du Bellay et quelques autres poètes, un cercle littéraire, la Pléiade dont l'objectif est de de promouvoir la langue française face à l'omnipotence du latin et de l’italien.

21 avril 1918 : Le « Baron rouge » abattu

Le 21 avril 1918 disparaissait au-dessus de la Somme le capitaine Manfred von Richthofen (26 ans), As des As de la Grande guerre (80 victoires confirmées). Surnommé le Baron rouge, ce pilote allemand égale par la bravoure ses homologues français, Georges Guynemer, René Fonck et Roland Nungesser.

2-) 21 avril 1961 : Putsch d'Alger
 

Dans la nuit du 21 au 22 avril 1961, d'anciens généraux français tentent de soulever les militaires stationnés en Algérie et les Pieds-noirs dans un effort désespéré maintenir l'Algérie à l'intérieur de la République française. C'est le putsch d'Alger...(lire la suite ci-dessous

21 avril 753 av. J.-C. : Fondation légendaire de Rome
 

Le 21 avril de l'an 753 avant JC est une date mémorable dans l'Histoire de l'Occident. Rome a été fondée ce jour-là par Rémus et Romulus, descendants du Troyen Énée et de Vénus. C'est du moins la légende qu'exposera plus tard le poète Virgile dansL'Énéide...

Après quelques péripéties également légendaires comme l'enlèvement des Sabines et le viol de Lucrèce, la cité chasse son dernier roi, Tarquin le Superbe, et devient une République sénatoriale.

L'Histoire nous enseigne que la Ville éternelle est née sur le Tibre, à la limite méridionale de l'Étrurie, du regroupement de plusieurs villages établis sur trois collines : l'Esquilin, le Caelius et le Palatin (ou palatium, d'où nous vient le mot palais). Quatre autres collines sont plus tard adjointes à la ville : le Capitole, le Quirinal, le Viminal et l'Aventin. L'ensemble urbain prend alors le nom de Rumon (la « ville du fleuve »), d'où nous vient le nom actuel de Rome.

La cité doit surmonter maintes menaces, dont le siège de la ville par les gaulois dde Brennus. Après quoi le général et dictateur Camille (Marcus Furius Camillus) réorganise l'infanterie romaine en légions (4000 à 5000 hommes) subdivisées enmanipules (compagnies) et centuries (sections). Cette armée de soldats-paysans va conduire Rome à la conquête du monde méditerranéen...

 

La République romaine se définit comme une institution ayant à sa tête le Sénat et le peuple romain représenté par les Comices. Rien à voir avec un État territorial caractérisé par ses frontières ! C'est ce qui ressort des quatre lettres qui s'affichent partout avec fierté : SPQR, ce qui veut dire Senatus populusque romanus (Le Sénat et le peuple romain).

509 à 133 avant JC

Grandeur de la République romaine

République sénatoriale

Les institutions républicaines se stabilisent peu à peu au prix de nombreux conflits qui opposent la plèbe aux patriciens et à leurs clients. À la base, il y a toujours lesComices curiates qui votent les lois et élisent chaque année les magistrats.

Les magistrats qui supervisent le gouvernement de la cité, comme autrefois les rois, sont les praetores, plus tard appelés consuls. Au nombre de deux, ils sont élus seulement pour un an. Ils exercent le commandement de l'armée (l'imperium). Un préteur urbain les remplace lorsqu'ils doivent s'absenter de la cité.

Le Sénat républicain est composé d'anciens magistrats nommés à vie. Ses avis aux magistrats, les senatus-consulte, font autorité.

En 494 avant Jésus-Christ, les plébéiens, mécontents, font sécession d'avec les patriciens et se disposent à fonder une nouvelle ville sur l'Aventin ! Pour les amadouer, les patriciens leur accordent la création de deux postes de magistrats : les tribuns de la plèbe.

Obligatoirement issus de la plèbe et inviolables, les tribuns de la plèbe ont mission de défendre les intérêts de la plèbe contre les éventuels abus de l'aristocratie patricienne. Ils disposent d'un droit de veto qui leur permet de bloquer toute décision jugée hostile à la plèbe.

De 451 à 449 avant Jésus-Christ, dix anciens consuls - les Décemvirs - sont chargés de rédiger la «loi des XII tables». Celle-ci établit l'égalité civile entre patriciens et plébéiens.

Au fil des décennies, les riches plébéiens se rapprochent de l'égalité politique. Ils obtiennent que leur soient accessibles toutes les magistratures. Il advient même que sur les deux consuls élus chaque année, l'un d'eux doive obligatoirement être plébéien.

Les citoyens ne peuvent accéder à une magistrature sans avoir au préalable exercé la magistrature inférieure. C'est la carrière des honneurs (cursus honorum). Elle commence avec 1) les tribuns de la plèbe, qui peuvent s'opposer aux décisions des autres magistrats. Après viennent 2) les questeurs, en charge des finances, puis 3) les édiles, en charge des affaires municipales, 4) les préteurs, qui rendent la justice, 5) les deux consuls, qui dirigent le gouvernement et l'armée et peuvent, en cas de situation grave, nommer un dictateur pour six mois maximum. Enfin viennent 6) les censeurs, au nombre de deux, qui dénombrent les citoyens et surtout recrutent les nouveaux sénateurs.

Comme dans les autres cités du monde méditerranéen, notamment en Grèce, l'armée fait appel à des conscrits. Tous les hommes libres de 17 à 46 ans peuvent être mobilisés à l'exception des plus pauvres. L'armée romaine est surtout composée de fantassins regroupés en légions de 4.000 hommes.

