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Bonsoir que votre nuit soit douce

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bonjour mes amis

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bonjour mes amis

Cette affaire du Maroc, permet de voir une autre facette de l'émigration. Ces turcs arrivent au Maroc avec de vrais papiers, et ils quittent pour aller en Espagne avec de faux papiers Syriens! Selon votre conscience, à faire tourner

 

Les éléments de la Police du Poste-frontière de Béni Ensar dans la ville de Nador ont arrêté, lundi après-midi, six ressortissants turcs d’une même famille, composée des deux parents et de quatre enfants mineurs, en possession de six passeports falsifiés, a indiqué la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN).

Les suspects avaient gagné le Maroc via l’aéroport Mohammed V de Casablanca en présentant leurs vrais passeports, indique la DGSN dans un communiqué, précisant que ces individus ont été appréhendés en possession de six passeports syriens falsifiés alors qu’ils s’apprêtaient à quitter le territoire national via le poste-frontière de Béni Ensar.

Une enquête judiciaire a été ouverte avec les membres de la famille turque arrêtés, sous la supervision du Parquet compétent, afin de déterminer les tenants et les aboutissants de cette affaire.

 

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Bonsoir mes amies(s) et mes frères et sœurs

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Bonsoir mes amies(s) et mes frères et sœursBonsoir mes amies(s) et mes frères et sœurs

 

 

 

 

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Amour, que dis-tu?

Amour, que dis-tu?

Amour que dis-tu

 

Le passé nous rattrape sans crier gare

Les roses viennent de l’aubépine

Son bourgeon velouté pose son regard

Vers la fleur de de la vigne voisine

L’esprit du soleil baille sans égard.

 

L’amour comme les bulles de savon,

Glisse s’envole vers les nymphes,

L’espérance d’un futur nous devons

Accepter l’idée incolore de la lymphe

Cédant à l’ivresse d’un accordéon.

 

L’amour d’un jour est une fleur,

Cette belle de jour s’offre au soleil

S’ouvre à la vue de son souffleur

Son parfum envoûtant est sans pareil,

Pour son galant au charme persifleur.

 

La voile d’un amour dépassée

Ces chérubins la lyre sur le dos

Dansent au son du souvenir passé.

Jusqu’au matin les bandeaux

Se transforment en petits cadeaux.

 

L’amour d’un jour se trouve,

Là où l’on ne l’attend pas,

Il frôle comme une louve,

Son cœur recherche l’appât

Le fiévreux dans les douves.

 

Aimer son prochain comme soit même,

Nous dits les évangiles très sérieusement

La subtilité n’est pas pour lui même

Pas à pas l’amour glisse harmonieusement,

Pas à pas au rythme d’un Requiem.

 

Alumacom

8 février 2018

 

 

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Bonjour mes lectrice et lecteurs

Bonjour mes lectrice et lecteursBonjour mes lectrice et lecteurs
Bonjour mes lectrice et lecteurs

 

 

Comme tous les lundis je prie en union avec les chrétiens d'Orient, Pour moi Jésus n'est pas seulement chez les catholiques, il est chez les Orthodoxes, et les protestants.

 

Périgueux : Exposition « La Grande aventure des chrétiens d’Orient » du 13 mai au 31 août 2018

L'exposition "La Grande aventure des chrétiens d'Orient" sera installée à la cathédrale Saint-Front de Périgueux du 13 mai au 31 août. Venez nombreux et parlez-en autour de vous !

Nous vous invitons à prier pour nos frères de Terre Sainte à l’occasion de la messe dimanche 26 août à 11h à la cathédrale Saint-Front. La messe sera présidée par l’évêque de Périgueux, Mgr Philippe Mousset


DATE : Du 13 mai au 31 août
Cloître ouvert de 14h15 à 18h

LIEU : Cathédrale Saint-Front, Place de la Clautre, 24000 Périgueux

CONTACT : L’Œuvre d’Orient – 01 45 48 95 00 — www.oeuvre-orient.fr

 

école des petits Chrétiens d'Orient

 

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https://www.planet.fr/actualites-cette-nouvelle-arnaque-telephonique-qui-peut-vous-couter-des-centaines-deuros.1603231.1557.html

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Nostalgie, nostalgie

 

La nostalgie du passé

Inoubliable

Ce présent si solitaire

Oppressant

Cette candeur d’antan

S’efface.

 

Nostalgie, nostalgie

Amie frontalière

Va au loin !

 

Mon âme s’échappe

Mélancolie

Mon enthousiasme s’envole

La déprime

L’amour, la maladie, la mort

La tristesse.

 

Nostalgie, nostalgie

Amie frontalière

Va au loin !

 

Le remord étreint

L’ennui

Le cormoran monte plane

Le pervers

La mer d’amour amers

Regrets

 

Nostalgie, nostalgie

Amie frontalière

Va au loin !

 

Le destin s’érige sous le toit

L’espoir.

Solidaire en gîte divin

Aspiration.

Souvenirs des joies passés

Souhait.

 

Nostalgie, nostalgie

Amie frontalière

Va au loin !

