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REVUE DE PRESSE DU 24 AVRIL 2018 N°16

REVUE DE PRESSE DU 24 AVRIL 2018 N°16

EN BREF : THE TIMES OF ISRAËL

Yémen : des raids aériens font au moins 20 morts lors d’un mariage

Israël frappe l’artillerie syrienne en riposte à un tir sur le Golan

L'obus de mortier semble provenir d'un tir perdu lié à la guerre en cours du côté syrien de la ligne de démarcation, a précisé l'armée israélienne

L’armée israélienne « tient le régime syrien pour responsable, et ne tolérera aucune atteinte à la souveraineté israélienne ni à la sécurité des civils israéliens », a-t-elle ajouté.

Israël et la Syrie restent officiellement en état de guerre. La ligne de cessez-le-feu était considérée comme relativement calme jusqu’à l’éclatement de la guerre civile en Syrie en 2011.

Syrie : Macron et Sissi veulent une solution politique

Selon un communiqué de l'Elysée, les deux dirigeants ont noté "l'importance d'y associer les pays arabes et les membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies"

EN BREF : LE MONDE

Pour la presse américaine, Macron « prend le risque de courtiser Trump »

Le président français a entamé lundi une visite de trois jours outre-Atlantique. Un déplacement que les médias scrutent avec attention.

Emmanuel Macron, « Obama français », est arrivé lundi 23 avril après-midi à Washington pour la première visite d’Etat organisée par le président des Etats-Unis, Donald Trump, depuis son accession à la Maison Blanche. La presse américaine scrute avec intérêt la « relation particulière » qui unirait les deux hommes aux profils si différents. Elle s’interroge surtout sur les bénéfices, pour le président français, d’afficher sa proximité avec M. Trump.

Ainsi la radio publique NPR estime que l’enjeu de cette visite « pourrait être plus grand pour M. Macron que pour le président américain », car « le dirigeant français devra montrer que sa relation avec Trump produit des résultats », notamment sur l’accord nucléaire iranien, le climat ou la guerre commerciale. Or pour l’heure, comme l’affirme le New York Times, le locataire de l’Elysée « prend le risque de courtiser Trump mais il n’a rien obtenu », si ce n’est « le voyage à Washington ».

Déchets, recyclage, réutilisation : qu’est-ce que l’économie circulaire ?

Le gouvernement veut « tendre » vers 100 % de recyclage du plastique

 D’ici à 2025, alors que la France affiche un retard dans la valorisation de ses déchets.

Les penseurs de l’économie circulaire partent du principe que les ressources de la planète étant limitées, il serait plus avisé de recycler, de réparer et de réutiliser les matériaux utilisés à la fois par les ménages et par l’industrie, plutôt que de les jeter après utilisation.

Faillites, fraude fiscale et licenciement express : « Le football est une industrie comme une autre »

Tout, dans la « catastrophe industrielle » qui menace le club de Lille, rappelle que le football n’échappe pas aux turpitudes de la vie économique contemporaine, souligne notre journaliste Clément Guillou.

Cinq ans après le « mariage pour tous », le bilan au goût doux-amer des personnes LGBT

Les personnes LGBT racontent leur joie, mais aussi l’ampleur des combats qu’il leur reste à mener, cinq ans après l’adoption du « mariage pour tous » par les députés.

« Je ne m’attendais pas à un tel déferlement de haine, se souvient Michael, 30 ans, à l’évocation des mois qui ont précédé l’adoption du « mariage pour tous », le 23 avril 2013. C’était impossible d’y échapper : “La Manif pour tous” tractait en sortant du métro, il y avait des tags sur les trottoirs, on en parlait sur toutes les chaînes de télé et de radio, mais aussi à la cantine du boulot ou lors des dîners avec les amis, comme s’il était légitime que mes droits fondamentaux fassent l’objet d’un débat ! » Ce mélange de surprise, de tristesse et de colère anime encore, cinq ans après l’adoption définitive du projet de loi ouvrant le droit au mariage aux couples de même sexe, les nombreux lecteurs et lectrices LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) qui ont répondu à l’appel à témoignages du Monde.

Un goût amer cependant relevé par une pointe d’enthousiasme, celle de pouvoir accéder à des droits qui leur étaient interdits jusqu’alors. Et pour certains, une détermination nouvelle à s’engager publiquement pour l’égalité, loin d’être acquise au quotidien

EN BREF : OUEST FRANCE

Cannabis. Le THC légalisé par erreur depuis dix ans en France

Après le cannabidiol, le THC Renaud Colson, maître de conférences à l’université de Nantes et chercheur à l’Institut universitaire sur les dépendances de Montréal (Canada), vient de mettre le doigt sur une incohérence du droit français.

Alors que le cannabis (graines, tiges, fleurs et feuilles) et sa résine (haschich) restent interdits en France, il semble que certains principes actifs de la plante soient cependant autorisés par la loi, rapporte Libération, dimanche 22 avril

Le juriste Renaud Colson a publié dans la publication juridique française Dalloz, un article révélant qu’après le cannabidiol (CBD), extrait de plants de chanvre, le THC lui-même n’était plus totalement interdit. À la condition toutefois qu’il se présente sous une forme chimiquement pure, c’est-à-dire non associée à d’autres éléments contenus dans le cannabis. Le chercheur note que l’article R. 5132-86 du Code de santé publique a, dès 2004, autorisé le « delta-9-tétrahydrocannabinol de synthèse ». La mesure entendait sans doute permettre l’importation de certains médicaments, destinés notamment à aider les malades du sida ou du cancer à mieux supporter leurs traitements.

Incohérence réglementaire

Selon Renaud Colson les termes actuels de la loi devraient permettre de trouver le plus légalement du monde sur le marché « des produits combinant du CBD et du THC naturels, c’est-à-dire du cannabis reconstitué qui présenterait les diverses caractéristiques du produit sans en avoir les apparences »

« Cette incohérence réglementaire illustre la piètre qualité technique du droit de la drogue et l’incapacité apparente des autorités à suivre les évolutions techniques qui caractérisent le marché du cannabis ». L’homme, qui se dit favorable à une régulation rigoureuse des stupéfiants, avance : « les drogues sont dangereuses mais la prohibition les rend encore plus dangereuses ». En France, l’usage de cannabis reste un délit passible d’un an de prison.

EN BREF : L’OPINION

Entre le FN et Génération identitaire, les liaisons dangereuses

Dette : pourquoi tout le monde s’en fout

L’économie mondiale est aujourd’hui plus endettée qu’au début de la dernière crise financière. A part Christine Lagarde, directrice générale du FMI, personne ne semble s’en émouvoir. Jusqu’au jour où ce sera trop tard.

La dette mondiale est aujourd’hui 40 % plus élevée qu’avant la crise de 2008. Et la dette privée a explosé, en particulier dans les pays émergents. La France n’échappe pas au phénomène, au contraire : elle est le seul pays de l’UE avec le Luxembourg à avoir vu son endettement s’accroître 2017. Ces montants vertigineux sont « tenables » grâce au niveau des taux d’intérêt, à la croissance, à notre taille systémique. Sans oublier l’indifférence des Français plus préoccupés de leurs difficultés quotidiennes que l’avenir de ceux qui paieront.

EN BREF :       LE POINT

Concessions portuaires en Afrique : Vincent Bolloré en garde à vue à Nanterre

C'est dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de corruption en Afrique que l'industriel breton a été placé en garde à vue à Nanterre ce mardi.

Des sources proches du dossier, confirmant une information du Monde, indiquent que l'industriel breton Vincent Bolloré a été placé en garde à vue mardi à Nanterre dans une enquête sur des soupçons de corruption autour de l'attribution de concessions portuaires en Afrique de l'Ouest. L'homme d'affaires est entendu dans le cadre d'une information judiciaire ouverte à Paris qui vise à déterminer si le groupe Bolloré a utilisé ses activités de conseil politique pour obtenir la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée.

Démenti formel du groupe Bolloré

Dans un communiqué publié ce mardi matin, le groupe dément formellement que sa filiale de l'époque SDV Afrique ait « commis des irrégularités ». « Les prestations relatives à ces facturations ont été réalisées en toute transparence. L'audition de ses dirigeants permettra d'éclairer utilement la justice sur ces questions qui ont fait l'objet d'une expertise indépendante qui a conclu à la parfaite régularité des opérations. »

Le groupe Bolloré a publié un chiffre d'affaires de 18,3 milliards d'euros en 2017, en très forte hausse de 82 % du fait de l'intégration globale du groupe de médias Videndi, dont il détient 20,6 % du capital. Et pourtant, la croissance, de 6 % sur un an, a été tirée par le rebond de l'activité logistique pétrolière (+ 11 %), consécutif à l'augmentation des prix des produits pétroliers, et le dynamisme de la branche transport et logistique (+ 8 %) avec notamment l'accélération de la croissance au second semestre 2017 des activités en Afrique.

Mauritanie : « Esclave », l'injure qu'il faut désormais éviter

Dans la lutte contre l'esclavage et tout ce qui s'en rapproche, les autorités mauritaniennes s'inscrivent sur une orbite de fermeté. Illustration avec les premières condamnations de personnes ayant traité d'autres d'« esclaves ».

Trois Mauritaniens ont été condamnés lundi à des peines d'un an de prison ferme pour avoir « traité autrui d'esclave », une première pour ce type de délit dans un pays où la persistance de pratiques esclavagistes est régulièrement dénoncée par des ONG.

Créé en 2013, le tribunal spécial de répression des crimes d'esclavage a prononcé la peine maximale qui va de six mois à un an de prison prévue pour ce type de dénigrement dans trois affaires distinctes, rapportent des sources judiciaires.

Peines exemplaires

Les trois prévenus, qui ont également écopé d'une amende équivalente à 600 euros, ont été condamnés pour le « préjudice moral » subi par les personnes qu'elles avaient traitées d'esclave, en vertu d'une loi récente qui considère comme un délit « tout comportement consistant à dénigrer ou à traiter » quelqu'un d'esclave.

Par ailleurs, le tribunal a renvoyé à sa prochaine session un autre dossier portant sur un crime présumé d'esclavagisme proprement dit, les avocats de l'accusé ayant introduit un recours pour vices de forme devant la chambre des mises en accusation de la cour d'appel de Nouakchott.

En mars dernier, trois personnes avaient été condamnées en Mauritanie à des peines de 10 et 20 ans de prison ferme pour pratiques esclavagistes. Les ONG de défense des droits de l'homme accusent la Mauritanie de « déni » et de « censure » face à la persistance de cette pratique, officiellement abolie en 1981. Les autorités affirment pour leur part vouloir combattre les « séquelles matérielles et morales » de l'esclavagisme.

La Mauritanie pointée du doigt

La Mauritanie s'est cependant dotée en décembre 2015 de trois tribunaux spécialisés dans les affaires d'esclavage, à Nouakchott, Nouadhibou (nord-ouest) et Néma (sud-est). Ce dernier avait prononcé une première condamnation en mai 2016, à l'encontre de deux hommes, qui avaient écopé de cinq ans de prison ferme.

Selon le rapport de Global Slavery 2016, le taux d'esclave en Mauritanie est estimé à 1 % (43 000 personnes) même si cela reste très compliqué à mesurer. En 2014, le même rapport parlait de 4 % de la population réduite à l'esclavage. Certaines ONG locales dénoncent entre 10 et 20 % d'esclaves. Il est donc vraiment très difficile d'établir un chiffre.

Amnesty International va même plus loin et juge que depuis la réélection du président Mohamed Ould Abdel Aziz en juin 2014 et à un an de la prochaine présidentielle, les militants qui dénoncent la discrimination et l'esclavage s'exposent à « tout un arsenal de mesures répressives ».

Dingue, la dette publique pourrait baisser dès cette année

«

Il ne faut pas ranger les Français du côté des cigales ». Introduisant jeudi matin une journée de débats économiques au ministère de l’Economie et des Finances au côté de Christine Lagarde, Bruno Le Maire a assuré le service après-vente des réformes mis en place depuis le début du mandat d’Emmanuel Macron.

 Sans crier victoire pour autant. « Pour moi, tout commence, tout est devant nous. L’espoir, comme les difficultés », a-t-il déclaré, refusant notamment de commenter les bons chiffres 2017 sur le chômage, tombés quelques heures plus tôt.

Syrie : le compte-à-rebours des frappes françaises

Emmanuel Macron frapper a-t-il ? Ne frapper a-t-il pas ? Sauf retournement diplomatique de dernière minute au Conseil de sécurité des Nations Unies, le compte-à-rebours semblait enclenché, ce mardi 10 avril, vers des frappes françaises en Syrie, à la suite des récentes attaques chimiques sur la Ghouta. Si elles ont lieu, elles se feront en étroite coordination avec les Etats-Unis. Lundi, le président Trump avait promis des « décisions importantes sous 24 ou 48 heures », après avoir évoqué un « big price » (prix élevé). L’hôte de la Maison blanche accusait « le président Poutine, la Russie et l’Iran » de leur soutien à « l’animal Assad ». Plus sobrement, l’Elysée parle de « prendre ses responsabilités » et de « tenir ses engagements ». Quitte à prendre quelques libertés avec le droit international, en se passant - pour la première fois depuis le Kosovo en 1999 - d’une résolution des Nations unies. L’Opinion l’évoquait dès le 8 mars : Paris envisage une action militaire avec les Américains contre la Syrie. Depuis cette date, le ton n’a fait que monter.

SNCF : où va la grève ?

Les grévistes peinent de plus en plus à tomber d'accord sur une posture commune. Au dixième jour de mobilisation, l'unité du mouvement vacille. Les grévistes peinent de plus en plus à tomber d'accord sur une posture commune. Au dixième jour de mobilisation, l'unité du mouvement vacille. Ce mardi 24 avril, les cheminots entament leur dixième jour de mobilisation pour lutter contre le projet de réforme de la SNCF.

Mardi 24 avril. Les cheminots entament leur dixième journée de mobilisation pour protester contre la réforme de la SNCF. Depuis le début du mouvement, le 22 mars, le taux de grévistes est passé de 35,4 % des cheminots à 17,87 % ce mardi. « Aujourd'hui, nous avons atteint une vitesse de croisière où le taux de grévistes diminue quasi automatiquement, estime Roger Dillenseger, secrétaire général ferroviaire. Mais, pour une dixième journée de mobilisation, le taux reste élevé. » Les organisations syndicales tentent de fédérer et d'encadrer les militants, mais l'unité du mouvement est mise à mal.

Les grévistes peinent à tomber d'accord sur une posture commune. Parmi eux cohabitent DES MILITANTS INCONCIENTS. QUE SE PASSERA-T-IL SI LES GREVISTES CONTINUENT JUSQU4AU BOUTISME ? LES TOURISTES ETRANGER COMMENCENT A REFLECHIR POUR LEURS VACANCES. COMBIEN DE PME, PMI, ARTISANTS QUI NE POURRONT PLUS ASSUMER LEUR CHARGES, ET DEVRONT S’ILS NE FERMENT PAS LEUR ETABLISSEMENT DEVRONT LICENCIER.

LES GREVISTES NON SEULEMENT PRENNENT LES USAGERS EN OTAGES PAR LEUR EGOÏSME, MAIS DE PLUS METTENT LE PEUPLE QUI TRAVAIL AU CHOMÂGE. CERTAINS EXTRÊMISTES VEULET FAIRE TOMBER LE GOUVERNEMENT ! « Il faut aller jusqu'au bout et renverser Macron », réagit sur Facebook Jean-Michel, un cheminot mécontent. « Les trahisons de la part des têtes de syndicats sont trop nombreuses... » renchérit Dominique, une autre gréviste. »

Le peuple Français à son mot à dire, c’est lui qui a élu le Macron. C’est donc le peuple français qui décide et pas les grévistes inconscients.