La République à l'épreuve

Très tôt, la République doit combattre des voisins hostiles : les Étrusques eux-mêmes, les populations montagnardes, les autres Latins, sans parler de quelques peuples plus lointains comme les Gaulois ou Celtes dont un chef, Brennus, pille la ville vers 390 avant Jésus-Christ.

Les oies du Capitole
L'historien Tite-Live raconte dans sa volumineuse Histoire de Rome la guerre que livra sa ville aux Gaulois du nord de la péninsule italienne (la Gaule cisalpine) vers 390 avant JC.
La jeune république se remet avec peine d'une guerre de dix ans contre sa voisine, la cité étrusque de Véiès. Le général Camille (Marcus Furius Camillus), qui s'est emparé de Véiès en 396 avant JC, est accusé d'avoir détourné une partie du butin et choisit de s'exiler. C'est ce moment-là que choisit une troupe de Gaulois de la tribu des Sénons pour assaillir Rome. À leur tête un chef du nom de Brennus.
Après avoir écrasé l'armée romaine sur les bords de l'Allia, un affluent du Tibre, ils pénètrent dans la ville, la pillent et l'incendient. Les Romains doivent se replier sur la forteresse du Capitole. Des Gaulois tentent d'en escalader les murailles pendant la nuit mais les défenseurs sont prévenus à temps par les oies sacrées du temple de Junon, qu'ils ont eu la décence d'épargner malgré la disette !
Au bout de sept mois de siège, les Romains rendent malgré tout les armes et acceptent le tribut que leur impose Brennus, à savoir mille livres d'or. Au moment de la pesée, comme ils mettent en doute la régularité de l'opération, Brennus jette sa lourde épée sur le plateau des poids et lance : «Vae victis !». Les Romains ne pipent mot mais quelque temps plus tard, ils rappellent Camille et lui octroient le titre de dictateur...

Camille (Marcus Furius Camillus) réorganise l'infanterie romaine en légions (4000 à 5000 hommes) subdivisées en manipules (compagnies) et centuries (sections). Il vainc les Étrusques de Véiès et les Gaulois. Cela lui vaut d'être surnommé le «deuxième fondateur de Rome» (après Romulus).

Les épreuves forgent les qualités des soldats-paysans de Rome ! Après avoir soumis les Latins, les Étrusques et repoussé les Gaulois, les légions romaines doivent affronter les Samnites descendus des Abruzzes. Enfin, en 272 avant Jésus-Christ, les Romains s'emparent de Tarente, métropole de la Grande Grèce, un ensemble de colonies grecques prospères installées au sud de la péninsule italienne. Toute la péninsule est désormais soumise à Rome. Ce n'est pas encore un empire universel mais ça en prend le chemin.

Après la conquête de l'Italie, cette armée disciplinée et résolue va disputer à Carthage la Méditerranée occidentale. Ce sera le point de départ d'un empire à vocation universelle, unique en Occident par son étendue et son rayonnement. Les trois guerres puniques (d'après l'autre nom donné aux Carthaginois) vont témoigner de l'opiniâtreté des Romains et révéler leur vocation impérialiste.

2-) 21 avril 1961 : Putsch d'Alger

Dans la nuit du 21 au 22 avril 1961, d'anciens généraux français tentent de soulever les militaires stationnés en Algérie et les Pieds-noirs dans un effort désespéré maintenir l'Algérie à l'intérieur de la République française. C'est le putsch d'Alger.

Un sauveur ?

Trois ans plus tôt, en mai 1958, le général Charles de Gaulle a été ramené au pouvoir à la faveur d'un vrai-faux coup d'Etat provoqué par ses fidèles, alliés pour la circonstance avec les partisans du maintien de l'Algérie dans la République française. Ces derniers s'inquiétaient du renoncement des dirigeants de la IVe République à cet objectif.

Personne à vrai dire ne connaît la conviction intime du général de Gaulle. Celui-ci, dans le passé, s'est montré favorable à la colonisation. Mais il est également conscient des nouvelles réalités qui rendent tout autant impossibles l'intégration de l'ensemble des musulmans algériens dans la communauté nationale et leur maintien dans un statut d'infériorité.

Le 6 juin, l'enthousiasme des pieds-noirs est à son comble quand ils entendent à Mostaganem le général de Gaulle : «Vive Mostaganem! Vive l'Algérie française ! Vive la République ! Vive la France !». Mais, dès l'automne, le doute s'installe.

Le 19 septembre 1958, le FLN indépendantiste constitue un Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) en vue d'offrir un interlocuteur compétent aux nouvelles autorités françaises.

Le 23 octobre 1958, le général de Gaulle promet une «paix des braves» à l'ennemi. L'avènement de la Ve République et lle référendum sur la Constitution, en décembre, vont de pair avec une première décolonisation, celle de la Guinée. Le 16 septembre 1959, dans une déclaration télévisée à grand retentissement, de Gaulle évoque pour la première fois le «droit des Algériens à l'autodétermination» !

Vers la négociation avec le FLN

Les militants de l'Algérie française qui ont porté le général de Gaulle au pouvoir commencent à ruer dans les brancards. Ils s'estiment trahis. Le général doit sévir. Le 23 janvier 1960, il limoge le général Massu. Les Pieds-noirs, dépités, s'insurgent à Alger au cours d'une meurtrière «Semaine des Barricades», du 24 janvier au 1er février. Le 5 février 1960, Jacques Soustelle, se considérant à son tour trahi, quitte le gouvernement.