 

7 février 2018

Alumacom

 

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Bonne journée malgré la canicule de ce jour

Bonne journée malgré la canicule de ce jour
Bonne journée malgré la canicule de ce jourBonne journée malgré la canicule de ce jourBonne journée malgré la canicule de ce jour

 

 

 

 

 

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Bonsoir et bonne nuit

Bonsoir et bonne nuit
Bonsoir et bonne nuitBonsoir et bonne nuit

 

 

 

 

 

 

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Revue de Presse 22 & 23 Juillet 2018

Revue de Presse 22 & 23 Juillet 2018
Revue de Presse 22 & 23 Juillet 2018

Monique Macalou

Sommaire

Journal

Titre

page

Le parisien

Les grands scandales de la Ve République : Valéry Giscard d’Estaing ou le septennat sanglant

2

 

Affaire Benalla : les victimes identifiées et bientôt entendues, Macron reste muet

2

 

Affaire Benalla : les victimes identifiées et bientôt entendues, Macron reste muet

3

Le Monde

A Beaumont-sur-Oise, une marche pour réclamer « justice pour Adama Traoré…

5

Ouest France

Au Pérou, un réseau international de pédopornographie a été démantelé

6

The Times Of Israël

Israël salué pour avoir sauvé des Casques Blancs syriens

7

Le Monde

Affaire Benalla : Gérard Collomb auditionné, Macron assure qu’il n’y aura pas « d’impunité »

11

Sud 0uest

Attentats dans l’Aude. Le récit du face-à-face entre Arnaud Beltrame et le terroriste révélé minute par minute

12

Le Parisien

Paris veut « débitumer » ses cours d’école

13

The Times Of Isra¨l

Comment Israël accueil les migrants

14

Ouest France - soir

Lutter contre Alzheimer avec une tasse de café

15

L’Opinion

Notaires, avocats, huissiers : la libéralisation à marche lente

17

Le Parisien

Paris : des badges connectés contre l'absentéisme scolaire provoquent un tollé

18

 

L'amendement pas très catholique qui contrarie l'Élysée et Matignon

20

Le Monde

Dominique Rousseau : « La commission d’enquête parlementaire peut demander à entendre le chef de l’Etat »

21

20 minutes

Grèce : La région d'Athènes ravagée par les flammes, le bilan s'alourdit à 74 morts

22

    

 

 

LE PARISIEN

Les grands scandales de la Ve République : Valéry Giscard d’Estaing ou le septennat sanglant

Trois ministres, deux militants d’extrême gauche, un juge d’instruction. Des morts violentes qui gardent leur mystère

attu quelques jours plus tôt par François Mitterrand, Valéry Giscard d’Estaing masque mal son dépit en ce mois de mai 1981 qui le chasse de l’Élysée. La cérémonie des adieux prend la forme d’une singulière intervention télévisée où, l’air pincé, il cisèle lui-même son éloge avant de conclure dans un murmure : « Je vous dis au revoir. » Puis il se lève, hautain, et disparaît à pas lents dans un coin de l’écran. La caméra s’attarde pendant de longues secondes sur un fauteuil vide. Comme si le pouvoir était vacant.

Battu quelques jours plus tôt par François Mitterrand, Valéry Giscard d’Estaing masque mal son dépit en ce mois de mai 1981 qui le chasse de l’Élysée. La cérémonie des adieux prend la forme d’une singulière intervention télévisée où, l’air pincé, il cisèle lui-même son éloge avant de conclure dans un murmure : « Je vous dis au revoir. » Puis il se lève, hautain, et disparaît à pas lents dans un coin de l’écran. La caméra s’attarde pendant de longues secondes sur un fauteuil vide. Comme si le pouvoir était vacant.

https://youtu.be/5PS0gY1juCE

Affaire Benalla : les cinq suspects vont être présentés à un juge

Les gardes à vue des cinq suspects, dont celle d’Alexandre Benalla, ont été levées samedi soir dans l’enquête sur les violences commises le 1er mai à Paris.

Deux hommes proches du pouvoir ont vu leur garde à vue levée samedi soir, et vont être présentés à un juge d’instruction ce dimanche : Alexandre Benalla, dont l’Élysée a annoncé le licenciement, et Vincent Crase, réserviste de la gendarmerie comme lui et employé par La République en marche, risquent une mise en examen. Ils ont été filmés en train de frapper des manifestants le 1er mai à Paris, place de la Contrescarpe (Ve arrondissement).

Alors "chargé de mission" à l’Élysée en tant qu’adjoint au chef de cabinet du président, Alexandre Benalla avait été autorisé à assister ce jour-là aux manifestations aux côtés des forces de l’ordre en tant qu’observateur. Alexandre Benalla, qui se faisait passer pour un policier, avait été placé en garde à vue vendredi matin pour "violences en réunion par personne chargée d’une mission de service public", "usurpation de fonctions", "port illégal d’insignes réservés à l’autorité publique" et "complicité de détournement d’images issues d’un système de vidéoprotection".

Vincent Crase, à ses côtés le 1er mai, avait été placé en garde à vue vendredi en fin de matinée pour "violences en réunion par personne chargée d’une mission de service public" et "usurpation de fonctions".

Le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron à l’Élysée, Patrick Strzoda, qui part à la retraite en octobre, a été entendu comme témoin jeudi. C’est lui qui avait mis à pied Alexandre Benalla.

Trois policiers au cœur de l’enquête

Trois policiers, soupçonnés d’avoir transmis des images de vidéosurveillance à Alexandre Benalla, avaient été placés en garde à vue samedi matin, pour "détournement d’images issues d’un système de vidéoprotection" et "violation du secret professionnel". Eux aussi ont vu leur garde à vue levée samedi soir, avant d’être présentés à un juge d’instruction dimanche. Ils risquent également une mise en examen.

Ils appartiennent à la puissante Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC), de la préfecture de police de Paris. Il s’agit notamment du chef d’état-major adjoint. Il avait été un temps pressenti pour la direction de la sécurité du Paris Saint-Germain.

Les deux autres policiers concernés sont un commissaire présent au moment des faits, et chargé de faire la liaison entre la préfecture de police et les forces mobiles, ainsi qu’un commandant en charge des relations entre la préfecture de police et l’Élysée. Tous trois ont été suspendus à titre conservatoire vendredi et le ministre de l’Intérieur a "condamné lourdement" leurs agissements.

