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@florencedesruol Maltraité par ses adversaires et...

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@ed_Edilivre Merci de ne pas m'oublier, Bonne...

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La voix

La voix
La voix

Là-bas, un nuage court,

Au-dessus des stèles

Une voix venue de l’univers,

Appelle dans la douceur.

Le regard est profond

Le granit semble répondre

Au songe des profondeurs,

Courant à travers les allées.

Les orgues de l’univers

Chantent sur les notes

Dans la plaine fleurie

Le chant du grand départ.

Une main scintillante vaporeuse

Saisi mon âme me transporte

Vers le firmament je vais, et soudain…

Les cloches sonnent, c’est le réveil !

19 mars 2013

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Fête des mères 2015

Fête des mères 2015
Fête des mères 2015
Fête des mères 2015

Fête des mères 2015 :

Ressemble-t-on forcément à sa mère?

La réponse de la psychologie et de la science à cette question

"On dirait ta mère". C'est étrange comme cette simple phrase peut être mal reçue. Et pourtant, rien de bien étonnant là-dedans. Nous ressemblons forcément à notre mère, au moins un peu. Pour certaines personnes, c'est flagrant, le regard, l'allure, la façon de parler, le caractère, tout fait penser à elle.

Pour d'autres la ressemblance est plus subtile, plus discrète. Elle s'affiche au détour d'une émotion forte, dans une petite habitude inconsciente, dans des sourcils froncés ou dans une ride d'expression.

Est-ce le hasard?

Dans quelle mesure le patrimoine génétique de notre mère influence notre apparence et notre caractère? Combien notre enfance passée à ses côtés, sa façon de nous élever nous façonne? Et surtout, pourquoi avons-nous si peur de lui ressembler? Le décryptage de la psychologie et de la science sur ce sujet est passionnant.

Génétiquement, l'héritage du père est plus important

Génétiquement, les mammifères ressemblent plus à leur père qu'à leur mère, nous recevons autant de matériel génétique de la part de nos deux parents, il semblerait que les mutations génétiques transmises par notre père s'exprimeraient plus fortement que celles transmises par notre mère.

"95 gènes sont concernés par ce jeu d'influence, explique-t-il dans son article. On les appelle les gènes soumis à empreinte, ils peuvent jouer un rôle dans le fait ou non de développer telle ou telle maladie (comme le diabète, les maladies cardiaques, la schizophrénie ou les cancers), en fonction du fait que la mutation génétique vient du père ou de la mère. Nous avons trouvé qu'en plus de ces gènes, des milliers d'autres sont sensibles du fait d'avoir été transmis par le père ou la mère".

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs avaient sélectionné trois espèces de souris qui appartenaient à des sous-espèces de rongeurs élevées dans différentes parties du monde. Des croisements ont été réalisés et l'ADN des souris croisées parvenues à l'âge adulte a ainsi été étudié.

L'éducation de nos parents ne fait pas de nous des clones

Il suffit de comparer combien des membres d'une même fratrie peuvent être différents pour s'apercevoir que l'héritage génétique et l'éducation des parents ne sont pas les seuls critères pour forger une personnalité, l'environnement y est aussi pour beaucoup : on peut donc partager les mêmes gènes et avoir une personnalité aux antipodes.

La personnalité de chaque individu serait plutôt de l'ordre de l'acquis que de l'inné. Des chercheurs de l'Université d'Exeter et de l'Université d'Hambourg ont ainsi montré que les traits de personnalité des enfants adoptés étaient plus influencés par leur famille d'accueil et par leur environnement que le patrimoine génétique transmis par leurs parents biologiques. Si vous partagez certains traits de caractère de votre mère, ce n'est pas forcément héréditaire mais aussi parce que vous l'avez vue faire.

Si on a peur de leur ressembler, c'est surtout qu'on a peur de vieillir

Des chercheurs ont prouvé qu'une mère et sa fille vont vieillir de la même manière. Si vous détestez les rides de votre maman, il va donc falloir vous y faire... En scannant les visages de plusieurs couples mère/fille, ils ont constaté que la peau, notamment autour des yeux, était semblable au niveau de la perte d'élasticité. Cette similarité était plus apparente lorsque la fille était dans une trentaine avancée. Matthew Camp et ses collègues ont examiné des mères et leurs filles se ressemblant, âgées de 15 à 90 ans, grâce à des modélisations en 3D. Au niveau des yeux, ils ont trouvé que les rides et l'affaissement de la peau se faisaient de la même manière.

La psychologie s'est aussi penchée sur la question. Selon la psychanalyste Brigitte Allain-Dupré interrogée sur Psychologies, "cette peur renvoie d’abord à celle de vieillir". Qui dit vieillir dit aussi avancer dans la vie, ainsi pour le psychothérapeute Pierre Lassus, "craindre de ressembler à l’un de nos parents ou de faire les mêmes erreurs, c’est manquer, vis-à-vis de lui, de distance".

L'enfance: l'admiration totale des enfants envers leurs parents

L'adolescence : la phase de rejet, "nous avons envie d'écrire notre propre histoire en balançant celle des vieux"

Les jeunes adultes: la période où "il s'agit de combiner l'histoire de nos parents et la nôtre"

De combiner car bien souvent, on se rend compte, après certaines remarques plus ou moins agréables, que sur quelques points, on ressemble un peu (trop) à ses parents. Et cela ne nous fait pas plaisir.