Début mars 1960, au cours d'une «tournée des popotes» auprès des militaires d'Algérie, le président de Gaulle fait un pas de plus vers la décolonisation. Il annonce une «Algérie algérienne liée à la France». Dans le même temps, les unes après les autres, les colonies d'Afrique (Cameroun, Togo, Madagascar...) se voient accorder leur indépendance (tout en demeurant étroitement dépendantes de Paris, financièrement et politiquement).

Le 4 novembre 1960, le président de la République évoque pour la première fois une«République algérienne». Ainsi prépare-t-il peu à peu l'opinion française et algérienne à l'indépendance inéluctable des trois départements algériens... sans que les combats entre militaires français et indépendantistes du FLN s'interrompent pour autant.

Le 8 janvier 1961, le peuple français approuve par référendum le principe de l'autodétermination des Algériens de toutes conditions (75,25% de oui en métropole et 69,09% en Algérie, où les musulmans ont voté aux côtés des colons). Deux mois plus tard, le 30 mars 1961, le gouvernement annonce officiellement l'ouverture de pourparlers avec les représentants du GPRA (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne).

Enfin, dans une conférence de presse, le 11 avril 1961, de Gaulle parle désormais de l'Algérie comme d'un «État souverain». Cette déclaration survient dans un climat de décolonisation hâtive. L'opinion publique, en métropole, a hâte d'en finir avec une guerre de sept ans où de nombreux jeunes gens ont déjà perdu leur vie ou leur honneur.

L'amertume des militaires

En Algérie, beaucoup d'Européens s'inquiètent de leur sort et ne croient pas à une coexistence possible avec la majorité musulmane dans le cadre d'un État souverain. Leur désespoir rejoint celui de nombreux militaires qui entrevoient un nouveau recul de la France après le lâchage de l'Indochine. Ils s'indignent d'avoir vaincu pour rien l'ennemi sur le terrain.

Le général d'aviation Maurice Challe (55 ans), qui fut nommé commandant en chef en Algérie par le président de Gaulle, à la place du général Raoul Salan, est à l'origine de cette victoire militaire incontestable sur le FLN incontestable avec, au bilan du «Plan Challe», du 6 février 1959 au 6 avril 1961 : 26.000 adversaires tués, 10.800 prisonniers, 20.800 armes récupérées.

Amer, le général a démissionné quelques mois plus tôt de son nouveau poste de commandement, à l'OTAN. Il est sollicité par un petit groupe de colonels en opération en Algérie, indignés par la tournure des événements. Ces militaires d'active, qui ont été défaits en Indochine, ne supportent pas de perdre l'Algérie sans avoir été, cette fois, battus.

Après la conférence de presse présidentielle du 11 avril 1961, Challe se décide à franchir le Rubicon. Il convainc l'ancien général d'aviation Edmond Jouhaud (55 ans) et le général d'artillerie André Zeller (63 ans) de le rejoindre dans une nouvelle«Révolution». Il s'agit de réitérer le coup du 13 mai 1958, cette fois contre le général de Gaulle.

Le 20 avril 1961, au soir, Challe reçoit discrètement à Alger le commandant Hélie Denoix de Saint Marc, chef par intérim du 1er régiment étranger de parachutistes (la Légion étrangère). Il l'invite à le rejoindre dans le complot organisé avec le général Edmond Jouhaud et également le général André Zeller.

C'est chose faite avec la prise de contrôle d'Alger par les parachutistes de Denoix de Saint Marc, dans la nuit du 21 au 22 avril.

Putsch d'opérette

À l'aube du samedi 22 avril, à 8h45, le général Challe s'exprime sur Radio-Alger :«Officiers, sous-officiers, gendarmes, marins, soldats et aviateurs : je suis à Alger avec les généraux Zeller et Jouhaud et en liaison avec le général Salan pour tenir notre serment : garder l'Algérie». La radio peut annoncer que «l'armée s'est assurée du contrôle du territoire algéro-saharien».

Tandis que les putschistes s'agitent à Alger, le général de Gaulle assiste à une représentation de Britannicus à la Comédie française en compagnie du président du Sénégal Léopold Senghor. Il feint de n'être au courant de rien mais, dans les faits, est informé minute après minute des événements.

Dans la nuit du 21 au 22 avril 1961, le gouvernement fait arrêter à Paris les sympathisants des putschistes, qui avaient déjà été de longue date identifiés grâce aux bavardages entre militaires. Tout est fini à six heures du matin. On n'a à déplorer que quelques attentats au plastic, à Orly et à la gare de Lyon.

En Algérie même, Challe se contente d'arrêter les représentants du gouvernement. Il se refuse à armer les Pieds-noirs qui le soutiennent.

Il a la satisfaction d'être rejoint par le prestigieux général Raoul Salan (62 ans), qui a quitté son exil espagnol à la barbe des autorités et est arrivé à Alger le dimanche 23 avril. Raoul Salan est celui-là même qui, le 15 mai 1958, a fait acclamer le nom du général de Gaulle à Alger.

Les quatre généraux forment un «Conseil supérieur de l'Algérie». Mais ils n'arrivent pas à rallier les officiers de haut rang et se heurtent surtout à l'hostilité des jeunes appelés du contingent, indifférents pour la plupart à ces querelles sur l'avenir de l'Algérie.

Contre-attaque verbale

Charles de Gaulle laisse les généraux factieux s'enferrer, avec le secret dessein de dramatiser la situation pour resserrer les citoyens autour de lui et des nouvelles institutions de la Ve République, encore très fragiles.