L’avocat du commissaire, Me Thibault de Montbrial, a réagi sur Twitter en affirmant que son client entendait notamment s’exprimer sur "la proximité (…) entre la plus haute hiérarchie policière et Alexandre Benalla".

Macron, toujours muet

Le chef de file de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon, a lui jugé que l’affaire était "du niveau du Watergate", accusant aussi le président de "s’organise(r) une milice personnelle".

Emmanuel Macron est pour sa part resté muet sur cette affaire. Un mutisme qui "aurait pu se justifier dans le cadre d’une pratique maintenue de la parole rare", or cette présidence est devenue "bavarde", relève l’éditorialiste du Figaro, selon lequel "la présidence Macron est en toute hypothèse entachée" par ces remous.

Beaucoup de questions ont surgi ces deux derniers jours sur les privilèges qui étaient accordés à Benalla. Samedi des députés LR ont ainsi demandé "quelle autorité élyséenne" avait demandé pour Benalla le badge qu’il détenait depuis un an lui permettant d’accéder à l’Assemblée nationale—désactivé vendredi.

Domicile perquisitionné, mariage annulé

Sa garde à vue a été prolongée samedi matin pour une durée pouvant atteindre 24 heures, comme celle d’un gendarme réserviste, Vincent Crase, employé du parti présidentiel, qui se trouvait avec lui lors du 1er mai, a fait savoir le parquet de Paris.

Tous deux ont été placés en garde à vue vendredi notamment pour violences et usurpation de fonction.

Le domicile d’Alexandre Benalla à Issy-les-Moulineaux, dans la banlieue sud-ouest de Paris, a également été perquisitionné samedi matin. Issy où son mariage devait être célébré ce samedi, selon une source à la mairie.

Et les trois policiers hauts gradés suspendus pour lui avoir transmis mercredi soir des images de vidéo-surveillance, ont à leur tour été placés en garde à vue samedi matin.

En plus de l’enquête préliminaire de la justice, ouverte jeudi à l’initiative du parquet de Paris, une autre, administrative, a été lancée par la "police des polices" et une troisième par l’Assemblée nationale

Affaire Benalla : les victimes identifiées et bientôt entendues, Macron reste muet

Les victimes présumées d’Alexandre Benalla ont été identifiées et seront entendues prochainement par les enquêteurs. Gérard Collomb sera lui auditionné lundi. Le point et les dernières réactions sur l’affaire.

L’affaire Alexandre Benalla, collaborateur de la présidence française licencié après des violences le 1er mai, continue d’occuper le devant de la scène en France : gardes à vue en cascades, dont la sienne prolongée samedi, audition du ministre de l’Intérieur lundi, opposition en ébullition et victimes présumées identifiées.

Malgré son licenciement annoncé vendredi, l’Elysée n’a pas réussi à désamorcer la crise née de la divulgation mercredi de vidéos montrant ce proche du chef de l’Etat frapper des manifestants pendant la Fête du travail, arborant des insignes de police, alors qu’il était présent en tant que simple observateur auprès des forces de l’ordre.

Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb va devoir expliquer aux députés ce qu’il sait de cette affaire: il sera auditionné lundi à 10 heures par la commission des Lois de l’Assemblée nationale, dotée de pouvoirs d’enquête.

En outre, la femme et l’homme frappés par Alexandre Benalla, lors des manifestations du 1er mai, ont demandé à être entendus ultérieurement par les enquêteurs.

"L’affaire Benalla deviendra l’affaire Macron"

L’opposition de tous bords soupçonne l’exécutif d’avoir voulu étouffer le scandale, droite et extrême droite demandant que le président Emmanuel Macron lui-même s’explique.

"On cherche à camoufler une affaire d’État derrière une procédure bien tardive de licenciement", a dénoncé dans un entretien au Figaro le patron de l’opposition de droite Laurent Wauquiez (Les Républicains). "Emmanuel Macron va devoir rendre des comptes aux Français", a-t-il ajouté.

"Si Macron ne s’explique pas, l’affaire Benalla deviendra l’affaire Macron", a estimé la présidente du Rassemblement national (extrême droite) Marine Le Pen, dans un tweet.

LE MONDE

A Beaumont-sur-Oise, une marche pour réclamer « justice pour Adama Traoré, comme pour Alexandre Benalla »

Plusieurs milliers de personnes ont défilé en mémoire du jeune homme mort il y a deux ans dans une gendarmerie, dans des circonstances toujours inexpliquées.

« Voilà l’homme qui fait trembler la République ! » En souriant, samedi 21 juillet après-midi, devant la gare de Persan-Beaumont (Val-d’Oise) où se déroule la marche blanche pour Adama Traoré, le député Insoumis Eric Coquerel fait les présentations.

A sa gauche, Philippe Poutou, ancien candidat à l’élection présidentielle de 2017. A sa droite, Taha Bouhafs, le militant insoumis qui a filmé et diffusé sur les réseaux sociaux la scène mettant en cause Alexandre Benalla, place de la Contrescarpe, le 1er mai, que Le Monde a formellement identifié mercredi.

Tous sont venus soutenir le « collectif Adama » qui réclame « la vérité et la justice », deux ans après le décès du jeune homme de 24 ans, sur le sol d’une gendarmerie après une interpellation, sans que les causes de sa mort ne soient encore élucidées.

 « Ce qui est dingue, c’est que cette vidéo soit passée inaperçue à l’époque. Cela en dit long sur la banalisation des violences policières », remarque M. Bouhafs, devant ses deux interlocuteurs qui acquiescent et le félicitent.

 « Nous, on attend toujours que justice se fasse »

L’affaire révélée dans nos colonnes est sur quasiment toutes les lèvres. « Mais elle est nulle [la ministre de la justice Nicole] Belloubet ! Même moi j’ai été meilleure à mon oral de fin d’année ! », s’amuse une étudiante devant ses amis, dans le train qui l’emmène de Paris au rassemblement de Beaumont-sur-Oise.

