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Bonjour vendredi avec Saint Pierre et Saint Paul

Bonjour vendredi avec Saint Pierre et Saint Paul

En ce vendredi, nous fêtons :

Saint Pierre et Saint Paul unit dans la foi

Dans l’éternité, Ils sont unis et complémentaires

Saint Pierre apôtre : il est pierre angulaire du Christ

Saint Paul le premier apôtre s’est converti au Christ

Tous deux sont les principaux écrits de l’évangile

Leurs écrits sont les principaux témoignages de la foi.

 

Pierre proche de Jésus-Christ guide les chrétiens

Paul le converti après la mort de Jésus Christ enseigne

Il a été aveugle, et Jésus-Christ lui est apparu lui disant

« Saoul, Saoul, Pourquoi, me persécutes-tu ? » (Actes : 26 : 9-18)

Des ténèbres Saint Paul est allé à la Lumière,

Par lui, il nous confirme que Jésus est ressuscité,

Nous avons l’assurance de la rémission de nos péchés,

En lisant et méditant les Actes des apôtres et ses diverses lettres.

Pierre et Paul : Les Piliers de l’Eglise

Saint Pierre Apôtre et compagnon de Jésus

Saint Pierre est la personnalité la plus en évidence du christianisme naissant 

L'autorité de Pierre, pasteur du troupeau du Christ

Pierre, celui qui prend soin

Jean rapporte une tête à tête émouvant entre Jésus et Pierre. Les dernières consignes du maître sont données au disciple. Le pardon est offert et reçu dans un cœur à cœur qui invite désormais à une responsabilité immense.

Par trois fois Pierre est interrogé sur son amour pour le Ressuscité. Confusément et dans les larmes il répond qu’il l’aime comme il peut ! Jésus passe outre ces hésitations et ces réserves pour confier à son apôtre la responsabilité de ses agneaux et de ses brebis. « Sois le berger de mes agneaux. » « Sois le berger de mes brebis. » Autrement dit, prends soin d’eux !

Pierre, un homme de peu de foi

À l’appel de Jésus, Pierre sort de la barque où il se trouve et se met à marcher sur l’eau. Mais, pris par le doute, le voilà qui sombre

Dans la scène de la « Transfiguration », Pierre se met en avant avec sa décision habituelle,

Elles apparaissent dans plusieurs circonstances ; dans les scènes tragiques de l'arrestation et de la mise en jugement de Jésus, il se montre présomptueux et s'abaisse jusqu'au reniement, sans que la tradition semble vouloir lui tenir rigueur d'une aussi indigne faiblesse.

Jésus vient à peine de disparaître que Pierre occupe le devant de la scène comme chef du « collège apostolique ».  Les Actes des apôtres nous le montrent agissant en conducteur incontesté et respecté de la naissante Eglise. Le jour de la Pentecôte, il adresse aux Juifs de solennelles exhortations ; il opère des miracles ; jeté en prison avec son collègue Jean, par les autorités juives, il obtient d'elles sa libération par le prestige de sa parole et la fierté de son attitude. Il est à noter qu'il ouvre délibérément et sciemment les portes de l'Eglise aux non circoncis. 

 Saint Pierre est la personnalité la plus en évidence du christianisme naissant,

 Associé par Jésus de Nazareth à sa fortune et poursuivant l'œuvre de celui-ci après sa mise en croix. D'après l'Evangile selon saint Marc, Jésus, après avoir reçu le baptême de Jean dit le Baptiste, s'entoure de quatre hommes de condition modeste, qui vivaient de leur pêche, sur les bords du lac de Génésareth, à Capharnaüm, premier noyau du collège des douze apôtres : ces hommes étaient Simon, plus tard appelé Képhas en araméen, ce qui donne Pierre en grec, le frère de celui-ci, André, puis les deux fils d'un certain Zébédée, Jacques et Jean. Pierre, à partir de ce moment, demeure le compagnon inséparable de Jésus, en même temps que son homme de confiance. On dit même que c'est Jésus qui aurait substitué au nom usuel de l'apôtre le surnom significatif de Pierre, annonciateur de ses éminentes qualités. C'est à Pierre qu'est rapporté l'honneur d'avoir proclamé et salué dans Jésus le Messie annoncé par les prophètes. Mais il compromet quelque peu cette sublime vision par une protestation contre les souffrances que Jésus annonce lui être réservées, ce qui lui attire une vive réprimande de son maître. Cependant l'Evangile selon saint Matthieu, tout en reproduisant les indications de son devancier, y intercale une déclaration capitale de Jésus.

« Tu es heureux, aurait-il dit à Pierre, tu es heureux, Simon, fils de Jonas, car ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela (c.-à-d. ma qualité de Messie), mais mon père qui est dans les cieux. En revanche, je te déclare que tu es Pierre et que sur cette pierre je bâtirai mon église, en sorte que les portes de l'enfer ne prévalent point contre elle. Je te donnerai la clé du royaume des cieux, en sorte que ce que tu lies sur la terre soit lié dans les cieux, et que ce que tu délies sur la terre soit délié dans les cieux. »

Ces paroles exprimant bien la situation prépondérante que la tradition assigne à Pierre dans l'établissement de l'Eglise chrétienne.

Dans la scène de la « Transfiguration », Pierre se met en avant avec sa décision habituelle, qui apparaît dans plusieurs circonstances ; dans les scènes tragiques de l'arrestation et de la mise en jugement de Jésus, il se montre présomptueux et s'abaisse jusqu'au reniement, sans que la tradition semble vouloir lui tenir rigueur d'une aussi indigne faiblesse.

Jésus vient à peine de disparaître que Pierre occupe le devant de la scène comme chef du « collège apostolique ».  Les Actes des apôtres nous le montrent agissant en conducteur incontesté et respecté de la naissante Eglise.

Le jour de la Pentecôte, il adresse aux Juifs de solennelles exhortations ; il opère des miracles ; jeté en prison avec son collègue Jean, par les autorités juives, il obtient d'elles sa libération par le prestige de sa parole et la fierté de son attitude.

Il est à noter qu'il ouvre délibérément et sciemment les portes de l'Eglise aux non circoncis. 

 

Saint Paul est l’Apôtre des Nations et Prédicateur.

Six ans après l'Ascension de Notre Seigneur, le rabbin Saul de Tarse, qui avait obtenu des lettres de mission du Sanhédrin pour persécuter les chrétiens de Syrie, est jeté à bas de son cheval par un éblouissement de lumière. L'Evangile s'impose avec une telle intensité qu'il en est aveuglé et terrassé jusqu'au moment où la lumière baptismale lui révèlera l’aboutissement de l’Ancien Testament et la réalisation des prophéties par le Sacrifice du Christ. Il comprendra que par ce Saint-Sacrifice, l’humanité se trouve

désormais engagée dans cette période qu’il désignera par « la plénitude des temps » (Epître aux Galates IV, 4).

Saint Paul était un Juif né en l'an 9 à Tarse, de la Tribu de Benjamin. Il reçut une forte instruction (Actes 22, 3) de Gamaliel l’Ancien (il connait le grec, l'araméen et l’hébreu) et devint l'un des membres les plus distingués de la secte des Pharisiens (peut-être même de la secte ultra-fanatique des Zélotes par la suite). Son attachement aux traditions de ses pères, sa haine contre les brebis du Christ, sa présence au supplice de Saint Étienne, son acharnement à mettre à mort les disciples de Jésus-Christ, à les traîner en prison, à les torturer (cf : Actes 26), ont poussé les Pères de l’Eglise (notamment Saint Augustin) à voir en lui la réalisation de la prophétie du Patriarche Jacob, concernant son fils Benjamin : « Benjamin est un loup rapace, le matin il dévore une proie, jusqu’au soir il partage le butin » (Genèse 49, 27). Après sa conversion en l’an 42, Saul était devenu aveugle. Ses compagnons le conduisirent donc à Damas et grâce à un songe, un serviteur de Dieu nommé Ananie, alla le trouver, lui rendit la vue et lui conféra le Baptême. Dès lors, Saul, devenu Paul étonnera le monde et fera l'admiration de tous par ses écrits sublimes et inspirés, par ses saintes audaces, ses travaux, les merveilles de son apostolat et la gloire de son martyre avec Saint Pierre ! Que de leçons dans cette conversion ! Nous y voyons la puissance toute divine de la grâce à laquelle rien ne résiste. Ne désespérons donc jamais du salut de personne ! Tout est possible à la prière et à la grâce ! Nous ne comprendrons bien qu'au Ciel quelle a été l'influence de la prière dans le monde et combien de pécheurs devront leur salut à l'intercession des justes. Saint Augustin a dit fort justement : « Si Saint Étienne n'avait pas prié pour ses persécuteurs, nous n'aurions jamais eu Saint Paul ! ».

Introduction de la Messe : (« Je sais en qui j’ai cru et je suis certain qu’il est assez puissant pour garder mon dépôt jusqu’à ce jour où il me jugera en juste juge.

Ps. : Seigneur, vous m’avez sondé et vous me connaissez, vous savez quand je m’assieds et quand je me lève. Gloire au Père, qui Était, qui Est, et qui Vient au plus haut des Cieux.

Monique Macalou (dit Emounah)

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REVUE DE PRESSE DU 25-26 JUIN 2018

REVUE DE PRESSE DU  25-26 JUIN 2018

21 et 24juin 2018 info générale plus Paris

Par : Monique Macalou

SOMMAIRE

Journal

Titre

Page

L’Express

Mort du petit Hugo lors d'un match de hockey : le club de Dunkerque mis en examen

2

 

Le chef de l'État rencontre ce mardi le pape François pour la première fois.

2

LCI.COM

Groupuscule "AFO" : qui sont ces membres de l'ultra-droite islamophobe ?

3

 

Du simple mode vie à l'activisme aux méthodes musclées, les végans vont-ils trop loin ?

4

Le Parisien

Réforme les aides sociales en question

8

ZONE MILITAIRE

L’armée de l’Air prévoit de mettre en service son nouvel avion d’entraînement Pilatus PC-21 en septembre 2018

8

L’Opinion

Prélèvement à la source : un risque à 2 milliards pour l’Etat

9

LE POINT

Bruno Retailleau (LR) opposé à la création d'un Islam de France

10

 

Baromètre Ipsos-« Le Point » - Droite : Valérie Pécresse en embuscade

11

 

Voitures, abonnements... Comment va se passer l'après-Autolib' ?

12

Le Parisien

Le faussaire et proxénète dort en prison

13

 

Au cœur de la police antiripoux

14

20 Minutes

Paris : 80 locataires de HLM pourraient être expulsés pour « troubles de jouissance »

15

 

Quand on est locataire on a des droits et des devoirs

16

Eurepe 1

Paris- Madrid : propose des centres fermés

17

Libération

Je propose l’idée d’une Agence Européenne Cohn-Bendit

18

Sud 0uest

Le chef de Police Municipale contrôlé alcoolisé au volant de sa voiture

19

 

Réforme SNCF Macron signe un nouveau pacte

20

The Times Of Israël

Chercheur de l’Université Carvio et Guérison du Cancer

21

20 minutes

La grève continue

22

Zone Militaire

F-35A Turcs resteront aux Etats-Unis si Ankara achète le système russe de défense aèrienne

24

Atlantico

Emmanuel Macron signe la réforme du rail

25

 

EN BREF : L’EXPRESS

Mort du petit Hugo lors d'un match de hockey : le club de Dunkerque mis en examen

Le club de hockey sur glace de Dunkerque (Nord) a été mis en examen pour homicide involontaire dans le cadre de l'enquête portant sur le décès d'un supporter de 8 ans en 2014, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

"On a été convoqués le 11 juin et le juge d'instruction nous a signifié la mise en examen pour homicide involontaire. Cette mise en examen est logique et on aura désormais accès au dossier", a expliqué le président du club Franck Vanwormhoudt, confirmant une information du Phare dunkerquois.

Le 2 novembre 2014, Hugo, qui se trouvait dans les tribunes de la patinoire, avait été violemment touché au niveau d'une oreille par un palet qui était sorti de l'aire de jeu lors d'un match de 2e division entre Dunkerque et Reims.

Le garçon, qui jouait pour l'équipe des moins de 9 ans des "Corsaires", avait succombé à l'hôpital de Dunkerque. En novembre 2014, une information judiciaire avait été ouverte par le parquet de la ville alors que ce drame avait suscité une vive émotion dans le monde du hockey français et dans la région.

"On estime que la responsabilité doit être partagée à ce stade avec la municipalité - qui connaissait l'état de vétusté de la patinoire -, l'exploitant qui n'a jamais voulu mettre de plexiglas le long des balustrades et aussi la fédération française qui a imposé du plexiglas pour la ligue Magnus mais pas pour les divisions inférieures", a indiqué à l'AFP Me Pierre Cortier, avocat du club. 

La fédération "ne s'est jamais déplacée à Dunkerque pour vérifier les conditions de sécurité", a ajouté Me Cortier.

A la suite du drame, un filet de sécurité a été mis en place dans la patinoire, a dit M. Vanwormhoudt. Chaque année, un tournoi est organisé par le club pour les moins de 9 ans en mémoire du petit Hugo.

Le chef de l'État rencontre ce mardi le pape François pour la première fois.

Laïcité, PMA, immigration : les sujets de discussion sont nombreux.

Emmanuel Macron a rencontré ce mardi le pape François pour la première fois depuis son accession à l'Élysée.

Cette séquence vaticane, débute à 10h30 et dure la journée

Pourquoi cette tradition est-elle contestée ?

Elle est perçue par certains responsables politiques comme une atteinte au principe de laïcité et à la loi de séparation des églises et de l'État. Pour comprendre la polémique autour de ce titre, vous pouvez relire notre fil consacré à ce sujet.

À 14h30, Emmanuel Macron est fait chanoine d'honneur de la basilique Saint-Jean de Latran. Une tradition, aujourd'hui contestée, qui remonte aux rois de France.

Emmanuel Macron est le premier président à recevoir ce titre ?

Non. Le général de Gaulle, Valéry Giscard d'Estaing, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy ont été reçus comme chanoines de Latran. Le socialiste François Hollande, à l'instar de François Mitterrand et Georges Pompidou, n'est jamais venu recevoir le titre. Cette tradition, qui remonte au XVIIe siècle, divise donc les différents présidents de la République.

Concrètement, comment le chef de l'Etat va-t-il recevoir ce titre ?

Mardi matin, Emmanuel Macron sera reçu par le pape François. Après cette audience au Vatican, le président de la République se rendra dans l'après-midi à Saint-Jean-de-Latran pour recevoir son titre de chanoine d'honneur de cette basilique qui est la cathédrale de l'évêque de Rome, donc du pape. Le président assistera à une célébration liturgique, comprenant une prière et la lecture d'un texte biblique, avant de prendre possession de sa stalle (un siège) dans la chapelle Colonna. Il rencontrera ensuite la communauté catholique française réunie dans le palais attenant du Latran, évitant de nouveau tout discours. Une double séquence d'une heure et demie.

D'où vient ce titre ?

Autrefois, selon la légende, le titre était assorti du droit de rentrer à cheval dans l'édifice. Maintenant, il est purement honorifique. Le terme "chanoine" désigne habituellement un religieux qui se met au service d'une paroisse. Le roi Henri IV fut le premier à recevoir le titre de chanoine d'honneur, en 1604, après avoir abjuré le protestantisme et reçu l'absolution du pape avec l'aide des chanoines francophiles du Latran. Henri IV donna alors à la basilique les bénéfices de l'abbaye de Clairac (sud de la France).

Les présidents de la République ont hérité de cette tradition des rois de France, interrompue un temps par la Révolution française.

Pourquoi ce titre fait polémique ?

Parce qu'il est perçu par certains responsables politiques comme une atteinte au principe de laïcité et à la loi de séparation des églises et de l'État. En 2007, Nicolas Sarkozy avait profité de la remise ce titre pour prononcer une allocution faisant l'éloge du "curé" ou du "pasteur" par rapport à "l'instituteur" dans la "transmission des valeurs", suscitant une polémique à gauche.

Dans le cas d'Emmanuel Macron, le discours des Bernardins du 9 avril dernier est dans toutes les têtes. Invité par la Conférence des évêques de France (CEF), il avait alors déclaré vouloir "réparer" le "lien" entre l'Église et l'Etat, "abîmé" notamment depuis l'adoption du mariage homosexuel en 2013, et avait appelé les catholiques à s'investir dans la chose publique.

EN BREF : LCI

D’après nos informations, la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) a mené dimanche matin un vaste coup de filet dans les milieux d’extrême-droite, un peu partout en France.

Dès 6h dimanche matin, 10 hommes ont été interpellés en région parisienne, mais aussi en Corse, en Gironde, dans la Vienne ou encore en Charente. Tous sont soupçonnés d’appartenir à un groupuscule, AFO, qui préparait des attentats pour se venger des attaques islamistes commis en France ces dernières années.

"AFO" : trois lettres pour "Action des forces opérationnelles" derrières lesquelles se cachait la conviction qu’un péril islamique menaçait la France. Ses membres s’entraînaient régulièrement dans des clubs de tir sportif et avaient préparé des caches d’armes et de nourriture pour leurs familles en cas de crise majeure. Leurs cibles, régulièrement évoquées lors de mystérieuses réunions : des imams radicaux, des détenus islamistes après leur sortie de prison ou encore des femmes voilées, choisies au hasard dans la rue.

Dix personnes, actuellement en garde en vue, ont été interpellées dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 juin après un vaste coup de filet antiterroriste.

 Issues de la mouvance de l'ultra-droite, elles s'étaient organisées pour mener des actions violentes contre des cibles musulmanes et appartenaient à un mystérieux groupuscule baptisé "AFO".

Les dix personnes interpellées dans la nuit du 23 au 24 juin, soupçonnées de projeter des actions violentes contres des musulmans, sont toujours en garde à vue et cela peut durer jusqu'à 96 heures, conformément aux textes en matière de lutte antiterroriste. Ces arrestations, menées par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) se sont notamment déroulées en Corse, en région parisienne, dans la Vienne et en Charente-Maritime. Fréquentant l'ultra-droite radicale, les suspects gravitent tous autour d'un mystérieux groupuscule, baptisé "AFO" (Action des forces opérationnelles).

Du simple mode vie à l'activisme aux méthodes musclées, les végans vont-ils trop loin ?

Ils se revendiquent pacifistes mais certains caillassent des boucheries. De la défense de la cause animale à l'action coup de poing, les frontières sont parfois ténues. Qui sont les végans ? Pour le savoir, LCI a interrogé leurs défenseurs et leurs détracteurs.

Résistons avec eux, résistons avec eux !" Ils étaient quelques milliers de militants, à Paris le week-end dernier, à battre le pavé pour dénoncer la cruauté envers les animaux, à l’occasion d’une Marche pour la fermeture des abattoirs organisée par L214, cette association qui s’est fait connaître du grand public en montrant les coulisses de l’industrie de la viande à l'aide de vidéos tournées clandestinement. La cause végane avait déjà envahi l’assiette, mais voilà qu’elle investit désormais tous les pans de la société. Ligne de vêtements, chaussures de marque, contraceptifs, et même de la nourriture pour chat ou chien. L’affaire est prise très au sérieux, y compris chez les géants de la Tech. Pour preuve, début juin, la cheffe du design des Emoji chez Google, Jennifer Daniel, a annoncé la modification du symbole représentant une salade : l’œuf qui trônait fièrement au milieu des feuilles de laitue a été retiré !

Même les vignerons s’y mettent. L'étape dite du collage, qui consiste à éliminer les grosses particules en suspension dans le vin, se fait la plupart du temps en utilisant du blanc d'œuf, qui a pour propriété d'agglomérer ces particules. Le Château Dauzac, grand cru classé Margaux, a décidé de le remplacer par des préparations à base de pommes de terre ou de petits pois pour commercialiser une cuvée végane. Autre exemple, la marque de voitures de luxe Tesla propose uniquement des sièges en cuir synthétique. Moins insolite, mais tout aussi équivoque : le premier steak entièrement végétal de Fleury Michon, un groupe qui s'est bâti sur la charcuterie - notons au passage son prix supérieur à celui d’un steak de viande !

Et maintenant... des préservatifs végan et sans gluten

En France, pays de la bidoche par excellence (avec 66 kg de viande par an et par habitant), pas moins de 4% des Français déclarent pratiquer un régime végan, dont 47% depuis moins de 6 mois, rapportait l’an dernier une enquête du cabinet Harris interactive menée auprès de 1000 Français. Une précédente étude, menée en 2016 par l'Observatoire des consommations émergentes (ObSoCo), estimait que le marché du végan ne concernait en fait que 200.000 personnes en France, soit 0,4 % des consommateurs. S’il est difficile d’évaluer précisément leur nombre, la manière dont les adeptes de ce mouvement occupent le terrain médiatique laisse augurer d'un mouvement de fond qui n’en est qu’à ses débuts. Qui sont les végans ? Quelles sont leurs revendications ? Quelles sont leurs modes d’actions ? Et sont-ils des extrémistes, comme certains le prétendent ? Pour le savoir, nous avons enquêté.