Le dimanche soir 23 avril, il apparaît en uniforme à la télévision et lance des mots qui font mouche : «Un pouvoir insurrectionnel s'est installé en Algérie par unpronunciamiento militaire. Ce pouvoir a une apparence : un quarteron de généraux en retraite... Au nom de la France, j'ordonne que tous les moyens, je dis tous les moyens, soient employés pour barrer la route de ces hommes-là... J'interdis à tout Français et d'abord à tout soldat d'exécuter aucun de leurs ordres...».

Question de vocabulaire
Le mot «quarteron» désigne habituellement un quart de pièce ou un enfant de blanc et mulâtre ; plus rarement, il est employé de façon ironique comme synonyme de quatuor, groupuscule ou petit groupe de personnes. Il s'est acquis une soudaine notoriété depuis que le général de Gaulle l'a employé sous ce sens.

Dans la nuit, le Premier ministre Michel Debré dramatise la situation, mais sans échapper au ridicule. «Dès que les sirènes retentiront, allez, à pied ou en voiture, convaincre ces soldats trompés de leur lourde erreur», lance-t-il à son tour à la télévision. Avec le concours efficace du préfet Maurice Papon, il laisse croire que les militaires factieux d'Algérie pourraient atterrir sur les aérodromes métropolitains. Des chars prennent position devant l'Assemblée nationale !

Le lendemain lundi, les syndicats organisent symboliquement une grève générale d'une heure qui est massivement suivie. C'en est fini de l'insurrection algéroise.

Le mardi 25 avril, le gouvernement reprend en main la radio d'Alger cependant qu'Hélie Denoix de Saint Marc et Maurice Challe se livrent aux autorités. Ils seront amnistiés cinq ans plus tard, en 1968, de même qu'André Zeller.

Les hommes du 1er REP, résignés, repartent à la guerre en chantant : «Non, je ne regrette rien...» Quant aux généraux Salan et Jouhaud, ils rentrent dans la clandestinité et prennent la tête de l'OAS (Organisation de l'Armée Secrète), créée à Madrid deux mois plus tôt.

Pendant le putsch d'Alger, les négociations secrètes engagées entre le gouvernement français et les représentants du GPRA (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne) ne se sont pas interrompues, d'abord à Melun, en juin 1960, puis à Evian...

Le 19 mars 1962, à midi, prend officiellement effet un cessez-le-feu qui met fin à huit ans de guerre en Algérie.

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Je rêve, oui je rêve…

Je rêve, oui je rêve…
Je rêve, oui je rêve…

Je rêve, oui je rêve d’une crème,

Que je savoure sans problème.

Faisant la cour tout le jour,

Pour recevoir un bon jour.

Pour que ce soit plus court

La fleur du ciel parcourt

La destinée sans discours.

Le silence lui eût été le secourt.

La nuit je flirte avec la lune,

Le nez en l’air humant la brume,

Je parcoure au milieu des agrumes,

Des pas langoureux sous la pleine lune.

Le maréchal ferrant frappe l’enclume.

Le pêcheur enlève l’écume.

Les étoiles filent et fument

Les souvenirs s’exhument.

C’est ainsi, je rêve cachant l’ennui,

Pour trouver au galop, mes nuits,

Dans la galaxie des poètes,

Mes rêves venus de gazette.

Bien sûr, dans les nues,

J’arpente sans retenue,

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Sans pour autant, être nue.

Monique Macalou

20 avril 2015

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Mont Saint-Michel

Mont Saint-Michel
Mont Saint-Michel

La «Merveille de l'Occident»

Entre Bretagne et Normandie, à l'embouchure du Couesnon, le mont Saint-Michel fut, il y a un millénaire, un haut lieu de la chrétienté occidentale, en concurrence avec Rome, Jérusalem et Saint-Jacques de Compostelle. En 2001, le site a renoué avec ses origines monastiques avec l'installation de frères et soeurs des Fraternités monastiques de Jérusalem dans l'ancien logis abbatial. Mais c'est évidemment l'activité touristique qui l'emporte de très loin (3 millions de visiteurs par an). Des travaux de désensablement et le remplacement de la digue routière par une passerelle piétonnière devraient le rendre à son insularité.

Naissance d'une Merveille

Dès les temps mérovingiens, on note la présence d'ermites ou de moines sur les deux monts granitiques qui se dressent dans la baie du Couesnon : Tombe et Tombelaine.

La tradition attribue à Aubert, évêque de la ville voisine d'Avranches, la dédicace d'un premier sanctuaire, le 16 octobre 708, sur le mont Tombe. Ce faisant, l'évêque n'aurait fait qu'obéir à une injonction de l'archange Saint Michel. Il lui dédie le sanctuaire d'où le nom qui va rester au mont pour la postérité : le mont Saint-Michel.

Grâce à l'afflux de pèlerins et à sa situation exceptionnelle qui le met à l'abri des invasions (y compris pendant la guerre de Cent Ans), le sanctuaire ne va cesser de prospérer tout au long du Moyen Âge.

En 966, à la demande du duc de Normandie Richard 1er, des moines bénédictins de l'abbaye de Saint-Wandrille s'établissent sur le rocher, en remplacement des chanoines. Ils bâtissent une première église, Notre-Dame-sous-Terre, puis, entre 1060 et 1080, l'église abbatiale, chef-d'oeuvre de l'art roman.