 « On n’oublie pas ! On pardonne pas ! » Au rythme des slogans, 4 000 personnes (selon les organisateurs) s’élancent pour rejoindre Boyenval, le quartier où vivait Adama Traoré. Beaucoup de jeunes sont venus de Paris, d’autres départements d’Ile-de-France ou de Beaumont-sur-Oise. Comme Lassana Doucouré, footballeur de 27 ans qui connaissait Adama Traoré et qui a « entendu rapidement parler de l’affaire Benalla à la télévision ». « Lui, il n’a pas été puni. Nous, on attend toujours que justice se fasse », déplore-t-il.

Dans la foule, les personnalités politiques se mélangent aux citoyens. Le député (La France insoumise) de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière tape sur l’épaule de l’ancien candidat socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon. David Cormand, le secrétaire national d’Europe-Ecologie-Les Verts est venu, tout comme Stéphane Troussel, président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, pour représenter le PS. « La gauche est en miettes, mais on se réunit sur l’injustice », constate Esther Benbassa, sénatrice écologiste de Paris.

 « Le sentiment d’une justice à deux vitesses »

« Vous, les Benalla du futur ! », s’agace un manifestant en passant devant des élus portant leur écharpe tricolore. Certains manifestants craignent une récupération politique. « Le fait qu’il y ait des politiques, même si c’est sûrement de la récupération, cela peut nous être utile », remarque toutefois Elisabeth Abanda, étudiante parisienne de 24 ans. « Ce n’est pas calculateur, on nous a demandé de mettre notre écharpe. Ils nous disent qu’ils veulent qu’on les représente », assure Esther Benbassa.

Celui qui est visé, c’est surtout François Ruffin. Le député (LFI) de la Somme n’était pas présent l’an passé. Il attendait d’en savoir plus sur l’enquête. « C’est fort de café qu’il soit là, d’ailleurs il se cache ! », observe Selim Ben Amor, étudiant de 24 ans à Créteil. Défilant à la toute fin du cortège, M. Ruffin assume. « Je reconnais mes maladresses, je m’en suis expliqué auprès d’Assa Traoré » – la sœur d’Adama Traoré en tête de cortège.

 « Les gendarmes n’ont toujours pas été auditionnés. Il faut absolument que la justice avance, sinon la colère va se transformer en rage, puis en violence. Il faut la justice pour Adama Traoré, comme pour Alexandre Benalla », conclut le parlementaire. « Le sentiment d’une justice à deux vitesses est très grave. Il y a une République pour les uns et pas pour les autres », abonde M. Hamon, entre deux selfies.

Beaucoup dénoncent également le racisme. « France, pays des droits de l’homme blanc », peut-on lire sur une affiche. « Je sais que cela aurait pu arriver à quelqu’un de ma famille. C’est pour cela que je suis venue », affirme Brave Kassala, jeune femme noire de vingt ans. « Evidemment qu’il y a du racisme, depuis l’esclavage ! », abonde son amie Elodie Zig. Et toutes deux d’en conclure : « Une personne blanche sera toujours mieux traitée, au travail ou en justice. »

OUEST FRANCE

Au Pérou, un réseau international de pédopornographie a été démantelé

33 personnes ont été arrêtées samedi, dans plusieurs villes du Pérou, pour leur implication dans un réseau international de pédopornographie. Leur groupe de discussion comptait 256 membres à travers le monde.

Un réseau international de pédopornographie qui opérait depuis la Colombie a été démantelé au Pérou, où 33 personnes ont été arrêtées, a annoncé samedi le ministère péruvien de l'Intérieur. « 33 Péruviens impliqués dans un réseau international de pédopornographie ont été arrêtés dans plusieurs villes du Pérou », a précisé le ministère dans un communiqué. Le coup de filet a été réalisé vendredi simultanément à Lima, Arequipa, Puno et Moquegua, en coordination « avec l'unité d'enquête technologique d'Europol », a indiqué la police.

Les personnes arrêtées ont été identifiées grâce à leur appartenance à un groupe de discussion sur l'application WhatsApp baptisé « Little Princess » (« Petite Princesse »), qui comptait au total 256 membres à travers une trentaine de pays d'Amérique, d'Asie, d'Afrique et d'Europe. « Il s'agit d'une communauté où la pédopornographie est partagée, produite et commercialisée », a expliqué à la presse le chef de la division d'enquête des crimes de haute technologie, le colonel Raúl Alfaro.

L'enquête, qui a débuté en janvier 2018, a permis de déterminer que l'administrateur du groupe de discussion sur WhatsApp était un ressortissant colombien dont le nom n'a pas été révélé, selon la police. La police péruvienne, par le biais d'Interpol, « a alerté ses homologues d'autres pays, qui ont procédé aux arrestations simultanées de deux personnes impliquées au Paraguay et d'une autre au Brésil », a ajouté le ministère de l'Intérieur.

 « Ces personnes créaient de faux profils, gagnaient la confiance de mineurs et ensuite leur donnaient rendez-vous pour abuser d'eux sexuellement », a déclaré à la presse le général Juan Carlos Sotil, chef de la direction des enquêtes criminelles.

OF TIMES THE ISRAËL

Israël salué pour avoir sauvé des Casques Blancs syriens

Le chef de la diplomatie britannique a remercié Israël et la Jordanie pour avoir aidé des centaines de travailleurs humanitaires qui seront accueillis par des pays occidentaux

Dimanche, on a rendu hommage à Israël pour avoir évacué des centaines de travailleurs humanitaires civils syriens du sud de la Syrie vers la Jordanie à la demande de pays occidentaux.