Le véganisme est un mode de vie, une philosophie et un mouvement social et politique Ophélie Véron, sociologue spécialiste des mouvements sociaux

Depuis des milliers d'années, des adeptes du jaïnisme indien (une religion apparue au Xe siècle avant J.-C.) au philosophe présocratique Pythagore, certains font le choix de ne pas se nourrir de viande. Depuis 1944, année de la fondation en Angleterre de la "Végan society", nous n'en sommes plus là. Les descendants de ce mouvement refusent toute "exploitation animale". Ils ne mangent ni viande, ni poisson, ni miel, ni œufs, ni lait, ni produits laitiers. Ils ne portent évidemment pas de fourrure et boycottent les matières comme le cuir, la laine et la soie. S'ils se battent contre la souffrance et l'asservissement des animaux, et modifient profondément leur mode de vie, c'est pour constituer un mouvement qui, à leurs yeux, sauvera la planète du désastre.

"Le véganisme est un mode de vie, une philosophie et un mouvement social et politique, résume à LCI la sociologue Ophélie Véron, spécialiste des mouvements sociaux et auteure du livre Et si nous vivions sans exploiter les animaux ? (Marabout, 2017). On est au-delà d’un simple mode d’alimentation, puisque l’idée est de mettre fin à l’exploitation animale et promouvoir des alternatives à cette exploitation pour le bénéfice des êtres humains, des animaux ou de l'environnement. Le véganisme, c’est un boycott. L’idée de ne plus consommer de produits qui ont été fabriqués dans des conditions qui ne sont pas jugées éthiques. Or, quand on commence à regarder le contenu des étiquettes de produits de consommation courante, on se rend compte que les produits d’origine animale sont vraiment partout."

La vitamine B12 synthétique, le saint-graal des vegans

Fondée en 2008, l’association L214, qui revendique 30.000 adhérents en France, est en première ligne pour mener ce combat. Son objectif : éliminer toutes les pratiques qui nuisent aux animaux ! "La façon dont on se comporte avec les animaux dans les abattoirs est intolérable et inadmissible au XXIe siècle, s’indique auprès de LCI Brigitte Gothière, la porte-parole de l’association. Sur Terre, 80% des animaux destinés à la consommation grandissent dans des élevages industriels, des élevages intensifs, où ils sont enfermés dans des entrepôts et ne voient jamais la lumière du jour. On sait aujourd’hui, de nombreuses études scientifiques l’ont démontré, que les animaux éprouvent des émotions, ont le désir de vivre. A la question 'Est-il, ou non, nécessaire de faire tuer des animaux pour les manger ou d’exploiter des animaux pour avoir leur lait, leurs œufs notamment ?', nous répondons que 'non'. Avec des arguments scientifiques, des études nutritionnelles à l’appui."

"En France, aujourd’hui, on peut très bien se nourrir de façon végane et être en bonne santé, reprend la porte-parole de L214. Cela nécessite quelques aménagements mais, sur le plan nutritionnel, on y arrive très bien. Jusqu’au milieu du XXe siècle et la découverte de la fameuse vitamine B12 synthétique, il était impossible d’être totalement végan. "L’être humain ne synthétise pas cette vitamine B12, explique Ophélie Véron, qui se revendique elle-même végane. Aujourd’hui, le problème ne se pose plus. On peut tout à fait bannir de son alimentation la viande, à condition de prendre cette vitamine B12." A en croire la sociologue, le mouvement est composé principalement de personnes privilégies en matière d’accès à l’information, mais pas forcément d’un point de vue économique. "Ce mouvement, très urbain, est plus développé dans les foyers à revenus faibles ou modérés que dans les foyers aux revenus plus élevés", précise-t-elle.

Des stars au service de la cause végane

Pour ce qui est de l’élevage, l'association L214 estime qu’on pourrait très bien continuer à vivre avec des animaux sans les tuer. "Dans la mesure où on les considère comme des êtres dotés de sensibilité, intelligent, conscient, on ne doit plus les considérer comme une source de nourriture, insiste Brigitte Gothière. Les animaux d'élevages sont domestiqués depuis des lustres et on ne peut donc pas les relâcher dans la nature sans les condamner à mort, poursuit-elle. Notre idée est que les éleveurs continuent de s'occuper de leurs troupeaux mais sans les mener à l'abattoir. Ils entretiendraient nos paysages en jouant le rôle de tondeuse à gazon et en échange on leur laisserait la vie sauve." Régulièrement, l’association fait appel à des parrains, des acteurs ou des personnages d’émissions de télé-réalité, pour commenter des vidéos trash de quelques minutes, montrant les coulisses de l’industrie de la viande.

"L’objectif de nos vidéos, c’est de dénoncer mais surtout d’informer les gens. On ne fait que montrer la réalité, ce qu’on veut nous cacher.  Nous faisons appel à des personnalités publiques pour accompagner le public dans les émotions que ces images violentes suscitent. Elles sont choquantes et suscitent une telle indignation que les gens n’arrivent pas à les regarder."  Lolita Lempika, Mathieu Ricard, Hélène de Fougerol, ou encore, plus récemment, Sophie Marceau, se sont prêtés à l'exercice. "Au départ, ce n’est pas nous qui sommes allés les chercher, ce sont eux qui sont venus vers nous, explique la porte-parole de L214. On essaye toujours d’accompagner nos images d’un discours pour canaliser d’éventuelles actions violentes. On encourage les gens à agir en signant des pétitions, en changeant la manière de se nourrir ou à se joindre à des les actions de sensibilisation sur le terrain."

Ces actions choc suscitent des réactions très violentes et une forme de radicalité Eddy Fougier, politologue spécialiste des mouvements de contestation

Pour le politologue Eddy Fougier, chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) et spécialiste des mouvements de contestation, ce mode d’action qu'il juge violent, peut néanmoins susciter des réactions très violentes et une forme de radicalité. Les végans, très souvent, s’abreuvent d’images violentes. J’ai le sentiment que notamment chez ceux qui sont les plus fragiles psychologiquement, il peut y avoir un passage à l’acte", estime-t-il auprès de LCI. A Lille, en l'espace d'un mois, quatre boucheries ont fait l'objet de dégradations. Leurs vitrines ont été caillassées par des personnes se revendiquant de la cause végane, rapportait mi-juin nos confrères de La Voix du Nord. L'an dernier, toujours à Lille, une boucherie avait été taguée avec du faux sang.

Elle s'était réjouie de la mort du boucher de Trèbes : une militante végane condamnée pour "apologie du terrorisme"

Au mois de mars, à l’autre bout de la France, une internaute, a publié sur Facebook un message dans lequel elle affirmait avoir "zéro compassion" pour le boucher tué dans l'attaque djihadiste à Trèbes, dans l'Aude, qui venait d'être perpétrée. Elle a été condamnée à sept mois de prison avec sursis pour "apologie du terrorisme". Un peu plus tôt dans l'année, trois personnes ont été blessées dans une attaque à main armée au siège social de YouTube, à San Bruno en Californie (Etats-Unis). L’auteure des coups de feu, qui s’est donné la mort sur place, parlait de véganisme dans ses vidéos sur la plate-forme et reprochait à Google de les censurer. Des "cas isolés" que condamnent avec fermeté l'association L214. " A ceux qui disent qu’on est face à un extrémisme, je dirais plutôt qu’on est extrêmement pacifistes. Et ce pacifisme, il s’étend aussi aux animaux et pas uniquement aux limites de notre assiette, poursuit la porte-parole de L214.

Notre combat, c’est la défense des animaux. Je crois que 99% des gens y sont favorables, à des degrés divers Brigitte Gothière, porte-parole de L214

Toutefois, selon le politologue Eddy Fougier, même si de plus en plus de produits de la vie courante sont étiquetés "végan", suivre à la lettre les préceptes qui en découlent nécessite une discipline de fer, une vie quasi monastique. "Les végans doivent scruter les étiquettes de chaque produit de consommation pour s’assurer qu’il n’y a pas de matière animale ou qu’ils n’ont pas été testés sur des animaux. C’est une forme d’intégrisme, selon moi. C’est extrêmement contraignant. Cela conduit certains à devenir intolérant vis-à-vis de ceux qui ne respectent pas les mêmes règles. Ils essayent donc de convertir les gens à leur cause, d’où ma comparaison avec une forme d’intégrisme religieux."

"C’est comme si vous aviez dit, à l’époque de l’esclavage, que vous essayiez de convertir les gens contre l’esclavagisme, se défend Brigitte Gothière. Quand on lutte pour les droits des femmes, on n’est pas en train de convertir. On ne dirait pas cela. On est sur une lutte sociale. On essaye de rétablir une injustice." Selon elle, c’est un débat qui dépasse la question de savoir si on est vegan ou pas. "L’association L214 ne représente pas seulement les 0,4% de vegans que compte la population française. C’est beaucoup plus large que cela. Notre combat, c’est la défense des animaux et de ce point de vue, je crois, qu’on peut dire que 99% des gens y sont favorables. Chacun, évidemment, à des degrés divers".

Un mode d'action particulièrement efficace

L'association 214 a réussi à s’imposer sur le devant de la scène médiatique en très peu de temps et devenir l’une des associations les plus connues en France. Comment ? Par le biais d'une communication inspirée des méthodes d'Henry Spira, qui avait mis au pilori, dans les années 70, la société américaine de cosmétiques Revlon parce qu'elle utilisait des produits chimiques sur les yeux des lapins. Pour y parvenir, il a publié une tribune dans le New York Times, en montrant des photos des lapins sur lesquels les produits étaient expérimentés. Un activisme qui a conduit la marque Revlon a mettre fin à ces tests.

Ce mode d’action a été théorisé par Peter Singer dans un livre intitulé Théorie du tube de dentifrice : Comment changer le monde selon Henry Spira. L’idée, en deux mots, c’est de pointer du doigt une cible, ce qu'on appelle le "Name on shame". Puis, dans le même temps, de proposer des alternatives. Spira exigeant de Revlon qu'il consacre une partie de son chiffre d’affaires à des recherches pour trouver des alternatives à ces tests.

L214 exploite également ce qu’on appelle dans le domaine de l’industrie alimentaire le syndrome de la boîte noire. L’industrie alimentaire s’est fait avoir à son propre jeu en racontant des belles histoires qui ne correspondent en rien à la réalité. Le cas typique ce sont les saucisses sous vide. Dans la publicité, on voit des enfants autour d’un feu de bois. Et ce n’est pas la laitière à l’ancienne qui touille le yaourt, c’est une machine. L214 montre l’envers du décor et les gens tombent des nues.

Penser qu’on va pouvoir vivre avec des animaux en enlevant l’aspect du travail, c’est un non-sens total Jocelyne Porcher, directrice de recherche à l'Inra

Parmi les détracteurs de L214, on trouve notamment la chercheuse Jocelyne Porcher, directrice de recherche à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra, UMR Innovation à Montpellier) et auteure de Vivre avec les animaux une utopie pour le 21ème siècle (La Découverte, 2014). "A les entendre, la domestication c’est le crime originel de l’humanité. A mon sens, leur doctrine n’a ni queue ni tête, tranche d'emblée la chercheuse. Sur la question de l'élevage, ce qui leur pose un problème, c’est le travail avec les animaux. Penser qu’on va pouvoir vivre avec des animaux en enlevant l’aspect du travail, c’est un non-sens total. Les animaux sont comme nous, ils aiment faire des choses. C’est pour cela qu’on vit ensemble".

"Un cheval est plus intéressé par un travail avec les humains que de rester au pré seul toute la journée, ou même avec un congénère, reprend-t-elle. L’enjeu est de savoir dans quelles conditions on fait des choses ensemble". La chercheuse s'intéresse depuis longtemps aux systèmes industriels de production animale issus du capitalisme industriel. Un rapport instrumental aux animaux qui n’a rien à voir avec l’élevage, à ses yeux. Si, pour la chercheuse, "le système industriel est une aberration morale, politique, économique et une calamité du point de vue de la relation aux animaux", l'élevage en revanche peut avoir grâce à ses yeux quand il est pratiqué par "des éleveurs qui bien sût rationalisent le travail pour pouvoir gagner leur vie mais aussi aiment les animaux, aiment vivre avec eux". Selon elle, les membres de cette association "passent à côté de la vie des animaux".  

Quoiqu'il en soit, les industriels se jettent sur ce nouveau marché. A l'instar de l'offensive en France de Danone, numéro un mondial du yaourt, dans l'ultra-frais végétal sous la marque Alpro. Les produits évoquent le yaourt mais ne contiennent aucun lait d'origine animal. Dans le même esprit le géant suisse Nestlé a pris ses distances avec le monde carné en lançant "Le Bon végétal" sous la marque Herta, dont les consommateurs connaissent mieux le jambon et les saucisses de porc. Unilever annonce quant à lui la prochaine commercialisation de glaces végan. Les distributeurs ont eux aussi flairé la bonne affaire et développé, comme Carrefour avec Carrefour Veggie, des marques dédiées. Monoprix a de son côté ouvert quatre petits magasins Naturalia à Paris dont les produits sont certifiés 100 % végan.

Réformes des aides sociales en question

  En annonçant sa volonté de réfléchir à la refonte  des  aides  sociales. Le gouvernement s’attaque à un dossier sensible. Emmanuel Macron devrait livrer les grandes lignes de son  plan  au  mois  de  Juillet.

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EN BREF : ZONE MILITAIRE

L’armée de l’Air prévoit de mettre en service son nouvel avion d’entraînement Pilatus PC-21 en septembre 2018

Le compte-à-rebours a commencé pour les avions d’entraînement TB-30 Epsilon de l’École de pilotage de l’armée de l’Air [EPAA], de la base aérienne 709 de Cognac. Ces appareils, qui ont contribué à la formation initiale de nombreux pilotes de chasse depuis 1984, seront en effet bientôt remplacés par 17 turbopropulseurs Pilatus PC-21, dans le cadre du projet « Formation modernisée et entraînement différencié des équipages de chasse » [FOMEDEC, aussi appelé Cognac 2016]. Et cela vaut aussi pour les Alphajet de l’École de chasse de Tours…

La date de la mise en service de ces nouveaux avions, loués au prestataire britannique Babcock Mission Critical Services France [BMCSF], se précise : l’armée de l’Air a en effet indiqué que ces avions arriveront à Cognac en « septembre prochain ».

En attendant, quatre pilotes de la BA 709, tous brevetés « chef de patrouille », sont actuellement en train de prendre en main le PC-21 à Stans, dans le canton de Nidwald, en Suisse. À l’issue de ce stage, ils devront être en mesure de former à leur tour leurs homologues instructeurs de l’EPAA, afin que les premiers élèves pilotes puissent commencer leur formation avec ce nouvel appareil à partir du printemps 2019.

Pour rappel, le programme FOMEDEC, qui doit permettre de réaliser 100 millions d’euros d’économies par an grâce à la rationalisation de la formation des pilotes de chasse et des navigateurs officiers système d’armes [NOSA], prévoit également le remplacement de l’Alphajet par le PC-21.

 « Certes, nous perdons de la vitesse, en comparaison à l’Alphajet [le PC-21 peut voler à la vitesse maximale de 370 nœuds, soit 685 km/h]; en terme d’avionique, en revanche, il s’agit d’une révolution », avait expliqué le commandant Sofiane, chef des projets « avions école », à Air Actualités.

L’ergonomie du cockpit permet une prise en main rapide de l’avion. Son comportement aérodynamique est extrêmement sain et les performances offertes par les 1600 chevaux du turbopropulseur remarquables. […] Le système de navigation et d’attaque du PC-21, clé de voûte de la formation des futurs équipages de Rafale et Mirage 2000, est à la hauteur des attentes », se félicite l’armée de l’Air.

Cela étant, un élève pilote de chasse volera quand même à bord d’un Alphajet, mais lors de son passage à l’École de transition opérationnelle [ETO] de Cazaux.

 « Avant de trancher de manière définitive le remplacement de l’Alphajet, il est nécessaire de bénéficier des premiers RETEX [retour d’expérience, faisant suite à l’utilisation des PC-21 dans la formation de nos jeunes équipages. Cela nous permettra de définir finement le besoin de remplacement de l’Alphajet à l’horizon 2020. En toute hypothèse, les réflexions vont commencer très prochainement. Je souhaite que ce sujet soit inscrit dans les travaux de la prochaine Loi de programmation militaire », avait expliqué le général André Lanata, le chef d’état-major de l’armée de l’Air, dans les colonnes de DSI, en juin 2017.

Seulement, et sauf erreur, la LPM 2019-25 ne dit pas un mot sur le remplacement de l’Alphajet de l’ETO de Cazaux…

EN BREF : L’OPINION

Prélèvement à la source : un risque à 2 milliards pour l’Etat

Hypothèses de croissance élevées, non prise en compte du coût de la suppression de la taxe d’habitation, économies non documentées : les sages de la rue Cambon soulignent dans un nouveau rapport les « fragilités » de la trajectoire d’Emmanuel Macron pour le redressement des finances publiques. Ils reviennent aussi sur la mise en place du prélèvement à la source qui pourrait coûter cher en 2019.

La Cour des comptes temporise. Après avoir fait les gros titres l’année dernière en estimant que le dernier budget de l’ère Hollande était teinté d’insincérité, le rapport sur « la situation et les perspectives des finances publiques » publié ce matin est beaucoup plus sage. Les magistrats de la rue Cambon indiquent que la prévision de déficit 2018 est « atteignable » malgré une prévision de croissance de 2 % « un peu élevée », que « les prévisions de recettes sont plausibles, quoiqu’un peu élevées », et que le niveau des dépenses est « plausible, bien qu’affecté d’une incertitude forte s’agissant des collectivités locales ». Les magistrats ne croient que modérément au « contrat » proposé par Emmanuel Macron aux territoires pour limiter leurs dépenses de fonctionnement. Au final, « la réduction du déficit effectif et structurel reste très faible » pour cette année.

Pour la trajectoire 2019-2022, les magistrats regrettent un manque d’innovation en matière de gouvernance budgétaire et listent plusieurs « fragilités » dans le scénario du gouvernement : hypothèses de croissance « optimistes », non-intégration de la suppression totale de la taxe d’habitation (10 milliards d’euros) ou bien encore manque de documentation des économies.

EN BREF : LE POINT

Bruno Retailleau (LR) opposé à la création d'un Islam de France

Le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, s'est dit mercredi opposé à la création d'un Islam de France, qui serait selon lui "une atteinte à la loi de 1905" dont il faut "garder la promesse".

Interrogé sur LCI sur la nécessité de "réinventer les rapports entre la religion musulmane et la République", Bruno Retailleau a répondu "Moi je pense que non".

"Je suis opposé à l'institutionnalisation d'un Islam de France", a poursuivi le président de la région Pays-de-la-Loire. "Si l'État se mêle de religion, alors c'est une atteinte à la loi de 1905" relative à la séparation des églises et de l'Etat, a-t-il dit, soulignant "qu'il faut (la) garder dans toute sa promesse".

"L'État doit être sur une ligne de fermeté, parce que si on tente d'organiser tant bien que mal un Islam de France, on n'y parviendra pas", a-t-il ajouté. "Parce que l'Islam sunnite, c'est neuf musulmans sur dix", a encore fait valoir M. Retailleau, et celui-ci d'après lui "ne reconnaît ni hiérarchie, ni église, donc, ce qui risque de se passer, il y aura un début d'institutionnalisation, l'État mettra la main là où, justement, forçant la loi de 1905, là où il n'a pas à la mettre, il se mêlera d'un domaine cultuel".

"Il ne doit pas se mettre dans cette position-là, et pourtant tous les radicaux ne seront pas embarqués, si j'ose dire, dans cette organisation", a-t-il encore estimé, en citant une étude Ifop pour l'Institut Montaigne de 2016 selon laquelle, pour "28 % des musulmans, la charia est supérieure à la loi".

Cette étude distinguait trois grands groupes chez les musulmans. Le dernier groupe, que l'Ifop évaluait à 28 %, réunit des croyants qui ont "adopté un système de valeurs clairement opposé aux valeurs de la République", s'affirmant "en marge de la société".

Lundi soir, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a annoncé que des "assises territoriales", destinées à réformer l'organisation et le financement du culte musulman, auront lieu dans chaque département d'ici au 15 septembre

EN BREF : LE POINT

Baromètre Ipsos- « Le Point » - Droite : Valérie Pécresse en embuscade

La présidente de la région Île-de-France grimpe dans notre baromètre de juin et s'impose chez Les Républicains face à Laurent Wauquiez.

Où donc habite la droite aujourd'hui ?

Il y a fort à parier qu'elle ne le sache pas elle-même. Les mois se suivent, et, dans notre baromètre, telle une marée perdue, les voix des sympathisants Les Républicains vont et viennent. Le ressac les conduit aujourd'hui vers Emmanuel Macron –président fustigeant notamment « le pognon de dingue » que coûtent les aides sociales – et qui gagne 15 points dans cette partie de l'électorat. Mais elles repartiront sans doute demain, comme elles l'avaient quitté hier : le mois dernier, le président de la République avait vu sa cote fondre de 28 points chez les LR.

Si l'on reprend son évolution à droite depuis le mois de janvier, l'on assiste à de déroutantes montagnes russes : 45 % d'avis favorables en janvier, 36 en février, 37 en mars, l'envol à 57 en avril, puis la rechute en mai à 29, avant cette remontée de juin à 44. La définition même de l'instabilité. Au total, la courbe du président de la République stagne à 36 %, en baisse de seulement un petit point. Après une baisse de trois points au classement général le mois dernier, la tendance n'est pas bonne. Son Premier ministre n'échappe pas à cette légère sinistrose, avec 34 % de bonnes opinions, en baisse d'un point.