L'abbaye s'illustre surtout dans l'étude et la copie de manuscrits (14.000 sont encore conservés dans le beau musée du Scriptorial d'Avranches !). Un moine d'origine grecque, Jacques de Venise, vit au monastère de 1127 à sa mort, vers 1150. Il en profite pour traduire l'essentiel de l'oeuvre d'Aristote du grec au latin, ainsi que le rappelle médiéviste Sylvain Gouguenheim (Aristote au mont Saint-Michel, 2008).

Le mont Saint-Michel atteint sa plus grande gloire sous la direction de Robert de Thorigny, élu abbé en 1154. Au siècle suivant, le roi de France Philippe Auguste, tout à sa joie d'avoir repris aux Anglais la Normandie, fait une grosse donation au monastère. Il s'ensuit la construction de remparts ainsi que de nouveaux bâtiments en style gothique au-dessus des précédents. C'est la «Merveille» dont la silhouette domine le mont (aumônerie, salle des hôtes, réfectoire, cellier, salle des chevaliers, cloître). Sa construction se déroule de 1211 à 1228.

Le monastère résistera aux Anglais pendant la guerre de Cent Ans, sous le règne de Charles VII. En décrépitude à la veille de la Révolution, il est bientôt transformé en prison d'État. C'est seulement en 1874 qu'il sera repris par l'administration des Monuments historiques.

Couleurs d'église

L'église abbatiale du mont Saint-Michel témoigne de l'évolution de la décoration intérieure des églises médiévales au fil des modes et des restaurations.

Si nous nous fions à l'apparence actuelle de nos cathédrales, nous pourrions croire que la pierre apparente était le décor habituel des intérieurs médiévaux, ceci aussi bien pour les édifices religieux que civils. Mais c'est une idée fausse. En fait, tous les intérieurs possédant un peu d'importance ou dévolus à l'habitation étaient enduits à la chaux et souvent décorés de peintures plus ou moins élaborées. Cette habitude remonte à l'Antiquité.

À l'époque romane, les décors étaient généralement simples. Sur le fond blanc issu de l'enduit à la chaux, on traçait dans l'enduit encore humide des motifs architecturaux simplifiés. Les couleurs les plus courantes étaient le noir et le rouge. Les motifs reprenaient souvent les faux appareillages, les fausses arcades et les rinceaux. Le principe était de remplir de manière harmonieuse les grandes surfaces murales en donnant l'illusion d'une architecture idéale.

Avec l'architecture gothique, les surfaces murales se réduisent de façon importante. Le rôle des peintures décoratives se réduit par voie de conséquence au profit des vitraux. C'est ce que l'on peut observer à la «Merveille» du mont Saint-Michel.

Romanes ou gothiques, la plupart des abbatiales et cathédrales ont subi de profondes restaurations au fil des siècles et il n'y a plus guère qu'à la Sainte Chapelle de Paris (XIIIe siècle) que l'on puisse encore admirer une décoration murale d'origine.

Malheureuses restaurations

Au XVIIIe siècle, on a commencé à supprimer de façon systématique les décors peints des églises et des cathédrales. Les enduits souvent dégradés ont été grattés jusqu'à la pierre. Cette mode a provoqué la disparition des décors les plus récents et parfois des plus anciens...

Toutefois, lorsqu'une peinture était refaite, on se contentait parfois de recouvrir l'ancien décor qui, bien que caché, était ainsi préservé. Aujourd'hui, dans les zones épargnées, les archéologues peuvent ainsi relever plusieurs décors qui se superposent et noter leur évolution. Notons qu'au XIXe siècle, un certain nombre d'églises ont été redécorées avec un décor médiévalisant mais dont la précision du tracé trahit la modernité.

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Bienheureuse Odette et SAINT THEOTIME

Bienheureuse Odette et  SAINT THEOTIME

Je souhaite une bonne fête aux

Odette : Oda, Ode, Odiane

Théotime

Autres Saints du jour

Ste-Agnès de Monte Pulciano, Ste-Hildegonde, St-Théodore Trichinas;

Dicton

À St-Théodore, Fleurit chaque bouton d'or

Patron

St-Théotime: Patron des philosophes.

Bienheureuse Odette

Moniale au Brabant (✝ 1158)

ou Ode. Bienheureuse Odette
Née dans une illustre famille du Brabant, en Belgique, ses parents voulurent la marier malgré elle. Traînée devant l'autel, elle répondit au prêtre "Non, pas du tout" au moment de déclarer si elle consentait à prendre pour époux le chevalier Simon que ses parents lui destinaient. 
(Une internaute nous signale qu'à la question habituelle : "Voulez-vous prendre pour époux ..." elle ne se contenta pas de dire seulement :"non, pas du tout", mais ceci : "Puisque vous cherchez avec tant de sollicitude à savoir si je suis disposée à accepter ce jeune seigneur pour époux, apprenez que ne ne veux accepter ni lui, ni un autre; mon amour et ma foi sont engagés à Jésus Christ".)
Pour éviter tous les autres prétendants attirés par sa beauté, elle se coupa le nez, entra chez les religieuses de Prémontré, au couvent de Bonne-Espérance, à Rivroelles ou Rivreuilles en Belgique, dont elle devint la prieure. C'est là qu'elle meurt, à moins de vingt-cinq ans.