Pourquoi? "Constater la ressemblance, c'est aussi faire le deuil de notre singularité".

"L'idéologie moderne, c'est de dire à chaque génération de faire table rase du passé et de tout recommencer à zéro. Chez les traditionalistes, au contraire, on n'innove pas, les ancêtres sont les héros. Ces deux idéologies sont fausses. Quand on a une vingtaine d'années, on est obligé à tout moment de concilier le passé, les racines et la perspective de l'avenir pour se déterminer soi-même", détaille le philosophe. Entre les tics et habitudes dont on n'arrive pas à se débarrasser et leurs gènes, d'un côté, et la personnalité et le mode de vie que l'on souhaite, de l'autre, la construction de soi est un long processus qui passe par des périodes d'imitation et d'autres de rejet.

La prochaine fois qu'on nous dira "On dirait ta mère", répondons "toi aussi" plutôt que de bouder dans un coin.

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le 31 mai 1809 Jean Lannes est décédé

le 31 mai 1809 Jean Lannes est décédé
le 31 mai 1809 Jean Lannes est décédé

11 avril 1769 à Lectoure - 31 mai 1809 à Vienne (Autriche)

De par son destin tragique et sa carrière exceptionnelle, le maréchal Lannes, duc de Montebello, est une des figures militaires les plus passionnantes de la période révolutionnaire et napoléonienne...

Un destin militaire au firmament de la gloire

Fils d'un garçon d'écurie, Jean Lannes est né en 1769 dans un petit village du Gers. La Révolution va lui ouvrir la porte d'un destin militaire exceptionnel. En 1793, il répond à l'appel de la patrie en danger et s'engage avec enthousiasme dans un bataillon de volontaires du Gers. Grâce à son courage exceptionnel et à ses talents de chef militaire, son ascension est fulgurante : il est fait général de brigade dès 1796 puis général de division en 1799.

Durant ces années, il sert en Italie sous les ordres de Bonaparte où il participe activement aux succès du futur empereur. À Lodi, et à la bataille d'Arcole, il se jette sur les lignes ennemies pour encourager ses hommes à aller de l'avant. Blessé par deux balles, il refusera pour autant d'arrêter de se battre.

Bonaparte décide d'emmener en Égypte ce chef courageux qui a gagné dans les plaines italiennes le surnom de «Roland de l'armée d'Italie». En 1799, Il est grièvement blessé lors du siège de Saint Jean d'Acre puis à la bataille d'Aboukir, où son courage est exceptionnel.

Au retour d'Égypte, il participe activement aux préparatifs du coup d'état du 18 brumaire. Quelques mois plus tard, la deuxième campagne d'Italie commence et le nouveau régime est menacé. Lannes va encore une fois s'illustrer lors des victoires de Montebello (ce qui lui vaut le titre de duc de Montebello quelques années plus tard sous l'Empire) et de Marengo.

Ces succès affermissent le pouvoir du nouveau Premier Consul. En récompense de ceux-ci, il est nommé commandant de la garde consulaire par Bonaparte, récompensant ainsi un de ses plus brillants officiers, mais également le soldat devenu ami.

De guerre lasse...

Le 19 mai 1804, après un court intermède comme ambassadeur au Portugal, il est désigné «Maréchal d'Empire» avec dix-sept autres généraux. Lannes participe alors à tous les succès du nouvel Empire français. À Austerlitz, le maréchal s'illustre en commandant l'aile gauche durant la bataille. Pendant la campagne de Prusse en 1806, il bat le prince Louis de Prusse à Saalfeld et manœuvre brillamment le centre du dispositif lors de l'éclatante victoire de Iéna. En 1807, la guerre se poursuit contre les russes, et c'est à Friedland qu'il s'illustre lors d'une des plus grandes victoires de l'Empire.

Malgré ces succès, les combats incessants font naître, chez ce grand soldat, un véritable dégoût de la guerre qu'il ose exprimer ouvertement. Ce sentiment s'accentue en 1808 quand il est missionné en Espagne, par l'Empereur, pour combattre dans une des plus terribles et sanglantes guerre de l'Empire.

Toujours intrépide, il est vainqueur à la bataille de Tudela et mène le siège de Saragosse. Il écrit alors à sa femme : «Quel métier que celui que nous faisons ici ! Saragosse ne sera bientôt plus qu'un tas de ruines.» Puis plus tard à Napoléon : «Cette guerre me fait horreur.» L'année suivante, peu de temps avant sa mort, il écrit même : «Je crains la guerre, le premier bruit de guerre me fait frissonner. On étourdit les hommes pour mieux les mener à la mort.»

Embourbé dans les affaires d'Espagne, l'Empire est affaibli et l'Autriche décide de profiter de cette faiblesse pour prendre sa revanche.

La mort d'un géant

En 1809, s'ouvre alors une nouvelle campagne, la dernière de Lannes qui y laissera la vie lors de la bataille d'Essling (21 et 22 mai 1809) après s'être encore illustré lors du siège de Ratisbonne.

Alors que la bataille d'Essling se termine victorieusement après des combats particulièrement difficiles, le maréchal arpente le champ de bataille en compagnie de son ami le général Rouzet.

Soudain, une balle atteint ce dernier qui s'écroule mortellement touché.