Sans doute séduite par la fermeté symbolique entrevue lorsque Emmanuel Macron recadra un lycéen en marge d'une cérémonie au Mont-Valérien, la droite applaudit. Mais ne nous y trompons pas : elle n'attend que des signaux donnés à la gauche pour repartir. Où ? Elle l'ignore. Laurent Wauquiez, qui vient d'exclure la libérale Virginie Calmels de la vice-présidence de son parti, perd 15 points de popularité dans sa propre maison. 4e héros des sympathisants Les Républicains en mai, il tombe en juin à la 12e place. « Il ne faut pas oublier que Wauquiez part de loin », tempère Jean-François Doridot, directeur des études chez Ipsos.

Jean-Michel Blanquer poids lourd durable du gouvernement

Voilà Valérie Pécresse qui récupère la mise : la présidente de la région Île-de-France s'envole à 63 % d'avis favorables à droite. Avec 21 % de supporteurs en plus. Celle qui poursuit une stratégie décalée par rapport à celle de Laurent Wauquiez, tout en restant membre des LR, parvient à atteindre un record de popularité depuis mai 2012. Une époque où François Hollande venait d'être élu président de la République, et allait embaucher à l'Élysée un jeune banquier nommé Emmanuel Macron.

Pour le reste du plateau politique, Jean-Michel Blanquer continue à s'installer durablement parmi les poids lourds du gouvernement, populaire chez les LREM comme chez les LR. Marine Le Pen et sa nièce se tiennent toujours en joue, au sommet des sympathisants FN, respectivement première et deuxième au classement dans leur famille d'origine. Dans une autre famille, celle des Républicains, c'est avec Laurent Wauquiez que Marion Maréchal voisine : tous deux recueillent 38 % d'avis favorables. Inquiétant pour l'un, rassérénant pour l'autre…

LE POINT

Voitures, abonnements... Comment va se passer l'après-Autolib' ?

Le groupe Bolloré a annoncé un arrêt progressif du service d'ici au 31 juillet. Un « saut dans l'inconnu » pour les 150 000 abonnés.

Après l'annonce-choc, le 21 juin, de la résiliation du contrat liant le syndicat mixte Autolib' Vélib' (SVAM) et le groupe Bolloré, restait à connaître la date de l'arrêt du service. Autolib' s'arrêtera le 31 juillet après une diminution progressive du nombre de véhicules et de stations disponibles à partir du 2 juillet. Cette solution permettra ainsi une « extinction progressive » du service plutôt qu'un « arrêt brutal », a-t-on souligné chez Autolib'.

Quoi qu'il en soit, les Franciliens vont devoir s'habituer à l'absence des petites voitures électriques grises. Que vont devenir les 3 000 bornes dédiées aux Autolib' ? Quid des voitures ? Quelles seront les conséquences pour les abonnés ? Quelques éléments de réponses avant ce que Pierre-Yves Bournazel, élu parisien et député d'Agir, dépeint comme un grand « saut dans l'inconnu ».

Quelles conséquences pour les abonnés ?

Depuis son lancement en fanfare en 2011 sous l'ancien maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë, Autolib' peut se targuer de compter près de 150 000 abonnés. Autant de personnes qui vont devoir rapidement trouver un système de substitution à ce moyen de transport devenu très populaire dans la capitale.

Concernant la mensualité d'abonnement Premium, celle du mois de juillet vous sera offerte, et les suivantes ne vous seront pas facturées. Votre abonnement ne sera pas reconduit », explique le service dans un mail envoyé aux abonnés.

Reste à savoir si des solutions de remplacement seront mises en place. « Il ne s'agira pas de remplacer Autolib' par un seul acteur, mais par plusieurs qui proposeront des solutions complémentaires », a expliqué le syndicat mixte Autolib' Métropole sur France info. Les pistes envisagées ? Combiner un service de « trajets intra-muros », des trajets vers la petite couronne et des locations longue durée permettant à l'usager de « partir en week-end ». Quant à la Ville de Paris, elle étudie avec attention les propositions de constructeurs, PSA et Renault en tête, pour préparer l'après-Bolloré, comme le révèle Europe 1.

Quid des bornes électriques ?

La Mairie de Paris a annoncé jeudi soir que les places de parking actuellement dévolues aux véhicules Autolib' seront réservées dès la fin du service aux propriétaires de voitures électriques. « Les 3 244 places de stationnement qui sont actuellement dévolues à Autolib' seront dédiées à terme aux Parisiens et aux Franciliens propriétaires d'un véhicule électrique ou utilisant un véhicule électrique en autopartage, à titre personnel ou professionnel », a expliqué l'institution dans un communiqué, ajoutant que le stationnement sera « gratuit, dans la mesure de six heures consécutives ».

Dans son communiqué, la Mairie s'engage également à « rendre les bornes de recharge électrique Autolib' accessibles aux Parisiens et aux Franciliens pour la recharge de leur véhicule personnel. » D'après la mairie, « 620 bornes de recharge électrique sont déjà présentes sur le territoire parisien, en voirie ou en parkings souterrains, utilisables avec un badge BeLib' » et seraient donc susceptibles d'être reconverties. La mesure devrait entrer en vigueur « au début de l'année 2019 ».

Que vont devenir les véhicules ?

Les 4 000 véhicules estampillés Autolib' devraient disparaître à la fin du mois d'août, voire un peu avant, croit savoir Le Figaro. Le groupe Bolloré, propriétaire des Autolib', ne compte pas envoyer ses voitures à la casse.

Selon BFM TV, la firme pourrait intégrer les Bluecar dans ses autres services d'autopartages présents à Lyon, Bordeaux, Turin, Singapour et Las Vegas. Plus surprenant, Bolloré pourrait aussi décider de vendre ses véhicules à des particuliers ou à des entreprises privées.

LE PARISIEN

Dans le quotidien de la police antiripoux

L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) rend son rapport annuel ce mardi. Coup de projecteur sur un service aussi redouté que méconnu.

Sur son bureau, une collection d'orchidées. Au mur, un croquis satirique sur la réforme de la police des polices : « Je veux moins de bœuf et plus de carottes ! » tonne Manuel Valls, l'ex-ministre de l'Intérieur. Référence aux bœufs-carottes, surnom des agents de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), eux qui ont la réputation de faire « mijoter » leurs collègues en audition.

Après quarante années dans la police et avant son départ en retraite, sa cheffe Marie-France Monéger-Guyomarc'h, 61 ans, présente ce mardi le rapport annuel de cette direction sensible, chargée d'évaluer le fonctionnement de la police nationale et d'enquêter sur les infractions commises par ses fonctionnaires.

L'activité 2017 a notamment été marquée par la forte hausse du nombre de tirs d'armes à feu. Plus de 400 l'année passée, soit une augmentation de plus de 50 % par rapport à 2016.

L'affaire Théo, le vol de cocaïne au 36...

L'IGPN peut être saisie administrativement en cas de « manquements ». Parallèlement, l'inspection conduit chaque année plus de 1 000 enquêtes judiciaires. Les trois quarts concernent des soupçons d'« atteintes aux personnes », lorsque l'usage de la force est contesté. 16 % portent sur les atteintes aux biens allégués (vols lors de perquisition, destruction de portes par erreur...). Enfin, 9 % ont pour objet des consultations de fichiers de police ou des violations présumées du secret professionnel...

Parmi ces dossiers, des affaires emblématiques : mises en examen pour viol de policiers d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) lors de l'interpellation du jeune Théo, vol de 52 kg de cocaïne au 36, quai des Orfèvres, détournement des œuvres sociales de la police, découverte de 7 tonnes de cannabis appartenant à un indic de l'office des stups.

Mais la police des polices élargit désormais ses activités aux ressources humaines. Depuis 2014, elle dispose d'une Mission d'appui et de conseil (MAC), chargée notamment de soulager les services en difficulté. « Nous intervenons dans des situations crispées lorsque les conditions de travail génèrent de la souffrance, souligne sa responsable, la commissaire divisionnaire Nadia Saïdia-Terras. Les signaux d'alerte sont connus, qu'il s'agisse d'un taux d'absentéisme élevé, de tracts syndicaux aussi véhéments que répétitifs, de conflits interpersonnels ou encore d'un nombre important d'enquêtes disciplinaires. »

La commissaire divisionnaire Nadia Saïdia-Terras.

Les bœuf-carottes sur le gril

Comment fonctionne l'IGPN ? Pourquoi ses enquêteurs sont-ils si redoutés ? Nous avons interrogé ces policiers très spéciaux. Plongée dans le quotidien des 270 bœufs-carottes.

 « Ah... » Lorsqu'elle décline sa fonction d'enquêtrice à l'IGPN, Claire reconnaît que cette annonce provoque souvent un blanc chez ses collègues. Cette capitaine de 49 ans appartient aux « bœufs », abréviation de « bœufs-carottes ». Une désignation peu flatteuse qui dit la crainte et la défiance inspirée par ces policiers. Claire ne s'en offusque pas, elle qui se vit comme « flic avant tout ». « Il y a beaucoup de méconnaissance, d'a priori et de fantasmes concernant la police des polices », affirme-t-elle.

Le siège de l'IGPN à Paris, dans le XXe arrondissement. /LP/Yann Foreix

Depuis trois ans, elle fait partie de la Division nationale des enquêtes, un service créé en 2013, spécialisé dans le domaine financier afin de lutter contre la corruption. Les dessous de la découverte de 7 tonnes de cannabis en plein Paris, le scandale du détournement des œuvres sociales de la police, les grivèleries présumées de l'ex-préfet de police Alain Gardère... Autant de dossiers sensibles dont elle ne dit mot, discrétion oblige.

Claire nous reçoit dans la salle de réunion, car une garde à vue se déroule dans son bureau. « Notre crédibilité, dit-elle, se gagne par rapport aux postes qu'on a occupés avant. Et aussi ceux où l'on ira après. » Longtemps, l'IGPN, surnommé le « cimetière des éléphants », a eu la réputation d'abriter les vieux policiers en bout de course, parfois en disgrâce.

Jean-Baptiste Mabin, commissaire chef du 3e à la délégation de Paris./LP/Philippe Lavieille

Aujourd'hui, il s'agit exclusivement de fonctionnaires volontaires, expérimentés et triés sur le volet qui passent là trois à cinq ans avant de rebondir ailleurs. « Notre conduite à l'extérieur doit être exemplaire, jusqu'au ticket de stationnement. C'est presque obsessionnel », confie le commissaire Jean-Baptiste Mabin, de la délégation judiciaire parisienne de l'IGPN. « Papa, si l'un de vous fait une bêtise, qui va enquêter ? Est-ce qu'il y a une police de la police des polices ? » lui demandait récemment son fils de 10 ans.

Les deux fonctionnaires se défendent d'être des justiciers. Tous deux revendiquent des investigations à charge et à décharge sur la base d'un travail collégial. « Il faut se méfier des certitudes », met en garde le chef de cabinet. Outre la loyauté dans les enquêtes, ils font montre d'une certaine ténacité. « Aujourd'hui, personne n'est intouchable dans la police », se félicite Claire, parfois confrontée à la « condescendance » de hauts fonctionnaires placés en garde à vue.

Pour elle, il n'y a pas de profil type du policier délinquant, mais plutôt des conditions favorables. Un glissement progressif, fait de mauvaises habitudes et de petites concessions à la probité : « Cela correspond souvent à des moments de rupture dans la vie du fonctionnaire : séparation, endettement, addiction au jeu... »

Reste qu'à l'IGPN, contrairement à d'autres services, il est inconcevable de fêter autour d'un verre la résolution d'une belle affaire ou la mise à l'écart d'un ripou. Le commissaire déplore : « Quelle que soit l'enquête, elle traduit un échec de l'institution. »

EN BREF : 20 Minutes

Paris : 80 locataires de HLM pourraient être expulsés pour « troubles de jouissance »

LOGEMENT Quatre-vingts procédures d’expulsion de locataires du parc social parisien sont en cours pour « troubles de jouissance »

Actuellement, la Ville de Paris et trois bailleurs sociaux ont lancé 80 procédures d’expulsion de locataires. la raison ? Des « troubles de jouissance »​, explique Le Parisien. Car les bailleurs sociaux ont l’obligation de « garantir la paix à leurs locataires ». Et les « troubles de jouissance » sont multiples : dealeur dans la cage d’escalier, chien agressif lancé sur les voisins, locataire fêtard au détriment du repos d’autrui, voisin qui urine dans les communs…

Pour arme dans la gestion des expulsions, les bailleurs sociaux brandissent la jurisprudence d’octobre 2013 qui permet désormais d’expulser toute une famille si le signataire du bail est tenu responsables des infractions commises par ses propres enfants.

Des étudiants de Sciences-po logés dans les HLM

C’est une décision de justice qui permet à un bailleur l’expulsion d’un locataire assortie de la résiliation du bail. Si le locataire refuse de partir après la décision de justice, le bailleur peut demander le concours de la force publique pour l’expulsion. C’est ce qui s’est passé en mai quand une famille a été expulsée d'un logement rue Reverdy (19e) car elle était impliquée dans un trafic de drogue, rapporte Le Parisien.

Le parc social de Paris Habitat libéré des familles qui perturbent la vie de l’immeuble en profite pour faire de la mixité sociale. Ainsi cité Bonnier, des logements évacués ont ainsi été attribués à 30 étudiants de Sciences-po, en échange de 4 heures hebdomadaires de soutien scolaire aux enfants du quartier

.« Quand on est locataire d’un logement social, un des devoirs est de ne pas pourrir la vie de ses voisins » 

Cent personnes de chez Paris Habitat vont être assermentées cette semaine afin de dresser des PV. Ian Brossat adjoint au logement d’Anne Hidalgo, explique ce dispositif...

100 agents Paris Habitat vont être assermentés pour dresser des PV Le but est de lutter davantage contre les incivilités dans le parc social

La guerre aux incivilités est déclarée. Paris Habitat, bailleur social de la ville, va assermenter 100 agents afin de dresser des PV aux locataires qui se rendraient coupables d’infractions.

Après avoir reçu une formation, ces agents – gardiens d’immeubles ou conseillers sûreté – vont ainsi prêter serment cette semaine au palais de justice. Ils auront alors le statut de « gardes particuliers assermentés » et pourront sanctionner les locataires qui ne respecteraient pas les règles de vivre-ensemble. Alors que ce dispositif va s’étendre dans le parc social parisien, Ian Brossat adjoint PCF au logement d’Anne Hidalgo, revient pour 20 Minutes sur cette initiative de la mairie.

Pourquoi ce dispositif était devenu nécessaire dans la capitale ?

Dans nos immeubles, nous sommes confrontés à trop d’incivilités. Si je regarde les derniers chiffres, il y a à Paris, dans nos logements sociaux, 26.000 familles qui demandent à changer de logements. Et parmi ces 26.000 familles, une sur quatre, motive sa demande par des problèmes d’incivilités dans leur immeuble. C’est un nombre qui a augmenté au cours des dernières années. Si je m’en tiens à Paris Habitat, premier bailleur de la ville, les incivilités sont le premier motif de réclamation. Nous avons donc décidé de mettre en place des mesures supplémentaires pour faire reculer ces incivilités. Cent agents Paris Habitat, qui se sont tous portés volontaires, vont ainsi être assermentés pour verbaliser des infractions.

Concrètement que vont-ils contrôler ?

L’idée est de lutter contre quatre phénomènes : l’atteinte aux personnes, outrages et insultes ; les atteintes aux biens, dégradations et épanchements d’urine dans les parties communes ; l’atteinte à l’environnement, notamment les nuisances sonores ; et enfin, les atteintes à la propriété, comme le dépôt illégal d’objets encombrants ou les jets de poubelles par les fenêtres. Les agents assermentés de Paris Habitat pourront émettre des PV sur ces quatre types d’infractions. Ils disposeront de documents type à remplir et les PV seront ensuite transmis à la police ou au parquet, qui établira la sanction au locataire qui n’aura pas respecté les règles.

Comment seront-ils répartis ?

Ils interviendront en fonction des signalements. Quand un agent est par exemple un gardien, il interviendra dans son immeuble. Quand c’est un conseiller sûreté, il rayonnera sur un espace plus large et pourra intervenir dans plusieurs immeubles. Mais l’idée est de couvrir l’ensemble du parc de Paris Habitat, soit 120.000 logements.

Le prix des amendes est fixé à combien ?

Le montant des amendes varie selon la nature des infractions. Ça va de 38 euros pour une insulte à 1.500 euros pour une dégradation par exemple. Rappelons que les amendes ne sont pas perçues par le bailleur

Ce dispositif va-t-il être étendu à d’autres bailleurs sociaux ?

Oui, les deux autres bailleurs sociaux qui dépendent de la ville de Paris, la RIVP et Elogie-Siemp, travaillent en ce moment à mettre en place le même dispositif. Car quand on est locataire d’un logement social on a des droits et des devoirs. Et parmi ces devoirs, il y a celui de ne pas pourrir la vie de ses voisins.

EN BREF : EUROPE 1

Paris et Madrid proposent des « centres fermés » pour migrants

Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez était ce samedi 23 juin à Paris où il a été reçu par le président français Emmanuel Macron. Au centre de cette visite : trouver des solutions face à la question migratoire que secoue l'Europe.

A la veille d'un mini-sommet européen consacré à la question migratoire, Paris et Madrid, avec l'appui de Berlin, ont appelé ce samedi à la mise en place de « centres fermés » pour migrants qui débarquent de Méditerranée. Une proposition sur laquelle les trois capitales espèrent arracher un consensus alors que le dossier divise l'UE.

 « La proposition que nous souhaitons faire (...) c'est une solution qui consiste à mettre en place des centres fermés sur le sol européen », dotés de « moyens européens », a expliqué Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse commune à l'Elysée avec le nouveau chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez.

S'il existe des « hotspots » en Grèce, généralement non fermés, il n'y en a pratiquement aucun en Italie, qui les refuse pour des raisons de souveraineté. Souvent, les migrants partent d'Italie sans avoir été enregistrés et se dirigent vers d'autres pays. La proposition franco-espagnole mettrait fin à cette situation. Dans les centres que Paris et Madrid souhaitent voir mis en place, les migrants attendraient l'examen de leur cas. Ces centres permettraient « une solidarité financière immédiate, une instruction rapide des dossiers et une solidarité européenne pour que chaque pays prenne de manière organisée les personnes qui ont droit à l'asile », a fait valoir le chef de l'Etat français.

Emmanuel Macron et Pedro Sanchez réclament également que tous les pays européens s'engagent ainsi à accueillir les migrants ayant obtenu l'asile. Le président français s'est dit favorable à des sanctions financières pour ceux qui s'y refuseraient. « On ne peut avoir des pays qui bénéficient massivement de la solidarité de l'UE et qui revendiquent massivement leur égoïsme national quand il s'agit de sujets migratoires », a-t-il justifié en visant, sans les nommer, les pays du groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, République tchèque et Slovaquie).

Et pour les migrants qui ont été déboutés de leur demande d'asile, les dirigeants français et espagnol veulent à la mise en place d'équipes qui pourraient les reconduire dans leur pays d'origine. Emmanuel Macron a en revanche jugé « inacceptable » la proposition faite par certains pays de créer des plateformes de débarquement hors de l'Union européenne pour y refouler des personnes débarquées en Europe.

Ces propositions seront soumises à l'avis des autres participants au mini-sommet européen. Les pays du groupe de Visegrad ont déjà annoncé qu'ils ne s'y rendraient pas, ce qui rend très peu probable un accord européen lors du sommet des 28 et 29 juin. Un accord que la chancelière Angela Merkel a d'ores et déjà exclu.

EN BREF : LIBERATION

Daniel Cohn-Bendit :  << Je défends l'idée d'une agence européenne des réfugiés »

Au lendemain du  mini-sommet  européen  consacré  à  l'accueil  des  migrants,  l'ancien  eurodéputé  Daniel  Cohn-Bendit  plaide  pour  une  politique  commune  «d'immigration  positive.

Réunis  dimanche  à  Bruxelles  pour  un  mini-sommet  consacré  à  la  question  migratoire,  les  dirigeants  de  seize  pays  de  l’union  européenne  n'ont  fait  que  constater  leurs  désaccords.  Emmanuel Macron  a  rappelé  la  possibilité  de  sanctionner  financièrement  les  pays  qui  refuseraient  d'accueillir  les  migrants.  Dans  son  viseur:  les  pays  du  groupe  de  Visegrad  (Hongrie,  Pologne,  République  tchèque  et  Slovaquie).  Pour  Daniel  Cohn-Bendit,  ancien  député  européen,  la  situation  européenne  est  cruciale  à  l'aube  du  sommet  des  Vingt-Huit. 

Pensez-vous  comme  Emmanuel  Macron  que  les  pays  qui  bénéficient  le  plus  de  fonds  structurels  européens  doivent  être  sanctionnés  s'ils  font  preuve  d'absence  de  solidarité  envers  les  migrants?  Je  ne  suis  pas  persuadé  que  ce  soit  la  bonne  méthode.  Comme  cette  possibilité  ne  figure  pas  dans  les  conditions  des  fonds  structurels,  ça  m'étonnerait  que  la  France  gagne  devant  la  Cour  de  justice  européenne.  Je défends  plutôt  l'idée  d'une  agence  européenne  des  réfugiés  avec  un  budget  conséquent  qui  serait  dédiée  à  aider  les  municipalités  ou  les  régions  qui  accueillent  des  migrants.  Si  une  ville  de  Pologne  décidait  d'accueillir  des  réfugiés,  cette  agence  pourrait  la  soutenir  financièrement.  Pour  deux euros  donnés  à  l'accueil  des  réfugiés,  on  dégagerait  un  euro  pour  le  budget  social  de  la  ville  d'accueil.  On  ferait  ainsi  profiter  les  populations  de  l’accueil  des  réfugiés.