EN BREF : LE PARISIEN

GRÈVE SNCF : LES VRAIS GAGNANTS TRANSPORT Des entreprises se  sont  adaptées  pour  répondre  aux  besoins  des  voyageurs  confrontés  à  la  grève  des  cheminots

Absents opportunément : ASILE ET IMMIGRATION Si le projet de loi  a  été  voté  à  l'Assemblée,  il  ne  l'a  été  que  par  deux  tiers  des  députés  la  République  en  marche,  signe  du  malaise  qui  règne  dans  la  majorité. C'EST UN SIGNAL AU GOUVERNEMENT.  LE VENT DU BOULET N’EST PAS PASSE LOIN MAIS IL  PEUT  SE  FAIRE  DE  NOUVEAU  SENTIR ;

APPEL CONTRE L’ANTI SEMITISME

L’indignation des musulmans

  LE MANIFESTE « contre le nouvel antisémitisme », publié dimanche dans  nos  colonnes,  a  suscité  hier  l'indignation  de  responsables  musulmans.  « Le procès injuste et délirant d’antisémitisme fait  aux  citoyens  français  de  confession  musulmane  et à l'islam  de  France  à  travers  cette  tribune  présente  le  risque  patent  de  dresser  les  communautés  religieuses  entre  elles  »,  s'indigne  le  recteur  de  la  Grande  Mosquée  de  Paris,  Dalil  Boubaker.  Le manifeste pointe « la radicalisation islamiste » et dénonce une« épuration  ethnique  à  bas  bruit  »  dans  certains  quartiers.  « Cette tribune est un non-sens, un hors-sujet. La seule chose à laquelle on adhère, c’est  qu'on  doit  tous  être  ensemble  contre  l'antisémitisme»,  martèle,  de  son  côté,  Ahmet  Ogras,  président  du  Conseil  français  du  culte  musulman.  Dans le manifeste, les signataires demandent aux autorités musulmanes  de  «  frapper  d'  obsolescence  »  les  versets  du  Coran  qui  appelleraient«  au  meurtre  et  au  châtiment  des  juifs,  des  chrétiens  et  des  incroyants  ».  «  Dire  que  le  Coran  appelle  au  meurtre,  c'est  très  violent  et  c'est  une  ineptie  !  »  estime  Tareq  Oubrou,  imam  de  la  Grande  Mosquée  de  Bordeaux. 

 

EN BREF : Le journal de Paris

Bolides électriques :  chouchouter les riverains,  ça  n'a  pas  de  prix

 Navettes gratuites, espace privatif  ...  Pour cette  3e  édition,  qui  aura  lieu  samedi,  les  organisateurs  du  Grand  Prix  multiplient  les  services  dédiés  aux  habitants  pour  compenser  les  désagréments.

 Le mystérieux tagueur s’en prend aux portes cochères.  Un  inconnu  a  recouvert  de  sa  signature,<<  Pubis>>,  les  portes  de  la  rue  du  Faubourg-Saint-Denis.  Les riverains sont excédés

Bataille de pouvoir autour des  HLM  La  prochaine  séance  du  Conseil  de  Paris  promet  d'être  agitée  avec  une  délibération  qui  doit  permettre  à  la  Ville  de  récupérer  des  logements  sociaux  sur  le  quota  des  mairies  d'arrondissement.

Locataires sur  son  propre  contingent»,  fait  valoir  le  maire  (PS)  du  XIIIe,  Jérôme  Cournet.  « ON  NE  PEUT  PAS  LAISSER  LES  GENS  À  LA  RUE  TOUT  DE  Même  !  »  «  Les  appartements  de  relogement  provisoires  seront  pour  moitié  pris  sur  le  contingent  Hôtel  de  Ville  et  pour  l'autre  moitié  sur  le  contingent  des  maires  d'arrondissement. 

«  C'est  une  nouvelle  tentative  de  centralisation  »,  râle  Jean-Pierre  Lecoq,  maire  (LR)  du  VIe.  «  Une  fois  de  plus  la  maire  (PS)  de  Paris  nous  retire  les  maigres  pouvoirs  que  nous  avons  en  tant  que  maires  d'arrondissement».  regrette  Geoffroy  Boulard,  maire  (LRI)  du  XVII"  qui  a  fait  adopter  un  vœu  dans  son  conseil  d'arrondissement  pour  demander  le  retrait  pur  et  simple  de  la  délibération  «  Moi  j'ai  cal-cu1é.  ce  seront  quatorze  familles  du  XVIIe  qui  m'ont  fait  une  demande  de  logement  social  qui  ne  sera  pas  satisfaite.  Je  ne  pourrai  pas  les  aider  alors  que  c'est  mon  rôle»,  insiste  l'élu  de  droite.

EN BREF : LE FIGARO

Taxe, surtaxe, contribution, redevance… Le matraquage fiscal (discret) du gouvernement

Bruno Le Maire l'a annoncé début janvier : « Il n'y aura pas de nouvel impôt pendant le quinquennat. » Pour Virginie Pradel, le gouvernement d'Emmanuel Macron a pourtant largement contribué à augmenter la fiscalité... par des procédés détournés.

L'art de plumer les contribuables français sans les faire crier

Jean-Baptiste Colbert, meilleur fiscaliste de l'histoire de France, l'avait déjà théorisé en son temps: «L'art de l'imposition consiste à plumer l'oie pour obtenir le plus possible de plumes avec le moins possible de cris». Si François Hollande ne s'est jamais révélé être un grand stratège fiscal (rappelons qu'il a contribué à déclencher plusieurs révoltes de contribuables, dont celles des pigeons et des bonnets rouges), il en va tout autrement de notre nouveau président ; celui-ci a en effet saisi d'emblée la nécessité d'augmenter les impositions en toute discrétion… afin d'éviter les rébellions et expatriations.

S'empêcher de créer un nouvel impôt ne signifie pas s'empêcher de créer de nouvelles taxes et de nouvelles contributions.

Mais comment augmenter la pression fiscale sans que cela ne se sache et surtout ne braque les contribuables? Plusieurs méthodes sont envisageables. Le gouvernement peut tout d'abord opérer une distinction entre les impôts, d'une part, et les taxes, contributions et cotisations, d'autre part. Il peut également recourir à des hypothèses fiscales improbables… et «marketer» les nouveaux prélèvements, voire (encore mieux!) les décentraliser… En somme, il existe en France presque autant de prélèvements que de façons de les augmenter sans se faire remarquer.

Distinction artificielle entre impôt, taxe, contribution et cotisation

Impôt, taxe, surtaxe, contribution, contribution « exceptionnelle », redevance… Notre terminologie fiscale est riche (il faut bien varier les plaisirs) ; et cela n'a manifestement pas échappé à notre ministre de l'économie qui en use… et en abuse.

Pour mémoire, ce dernier a affirmé sur RMC et BFMTV: «Il n'y aura pas de nouvel impôt en France pendant le quinquennat. On ne supprime pas un impôt pour en rétablir un autre». Soit! Mais pour notre ministre de l'économie, s'empêcher de créer un nouvel impôt ne signifie pas s'empêcher de créer de nouvelles taxes et a fortiori de nouvelles contributions! Aussi la première loi de finances rectificative pour 2017 a-t-elle introduit deux contributions sur l'impôt sur les sociétés au taux de 15 % (soit 30 % au total) pour les très grandes entreprises. On précisera que ces deux contributions, dites « exceptionnelles », n'ont en réalité d'exceptionnelles que le nom dès lors qu'elles s'inscrivent dans le prolongement direct de la contribution elle aussi exceptionnelle instaurée en 2012 par François Hollande, laquelle a pour rappel été prorogée et augmentée une fois (de 5 % à 10,7 %).

La deuxième loi de finances rectificative pour 2017 a, quant à elle, instauré deux taxes, à savoir celle sur l'exploration d'hydrocarbures et celle sur l'exploration de gîtes géothermiques à haute température. Enfin, la loi de finances pour 2018 a également introduit trois nouvelles taxes :

- celle pour le développement des industries de fabrication du papier, du carton et de la pâte de cellulose ;

- celle additionnelle à la taxe sur les certificats d'immatriculation des véhicules de tourisme ;

- celle sur les plus-values réalisées à l'occasion des cessions de logements par les organismes d'habitations à loyer modéré et par les sociétés d'économie mixte agréées.

Ce sont donc en définitive sept taxes et contributions qui ont déjà été créées par ce gouvernement.

Dans le même esprit, notre ministre de l'économie a déclaré qu'il n'y aurait «pas de hausse d'impôt» pendant le quinquennat. Soit! Mais cela n'empêche nullement d'augmenter les taxes et cotisations déjà existantes. C'est d'ailleurs ce que s'est attelé à faire le gouvernement dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018, dans laquelle il a augmenté les taux de la Cotisation Sociale Généralisée (CSG) de 1.7 point, ce qui porte celui sur les pensions de retraites à 8,3 %, celui sur les revenus d'activités à 9,2 %, et celui sur les revenus du patrimoine à 9,9 % (cela équivaut à une hausse de 20%).

Pour rappel, les cibles fiscales de cette hausse sont les retraités et les propriétaires immobiliers dans la mesure où ils ne bénéficient d'aucune compensation.

Les cibles fiscales de la hausse de la CSG sont les retraités et les propriétaires, qui ne bénéficient d'aucune compensation.

Au reste, le gouvernement a nettement renforcé le montant de la taxe carbone (hausse de 46 %) ce qui a corrélativement augmenté les tarifs des taxes intérieures de consommation (TIC) frappant les produits pétroliers (TICPE), le gaz naturel (TICGN) et le charbon (TICC). Ces taxes discrètement camouflées dans les factures sont très coûteuses pour les consommateurs d'énergies (essence, gazole, gaz, etc.) ; rappelons d'ailleurs que la TICPE représente à elle seule la quatrième recette fiscale de l'État (environ 16 Mds € par an). Enfin, le gouvernement a augmenté le taux de la taxe sur les métaux précieux (or, platine, etc.) de 10 % à 11 %, le tarif de la taxe sur les véhicules les plus polluants, ainsi que le montant des droits sur le tabac.

Certes, on ne peut pas reprocher à notre ministre de l'économie d'avoir délibérément menti dans la mesure où aucun impôt stricto sensu n'a été créé ou augmenté depuis son arrivée ; cela étant, la distinction politique qu'il a opérée entre impôt et taxe confine à la tartufferie fiscale pour au moins deux raisons. D'une part, car la différence existant en théorie entre ces deux prélèvements obligatoires (les recettes d'un impôt sont soumises à la «règle de non-affectation» contrairement à celles d'une taxe) n'est pas respectée par le législateur ; si bien que certains impôts portent le nom de taxe, à l'instar du premier impôt de France qui se nomme Taxe sur la Valeur Ajoutée (la fameuse TVA). D'autre part, car cette distinction entre impôt et taxe méconnue de la quasi-totalité des contribuables ne change rien en pratique pour ces derniers lorsqu'ils sont amenés à les payer.

Retenir des hypothèses fiscales improbables

Une autre méthode contestable à laquelle le gouvernement recourt est celle consistant à retenir des hypothèses fiscales improbables pour aboutir à des conclusions favorables d'absence de hausse d'imposition.

Retenir des hypothèses fiscales improbables pour aboutir à des conclusions favorables.

Prenons par exemple les droits sur le tabac: le gouvernement a décrété non seulement que ceux-ci allaient fortement augmenter (hausse de 1 € du paquet de cigarette en mars 2018) mais aussi que cette hausse conduirait naturellement les Français à arrêter de fumer. Il en a ainsi conclu qu'il n'y aurait pas de hausse des recettes fiscales liées au tabac en 2018 et donc pas de baisse du pouvoir d'achat des Français. Bien entendu, cette analyse est fortement contestable dès lors qu'il est impossible d'anticiper la réaction des fumeurs et que du reste, les expériences passées de hausses successives des droits sur le tabac n'ont jamais eu les effets escomptés par les pouvoirs publics, à savoir une baisse de la consommation.

On précisera que le gouvernement a retenu une analyse similaire s'agissant des taxes sur l'essence et le gazole puisqu'il est parti du postulat que la hausse des tarifs de ces taxes allait inciter les Français à moins conduire, ou à se reporter vers des véhicules électriques (d'autant moins probable avec la hausse de la taxe carbone à venir et donc du prix de l'électricité) ; et il en est naturellement arrivé à la conclusion que cette hausse n'allait pas obérer le pouvoir d'achat des Français.

Opter pour la décentralisation fiscale

Enfin, le gouvernement actuel a maintenu la décentralisation fiscale mise en œuvre par le précédent gouvernement, laquelle consiste pour l'État à transférer certaines compétences aux collectivités territoriales, sans ressources supplémentaires, mais en leur offrant la possibilité de créer un nouvel impôt local (à leur propre détriment). L'État a ainsi transféré en 2014 aux EPCI à fiscalité propre la compétence sur la Gestion des Milieux Aquatiques et la Prévention des Inondations (GEMAPI) et la faculté d'instaurer une nouvelle taxe GEMAPI, rebaptisée depuis lors «taxe inondation». Nouvelle taxe qui est loin d'être anodine puisque son montant pourra s'élever en 2018 jusqu'à 40 € par habitant, soit jusqu'à 200 € pour un couple avec trois enfants ; ce qui devrait largement venir compenser la baisse d'un tiers du montant de la taxe d'habitation en 2018.

En Bref les échos

Valérie Pécresse : Universités : Valérie Pécresse soutient la réforme du gouvernement

Les Républicains,  dans  le  nouveau  casse-noix  Macron  chasse  sur  ses  terres,  y  compris  régaliennes LR  vient  à  manquer  d'air. 

A force  de  juger  le  texte  Collomb  sur  l'asile  et  l'immigration  trop  dur,  ces  députés  LREM  ont  fini  par  lui  donner  une  coloration«  de  droite  »  qu'il  n'aurait  peut-être  pas  eue  sans  eux.  Après  les  réformes  économiques.  le  régalien  donc  :  mais  quel  oxygène  (politique)  reste-t-il  donc  aux  Républicains ?  Si  la  droite  a  moqué  le«  en  même  temps  »  macro  ni  en,  la  voilà  contrainte  à  un  «  oui,  mais  »  pas  toujours  lisible. 

Les réformes  oui,  mais  elles  ne  vont  pas  assez  loin,  la  SNCF  oui,  mais  il  aurait  fallu  s'y  prendre  autrement,  l'autorité  oui,  mais  plus  dans  les  discours  que  dans  les  actes.  Dans  la  navigation,  il  faut  au  moins  un  capitaine

Deux  ont  fait  une  apparition  médiatique  lundi,  mais  pour  dire  exactement  l'inverse.  Xavier Bertrand  (sur  RTL)  a  critiqué  Emmanuel  Macron  qui  «  nef  avorise  que  les  premiers  de  cordée  ».  Valérie Pécresse a  apporté  un  soutien  appuyé  à  la  réforme  des  universités  du  gouvernement.  Quand même les  opposants  internes  naviguent.

Universités :  Valérie  Pécresse  soutient  la  réf  orme  du  gouvernement  ENSEIGNEMENT  SUPÉRIEUR  La  présidente  (LR)  du  Conseil  régional  d'Ile-de-France  et  ex-ministre  de  l'Enseignement  supérieur,  Valérie  Pécresse,  a  soutenu  lundi  la  réforme  courageuse  du  gouvernement  sur  l'accès  à  l'enseignement  supérieur. 

Elle  a  salué  sa  fermeté  à  l'égard  de  ceux  qui  bloquent  et  dégradent.  Depuis plusieurs  semaines,  une  dizaine  de  sites  universitaires  (sur  75  universités)  sont  perturbés  voire  bloqués  par  des  étudiants  et  des  militants  pour  protester  contre  la  loi  sur  l'orientation  et  la  réussite  des  étudiants  (ORE

 

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Quand la sagesse rencontre l’insensé

Quand la sagesse rencontre l’insensé

Il était une fois au pays des antipodes,

Une fillette pleure son ami en exode

Son chagrin émet autour d’elle des odes

Entendus de ses amis du pays des rêves.

Elle est dans le monde des myriapodes.

 

Les ailes des mésanges musclées,

Caressent les cheveux d’or bouclés,

Ils chatoient sous le soleil frivole,

Des pétales de roses s’envolent,

La brise soulève la chevelure cerclée.

 

Sa salopette bleue-lin déclenche,

L’aubaine à la marguerite blanche,

Puisqu’elle est l’honneur du plastron.

Ses amis la console par les synchrotrons,

L’aria des cigales fuse vers les branches.