Bouleversé, Lannes s'écrie

«Ah, cet affreux spectacle me poursuivra donc toujours ?»,

puis s'éloigne et s'assoit sur un petit monticule où il est alors lui-même touché aux jambes par un boulet autrichien.

La blessure est grave : il est amputé de la jambe gauche.

Malgré cette intervention, il agonise pendant plusieurs jours avant de mourir le 31 mai 1809.

Peu de temps avant sa mort, Napoléon, ému, a recueilli les dernières paroles de cet ami frère d'armes.

De Sainte-Hélène , il lui rendra un dernier hommage : «Lannes, le plus brave de tous les hommes... était assurément un des hommes au monde sur lesquels je pouvais le plus compter... L'esprit de Lannes avait grandi au niveau de son courage, il était devenu un géant».

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ça s'est passé un... 31 mai

ça s'est passé un... 31 mai
ça s'est passé un... 31 mai

31 mai 1793 : Mise en accusation de la Gironde

Le 31 mai 1793, à l'appel de Robespierre, des sans-culottes parisiens guidés par Varlet et Roux encerclent la Convention et réclament la mise en accusation des députés de la Gironde qui gouvernent le pays. Ils leur reprochent leur incapacité à faire face à l'invasion étrangère et les soupçonnent de préparer le retour de la monarchie. 3 jours plus tard, les chefs girondins, au nombre de 22, seront arrêtés et envoyés à la guillotine. À la faveur de ce coup d'État parisien, les députés de la Montagne prendront le pouvoir et installeront la Grande Terreur.

31 mai 1910 : Fondation de l'Union sud-africaine

Le 31 mai 1910 est fondée l'Union sud-africaine, qui consacre le rapprochement entre les anciens ennemis de la guerre des Boers.

31 mai 1916 : Bataille du Jutland

Le 31 mai 1916, au plus fort de la Grande Guerre, une bataille navale oppose dans le Jutland, au large du Danemark, 37 navires britanniques à 21 allemands. Ces derniers, sous le commandement de l'amiral von Scheer, évitent l'encerclement et obligent la Royal Navy, commandée par l'amiral Jellicoe, à rompre le combat. Les pertes sont lourdes des deux côtés et le résultat indécis.

 

La Royal Navy sort quelque peu humiliée de cette bataille navale, la plus importante du conflit. Il n'en reste pas moins que la marine allemande, fragilisée, devra à partir de là renoncer à gagner la haute mer. Elle se cantonnera à la guerre sous-marine.

Guerre sous-marine

À la fin de l'année 1914, les Européens en guerre les uns contre les autres avaient perdu l'espoir d'une fin rapide du conflit. Les Anglais et les Français tentent le tout pour le tout et entreprennent un blocus maritime de l'Allemagne et de l'Autriche.

Forte de sa supériorité maritime, la flotte britannique se saisit des navires des pays neutres à destination de l'Allemagne. Mais cette dernière riposte en proclamant la guerre sous-marine contre les navires de commerce ennemis, à l'instigation de l'amiral Alfred von Tirpitz, le créateur de la Kriegsmarine. Elle dispose pour ce faire d'environ 25 sous-marins ou U-Boat contre 85 britanniques et 76 français (ce type d'engin est apparu au début du XXe siècle).

Les Allemands, toutefois, ne veulent pas prendre le risque de provoquer l'entrée en guerre des pays neutres et en particulier des États-Unis. Leurs sous-marins ont ordre de seulement neutraliser les navires qui entrent dans les eaux territoriales britanniques. C'est le cas du Lusitania, repéré près des côtes irlandaises par un sous-marin U20

Le capitaine du sous-marin a déjà attaqué plusieurs cargos et n'a qu'une torpille de faible puissance à envoyer sur le Lusitania. Ainsi fait-il. Il est surpris par une deuxième explosion qui suit la première, beaucoup plus violente. Il en fait état dans son journal de bord et des survivants du paquebot en témoigneront plus tard également...

Le paquebot sombre avec une surprenante rapidité, en un quart d'heure à peine, sans laisser à l'équipage le temps de mettre toutes les chaloupes à l'eau. Sur ses 1959 passagers, 1198 disparaissent dans le naufrage. Parmi eux 128 Américains. L'émotion est immense outre-Atlantique... 

Mensonge avéré

Les Allemands arguent de la légitimité de leur action en affirmant haut et fort que le paquebot transportait des munitions. Cela pouvait d'ailleurs expliquer la double explosion et le naufrage très rapide du navire. Cela pouvait aussi justifier qu'il soit attaqué dans le droit de la guerre. Mais les Anglais le nient farouchement et il faudra attendre 1972 pour que les archives démontrent leur mauvaise foi.

Il est établi aujourd'hui que le Lusitania convoyait des munitions en contrebande, dont cinquante tonnes d'obus et de grandes quantités de poudres et explosifs divers. Il était au surplus armé de douze canons. Les munitions avaient été vraisemblablement embarquées à l'insu des gouvernements anglais et américain, sans doute par des agents des services secrets qui ont agi pa excès de zèle en pensant qu'aucun sous-marin n'oserait attaquer un navire transportant des passagers civils.

Fuite en avant

Sitôt après le naufrage, le président américain Woodrow Wilson agite la mort de nombreux concitoyens dans le naufrage du Lusitania  pour menacer l'Allemagne et exiger réparation.