  Que  penser  de  la  volonté  de  Macron  et  du  chef  du  gouvernement  espagnol  de  mettre  en  place  des  centres  d'accueil  fermés  sur  le  territoire  européen?

 La  France  a  déjà  fait  la  proposition  de  mettre  en  place  des  hot  spots  dans  les  pays  de  transit  comme  le  Niger.  Cela  pourra  permettre  à  l'Office  français  de  protection  des  réfugiés  et  apatrides  (Ofprat)/  d’organiser  le  voyage  de  ces  réfugiés,  de  ne  pas  les  obliger  à  passer  par  la  Libye  et  traverser  l'horreur.  Même si  les  arrivées  de  réfugiés  se  tarissent,  le  prix  payé  pour  ce  flux  est  la  situation en Libye. Il ne faut jamais l’oublier. Les centres y sont abominables et il est de plus en plus difficile de quitter le territoire.

Comment peut-on organiser  les  arrivées  liées  à  la  migration  économique?

  Il faut  créer  une  loi  d'immigration  économique  en  Europe.  En  fonction  de  l'évolution  démographique  et  du  marché  du  travail,  il  y  a  un  besoin  d'immigration  dans  des  pays  comme  l'Allemagne  ou  les  Pays-Bas.  En  faisant  une  loi  d'immigration  positive,  on  pourrait  ouvrir  des  bureaux  d'immigration  européens  dans  les  pays  de  départ.  Les  gens  feraient  une  demande  et  ils  auraient  ainsi  une  chance  de  pouvoir  aller  travailler  en  Europe.  S'ils  décidaient  d'y  aller  illégalement,  ils  perdraient  cette  chance.  Avec  ce  système,  on  réduirait  le  nombre  de  migrants  illégaux.

 Cette  loi  ne  risquerait-elle  pas  de  créer  un  appel  d'air?

  L’appel  d'air  fondamental  est  la  pauvreté.  le  manque  de  perspectives.  il y  aura  toujours  des  personnes  qui travaillent et vivent illégalement sur notre territoire, car c’est le prix de la société ouverte et de la libre circulation  

L’Aquarius a cristallisé les tensions entre l’Italie et la France au sujet de la crise immigratoire. Paris a-t-il été hypocrite ?            

Le gouvernement et le Président Macron ont fait une erreur avec l’Aquarius. Ils auraient dû l’accueillir dans le port de Bastia et faire ce qui a été mis en place à Valence en créant  un  centre  d'accueil  On  aurait  envoyé  l'Ofpra  pour  traiter  les  demandes  d'asile.  Dans  de  telles  situations,  ceux  qui  n'auraient  pas  droit  à l’asile seraient rapatriés dans leur pays d’origines s’ils ont des papiers. Mais s’ils n’ont pas, je ne sais ce qu’il adviendrait.  C’est ça, notre drame.  L’Union européenne   doit organiser avec l’ONU une conférence sur l’immigration. Comme pour le climat, il  n’y  a  pas  de  solution  nationale, ni de  solution  européenne.  Le problème est mondial.  Il faut réfléchir à  de  nouvelles  modalités  de  régulation,  basées  sur  la  solidarité  obligatoire  . 

Est-on arrivé  à  un  moment  de  vérité  pour  l'Europe,  attaquée  sur  sa  philosophie  politique  même?  L’heure est crucial pour l'Europe.  On a perdu  le  débat  idéologique.  Quelle est l'acceptation des valeurs qu’on dit « européennes »  dans  nos  propres  populations?  En Italie,  Salvini  surfe  sur  une  opinion  publique  largement  de  son  côté.  En Allemagne,  la  majeure  partie  de  l'opinion  est  favorable  à  la  position  du  ministre  de  l'Intérieur  de  refouler  les  migrants.  Le  courage  politique  est  de  ne  pas  toujours  aller  dans  la  direction  voulue  par  l'opinion.  Il  ne  faut  pas  la  suivre  lorsqu’elle  est  aussi  lépreuse  et  néfaste.  Mais il  faut  être  aussi  capable  de  tenir  un  équilibre  pour  que  l'espace  démocratique  de  nos  sociétés ne s’effondre pas.

EN BREF : SUD-OUEST

Le maire de la municipalité de Lège-Cap-Ferret dans les Landes, ne décolère pas. Le 1er avril dernier le chef de la police de sa commune a été contrôlé alcoolisé au volant de sa voiture, lors d’un déplacement privé dans les Landes. La mairie lui a supprimé ses primes

Si on était dans le privé, j’aurais pu immédiatement le licencier » s’agace Michel Sammarcelli, le maire Lège-Cap-Ferret (Gironde), interrogé par France Bleu Gironde.

Le 1er avril dernier, lors d’un déplacement privé, le chef de la police municipale de sa commune est contrôlé par la gendarmerie à hauteur d’Onesse-Laharie dans les Landes. Son taux d’alcoolémie est le double de celui autorisé. L’homme s’est vu retirer son permis pour quatre mois.

Michel Sammarcelli qui confirme l’information révélée par La Dépêche du Bassin ne décolère pas : « j’attends l’issue du jugement pour régler ça en famille ».

Pour l’heure, le policier, privé de ses primes par la mairie, est cantonné à des tâches administratives. Il ne peut plus circuler qu’à vélo.

SUD-OUEST

Réforme de la SNCF. Emmanuel Macron signe le coup d'envoi

Emmanuel Macron a signé le projet de loi « pour un nouveau pacte ferroviaire », apportant ainsi la touche finale à la réforme de la SNCF vivement contestée par les cheminots.

Emmanuel Macron a promulgué ce mercredi la loi réformant la SNCF, malgré de multiples journées de grève et des « inquiétudes légitimes » auxquelles il faut continuer de répondre, selon le chef de l'Etat.

« Une transformation profonde »

« Cette nouvelle page qui s'ouvre aujourd'hui pour notre système ferroviaire est importante, c'est une transformation profonde », a déclaré le chef de l'Etat en signant le texte de loi à l'Elysée.

Emmanuel Macron était entouré de la ministre chargée des Transports Elisabeth Borne et du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.

« La SNCF a maintenant tous les atouts pour réussir dans ce nouveau monde, comme elle a toujours su gagner, relever les défis depuis 80 ans », s'est félicité Emmanuel Macron.

 « Des négociations vont commencer »

« Je sais qu'elle (la réforme) peut susciter des inquiétudes chez les cheminots, les Français l'ont entendu », a assuré le Président. « Je veux leur dire que par ce travail, nous avons répondu aux inquiétudes les plus vives, et nous continuerons de le faire dans la négociation de branches, dans la négociation d'entreprises, à chaque fois que ces inquiétudes sont légitimes, et qu'elles ne sont pas le refus de tout changer », a-t-il promis.

 « Maintenant au niveau de la branche, au niveau de l'entreprise, des négociations vont commencer pour mettre en œuvre ce que la loi prévoit », a-t-il poursuivi.

La réforme, définitivement adoptée au Parlement à la mi-juin, prévoit notamment l'ouverture à la concurrence du transport des voyageurs (entre décembre 2019 et au plus tard 2039 selon les lignes), et de supprimer à partir du 1er janvier 2020 les embauches au très protecteur statut de cheminot.

 

EN BREF : THE TIMES OF ISRAËL

Des chercheurs de l’Université de Tel Aviv localisent les cellules cancéreuses

La nouvelle technique pourrait augmenter les taux de survie et de guérison du cancer, car elle permet aux chirurgiens d'éliminer avec précision les cancers

Les chercheurs de l’Université de Tel Aviv ont mis au point des nanosondes intelligentes qui allument une lumière fluorescente en présence de cellules cancéreuses, ce qui, selon eux, pourrait améliorer considérablement les résultats postopératoires pour les patients atteints de cancer.

Les chercheurs ont créé une « sonde intelligente » qui, lorsqu’elle est injectée à un patient quelques heures avant la chirurgie pour exciser une tumeur primaire, peut aider les chirurgiens à localiser l’emplacement du cancer jusqu’à plusieurs cellules cancéreuses, ce qui leur permet de garantir l’élimination d’un plus grand nombre de cellules cancéreuses et d’endommager le moins possible les tissus sains environnants, ont-ils déclaré dans un communiqué.

L’équipe interdisciplinaire à l’origine de la recherche était dirigée par le professeur Ronit Satchi-Fainaro, directeur du département de physiologie et de pharmacologie de la faculté de médecine Sackler de l’université de Tel Aviv. L’étude a été publiée en mai dans Theranostics.

Dans de nombreux types de cancers, ce n’est souvent pas la tumeur maligne primaire, mais plutôt la métastase – la propagation de cellules cancéreuses persistantes à d’autres parties du corps – qui tue les patients.

 « Dans les cas de mélanome et de cancer du sein, par exemple, le chirurgien peut croire qu’il a tout retiré – qu’il a excisé toute la tumeur et laissé les tissus restants sans cancer. Même si seulement quelques cellules subsistent après la chirurgie, trop peu ou trop petites pour être détectées par IRM ou tomodensitométrie, des récidives et des métastases peuvent se produire », explique Mme Satchi-Fainaro. « Notre nouvelle technologie peut guider le chirurgien pour exciser complètement le cancer ».

Les chercheurs ont basé leurs travaux sur des études antérieures, qui ont montré que les cellules cancéreuses ont un nombre accru d’enzymes appelées cathétines cystéine, qui sont présentes en grand nombre dans une variété de tumeurs. Les cellules saines contiennent de petites quantités de ces cathétines. Sur la base de ces connaissances, les chercheurs ont conçu les sondes pour identifier les cellules cancéreuses », a déclaré Mme Satchi-Fainaro dans un communiqué.

« Nous avons exploité cette propriété », de l’augmentation du nombre de cathétines, « afin de concevoir plusieurs sondes Turn-ON, qui peuvent être activées pour générer un signal de fluorescence lors de la réaction avec les cathétines tumorales », ont déclaré les chercheurs dans leur étude.

Dans les tissus sains environnants, en raison d’un manque de cathétines, la zone reste sombre.

Les sondes intelligentes peuvent être utilisées pour guider le chirurgien en temps réel pendant l’excision de la tumeur. Le chirurgien peut également éviter de couper tout tissu sain « non lumineux », selon le communiqué.

Les scientifiques ont d’abord examiné l’effet de la sonde en laboratoire sur la peau saine et les tissus mammaires, puis sur le mélanome et les cellules cancéreuses du sein. Ils ont ensuite utilisé des souris présentant un mélanome et un cancer du sein pour effectuer des chirurgies d’excision ordinaires et des chirurgies guidées par sonde intelligente.

 « Les souris qui ont subi une chirurgie ordinaire ont connu une récidive et des métastases beaucoup plus tôt et plus souvent que celles qui ont subi notre chirurgie intelligente guidée par sonde », a indiqué Mme Satchi-Fainaro. « Plus important encore, celles qui ont subi la chirurgie par sonde intelligente ont survécu beaucoup plus longtemps. »

Les souris opérées sans sondes ont rapidement été diagnostiquées avec métastase ou récidive des tumeurs elles-mêmes, et leur espérance de vie était courte – seules 40 % des souris de ce groupe ont survécu 120 jours après l’opération, selon l’université, dans son communiqué en hébreu. Cependant, lorsque l’intervention chirurgicale a été réalisée avec les sondes, le taux de survie des souris a doublé : 80 % d’entre elles sont restées en bonne santé après 120 jours. En d’autres termes, 60 % des souris opérées de manière ordinaire sont mortes de la maladie, contre seulement 20 % de celles qui ont subi une opération à l’aide des sondes intelligentes.

 « La sonde peut également réduire le besoin de chirurgies répétées chez les patients dont les cellules cancéreuses restent sur les bords des tissus prélevés », a déclaré Mme Satchi-Fainaro. « Dans l’ensemble, cela peut conduire à l’amélioration du taux de survie des patients. »

L’équipe a déposé un certain nombre de brevets sur cette technologie et est également en pourparlers avec un certain nombre d’entreprises pharmaceutiques pour commencer les essais cliniques en vue de la commercialisation de la technologie, selon le communiqué.

Les travaux de recherche du laboratoire Satchi-Fainaro qui ont abouti à ces résultats ont bénéficié d’un financement partiel du Conseil européen de la recherche (CER) au titre du septième programme-cadre de l’Union européenne.

Les scientifiques qui ont mené la recherche pour l’étude avec Satchi-Fainaro étaient Rachel Blau, Yana Epshtein et Evgeni Pisarevsky, et la recherche était en collaboration avec le professeur Doron Shabat de l’école de chimie de l’université de Tel Aviv, le professeur Galia Blum de l’Université hébraïque de Jérusalem et les cliniciens Prof. Zvi Ram et Dr Rachel Grossman du Département de neurochirurgie du Centre médical de Tel Aviv.

Dernière minute : Mis à jour le 27/06/18 à 18h01

En bref : 20 minutes

Grève SNCF : A la gare du Nord, des cheminots déterminés « à ne rien lâcher » quitte à « manger des cailloux »

Les cheminots présents à l’assemblée générale de mercredi croient encore à la mobilisation…

Au bout du quai 36 de la gare de Nord, sur un parking baigné par le soleil, une cinquantaine de cheminots s’est rassemblée mercredi matin. L’assemblée générale du jour a peiné à faire le plein : certaines AG précédentes avaient regroupé des centaines de personnes. Pour les salariés de la SNCF présents, c’est l’heure de faire un premier bilan de la mobilisation, alors que la grève « perlée » démarrée début avril s’achève ce jeudi et que la CGT et Sud-Rail ont décidé de poursuivre le conflit en juillet.

Malgré une mobilisation en baisse – y compris chez certaines professions très engagées comme les conducteurs ou les contrôleurs -, Éric s’empare du micro avec fermeté. « Oui, les chiffres [de grévistes] étaient plus élevés au début du mouvement, mais la bataille n’est pas finie. Notre grève, elle nous appartient », lance l’élu Sud-Rail, dont Paris-Nord est un des bastions.

 « C’est le début du combat »

C’est au tour de Xavier, conducteur, de prendre la parole. Le ton est offensif : « Cette grève-là, on ne peut pas la perdre. On n’a pas le droit de lâcher. L’objectif, c’est la guérilla, et on a un règlement qui nous permet de faire ça. On va leur montrer qu’en respectant les règles à la lettre, on va faire plier la direction de la SNCF ».

Au bout du quai 36, tout le monde est globalement d’accord : la grève doit continuer coûte que coûte. « C’est le début du combat, affirme Stéphane, technicien au Landy, le centre de maintenance des TGV. On arrive à la fin d’un calendrier perlé qui a montré ses limites. Je suis déterminé à ne rien lâcher, même si demain je dois manger des cailloux. »

« Il faut vite trouver une solution pour faire réagir les gens »

Mais dans « l’autre » camp, la détermination reste aussi intacte. Quelques heures après l’AG, en pleine journée de mobilisation à la SNCF, Emmanuel Macron signait devant les caméras la réforme ferroviaire votée quelques jours auparavant à l’Assemblée et au Sénat. « La SNCF a maintenant tous les atouts pour réussir », a expliqué le chef de l’État.

A Paris-Nord, les cheminots reconnaissent que la communication gouvernementale a pesé sur la mobilisation. « La grève sur trois mois, c’est usant psychologiquement, résume Sylvain, qui conduit des TER. On voit que la réforme ferroviaire avance, donc c’est usant, c’est démoralisant, et on s’aperçoit que cette stratégie n’a rien apporté. Il faut vite trouver une solution pour faire réagir les gens. Il n’y a pas de miracle, il faut aller les voir, leur expliquer ce qui se passe. »

 « Je suis à Sud Rail et nos propres adhérents, on ne les voit pas en réalité, regrette Stéphane. Il y a beaucoup de "grève canapé". Je pense qu’ils se rendent compte de ce qu’il se passe, mais ils ne sont pas prêts à sacrifier quelques centaines d’euros pour faire plier le gouvernement. » Pour remotiver les troupes, les cheminots grévistes comptent sur la manifestation interprofessionnelle prévue ce jeudi. Et après les vacances, certains espèrent faire la « jonction » avec la réforme des retraites. « Pour ça, il faudra réussir la grève des 6 et 7 juillet, souffle un cheminot. Sinon, ils [les organisations syndicales] nous renverront tous à la maison ».

Zone militaire

Les F-35A turcs resteront aux États-Unis si Ankara achète les systèmes russes de défense aérienne S-400

La semaine passée, malgré les réticences du Sénat américain, Lockheed-Martin a officiellement remis à la force aérienne turque son premier avion F-35A, lors d’une cérémonie organisée à Fort Worth [Texas]. Cet appareil doit être transféré à la base aérienne de Luke [Arizona] où les pilotes turcs doivent entamer leur « transformation ». Ce qui pourrait prendre un à deux ans, selon le Pentagone.

Seulement, rien ne dit que les F-35A pourront quitter le territoire américain. En effet, et c’est d’ailleurs la raison qui explique les réticences des sénateurs américains, le rapprochement de la Turquie, membre de l’Otan, et de la Russie pose un problème dans la mesure où Ankara a commandé auprès de Moscou quatre systèmes de défense aérienne S-400 « Triumph ».

Or, avec ce contrat, la Russie pourrait avoir accès à des informations confidentielles sur les caractéristiques du F-35A. Et cela rendrait l’avion de Lockheed-Martin plus vulnérable, d’autant plus que la tendance actuelle est marquée par le déploiement de capacités A2/AD (Anti-Access/Area-Denial) que l’appareil américain est censé contrer.

 « C’est une affaire très sérieuse », a lancé Wess Mitchell, chargé des relations avec l’Europe et l’Otan au département d’Etat américain, lors d’une audition parlementaire, le 26 juin. « Nous avons clairement dit à plusieurs reprises au plus haut niveau du gouvernement turc qu’il y aura des conséquences » si la Turquie confirme son projet d’acquérir des systèmes russes S-400, a-t-il ajouté.

Pour dissuader la Turquie de se procurer de tels systèmes auprès de la Russie, M. Mitchell a évoqué des sanctions qui s’appliqueraient à Ankara en vertu d’une loi américaine [CAATSA, pour Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act, ndlr] qui interdit tout contrat avec de entreprises du secteur russe de l’armement. Et, a-t-il prévenu, une « acquisition de S-400 aurait inévitablement des conséquences sur l’avenir de la coopération militaro-industrielle turque avec les Etats-Unis, y compris concernant les F-35. »

« Nous avons été on ne peut plus clairs, en privé comme en public : une décision sur les S-400 changera les relations américano-turques de manière difficilement remédiable », a insisté M. Mitchell. Et cela peut avoir des conséquences pour les forces armées turques, notamment au niveau de la maintenance de leurs F-16, construits par Lockheed-Martin.

 « Les États-Unis restent en possession de l’avion jusqu’à son transfert qui intervient normalement après un long processus de formation », a rappelé le responsable de la diplomatie américaine. Aussi, a-t-il continué, Washington peut encore très bien, au niveau juridique, annuler la commande de 100 F-35A faite par la Turquie en invoquant des « préoccupations de sécurité nationale. »

La formation, à Luke AFP, des futurs pilotes turcs de F-35A « joue à notre avantage, car cela nous donne plus de temps pour continuer à faire pression » sur la Turquie « avant de prendre une décision définitive », a estimé M. Mitchell.

Le souci est que la Turquie est un partenaire de troisième niveau du programme F-35, avec l’implication d’une dizaine d’industriels, dont Turkish Aerospace Industries, Kale Group, ALP Aviation et Ayesas. La participation de ces derniers à la production du F-35 devrait générer plus de 12 milliards de dollars. Un point que n’a pas manqué de rappeler Mevlut Cavusoglu, le ministure turc des Affaires étrangères. « Nous sommes signataires avec les autres partenaires. Nous sommes impliqués dans ce projet. Personne ne peut donc remettre en cause unilatéralement un accord de coopération internationale », a-t-il fait valoir, à l’antenne de CNN Turk, le 21 juin.

En bref : ATLANTICO

Emmanuel Macron signe la réforme du rail

Le président de la République a signé la réforme ferroviaire ce mercredi. Les syndicats les plus déterminés ont l’intention de poursuivre le mouvement en juillet et même en septembre.

Ultime étape a donc été atteinte. Emmanuel Macron a signé et donc officiellement entériné la réforme ferroviaire ce mercredi. Le président de la République s’est exprimé devant les caméras

"La SNCF a maintenant tous les atouts pour réussir, la modernisation du pays se poursuivra sur d’autres sujets".

La signature intervient alors que les cheminots sont dans leur ultime épisode de grève. La dernière journée de mobilisation unitaire est prévue pour le jeudi 28 juin.

Le mouvement de contestation n’est pas pour autant mort et enterré, malgré les divisions syndicales. La CGT et Sud Rail ont en effet annoncé la poursuite de la mobilisation pour les journées du 6 et 7 juillet 2018.

Philippe Matinez était invité sur les antennes de RTL ce mercredi, il a annoncé les intentions de la CGT Cheminots et de Sud-Rail de poursuivre le mouvement de grève, "même en septembre".

 Les syndicats les plus réticents à la réforme ont l’intention de ne pas abandonner le combat et la lutte.