 

La nature s’illumine comme la Bastille,

Elle se vêt d’une multitude de brindilles,

Sa douleur l’oblige à supporter la bataille,

Tous agissent en fonction de leur taille,

Ils câlinent leur petite protégée en famille.

 

Un grand myriope aux idées décapantes,

Tant sa détresse est grandiloquente.

Il observe étonné avec douceur,

Inès la gosse, qui à travers ses pleurs

Sèche ses larmes l’interroge avenante.

 

  • Qui êtes-vous monsieur ?
  • J’étais un homme insensé,

La fée Conscience en colère,

Ma transformé en millepattes géant,

Jusqu’à ce que je trouve l’humilité.

 

Raoul narre à sa nouvelle amie Inès,

Je dois trouver et prouver ma sagesse,

Par mes actions en accord avec mon cœur,

De jeter tout ce qui mène à la rancœur.

La malédiction ne sera plus promesse.

 

  • Hé !  « Petite que vous arrive-t-il ?»

Les larmes d’Inès coulent subtiles,

Sous les mots de Raoul le cobra

La fée Ocarina étend son bras,

Sa baguette effleure Inès la versatile.

 

Le soleil apparait sous le regard d’Inès,

La fée Ocarina explique à la jeunesse

« Dans sa jalousie la fée Pétrobus,

À noué les cellules en microbus,

Inès de ce fait ne peut grandir en sagesse ».

 

Dès sa naissance près de la fontaine

Sa famille la croyait naine,

Chacun avait perdu l’espoir.

Inès pleurait devant le miroir,

Remplissant le bénitier en porcelaine.

 

Raoul s’épanche lui aussi,

Elles se rejoignent ainsi.

La fée Ocarina avise : vous êtes absous

Souriez l’avenir est à vous,

Votre épreuve est réussie.

 

C’est à l’orée du bois des chardons,

Que la flèche d’or de Cupidon

Envoie une chanson mélodieuse.
Les appelants à l’union miséricordieuse.

Métamorphose les corps jeunes gens.

 

Inès redevenue une belle jeune fille,

Raoul renaît en jeune homme de la bastille,

Consciences et cœurs ne font qu’un.

La générosité se pratique en commun,

La fée Pétrobus retrouve ses vieilles billes.

 

Lorsque la conscience est l’estampille,

Elle est l’osmose d’une camomille

Elle s’entoure d’une blanche corolle.

Ignorant la jalousie d’une barcarolle

Egalement la suffisance d’une pupille.

 

Raoul et Inès s’aiment en finale

Leur mariage fut la fête nationale

Au pays des myriopes c’est la jovialité.

Raoul a enfin retrouvé l’humilité,

Tous dansent au temps de la biennale.

 

Le zéphyr joyeux bat la mesure,

Les mésanges zinzinulent sur la masure,

Les cigales stridulent les fredaines.

Les colombes se charge de la traîne

Ce fut le mariage de la démesure.

Alumacom

12 janvier 2015

 

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Bonne nuit

 

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revue de presse 23 Avril 2018 N°15

revue de presse  23 Avril 2018 N°15

En Bref : LA CROIX

TRUMP- MACRON, UNE RELATIION PRIVILEGIE

Le président français commence une visite d’État de trois jours aux États-Unis (du 23 au 25 avril), à l’invitation de son homologue américain, qui s’apprête à le recevoir avec des honneurs réservés à aucun autre interlocuteur jusque-là.

Entre les deux chefs d’État, le courant passe, du fait d’intérêts partagés et malgré les divergences de position sur de nombreux dossiers.

À première vue, tous les séparent. D’un côté, Emmanuel Macron, 40 ans, pur produit de l’élite française, marié à son ancienne professeure, plus âgée que lui de vingt-quatre ans. L’ancien assistant de Paul Ricœur qui récite Molière et cite Hegel dans ses discours, se réclame d’un « humanisme réaliste » et défend le multilatéralisme.

De l’autre, Donald Trump, 71 ans, ex-magnat de l’immobilier, propriétaire de casino et animateur de téléréalité, trois fois marié – la dernière fois à un ancien mannequin, plus jeune que lui de vingt-quatre ans. Fier de n’avoir pas lu un seul livre, il se veut le champion de « l’Amérique d’abord » en mélangeant compulsivement tweets et politique.

En Bref : Ouest France

Air France et SNCF en grève les mêmes jours : trafic perturbé ce lundi et mardi

Deux conflits dans l'impasse et un nouvel épisode délicat pour les voyageurs : les cheminots de la SNCF et les personnels d'Air France sont appelés à cesser le travail ce lundi et mardi et les perturbations prévues sont proches des épisodes précédents.

Pas de convergence, mais une coïncidence des luttes inédite. Pour la première fois depuis le début des deux conflits, les grèves à Air France et à la SNCF tombent aux mêmes dates, deux jours de suite.  Cheminots et personnels d'Air France feront grève ce lundi et mardi ce qui engendrera des perturbations pour les voyageurs.

Sur les rails, le cinquième épisode de la grève en pointillés a commencé dimanche à 20 h. Il s'annonce un peu moins suivi que le quatrième, avec en moyenne 2 TGV sur 5 en circulation lundi, 3 RER et Transilien sur 7, ainsi que 3 Intercités sur 10, selon les prévisions communiquées par la compagnie ferroviaire.

Le nombre de grévistes n'a cependant pas varié : « Il y a quatre cheminots sur cinq au travail » mais « ceux qui conduisent les trains sont en grève à 60% », a indiqué M. Pepy.

 « C'est beaucoup moins qu'au début de la grève, où on était à 77% », a-t-il ajouté, affirmant que « la grève s'érode lentement ».

Le vote de la réforme ferroviaire mardi à l'Assemblée nationale n'a toutefois pas découragé les syndicats, qui ont suspendu jeudi leurs discussions avec la ministre des Transports, Elisabeth Borne, et demandé à négocier directement avec le Premier ministre, Edouard Philippe.

A Air France

Le nombre de grévistes tenus de se déclarer avant le mouvement est en baisse d'environ trois points chez les pilotes (28,1%), ainsi que chez les hôtesses et stewards (19,6%), et de presque un point parmi les personnels au sol (13%).

L'entreprise « regrette la poursuite de ces grèves » et rappelle avoir « fait plusieurs propositions pour sortir du conflit »

Le PDG Jean-Marc Janaillac a clairement mis sa démission dans la balance : si le résultat « est négatif, je ne vois pas comment je pourrais rester », a-t-il prévenu vendredi.

Migrants dans les Alpes : Collomb envoie des renforts « importants » pour le contrôle aux frontières

Le ministre de l'Intérieur a décidé d'envoyer dès ce soir "d'importants" renforts de gendarmes et de policiers pour contrôler les frontières dans les Alpes après les actions menées ce week-end par des activistes anti et pro-migrants.

Samedi et dimanche matin, des militants de Génération Identitaire, un groupuscule d'extrême droite, ont bloqué le col de l'Échelle emprunté par les migrants pour passer d'Italie en France.

« Des violences ont été commises vis-à-vis des forces de l'ordre et un véhicule de la gendarmerie nationale a été dégradé. Ces individus ont ensuite poursuivi leur action en direction de Briançon où leur présence fait l'objet de la plus grande vigilance »

Le ministre condamne toutes les actions

Gérard Collomb « condamne avec la plus grande fermeté l'ensemble des provocations, gesticulations et incidents qui ont marqué ce week-end dans les Hautes-Alpes et dont des groupes d'activistes d'ultra droite et d'ultra gauche sont respectivement à l'origine ».

M. Collomb qui défend son projet controversé sur l'asile et l'immigration à l'Assemblée nationale, a rappelé « sa volonté de combattre ceux qui souhaitent faire échec aux contrôles des frontières comme ceux qui prétendent se substituer aux forces de l'ordre dans ces missions ».

Mont-Saint-Michel. Neuf questions sur l'évacuation et le suspect

Que s’est-il passé dimanche matin au Mont-Saint-Michel ?

Deux versions des faits circulent. Elles ne sont pas contradictoires et peuvent même se compléter.

Selon la première, relayée par une guide touristique du Mont-Saint-Michel, vers 7 h 30, un individu est monté à bord d’une navette-bus menant à la « Merveille » et a proféré durant le trajet des propos menaçants envers les forces de l’ordre. La guide a alors prévenu les gendarmes. Une fois sur place, le suspect a été suivi sur le site grâce à la vidéosurveillance de la police municipale avant d’être perdu de vue.

Selon la seconde, un homme est arrivé vers 7 h 30 au Mont-Saint-Michel. Il a pris un café à une terrasse, puis a voulu faire une animation de rue. Comme cela lui a été refusé par le cafetier, l’homme s’est énervé et a proféré des menaces contre les forces de l’ordre. Certains témoins parlent d’un homme habillé de sombre criant vouloir « tuer des flics ». Les commerçants ont donné l’alerte.

 « J’ai alors ordonné l’évacuation du Mont par mesure de précaution, a expliqué le préfet de la Manche, Jean-Marc Sabathé, car personne ne connaît les intentions réelles de cet individu. J’ai fait aussi ratisser maison par maison pour m’assurer qu’il n’y soit pas ».

 

Terrorisme, Iran, commerce... Les enjeux de la visite de Macron à Washington

Le président français, qui se rend aux Etats-Unis lundi, évoquera le terrorisme, l’Iran et le commerce international avec son homologue Donald Trump.

La visite d’Etat d’Emmanuel Macron, lundi 23 avril à Washington, est la première d’un dirigeant étranger depuis l’installation de Donald Trump à la Maison Blanche. Le président américain a ainsi voulu souligner l’importance qu’il accorde à sa relation avec son « ami » Emmanuel Macron.

Les trois jours de la visite d’Emmanuel Macron et de sa femme se dérouleront en grande pompe. Entretien dans le bureau Ovale à la Maison Blanche, dîner à Mount Vernon, la maison de George Washington, adresse au Congrès comme pour tous ses prédécesseurs de la Ve République, à l’exception de François Hollande. Comme Valéry Giscard d’Estaing en 1976, il s’exprimera en anglais pendant une trentaine de minutes. Un discours pour « rappeler les valeurs communes et la volonté de continuer à écrire l’histoire ensemble », souligne l’Elysée. Il a accordé également un grand entretien, diffusé dimanche, à Fox News, la chaîne réactionnaire qu’affectionne Donald Trump. Le président français, accompagné lors de cette visite par Jean-Yves Le Drian (affaires étrangères), Florence Parly (armées) et Bruno Le Maire (économie) abordera dans ses entretiens avec son homologue tous les grands sujets internationaux.

Terrorisme

Il y a une évidente convergence dans le caractère prioritaire de la lutte contre le terrorisme, y compris contre ses financements, alors que se tiendra à Paris une conférence internationale sur le sujet les 25 et 26 avril. La France comme les Etats-Unis veulent finir d’éradiquer l’organisation Etat islamique (EI) de son ancrage territorial syro-irakien, mais Emmanuel Macron espère aussi convaincre son interlocuteur de maintenir les quelque 2 000 hommes, notamment des forces spéciales, déployés au nord-est de la Syrie dans le territoire contrôlé par les FDS (Forces démocratiques syriennes) à dominante kurde. Soumis à la pression de son électorat et fidèle à ses promesses de campagne, Donald Trump voudrait au contraire pouvoir rapatrier les « boys » dès que possible.

Ils parleront aussi du Sahel.

Aux côtés d’Emmanuel Macron, de Jean-Yves Le Drian, passé de la défense aux affaires étrangères, est un atout. D’où le soutien américain, désormais affirmé, à la force militaire du G5 Sahel, initiée par la France et réunissant le Tchad, le Mali, le Niger, le Burkina Faso et la Mauritanie.

L’Iran

La lutte contre la prolifération nucléaire et chimique sera aussi au cœur des discussions et notamment le dossier du nucléaire iranien sur lequel Paris et Washington ont de sérieuses divergences d’approche, malgré des préoccupations communes, notamment sur le programme balistique développé par Téhéran. Donald Trump n’a jamais caché son hostilité « à l’horrible accord » de juillet 2015 entre les « 5 + 1 » (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, plus l’Allemagne, et Téhéran), gelant pour dix ans le programme nucléaire iranien.

La France s’emploie, avec les autres signataires européens, l’Allemagne et le Royaume-Uni, à le compléter avec des « recommandations fortes », y compris la menace de nouvelles sanctions à propos des missiles balistiques, afin d’augmenter la pression sur Téhéran et de donner des gages au président américain.

Les négociations commerciales

C’est, avec le climat, l’autre grande pomme de discorde, depuis que, le 8 mars, l’administration Trump a relevé de 25 % les taxes douanières sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium, tout en épargnant – seulement provisoirement – les intérêts des Européens. Ceux-ci ont jusqu’au 1er mai pour négocier des exemptions permanentes. « On espère que cette visite va être utile pour mieux expliquer nos positions, mais on n’espère pas de “deal”, on ne prévoit pas d’engranger d’accord lors de ces trois jours »

« Pour les Etats-Unis, le numéro de téléphone de l’Europe, sa figure de référence, était Angela Merkel. Désormais, c’est Emmanuel Macron », relève Yves Bertoncini, de l’institut Jacques Delors. Un constat partagé par Célia Belin, chercheuse à la Brookings Institution qui, dans Foreign Affairs, relève que « la France, désormais, est le meilleur interprète des intérêts européens aux Etats-Unis ».

Loi asile-immigration : l’Assemblée nationale adopte le texte en première lecture

Défendu par le ministre de l’intérieur, il prévoit de réduire les délais pour les demandes d’asile et d’améliorer les reconduites à la frontière pour ceux qui en sont déboutés.

Après des dizaines d’heures de débats répartis sur sept jours, les députés ont adopté en première lecture le projet de loi asile-immigration, dimanche 22 avril. Du jamais vu, hors période budgétaire, depuis la loi Macron de 2014 ou l’homérique bataille du « mariage pour tous », il y a cinq ans jour pour jour.

Le texte, défendu par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, entend principalement réduire les délais de traitement des demandes d’asile et améliorer les reconduites à la frontière pour ceux qui en sont déboutés. Toute la semaine, les discussions ont surtout donné lieu à un affrontement entre deux visions de l’immigration et de l’accueil en France, dans une ambiance souvent tendue et polémique.

Un seul député LRM vote contre

Au final, le projet de loi a été adopté par 228 voix contre 139 et 24 abstentions. Il a été approuvé par la majorité LRM-MoDem et le groupe UDI-Agir-Indépendants. Les Républicains et toute la gauche – socialistes, communistes et « insoumis » – ont voté contre, tout comme les députés frontistes. Un député de la majorité, l’ancien socialiste Jean-Michel Clément, a voté contre. Il a fait savoir, dans la foulée, qu’il quittait le groupe LRM. Richard Ferrand, patron du groupe LRM avait annoncé que ceux qui s’opposeraient au texte étaient menacés d’expulsion du groupe.

EN BREF : THE TIMES OF ISRAËL

Comment pourrait se dérouler ce changement de tutelle ?

Selon la loi palestinienne, si le président de l’AP se trouve dans l’incapacité d’assumer son rôle, son remplaçant temporaire est le président du Conseil législatif palestinien, un poste actuellement occupé par Aziz Duwaik.

Jibril Rajoub, cadre du Fatah et président de la Fédération palestinienne de football à Ramallah, en Cisjordanie, le 12 octobre 2016. Des élections visant à désigner un nouveau président doivent avoir lieu 60 jours plus tard. Néanmoins, Duwaik est un haut-responsable du Hamas – et le Fatah ne lui permettra tout simplement pas de gouverner.

EN BREF : CONTREPOINT

Notre-Dame-des-Landes : savez-vous qui sont vraiment les Zadistes ?

Pull customisé de zadiste by Non à l'aéroport Notre-Dame-des-Landes (CC BY 2.0)

Qui sont les zadistes ? Comment s’organisent leurs bandes ?

 Découvrez qui bloque encore Notre-Dame-des-Landes.

TROIS NUANCES DE ZADISTES 

Les médias nationaux ne donnent pas une vision précise de ceux qui composent la ZAD. Il y a en fait trois groupes assez différents, dont la cohabitation sur place est compliquée. Et il est possible que certains sous groupes se divisent en sous-nuances que je ne saurais détailler.