Le gouvernement de Berlin, embarrassé, sanctionne le capitaine du sous-marin incriminé et décide le 27 août 1915 de suspendre la guerre sous-marine.

Trop tard. L'opinion publique américaine, qui était précédemment neutraliste, compte tenu de ce que les États-Unis comptent des citoyens originaires de tous les pays d'Europe, commence à pencher en faveur d'un engagement militaire contre les Puissances centrales, aux côtés de l'Entente franco-anglo-russe.

Seize mois plus tard, alors que le conflit européen s'éternise, les Allemands, mis en difficulté, décident de relancer la guerre sous-marine et cette fois choisissent d'attaquer les navires à destination des îles britanniques où qu'ils se trouvent et quel que soit leur pavillon. 

Le gouvernement des États-Uni attise le ressentiment de ses concitoyens à l'égard de l'Allemagne avec un slogan quelque peu usurpé : «Remember the Lusiania» ! Avec son entrée en guerre en avril 1917 débute le dernier acte de la Grande Guerre.

31 mai 1929 : Plan Young

 

Le 31 mai 1929, une commission interalliée réunie à Paris met sur pied un plan pour le rééchelonnement sur 59 ans (jusqu'en 1988) du reliquat des réparations de guerre dues par l'Allemagne au titre du traité de Versailles. Il prend le nom de plan Young, d'après l'un des membres américains de la Commission. Les négociations aboutissent malgré le refus des États-Unis de lier le remboursement des dettes alliées au paiement des réparations allemandes (Anglais et Français ne voyaient pas de raison de rembourser aux Américains leurs emprunts de guerre dès lors que les Allemands ne leur versaient pas leur dû).

Le plan Young se substitue au précédent plan, dit plan Dawes (1924). Il va néanmoins échouer du fait du krach d'octobre 1929 et de l'entrée en crise de l'économie allemande.

Trois ans plus tard, une nouvelle conférence, à Lausanne, du 16 juin au 9 juillet 1932, réduit le montant des réparations à cinq milliards de marks, payables après un moratoire de trois ans. Avec l'arrivée d’Hitler au pouvoir l'année suivante, il ne sera plus question de réparations allemandes… jusqu'en 1980, avec le règlement du solde par la République Fédérale Allemande.

 

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Visitation de la Vierge Marie et Sainte Pétronille.

Visitation de la Vierge Marie et Sainte Pétronille.

Les Prénoms fêtés ce jour sont :

Lise-Marie

Perrine

Marie-Elisabeth

Pierrette

Marie-Lise

Pétronille

Maëlis

Pernelle

Marilys

Pernette

Marylise

Péroline

Péronnelle

Pétronelle

Dictons :

1 - Pluie de Sainte Pétronille change raisin en grappilles

2 - Quand il pleut, Sainte Pétronille, quarante jours trempent sa guenille.

3 - S'il pleut le jour de Sainte-Pétronille, le blé diminue jusqu'à la faucille.

Visitation de la Vierge Marie

Fête

 

Cette fête catholique rappelle la visite de la Vierge Marie à sa cousine Élizabeth. Celle-ci, bien que très âgée, portait en son sein, depuis cinq mois, un enfant qui fut plus tard connu sous le nom de Jean-Baptiste car il baptisa les Juifs dans le Jourdain.

Marie venait d'apprendre qu'elle était elle-même enceinte de Jésus et sa cousine la salua par les mots célèbres : « Tu es bénie entre toutes les femmes et le fruit de ton sein est béni,... » (Évangile selon Saint Luc, I, 42). Ces paroles sont entrées dans la deuxième partie de la prière : « Je vous salue Marie ».

Marie y répondit par le cantique du Magnificat :

« Mon âme exalte le Seigneur

Et mon esprit s'est rempli d'allégresse

À cause de Dieu, mon Sauveur,

Parce qu'il a porté son regard sur son humble servante... »

Ce dialogue plein de tendresse a inspiré les artistes, les peintres et les compositeurs au cours des siècles.

Icône de la visitation La Mère de Dieu ne pouvait contenir la joie de l'annonce qui lui avait été faite. Elle ne pouvait pas encore la partager avec Joseph qui, pour le moment, n'aurait pu la comprendre. Elle va rejoindre sa cousine Elisabeth, enceinte comme elle. Et Jean-Baptiste partage cette allégresse en tressaillant dans le sein de sa mère. La fête de la Visitation commémore la sainte Rencontre de deux enfants à naître et le Magnificat de Marie qui jaillit de son exultation.

Illustration: icône de la visitation qui montre Marie en face d'Élisabeth. Les deux mères portent chacune leur enfant. (Le blogue de l'Église catholique de Québec)

Fête de la Visitation de la Vierge Marie, quand elle rendit visite à sa cousine Élisabeth, enceinte d’un fils dans sa vieillesse, et la salua. À la rencontre dans la joie des deux futures mères, le Rédempteur, par sa venue, sanctifia son précurseur encore dans le sein de sa mère, et Marie, en réponse à la salutation d’Élisabeth et exultant dans l’Esprit Saint, magnifia le Seigneur par un chant de louange.

 

Sainte Pétronille.

Martyre à Rome, vierge (1er s.)

Perrine ou Pierrette.

Vierge et martyre romaine, appartenant à la branche chrétienne de la famille Flavia Domitilla à Rome par Titus Flavianus Petronius. Selon une tradition, elle aurait été baptisée par saint Pierre lui-même, ce qui n'est pas impossible. Dès lors elle fut considérée comme sa fille spirituelle.