Ils souhaitent faire plier le gouvernement et obtenir le retrait de la réforme après le bras de fer estival qui s’annonce brûlant entre les usagers de la SNCF, les syndicats, les cheminots, la direction de l’entreprise, la ministre des Transports Elisabeth Borne et le gouvernement.

 

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Bonjours jeudi

Bonjours jeudi

 

 

 

 

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Tous ces combats

Tous ces combats

Tous ces combats

Sans rien comprendre

Tout ce qui fut

Et qui n’est plus

 

Cette rage gronde en moi

Il est toujours mon émoi

Bien que souvent désarroi

Il est toujours mon roi

 

J’ai tant besoin de tes bras

D’entendre ta voix

De voir cet enfant

Un jour tu seras de retour

 

Tu retrouves les caresses

Hélas, le passé souffle

Le vent froid m’assaille

Tout réapparaît si réel

 

Culpabilité de cet abandon

Ce film devant mes yeux

M’interdit son oublie

Tu files telle la souris

 

Je me sens si petite

Dans ce monde si grand

Je le voudrais tout blanc

Immaculée comme la neige

 

Que serai-je sans toi ?

Ce que j’étais dans l’ombre

Sans horizon limpide

Ne me quitte plus maintenant

 

Tous ces combats

Sans rien comprendre

Tout ce qui fut

Et qui n’est plus

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Bonsoir mes lecteurs

Bonsoir mes  lecteurs

 

 

 

 

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Mon roc, mon rocher et Tendrement

 

MON ROC, MON ROCHER

 

Je l’imagine super beau

Il est mon superman

Pourtant il est un rien farceur

Plus fort que moi sans peur

 

Il est un tant soit peu crieur

Il est mon auditeur

Néanmoins il est mon roc

C’est mon rocher à moi

 

J’imagine son esprit si fort

Qu’il ne peut rien m’arriver

Pour tout vous dire

Et cela va s’en dire

 

Il est dans mes secrets

Ses murmures me guident

Assurément il est mon roc

C’est mon rocher à moi

 

Il est l’écoute à tout instant

Me surprend lors de mes erreurs

M’aide à les réparer

Jamais je ne le vois harassé

Il semble si puissant

Son zèle m’étonne

Décidément il est mon roc

C’est mon rocher à moi

 

Il est si clément

Lui demander pardon

Je n’y pense même pas

Pourquoi s’excuser

 

Quand on croit tout est acquis

Tout me semble dû.

Autrement dit il est mon roc

C’est mon rocher à moi

 

Je n’imagine pas qu’il soit blessé

Mort de fatigue à me sauver

Terrifié devant mes imprudences

Désespéré de mon inconscience

 

Son amour est inconditionnel

Mes sentiments se font jaloux

Cependant il est mon roc

C’est mon rocher à moi

 

La seule chose qui compte

Qu’il ne me faut jamais flancher

Qu’il soit présent en toutes circonstances

Sans comprendre je m’interroge

 

Il était avant moi

Il est présent

Il sera après moi

Il est mon roc

Mon rocher à moi 

 

Monique Macalou

 

Tendrement

 

Tendrement dans le creux de tes bras

Dès le premier instant

Je me suis lovée

 

Tendrement tu m’as transportée

Dans une douce chaleur

Au ciel j’étais

 

Tendrement tu me chérissais

Dans tes couvertures

Je suis là

 

Tendrement tu me protège

De tout l’univers

Je te regarde

 

Tendrement tu me berce

Ta voix m’engourdi

Je suis amour

 

Tendrement ton murmure

Me rassure

Je suis aux anges       

 

Alumacom                 

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Bonjour mes chers lecteurs

 

 

 

 

 

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REVUE DE PRESSE DU 21 -24 JUIN 2018

REVUE DE PRESSE DU  21 -24 JUIN 2018

21 et 24 juin 2018 info générale plus Paris

Monique Macalou

SOMMAIRE

Journal

Titre

Page

La Nouvelle République

Malgré le sommet, la Corée du Nord reste une menace nucléaire selon Trump

2

 OUEST FRANCE

Vaisselle de l’Élysée. Des « gens de rien » offrent un service aux Macron

3

 

Emmanuel Macron dénonce la « lèpre qui monte » en Europe

3

LCI

Française emprisonnée aux Etats-Unis pour avoir franchi la frontière par erreur : "Je pensais avoir une amende mais pas aller en prison"

5

L’Opinion

Mis en examen après le décès de leur bébé dénutri, des parents défendus par un comité de soutien

6

Huffpost

Les États-Unis se retirent du Conseil des droits de l'homme de l'ONU

7

 

Florence Berthou ; Anne Hidalgo a mené une course à la Mairie de Paris

8

Valeurs actuelles

L’Echec Vélib’

9

 

Municipale : les maires de droite que Macron veut séduire

9

 

Mairie de Paris reprenne langue

10

 

Anne Hidalgo préfère la « com »

10

Marianne

A Paris c’est fiasco lib’

11

 

Les Djihadistes visaient la Tour Eiffel

12

Alnas

Erdogan : réélu Président de la République

13

L’Express

Macron : fait face aux critiques

14

Pais Match

Les anti Wauquiez…en ordre de bataille

15

Capitale

Les ratées juridiques d’Hidalgo : une sacrée facture

16

Le Monde

L’avenir incertain de l’autopartage

18

Le Parisien

Nos médecins font des miracles

19

 

Le nouveau patron du Grand Paris

20

Le Figaro

Les barrières pour sécuriser les quais de Paris

20

Les Echos

L’Assemblée : une proposition de loi LR…adoptée sans …LR

21

Gatestone

Scandale en Allemagne : Asile contre Pot-de-Vin

22

L’Opinion

Municipale : la grande cuisine Macronistes

24

DERNIERE MINUTES

Qui peut encore sauver Air France-KLM ?

25

 

EN BREF : LA NOUVELLE REPUBLIQUE

Malgré le sommet, la Corée du Nord reste une menace nucléaire selon Trump

Donald Trump a qualifié vendredi de "menace exceptionnelle et extraordinaire" l'arsenal nucléaire nord-coréen afin de justifier le maintien des sanctions contre Pyongyang, dix jours seulement après sa rencontre historique avec Kim Jong Un.

Le ministère américain de la Défense a toutefois annoncé dans les heures suivantes la suspension indéfinie de nouveaux exercices militaires conjoints entre les Etats-Unis et la Corée du Sud, pour soutenir les négociations diplomatiques en cours avec la Corée du Nord.

"Il n'y a plus de Menace Nucléaire de la part de la Corée du Nord", avait pourtant claironné le président américain à son retour à Washington, après le sommet de Singapour le 12 juin dernier.

Mais une déclaration présidentielle envoyée au Congrès vendredi avait un ton bien différent, expliquant pourquoi Washington allait maintenir des sanctions économiques sévères contre Pyongyang.

"L'existence et le risque de prolifération de matière fissile à des fins militaires sur la péninsule coréenne et les actes et les politiques du gouvernement de Corée du Nord continuent de constituer une menace exceptionnelle et extraordinaire pour la sécurité nationale, la politique étrangère et l'économie des Etats-Unis", a écrit vendredi Donald Trump.

Dans cette déclaration formelle, le locataire de la Maison Blanche justifie ainsi le maintien des sanctions contre Pyongyang et la prorogation pour une année supplémentaire de "l'état d'urgence national" décrété en 2008 à cet égard.

Le sommet Trump-Kim de Singapour s'était achevé sur un engagement de la Corée du Nord en faveur d'une "dénucléarisation complète" dont les détails ont été remis à des négociations ultérieures. Dix jours après, aucune avancée concrète n'a été enregistrée.

Vendredi, la porte-parole du Pentagone, Dana White, citant trois exercices militaires qui étaient programmés dans les trois mois à venir, --dont le Freedom Guardian prévu en août et déjà annulé--, a indiqué que "pour soutenir l'exécution des résultats obtenus au sommet de Singapour (...) le secrétaire (américain à la Défense Jim) Mattis a suspendu indéfiniment des exercices sélectionnés".

Les armées américaine et sud-coréenne avaient confirmé mardi avoir suspendu les exercices militaires de Freedom Guardian. Environ 17.500 soldats américains devaient prendre part à ces manœuvres.

C'est le président Donald Trump lui-même qui s'était engagé après le sommet historique avec le leader nord-coréen Kim Jong Un le 12 juin dernier à renoncer aux exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud, où sont déployés des dizaines de milliers de soldats américains chargés de la défendre contre les menaces nord-coréennes.

Ces suspensions annoncées vendredi incluent "le Freedom Guardian ainsi que deux exercices d'entraînement du programme d'échange de la marine coréenne qui était prévu pour se dérouler dans les trois prochains mois", a souligné Mme White dans un communiqué, sans apporter plus de précisions.

"En soutien aux négociations diplomatiques à venir dirigées par le secrétaire Pompeo, des décisions supplémentaires dépendront de la façon dont la RPDC continue à mener des négociations productives, en bonne foi", a ajouté la porte-parole du Pentagone, utilisant l'acronyme de la Corée du Nord.

EN BREF : OUEST FRANCE

Vaisselle de l’Élysée. Des « gens de rien » offrent un service aux Macron

Un couple de Saône-et-Loire a envoyé sa vaisselle au couple présidentiel pour lui éviter l’achat d’un nouveau service à la manufacture de Sèvres, dont le prix a suscité la polémique la semaine dernière. L’hashtag #JoffreMaVaisselleAuxMacron pourrait rapidement devenir viral…

 « Pour vous éviter de dépenser un pognon de dingue en vaisselle, avec toute notre amitié ». C’est accompagné de ce petit mot qu’un couple du Clusinois (Saône-et-Loire) a envoyé un carton de vaisselle à l’Élysée, rapporte Le Journal de Saône-et-Loire. Objectif : éviter à Emmanuel et Brigitte Macron d’avoir à acquérir un nouveau service onéreux issu de la manufacture de Sèvres.

Le couple a posté un message sur Twitter plein d’humour et d’irone : « Voilà ! Encore une bonne action de faite pour soulager Emmanuel et Brigitte Macron de toutes ces dépenses de pognon de dingue qu’ils doivent subir à l’Élysée ».

Le prix du service fait débat

Mardi 12 juin, Emmanuel Macron dénonçait en effet le « pognon de dingue » dépensé dans les aides sociales, dans une vidéo postée par sa conseillère en communication, Sibeth Ndiaye. Le lendemain, Le Canard Enchaîné révélait que l’Élysée avait commandé pour 500 000 euros de vaisselle. Mais ce chiffre correspondrait en fait au prix public affiché par la manufacture de Sèvres.

Le montant réel de la facture reste une énigme. Une enveloppe de 50 000 euros aurait été débloquée pour rémunérer les artistes qui ont participé au concours et réalisé les premiers croquis. Le Point croit savoir de son côté que le nouveau service coûterait en réalité « autour de 250 000 euros ». Au total, 1 200 pièces ont été commandées pour assurer des dîners d’apparat pour 300 convives.

« Des gens de rien »

Le couple a signé son mot d’un cinglant « des gens de rien », en faisant allusion à l’expression employée par le président l’an dernier pour évoquer de simples gens ordinaires par rapport à ceux qui entreprennent.

Afin de faire connaître leur initiative, ces Bourguignons l’ont largement relayée sur les réseaux sociaux. Ils ont créé l’hashtag #JoffreMaVaisselleAuxMacron pour inciter d’autres personnes à faire de même.

Emmanuel Macron dénonce la « lèpre qui monte » en Europe

Le président français Emmanuel Macron a dénoncé jeudi la « lèpre qui monte » en Europe à l’occasion de son meeting jeudi en Bretagne. Il dit avoir besoin des « Européens bretons » pour défendre le projet communautaire.

Dans un discours enflammé, à quelques jours d'un sommet européen crucial sur la gestion des migrants, le chef de l'Etat a dénoncé jeudi la « lèpre qui monte » en Europe, « le nationalisme qui renaît, la frontière fermée que certains proposent » et ceux qui « trahissent même l'asile », tout en revendiquant de ne pouvoir « accueillir tout le monde ».

Emmanuel Macron exhorte les Bretons à « défendre l’Europe » dans un discours tenu à Quimper jeudi. Face aux extrêmes, il veut porter le combat pour la construction communautaire aux côtés des « Européens bretons » qui ont « sauvé l’euro » en votant massivement pour le traité de Maastricht en 1992.

Pêche, transports, culture, mer… Le président de la République a développé de nombreux thèmes lors de son discours à Quimper à l’occasion de sa tournée bretonne. Il a tenu à conclure son meeting par un appel pour que « la Bretagne reste fidèle à son Histoire, ses ardeurs et ses passions ».

Dans un discours d’une heure trente prononcé devant un parterre d’élus, place saint-Corentin, à Quimper, le Président a vanté le « laboratoire breton de la décentralisation de projets » et lancé un vibrant hommage à l’idéal européen, après une série d’annonces en matière de transports.

L’amour pour l’Europe de la Bretagne

« Je vous demande de ne rien céder à votre amour pour l’Europe », a lancé Emmanuel Macron.

Avec émotion, il a fait référence au vote massif dans l’Ouest de la France en 1992 en faveur du Oui au traité de Maastricht qui a « sauvé l’Europe »

Sans ces voix, selon lui, « l’euro n’aurait pas existé et parfois les choses se jouent à rien. Ici c’est une de ses terres de la République où on vibre en parlant d’Europe, on l’aime. Quand on aime le local, […] on aime aussi son Europe, on la porte et on la défend ».

 « Beaucoup la détestent, depuis longtemps. On les voit monter comme une lèpre dans de nombreux pays d’Europe, même là où on ne pensait pas que c’était possible », faisant référence sans la nommer à l’Italie avec qui il a récemment eu maille à partir au sujet de l’Aquarius.

Vibrant plaidoyer

Le président de la République dit regretter que les extrêmes puissent faire « les pires provocations sur l’Europe et que personne ne se scandalise de cela. On se retourne sur nous-mêmes et on oublie de dénoncer ceux qui la détestent. » Selon lui, les « élites économiques, journalistiques et politiques ont une responsabilité immense », a-t-il lancé sous les applaudissements de la foule présente.

 « Il faut se scandaliser contre le nationalisme qui renaît, contre la frontière fermée que certains proposent », explique-t-il alors que la question migratoire est au cœur de l’actualité européenne. Un mini-sommet organisé par la Commission est d’ailleurs programmé de toute urgence avant le Conseil européen de fin juin.

 « Je vous le dis, avec beaucoup d’ardeur chevillée au corps, j’ai besoin de ces terres qui croient à l’Europe, j’ai besoin des Françaises et Français qui croient dans ce projet parce qu’ils savent notre Histoire, qu’ils savent le prix du nationalisme, le coût de la bêtise. »

Il conclut ainsi : « alors, mes amis, […] dans les mois et années qui viennent, n’oubliez jamais avec force d’être Européens. » Il demande aux Bretons de ne pas être « des Européens béats, mais des Européens aussi exigeants que vous l’êtes : des Européens bretons ».

EN BREF : LCI

Française emprisonnée aux Etats-Unis pour avoir franchi la frontière par erreur : "Je pensais avoir une amende mais pas aller en prison"

Une adolescente française, en visite chez sa mère dans l'ouest du Canada, a passé deux semaines dans un centre de détention américain pour avoir - par inadvertance - franchi la frontière alors qu'elle courait sur une plage.

L'incident s'est produit le 21 mai mais l'affaire vient seulement de paraître dans la presse après les déclarations faites par la jeune fille aux médias locaux.  En visite chez sa mère qui habite dans l'Ouest du Canada à White Rock (Colombie britannique), une ville frontalière de l'État américain de Washington, la jeune Française de 19 ans est partie faire son jogging. Alors que la marée montait, elle a reculé, emprunté un chemin de terre d'où elle a photographié le paysage avant de rebrousser chemin. C'est alors que deux agents américains en charge de la surveillance de la frontière l'ont accusée d'être illégalement passée de l'autre côté. 

Deux semaines en détention

"Je leur ai répondu que je ne l'avais pas fait exprès", a-t-elle expliqué à CBC, affirmant n'avoir vu aucun panneau signalant la frontière.  Dans une vidéo, elle explique qu'elle pensait avoir une amende, se faire rappeler à l'ordre, "me faire engueuler un petit peu" mais à aucun moment la jeune fille pensait alors devoir être placée en prison.

L'adolescente, qui n'avait aucune pièce d'identité sur elle, a rapidement été transférée dans un centre de détention, 200 kilomètres plus au sud.  A son arrivée, elle a téléphoné à sa mère, Christiane Ferne, qui s'est rendue sur place avec le passeport et le visa étudiant de sa fille. Les autorités américaines ont déclaré que ces documents devaient être vérifiés par les autorités canadiennes. La jeune fille est donc restée deux semaines dans le centre avant de pouvoir rentrer au Canada.

MALTRAITANCE - Dans la Drôme, un couple de parents de sept enfants a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, six mois après le décès d'une de leur petite fille de 16 mois, hospitalisée en urgence en état de dénutrition. Un comité de soutien de 150 personnes s'est formé pour les défendre.

Elle était nourrie essentiellement de jus et de laits végétaux, de châtaigne ou de riz. Une petite fille de 16 mois est morte une dizaine de jours après son admission en urgence à l'hôpital. Les parents ont été mis en examen mercredi soir pour "privation de soins et d’aliments, suivi de mort sur mineur de 15 ans par ascendants", par un juge d’instruction de Valence. Ils ont également été placés sous contrôle judiciaire.

La petite fille avait d’abord été admise à Valence, mais le personnel soignant a décidé de la transférer à l'hôpital femme-mère-enfant de Bron, dans la région lyonnaise, au vu de son état de santé. L'enfant était bien en dessous des courbes de tailles et de poids moyens correspondant à son âge et n’était pas vaccinée. Elle n’a malheureusement pas survécu. Le couple de parents, habitant à Saint-Marcel-lès-Valence (Drôme), est accusé d’avoir provoqué la mort de la fillette en la sous alimentant. Une "procédure a été ouverte après le décès d'une de leurs petites dans la région lyonnaise, hospitalisée pour des problèmes de malnutrition et qui est décédée notamment pour ça, mais peut-être également pour des raisons médicales", précise une source judiciaire, confirmant une information de France Bleu Drôme-Ardèche.

Les parents affirment avoir une alimentation saine

Depuis, les cinq frères et sœurs de la fillette, non scolarisés, "ont été examinés et il a été constaté aussi qu'ils étaient plutôt amaigris. Ils ont fait l'objet de placement, d'abord par le parquet, ensuite par le juge pour enfants, une décision confirmée ensuite par la Cour d'appel de Grenoble", d'après cette même source. Ils ont été confiés à la maison des enfants de Bourg-lès-Valence en attendant l’audience qui aura lieu en juillet concernant leur placement. Les parents, fervents catholiques, revendiquent pourtant leur choix de vie, affirmant avoir une alimentation saine et privilégier l’éducation à la maison.

Alors qu’ils viennent d’avoir un autre bébé, ils se sont entourés d’un comité de soutien et tentent de récupérer la charge de leurs aînés. Ce comité de soutien, d'environ 150 personnes, défend leur mode de vie et accuse l’hôpital d’avoir fait une erreur médicale, affirmant que la fillette aurait pu être victime d'un surdosage d'anesthésiant, rapporte France Bleu Drôme-Ardèche. Contactée par LCI, la mairie de Saint-Marcel-lès-Valence indique n’avoir "aucune connaissance de ce comité de soutien" et précise s’en dissocier complètement.

EN BREF : L’OPINION

Matteo Salvini, l’homme qui met le feu à l’Europe

Par ses propos et sa politique anti-migrants spectaculaires, le ministre italien de l’Intérieur a provoqué un choc au sein de l’UE. Qui est vraiment le leader de la Ligue, qui vise à étendre son hégémonie sur toute la droite en Italie

Le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi, en visite en Libye, a prôné mardi la « coopération » pour résoudre la crise migratoire en Europe. L’Italie a déclenché une nouvelle crise dans l’UE après la décision de son ministre de l’Intérieur Matteo Salvini de refuser d’accueil d’un bateau chargé de migrants venus d’Afrique. Mardi, nouveaux propos chocs : « Nous avons besoin d’une épuration de masse ».

Le président français et la chancelière allemande ont annoncé mardi travailler à un accord entre plusieurs pays de l’espace Schengen visant à refouler tout demandeur d’asile vers l’Etat où il a été enregistré en premier.

Une campagne électorale permanente pour obtenir, déclaration après déclaration, la Une des journaux, les trends sur les réseaux sociaux, les titres des journaux télé. C’est la stratégie de Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur du gouvernement italien et secrétaire fédéral de la Ligue (extrême droite). Une fois encore, il a monté le ton contre les étrangers, s’en prenant lundi à la communauté Rom : « On va faire un recensement des Roms pour expulser les illégaux. Malheureusement nous allons devoir garder les Roms italiens parce que nous ne pouvons pas les expulser ». C’est grâce à ces coups de com’ que la Ligue gagne des parts de marché dans l’opinion. Selon la dernière enquête de l’institut Swg, le parti de Matteo Salvini est désormais la première force politique italienne, avec 29,2 % des intentions du vote, désormais devant le Mouvement 5 étoiles, à 29 %. Un résultat remarquable si on pense au point de départ de l’homme qui, aujourd’hui, ébranle l’Europe : le politique milanais a en effet été élu secrétaire de la Ligue en 2013, dans la foulée des 4,5 % réalisés aux élections générales et suite à un énorme scandale de corruption qui avait détruit l’image d’un parti

EN BREF : HUFFPOST

Les États-Unis se retirent du Conseil des droits de l'homme de l'ONU

"Notre engagement ne nous permet pas de continuer à faire partie d'une organisation hypocrite et servant ses propres intérêts".