Dans le premier groupe, figurent ceux que j’appellerais les bisounours, encore que beaucoup les affublent de sobriquets moins flatteurs. Ceux-là sont généralement assez jeunes, en rupture de vie familiale, mais de milieux parfois très aisés, et viennent là dans l’espoir de vivre en marge de la société capitaliste en fumant des pétards et vivant chichement.

De quoi ? Eh bien, du RSA (on n’aime pas la société, mais on aime bien que des gens travaillent pour financer son rêve, hein…), et de temps en temps, un coup de fil (smartphone de rigueur, le capitalisme, c’est mal, mais il y a tout de même des limites…) à la famille qui accepte de virer un peu d’argent sur le compte (on n’aime pas le capitalisme, mais les virement bancaires, c’est tout de même pratique).

 

Ceux-là, souvent bien connus des bureaux d’aides sociales environnants, ne sont en général pas dangereux, ne rackettent pas, et si on peut leur reprocher de profiter de branchements d’eau et d’électricité pirates, ils ne sont pas les éléments structurellement problématiques du Zadisme. On notera aussi leur propension à ne pas se sentir très concernés par les questions d’hygiène et de gestion des déchets, d’où quelques difficultés de cohabitation avec le second groupe de zadistes, nettement plus intéressant.

 

LES ZADISTES AGRICULTEURS ALTERNATIFS

Second Groupe, les agro-alternatifs, là encore, le néologisme est personnel. Ce sont ceux qui veulent vraiment développer « une agriculture différente », sur des terres marécageuses ou rendues à leur état marécageux d’origine, « respectueuse des différentes formes de biodiversité », (disent-ils), et qui prêtent une vraie attention à l’environnement. Ceux-là sont parfois juste rêveurs, mais parfois très doués, capables de tirer des sols les plus pourris des choses surprenantes, et pourraient certainement réussir dans l’agriculture de niche, en respectant le droit.

 

Mais ils ont tellement été pervertis par l’idéologie socialo-communiste (leur réaction contre l’agriculture extensive est toujours teintée d’idéologie gauchisante) qu’ils n’envisagent pas de créer une entreprise capitaliste pour mettre leur rêve en œuvre.

 

Il faut dire, à leur décharge (c’est le cas de le dire), que le système français les forcerait à suivre un enseignement agricole normalisé, à faire acte de candidature auprès d’organismes aussi peu ragoûtants que les SAFER (dont la réputation de rigueur déontologique… est à faire, ou plutôt affaires !), à vaincre les réticences du Crédit agricole ou autre établissement pour financer leur projet alternatif… Bref, il leur serait difficile de s’insérer dans le système productif socialisé et normalisé français.

 

Petite parenthèse : je comprends que la procédure de « régularisation simplifiée » mise en place par l’État pour ce profil de zadiste irrite au plus haut point les agriculteurs honnêtes prisonniers de la lourdeur française, et qui paient tous les impôts afférents, souvent pour un revenu final de misère. Mais il serait préférable de réclamer un allègement des formalités d’installation pour tous (un titre de propriété ou un bail en bonne et due forme restant de rigueur), et d’en finir avec les SAFER et autres parasites de l’agriculture qui mettent ce secteur en coupe réglée, plutôt que de vouloir intégrer tous les modèles d’agriculture alternatifs dans le moule hyper bureaucratique français.

 

Mais en attendant, la loi est la loi.

 

Malgré le romantisme que ce groupe de zadistes a pu susciter chez certains, il convient de ne pas les idéaliser : un vol est un vol, un squat est un squat. Après tout, j’ai connu d’autres écolo-rêveurs qui sont partis cultiver des ananas au Costa Rica en achetant leur terre en toute légalité et en apprenant sur place à la dure les contraintes de l’agriculture biodiverse… et de l’administration locale. Oui, on peut mettre en œuvre des projets différents en s’insérant dans le droit capitaliste, la recherche de la différence n’excuse en rien la violation des propriétés d’autrui.

 

Mais ces écolo-rêveurs ont suscité un certain courant de sympathie chez une partie de la population agricole riveraine, qui les aide, généralement en nature (produits agricoles et/ou de subsistance, fournitures diverses).

 

TROISIÈME GROUPE : LES ZADISTES SECTAIRES DE L’ULTRA GAUCHE VIOLENTE

Quoiqu’il en soit, le rêve de ces écolo-alternatifs est menacé par le 3e groupe, de loin le plus dangereux : celui des sectaires, des mouvances de l’ultra gauche violente.

Ceux-là sont sur la ZAD pour en découdre avec la société, les forces de l’ordre, l’État, tout prétexte est bon pour cela. Souvent en marge de la légalité, voire frayant ouvertement avec les milieux délinquants, ce sont eux qui rackettent le voisinage et les malheureux qui se seraient perdus sur une route intérieure (non seulement la célèbre RD 281, mais aussi de nombreuses voies communales). Ce sont eux qui ont, sur une grande partie de la zone, mis en place une discipline très autoritaire : ceux qui veulent venir sur la ZAD sont soumis à un interrogatoire, et se voient confisquer argent et papiers d’identité, dans la volonté de rendre tout départ de la ZAD très difficile.

Ils sont formés à l’école de tous les groupuscules plus ou moins violents, héritiers de Greenpeace et autres mouvements verdâtres rougeoyants à tendances fascisantes, de résistance violente contre les forces de l’ordre, tout en n’hésitant pas à en appeler aux bonnes consciences médiatiques pour faire condamner les violences pourtant défensives à leur encontre.

Inutile de dire que leur cohabitation avec les écolos du second groupe n’est pas des plus simples, et la presse s’est souvent faite l’écho de « tensions » entre zadistes, mais sans en analyser les ressorts. Les sectaires verraient d’un mauvais œil une normalisation de la ZAD, qu’elle se fasse ou non au profit des agro-alternatifs.

Ce groupe des sectaires est aussi le plus ramifié. Il y avait sans doute à peine plus d’une centaine de zadistes lorsque l’opération d’évacuation a commencé. Très vite, leur nombre aurait approché voire dépasser le millier, venus d’on ne sait trop où. Ce sont ces faux non-violents qui rendent difficile l’évacuation de la zone.

UNE POPULATION LOCALE EXASPÉRÉE MAIS AUX SENTIMENTS AMBIVALENTS

L’existence de profils de Zadistes variés explique à la fois l’ambivalence de l’opinion locale à leur encontre, entre ceux, que l’on suppose majoritaires, mais sans en être certain, qui souhaitent un écrasement rapide à n’importe quel prix de ces malfaisants, et ceux qui veulent qu’une conciliation permette aux plus romantiques de poursuivre leur projet.

Elle explique aussi que l’État éprouve certaines difficultés à déterminer comment régler le problème de la ZAD, une réponse unique n’étant pas nécessairement adaptée à tous les profils.

Si les riverains pensaient que l’annonce de l’abandon de l’aéroport allait enfin améliorer leur situation, ils en sont pour l’instant pour leurs frais. Au contraire, depuis que l’évacuation, ou plutôt la tentative d’évacuation, a commencé, le ballet des hélicoptères de gendarmerie, et de bataillons de CRS, l’amplification des contrôles de gendarmerie sur la route, ne font qu’amplifier leur exaspération.

Or le cahier des charges de l’évacuation stipule que toute nouvelle affaire Rémy Fraysse doit être évitée. Aussi les forces de l’ordre ne peuvent-elles pas frapper trop fort, ce qui allonge la durée des opérations, et donc la durée des nuisances supplémentaires infligées aux riverains. Pire encore, cela donne l’impression que l’État ne sait que faire, et exaspère les forces de l’ordre tout en donnant aux sectaires un espoir d’enlisement de la situation, qui est ce qu’ils recherchent absolument.

Il ne faudrait pas que la situation s’enlise, car alors le risque que l’opinion locale se retourne en faveur des zadistes serait réel.

LA VICTOIRE DE L’ÉTAT DE DROIT EST INDISPENSABLE

L’État n’a pas d’autre solution que de rétablir, et rapidement, l’état de droit sur la zone, au risque de voir tout projet d’aménagement contesté engendrer de nouvelles situations inextricables. Un renoncement signifierait une victoire inacceptable des factions les plus dures au sein de la ZAD.

Mais il ne doit pas créer une situation d’exception en vendant prioritairement et à prix sans doute trop préférentiel à des agro-utopistes, qui se sont montrés non respectueux des lois, des terres dans des conditions non respectueuses de l’égalité avec les autres agriculteurs. S’il doit y avoir revente des terres achetées par la collectivité pour l’aéroport, elle doit se faire à la régulière et au plus offrant. En contrepartie, l’État doit élargir sa réflexion, et profiter de l’occasion fournie par cette crise pour réformer les procédures d’accès à cette profession pour que ceux qui porteraient des projets d’agriculture différente puissent le faire sans se heurter à la bureaucratie et aux notabilités para-agricoles françaises qui les empêchent aujourd’hui de trouver un sol à leurs ambitions.

EN BREF : LE PARISIEN

Grève à la SNCF : un TGV sur trois, deux TER sur cinq, les prévisions du mardi 24 avril

Le mouvement social des cheminots se poursuit ce mardi.

La dixième journée de grève à la SNCF depuis début avril va encore affecter la circulation des trains. La compagnie ferroviaire annonce que seulement un TGV et un Intercités sur trois rouleront ce mardi. Elle table également sur deux TER et deux Transiliens sur cinq. Les trajets internationaux ne seront pas épargnés avec la moitié des trajets assurés.

De la suppression de la taxe d'habitation au big bang fiscal ?

EN BREF : LE PARISIEN ET SERVICE DES TERRITOIRES (CAISSE DES DEPÔTS)

Impôts :« Le prélèvement à la source va coûter cher aux petites entreprises !»

Alain Griset, le président de l’U2P qui défend les intérêts des artisans, commerçants et professions libérales, lance une pétition pour faire bouger les lignes avant l’entrée en vigueur de la réforme au 1er janvier 2019.

Ces 3 millions de petites sociétés sont menacées par l’entrée en vigueur du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu.

Si ce big-bang fiscal doit coûter 1,2 milliard aux entreprises, selon un rapport du Sénat, les entreprises de moins de 10 salariés seront particulièrement mises à contribution. A neuf mois de son entrée en vigueur - et alors que Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, lance ce mardi matin la campagne des impôts 2018 - Alain Griset tire la sonnette d’alarme dans Le Parisien - Aujourd’hui-en-France.

Pourquoi redoutez-vous la mise en place du prélèvement à la source, à partir du 1er janvier 2019 ?

ALAIN GRISET. Mais le chef d’entreprise n’a ni le temps, ni la compétence pour gérer cette réforme.

La réforme est-elle trop technique à gérer pour un petit patron ?

Je le crois. Parce qu’il y a une forte contradiction entre le discours de l’Etat sur la simplification de la vie des entreprises et la complexité de ce dispositif. Les chefs d’entreprise ne seront pas en mesure d’expliquer les changements sur la feuille de paie d’un salarié. Or, nous n’avons aucune vocation à devenir des experts du Code général des impôts !

Quels autres reproches adressez-vous à Bercy ?

La réforme fait peser un risque sérieux aux chefs d’entreprise des sanctions pénales sont prévues en cas d’erreurs. En dehors de cas de fraudes avérés, une telle sévérité n’est pas acceptable

Quel sera-t-il ?

Le prélèvement à la source va coûter huit fois plus cher aux TPE qu’aux grandes entreprises, indique un rapport du Sénat. Il va falloir modifier les logiciels lorsque les paies se gèrent en interne ou bien subir les augmentations de tarifs des comptables pour ceux qui sous-traitent.

Le Medef, qui représente les grandes entreprises, a demandé un nouveau report de la réforme. Est-ce votre position ?

Non. Mais nous lançons une pétition en ligne contre le projet tel qu’il est écrit aujourd’hui. Nous espérons obtenir des ajustements d’ici à sa mise en place en 2019, comme le retrait des sanctions pénales ou une compensation financière qui pourrait passer, par exemple, par un crédit d’impôt.

Le ministère de l’Economie entend-il vos arguments ?

La tonalité du moment : « Tout est décidé, on met en œuvre ! » Après, comme d’habitude aux yeux de Bercy, les entreprises se résument aux géants du CAC 40. On ne fait pas attention aux 3 millions de petites sociétés…

Avec deux annonces surprises : la réduction de 13 milliards d'euros des dépenses des collectivités durant le quinquennat (et non 10 milliards comme annoncé durant la campagne présidentielle) et le lancement d'une réflexion sur la refonte de la fiscalité locale devant aboutir l'an prochain. La suppression de la taxe d'habitation, dont la mise en œuvre est confirmée pour 2018, n'en serait qu'un élément.

Une compensation garantie à l'euro près

La solution serait en tout cas certainement plus satisfaisante que la préservation d'une part de taxe d'habitation prélevée auprès de seulement 20% des Français. Cette survivance fiscale ne serait "pas un bon impôt", a d'ailleurs commenté Emmanuel Macron.

Dans l'attente d'une éventuelle nouvelle taxe recouverte à leur profit, les communes et les communautés bénéficieront dès l'an prochain, en remplacement de la taxe d'habitation supprimée, d'une compensation sous la forme d'un.

 L'exécutif s'est engagé à inscrire ce mécanisme dans le prochain projet de loi de finances. il est le seul à garantir une compensation à l'euro près. "Si le choix est celui du dégrèvement, sera un moindre mal", a d'ailleurs reconnu François Baroin, le président de l'Association des maires de France à l'issue de la Conférence nationale des territoires. Dans ces conditions, les associations d'élus locaux hésiteront peut-être à utiliser les armes les plus lourdes contre le projet présidentiel. Comme la menace d'une saisine du Conseil constitutionnel au motif que la réforme ne respecterait pas l'autonomie financière du secteur communal et entraînerait une rupture d'égalité entre les citoyens (avec un effet de seuil énorme entre ceux dont le revenu fiscal de référence par part excède juste 20.000 euros par an et ceux dont le revenu se situe juste en-dessous).

Des effets en chaîne

La mise en œuvre du dégrèvement sera étudiée par un groupe de travail technique qui devait être mis en place dès la fin de ce mois de juillet par l'Etat et les associations d'élus locaux. La question est en effet complexe. Trois politiques publiques à revoir en priorité : logement, formation professionnelle et "intervention sociale").

En soufflant à son mentor de supprimer la taxe d'habitation pour doper le pouvoir d'achat des Français, l'ex-directeur de cabinet du ministre de l'Economie, Alexis Kholer, avait probablement sous-estimé les effets de la proposition.

Réduire les dépenses locales de 13 milliards d'euros

L'autre gros dossier de la rentrée sera l'objectif de baisse des dépenses publiques locales de 13 milliards d'euros en cinq ans.

 Une potion au goût très amer pour les élus locaux. Entre 2015 et 2017, les collectivités ont réalisé 97% de l'effort d'économies qui leur était demandé, alors que l'Etat n'a accompli que la moitié de son devoir. les collectivités sont à nouveau mises à contribution à hauteur de leur poids dans la dépense publique (20%). Mais il n'y aura point en 2018 de baisse des dotations de l'Etat, a promis le président de la République. Qui a ainsi entériné le changement de méthode qu'il avait prôné durant sa campagne. Pour autant, les collectivités devront respecter l'objectif de baisse des dépenses, à savoir "principalement les dépenses de fonctionnement", selon l'entourage du ministre de l'Action et des Comptes publics. Celles qui ne le feront pas écoperont d'une sanction en 2019. Pour définir le dispositif, une mission sera bientôt sur pied. Elle remettra sa copie en décembre, peu avant la seconde réunion de la Conférence nationale des territoires.

Pour trouver des économies "intelligentes" et "à leur main", selon les mots du président de la République, les élus locaux bénéficieront de libertés plus grandes. Une dose supplémentaire de souplesse leur sera accordée pour organiser les structures et les compétences locales. En outre, des travaux initiés par l'exécutif sur "la maîtrise et le stock des normes" débuteront à l'automne. Sans attendre leurs résultats, toute nouvelle norme devra être compensée par la suppression de deux normes existantes. La règle s'appliquera dès le 1er septembre prochain, comme le prévoit une circulaire du Premier ministre (voir notre article du 27 juillet, Collectivités, entreprises, particuliers : le gouvernement relance la chasse aux normes !).