SAINT THEOTIME   

le philosophe  évêque et confesseur  

Païen d'origine, il se rendit particulièrement célèbre par sa connaissance de la philosophie grecque, rehaussant cette science d'une pratique rigoureuse du christianisme, à partir du moment où il découvrit la vérité dans les Evangiles. Devenu évêque de Thomes en Scythie, il fut de ceux qui empêchèrent qu'on ne condamnât toute l’œuvre d'Origène pour les quelques erreurs qu'elle contenait. Théotime, élevé parmi les grecs, se rendit particulièrement célèbre par sa connaissance de la philosophie, d'où lui vint son surnom; mais il rehaussa cette science par la pratique du christianisme. Converti du paganisme il mena intérieurement une vie pure, s'adonna extérieurement à la mortification et traita son corps avec une extrême rigueur. Il devint évêque de la petite ville de Tomes en Scythie, sous les empereurs Théodose et Arcade. Son zèle lui fit traverser le Danube pour aller porter aux Huns la lumière de l'Evangile. Témoins des prodiges qu'il accomplissait, ces barbares le surnommèrent le Dieu des Romains; ils eurent une profonde vénération pour sa vertu. Il parvint à les rendre humains et sociables de farouches qu'ils étaient, arrêta les courses fréquentes qu'ils faisaient sur le territoire des Scythes soumis à l'empire romain. Comme il leur faisait parfois de petits présents pour les disposer à recevoir plus volontiers ses instructions, l'un de ces barbares s'imagina qu'il devait être riche et lui tendit un piège pour le voler. Dans ce but, il avait attaché une corde à son bouclier, mais au moment où il voulut lever la main pour lancer cette corde vers l'évêque, le bras demeura suspendue en l'air sans qu'il pût le remuer. Pour rompre le lien invisible qui retenait ainsi son bras, le malheureux dut avouer sa faute. Théotime consentit à prier Dieu pour sa délivrance.

Cet évêque était étroitement uni de sentiments et d'amitié avec saint Jean Chrysostome ; il prit courageusement le parti du grand docteur contre Théophile d'Alexandrie et les autres opposants. Il se trouva au synode de Constantinople que saint Épiphane, évêque de Salamine, avait assemblé pour traiter des écrits d'Origène, sans la participation de Jean Chrysostome; il estima que la procédure d'Épiphane n'était pas conforme aux canons de l'Église et refusa de proscrire sans distinction tous les écrits d'Origène. Saint Athanase et saint Grégoire de Nysse avaient pensé de même; ainsi pensait également saint Jérôme. Ce dernier disait fort judicieusement que la bonne doctrine des écrits d'Origène ne pouvait rendre recevable la mauvaise qu'on y remarquait; de la même façon il n'était pas juste de rejeter tout ce qu'Origène avait fait d'utile et de bon sous prétexte qu'il s'y mettait du mauvais. On ignore à quel âge mourut Théotime, et s'il survécut à saint Jean Chrysostome son ami.

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ça s'est passé un... 20 avril

ça s'est passé un... 20 avril

1-) 20 avril 1493 : Christophe Colomb triomphe et... perd

Le 20 avril 1493, Christophe Colomb, auréolé par le succès de son expédition, se présente devant les Rois d'Espagne, Ferdinand et Isabelle, aux portes de Barcelone..Voir la suite au 1-)

2-) 20 avril 1828 : René Caillié entre à Tombouctou

Le 20 avril 1828, l'explorateur René Caillé (29 ans) entre à Tombouctou, une ville sainte des bords du Niger... Voir la suite au 2-)

3-) 20 avril 1899 : La mission Voulet-Chanoine suspendue pour cause de massacres

En guise de revanche après l'humiliation de Fachoda, le gouvernement français décide de soumettre la région du lac Tchad. Il s'agit d'une région semi-désertique et sans intérêt mais sa colonisation est une question d'honneur pour les Français engagés dans la "course au drapeau".

Les capitaines Paul Voulet et Julien Chanoine, qui se sont illustrés par leur conquête sanglante du pays mossi (la Haute-Volta, aujourd'hui le Burkina Faso), quittent les bords du Niger en janvier 1899 en direction de l'Est, avec six autres officiers français et de nombreux tirailleurs sénégalais et porteurs.

Se croyant tout permis, les deux officiers sèment la mort et la désolation sur leur passage. L'un de leurs jeunes subordonnés, le lieutenant Peteau, s'insurge. Il est renvoyé mais il fait à sa fiancée le récit des atrocités de la colonne et sa lettre atterrit sur le bureau du ministre des colonies Florent Guillain, qui la transmet au président du Conseil Charles Dupuy.

La France est alors en pleine affaire Dreyfus et, pour ne pas fournir aux dreyfusards un motif supplémentaire de critiquer l'armée, le gouvernement donne, le 20 avril 1899, l'ordre d'interrompre la colonne Voulet-Chanoine.

Le colonel Arsène Klobb, basé à Tombouctou reçoit mission d'arrêter les criminels mais ces derniers se rebellent et redoublent de cruauté. Pénétrant en pays haoussa, théoriquement sous souveraineté britannique, ils se heurtent aux archers de Sarraounia, une reine locale.

Enfin, le 14 juillet 1899, à Zinder, près du village de Dankori, les deux troupes françaises s'affrontent. Klobb est tué le premier. Voulet et Chanoine le sont les jours suivants.

Leur folie meurtrière (plusieurs milliers de victimes) est mise sur le compte de la« soudanite », déséquilibre induit en Afrique par la chaleur et l'éloignement de la métropole et, dès l'année suivante, la conquête du Tchad est relancée par les lieutenants Joalland et Meynier.