Fondée en 2013, la Défense Civil Syrienne, ou les Casques Blancs, est un réseau de premier secours qui porte assistance aux blessés à la suite de frappes aériennes, d’obus ou d’explosions dans les territoires tenus par les rebelles.

Tsahal les a fait sortir de Syrie et les a escortés vers la Jordanie à travers Israël. La Jordanie a dit que 800 sauveteurs Casques Blancs et leurs familles avaient été autorités à entrer dans le pays et qu’ils seraient finalement emmenés en Grande-Bretagne, en Allemagne et au Canada.

D’après le quotidien israélien Haaretz, les évacués, dont l’armée israélienne avait une liste des noms, ont convergé vers deux points de rassemblements distincts. L’armée a ouvert ces deux passages et fait monter les personnes dans des bus qui les ont transportées directement à un poste-frontière avec la Jordanie.

L’opération a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche, d’après Haaretz qui assure que la plupart des passagers étaient des enfants.

Le Premier ministre israélien a salué l’opération d’évacuation des secouristes.

 « Ces personnes ont sauvé des vies et la leur était maintenant en danger, c’est pourquoi j’ai accepté de les emmener via Israël vers un pays tiers », a déclaré Benjamin Netanyahu.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu dirige la réunion hebdomadaire du gouvernement au cabinet du Premier ministre à Jérusalem, le 15 juillet 2018 (Alex Kolomoisky/POOL/YEDIOTH AHRONOTH).

« Nouvelle fantastique, nous – le Royaume-Uni et des alliés – avons assuré l’évacuation des Casques Blancs et de leurs familles – merci à Israël et à la Jordanie pour avoir réagi aussi rapidement à notre demande », a écrit Jeremy Hunt, le nouveau ministre des Affaires étrangères, sur son compte Twitter.

 « Les [Casques Blancs] sont les plus courageux des courageux et dans une situation désespérée, ils sont au moins un rayon d’espoir », a ajouté Hunt.

Niels Annen, un ministre d’état du Bureau Fédéral des Affaires étrangères d’Allemagne, a aussi salué Israël pour la mission d’évacuation.

Tsahal a déclaré s’être impliqué dans ce geste « pas habituel » étant donné le « risque immédiat » qui pesait sur la vie des civils, alors que les forces du régime soutenues par la Russie se rapprochent de la zone. L’armée israélienne a souligné qu’elle n’est pas intervenue dans le conflit qui se déroule en Syrie.

Emmanuel Nahson, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a déclaré que la mission de secours a été réalisée à la demande des Etats-Unis, du Canada et de pays européens.

Le ministère britannique des Affaires étrangères a déclaré que des « partenaires internationaux » avait aidé à faciliter les évacuations.

 « Les Casques Blancs ont été la cible d’attaques, et étant donné leur profil important, nous avons considéré que, dans ces circonstances particulières, les volontaires avaient besoin d’une protection immédiate », a-t-il déclaré dans un communiqué.

 « Nous avons donc pris des mesures afin de garantir cette protection à autant de volontaires et leurs familles que possible ».

Une source diplomatique allemande a dit que Berlin accepterait plusieurs volontaires, mais n’a pas fourni de chiffres précis.

 « L’Allemagne participe avec plusieurs partenaires internationaux à l’évacuation des Casques Blancs », a annoncé la source.

Chrystia Freeland, la ministre Canadienne des Affaires étrangères, a dit qu’elle « invitait les dirigeants du monde à soutenir et à aider ces héros », lors du sommet de l’OTAN, la semaine dernière.

Soulignant qu’un groupe de pays s’est « engagé à réinstaller un certain nombre de membres des Casques blancs », une porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Elizabeth Reid, a indiqué que le Canada réinstallerait « jusqu’à 50 membres des Casques blancs ainsi que leurs familles, et travaille avec la communauté internationale pour évaluer les autres besoins potentiels ».

 « Le Canada appuie les Casques blancs sans équivoque. Lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères dans le cadre du sommet des dirigeants de l’OTAN tenu à Bruxelles il y a une semaine, j’ai recommandé que les dirigeants fassent preuve de leadership à l’échelle mondiale pour appuyer et aider ces héros », a-t-elle indiqué.

 « Le Canada est un partenaire clé des Casques blancs, et il est fier de leur avoir fourni du financement en soutien à leur formation d’urgence et en vue d’augmenter le nombre de femmes qui en font partie. Nous ressentons une responsabilité morale profonde envers ces personnes qui font preuve de bravoure et d’altruisme », a ajouté la ministre, en assurant que son pays continuerait à « fournir de l’aide humanitaire significative aux personnes affectées par le conflit en Syrie. »

Le gouvernement du Premier ministre Justin Trudeau a accueilli plus de 40 000 réfugiés syriens depuis novembre 2015.

Les Casques Blancs ont secouru des milliers de civils piégés sous les décombres ou pris dans des combats dans les zones tenues par l’opposition, sur plusieurs fronts du conflit Syrie qui dure depuis sept ans.

Depuis sa création, quand le conflit en Syrie approchait de sa troisième année, plus de 250 de ses volontaires ont été tués.

La devise du groupe – « Sauver une vie c’est sauver toute l’humanité » – est tirée d’un verset du Coran, -et que le Talmud utilise aussi – même si les Casques Blancs soulignent le fait qu’ils traitent toutes les victimes, peu importe leur religion.

Les Casques Blancs sont ainsi appelés parce qu’ils portent des casques blancs durs de protection. Ils ont obtenu une renommée internationale pour leurs actions de secours audacieuses où ils sortent des victimes des décombres après des frappes aériennes du régime. Des vidéos de leurs actions ont souvent été filmées et ont circulé sur les réseaux sociaux.