Les élus locaux ne veulent pas être dupés

Principal poste de dépenses des collectivités, la masse salariale est aussi dans le viseur de la majorité LREM. Un groupe de travail "sur les leviers 'RH' et les modalités d’association des employeurs locaux pour toute décision ayant un impact sur la fonction publique territoriale sera installé à l'automne, précise-t-on du côté du Premier ministre. Edouard Philippe promet aussi de flécher 10 des 50 milliards d'euros du grand plan d'investissement vers les projets des collectivités territoriales en matière notamment de transition écologique et numérique. Ce plan, dont le financement n'a toutefois pas été précisé, sera lancé à l'automne.

Les élus locaux attendent maintenant des actes de la part du gouvernement. Ils sont nombreux à penser, comme Dominique Bussereau, président de l'Assemblée des départements de France "qu’un simple échange d’un peu plus de liberté contre beaucoup plus de sacrifices financiers ne serait pas acceptable

EN BREF : JOURNAL DE PARIS

Le difficile maintien des petits épiciers de quartier. Alors que les supérettes et les magasins bio se multiplient dans la capitale, les indépendants traditionnels, eux, ne font plus recette. A moins de se réinventer

  Les épiciers arabes, c'est fini ! »  Brahim Outanna, gérant du Bourdonnais Primeur, dans le VIe C'EST devenu une habitude. Depuis Brahim peine à payer le loyer 2400€ par mois.

.  Car contrairement au Franprix d’à côté qui ferme à 21 heures tous les jours sauf dimanche.  La lumière du Bourdonnais Primeur reste allumée Jusqu’à minuit  7.  jours sur 7

EN BREF : LE FIGARO

Le pari américain d'Emmanuel Macron 

Le Président français entame, lundi à Washington, une visite d’état de trois jours aux Etats- Unis la première de l’ère Donald Trump. Il mise sur la proximité avec son homologue pour étendre l’influence de la France.

Macron espère convaincre sur nombre de points de désaccord, Iran en tête sans aucune certitude de celui qu’il appelle son « ami », qu’il l’écoutera. Il est le premier dirigeant étranger à être reçu par Trump avec les honneurs d’une visite d’Etat. Macron est pour l’Amérique : 1 » Un Président dynamique et réformateur. 2 Le pari de Trumpien du chef de l’Etat pour renforcer l’influence de la France.

La majorité présidentielle à l’épreuve de la loi asile et immigration

Votée dimanche soir en première lecture, la loi asile et immigration a du mal à passer auprès de certains parlementaires de la majorité. Même si son adoption n’a laissé planer de doute, c’est la résistance de quelques députés LaREM majorité à ce texte qui pose problème.  L'exécutif veut par tous les moyens éviter qu'un groupe de frondeurs ne mine la majorité, comme du temps de la présidence Hollande.

L’exécutif ne veut pas laisser une fronde s’installer à l’Assemblée.

Majorité : le goût, l’odeur et la couleur de la fronde, mais elle n’est pas encore là. Les débats sur la loi asile et immigration se sont prolongé dimanche. Samedi soir, neuf d’entre eux ont ainsi voté contre l'article phare du projet de loi porté par Gérard Collomb, celui qui met en place le doublement de la durée maximale de rétention de 45 à 90 jours.  Si l’article a finalement été adopté, son examen a toutefois mis en évidence une ligne de fracture au sein de la majorité : présidentielle.

EN BREF : LIBERATION

SYRIE

COMMENT LAFARGE RENSEIGNAIT L’ETAT

Selon les derniers éléments du dossier d’instruction, que libération a pu consulter les dossiers des services secrets français étaient tenus au courant des conditions d’activité de la multinationale notamment des versements de l’Etat Islamique.

EN BREF : LE MONDE

LA Droite ET L’-extrême droite :  la tentation du rapprochement gagne la base

Les deux partis ont déposé un certains nombre d’amendements identiques

Ukraine Avec les oubliés de la rue Lénine

Territoire : l’appel des quinze présidents de région de gauche comme de droite appellent Emmanuel Macron à davantage s’appuyer sur les territoires

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Le printemps est l’espérance d’un renouveau

Le printemps est l’espérance d’un renouveau

Le printemps, c’est le temps précieux

À la sortie d’un hiver qui a été pernicieux.

Ces jours hument les fraîches fragrances

Les massifs du parc ravissent par les nuances

Les chants printaniers mélodieux m’éblouissent

Les brises matinales de leurs caresses m’étourdissent.

La nature si généreuse n’est plus en sommeil

Le printemps annonce qu’il est dans la corbeille

Les pétales et pistils des cerisiers s’envolent,

Ils croisent les fleurs de leurs voisins du verger.

Les arbres s’habillent fébriles frivoles

De capes blanches, jaunes ou roses sont figées.

Le gazon se vêt de mini fleur sur tout le sol

Car le printemps c’est le temps festif ouvragé

De la création entière la nature est son obole

Celle des naissances et de la jeunesse aménagées.

Nos souvenirs commencent au chant du coq

Les histoires contées au pied de l’arbre.

Sous le feuillage naissant verdoyant de sa toque,

Le merle siffle, la mésange chante s’attardent,

Corneilles et pies veillent sur leurs petits du roc

L’amour est présent solide et glacial du marbre,

Pourquoi nous voyons-nous pas cette époque ?

Le printemps l’espérance le regain est sa cocarde.

 

Alumacom

25 avril 2016

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BONJOUR, bonne semaine

 

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REVUE DE PRESSE DU 21 AVRIL 2018 N°14

REVUE DE PRESSE DU 21 AVRIL 2018 N°14

EN BREF : LCI

SNCF : malgré les demandes des syndicats, "les discussions se feront" avec Borne

Les discussions se feront" avec Elisabeth Borne car "ce ne sont pas les syndicats qui déterminent avec qu'ils discutent", affirme le porte-parole du gouvernement.

Comme à chaque lendemain de grève, le trafic est légèrement perturbé à la SNCF. Suivez les dernières infos en direct.

La colère des abonnés voire la vidéo en cliquant ci-dessous, les contrôleurs eux ne font pas grève !

1 TGV sur 3, 2 TER et Transilien sur 5, trafic très perturbé ce jeudi

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EN BREF : AFRICA TIME

Edouard Philippe au Mali les 7 et 8 avril 2018

Voyage reporté pour raison événements importants

Visite aux troupes françaises et rencontrer le président Ibrahim Boubacar Keïta, a annoncé Matignon jeudi.

Le Premier ministre évoquera avec le chef de l'Etat malien "tous les enjeux de la relation bilatérale et les questions régionales, notamment s’agissant de la lutte contre le terrorisme", indique son cabinet dans un communiqué.

Il rencontrera également le Premier ministre malien Soumeylou Boubeye Maiga pour un entretien davantage centré sur le volet économique.

Une visite est également prévue aux forces françaises engagées dans l’opération Barkhane, ainsi qu'auprès de la communauté française à Bamako.

Les problèmes sécuritaires au Mali ne peuvent pas être réglés "en moins de 10 à 15 ans", a estimé fin février le général François Lecointre, chef d'état-major des armées françaises, au cours d'une audition parlementaire rendue publique la semaine dernière, tout en rejetant l'idée d'un "enlisement" des forces françaises au Sahel.

Quelque 4.000 soldats français sont déployés depuis 2014 au Sahel pour l'opération antijihadiste Barkhane, qui a succédé à l'opération Serval déclenchée au Mali en 2013.

Bien que depuis 2013 les groupes liés à Al-Qaïda aient été dispersés et en grande partie chassés du nord du Mali, des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU (Minusma), régulièrement visées par des attaques.

Il y a une semaine, cinq soldats français ont été légèrement blessés par des tirs contre le camp de la Minusma et de Barkhane à Kidal (nord).

Fin février, deux soldats français ont été tués et un blessé dans le nord-est du pays dans l'explosion d'une mine artisanale, portant à 22 le nombre de militaires français morts dans le Sahel depuis 2013.

EN Bref : la nouvelle République

Kim Jong Un : annonce la fin des essais nucléaires nord-coréens, fermeture du site(AFP) Washington et Pékin saluent

La Corée du nord a annoncé samedi la fin des essais nucléaires et des tests de missiles intercontinentaux ainsi que la fermeture de son site d'essais atomiques, un geste aussitôt salué par le président américain Donald Trump qui doit prochainement rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un pour un sommet inédit.

"A partir du 21 avril, la Corée du Nord va cesser ses essais nucléaires et les lancements de missiles balistiques intercontinentaux", a dit M. Kim, qui a jugé que le site d'essais nucléaires de Punggye-ri, dans le nord du pays, a "rempli sa mission", selon ses propos cités par l'agence officielle nord-coréenne KCNA.

Le Nord va fermer le site "afin de prouver son engagement à suspendre les essais nucléaires", a ajouté KCNA, citant le dirigeant nord-coréen, qui n'a toutefois pas évoqué le démantèlement de son arsenal, qualifié d'"épée chérie" protégeant le pays.

"Mission accomplie"

"Comme le caractère opérationnel des armes nucléaires a été vérifié, il n'est plus nécessaire pour nous de mener des essais nucléaires ou de lancer de missiles à moyenne et longue portée ou ICBM" (missiles balistiques intercontinentaux, ndlr), a expliqué Kim Jong Un lors d'une réunion du Comité central du parti unique au pouvoir en Corée du Nord.

“Rétablir la confiance” dans le système judiciaire

La réforme de la justice entre en procédure

Répondre efficacement aux attentes des justiciables, des citoyens et de ceux qui rendent la justice : c’est le but déclaré du projet de loi de réforme de la justice présenté vendredi en Conseil des ministres par la garde des Sceaux Nicole Belloubet.

Premier élément pour adoucir les oppositions, l’augmentation du budget accordé au ministère de la Justice, qui va passer de 6,7 milliards d’euros en 2017 à 8,3 milliards en 2022, dont une grande partie sera destinée aux prisons. Une manne destinée aussi à « l’amélioration des conditions de travail dans les juridictions » avec au total 6.500 créations d’emplois en cinq ans. En tout cas de quoi, pour Nicole Belloubet, mettre en œuvre les différents volets de la réforme.

« L’état de nos juridictions et de nos prisons ne répond pas aux attentes des citoyens », constate la garde des Sceaux dans l’exposé des motifs du projet de loi de programmation. Il faut donc « rétablir la confiance de nos concitoyens dans notre justice », « rendre plus effectives les décisions des magistrats ». Convaincre la majorité parlementaire en l’état ne devrait pas être difficile. Pour l’opposition comme pour les acteurs de la justice, il faudra passer par la case amendements, pour le moins.

Les tribunaux d'instance "tous maintenus"

Le projet de loi comprend un grand nombre de mesures. Voici les plus notables.

Refonte de l’organisation judiciaire. C’est le point qui inquiète le plus des collectivités territoriales : les tribunaux d’instance (TI) et de grande instance (TGI) sont fusionnés. Pour autant, a répété Nicole Belloubet, « aucun » tribunal d’instance ne sera fermé (il y en a déjà eu un certain nombre par le passé depuis leur création en 1958) et la fusion « ne changera rien » pour le justiciable. Dans les villes où il n’existe actuellement que des TI, ils seront « tous maintenus ». Idem dans celles où il n’y a qu’un TGI. Et pour les 37 départements qui comptent deux TGI, comme les 11 qui en comptent trois, les tribunaux pourront être spécialisés pour éviter « l’éparpillement ». De même, il est prévu une expérimentation de spécialisation dans deux régions comprenant plusieurs cours d’appel.

La procédure pénale renforcée. Le projet de loi lance l’expérimentation d’un tribunal criminel départemental. A mi-chemin entre cour d’assises et tribunal correctionnel, il jugera des crimes allant jusqu’à vingt ans de réclusion. Il sera composé de magistrats uniquement et non de jurés populaires. Environ 57 % des affaires actuellement jugées aux assises (sur un total de 2.000) seront concernées.

Simplifier la procédure civile. La ministre entend développer les modes de règlement amiable des différends, notamment en généralisant l’obligation préalable de tentative de règlement amiable pour les litiges de faible incidence financière et pour les conflits de voisinage, ou encore en certifiant les plateformes de résolution des litiges en ligne.

Mineurs délinquants. Le projet pose le principe « de préparer de manière progressive » la sortie des mineurs des centres éducatifs fermés et d’expérimenter une nouvelle mesure éducative d’accueil de jour.

 

EN BREF : LE PARISIEN

EN BREF : JOURNAL DE PARIS

LA MAISON DE LA RADIO INSCRITE AUX MONUMENTS HISTORIQUES

La Maison de la radio, siège de la société Radio France depuis 1975.

LE SIÈGE DE RADIO FRANCE, situé en bord de Seine (XVIe), vient d'être inscrit aux monuments historiques. Inaugurée par le général de Gaulle en 1963, cette Maison ronde de plus de 100 000 m2 en forme de « camembert », emblématique de l'architecture des années 1960, a été conçue par l'architecte Henry Bernard, à qui l'on doit aussi le Palais de l'Europe, à Strasbourg (Bas-Rhin).

Le siège de Radio France a été rouvert au public en 2014, avec un programme ambitieux d 'émissions en public, débats, concerts, salons et expositions qui ont rassemblé près de 300 000 personnes en 2017, ainsi que l'ouverture d'un bar et d'un restaurant. Le classement, pour les sites les plus importants, ou l'inscription aux monuments historiques, a un objectif de protection. En 2015, 43 600 immeubles étaient protégés au titre des monuments historiques en France (14 100 classés et 29 500 inscrits), selon le site du ministère de la Culture.

Fermeture au métro Barbès : les riverains se mobilisent

CET ACCES est fermé de 9 heures à 17 heures. Veuillez utiliser les autres entrées et nous excuser pour la gêne occasionnée. » Le panneau informatif faisant état de la fermeture de la sortie 5 de la station Barbès par la RATP est visible depuis fin mars, chaque mercredi et samedi.

Cette mesure, imposée par la RATP pour lutter contre les vendeurs à la sauvette, suscite la colère des riverains. « C'EST UN VÉRITABLE RENONCEMENT QUE NOUS N'ACCEPTONS PAS>> Hier matin, ils se sont réunis pour empêcher la clôture de la barrière, jugée pénalisante pour les commerçants et problématique pour les usagers. En vain : la fermeture avait été anticipée. « Cette mesure ne change rien à la question du marché sauvage, affirme Jean Raphaël Bourge, vice-président de l'association 3 Action Barbès » Opposés à la mesure, les élus locaux ont réagi lundi. Un vœu fédérant les différents partis, porté par la majorité, a finalement été adopté au conseil du XVIIIe.  Diane VEY, chef de cabinet d’Éric Le joindre, confirme : « Ce sujet a été évoqué à plusieurs reprises avec la RATP mais nous nous opposons, de manière consensuelle au sein de la mairie, à la solution proposée, un véritable cache-misère. » De son côté Raphaël René-Bazin, responsable de l'agence territoriale de la RATP, reconnaît que la mesure n'est « pas optimum mais nécessaire à la fluidité de la station et à la sécurité des usagers ». Il rappelle avoir « alerté à plusieurs reprises les institutions sur la situation ». Pour le moment la RATP maintient donc la mesure. Hier, vers 10 h 30, les premiers vendeurs à la sauvette s'installaient

sur le trottoir. MÉLANIE COTTREZ

EN BREF : LE FIGARO

La régularisation des clandestins s'invite dans le débat sur l'immigration

Le gouvernement récuse tout « plan caché », mais admet que des clandestins de longue date obtiendront une carte de séjour.