- Les Etats-Unis se sont retirés ce mardi 19 juin du Conseil des droits de l'homme de l'ONU en accusant l'institution basée à Genève d'"hypocrisie" et de parti pris contre Israël, une décision aussitôt dénoncée par des organisations de défense des droits humains.

"Nous prenons cette mesure parce que notre engagement ne nous permet pas de continuer à faire partie d'une organisation hypocrite et servant ses propres intérêts, qui fait des droits de l'homme un sujet de moquerie", a lancé devant la presse à Washington l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley, aux côtés du secrétaire d'Etat Mike Pompeo.

"Pendant trop longtemps, le Conseil des droits de l'homme a protégé les auteurs de violations des droits de l'homme et a été un cloaque de partis pris politiques", a-t-elle ajouté.

Au Conseil des droits de l’homme de l’ONU ... « Les droits de l’homme sont un sujet de moquerie» dit Nikki Haley, Ambassadrice US à l’ONU. Les États-Unis, ce pays où l’on sépare enfants et parents lorsqu’ils sont migrants clandestins

Nikki Haley et Mike Pompeo ont insisté sur le fait que les Etats-Unis resteraient un héraut des droits de l'homme dans le monde mais, pour beaucoup, cette décision reflète la défiance du gouvernement américain envers les organismes multilatéraux.

"Biais continu"

Cette annonce intervient au lendemain de vives critiques du Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Zeid Ra'ad Al Hussein contre la politique "inadmissible" et "cruelle" des autorités américaines de séparation d'enfants de leurs parents sans-papiers à la frontière mexicaine.

Mais Nikki Haley et Mike Pompeo ont assuré que la décision était liée à l'échec des tentatives de réforme du CDH. "Malheureusement, il est maintenant clair que notre appel à la réforme n'a pas été entendu", a dit Nikki Haley.

Le CDH a été créé en 2006 pour promouvoir et protéger les droits humains à travers le monde mais ses rapports ont souvent contredit les priorités américaines.

En particulier, le fait qu'Israël soit le seul pays au monde ayant un point fixe (appelé point 7) à l'ordre du jour de chaque session, soit trois fois par an, provoque la colère des Etats-Unis. Washington, dont le mandat au Conseil s'achevait en principe en 2019, avait aussi réclamé que l'exclusion des Etats membres commettant de graves violations des droits de l'homme soit votée à la majorité simple et non aux deux tiers, et que le processus de sélection des Etats membres soit renforcé.

"Les pays (membres) se sont entendus pour saper la méthode actuelle de sélection des membres", a déclaré Mike Pompeo. "Et le biais continu et bien documenté du Conseil contre Israël est inadmissible. Depuis sa création, le Conseil a adopté plus de résolutions condamnant Israël que contre le reste du monde", a-t-il ajouté.

Critiques

Si l'ambassadeur d'Israël à l'ONU Danny Danon s'est réjoui de ce retrait et a remercié les Etats-Unis pour leur refus "de la haine aveugle à l'égard d'Israël dans les institutions internationales", le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a dit qu'il "aurait préféré que les Etats-Unis restent au Conseil des droits de l'homme", a déclaré son porte-parole.

Quant à l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW), elle a vivement critiqué ce nouveau repli.

Le CDH a "joué un rôle important dans des pays comme la Corée du Nord, la Syrie, la Birmanie et le Soudan du Sud", a dit le patron de l'ONG Kenneth Roth. "Mais Donald Trump n'est intéressé que par la défense d'Israël", a-t-il dénoncé.

Le Conseil "est loin d'être parfait, mais il est une force importante pour la reddition de comptes et la justice. En se retirant, les Etats-Unis sapent délibérément les droits de l'homme de tous les peuples partout dans le monde et leurs luttes pour la justice", a de son côté critiqué Salil Shetty, secrétaire général d'Amnesty International.

Depuis l'arrivée début 2017 du républicain Donald Trump à la Maison Blanche, les Etats-Unis se sont retirés de l'Unesco, ont coupé plusieurs financements à des organes de l'ONU et ont annoncé notamment leur retrait de l'accord de Paris sur le climat et de l'accord nucléaire avec l'Iran endossé par les Nations unies.

Le départ des Etats-Unis du Conseil des droits de l'homme n'est pas une première. Il y a douze ans, l'administration du républicain George W. Bush avait déjà boycotté le CDH, avant que le démocrate Barack Obama ne décide d'y faire participer son pays  à nouveau



 

EN BREF : L’OPINION

Florence Berthou : « Anne Hidalgo a mené une course à la dépense » à la mairie de Paris

Florence Berthout a répondu aux questions de Nicolas Beytout

Maire Les Républicains du Ve arrondissement de Paris, Florence Berthout évoque la campagne des municipales de 2020. « À droite, le temps n’est pas à [celui ou celle qui se présentera]. Il y a un temps de préparation, qui est le temps de l’unité, de la solidarité », commente-t-elle.

 « Les Parisiens ne veulent pas de tête d’affiche », ajoute la présidente du groupe LR au conseil de Paris. « Le logement, les déplacements, la propreté, la question de l’écologie dans la ville » seront des sujets majeurs pendant la campagne selon Florence Berthout. « La lutte contre le réchauffement climatique sera au cœur de la campagne de 2020 », estime la conseillère régionale d’Ile-de-France.

Interrogée sur les voies sur berges, Florence Berthout juge qu’il « ne faut pas gouverner seul ». « La disparition de la voiture n’est pas la solution. Il faut travailler avec la région », martèle la maire du Ve arrondissement de Paris. Que pense-t-elle de la possibilité de rouvrir les voies sur berges ? « Les rouvrir purement et simplement non, parce qu’il y a des habitudes qui ont été prises. Il faut mettre urgemment en place des mesures de compensation », déclare-t-elle.

Quant à la question des migrants, l’élue LR juge que « le maire élu en 2020 devra être dans une logique de partenariat avec la région et l’État ». « Aujourd’hui, il n’y a pas de dialogue entre eux. Il y a une espèce de course à l’échalote », estime Florence Berthou.

Questionnée sur la possible gratuité des transports à Paris, la maire du Ve avance que cette mesure « est aussi cynique qu’inefficace ». « Cette mesure pourrait coûter au moins 1 milliard d’euros par an aux contribuables parisiens », indique Florence Berthou. « Sur ce mandat-là, Anne Hidalgo a doublé l’endettement par deux. Elle a mené une course à la dépense », conclut-elle.

En bref : Valeurs actuelles

L’échec du Vélib’ plomber a-t-il Hidalgo ?

Hidalgo, t’es foutue, les Vélib’ ont disparu !

Anne Hidalgo se relèvera-t-elle, politiquement, du fiasco du Vélib’ ? La maire de Paris a moins de deux ans pour rétablir le service de vélos partagés… et faire oublier les déboires que traverse, depuis plusieurs mois, le nouvel opérateur. Aux yeux de certains élus parisiens, c’est mission impossible. « Cela fait partie des dossiers sur lesquels elle n’est pas à la hauteur de la fonction, assène ainsi Jean-François Legaret, maire LR du 1er arrondissement. C’est un échec, dont elle est entièrement responsable ».

 « Les municipales ne se joueront pas que là-dessus, mais c’est un point très négatif.

Municipales : ces maires de droite que Macron veut séduire

Les élections de 2020 sont au cœur des discussions. Avec l'objectif, pour LaREM, de s'appuyer sur ce réseau d'élus LR.

Est-ce si loin, 2020 ? Si officiellement les élections municipales n'ont lieu que dans deux ans, en coulisse, les contacts de l'exécutif avec les maires de droite et du centre « Macron-compatibles » sont nombreux.

 «Il faut que la poutre travaille encore un peu, plaisante un proche d'Emmanuel Macron, c'est bien de continuer à trianguler.» Ou plutôt « transgresser », selon l'expression du premier ministre.

 Si la majorité présidentielle n'a pas vocation à présenter des candidats partout, elle regarde les élus issus de LR ou du PS, qui « aujourd’hui ont fait un super-boulot», indiquait début juin Christophe Castaner, sur Public Sénat.

Autant de futurs candidats que la majorité présidentielle pourrait soutenir, alors que LaREM, jeune formation politique, manque de relais locaux. «Un maire peut ne pas avoir l'étiquette LaREM et demander notre soutien, mais il y aura des engagements qu'il devra prendre de soutien à la majorité présidentielle, de travail avec nos candidats qui pourraient renforcer sa liste…», précisait clairement Christophe Castaner dans le Midi Libre, le 1er juin.

Le délégué général de La République en marche ne demande pas aux élus de «s'aligner» mais de «s'engager» à promouvoir les valeurs de LaREM dans le plus grand nombre de conseils municipaux. De quoi faire tiquer Laurent Wauquiez. «Qu'une liste soit diverse, c'est toujours arrivé. Le problème ce n'est pas le tampon, c'est la politique menée! Je souhaite qu'il y ait des listes LR partout et que ces élus LR s'engagent à soutenir nos valeurs», indique le président des Républicains, en dénonçant «le piège tendu».

La mairie de paris Reprennent langue

 Cela  fait  deux  ans  qu'Anne  Hidalgo  et  son  entourage  ne  prennent  plus  Marcel  Campion  au  téléphone.  Depuis  que  "le  roi  des  forains"  est  dans  le  viseur  de  la  justice  pour  des  soupçons  de  favoritisme  dans  les  conditions  d'obtention  du  marché  de  la  grande  roue  de  la  place  de  la  Concorde ;

La  maire  de  Paris,  craignant  des  éclaboussures,  fuit  comme  la  peste  celui  qui  l'a  pourtant  soutenue  lors  de  la  campagne  des  municipales  de  2014.  Aussi, quelle  ne  fut  pas la  surprise  de  Marcel  Camp1on  lorsqu'il  reçut  une  invitation  à  déjeuner  de  Christophe  Gérard, l'adjoint  aux  ressource humaines d’Anne Hidalgo. Me verrais-tu maire de Paris ? Demande l’édile du IVe  arrondissement  au forain  au  cours  de  ce  déjeuner  fin  mai

 Multiplication des statuts,  temps  de  travail  réduit,  organigrammes  baroques,  et  417  salaires  rien que  que  pour  la  communication:  c'est  la  Mairie  de  Paris.

  Depuis  des  années  j'entends  les  pires  rumeurs  circuler sur la Mairie  de  Paris.  Par exemple,  on  m'a  assuré  bien  des  fois  que  notre  capitale  comptait  davantage  de  fonctionnaires  que  l'institution  européenne  à  Bruxelles!  Mais la vraie surprise  est  venue  récemment.  Je recevais sur  RMC  Florence  Berthout,  maire  LR  du  Ve  arrondissement  de  la  capitale,  afin  d'évoquer  la  saleté  des  rues  parisiennes.  L’élue souhaitait dénoncer les  équipements  publics  (parcs,  crèches  ...  )  Contraints de fermer  leurs  portes  (parfois  plusieurs  mois)  à  cause  de  la  prolifération  des  rats. 

Soudain, en direct, mon  invitée  lâcha  une  information  à  peine  croyable  sur  un  ton  badin.  Un échange  surréaliste,  que  je  retranscris.  Moi :

« Selon vous,  Anne  Hidalgo  devrait  affecter  davantage  de  moyens  vers  les  services  de  nettoyage  de  la  ville ?»  Florence Berthout :  «  Oui,  mais  hélas,  elle  semble  préférer  la  com  ...  »  Moi, surpris « La com ? »  Florence Berthout:

  «  Je  me  demandais  depuis  longtemps  combien  de  salariés  étaient  employés  à  la  communication  de  la  Ville  de  Paris.  Après avoir formulé une  demande  écrite  aux  services  d’Anne  Hidalgo, je  viens  enfin d'obtenir  une  réponse:  417  »

  Il  y  aurait  417  salariés  au  service  communication  de  la  Ville  de  Paris!  Voilà qui méritait vérification.  Le service communication de  la  Ville  compte  273  postes  (41  de  plus  depuis  l'élection  d'Anne  Hidalgo).  Mais si l’on  agrège  à  ce  chiffre  les  communicants  des  différentes  directions  de  la  Ville  on  obtient  effectivement  417  spécialistes  de  corn  œuvrant  dans  les  bureaux  de  la  Mairie.  Soit  21  millions  d’euros  de  dépenses  annuelles,  selon  Florence.  Berthout.  Etonnamment, cela  n'a  pas  empêché  le  recours à  des  prestataires  de  communication.  La dépense  extérieur serait pour  la  communication  de  Paris  serait  passée  de  2,2  à  2,8  millions  d'euros  durant  la  nouvelle  mandature.

Soyons honnêtes.  Cette gabegie n’est pas nouvelle. J’ai retrouvé une vieille offre d’emploi publié en 2014. Savoureux : « la Mairie de Paris numérique regroupe les activités digitales de la direction de l’information et de la communication : relations aux usagers, animation éditoriale de Paris.fr, gestion de communautés, audiovisuel et projet. Il compte 125 collaborateurs et assure la diffusion en temps réel l’information dans la ville. ».

  La cour des comptes vient tout juste de publier deux rapports sur le cabinet « exorbitant » de la maire de la maire et le temps de travail des agents.

La chambre évoque une hausse de 12% des charges de personnel et la multiplication des statuts qui : «  ont abouti, pour un effectif d’un peu plus de 52000 agents, à la coexistence de «  corps et de 23 statuts  d’emplois fonctionnels »

La cour des comptes dénombre 138 délibérations permettant aux agents de déroger aux 1607 heures réglementaires. Ainsi avec une durée annuelle du temps de travail de 1552 heures par semaines, un fonctionnaire de la Ville de Paris travaille en moyenne entre trente-trois et trente-quatre heures semaine. Bien moins que le temps de travail fixé par la loi. Un manque à gagner pour les parisiens qui atteindrait 74 millions d’Euros.

  La  chef  de  file  de  la  droite  parisienne,  Florence  Berthout,  est  plus  précise  encore.  Selon elle,  les  cadres  et  la  haute  administration  de  la  Ville  de  Paris  proviennent  du  «recyclage»  d'anciens  apparatchiks  du  cabinet  d'Anne  Hidalgo  ou  des  ministères  du  quinquennat  Hollande.  Le surnombre  d'adjoints  en  mairie  centrale  coûterait  selon  elle  7,4  millions  d'euros.  « C’est  l'équivalent  de  650  places  en  crèche,  alors  même  que  la  Mairie  prévoit  la  fermeture  de  deux  tiers  des  crèches  en  août  cette  année»,  enfonce  la  maire  LR  du  Ve  arrondissement.  C'est  vrai,  des  intitulés  étranges,  des  organigrammes  baroques  se  sont  mis  à  fleurir  ces  dernières  années:  des  délégués  au  périmètre  d'action  très  flou  ou  des  directeurs  de  projets  pas  très  bien  définis  ...  17 au total !  Les salaires de certains  de  ces  chanceux  ont  eux  aussi  bourgeonné:  ils  dépassent  parfois les 12000 euros par mois.

EN BREF : MARIANNE

A PARIS, C'EST "FIASCOLIB" A 300 MILLIONS

Des voitures électriques en libre-service à Paris ce devait être : une révolution urbaine » avait promis le maire de l’époque, Bertrand Delanoë lors de leurs lancements en 2011.

Sept ans plus tard, Autolib’ a viré en « fiascolib’ »’. Début joint Anne Hidalgo, qui lui a succédé à l’Hôtel de Ville, a annoncé la fin anticipée du contrat avec le groupe Bolloré. La raison du litige, un dérapage financier incontrôlé : 293,6 millions d’Euros de dette. Et une revendication astronomique de la part de l’industriel : il ne veut mettre » que 60 millions d’Euros de sa poche, pour combler le trou et réclame donc le solde soit 633,6 millions d’Euros, à Paris et les banlieue adhérentes d’Autolib’.

On est loin des 56 million de bénéfice annuels attendus ! Pannes à répétition (notamment dès qu’il pleut), stations à moitié vide, fermeture intempestives en cas de travaux de voiries, véhicules crasseux ou dégradées…, le service à multiplié les flops et n’a pas résisté face à la concurrence des VTC, des scooter en libre-service et d’autres société d’autopartage (Wattmobile, Zipcar, Ubeego…) le déclin  d’Autolib’ a commencé en 2015 avec la baisse de 14% des ventes d’abonnement de courte durée (un mois, d’une semaine ou 1 jour) L’interruption de la concession annoncées par le syndicats des communes partageant le système Bolloré pourrait selon ce dernier, se révéler aussi coûteux pour les finances publiques que sa continuation. Marie Bolloré dirigeante d’Autolib’, compte que Paris reclassera les 254 salariés ou les indemnisera, tout comme les sous-traitants, qu’elle rachètera (pour 16 millions) les bornes de recharges, etc. Mais on ne connaîtra pas le montant de la facture avant quelques temps, sans doute après les élections municipales en 2020 ! Néanmoins les derniers aficionados, Autolib’ ne devrait pas s’arrêter du jour au lendemain, le temps de lui trouver un ou plusieurs remplaçants

EN BREF : L’OBS

 Les Djihadistes qui visaient la Tour Eiffel

« La finalité de ces notes de pilotages ne fait aucun doute

Le dossier semblait presque bouclé :  pour les  enquêteurs,  il  s'agissait  alors  d'«  ordinaires  »  djihadistes.  Ordinaires ? Pas vraiment

 Selon les dernières  découvertes  de  l'enquête,  que  «  l'Obs  »  a  pu  consulter,  tout  laisse  penser  que  ce  cadre  de  Daech  et  ses  fils  revenaient  en  France  avec  l'objectif  de  s'en  prendre  à  un  symbole  national  :  la  tour  Eiffel au  moment  de  leur  arrestation  se  trouvait  un  ordinateur ordinaire djihadistes  ordinaire ?  Pas vraiment.

Des clichés cockpit

Dans  _les  bagages  que  les  trois  voyageurs  clandestins  portaient  au  moment  de  leur  arrestation  se  trouvait  un  ~ordinateur  portable, tel  de  ~que  Dell,  utilisé  par  Karim,  le  fils  ainé,  un  étudiant  en  télécoms.  Sur  le  disque  dur,  plusieurs  fichiers  suspects  ont  été  découverts.  Outre les documents sur  la  manipulation  de  produits  chimiques,  ils  contiennent  plusieurs  dizaines  de  cartes  d'aviation  de  différents  pays,  des  trajectoires  d'atterrissage,  des  itinéraires  de  vol.  Dans un autre dossier,  on  trouve  des  clichés  de  cockpit,  détaillant  le  fonctionnement  l'usage  de  chaque  manette  ou  indicateur  du  tableau  de  bord.  Certaines de  ces  images  sont  issues  de  logiciels  de  simulation  de  .pilotage  d'avion.  Simple hobby ?  Les enquêteurs ne le pensent pas.  Ils dénichent  dans  un  iPad  saisi  dans  les  bagages  des listes  comprenant  des  coordonnées  GPS  et  des  indications  de  maniement  de  vol.  Dans  le  réquisitoire que l a  section  anti-terroristes  du  parquet  de  Paris  a établi   en  mars  dernier,  les  magistrats  estime que la finalité terroriste de ces notes de  méthodologies de pilotage d’  un  Boeing ne  fait  aucun  doute  au  regard  de la référence enregistrée  concomitamment  dans  ces notes  à  la  grande  malhama,  correspondant  dans la  sémantique islamiste radicale  à  la  grande  guerre  contre les occidentaux, puis la reconquête finale de Constantinople »

  Leur crainte  se  trouve  renforcée  quand,  lors  des dernières vérifications  réalisées  très  récemment, les  enquêteurs  découvrent  sur  ces  me  mêmes  ordinateurs  des  recherches  effectuées  sur  Google  Maps.  Elles visent la   tour  Eiffel  et  le  pont  d'Iéna  Des  captures  d'écran  des  positions  géographiques  du  monument  sont  effectivement  dans  le  disque. 

  Ce n’est pas  tout. Dans un disque dur externe  utilisé par  le  père  se  trouvent  des  photos  des  passeports  de  deux  des  terroristes  ayant  commis,  le  11 septembre  2001,  les  attaques  aériennes  sur  les  Tours  jumelles…  Ensemble ces différentes pièces à  conviction  témoignent  d'une  sourde  fascination  pour  l'attentat  du  Word  Trade  Center,  voire  d'une  volonté  de  l'imiter.  A cette époque l’Etat Islamiques, dans de nombreuses vidéos de propagandes, agitaient la menace de ce type d’action chère à son imagerie violente et hyper-spectaculaire. Dans un clip diffusé le 20 novembre 2015 sur Twitter, il avait la même mise en scène, l’effondrement de la tour Eiffel, avec un montage d’image tirées d’un film Hollywoodien(G.I. Joe, le réveil du cobra) suivi d’une photo d’un A 330 d’Air France. Une sombre prophétie était ensuite prononcée par deux hommes francophones : «  Des choses vont arriver et seront pire encore du 11 septembre< ;

Lotfi  S.  et  ses  deux  fils  ont-ils  quitté  la  Syrie  en  mai  2015  après  avoir  été  «  missionnés  »  pour  cette  action?  Cette thèse est étayée par  une  autre  découverte  inhabituelle  :  Lotfi  S.  était, lors  de  son  interpellation,  porteur  de  cash  Plus  de  8  000  euros  et  3  700  dollars.  Selon l’expression des enquêteurs  dans  le  dossier,  cet  événement  est  rien  de  moins  qu'«  inédit  depuis  quatre ans   dans  les  procédures  judiciaires  dans  lesquelles  des  djihadistes  syriens  sont  interpellés».  Habituellement avant de partir  vers  le  Sham,  les  hommes  ou  les  familles  se constituent un  petit«  trésor  de  guerre"•  mais  qui  ne  représente  jamais  de  telles  sommes.  Et jamais il ne  comprend,  comme  c'est  le  cas  ici,  de  billets  de  100  dollars.  ..  Cet argent intrigue. 