Quand la France se fit "la fille aînée de l'Église", elle adopta sainte Pétronille et en fit longtemps l'une de ses patronnes nationales. Beaucoup de jeunes françaises s'appelèrent alors Perrette, Pierrette, Perrine, Pernelle.

"Sainte Pétronille, selon la légende chrétienne, était fille de saint Pierre et fut reconnue comme patronne des rois de France depuis l'époque de Charlemagne." (Source: Le Devoir)

Voir aussi: Ambassade de France près le Saint-Siège

À Rome, au cimetière de Domitille sur la voie Ardéatine, sainte Pétronille, vierge et martyre.

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Le rêve s’évanouit

Le rêve s’évanouit
Le rêve s’évanouit

J’oublie tes mots, tes étincelles

En levant les yeux à ces myriades

Les clignotants couleurs mirabelles.

Je dis, danse, danse, mon cœur

Tu n’attise plus le feu des olympiades

Mais celui de la douceur de mes ardeurs

Dommage, c’est la fin d’un rêve

Cela devait se terminer ainsi

Elle n’est qu’une page brève

Ces rêves s’envolent au réveil

Les anges disparaissent, s’effacent.

Au tintamarre de mon réveil.

N’en soit pas attristé mon ami,

Lève les yeux vers les Cieux,

Ton étoile bienveillante ta pistée.

Tu y retrouveras le réconfort,

D’une épaule amoureuse,

Reconnaissante d’un tel effort

24 Janvier 2010

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Pétrarque (1304 - 1374)

Pétrarque (1304 - 1374)
Pétrarque (1304 - 1374)

Le premier humaniste

Francesco Petracco, dit Petrarca (en françaisPétrarque), est à l'origine de la Renaissance et de l'humanisme. Il a aussi jeté les bases de la langue italienne moderne.

Le futur poète est né le 20 juillet 1304 à Arezzo où son père, un notaire florentin du nom de Ser Petracco, avait été exilé pour des raisons politiques.

L'enfant suit ses parents à Avignon, où le pape vient de s'installer. Il fait sa scolarité à Carpentras puis, sur l'injonction de son père, étudie le droit à Montpellier et à Bologne.

Après la mort de son père, l'amitié des Colonna, puissante famille romaine, l'oriente vers la carrière ecclésiastique. Celle-ci va lui assurer l'aisance matérielle et lui permettre de voyager et de se consacrer à sa passion de l'étude.

Il reçoit donc les ordres mineurs, c'est-à-dire qu'il fait voeu de célibat mais n'est pas autorisé à célébrer la messe (deux siècles plus tard, en France, Ronsard entrera aussi dans les ordres mineurs pour les mêmes motifs).

Amour platonique

Son destin se joue le 6 avril 1327, un Vendredi Saint.

Ce jour-là, en l'église Sainte-Claire d'Avignon, Francesco tombe sous le charme d'une jeune femme de la bonne société avignonnaise, Laure de Noves.

Àgée d'une vingtaine d'années, elle a épousé deux ans plus tôt le marquis Hugo de Sade dont elle aura onze enfants en une vingtaine d'années, jusqu'à sa mort en 1348, probablement des suites de la Grande Peste.

Pétrarque va lui vouer une passion platonique qui va inspirer toute sa poésie sa vie durant, tout en ne l'ayant jamais croisée que dans quelques lieux publics et sans presque lui avoir parlé !

Ah, bénis soient le jour...
Benedetto sia 'l giorno, e 'l mese, e l'anno,

e la stagione, e 'l tempo, e l'ora, e 'l punto,

e 'l bel paese, e 'l loco ov'io fui giunto

da'duo begli occhi, che legato m'hanno;
Ah, bénis soient le jour, et le mois, et l'année,

La saison, le moment, l'heure et l'instant précis,

Le beau pays, l'endroit où je fus pris

Par les deux beaux yeux qui m'ont enchaîné.

Le premier humaniste

Avide de voyages et amoureux de l'Antiquité classique, Pétrarque est avant tout connu de ses contemporains comme érudit. Ami du poète Giovanni Boccaccio (en françaisBoccace), il se plonge dans l'étude des textes anciens en vue de concilier le christianisme et l'héritage antique.

Dans ses poésies, il valorise la langue vulgaire. C'est un adepte du dolce stil nuovo qui désigne la nouvelle poésie amoureuse de l'époque. Ce style a été illustré par Dante Alighieri, un Florentin de quarante ans l'aîné de Pétrarque.

L'oeuvre poétique de Pétrarque, soit 366 sonnets et quelques autres poèmes, est regroupée sous le titre de Cansonere (ou Canzoniere). Ce recueil est à l'origine de la langue italienne moderne avec la Divine Comédie de Dante.

 

Invention du Moyen Âge
Premier humaniste européen, le poète Pétrarque apparaît comme un précurseur de la Renaissance.
Lui-même passionné de culture classique, il s'est montré quelque peu injuste envers la culture de son époque, qualifiant cette dernière de « medium tempus » (autrement dit époque médiane... entre l'Antiquité et le retour à celle-ci). De là nous vient l'expression Moyen Âge. Les Anglais, résolument injustes à l'égard de cette période à l'origine de notre civilisation, lui appliquent l'expression dépréciative Dark Age (période sombre).