L’évacuation s’est déroulée depuis Qouneitra, qui chevauche la frontière avec le Plateau du Golan et où l’équipe de volontaires civils était piégée. C’est la dernière bande de terre qui n’est pas sous le contrôle du gouvernement dans la région.

Il était impossible dans l’immédiat de savoir combien de secouristes étaient toujours dans le sud syrien. L’un d’eux, dans la ville de Deraa, était toutefois déterminé à rester. « Je ne vais pas abandonner mon pays. Ce pays est à nous et nous avons le droit d’y vivre en sécurité », a-t-il confié à l’AFP sous le couvert de l’anonymat.

Le journal allemand Bild a annoncé que l’opération secrète a commencé autour de 21h samedi, pour battre son plein après minuit. Les personnes évacuées sont arrivées à la frontière avec Israël, et Tsahal a ouvert les portes pour les laisser passer. On a fourni un traitement médical à ceux qui en avaient besoin, et on leur a donné de la nourriture et de l’eau.

Les travailleurs humanitaires et leurs familles sont ensuite montés à bord de bus qui les attendaient déjà sur le site. L’armée et la police ont bloqué les routes dans la zone, permettant au convoi de passer sans entraves.

Al-Ikhbariya, la télévision de l’état syrien, a parlé de l’évacuation israélienne des Casques Blancs, la qualifiant de « scandale » et déclarant que les « groupes terroristes » ont maintenant « zéro options ».

Au cours des récentes années, Israël s’est impliqué dans une opération de soutien massif, à plusieurs niveaux, pour empêcher des milliers de Syriens le long de la frontière de mourir de faim ou de tomber malade par manque de nourriture et de soins médicaux de base.

Depuis 2013, l’Etat juif a traité des milliers de personnes dans des hôpitaux de terrain à la frontière et dans des hôpitaux publics, principalement dans le nord d’Israël. Depuis 2016, dans le cadre de l’Opération Bon Voisinage, plus de 600 enfants syriens, accompagnés de leurs mères, sont venus en Israël pour y recevoir un traitement.

Des centaines de tonnes de nourriture, d’équipements médicaux et de vêtements ont aussi traversé la frontière pour aller en Syrie.

LE MONDE

Affaire Benalla : Gérard Collomb auditionné, Macron assure qu’il n’y aura pas « d’impunité »

Le ministre de l’intérieur est auditionné lundi matin à l’Assemblée, un rendez-vous qui s’annonce électrique. Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, doit l’être à 14 heures.

Pour la première fois depuis le début de l’affaire, le président de la République Emmanuel Macron – qui avait réuni à l'Elysée le premier ministre, Edouard Philippe, Gérard Collomb, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux et le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, Christophe Castaner – a réagi. Selon un participant, le chef de l'Etat a condamné le « comportement choquant » du désormais ex-adjoint au chef de cabinet à l’Elysée. Il a rappelé qu’il n’y avait d’« impunité » pour personne, pour des faits jugés « inacceptables », et que trois enquêtes étaient en cours (judiciaire, parlementaire et administrative).

Christophe Castaner, secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, interrogé aux micros de RMC, lundi matin, a déclaré : "Dès la connaissance des faits, une procédure de licenciement a été engagée", soulignant qu'"il n'est pas normal qu'un homme puisse dysfonctionner de la sorte et jeter l’opprobre sur les services de l'Etat".

Emmanuel Macron face à l'affaire Benalla ? "Calme" et "déterminé", selon M. Griveaux

Toujours est-il qu'une réunion s’est tenue à l’Elysée, dimanche 22 juillet dans la soirée, autour du chef de l’Etat. Emmanuel Macron avait convié le premier ministre, Edouard Philippe, le ministre de l'intérieur, Gérard Collomb, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, et le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, Christophe Castaner.

 Le président a, selon un participant à la réunion, condamné le « comportement choquant et inacceptable » du désormais ex-adjoint au chef de cabinet à l’Elysée, Alexandre Benalla. Il a rappelé qu’il n’y avait d’« impunité »pour personne, pour des faits jugés « inacceptables ». Selon l’un de ses proches, M. Macron a par ailleurs parlé des « dysfonctionnements manifestes » de l’Elysée que cette affaire a révélés.

Il a annoncé avoir chargé son secrétaire général, Alexis Kohler, de faire des propositions de réorganisation.

Enfin, le président, qui s’était muré dans le silence depuis mercredi, n’exclut plus de s’exprimer sur le sujet. Il le fera « quand il jugera bon de le faire », commente un de ses proches.

SUD OUEST

Attentats dans l’Aude. Le récit du face-à-face entre Arnaud Beltrame et le terroriste révélé minute par minute

Le contenu du dossier d’instruction des attaques terroristes dans l’Aude, qui ont fait quatre morts et quinze blessés, a été révélé ce dimanche par Le Monde et Libération. Un rapport qui décrit minute par minute le huis clos entre le gendarme Arnaud Beltrame et le terroriste.

Quatre mois après les attaques terroristes dans l’Aude, Le Monde et Libération révèlent le contenu du dossier d’instruction. Un récit glaçant du face-à-face entre le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame et le preneur d’otages du Super U de Trèbes.

Le 23 mars, à 10 h 38 Radouane Lakdim, fiché S depuis 2014, se gare sur le parking du Super U de Trèbes, au volant d’une Opel Corsa blanche qu’il a volée après avoir blessé son conducteur et tué son passager. Quelques minutes plus tôt, il a aussi tiré sur des policiers qui revenaient de leur footing.