_Le  trio  interpellé  à  la  frontière  ne  voit  pas  matière  a s’étonner  de  telles  découvertes.  Le  cash?  Le  père  soutient  qu'il s’agit  d'argent  qu'il  avait  emporté  de  France  après avoir vidé  l'intégralité  de  ses  comptes,  ou  qu'il  a  tiré  d'un  mystérieux  trafic  de  ferraille  en  Syrie.  Les plans  de  vol  sur  l'ordinateur  Dell?  Karim affirme qu’il  s'agissait  de  jouer  au  simulateur  de  vol  avec  son  cadet  ½5  photos  des  deux  terroristes  du  11-Septembre?  Le petit  explique  à  la  juge  qu'il  avait  consulté  ces  clichés  sur  internet  pour  s'informer  car,  selon  lui  des  thèses  complotistes  circulaient...  Autant d’explications confuses, auxquelles la  section  antiterroriste  du  parquet  de  Paris  n'adhère  vraiment  pas.  Convaincue du danger imminent représenté par  les  trois  hommes. Elle conclut que  la  saisie  inédite  d'importantes  sommes  d’argent sur les  S.,  accompagnée  d’une  documentation  technique  sur le plan de vol de Boeing et d’une recherche  Google Maps de la localisation de la tour Eiffel, « laissait

Présager des projets d’actions sur le territoire national des mis en examen » Visés pour participation d’actes terrorisme. Le père et le fils ainé seront jugés en correctionnel en septembre prochains, où ils encourent dix ans de prison. Le cadet âgé de 17 ans au moment de son arrestation, passera devant le tribunal des enfants.

En bref : Alnas

Turquie :

Ce dimanche, Recep Tayyip Erdogan a annoncé lui-même sa réélection à la présidence de la Turquie :

Les résultats non officiels des élections sont clairs. Selon eux, notre nation m’a confié la responsabilité de président de la République.

Bekir Bozdag, le porte-parole du gouvernement, a déclaré sur Twitter :

Le peuple turc a élu Erdogan comme premier chef de l’Etat dans le nouveau régime présidentiel turc. Le peuple turc a dit : “Continuons” avec le président Erdogan. Selon l’agence de presse étatique Anadolu, Erdogan aurait obtenu 53% des voix contre 30% pour le chef de l’opposition Muharrem Ince.

EN BREF : L’EXPRESS

Face aux critiques, Macron s'explique dimanche soir sur TF1

Paris - Pour répondre à ceux qui l'accusent de mener une politique trop à droite et enrayer sa baisse dans les sondages, Emmanuel Macron fait dimanche soir sa première grande interview télé, sur TF1 et LCI, avant de lancer la délicate réforme de l'assurance chômage.

Pour atteindre une audience maximale, ce sera à l'heure de pointe (20h05) du média réputé le plus puissant de France. Chaque dimanche soir, le JT de TF1 rassemble en moyenne 6,6 millions de personnes et 28% des téléspectateurs, selon l'audience moyenne de septembre.

Avec huit caméras autour de lui, le président sera interrogé dans son bureau de l'Elysée par trois vedettes de la chaîne privée, David Pujadas, Anne-Claire Coudray et Gilles Bouleau. Au menu: style présidentiel, politique économique et sociale, action internationale. 

Depuis son élection, Emmanuel Macron, partisan d'une parole présidentielle "rare", a évité les interviews télé, zappant celle devenue traditionnelle du 14 juillet. Il n'a donné que cinq interviews : deux à des groupes de journaux français et européens, un entretien-fleuve au magazine Le Point, un autre à la chaîne américaine CNN et samedi à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel.  Il a préféré s'adresser directement aux Français sur les réseaux sociaux, dans la rue ou lors de déplacements. Or depuis cet été sa popularité a lourdement chuté, passant de 60% d'approbation en juin à 44% en octobre, selon le baromètre IFOP/Fiducial. Une dégringolade surtout marquée dans l'électorat issu de la gauche alors qu'il remonte un peu à droite.

Depuis plusieurs semaines, ses détracteurs l'accusent de multiplier les "cadeaux aux riches"

- 'Jambe sociale' -

En cause, sa réforme de l'ISF, qui ne taxera plus que le patrimoine immobilier, et l'instauration d'une taxe à taux unique de 30% sur les revenus du capital. L'allègement pour les plus fortunés totalisera 5 milliards d'euros selon le gouvernement, 8 milliards selon l'OFCE. 

En parallèle, les contrats aidés et les aides au logement baisseront, la CSG augmentera, il y aura un train d'économies.

Ce qui a valu à l'exécutif l'accusation par la gauche de mener une politique "de droite", à l'image de l'ex-Premier ministre PS Bernard Cazeneuve samedi, inquiet d'un "sentiment d'injustice".

Même tonalité chez Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF, qui "n'attend pas de miracle" de l'interview mais demande à M. Macron de "cesser avec le passage en force". De son côté, Jean-Luc Mélenchon n'a "pas de questions à poser" au président, seulement "des reproches à lui présenter".

"Qu'il soit obligé de faire cette grande interview prouve que cela ne fonctionne plus si bien que cela", a pour sa part estimé le président des "Patriotes", Florian Philippot.

Selon un sondage Viavoice de septembre, 53% des Français jugent sa politique économique profitable d'abord aux plus aisés.

Dimanche soir, il y aura "beaucoup d'explications mais aussi une volonté de donner des signes à gauche", croit savoir un député de la majorité.

La gauche et plusieurs syndicats critiquent aussi les ordonnances réformant le code du travail. La CGT, rejointe par Solidaires, prévoit une troisième journée de manifestations jeudi, après deux tentatives en demi-teinte. Des fonctionnaires et des retraités sont aussi descendus dans la rue contre la politique de l'exécutif.

Le gouvernement défend ses choix fiscaux avec la volonté affichée de relancer "l'économie productive" et réduire encore les déficits. En même temps, il vante des mesures pour les classes moyennes et défavorisées : réduction de la taxe d'habitation et des cotisations sociales, hausse de minima sociaux.

Pourtant, même dans la majorité, des voix appellent Emmanuel Macron à renforcer sa "jambe sociale", comme le président du MoDem et ex-ministre François Bayrou. 

L'exécutif vient d'amorcer la réforme périlleuse de l'assurance chômage, régime déficitaire qu'il veut étendre aux indépendants et aux démissionnaires, en contrôlant plus strictement les abus. Il prépare aussi un vaste plan pour la formation et de l'apprentissage, clés selon lui de l'"égalité des chances".

"C'est un moment opportun pour expliquer son action" car "un chapitre se ferme (ordonnances) et un autre s'ouvre (apprentissage, formation, assurance chômage)", selon l'Élysée. "Moment de pédagogie nécessaire", dans "une étape charnière", pour le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner.

Cela intervient aussi après des propos polémiques contre les "cyniques", les "fainéants", ceux qui "foutent le bordel", ou contre la "jalousie française" envers la réussite. Emmanuel Macron a assuré à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel n'être "pas arrogant", mais "déterminé" à réformer.

EN BREF : PARIS MATCH

Les anti-Wauquiez en ordre de bataille

Rejoints depuis lundi par Virginie Calmels, les ennemis du patron de LR passent à l’offensive.

Calmels cultive sa DroiteLib. Limogée de la direction des Républicains, Virginie Calmels se cherche un futur. Première adjointe au maire de Bordeaux et conseillère régionale de Nouvelle Aquitaine, l’ancienne dirigeante d’Endemol (47 ans) va-t-elle réactiver son mouvement libéral DroiteLib ? Celle qui plaide pour la suppression des 35 heures, la retraite à 65 ans et la dégressivité des indemnités chômage est peu soutenue par les barons de LR. En cause, son manque d’enracinement et sa suffisance. «Elle n’avait pas les moyens d’engager un rapport de force avec Laurent Wauquiez, qui a été élu sur une ligne assumée», constate un responsable de LR qui juge l’avenir de Calmels «compromis».

Estrosi défend une France audacieuse. Ancien tenant d’une ligne très à droite voire dure, le maire de Nice a adouci son discours depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir. A la tête de son mouvement La France audacieuse (600 élus locaux, dont 300 maires), le jeune père de famille de 62 ans assure que la politique se fait dorénavant de bas en haut. « L’époque où tout se décidait à Paris est révolue.» «Jaloux de son indépendance», il veille à ne pas se laisser instrumentaliser par les «chapeaux à plume» de son parti, même s’il note avec inquiétude «les dérives droitières» de l’actuelle direction.

Pécresse avertit : "Nous ne devons pas nous rétrécir"

Libres ! comme Pécresse. Investie dans son thinktank Libres! –que rejoint Dominique Bussereau–, la présidente de la région Ile-de-France entend peser sur la ligne politique de LR et, à défaut, incarner une «alternative crédible» à Wauquiez en 2022. L’ex-ministre du Budget, qui ne fait pas mystère de ses ambitions, s’élève contre la «droite des décibels» et se propose de rénover le logiciel de sa famille politique. «Nous devons être forts sur les questions régaliennes sans verser dans le populisme.» Européenne convaincue, Valérie Pécresse, 50 ans, prévient : «Nous ne devons pas nous rétrécir. On ne gagnera pas la prochaine fois avec les idées de 2017.»

Sondage :Valérie Pécresse décolle

Bertrand équipe sa Manufacture. L’ancien ministre du Travail, qui cultive la discrétion depuis son départ des Républicains en décembre dernier, travaille d’arrache-pied à «structurer» son association de réflexion et d’action surnommée La Manufacture, créée en 2013 et réactivée depuis son élection en 2016 à la tête de la région des Hauts- de-France. Xavier Bertrand, 53 ans, qui ne croit plus aux partis classiques, peaufine sa stature nationale. En décembre 2017, il postait sur Facebook une note sur le statut des travailleurs détachés. Très investi dans des sujets comme le logement, l’éducation, l’apprentissage, l’ex-LR refuse tout embrigadement. Bertrand, qui a en ligne de mire la présidentielle de 2022, détaillera les raisons de son engagement proeuropéen à la rentrée.

Retailleau fait preuve de Force républicaine. Ex-bras droit de François Fillon, Bruno Retailleau a repris le «club de réflexion» de l’ancien Premier ministre. Le patron des sénateurs LR (57 ans) refuse de jeter de l’huile sur le feu. «La droite est en lambeaux. Nous devons redéfinir un corpus idéologique autour de la liberté, de l’autorité de l’Etat et de nos valeurs.» Pas de petites phrases venimeuses donc pour l’élu des Pays de la Loire mais un «travail de fond» qui le conduit à organiser des conventions thématiques. La prochaine aura lieu le 27 juin à Paris. «Emmanuel Macron braconne depuis un an sur les terres de la droite. Sortons de notre paresse intellectuelle et mettons-nous au travail».

En bref : Libération

Pour Anne Hidalgo, un embouteillage de ratés

Erreurs à la chaîne, décisions absurdes : la maire de Paris croule sous les polémiques.

Mauvais moment pour Anne Hidalgo. Depuis six mois, et pour la première fois, l’image de la maire de Paris se dégrade. «Tout allait bien, elle était inattaquable, c’était la diva. D’un seul coup, c’est la harpie», résume le président du groupe UDI-Modem au Conseil de Paris, Eric Azière. La récente collection de titres de la presse de droite en témoigne : «Reine des bobos, reine du chaos»dans Valeurs actuelles, «Les folies de la reine des bobos» dans le Figaro Magazine, «Le vernis craque» dans le Point, qui dénonce en outre son «combat de suffragette aveuglément autophobe». Ça donne le ton.

 «Fébrilité»

Mais Hidalgo n’est pas seulement victime d’une campagne politique. Elle a de vrais ennuis (lire pages 6-7). Premier et pas des moindres : le blocage de la piétonnisation des voies sur berge rive droite par une décision du tribunal administratif. Dans l’engagement de la maire pour la qualité de l’air, comme disent ses partisans, cette interdiction du trafic automobile sur ce site inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco est un symbole lourd. Le tribunal a estimé que l’étude d’impact était incomplète et, plus gênant, que l’arrêté ne s’appuyait pas sur le bon article de loi. Le coup est rude. Introduit par les droites parisienne et régionale, le recours en justice a-t-il abouti parce que l’arrêté avait été pris trop vite par les services de la mairie ? Éric Azière, qui n’est pas le plus virulent de ses adversaires, n’est pas loin de le penser : «Elle déroule le mandat avec un compte à rebours en tête. La fébrilité l’emporte.»

Le marché des publicités lumineuses sur les mâts de la ville est moins symbolique mais son retoquage par le Conseil d’Etat est encore plus absurde. Après avoir voté - sous la pression des Verts - une réglementation municipale interdisant la publicité lumineuse, voilà que quelques années et quelques progrès technologiques plus tard, Paris voudrait ouvrir ses panneaux aux nombreux annonceurs qui n’attendent que cela. Le marché est remporté par JCDecaux, puis attaqué par ses concurrents et enfin annulé par le Conseil d’Etat au début de l’année. Résultat : un manque à gagner de 40 millions d’euros minimum.

Beaucoup plus concret pour les Franciliens : le raté du Vélib’ nouvelle génération. Le contrat étant passé du périmètre parisien à celui de 60 communes autour de la capitale, il a fallu séparer le marché des vélos et celui de la publicité, liés par JCDecaux. Les candidats se sont affrontés sur le seul contrat des bicyclettes et c’est une start-up montpelliéraine, Smovengo, qui l’a emporté avec une solide offre de montures électriques. Mauvais choix ? Le passage d’un système à l’autre prend des mois de retard, les usagers sont furieux, l’invention la plus populaire de l’ère Delanoë devient un boulet pour Hidalgo. Pourtant, elle n’a pas pris la décision de tourner le dos à JCDecaux car c’est la commission technique du syndicat Autolib’ et Vélib’ Métropole qui a classé les candidats. Mais en tant que maire, elle est bien la seule à porter le poids politique de ce déraillement.

Depuis quelques mois, les polémiques se succèdent et Hidalgo semble avoir bien des difficultés à les voir venir. Par exemple, la maire de Paris se serait épargné une reculade, une semaine d’articles outrés et une pétition si elle avait tout de suite donné des instructions pour que la ville trouve une sépulture parisienne à l’écrivain Michel Déon, qui vivait en Irlande une partie de l’année. Encore plus casse-gueule : l’arrêt des subventions de la ville aux vacances Arc-en-ciel, séjours que la capitale achète depuis vingt ans pour les enfants parisiens, avec des tarifs modulés en fonction du quotient familial. Là encore, des semaines de protestations, une pétition (13 000 signatures) et, à la fin, Hidalgo qui tweeter : «Les vacances Arc-en-ciel, ça continue !» Et qui se défend d’avoir jamais voulu leur couper les vivres. Au sujet de cette mauvaise passe, un proche de la maire soupire : «Elle a perdu son aura. Une espèce de spirale s’est enclenchée.» Admirée et enviée jusqu’à présent, voilà la première magistrate de Paris mise en cause pour tout ce qui cloche.

 «Prolifération»

Si aucun adversaire n’ose imputer à l’édile les crues de la Seine, nombreux sont ceux qui lui tombent dessus pour une augmentation supposée… des rats. En cause, la propreté qui, se dégradant, fournirait aux rongeurs des festins dans les déchets qui traînent. La présidente du groupe LR au Conseil de Paris, Florence Berthout, mène ce combat avec vigueur. Et sur le rapport de cause (crasse) à effet (rats), elle n’a aucun doute. «La caricature de l’absence d’anticipation de la maire s’illustre dans le grave problème de la prolifération des rats dans Paris», déclarait-elle récemment au Monde. Berthout a présidé une mission Trans partisane d’élus parisiens sur la propreté afin d’en avoir le cœur net. Mais sur les rats, cette mission n’a conclu à aucune recrudescence due à un nettoyage négligent. Le rapport dresse d’ailleurs un constat assez honnête d’une administration qui, en gros, fait son travail.

Le changement brutal d’atmosphère inquiète-t-il Hidalgo ? «Sa grande force est d’avoir construit son parcours politique dans une combativité continuelle», dit son premier adjoint, Bruno Julliard. Il veut croire que «ce qui apparaît aujourd’hui comme de l’entêtement apparaîtra demain comme du courage». En attendant, la voilà sous la mitraille.

EN BREF : L’OPINION

LA GRANDE CUISINE MACRONISTE

Christophe Castaner sera ce lundi à Madrid dans la perspective des européennes de 2019. Le délégué général de LREM rencontrera Albert Rivera, le président de Ciudadanos. Mais ce sont d’abord les municipales de l’année suivante qui mobilisent le camp présidentiel. Si celui-ci ne présentera pas des candidats LREM partout, il passera des alliances dans nombre de villes avec des maires sortants LR et PS. Emmanuel Macron, Edouard Philippe et Christophe Castaner multiplient les contacts avec eux.

Avant la pause estivale, Emmanuel Macron invitera à déjeuner des maires à l’Elysée. Cette fois-ci, ils seront étiquetés de gauche. Le 28 février, c’était des édiles de droite qui étaient autour de la table du chef de l’Etat.

En mai prochain, les européennes seront les premières élections du quinquennat. Pourtant ce sont déjà les municipales de mars 2020 qui occupent tous les esprits en Macronie. Trois ans après l’installation du nouveau chef de l’Etat, deux ans avant la présidentielle, ce seront elles qui marqueront le vrai « mi- terme » du quinquennat. Ce sera aussi ce scrutin qui permettra au parti du locataire de l’Elysée de vraiment se construire et s’implanter territorialement. « Un parti politique ce sont d’abord des élus locaux, décrypte un ministre important. C’est pourquoi les municipales seront l’échéance essentielle pour LREM.»

Dans la grande cuisine des municipales, la recette Macronistes s’écrit au fur et à mesure. Dès sa désignation à la tête de la formation présidentielle, Christophe Castaner a posé la base : plutôt que des candidats La République en Marche partout, des alliances seront nouées avec des maires sortants, de gauche comme de droite. « Il y a des endroits où nous présenterons des listes LREM

EN BREF : LE MONDE

Le Monde L’avenir incertain de l’autopartage

Le syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole a décidé jeudi de résilier le contrat qui le liait à Bolloré en assurant que d’autres solutions existent.

Le syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole a décidé jeudi de résilier le contrat qui le liait à Bolloré en assurant que d’autres solutions existent.

Autolib’, c’est fini. Les petites voitures grises vont disparaître des rues de Paris et de 97 autres communes d’Ile-de-France, laissant désemparés plus de 100 000 utilisateurs réguliers. Le syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole a décidé, jeudi 21 juin, de résilier le contrat qui le liait à Bolloré. Le groupe demandait aux collectivités un total de 233 millions d’euros pour éponger les pertes engendrées par douze ans d’exploitation de son réseau, jusqu’en 2023.

Ce n’est pas pour autant la fin de l’autopartage, assure le syndicat : « De nombreux constructeurs, loueurs et start-up » seraient prêts à développer l’autopartage dans le Grand Paris avec des solutions « plus souples, plus performantes et plus évolutives ». Le futur paysage de la voiture électrique partagée, dont Paris était devenue une championne grâce à Autolib’, reste pourtant encore bien incertain.

Une rentabilité impossible ?

Malgré les assurances initiales du patron du groupe, Vincent Bolloré, qui promettait d’équilibrer rapidement les comptes à partir de seulement 50 000 abonnés, l’horizon de la rentabilité n’a cessé de s’éloigner, et les pertes de se creuser. « Le piège dans lequel est tombé Autolib’, c’est de croire que le nombre d’abonnés faisait le chiffre d’affaires, et que la hausse du nombre d’utilisateurs suffirait à atteindre la rentabilité, analyse Nicolas Louvet, directeur du bureau d’études 6t, qui a mené plusieurs enquêtes sur le système Autolib’. Or, plus il y avait d’abonnés, moins chacun effectuait de locations en moyenne. » L’effet décourageant de véhicules moins souvent disponibles et régulièrement en mauvais état a été aggravé par l’arrivée progressive de nouveaux acteurs, VTC (voitures de tourisme avec chauffeur) ou scooters en libre-service.

Du reste, très peu de réseaux de voitures partagées parviennent à équilibrer leurs comptes. Citiz, un réseau de douze opérateurs indépendants totalisant 1 300...

EN BREF : LE PARISIEN

Quand la médecine fait des miracles

Greffe des mains, du visage, et maintenant des bras entiers, jamais la médecine n'a accompli de tels progrès. Au lendemain d'une nouvelle première mondiale en Allemagne, notre journal fait le point sur ces avancées historiques.