Grand voyageur

Pétrarque s'établit en 1337 à Vaucluse (aujourd'hui Fontaine-de-Vaucluse) sans cesser de voyager. À la recherche de manuscrits anciens, il se déplace jusqu'en Rhénanie et en Angleterre. Il est accueilli dans les premiers cénacles intellectuels et les grandes familles italiennes.

Il garde aussi avec la cour pontificale d'Avignon des liens étroits qui satisfont sa vanité mais ne l'en maudit pas moins car son coeur penche pour la Ville éternelle : « Ô Avignon, est-ce ainsi que tu vénères Rome, ta souveraine ? Malheur à toi si cette infortunée commence à se réveiller !... »

Le 8 avril 1341, à Rome, le poète reçoit une couronne de lauriers des mains du sénateur Orso. C'est la première fois qu'un érudit est ainsi honoré. Le laurier qui ceint son front est le symbole d'Apollon, antique divinité de la poésie. Il nous a donné le mot... lauréat.

Mais Rome qu'il a tant aimée sombre dans la violence et tombe sous la férule d'un tyran républicain excentrique,Rienzo. Pétrarque use de son influence auprès du pape pour lui sauver la mise quand il est renversé et transféré en Avignon.

Le poète voit sa fin de vie entachée par des drames intimes dont la mort de l'inaccessible Laure, victime de la Grande Peste de 1348, et celle de Giovanni, un fils qu'il a eu d'une maîtresse. Il s'éteint en plein travail le 19 juillet 1374 dans sa retraite campagnarde des environs de Padoue.

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Ils nous ont quittés un 30 mai...

Ils nous ont quittés un 30 mai...

1- Pierre Paul Rubens

29 juin 1577 à Siegen (Allemagne) - 30 mai 1640 à Anvers (Belgique)

Pierre Paul Rubens découvre en Italie les pionniers du baroque :Le Caravage, Carrache,... avant de s'établir à Anvers, la ville de ses parents.

Fervent catholique et homme généreux (fait assez rare parmi les grands peintres !), il exprime à travers ses oeuvres un hymne à la vie et au Créateur, dans l'esprit baroque. Il croule sous les commandes de toute l'Europe et, dans son atelier, forme avec bienveillance de nombreux élèves, dont Anton Van Dick et Jacob Jordaens. Il mène des missions diplomatiques qui lui valent d'être anobli par le roi d'Angleterre Charles 1er. Il compose aussi pour la reine de France Marie de Médicis une série de tableaux à sa gloire, aujourd'hui au Louvre. Après la disgrâce de la reine, il lui restera malgré tout fidèle...

À sa mort, à 67 ans, Rubens laisse une oeuvre abondante et diverse qui fait de lui le plus grand peintre de l'art baroque et lui vaut le surnom de «Prince de la Peinture».

2 - François Boucher

29 septembre 1703 à Paris - 30 mai 1770 à Paris

Le peintre François Boucher est représentatif de l'art de vivre aristocratique, en France, sous le règne de Louis XV...

3 - Voltaire

21 novembre 1694 à Paris - 30 mai 1778 à Paris

De son vrai nom François Marie Arouet, Voltaire est l'écrivain le plus célèbre de l'époque de Louis XV. Fils de notaire, il effectue d'excellentes études classiques au collège de Clermont (aujourd'hui le lycée Louis-le-Grand), à Paris. Mais il abandonne ses études de droit pour le libertinage et l'écriture, mettant à profit son style littéraire et son insurpassable talent dans le persiflage...

1- Pierre Paul Rubens

 

Diplomate et homme de bien

 

 

 

Pierre Paul Rubens est né en 1573 à Siegen (Westphalie). Il découvre en Italie les pionniers du baroque : Le caravage, Carrache... puis s'établit à Anvers, la ville de ses parents.

Fervent catholique, le peintre exprime à travers ses oeuvres un hymne à la vie et au Créateur, dans l'esprit baroque. Il croule sous les commandes de toute l'Europe et, dans son atelier, forme avec bienveillance de nombreux élèves, dont Anton Van Dick et Jacob Jordaens.

D'une exceptionnelle puissance de travail, le «Prince de la peinture» touche à tous les genres : portraits intimistes et tendres comme celui ci-contre de sa belle-soeur Suzanne Lunden, descentes de croix et peintures religieuses, allégories mythologiques comme ci-dessous («Paix et guerre»)...

On le connaît surtout pour ses portraits de femmes bien en chair et ses compositions aux formes convulsées, à la lumière irradiante. Le peintre réalise aussi des tableaux de groupe comme, ci-dessous, Les Quatre Philosophes (1611, Galeries Pitti, Florence). Il montre de gauche à droite, sous le buste de Sénèque, l'artiste lui-même, le philosophe Jean van Wouveren et Juste Lipse ainsi que Philippe Rubens, frère du peintre.

À 32 ans, Rubens est un bel homme, riche et adulé. C'est le moment où il se marie avec Isabelle Brandt. Il va vivre avec elle 17 ans de bonheur. Très affecté par la mort prématurée de son épouse, il se lance dans des missions diplomatiques qui le mènent à travers l'Europe et lui valent d'être anobli par le roi d'Angleterre Charles 1er.

Il se remarie avec Hélène Fourment (16 ans), dont il n'aura de cesse de faire le portrait, et s'éteint à Anvers le 30 mai 1640, à 67 ans.