Il entre dans le Supermarché et tire sur le boucher du magasin qui discute avec une caissière. Aucun coup ne sort. Il recharge son arme et tue l’homme de 50 ans. Les clients se figent avant de reprendre leurs activités sans comprendre qu’ils ont affaire à une attaque terroriste. Radouane Lakdim tire à nouveau, sur un client cette fois. Il semble s’énerver de ne pas être pris au sérieux. « À terre, couchez vous, j’en ai marre ! », aurait-il crié aux clients surpris.

Face à une caissière, réfugiée dans la salle des coffres

À ce moment-là, la plupart des clients ont réussi à s’échapper. Il se dirige alors vers la salle des coffres. Un huis clos de près de 4 h commence. Radouane Lakdim se retrouve face à face avec une des caissières qui s’était réfugiée à l’intérieur. « Ben tiens, voilà mon otage », aurait-il déclaré en la voyant.

Dans son audition aux enquêteurs, la femme de 39 ans, décrit quelqu’un de calme. « Il avait l’air content de trouver son otage, assez vite il m’a dit qu’il ne me ferait rien, il m’a demandé de trouver un téléphone. J’ai pris celui qui se trouve derrière la pièce où je me trouvais. À sa demande, j’ai contacté la gendarmerie de Carcassonne. Il m’a dit de dire qu’il s’agissait d’une prise d’otage au supermarché de Trèbes, il m’a dit de dire que c’était pour les frères en Syrie. »

Suit un appel téléphonique avec la gendarmerie. Une conversation presque surréaliste.

- « La gendarmerie j’écoute bonjour… »

- « Oui, bonjour madame, je m’appelle Y., je travaille à Super U à Trèbes. »

- « Oui ? »

- « Et je suis actuellement euh… prise en otage par un monsieur armé. »

Le téléphone reste ouvert et la gendarmerie enregistre le dialogue entre l’hôtesse d’accueil et le preneur d’otages. Celle-ci garde son sang-froid et tente de se montrer compréhensive. « Il m’a posé des questions, il m’a demandé mon âge, mes origines, si j’avais des enfants. J’ai compris avec ce qu’il me disait, qu’il faisait une distinction entre ceux qu’il allait abattre et ceux qu’il allait laisser en vie. Il m’a dit qu’il avait tué le client dans le magasin car il ne le prenait pas au sérieux. Donc je me suis concentrée pour avoir une attitude, pour conserver son respect. Je lui ai dit que je comprenais sa démarche à lui, j’ai gardé mon sang-froid. J’allais dans son sens dès qu’il me parlait. »

De temps en temps, Radouane Lakdim reprend le combiné du téléphone et se présente comme soldat de l’État islamique. Il demande aussi la libération de Salah Abdeslam, dernier membre du commando du 13-Novembre encore en vie et détenu à la prison de Fleury-Mérogis.

Arnaud Beltrame prend la place de l’otage

À 11 h 21, une des caméras filme l’entrée dans le magasin des premiers gendarmes, dont fait partie Arnaud Beltrame. Trois minutes plus tard, le lieutenant-colonel aurait levé les deux bras en l’air, les mains visibles au-dessus de la tête et se serait dirigé vers la salle des coffres. « Immédiatement, une négociation s’engage entre les deux hommes. Nous voyons le Lieutenant-colonel Beltrame agitant les deux mains vers le bas en signe d’apaisement à l’attention de Lakdim, puis vers ses effectifs ayant pris position derrière lui », décriront ensuite ses collègues dans le rapport.

Derrière lui, ils tentent de le dissuader. « Non, Colonel, reculez ! », ou encore « vous n’avez pas de gilet par-balles ! », auraient-ils crié en vain.

Arnaud Beltrame continue sa route et se dirige vers son destin. Dans la salle des coffres, Radouane Lakdim tient en joue la caissière dès qu’il aperçoit le le gendarme progresser vers lui. L’assaillant aurait demandé à Arnaud Beltrame de déposer son arme par terre. un ordre qu’il aurait exécuté. « Quand le gendarme s’est retrouvé avec nous à l’accueil, [Radouane Lakdim] a demandé son arme. Le gendarme a fait demi-tour, a pris son arme, a enlevé le chargeur, il a fait glisser au sol vers nous. Le gars [Lakdim, ndlr] a vu tout de suite qu’il n’y avait pas le chargeur avec. Il lui a demandé le chargeur. Du coup, le gendarme s’est exécuté, et il a fait passer l’arme au sol », a raconté aux enquêteurs la caissière.

À 11 h 32, les caméras de vidéosurveillance filment l’employée sortant de la salle des coffres. Arnaud Beltrame a pris sa place et se retrouve seul en compagnie de Radouane Lakdim.

L’assaut du GIGN

À 12 h 25, un tireur d’élite du GIGN est posté face à la porte de l’accueil du supermarché. Un groupement de gendarmes se tient prêt, lui aussi, à intervenir. À 12 h 45, Arnaud Beltrame contacte le commandement et déclare que Radouane Lakdim réclame une nouvelle fois la libération de Salah Abdeslam et qu’il menace de faire sauter des grenades dans le magasin.

À 13 h 10, le terroriste apparaît à l’entrée de la salle des coffres, tenant Arnaud Beltrame devant lui comme bouclier humain. Dix minutes plus tard, Radouane Lakdim demande un chargeur de téléphone. À 14 h 08, Arnaud Beltrame récupère un téléphone qui a été déposé sur le comptoir de l’accueil. C’est ce même téléphone dont s’est servi le gendarme pour que sa conversation avec le terroriste puisse être entendue par le GIGN. Le gendarme met le haut-parleur et les négociations commencent.