POUR la première fois au monde, un homme vit depuis huit jours avec les deux bras et les deux mains d'un autre, décédé. Il s'agit d'un agriculteur allemand de 54 ans, amputé des deux membres supérieurs jusqu'aux épaules à la suite d'un accident du travail en 2002. Réalisée les 25 et 26 juillet à la clinique universitaire de Munich (qui a révélé l'information vendredi soir), l'opération a mobilisé, quinze heures durant, quarante chirurgiens. Une semaine plus tard le patient, qui ne s'est pas exprimé publiquement, se porterait bien, même s'il est bien sûr trop tôt pour juger du succès de l'opération.

Quarante ans après que le professeur Christian Cabrol a réalisé le 28 avril 1968 la première greffe du cœur en France (la première mondiale avait été réalisée l'année précédente en Afrique du Sud), cette nouvelle prouesse médicale repousse un peu plus loin les limites du possible. Aujourd'hui, 40 000 personnes dans notre pays vivent avec un organe prélevé sur autrui. En 2007, 4 664 transplantations, majoritairement du rein ou du foie et dans une moindre mesure du cœur, ont été réalisées dans l'Hexagone. Un chiffre en hausse continue depuis 2000, selon l'Agence de biomédecine. Si les greffes d'organes vitaux (cœur, foie…) se sont beaucoup développées, les années 2000 sont marquées par le succès des greffes expérimentales : les mains, le visage… et maintenant les deux bras. Autant d'opérations inimaginables il y a quinze ans qui défraient aujourd'hui la chronique. Ces exploits chirurgicaux ne vont pas sans soulever bien des questions éthiques : peut-on vivre avec le visage d'un autre ? Avec les mains de quelqu'un qui vient de mourir ? En mars 2004, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) avait rendu un avis défavorable aux « transplantations de la face », s'inquiétant des « conséquences gravissimes en cas d'échec ».

Le fantasme de l'homme bionique

Et pourtant, moins de deux ans plus tard, Isabelle Dinoire, défigurée par son chien, devenait la première greffée du visage. Pour le professeur Bernard Duvauchelle, qui a réalisé cette greffe, « la question de savoir si l'on peut vivre avec le visage d'un autre se pose à chacun des malades. Souvenez-vous de la réponse d'Isabelle Dinoire : Etre sans visage, c'est être rien. »

Et demain ? Si l'homme totalement bionique paraît encore un fantasme, les avancées technologiques dans le domaine médical autorisent d'imaginer pour l'avenir proche un être humain en grande partie « réparé ». Autant de progrès qui conduisent à s'interroger sur les limites de la science. Le professeur Laurent Lantieri (lire l'interview page suivante), chef du service de chirurgie plastique et reconstructrice du CHU Henri-Mondor de Créteil (Val-de-Marne), répond sans détour : « La seule limite en matière de greffes, c'est l'imagination humaine. »

Le nouveau patron de la société du Grand Paris rassure élus et entreprises

Thierry Dallard répondait ce jeudi aux inquiétudes de l’association Orbival, qui milite depuis 11 ans pour un métro inter banlieues, concernant les économies à réaliser.

Ils redoutent tous les mesures d’économies sur lesquelles planche la Société du Grand Paris. Les élus, entreprises et collectivités de l’association Orbival, qui milite en Val-de-Marne pour la création d’un métro de banlieue à banlieue depuis 11 ans, auditionnaient ce jeudi Thierry Dallard. Le nouveau président du directoire de la Société du Grand Paris, qui a pris ses fonctions il y a trois semaines, a confirmé que « 1 500 pistes d’économies ont été listées, dont 300 immédiatement abandonnées. Il en reste donc 1 200 à étudier au fur et à mesure. Mais il n’est pas question de vous annoncer les décisions prises d’un seul coup. Nous allons discuter ensemble, optimiser les mesures. Je suis venu pour faire le projet, pas pour gérer un recadrage. »

Les membres d’Orbival ont interrogé Thierry Dallard sur les économies qu’ils redoutent le plus : celles qui concernent la façon d’évacuer les milliers de tonnes de terres extraites par les tunneliers. Le président du directoire a promis que l’ITE (installation en terminal embranché), qui permet d’évacuer par voie ferrée, au départ de Villiers, serait bien utilisée. S’il s’inquiète des « disponibilités de la SNCF pour les travaux de correspondance et pour libérer des sillons pour les évacuations », Thierry Dallard promet « d’aborder cette question avec pragmatisme ». Le patron de la SGP n’a pas répondu avec précision sur les évacuations fluviales au départ de Vitry ou encore sur l’interopérabilité créée à Champigny. Mais il s’est voulu rassurant sur le fait que la Société du Grand Paris financerait bien sa part de la gare d’interconnexion avec le RER E à Bry-Villiers-Champigny. Et le grand patron du super métro d’assurer les élus de la « poursuite des indemnisations des commerçants et riverains impactés par les chantiers. »

 

EN BREF :  Le Figaro      

Paris : inquiétudes sur la sécurisation des voies sur berge

Bertrand Delanoë inaugure l'aménagement piétonnier des 2,3 km de quais rive gauche. L'opposition s'inquiète que les lieux deviennent une zone de non-droit la nuit venue.

Paris-Plages toute l'année, c'est maintenant ! Après huit mois de travaux, Bertrand Delanoë doit en effet inaugurer, ce mercredi en fin de matinée, le projet phare de sa mandature : la transformation des quais rive gauche en déambulation piétonnière. Soit 2,3 kilomètres de berge entre le pont Royal et celui de l'Alma, que le maire a prévu de parcourir entièrement. Mais alors que l'édile s'apprête à faire un petit tour du propriétaire, certains élus de l'opposition s'inquiètent des problèmes de sécurité qui pourraient survenir sur ce site de 4,5 hectares entièrement dédié aux loisirs.

 « Avec les bars et les discothèques qui resteront ouverts une partie de la nuit, la vie du quartier va sans doute s'agiter sérieusement», glisse le chef de file des centristes à Paris, Yves Pozzo Di Borgo. Ce que constatent déjà des riverains. «Durant les travaux, des plantes et des petits arbustes destinés à être plantés ont été jetés à l'eau ou emportés par les fêtards à la sortie des boîtes de nuit», raconte l'un d'eux, domicilié quai Anatole-France.

«Avec les bars et les discothèques qui resteront ouverts une partie de la nuit, la vie du quartier va sans doute s'agiter sérieusement»

Yves Pozzo Di Borgo, élu centriste

Dans l'entourage de Rachida Dati, la maire du VIIe, on craint par ailleurs que les quais ne deviennent, une fois les beaux jours passés, «un lieu d'incivilités où se concentreront les SDF, les pickpockets et les bandes de jeunes venus zoner». Quid aussi des potentielles dégradations comme les tags, pointe encore un porte-parole. «Sur les quais à Lyon, il a fallu doubler les forces de sécurité prévues au départ», rappelle l'élue UMP Laurence Douvin.

 «Le risque, c'est que l'endroit finisse par devenir une vaste zone de non-droit la nuit et l'hiver venant», résume Jean-Pierre Lecoq, le maire UMP du VIe. L'élu sait de quoi il parle: l'an dernier, il avait dû faire instaurer des arrêtés afin d'interdire le transport de boissons alcoolisées sur la passerelle des Arts. «Au début, des familles venaient y pique-niquer dans un esprit bon enfant. Puis, au fil des années, elles ont été remplacées par des adeptes du binge drinking.»

Résultat, des tentatives d'effraction ont été déplorées sur les péniches accostées en contrebas. «Surtout, poursuit le maire, nous avions régulièrement des bagarres, certains ont pris des coups de couteau et, voilà deux ans, un homme totalement ivre est même tombé dans la Seine. Il a été repêché rapidement, mais est néanmoins décédé quelques jours plus tard.»

Pas de protection pour les petits

Face aux inquiétudes, la municipalité parisienne se veut rassurante. «Nous allons bien sûr déployer des moyens humains, assure-t-on à l'Hôtel de ville. Un vigile sera affecté à chaque port et une équipe mobile se déplacera sur l'ensemble du site. D'autre part, nous nous appuierons sur le système de vidéosurveillance mis en place par la Préfecture de police, qui compte huit caméras disposées sur les 2,3 kilomètres de quais rive gauche. En outre, chaque restaurant mettra en place son propre service d'ordre.» Et de préciser encore que la Préfecture fera preuve d'une vigilance toute particulière lors du démarrage du site.

Qu'en est-il des espaces enfants?

 «La Mairie de Paris prévoit des tipis, des jeux type marelle et l'organisation d'anniversaires, mais il n'y a aucune protection pour éviter que les plus jeunes ne tombent à l'eau», s'inquiète Laurence Douvin. «Un dispositif de secours nautique, embarqué sur un petit Zodiac, sera opérationnel les week-ends et lors de grands événements», promet la Ville. En revanche, pas de barrière le long des quais. «Il n'y en a pas dans les ports et cela ne pose aucun problème», justifie-t-on à l'Hôtel de ville. Autrement dit, les Parisiens n'ont qu'à bien se tenir.

En bref : Les Echos

Assemblée approuve la proposition de loi sur le "secret des affaires" en première lecture

Les députés ont approuvé mercredi en première lecture, par 46 voix contre 20, une proposition de loi LREM pour protéger le "secret des affaires" des entreprises qui suscite des inquiétudes parmi les médias et associations, relayées dans une partie de l'hémicycle.

Ce texte, qui transpose une directive adoptée par le Parlement européen en juin 2016, a été soutenu par la majorité et la droite, alors que la gauche a voté contre. Il sera débattu au Sénat le 18 avril.

François de Rugy : « Sur la réforme constitutionnelle, nous avons créé les conditions d'un accord avec le Sénat »

Le président de l'Assemblée nationale, qui fera ce mardi le bilan de sa première année de mandat, veut améliorer l'efficacité du Parlement, via la révision constitutionnelle en examen en commission des Lois au Palais-Bourbon à partir de ce mardi.

En quoi la réforme constitutionnelle peut-elle renforcer les pouvoirs du Parlement ? La  réforme constitutionnelle donne l'occasion au Parlement de se renforcer de trois manières : par une meilleure prévisibilité de ses travaux, par un examen plus efficace des textes de loi et par des capacités de contrôle et d'évaluation renforcées.

EN BREF : GASTETONE

Scandale en Allemagne : Asile contre Pot-de-Vin

L'Office fédéral allemand des réfugiés et des migrations (BAMF) va auditer plus de 25 000 décisions d'asile après que des allégations de corruption aient surgi contre son bureau régional de Brême, dans le nord du pays.

Selon Der Spiegel, l'asile a été accordé à des personnes que les autorités allemandes soupçonnaient de représenter un risque potentiel pour la sécurité du pays. Ces migrants sont des agents de renseignement syriens, des passeurs de clandestins et divers criminels endurcis - ainsi que des djihadistes potentiels de l'État islamique.

La BAMF rejette actuellement la quasi-totalité des demandes d'asile de musulmans convertis au christianisme a indiqué Thomas Schirrmacher, président de la Société internationale pour les droits de l'homme. Pour les « tests de croyance », la BAMF s'appuie sur des traducteurs musulmans qui trahissent délibérément les propos des migrants chrétiens ou convertis.

L'Office fédéral allemand pour les réfugiés et les migrations (Bundesamt für Migration und Flüchtlinge, BAMF) va auditer plus de 25 000 décisions d'asile après que des allégations de corruption aient été émises contre son bureau régional de Brême, dans le nord du pays.

Le ministre de l'Intérieur, Horst Seehofer, a annoncé cette vérification après qu'un ancien responsable du bureau régional de la BAMF à Brême ait été convaincu de corruption. Il aurait accepté des pots-de-vin pour avoir accordé l'asile à au moins 1 200 réfugiés qui ne répondaient pas aux critères. Cinq autres personnes, dont trois avocats, un interprète et un intermédiaire, font également l'objet d'une enquête.

Les trois avocats sont accusés d'avoir touché des sommes en liquide de « réfugiés » répartis dans toute l'Allemagne. Leurs dossiers de demande d'asile étaient ensuite présentés au bureau de Brême. L'interprète qui « traduisait » les propos des demandeurs d'asile s'arrangeait pour que leurs réponses correspondent aux critères d'admission. Il aurait touché 500 euros par demandeur d'asile.

Ainsi, le BAMF de Brême a approuvé la demande d'asile de Mohamad A., qui, par l'intermédiaire d'un interprète corrompu, a affirmé être un réfugié syrien dont la sœur avait été abattue par des forces loyales au président syrien Bachar al-Assad. Deux ans plus tard, il est apparu que Mohamad A. s'appelle en réalité Milad H. - et qu'il n'est pas Syrien mais Roumain.

Selon Der Spiegel, l'asile a été accordé à des personnes soupçonnées par les autorités allemandes de représenter un risque potentiel pour la sécurité du pays. Ces migrants sont des agents de renseignement syriens, des passeurs de clandestins et divers types de criminels endurcis - ainsi que des djihadistes potentiels de l'État islamique

La directrice de la BAMF, Jutta Cordt, a déclaré qu'une équipe de 70 auditeurs internes passera en revue 18 000 décisions d'asile rendues depuis 2000 par le bureau régional de Brême. Le BAMF réexaminera également 8.500 autres décisions rendues en 2017 par dix autres bureaux régionaux affirme Die Welt. Certains bureaux régionaux sont sous surveillance en raison de différences notables dans le nombre de demandes d'asile approuvées ou refusées, par rapport à la moyenne des bureaux.

Sur la base de courriels internes qui ont fuité, le Süddeutsche Zeitung a révélé que Jutta Cordt et d'autres responsables de la BAMF étaient informés dès février 2017 de « cas suspects » au bureau de Brême. Mais en raison des élections allemandes de septembre 2017, ces informations ont été gelées. C'est seulement le 26 octobre 2017 - un mois après les élections fédérales - que la BAMF a discrètement lancé une vérification interne. La politique d'immigration a été au cœur des élections, qui ont vu le parti anti-immigration Alternative for Germany (AfD) devenir le troisième parti du Bundestag, le parlement fédéral allemand.

Le scandale n'a été porté à la connaissance du public que le 20 avril 2018, quand le parquet de Brême a annoncé qu'un ancien fonctionnaire du bureau régional de la BAMF de Brême était en mis en examen, avec quelques-uns de ses collègues, et que la police avait perquisitionné leurs domiciles et bureaux.

En avril encore, la BAMF a licencié plus de 2 000 interprètes indépendants qui « ne paraissaient pas neutres ni dignes de confiance ». Certains interprètes soupçonnés d'être à la solde du gouvernement turc ont été licenciés pour « violation de leur devoir de neutralité ».

À l’heure actuelle, 5.800 interprètes indépendants - beaucoup sont des migrants qui ne maîtrisent pas l'allemand - travaillent pour la BAMF en 472 langues, selon la Westdeutsche Allgemeine Zeitung. La plupart ont été embauchés, sans contrôle, au plus fort de la crise migratoire de 2015, lorsque la chancelière Angela Merkel a accueilli plus d'un million de migrants en provenance d'Afrique, d'Asie et du Moyen-Orient. Seuls 620 interprètes sur les 5.800 en activité sont certifiés, indique la Westdeutsche Allgemeine Zeitung .

Le scandale du droit d'asile a gravement attenté à l'image de la BAMF. Un sondage Civey publié par Die Welt le 21 mai a indiqué que 79,7% des Allemands avaient « assez peu » ou « très peu » confiance dans les décisions d'asile de la BAMF. Seuls 8,9% des personnes interrogées gardent un niveau de confiance « très élevé » ou « plutôt élevé » envers la BAMF.

La défiance envers la BAMF traverse tous les partis politiques : les électeurs du parti anti-immigration Alternative for Germany (AfD) ont déclaré à 97,9% qu'ils se méfiaient de la BAMF. Ils étaient suivis de près par les électeurs du Parti libéral-démocrate (87,1%), mais aussi ceux du bloc conservateur CDU / CSU qui soutient la chancelière Angela Merkel (80,8%) ; une majorité défiante se dégage aussi à gauche chez Die Linke (66,5%), le SPD (64,5%) et les Verts (62,4%).

Parallèlement, neuf demandes d'asile rejetées sur dix ont abouti au tribunal, indique la Süddeutsche Zeitung. Dans plus de 40% des cas, les juges ont tranché en faveur des migrants et annulé les refus d'asile de la BAMF. Les juges se sont rangés du côté des migrants de Syrie dans 99,9% des cas, du côté des Afghans dans 47% des cas et du côté des Turcs dans 34% des cas. Les migrants ont déposé 328 000 plaintes en 2017 - deux fois plus qu'en 2016 – contre les refus de la BAMF. Fin 2017, 372 000 affaires demeuraient pendantes dans les tribunaux allemands.

BAMF a rejeté la quasi-totalité des demandes d'asile de convertis au christianisme, selon Thomas Schirrmacher, président de la Société internationale pour les droits de l'homme. M. Schirrmacher affirme que pour les « tests de croyance », BAMF s'appuie sur des traducteurs musulmans qui délibérément falsifient les propos des chrétiens ou des convertis. Il cite l'exemple d'un converti dont les propos sur Martin Luther et l'Évangile de Matthieu, ont été traduits en référence à Lothar Matthäus, un footballeur allemand bien connu.

« C'est un scandale que presque tous les convertis passés de l'islam au christianisme se voient refuser l'asile », a déclaré Schirrmacher. « S'ils ont des interprètes partisans , comment les décideurs de la BAMF espèrent-ils répondre à la question très compliquée et sensible de savoir si la conversion au christianisme est fabriquée ou non ? »

EN BREF : L’OPINION

Municipales : la grande cuisine Macronistes

La majorité s’active déjà en vue des élections de 2020. Les contacts avec les maires sortants LR et PS se multiplient, mais ceux-ci pourront-ils garder leur étiquette au moment de l’élection ?

Christophe Castaner sera ce lundi à Madrid dans la perspective des européennes de 2019. Le délégué général de LREM rencontrera Albert Rivera, le président de Ciudadanos. Mais ce sont d’abord les municipales de l’année suivante qui mobilisent le camp présidentiel. Si celui-ci ne présentera pas des candidats LREM partout, il passera des alliances dans nombre de villes avec des maires sortants LR et PS. Emmanuel Macron, Edouard Philippe et Christophe Castaner multiplient les contacts avec eux.

Avant la pause estivale, Emmanuel Macron invitera à déjeuner des maires à l’Elysée. Cette fois-ci, ils seront étiquetés de gauche. Le 28 février, c’était des édiles de droite qui étaient autour de la table du chef de l’Etat.

En mai prochain, les européennes seront les premières élections du quinquennat. Pourtant ce sont déjà les municipales de mars 2020 qui occupent tous les esprits en Macronie. Trois ans après l’installation du nouveau chef de l’Etat, deux ans avant la présidentielle, ce seront elles qui marqueront le vrai « mid term » du quinquennat. Ce sera aussi ce scrutin qui permettra au parti du locataire de l’Elysée de vraiment se construire et s’implanter territorialement. « Un parti politique ce sont d’abord des élus locaux, décrypte un ministre important. C’est pourquoi les municipales seront l’échéance essentielle pour LREM.»

Dans la grande cuisine des municipales, la recette Macronistes s’écrit au fur et à mesure. Dès sa désignation à la tête de la formation présidentielle, Christophe Castaner a posé la base : plutôt que des candidats La République en Marche partout, des alliances seront nouées avec des maires sortants, de gauche comme de droite. « Il y a des endroits où nous présenterons des listes LREM,

EN BREF : L’OPINION

Qui peut encore sauver Air France-KLM ?

L’Etat ? Non. Les pilotes ? Non. Les énarques ? Non. Les Néerlandais ? Non. Le choix du nouveau PDG d’Air France-KLM s’annonce plus compliquer que prévu. Bercy doit vite vendre sa participation au capital du groupe aérien

Le comité de nomination et de gouvernance d’Air France-KLM présidé par Anne-Marie Couderc se réunit ce mardi. Il devait proposer au conseil d’administration un nom pour la succession de Jean-Marc Janaillac au poste de PDG. Après l’émoi suscité, notamment à Bercy, par la révélation d’un choix possible en faveur de Philippe Capron, actuel directeur général adjoint de Veolia, les trois membres du comité pourraient décider de relancer le processus. D’autant que de nouveaux candidats ont surgi récemment.

L’Etat cherche une solution pour sauver Air France-KLM. Et s’il était le problème ? Sa présence historique au capital de la compagnie aérienne est devenue un boulet dans la compétition actuelle. De la gouvernance au projet industriel en passant par les relations sociales chez Air France, le poids des pouvoirs publics complique toutes les équations à résoudre. Si Bercy ne dispose plus que de 14,3 % du capital (22,7 % des droits de vote), et de trois représentants officiels au conseil d’administration, la culture étatique est encore très forte dans cette instance. En dehors des quatre représentants des salariés, la majorité des quatorze autres administrateurs viennent de la sphère publique. Six sont énarques et anciens hauts fonctionnaires, auxquels s’ajoutent une ancienne députée et ministre française, Anne-Marie Couderc, et un ancien député et ministre néerlandais, Japp Scheffer.

Une situation qui permet à Bruno Le Maire de se comporter en terrain conquis. S’il a affirmé ce week-end que Bercy regarde les candidats à la succession de Jean-Marc Janaillac «avec tous les actionnaires du groupe», notamment l’américain Delta Airlines et le chinois China Eastern, il est clair que le nihil obstat de Bercy est indispensable.

 

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