1-) 20 avril 1493  
Christophe Colomb triomphe et... perd

 

 

Le 20 avril 1493, Christophe Colomb se présente devant les Rois d'Espagne, Ferdinand et Isabelle, aux portes de Barcelone.

Christophe Colomb (portrait anonyme)Auréolé par le succès de son expédition transatlantique, le navigateur génois se met humblement à genoux devant eux et les Rois, dans un geste sublime, tombent également à genoux.

Tous les trois entonnent alors un Te Deumd'actions de grâces, remerciant Dieu pour le succès de l'expédition.

 

Cette scène atteste que les cercles dirigeants, en Espagne et en Europe, ont immédiatement pris conscience de l'importance de l'événement et de ses conséquences potentielles. La première traversée transatlantique ne passe pas inaperçue !

À Rome, le pape Alexandre VI Borgia, d'origine espagnole, prend acte de ce succès comme de la prise de Grenade, l'année précédente. Il attribue à Ferdinand et Isabelle le qualificatif prestigieux de «los Reyes Católicos» (Rois Catholiques) et deux semaines plus tard, le 4 mai 1493, il publie la bulle «Inter Caetera» qui répartit entre Portugais et Espagnols les futures découvertes. Cette bulle est complétée l'année suivante par le traité de Tordesillas.

Fort de son triomphe, Christophe Colomb retraverse sans tarder l'océan pour le compte de «los Reyes Católicos». Cette fois, il n'a aucun mal à réunir les fonds et les équipages.

Séville au XVIe siècle, détail d'un tableau de Alonzo Sanchez Coello

Deuxième voyage

Pour cette deuxième expédition, Colomb quitte Cadix avec 17 navires et... 1200 passagers ! Il aborde dans une île à l'aspect enchanteur aussitôt baptiséeGuadeloupe, en l'honneur de la Vierge de Guadalupe, un lieu de pèlerinage célèbre en Estrémadure. Une rapide exploration montre qu'elle est habitée par de féroces anthropophages, les Caraïbes, ennemis jurés des paisibles Taïnos.

Poursuivant sa route, Colomb découvre avec amertume que les 39 compagnons abandonnés sur l'île de Hispaniola ont tous été massacrés par les habitants. Des hommes nus et d'apparence pourtant paisible ! Remis de leur découverte, les Espagnols fondent sur l'île la première ville du Nouveau Monde, Isabela. Diego Colomb, le plus jeune frère de l'explorateur, assume le gouvernement de la ville, bientôt assisté de Bartolomeo.

Neuf bateaux prennent le chemin du retour sous le commandement d'Antonio de Torres cependant que Christophe Colomb poursuit l'exploration des petites Antilles et découvre Porto-Rico et la Jamaïque.

À Isabela, pendant ce temps, les dissensions, la cupidité et la peur des Indiens ne tardent pas à semer le désordre et la mort. Bartolomeo se montre particulièrement cruel avec les Indiens qu'il massacre ou réduit en esclavage. C'est le premier d'une longue lignée de «conquistadores» (conquérants) violents et cupides.

En Espagne, on ne se fait pas faute de médire de Christophe Colomb auprès de la reine Isabelle. Celle-ci interdit en vain la réduction en esclavage des Indiens et envoie un enquêteur officiel, Juan Aguado, à Hispaniola. Inquiet pour son avenir, l'Amiral retourne en Espagne en 1496 et gagne le pardon

Troisième voyage

Christophe Colomb met sur pied un troisième voyage d'exploration. L'expédition quitte le port andalou de Sanlucar de Barrameda le 30 mai 1498.

Tandis que le gros de la flotte se dirige vers Hispaniola, Christophe Colomb oblique vers le sud et les îles du Cap Vert avec trois navires. Il découvre l'île de Trinidad le 28 juillet 1498 et, deux jours plus tard, repère l'embouchure d'un puissant fleuve, l'Orénoque. Il ne comprend pas encore qu'il est face à un immense continent, un Nouveau Monde. Il persiste à voir dans ces littoraux la porte de la Chine ou des Indes.

Mais à Hispaniola, pendant ce temps, les Espagnols en viennent à se battre entre eux. De retour dans la colonie, Christophe Colomb a le plus grand mal à ramener l'ordre. Il fait condamner à mort ou emprisonner les rebelles...

La chute

L'affaire agite la cour d'Espagne qui délègue Francisco de Bobadilla dans la colonie avec le titre de vice-roi. Celui-ci débarque le 23 août 1500 et met aussitôt Christophe et Bartolomeo Colomb aux fers. Il les renvoie en Espagne. Quand l'illustre navigateur se présente enchaîné devant les Rois Catholiques, à Grenade, ces derniers, émus, le font libérer et rappellent son remplaçant.

Un nouveau gouverneur général, Nicolas de Ovando, prend la mer début 1502 avec 30 navires et 2500 colons (parmi lesquels le futur dominicain Las Casas... mais sans Christophe Colomb ! De ce moment date véritablement la colonisation du Nouveau Monde avec la création des "encomiendas".

Colomb obtient seulement de repartir pour une simple mission d'exploration, avec quatre navires, le 9 mai 1502. Quand il arrive en vue de Santo Domingo (Saint-Domingue), nouvelle capitale de la colonie de Hispaniola, le gouverneur refuse de le laisser accoster et fait valoir des directives royales. A son retour en Espagne, en 1504, la reine Isabelle n'est plus là pour le protéger.