2 - François Boucher

Peintre de l'amour et du plaisir

Le peintre François Boucher est né à Paris le 29 septembre 1703, à la fin du règne de Louis XIV.

Peintre du plaisir et de l'amour, il nous livre ici le portrait alangui de Mlle Louise O'Murphy, une très jeune Irlandaise qui fut sa maîtresse, cela va sans dire, et aussi l'une des nombreuses compagnes de jeux du roi Louis XV.

Au «Siècle des Lumières» (le XVIIIe), il n'y avait plus besoin de prétextes mythologiques ou religieux pour donner à voir la nudité féminine !

Le séducteur vénitien Casanova lui-même aurait, dans une mansarde, repéré Marie-Louise O'Murphy, encore vierge et pleine de promesses. Il l'aurait offerte au roi, par l'intermédiaire de son valet de chambre Lebel.

Louis XV, après avoir tiré de la jeune fille quelques satisfactions dans sa maison de plaisirs du Parc-aux-Cerfs, à Versailles, l'a honnêtement mariée à un noble désargenté.

 

3 - Voltaire

Un persifleur de génie

 

 

De son vrai nom François Marie Arouet, Voltaire est l'écrivain le plus célèbre de l'époque de Louis XV. Fils de notaire, il effectue d'excellentes études classiques au collège de Clermont (aujourd'hui le lycée Louis-le-Grand), à Paris. Son parrain l'abbé de Chateauneuf le présente à la courtisane Ninon de Lenclos alors âgé de plus de 80 ans, qui, séduite par l'adolescent, le... couche sur son testament !

Le jeune homme abandonne bientôt ses études de droit pour le libertinage et l'écriture, mettant à profit son style littéraire et son insurpassable talent dans le persiflage.

Camille Vignolle
Aventurier et séducteur

Voltaire en 1735, au summum de sa gloire par Maurice Quentin de la TourUne épigramme moquant les prétendues amours incestueuses du Régent lui vaut un premier séjour à la Bastille en 1717.

En sortant, il adopte pour pseudonyme un anagramme approximatif de son nom sous lequel il accèdera à l'immortalité. En 1726, au chevalier de Rohan-Chabot qui se moque de ce nouveau nom, Voltaire répond : « Mon nom, je le commence, et vous finissez le vôtre ! », ce qui lui vaut une bastonnade et un deuxième séjour à la Bastille.

Après quoi, il séjourne pendant trois ans en Angleterre.

Il en revient avec les lettres philosophiques ou lettres anglaises (1734) où il fait l'apologie du système politique anglais... pour mieux souligner les faiblesses de la monarchie française. Prudent, Voltaire se retire quelque temps au château de Cirey, en Lorraine, chez sa nouvelle maîtresse Emilie du Châtelet, une femme d'exception pour laquelle il fait exception à sa misogynie.

Homme du monde, il jouit d'une grande fortune acquise par ses oeuvres littéraires (en particulier ses contes grivois comme Zadig, qu'il qualifie lui-même de coÿonnades) et des spéculations heureuses. Dès 1729, il a ainsi réalisé un coup de maître en achetant tous les billets d'une loterie...

Grâce au soutien de la Marquise de Pompadour, il obtient d'être rappelé à Versailles, est nommé historiographe du roi Louis XV et entre à l'Académie française le 2 mai 1746. Il devient l'homme le plus en vue d'Europe. On le surnomme le « roi Voltaire ».

Mais la mort en couches d'Émilie du Châtelet, en 1749, affecte sincèrement l'écrivain. Comme il commence par ailleurs à pâtir de la concurrence d'une nouvelle génération de « philosophes », il se rend l'année suivante en Prusse à l'invitation du roi Frédéric II. Le roi Louis XV ne le retient pas : « Ce sera un fou de plus à la cour de Prusse, et un fou de moins dans la mienne », confie-t-il.

Le despote et le philosophe
Voltaire et Frédéric II à Sans-SouciVoltaire arrive le 10 juillet 1750 à Berlin, une ville jeune et en plein essor, encore très marquée par l'origine française de ses premiers habitants, des huguenots chassés par Louis XIV.
Le jeune roi de Prusse, très francophile, a nommé à la tête de l'Académie de Berlin l'astronome Maupertuis, qui a été l'amant de Mme du Châtelet et avec qui Voltaire est en conflit permanent... Qu'à cela ne tienne, le prestigieux écrivain est accueilli avec tous les égards au palais de Potsdam. Frédéric II lui donne la croix du Mérite et une pension de 20.000 livres. Il l'invite tous les soirs à sa table et lui demande de corriger ses propres écrits en français.
Le roi se sert de lui pour faire oublier à l'opinion publique française sa politique d'agression et se donner une image de « despote éclairé » (despote, certainement, éclairé, cela se discute). Mais très vite Voltaire se lasse de ce doux esclavage d'autant qu'on lui a rapporté cette remarque du roi : « J'ai encore besoin de lui pour revoir mes ouvrages : on suce l'orange et on jette l'écorce ».
Quand Frédéric II fait saisir et brûler en place publique, le 24 décembre 1752, un pamphlet de Voltaire contre son ennemi intime, Maupertuis, la coupe déborde. Un soir, le roi fait porter au philosophe ce message : « Vous avez le coeur cent plus affreux encore que votre esprit n'est beau ». Au page qui attend la réponse, Voltaire lance : « Qu'il aille se faire foutre ! » Voltaire quitte Berlin le 26 mars 1753 mais ses tourments ne sont pas finis. Il est arrêté à Francfort pendant plusieurs jours par des officiers prussiens, le temps pour eux de retrouver des manuscrits du roi qu'avait emportés l'indélicat.