C'est une passe d'armes qui en dit long sur le climat électrique dans lequel se tient le débat sur le texte asile et immigration. Dans la nuit de mercredi à jeudi, alors que les députés examinaient le troisième article du texte, la ministre auprès du ministre de l'Intérieur, Jacqueline Gourault, est entrée dans une colère noire à 1 h 45 du matin. D'ordinaire affable et joviale, celle-ci s'en est prise aux députés LR qui insistaient pour obtenir d'elle des éléments sur un «plan caché» de régularisation de 40.000 sans-papiers, un chiffre évoqué anonymement par un élu de la majorité

DES HAUSSES D'IMPOTS D'UNE BRUTALITE INOUIE POUR DES MILLIONS DE FRANÇAIS

Le député LR et ancien président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale a calculé pour « Le Figaro Magazine » le choc fiscal qu'encaisseront les Français en 2018. Il s'élèvera à plus de 9 milliards d'euros, soit plus que les augmentations Hollande de 2013.

Les impôts des Français bais-sent-ils, comme l'affirme le gouvernement ? Bien au contraire ! Le gouvernement a décidé d'augmenter massivement la CSG, pour un montant global de 22,5 milliards d'euros. D'où, cette année, un mouvement de transferts fiscaux entre les contribuables qui atteint des proportions inédites. On n 'avait jamais connu cela, en tout cas pas depuis 2013, première année du quinquennat Hollande. Cette hausse est néanmoins compensée par la baisse de.la cotisations salariales ... Partiellement seulement. D'autres hausses d'impôts sont-elles supportées par les ménages ? Les ménages subissent cette année une augmentation très forte, à hauteur de près de 5 milliards d 'euros, des taxes sur l'énergie et le tabac et, pour les familles, de la baisse de la prestation d'accueil du jeune enfant.

Le gouvernement rappelle que la suppression partielle de l'ISF (transformé en IFI) et la mise en

place du prélèvement forfaitaire unique (PFU) génèrent4,5 milliards d'euros de baisses d'impôts. Mais pour qui ? Cette baisse est concentrée sur moins de 100 000 ménages très fortunés sur un total de 37 millions de foyers fiscaux ... Les réductions d'impôts concernent donc une minorité de Français, au nom de la mobilité du capital et du financement de l'économie, tandis que des millions de contribuables voient leur note fiscale s'alourdir brutalement. Ce qui, à terme, va poser un problème de pouvoir d'achat que le gouvernement a sous-estimé. Les classes moyennes et moyennes supérieures sont-elles prises pour cible '! Disons qu’elles continuent d'être considérées comme des « vaches à lait » idéales. Les petits riches, ceux qui disposent d'un patrimoine immobilier soumis à l'IFT et de revenus au-delà de l O 000 € par mois, en ont déjà pris plein la figure sous François Hollande avec l'augmentation et la généralisation du barème de l'impôt sur le revenu,

La diminution de la taxe d'habitation ne leur apportera-t-elle pas du baume au cœur '! Cette baisse ne concernera que les foyers dont le revenu fiscal de référence est inférieur à un certain seuil. En zone urbaine, là où le coût de la vie justifie des salaires plus élevés, de nombreux foyers appartenant aux classes moyennes continueront de payer la taxe d'habitation, bien que leur pouvoir d'achat soit dans la réalité très juste compte tenu du niveau de leurs dépenses obligatoires (transport, logement. .. ). Il y a là une profonde injustice qui n'est pas de nature à apaiser le ressentiment fiscal de ces millions de Français qui ont le sentiment de payer pour les autres.

EN BREF : VALEUR

L’EDITORIAL Par Yves de Kerdrel

Récit d'un assassinat politique Il y a un an exactement, François Fillon était éliminé de l'élection présidentielle. Mais après une campagne qui n'a jamais eu lieu, et transformée en meurtre judiciaire.

I1 y a un an, presque jour pour jour, avait lieu le premier tour de l'élection présidentielle. En n'obtenant que 7212995 voix, soit 465496 de moins que Marine Le Pen, François Fillon se voyait éliminé d'une élection pour laquelle il avait été facilement sélectionné par l'ensemble des partis de droite. Très vite, l'ancien Premier ministre a reconnu avec panache sa défaite. « Malgré tous mes efforts, malgré ma détermination, je n'ai pas réussi à vous convaincre. Les obstacles mis sur ma route étaient trop nombreux, trop cruels ... Le moment venu, la vérité de cette élection sera écrite. »

Un livre remarquable vient de paraître, qui explique comment tout a été, effectivement, mis en place avec une précision et une minutie incroyable, pour abattre et détruire politiquement François Fillon. Cet ouvrage -le Procès Fillion, publié par Les Éditions du Cerf-est d'autant plus intéressant à lire qu'il a été écrit par un avocat n'ayant aucune sympathie filloniste. Son auteur, Hervé Lehman, est avocat à la cour d'appel de Paris, également ancien magistrat et juge d'instruction par vocation pendant dix ans. Pendant l'élection présidentielle, il publiait ses commentaires sur le site Internet de l'Obs, magazine très opposé au candidat de la droite et du centre. En ancien juge, parfait connaisseur de la procédure, il a détricoté tous les actes judiciaires réalisés dans ce que l'on a appelé "l'affaire Fillon". Et il montre en toute objectivité, même de manière scientifique comment l'ancien Premier ministre a été l'objet d'une véritable justice d'exception, réservée d'habitude à des États n'ayant pas le sens de l’équité si cher à la France ; Premier exemple : le Canard enchaîné : qui lance l'affaire des revenus attribués à Mme Fillon d'abord qualifiés de fictifs et aujourd'hui qualifiés de « surévalués »

Ce même parquet ouvre dès le lendemain une enquête préliminaire, alors que le journal satirique vient d'arriver dans les kiosques. Comme l'explique Hervé Lehman, « François Fillion a perdu à cet instant l'élection présidentielle ». Non pas parce qu'il est un mauvais candidat Au contraire, la primaire de la droite a fait ressortir sa force de caractère et la qualité de son programme. Ce parquet hors norme qu'est le Parquet national financier ont décidé de le placer en situation « d’empêchement ». Jamais dans 1’histoire la justice n'a été aussi rapide. Mais le pire c'est qu'aucun juge, ni aucune cour ne peut désormais revenir en arrière. Car cela reviendrait à remettre en cause le résultat de l'élection présidentielle. La France des petits procureurs, faite de journalistes aux ordres et de juges politicards a eu la peau de François Fillon. Et en dépit de ses turpitudes avérées elle ne risque rien, car Emmanuel Macron lui doit d'être aujourd'hui à l'Élysée.

An~ien secrétaire général de l'Elysée, ami intime de François Hollande, aujourd'hui ambassadeur à Londres, Jean-Pierre Jouyet a-t-il menti à la justice? En novembre 2014, les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme publient Sarko s'est tuer, livre dans lequel ils racontent que, lors d'un déjeuner, le 24 juin 2014, François Fillon aurait demandé à Jouyet que l'Élysée pousse les juges à "taper" Nicolas Sarkozy, pour empêcher son retour en politique : « Jean-Pierre, tu as bien conscience que si vous ne tapez pas  vite, vous allez le laisser revenir. » Fillon nie alors en bloc et porte plainte en diffamation contre les deux journalistes du Monde et Jean-Pierre Jouyet. Durant la procédure, celui-ci maintient ses affirmations ; son avocat confirme cette version dans les conclusions remises à la cour. Mais le témoignage de Gaspard Gantzer, ancien conseiller en communication de François Hollande à l'Elysée, paru il y a plusieurs mois dans son livre La politique est un sport de combat, vient remettre en cause cette parole. Il réfute la version des journalistes : » J’ai bien déjeuner avec eux, mais je ne me souviens pas de çà. Il faut démentir.

Macron à Berd'huis : un• bain de foule maitrisé Brigitte Luypaert, la maire du village de Berd'huis (Orne), garde un souvenir angélique de la venue du président, interviewé dans une école de sa commune. Et pour cause : seules les personnes favorables au chef de l'État étaient autorisées à l'approcher. Quant aux mécontents les cheminots, infirmiers et professeurs qui avaient fait le déplacement-, ils ont été tenus à l'écart derrière des barrières par les nombreux CRS et policiers. Brigitte Luypaert le reconnaît : « Le dispositif était impressionnant. Les opposants ont été canalisés. »

En bref : valeur, le Point

Marcel Campion, le cauchemar d'Hidalgo

En guerre ouverte avec la maire de la capitale, "le roi des forains", propriétaire de la grande roue de Paris, livre un combat aux allures de foire d’empoigne à celle qui fut longtemps son amie. Lorsqu'il apprend qu'Anne Hidalgo a obtenu son rond de serviette pour la soirée de gala annuelle de Leonardo Di Caprio, Marcel Campion y voit l'occasion rêvée d'obtenir enfin de la maire de Paris une explication au refroidissement soudain de leur relation. Il n'aura fallu que quelques coups de fil pour que "le roi des forains", en villégiature à Saint-Tropez, à quelques kilomètres du domaine Bertaud Belieu où se déroulent les festivités, se glisse parmi les convives. De Madonna à Pénélope Cruz, en passant par Edward Norton et Uma Thurman, tous se pressent à la vente aux enchères.

 Plus à l'aise dans le gratin parisien que dans l'hollywoodien, Hidalgo semble perdue. Marcel Campion s'approche. Elle se lève d'un bond : « Laisse-moi, Marcel. Je ne dois plus te parler !» « C'est à n'y rien comprendre !», martèle Marcel. « Elle est folle à lier », peste· t-il. La maire de Paris qui, il y a encore quelques mois l'appelait tendrement « Marcel », ne répond plus à aucun de ses appels. Pis, lui sucre un à un les joyaux de sa couronne : le marché de Noël dont elle considère aujourd'hui les produits de qualité médiocre ; "Jours de fêtes" au Grand Palais, préférant désormais accueillir sous sa nef une comédie musicale plutôt que ses bruyants manèges-Même la foire du Trône installée dans les bois de Vincennes depuis un demi-siècle, pourrait être réduite de moitié pour aménager un espace de baignade dans le lac Daumesnil. Marcel Campion devant la grande roue de la place de la Concorde. Un des joyaux de sa couronne

UNE FOIS INTRONISÉE À L'HÔTEL DE VILLE, LA "REINE" HIDALGO APPELLE RÉGULIÈREMENT CAMPION À LA RESCOUSSE

Bref : Pour Hidalgo le vieux n’a plus la cote

Anne Hidalgo, Marcel Campion et Bruno Julliard (premier adjoint à la maire de Paris), lors de l'inauguration du marché de Noël des Champs-Élysées, en 2014.

Conflit. 450 000 exemplaires de ce tract titré « Paris libéré » ont été imprimés, rapporte Le Point.

« Je me bats et je me battrai jusqu'au bout contre le diktat des puissances, qu'elles soient politiques ou financières. » Le mouvement Paris libéré a été lancé par Marcel Campion en début d’année après que la maire de Paris Anne Hidalgo a décidé de ne pas organiser le marché de Noël, moment charnière de l’année pour les forains. Distribué gratuitement, Paris Libéré pourrait reparaître pour un deuxième numéro en juin.

 

Le vélo en libre-service dépasse les bornes À Paris, le Vélib' se double d'une offre asiatique de milliers de bicyclettes sans station d'accueil. '

A Paris, à bicyclette. Voilà bien une idée dans l'air du temps. Une idée à marche forcée ? Paris, capitale du vélo en 2020. L'ambitieux objectif de la maire de Paris, Anne Hidalgo, est-il réaliste ? Cela revient à tripler en cinq ans la part d'utilisation de la bicyclette dans les trajets domicile-travail en la faisant passer à 15 %. Tout cela va s'opérer avec la "piétonisation" des voies sur berge, l'octroi d'aides spécifiques pour l'achat de vélos ou, même, de cyclomoteurs électriques, sans oublier le développement de maintes pistes cyclables. Voilà pour la cible alors que l'automobiliste est présenté comme un pollueur. Le Vélib', inauguré en 2007 par son prédécesseur Bertrand Delanoë, a trouvé, c'est vrai, son public. Après dix ans d'essor, ce vélo disponible sur borne compte à ce jour plus de 300000 abonnés à Paris. Ses usagers franciliens avaient jusqu'alors à leur disposition une flotte de 23000 bicyclettes disséminées sur le territoire de la commune, mais aussi dans les villes limitrophes

situées à moins de 1,5 kilomètre de la capitale. Le taux de satisfaction de cette clientèle s'élevait en 2015 à 89 %, (étude Atelier parisien de l'urbanisme). Rien qu'à Paris et dans sa proche banlieue, les Vélib' ont été enfourchés près de 325 millions de fois ! L'équipe Hidalgo se fixe un doublement des voies destinées aux cyclistes dans la capitale : de 700 à 1400 kilomètres. En attendant, les adeptes du deux-roues ont leurs petites habitudes. Selon une étude de l'Insee, ils enfourchent surtout leur bicyclette lorsque leur lieu de travail est à moins de 4 kilomètres de leur domicile. Les actifsqui résident • dans les villes-centres des grands pôles choisissent deux fois plus le vélo pour aller travailler qu'en moyenne », précise l'lNSEE. C'est à Strasbourg que ce mode de transport est le plus développé pour se rendre au travail (16 % des actifs). « Je me suis abonné dès le lancement du Vélib’'. Au départ, il y avait des problèmes de disponibilité ou de restitution, mais grâce aux applications sur smartphone, il est rapide· ment devenu possible de savoir s'il reste des vélos ou des places dans un secteur proche. Et cela nous a un peu facilité la vie », dit un utilisateur. À condition que le service suive. Car depuis quelques mois, le plan Vélib' déraille dans la capitale, alors que le système du vélo sur borne donne satisfaction dans toutes les villes qui l'ont adopté, de Besançon à Lyon, en passant par Marseille. Globalement, les adeptes de la "petite reine" sont plutôt des hommes. Ils sont 2,4 % en France à se rendre au travail à vélo, contre 1,5 % des femmes actives. Selon l'Insee, près de 3 % des cadres, contre 1 % des agriculteurs, artisans et commerçants, vont travailler à vélo. LE CHIFFRE 1400 C'était le nombre de nouvelles stations Vélib' prévues dès fin mars 2018 à Paris et en proche banlieue ; le bilan est aujourd'hui pitoyable avec à peine 400 emplacements qui fonctionnent à ce jour. Jusqu'alors pris en charge par l'entreprise de gestion de mobilier urbain JCDecaux, ce système à station d'accrochage électromagnétique avait, pour être fiabilisé, fait l'objet de lourds investissements par cette société. Mais le 31 décembre dernier, après appel d'offres, le marché des Vélib' est passé 86 -VALEURS ACTUELLES -19 avril 2018

1400 C'était le nombre de nouvelles stations Vélib' prévues dès fin mars 2018 à Paris et en proche banlieue ; le bilan est aujourd'hui pitoyable avec à peine 400 emplacements qui fonctionnent à ce jour. Jusqu'alors pris en charge par l'entreprise de gestion de mobilier urbain JCDecaux, ce système à station d'accrochage électromagnétique avait, pour être fiabilisé, fait l'objet de lourds investissements par cette société.

Balade à vélo sur les bords de Seine un dimanche à Paris.

Pour le reste, ça déraille dans la capitale. Sous le contrôle du consortium franco-espagnol SMOVENGO.

 Mouvement social des salariés de SMOVENGO : "S''il n'y a aucune réponse, on ira toquer à la mairie de Paris"

Les salariés de SMOVENGO, l'opérateur du Vélib' sont en grève pour dénoncer leurs conditions de travail et de rémunération. Les discussions avec la direction n'ont pas abouti pour l'instant, ils en appellent à la mairie de Paris.

Sur le papier, il y avait du mieux : des vélos plus légers (20 kilos au lieu de 22,5 pour la version précédente), dotés d'une assistance électrique pour un tiers d'entre eux. Et que l'on peut déposer aux stations sans même attendre qu'une place se libère. Ils bénéficient en outre d'une sécurité renforcée contre le vol, grâce à de nouveaux cadenas. La ville promettait un passage de témoin en douceur entre JCDecaux et SMOVENGO. Le consortium franco / espagnol devait assurer la mise à disposition de plus de 600 stations de Vélib' 2.0" à fin janvier et 1400 a fin mars.