L'«oeuf de Christophe Colomb»
Peu après son retour en Espagne, au cours d'un repas entre gentilshommes, Christophe Colomb eut à affronter quelques esprits forts. «Après tout, disait en substance l'un d'eux, il était évident qu'en allant vers l'ouest, on finirait bien par trouver les Indes».
Colomb prit alors un oeuf et proposa à ses détracteurs de le faire tenir debout. Aucun n'y arriva. Lui-même prit l'oeuf, tapota l'extrémité de façon à l'aplatir et put alors le dresser sur la table. Il conclut : «C'était évident mais il fallait y penser !» (l'anecdote est rapportée par Jérôme Benzoni, auteur en 1565 d'une Histoire du Nouveau Monde).

2-) 20 avril 1828 : René Caillié entre à Tombouctou

Le 20 avril 1828, le jeune René Caillié (28 ans) découvre Tombouctou, une cité interdite aux chrétiens, sur les bords du Niger. Elle était seulement connue d'après la description d'un voyageur du XVIe siècle, Léon l'Africain !

René Caillié, Vue de la ville de Temboctou prise du sommet d’une colline à l’est, in Voyage à Temboctou et à Jenné, dans l'Afrique Centrale,
précédé d'observations faites chez les Maures Braknas, les Nalous et d'autres peuples, pendant les années 1824, 1825, 1826, 1827, 1828, BNF, Paris
Le rêve fou d'un pauvre jeune homme

Fils d'un boulanger misérable des Deux-Sèvres, René Caillié (on écrit aussi Caillé) a grandi en rêvant aux noms mystérieux inscrits sur les cartes d'Afrique. Il se fait enrôler comme moussaillon sur une escadrille qui quitte Bordeaux pour le Sénégal le 27 avril 1816. Elle compte cinq navires dont la frégate La Méduse, vouée à une tragique célébrité.

René Caillié arrive à Saint-Louis-du-Sénégal. Là, il a connaissance d'une expédition anglaise partie sur les traces d'un célèbre explorateur écossais, Mungo Park,, disparu depuis plus de dix ans dans l'Afrique intérieure. Démuni de tout, il tente de rejoindre l'expédition en question mais, trop épuisé, doit renoncer et retourne à Bordeaux.

L'aventure à tout prix

En 1824, il revient au Sénégal pour réaliser son rêve de jeunesse. Le gouverneur, le baron Roger, tente de le dissuader. Il lui fait valoir qu'un grand nombre d'Européens ont déjà perdu la vie en tentant de rejoindre Tombouctou... L'inconscient jeune homme ne veut rien entendre et s'obstine dans son rêve d'atteindre Tombouctou.

René Caillié rejoint un groupe de Maures et, en un an, apprend leurs coutumes ainsi que quelques rudiments de langue arabe. Il s'applique à déchiffrer le Coran.

Enfin, le 19 avril 1827, il quitte Saint-Louis avec une petite caravane, se faisant passer pour un enfant d'Alexandrie (Égypte) enlevé par les troupes de Bonaparte et désireux de revenir chez lui.

Un an après son départ du Sénégal, il a le bonheur de toucher au but. Bonheur immédiatement terni par la réalité.

C'était donc cela, Tombouctou ? Une ville africaine assoupie entre le fleuve et le désert. Aucune trace des richesses espérées (toits en or, dallages...) ni d'une quelconque effervescence intellectuelle et religieuse...

Après deux semaines durant lesquelles il accumule des notes entre les pages de son Coran, René Caillié prend le chemin du retour avec une caravane d'esclaves qui remonte vers le Maroc, dans des conditions plus dures que jamais.

Le 5 décembre 1828, à Paris, en présence de l'illustre paléontologue Georges Cuvier, la Société de Géographie lui fait fête et lui remet la somme de 10.000 francs promise au premier Européen qui ramènerait une description de Tombouctou.

René Caillié publie son Journal d'un voyage à Tombouctou. C'est aussitôt un grand succès de librairie. L'explorateur peut désormais se reposer. Il revient dans sa région natale où il meurt le 17 mai 1838, à 38 ans, marié et père de quatre enfants.

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C’est dans les petites choses...

C’est dans les petites choses...
C’est dans les petites choses...

C’est dans les plus petites choses, que l’amour grandit.

Il peut être ascétique ou épicurien, il sera toujours lié

À un mot

À un geste,

Quelle que soit notre imaginaire ou notre rationalité.

Pour ce qui est l’avenir, il ne s’agit pas de prévoir,

Ce qui ne pourrait-être, mais ce qui sera sûrement.

Pensons,

Exprimons,

Accompagné, d’actions bonnes ou mauvaises.

Le futur est fonction de notre travail assidu ou pas.

Le rêve, si il reste dans les songes est merveille ou,

Un moteur,

Un guide,

Portant l’enthousiasme de notre destinée.

Le rêve, c’est une petite chose qui peut tout changer.

Il ne faut pas tarder à le mettre en œuvre, excepté si,

Utopique,

Tardif,

Alors, demain il sera trop tard, les larmes ne changeront rien.

Vivre le rêve de ce jour, aujourd’hui il en est tant.

Un seul but dans la vie, aimer ce que nous sommes

En vérité,

En passion,.

L’amour est une étoffe tissée naturellement.

L’imaginaire brode un amour sans accroc,

Cependant, si une main caresse tendrement,

Le bonheur,

La volupté,

Deviennent joie de vivre et tempérance.

Des mots doux et francs sont pansements

Ils sont la délicatesse d’une grande amitié

Joie

Paix

Cela vient à la suite d’une petite chose faite ou dite.

Monique Macalou

samedi 23 mars 2013

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