Bouffeur de curés

De retour en France, Voltaire se reprend à polémiquer avec ses compatriotes, notamment Rousseau, sa tête de Turc. En guerre permanente contre l'Église catholique et les Jésuites (une rancoeur de jeunesse ?), il combat aussi le parti dévot et le journaliste Jean Elie Fréron, auquel ses opinions modérées et au demeurant bien étayées valent la haine des « philosophes ».

Il n'en craint pas moins la colère du roi et s'installe en 1755 aux Délices, près de Genève, puis à Ferney, à deux pas de la frontière, avec sa maîtresse qui est aussi sa nièce, Mme veuve Denis. 

L'éloignement de la capitale ne l'empêche pas de recevoir tous les grands esprits d'Europe et même d'Amérique. C'est à Ferney qu'il reçoit aussi la veuve de Jean Calas, un protestant injustement condamné à mort et exécuté à Toulouse. À 68 ans, lui qui jusque-là s'était désintéressé des erreurs de la justice voit dans l'affaire une bonne occasion d'attaquer l'Église. Usant de sa plume et de ses relations, il va obtenir sa réhabilitation.

Le dîner des philosophes à Ferney (Condorcet à gauche, Voltaire au centre, Diderot à droite) (Jean Huber, 1772,  Voltaire Foundation, Oxford)

Dans les affaires judiciaires ultérieures, l'« ermite de Ferney » montrera plus de prudence, l'Église, il est vrai, n'y étant guère impliquée. C'est le cas avec l'exécution du chevalier de la Barre sur ordre du Parlement de Paris ou celle de Lally-Tollendal, ancien gouverneur des Indes. Quand les Parlements sont dissous par le chancelier Maupéou. Voltaire, jusque-là présent et réservé, les attaque avec virulence et justesse. Il revient à beaucoup plus de prudence lorsque ces mêmes Parlements sont rétablis par le chancelieur Maurepas, cinq ans plus tard...

Le château de Voltaire à Ferney (gravure)Sa réputation de « philosophe » et de pourfendeur de l'injustice et de l'arbitraire lui vaut de son vivant même une quasi-apothéose. La population parisienne lui fait un triomphe lors de son retour à Paris, quatre mois avant sa mort et il a la satisfaction de voir couronner son propre buste sur la scène du Théâtre Français.

Le 11 juillet 1791, au début de la Révolution, qu'il a provoquée sans l'avoir souhaitée, sa dépouille est transportée en grande pompe à l'église Sainte-Geneviève, transformée en nécropole sous le nom de Panthéon. Elle est rejointe trois ans plus tard par celle de son vieil adversaire, Rousseau.

Les limites de la tolérance
Nous faisons communément de Voltaire un champion de la tolérance. C'est en vertu d'une célèbre formule inventée en 1906 par un auteur anglo-saxon et faussement attribuée par lui au sage de Ferney : « Je ne partage pas vos idées mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous puissiez les exprimer ».
La vérité est plus nuancée...
Pour des raisons qui lui appartiennent, l'écrivain et homme du monde nourrissait une haine farouche à l'égard des religions et plus particulièrement de l'Église catholique qu'il ne désignait jamais dans ses écrits que sous l'abrégé : « l'Inf. » pour l'Infâme.
Il ne manquait jamais une occasion de dénoncer d'éventuels abus du clergé comme on l'a vu avec l'affaire Calas mais se montrait indifférent à toutes les autres formes d'abus. Ainsi se garda-t-il de défendre son adversaire Fréron lorsque sa revue fut censurée par le pouvoir.
En matière d'humanité, Voltaire eût fait singulièrement tache en notre siècle avec des formules sans équivoque racistes : « Il n'est permis qu'à un aveugle de douter que les blancs, les nègres, les albinos, les Hottentots, les Lapons, les Chinois, les Amériques ne soient des races entièrement différentes » (Essai sur les moeurs et l'esprit des nations, 1756) ou méprisantes à l'égard des humbles : « Il me paraît essentiel qu'il y ait des gueux ignorants » (lettre du 1er avril 1766).
Dans le Dictionnaire philosophique (1764), Voltaire affichait son peu de considération pour les femmes (« Plus faibles, les femmes sont plus douces... ») et son horreur de l'homosexualité (« abomination infâme »). Sur les juifs et les musulmans, il employait des formules assassines qui, à coup sûr, lui vaudraient aujourd'hui les foudres de la loi (« C'est à regret que je parle des juifs : cette nation est à bien des égards, la plus détestable qui ait jamais souillé la terre »). Son opuscule en vers : Le fanatisme ou Mahomet (1736) dépassait également les bornes de la décence (« Et de tous les tyrans c'est le plus criminel »).
Qu'on ne s'y trompe pas. Ces considérations ne sont pas le reflet de l'époque mais le propre d'un individu. De Rousseau à Condorcet et Turgot, le Siècle de Voltaire connut maints autres esprits véritablement éclairés et à mille lieues de ces pensées obscènes.

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