Mais au 31 janvier, le groupe reconnaissait n'avoir installé que 200 stations "opérationnelles". Il en a péniblement fait émerger 100 de plus fin févier. Toutes en panne ou presque. Les 1ocations, les bugs de l'application les vélos se sont multipliés, champ des distances de déplacement effarantes. Le service clients a été saturé. Quant à la synchronisation des abonnements Vélib' et Navigo (carte de transport en commun), elle a été rendue temporairement impossible. Le client a même dû subir une augmentation des tarifs au prétexte d'un rehaussement de l’équipement ! Voilà les nouveaux vélos sans borne qui polluent les trottoirs. Sentant monter la grogne des usagers, Anne Hidalgo a promis le remboursement intégral de l'abonnement Vélib' au début de l'année. « C'est bien le minimum que de se faire rembourser un service qui, de toute façon, n’a pas été rendu », peste Martin. Alors « Je ne vous le conseille pas appelés à cohabiter tant il est vrai que les besoins du cycliste occasionnel diffèrent de ceux de l'utilisateur régulier. Pour l'instant, ça pédale.

 EN BREF : OPINION

Macron ou la figure du père

LE PRISIDENT SE POSE EN PROTECTEUR DE LA NATION ? CHERCHANT A IMPOSER A SES CONCITOYENS SON AUTORITE DE SACHANT ET D’EXPERTS

Mais qu'a voulu vraiment faire Emmanuel Macron avec ce gymkhana médiatique ? Objectif numéro un : réaffirmer sa stature de chef par gros temps social. Les cheminots renâclent ? Les « zadistes » occupent ? Les étudiants contestent ? Les infirmières se plaignent ? Les frappes alliées sur la Syrie sont mises en cause ? Qu'importe, le président, lui, « assume » : il tranche, il réforme, il punit Et affirme : « On peut être démocrate et fort »; « Oui, je crois à l'autorité»;« L'ordre foi. , sera fait »  « est inacceptable. » .

Emmanuel Macron se pose ainsi en protecteur de la nation, cherchant à imposer à ses concitoyens son autorité de« sachant» et d'expert Le caractère tour à tour maternant, bonhomme ou copain de François Hollande. .. Très peu pour ce président tout sauf normal ! Si le locataire de l'Elysée ne croit pas, dit-il, à la « toute-puissance », il fustige volontiers la « faiblesse de l'indécision » et revendique d'aller, sans ciller, « au-devant de la colère ».

Emmanuel Macron avait théorisé cette conception de l'autorité présidentielle en 2015, lors d'une interview au journal « le 1 », où il évoquait une forme d’ « incomplétude » de notre démocratie. Après le départ de De Gaulle, a-t-il expliqué, « la normalisation de la figure présidentielle a réinstallé un si~ vide au cœur de la vie politique ».

Mais beaucoup plus ardue quand il s'agit d'exalter la perspective d'une France qui gagne, dans un monde globalisé en mutation accélérée.  Pour vendre à tous ce rêve-là, il lui faudrait troquer ses raisonnements -  parfois un brin technocratiques -pour le charisme mobilisateur d'un Barack Obama. On n'y est pas.

EN BREF : MARIANNE

LA France DES EXTRËMES

Violence dans les universités ? Affrontements, Nantes Toulouse, Montpellier … ! Gauchistes ou fachos, enquête sur des militants radicaux qui défie l’état.

Des groupuscules de tous bords profitent de la tension sociale pour semer la violence -seule traduction de leur supposée idéologie-dans la France macronienne. C'est par un retour au débat politique que le gouvernement neutralisera les casseurs.

Les oppositions atones au sein desquelles certains manifestent parfois une complaisance malsaine à l'égard des radicaux doivent aussi prendre leurs responsabilités. Devant la violence de ces groupuscules, de cette France des extrêmes, la réponse policière doit être prolongée par un véritable débat. Une réelle confrontation politique lui appartient, au gouvernement mais aussi à tous les partis républicains de prendre la mesure de l'enjeu démocratique.

François Hollande : ''La démocratie n'a jamais été aussi fragile'

L'ELYSEE PLANCHE SUR LA CIRCONSCRIPTION DU FUTUR  

C'est officiel : Emmanuel Macron veut 30 % de parlementaires en moins et 15 % de proportionnelle aux législatives. Si cette réforme est menée à bien, il ne restera plus que 343 circonscriptions au lieu de 577. Les conseillers de l'Elysée ont commencé à préparer ce scénario, en sondant des députés de la majorité élus sur des « circos » très étendues. « Je leur ai dit que c'était faisable ; mais à condition d'avoir un chauffeur, ou en tout cas plus de crédits collaborateurs », confie l'un d'entre eux, qui passe son temps au volant pour arpenter sa vaste terre d’élection.  

MACRON-TRUMP LES MEILLEURS AMIS

L'Européen convaincu et le champion de l'America First ont noué une relation privilégiée dont la coopération militaire est l'illustration la plus frappante. Un rapprochement " TOUT" GAGNANT/GAGNANR ; 14 juillet 2017 fut un Bastille Day du tonnerre ! Pour Donald Trump qui depuis rêve d'importer une parade aussi typiquement.french y pour son 4 juillet national. Et pareillement pour son « ami » de Paris, « ce type brillant et solide », aussitôt bombardé dans le cercle restreint des dirigeants planétaires de premier rang. Neuf mois plus tard, l'idylle supposément inattendue entre le champion de L'America First et l'Européen partisan du multilatéralisme ne s'est pas démentie

Raid aéronaval conjoint Comme on a pu le constater, le raid aéronaval conjoint des Etats-Unis et de leurs alliés franco-britanniques na pas engendré pour l'heure « l’embrasement généralisé » dénoncé aussi bien par Jean-Luc Mélenchon que par Marine Le Pen en France. Il n’a probablement guère plus affaibli le régime de Bachar el-Assad, ni levé aucune des multiples hypothèques pesant sur le règlement politique d'un conflit impliquant désormais toutes les grandes puissances et divers acteurs régionaux.

Après avoir assumé une action conforme au <• strict cadre de la légalité internationale » -affirmation formellement exacte. Emmanuel Macron, lui, a vite rebondi, en invitant tout le monde -Russes et Iraniens compris -au dialogue, dans le droit-fil de la stratégie "gaullo-mitterrandienne » qu'il a revendiquée en maintes occasions.

Conclusion : il faut parler à tout le monde. A Bachar al-Assad, à Recep Tayyip Erdogan aux mollahs comme aux dirigeants du Golfe ou à Vladimir Poutine. Quitte à choquer. A ses interlocuteurs, Emmanuel Macron aime expliquer qu'on ne fait pas de la diplomatie en se préoccupant de la popularité intérieure, des opinions publiques ». Bien avant sa propre élection, il saluera ainsi la victoire de Trump le 6 novembre 2016 « rien n'est jamais écrit à l'avance... », allusion à peine voilée à ses propres ambitions dans la conquête de l'Elysée. « //faut toujours écouter ce que le peuple a dire et non ce qu'on aimerait qu'il dise »,

"DANS L'ESPRIT DU PRÉSIDENT, IL EST NÉCESSAIRE D'EXERCER UN LEADERSHIP MONDIAL POUR POUVOIR S'IMPOSER SUR LE FRONT INTÉRIEUR EUROPÉEN." UN CONSEILLER

EN BREF : L’EXPRESSE

MACRON, DE JUPITER À DIPLOMATOR

L 'intervention conjointe des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la France en Syrie relance l'intérêt sur les capacités militaires françaises, notamment au niveau des forces de projection. Plus largement surgit un questionnement sur la stratégie suivie par Emmanuel Macron à l'égard des Etats-Unis. A ce sujet, une étude très complète de l'Institut français des relations internationales* (Ifri) vient apporter à point nommé des pistes de réflexion intéressantes. Ce document synthétique est précieux pour comprendre les enjeux auxquels se trouve confronté le président de la République, par ailleurs promoteur affirmé d'une politique extérieure tendue vers l'action.

Emmanuel Macron a lancé un effort budgétaire louable et tracé des perspectives rassurantes : 1,7 milliard d'euros supplémentaire par an durant les quatre premières années de la loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025, suivi de 3 milliards entre 2023 et 2025.

 De quoi porter le budget de la Défense à 50 milliards d'euros et à 2 % du PIB en 2025 (conformément aux exigences formulées à Trump, le président de la République parie sur la durée momentanément aux exigences formulées par Donald Trump envers ses alliés de l'Otan). Dans cet accroissement, l'accent sera mis sur l'autonomie stratégique de la France, c'est-à-dire les drones, les satellites et les effectifs attachés à la fonction « connaissance et anticipation ». Mais l'ensemble de la LPM apparaît surtout comme un investissement de « régénération du potentiel » plus que comme une « remontée en puissance ».

Avec deux conditionnalités : d'une part, l'ensemble de ce dispositif budgétaire ne sera bien mené à terme que si Macron est réélu en 2022.

D’autre part, ces lignes de crédit ne disent rien de ce que seront les options stratégiques majeures et la « doctrine » suivie. Sur ce dernier point, les regards se tournent évidemment vers Washington, où le président français se rendra en visite officielle du 23 au 25 avril. Car c'est de là que ne proviennent non pas des réponses

 Entre lesquelles Macron devra slalomer. Il l'a fait jusqu'ici avec talent et virtuosité ; en particulier, il a impeccablement saisi à quel point la relation personnelle entre deux chefs d'Etat est une donnée essentielle qui influe autant sur la ligne suivie que sur les marges d'action. A ce titre, malgré les nombreux coups de menton, les foucades et les formules à l'emporte-pièce de Donald Trump, le « coefficient individuel » de Macron lui a accordé une aura et lui a laissé une liberté de parole des plus utiles.

 Dans l'étude de l'Ifri, le chapitre intitule « Trump et Macron : le pari de l'entente " énumère les sujets de convergence : le Mali et la lutte antiterroriste. L'entente est sans doute la seule option diplomatique possible pour peser un tant soit peu face à l'imprévisible Donald Trump. Sera-ce suffisant pour le faire revenir sur son intention d'annuler l'accord su, le nucléaire iranien de 2015 ?

Et de conclure : « Il faudrait donc attendre fin 2018 ou début 2019 pour espérer une inflexion côté américain. » Sans parler du durcissement de la politique étrangère américaine, incarné par la nomination toute fraîche de deux « faucons » notoires, Mike Pompeo (secrétaire d'Etat) et John Bolton (conseiller à la sécurité nationale). Emmanuel Macron fait un pari qui s’inscrit dans la durée.

Après les Bernardins, le chantier de l'islam

« Un texte que j'ai modifié et ciselé jusqu'au bout »: c'est peu dire qu'Emmanuel Macron assumait tout de son discours devant les évêques de France, même quand la polémique -  avait-il  oui ou non abîmé la laïcité ? -  a fait rage dans les jours qui ont suivi. « Le président pense qu'il faut refaire nation entre des individus déresponsabilisés dans un collectif faible », évangélise son entourage.

DE LA BOURGEOISIE À LA FRANCE DES INVISIBLES

UNION DROITES-FN: VERSLE MARIAGE POUR TOUS?

En attendant les européennes, les initiatives fleurissent pour faire émerger des convergences possibles. Une idylle complexe.

Concurrence Comme l'ex-députée du FN, Laurent Wauquiez occupe le terrain de la droite de la droite : deux futurs rivaux

Convaincu Thierry Mariani, ancien député (LR) et président du collectif Droite populaire, prône un rapprochement explicite avec le Front national. ???

L'IFP, L'ÉCOLE MODÈLE DE MARION MARÉCHAL-LE PEN L'Institut de formation politique offre une formation théorique et pratique aux jeunes

RESPECTER LES IDENTITÉS DES ALLIÉS, ÊTRE CAPABLE DE FAIRE DES COMPROMIS '' Narine Le Pen, présidente du FN ???

MENACES DE MORT : LES INSOUMIS EN APPELLENT À GÉRARD COLLOMB Vigilance renforcée pour Jean-Luc Mélenchon, alors que quatre autres députés de la France insoumise auraient été victimes d'intimidations

Selon le ministère de l'Intérieur, « une protection occasionnelle » est mise en place autour du député. Comme lors de la marche blanche en hommage à Mireille Knoll,le 28 mars, à Paris. « Mais la légè

reté avec laquelle le ministère traite ces affaires nous inquiète », affirme-t-elle.

 -UNE CARTE POSTALE AUX TERMES CLAIRS : « ON VA TE FLINGUER », les insoumis prennent des précautions. Ressiguier a mis en place « un service d'ordre personnel ». Dans le Nord. la préfecture est  alertée des manifestations publiques du député Quatennens. Samedi, lors du défilé « Stop Macron, à Marseille, Mélenchon a bénéficié d'une protection renforcée: six membres du service d’ordre le surveillaient.

 

REVUE DE PRESSE DU 21 AVRIL 2018 N°14

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Bon dimanche à tous et toutes

 

Bon dimanche à tous et toutes
Bon dimanche à tous et toutes

L’évolution de notre ère

 

Il y eut les guerres,

Il y eut les pantalonnades,

Il y eut les libertés

Il y eut les amours

Il y eut les familles

Il y eut les esclaves

Il y eut les serviteurs

Il y eut des dirigeants

Cette ère n’est qu’évolution.

La vie est dans l’émotion.

 

 

Il existe un certain air

À la fois chantant l’éclair

Dansant et sifflant gaiement

Les airs mondains dignement

Des chants populaires clairs

Rythmés au gré d’un vent fier.

L’hymne éternel de notre ère,

Est si dense qu’un nouvel air,

Se personnifie dans les éclairs.

 

L’heure est venue de s’inquiété

Rendre les comptes de la piété

Ce qui fut aux menus en égard

Sont devenus plus que ringards.

Les temps de pauvres hères,

Est révolus la vie est austère…

Les faméliques circulent affamés…

De pauvres hères errent rétamés,

D’une frontière à une autre implorant

La piété de peuples surabondants.

 

La planète durant cette ère

N’a été qu’une grande atmosphère,

Une continuelle transformation,

L’homme s’adapte aux situations,

Les eaux se divisent

Les sols frémissent

Ils éclatent, se découpent

Les volcans explosent, crachent

Les îles montent ou s’enfouissent

Sans cesse la planète se redessine.

 

Les hommes créent les arts

Ils s’inspirent de la nature

Les styles musicaux en rupture

L’art plastique l’éthique pare,

Le dessin, la peinture sans brisure

Pierre, argile, métal pour la sculpture,

Les métaux sont fondus caricatures,

Verres soufflés beauté du guépard

Les arts passionnent accaparent.

 

Notre ère est également sulfureuse,

Les découvertes des humains :

Technologie, la médecine fluctueuse,

Les déplacements d’humains

L’imprimerie l’impérieuse

Le nucléaire efface les surlendemains

Enfin, le retour à la nature singulière,

L’écologie n’est plus pour demain.

 

Notre ère c’est la plus belle des ères passées,

Pour sure pas de contestation possible,

Il n’y a pas de connaissance d’autres passés.

Il y eut les guerres,

Il y eut les pantalonnades,

Il y eut les libertades

Il y eut les amours

Il y eut les familles

Il y eut les esclaves

Il y eut les serviteurs

Il y eut des dirigeants

Cette ère est révolution

Évolution

Innovation

Solution

Sans pour autant être raisonnable.

Alumacom

15 novembre 2016

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Ce millénaire riche en événements

Ce millénaire riche en événements

Ce millénaire est celui des dernières décennies

Ce siècle rappelle les avertissements bibliques,

Sans pour autant être celui de la fin des temps,

Néanmoins, chaque jour nous en approche.

Se tenir prêt à la fin des temps sans nos dénis.

Les guerres se cumulent toutes boulimiques,

Ces malheurs comblent ce millénaire.

Hélas pour nous, notre mesure du temps diffère,

De celui du créateur de l’univers,

Nos calculs scientifiques ou pseudo sont nuls.

 

Ce siècle aux avancées didactiques sans égalité,

Est la continuité du siècle festif des lumières.

Nombres de nos dirigeants sont des hédonistes,

Lorsqu’ils ne se considèrent pas des entités.

La réincarnation d’une personnalité adorée.

Ils finissent l’ère pour conclure ce millénaire.

 

Les révoltent actuelles sont planétaires,

Ils tuent au nom d’un dieu en blasphémant

Sans limite, sans respect sont les contestataires.

Les cyniques chefs d’Etat invectivent

La fin des temps est proche en ce millénaire,

Pourtant rien ne nous permet de connaître,

Ni l’instant, ni même pour qui, quand, comment.

 

Quand viendra-t-il ce temps si attendu ?

Dieu seul le connaît, il nous dit :

Tenez-vous prêt dans l’humilité.

Soyez dans l’amour agape,

 Pour toute la création planétaire

Ayez confiance en Celui Qui Est dans la prière.

 

Dieu seul connait les cœurs purs et transparents

Ne jugeons pas ce qui ne vient pas de notre tiroir

Considérons à défaut du cœur leurs actes,

Écoutons leurs discours sans se laisser éblouir,

La justice viendra au jour dit,

Par la grâce du Dieu Trinitaire.

Alumacom

 Terminé le 14 novembre 2016

 

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Revue de Presse 20 avril 2018 N°13

 

En Bref : Of the Times Israël

A Jérusalem, les chrétiens orthodoxes se recueillent autour du « feu sacré »

Ce rite millénaire - il a plus de 1 200 ans - est l'événement le plus sacré chez les chrétiens orthodoxes

U.E: le Parlement blâme le Hamas pour l’usage de boucliers humains – une première

La résolution condamne le recours par Israël de tirs réels lors des marches à Gaza, exige la levée du blocus de Gaza

Le Parlement européen a adopté jeudi une résolution à une majorité écrasante qui dénonce le Hamas en le qualifiant de groupe terroriste qui utilise des boucliers humains et qui appelle à la destruction d’Israël et « semble viser l’escalade des tensions » à la frontière entre Gaza et Israël.

La motion appelle également à la libération des citoyens israéliens et à la restitution des corps des soldats tombés au combat détenus par le groupe terroriste palestinien dans l’enclave côtière.

Le texte soigneusement calibré, qui était le résultat d’intenses négociations entre les différentes factions du parlement, a finalement été soumis conjointement par tous les principaux groupes politiques, soutient également les appels à l’ouverture d’une enquête sur l’utilisation de balles réelles par Israël pour repousser les émeutiers à la frontière et exhorte Israël à faire preuve de retenue.

Le Parlement européen a exhorté jeudi Israël à « s’abstenir de tout recours à la force létale » face à des manifestants palestiniens, après des affrontements à la frontière entre la bande de Gaza et le territoire israélien qui ont fait plus de 30 morts côté palestinien.

Dans une résolution adoptée à une large majorité, les eurodéputés ont condamné « le fait que des manifestants palestiniens innocents aient été tués et blessés dans la bande de Gaza au cours des trois dernières semaines ».

Le texte a été adopté avec 524 votes « pour », 30 votes « contre » et 92 abstentions.

Ils ont demandé « instamment aux forces israéliennes de défense de s’abstenir de tout recours à la force létale contre des manifestants non armés », et invité Israël à respecter le « droit fondamental à manifester pacifiquement ».

EN BREF : La Croix

LE GOUVERNEMENT RENONCE AU PARQUET NATIONAL ANTITERRORISTE

L’exécutif a décidé de « prolonger » sa « réflexion » sur le sujet, a précisé la ministre de la justice, Nicole Belloubet.

REFORME DE LA JUSTICE : DE NOMBREUSES MESURES ET AUTANT DE CONTESTATIONS

La garde des Sceaux a présenté vendredi 20 avril son large projet de réforme de la justice dans un contexte de contestation de la part des professionnels du droit.

UNIVERSITÉ DE TOLBIAC A TEE ÉVACUE PAR LES FORCES DE L’ORDRE

Depuis maintenant plusieurs semaines, quatre universités (sur environ 70) et une dizaine de sites (sur 400) sont bloqués par des étudiants et militants opposés à la nouvelle loi sur l’accès à la fac. Retour sur les points pratiques de la contestation.

Le site de Tolbiac qui dépend de l’université Paris 1, a été évacué par les forces de l’ordre. Il était occupé depuis le 26 mars par des étudiants qui protestaient contre la réforme de l’accès à l’université.

EN BREF : LE POINT

Les Européens ont accueilli 538 000 demandeurs d'asile

En 2017, le statut protecteur de demandeur d'asile a été accordé à plus de 500 000 personnes, dont 175 800 Syriens. Les Suisses sont les plus ouverts !

Syrie : bombardements intenses sur le dernier réduit de l'EI à Damas (OSDH)

Syrie : bombardements intenses sur le dernier réduit de l'EI à Damas (OSDH) Syrie : bombardements intenses sur le dernier réduit de l'EI à Damas (OSDH) Le régime syrien a bombardé vendredi intensément le camp palestinien de Yarmouk dans le sud de Damas pour la deuxième journée consécutive, tentant de faire plier les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) qui le contrôlent, a affirmé une ONG.

L'Agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) a de son côté exprimé sa "profonde inquiétude" pour le sort des milliers de civils vivant dans le camp et ses alentours.

"Les forces du régime ont intensifié leurs bombardements sur plusieurs quartiers contrôlés par l'EI dans le sud de Damas, notamment celui de Hajar al-Aswad et dans le camp de Yarmouk" où de violents affrontements entre les deux camps ont eu lieu, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

D'épais nuages de fumée se dégagent d'un quartier du sud de la capitale syrienne Damas après des frappes du régime visant le groupe Etat islamique dans le camp de Yarmouk et des quartiers avoisinants, le 20 avril 2018 © Rami al SAYED D'épais nuages de fumée se dégagent d'un quartier du sud de la capitale syrienne Damas après des frappes du régime visant le groupe Etat islamique dans le camp de Yarmouk et des quartiers avoisinants, le 20 avril 2018 Sur des images photo et vidéo de l'AFP, on peut voir un épais nuage de fumée s'élever du camp après des frappes aériennes. Sur d'autres, on aperçoit des soldats diriger leurs canons d'artillerie vers des sites du camp. Ces frappes visent les positions "des groupes terroristes" et ont pour objectif de "nettoyer la région de Damas du terrorisme", selon l'agence de presse officielle syrienne Sana.

Ces zones sont majoritairement contrôlées par l'EI depuis 2015.

LIGNE R : LES USAGERS ET LA DÉPUTÉE EXPOSENT LEURS DOLÉANCES A LA GARE DE MELUN

Une rencontre a eu lieu ce vendredi après-midi entre des voyageurs, Aude Luquet, la députée MoDem de la circonscription, et la SNCF.

« Beaucoup de questions mais peu de réponses », constate, désabusé, Ugues, un usager, à la sortie d’une réunion entre la députée (MoDem) Aude Luquet, et un représentant de la ligne R, en gare de Melun ce vendredi après-midi.

Point de questions sur la grève. A l’ordre du jour, il s’agissait d’évoquer les soucis de transport au quotidien, comme les retards chroniques, les problèmes de sécurité ou encore l’accessibilité pour les handicapés. « La gare devrait être accessible aux handicapés dans cinq ans au moins », a appris la députée. « C’est long », déplore François, un usager de la ligne, présent à la réunion.« Nous avons surtout parlé de l’information des usagers et d’insécurité avec les incivilités… », explique le représentant de la SNCF. Un sujet particulièrement sensible. « Il y a des soucis presque quotidiennement et l’on ne sait jamais ce qu’il se passe, déplore Ugues. J’ai appris que pour une annonce faite, elle devait être tapée sept fois. La SNCF travaillerait à rendre le processus plus simple. »

MARCRON DANS LE BAIN DES COLERES

Vivement interpellé en déplacement, hier, dans /es Vosges, Emmanuel Macron a refusé de reculer.

Une petite foule patiente sagement derrière des bannières. Le centre-ville de Saint-Dié-des-Vosges est bouclé par les forces de police. Emmanuel Macron est venu, hier promouvoir le plan de revitalisation Cœur de ville dans cette commune des Vosges en proie à la désindustrialisation. Mais las ! Des huées résonnent dès sa sortie de la mairie. « Cheminots en colère ! On ne va pas se laisser faire ! » Des manifestants, jusqu'ici stoppés à 500 m de là ont passé les barrages en se défaisant de leurs gilets CGT. Macron fonce vers les protestataires. Affronte, pour la première fois depuis le lancement de la grève des cheminots en face-à-face. Le chef de l'Etat défend la réforme ferroviaire pied à pied. « Je vous demande d'accepter un changement. Lance-t-il. Nous sommes en désaccord mais je vous demande simplement de ne pas prendre tout le monde en otage. » l’un de ses interlocuteurs, « On n'est pas des terroristes ! ».

JE NE SUIS PAS NON PLUS UNE MACHINE A RECEVOIR TOUTES LES INTERPELLATIONS EMMANUEL MACRON. Une fois les siffleurs écartés à sa demande. Il file avec gourmandise et en petites foulées vers ses sympathisants qui l'encouragent à coups de« Tenez bon».« J'ai une tête à me laisser faire?» les rassure-t-il. Bravache affichant sa volonté de ne pas « se calfeutrer ». Il s'agace « Je ne suis pas non plus une machine à recevoir toutes les interpellations ». Prévient-il « Bah si vous êtes le pré-skient ! ». Rétorque son interlocuteur. Conscient que la contestation « ne va pas s'évaporer»  d'autant qu'il juge que« la colère ,. Préexistait à son élection. Emmanuel Macron assume. « Je ne vais pas différer les réformes pour que je puisse me promener dans les rues tranquillement». Lâche-t-il. Revendiquant de casser les codes. « On a pris en France une habitude qui est l’habitude de la plainte. On ne propose plus, on ne veut plus, mais on est contre ou on regarde son petit bout de lopin ». Estime-t-il. Au risque de heurter plutôt que d'apaiser. Et de voir les protestations le poursuivre à chacune de ses sorties comme ses prédécesseurs avant lui.

L’autorité de l'Etat en question

 ''ON DOIT EVITER LE RISQUE DE SURCHAUFFE MEDIATIQUE.

À NOUS DE DEMONTRER QUE ÇA NE FLAMBE PAS

Que ce soit à Notre-Dame-des-Landes, où la médiation de Hulot, hier, n'a rien donné, ou dans les focs, les blocages questionnent l'autorité de l'exécutif.

D’un côté, une situation qui s 'enlise à Notre-Darne-des-Landes, de l'autre, un mouvement de contestation dans les facultés qui s'étend à Sciences-po Paris. Et c 'est l'autorité de l'exécutif dont Macron a voulu faire sa marque de fabrique qui est soumise à rude épreuve.

À Notre-Dame-des-Landes qui ne régulariseront pas rapidement leur situation « quitteront les lieux » car « force doit rester à la loi » Même tonalité du côté de Gérard Collomb interpellé sur les blocages dans les facs : « Partout, nous rétablirons l'Etat de droit et en particulier clans les facultés, où une minorité empêche les étudiants de passer leurs examens », a martelé le ministre de l’intérieur.

CHOC DES IMAGES « Ceux qui parlent d 'enlisement se trompent. L'évacuation suit son cours sur la ZAD. Conformément au calendrier fixé par Edouard Philippe dès janvier. Tout ne peut pas se régler d 'un coup de baguette magique ! » s 'agace Matignon. Plus caustique sur le blocage de Sciences-po : « Le temple de la sélection qui conteste Parcours sup, on frôle le ridicule.»

EN BREF : LE FIGARO

LA CGT CHOISIT LA FUITE EN AVANT

La centrale de Philippe Martinez appelle ce jeudi à une journée de protestation contre les réformes du gouvernement. à laquelle les autres syndicats ont refusé de se joindre. A la SNCF, la mobilisation contre la loi ferroviaire commence à s'essoufflé

A NOUVEAU UNIS, LES FONCTIONNAIRES LES SYNDICATS DE FONCTIONNAIRES DÉFILERONT LE 22 MAI

MACRON APPEL LES CHEMINOTS A NE PAS BLOQUER TOUT LE PAYS

LA CGT MENACE DE COUPER LE COURANT AUX ENTREPRISES QUI LICENCIENT ;

EN BREFS/ L’OPINION

Augmenter les fonctionnaires, c'est possible ... en Allemagne

Pour un Français, drogué depuis des décennies à la dépense publique

L’Allemagne et sa rigidité budgétaire font souvent figure, au pire, d’épouvantail, et au mieux de modèle un brin arrogant dans sa volonté ! d'imposer à tous ses voisins, la même rigueur de gestion. C'est à gauche que l'on s'emporte le plus volontiers contre la politique économique et budgétaire d'Angela Merkel, jusqu’à dénoncer, comme le fait Jean-Luc Mélenchon, « le poison allemand ». ·

Villes dépourvues de maires, enfants laissés à eux-mêmes, associations sans bénévoles, chute brutale de la consommation : la France, sans ses 17 millions de retraités, ne tournerait pas rond Retraités : 

ON PEUT VRAIMENT LEUR DIRE MERCI !

EN BREF : LE MONDE

Malte vend ses passeports et sa nationalité

Pour un peu plus de 1 million d'euros, la petite ile méditerranéenne vend la nationalité maltaise, porte d'entrée dans l'Union européenne

Les acheteurs de passeports bénéficient d'une fiscalité très favorable. Et pour certains peuvent ainsi échapper aux sanctions internationales.

 Les conditions posées par l'Union européenne ! ne sont pas respectées. l Daphné Caruana Galizia, jeune la journaliste assassinée, elle avait dénoncé ces dérives

 Les Russes forment l'essentiel des 800 familles qui ont acheté ces « passeports en or » depuis cinq ans et n'ont, à Malte, que des boîtes aux lettres

La Pilatus Bank, dont le directeur iranien est incarcéré aux Etats-Unis, est en réalité la banque de l’Azerbaïdjan pour l'Europe

Secret des affaires :

Le Sénat durcit le texte Associations et sociétés de journalistes s'inquiètent de cette proposition de loi

Le Sénat a adopté dans la nuit du 18 au 19 avril en première lecture une proposition de loi controversée sur le secret des affaires, Le Sénat a adopté dans la nuit du 18 au 19 avril en première lecture une proposition de loi controversée sur le secret des affaires, en allant même au-delà du texte voté le 28 mars par l’assemblée nationale. Ce texte, destiné à transposer en droit français une directive européenne de juin 2016, donne une définition large des informations qui doivent être protégées de la concurrence et prévoit l'indemnisation du préjudice civil de l'entreprise victime en cas de détention illégale ou divulgation d'un tel secret. La proposition de loi, signée Raphaël Gauvain, député de la majorité, a provoqué de

très  vives oppositions, en raison de craintes pour la  liberté d'informer et d'entraves mises aux lanceurs d'alerte. Un grand nombre de sociétés de journalistes {dont celles du Monde, de Radio France ou des Echos), le Syndicat national des journalistes ainsi que de nombreuses associations de défense des libertés et de lutte contre la corruption (Transparency International, la Ligue des droits de l'homme, Greenpeace, etc.) ont signé lundi 16 avril une lettre ouverte au président de la République pour dénoncer un texte qui inverse les principes, où « le secret devient la règle, et les libertés des exceptions ». Selon cette lettre, « des scandales tels ceux du Mediator, du bisphénol ou des "Panama Papers0 pourraient ainsi ne plus être portés à la connaissance des citoyens ». Nicole Belloubet, ministre de la justice, a réaffirmé mercredi devant le Sénat que cette transposition est « équilibrée » et ne comporte « aucune restriction des libertés publiques, La proposition de loi prévoit de fait que le secret des affaires n'est pas opposable lorsque l'obtention ou la divulgation d'une information est « intervenue pour exercer le droit à la liberté d'expression et de communication, y compris le respect de la liberté de la presse, et à la liberté d’information ». Procédures « bâillons » Contre l'avis du gouvernement, le Sénat a durci le texte en élargissant la définition du secret des affaires aux informations qui ont « une valeur économique », alors que le texte initial parlait de « valeur commerciale ». Le Sénat a également supprimé l'article introduit à l’Assemblée pour instaurer une amende civile destinée à sanctionner les procédures abusives qui seraient intentées contre journalistes et lanceurs d'alerte. Ces « procédures bâillons », même si elles échouent au fond, sont destinées à décourager associations et organes de presse en raison du coût des procédures judiciaires. Une commission mixte paritaire devrait être convoquée pour trouver un compromis entre les deux assemblées.

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