- « Bonjour Radouane, c’est le négociateur du GIGN. »

- « Oui, alors j’ai demandé qu’on fasse un échange, le lieutenant-colonel gendarme contre Salah Abdeslam, Fleury-Mérogis. »

- « Oui, c’est ce que vous souhaitez ça, c’est exact ? »

- « Vous ne serez pas capable alors d’échanger un de vos membres contre un de mes membres ? »

- « Ben Radouane, vous savez très bien que ça ne se fait pas comme ça non… »

Une bonne minute passe. Le négociateur évoque la présence de la mère de Radouane Lakdim à ses côtés quand, soudain, Arnaud Beltrame hurle « Attaque… assaut, assaut ». Il est 14 h 16.

Lorsque les gendarmes du GIGN arrivent à la salle des coffres, Radouane Lakdim, se tient à côté du corps d’Arnaud Beltrame, touché par balle et blessé au cou. Le terroriste est abattu. Le lieutenant-colonel, quant à lui, ne survivra pas à ses blessures.

Son geste héroïque est alors salué par la France entière qui lui rend un hommage national cinq jours plus tard.

LE PARISIEN

Paris veut « débitumer » ses cours d’école

Rue Riblette (XXe). Des travaux ont débuté cet été pour enlever une partie du bitume de trois écoles parisiennes et les verdir (ici l’école Riblette). Objectif : créer des îlots de fraîcheur pendant les périodes de chaleur. Laurent Bourgogne/Mairie de Paris.

La Ville de Paris vient de démarrer des travaux pour verdir trois cours d’école dans les XIIe, XVIIIe et XXe. Objectif : s’adapter aux fortes chaleurs liées au dérèglement climatique.

Paris : bientôt des commerces ouverts le dimanche vers le boulevard Saint-Michel ?

La Zone touristique internationale (ZTI) de Saint-Germain pourrait être étendue pour intégrer le boulevard Saint-Michel. Une mesure accueillie favorablement dans le secteur.

Les nouveaux portiques SNCF en test tout l’été à Paris

Les futurs valideurs de la SNCF sont en place à la station Pereire, dans le XVIIe arrondissement avant d’être généralisés aux 33 gares franciliennes.

La salle d’échange de station Pereire, entre le RER C et la ligne 3 du métro a, depuis plusieurs semaines, des allures de « Fort Knox ». De grands portiques de 2,50 m, semblables à ceux d’une douane d’aéroport, barrent le passage. Pour les traverser, il faut désormais être munis d’un titre de transport valide. Au risque d’entendre un signal d’erreur semblable à celui qui retentit à l’ouverture des portes d’une prison, dans les séries américaines.

Ce sont les nouveaux portiques de validation qui équiperont les gares SNCF. Testés actuellement à l’entrée de la gare SNCF de Pereire (XVIIe) et dans la salle de correspondance, ils seront également exposés à Saint-Lazare (VIIIe) à la fin de l’été puis généralisés dans 33 gares franciliennes. « Nous avons voulu quelque chose de massif et d’imposant pour montrer aux gens qu’ils entrent dans un espace fermé et qu’il faut s’acquitter du titre de transport », détaille Antoine Garcia, chargé de projet chez SNCF Transilien.

Une caméra détecte combien de personnes passent en même temps

Grâce à une caméra située au-dessus, le système peut aussi détecter le nombre de passagers qui la franchissent. Cela permet de repérer s’ils voyagent avec une poussette ou une valise et d’éviter de leur fermer la porte au nez. Mais aussi de savoir combien de personnes passent en même temps. Si le système en compte deux, le gong d’erreur retentit et une croix rouge s’affiche en haut du portique afin d’alerter d’éventuels contrôleurs.

Mais ces nouveaux valideurs ne sont pas qu’un outil anti-fraude. Plus modernes et plus rapides, ils permettent le passage de 35 à 40 personnes à la minute. Ils offrent également trois largeurs : 60 cm, 80 cm pour une personne avec valise et 90 cm pour les personnes en fauteuil roulant ou avec une poussette. Enfin, la borne de lecture des cartes – et bientôt des téléphones – affiche désormais le logo d’Ile-de-France Mobilités (IDFM).

D’ici 2022, IDFM et la SNCF va installer 614 portiques similaires pour « fermer » 33 gares. Celles où le nombre de passage est le plus important. A commencer par Saint-Lazare, où 140 valideurs seront progressivement déployés au fil de 2019.

THE TIMES OF ISRAËL

Israël alloue 28 M de shekels à un programme social pour les migrants

Des quartiers avec un fort taux de demandeurs d'asile seront désignés comme zones prioritaires nationales, bénéficiant d'un renforcement des services de santé et de l'éducation

Le gouvernement a annoncé lundi qu’il consacrerait 28 millions de NIS (7,7 millions de dollars) à des programmes sociaux et économiques pour les demandeurs d’asile.

L’argent sera affecté à des zones prioritaires nationales désignées dans les villes et les quartiers à forte concentration de migrants et de demandeurs d’asile, tels que Tel Aviv Sud, Petah Tikva et Eilat.

Le financement, qui sera utilisé « pour renforcer leur capacité économique et sociale », sera distribué par un comité directeur ministériel.

L’argent sera réparti sur trois ans, de 2018 à 2020.

Il proposera des services de santé supplémentaires aux familles dans le besoin et stimulera l’éducation formelle et non formelle.

Depuis 2012, le gouvernement israélien essaye de refuser les demandeurs d’asile et d’expulser ceux qui se trouvent déjà en Israël.

Il a érigé une barrière à la frontière sud, placé des milliers de demandeurs d’asile dans un centre de détention au sud d’Israël, offert des incitations financières pour qu’ils partent et tenté de négocier des accords avec des pays tiers pour les absorber.

En 2018, environ 37 000 demandeurs d’asile sont restés en Israël.

En avril, le gouvernement avait conclu un accord avec les Nations unies pour transférer la moitié des demandeurs d’asile vers d’autres pays développés tout en accordant à l’autre moitié un statut légal en Israël. Mais le Premier ministre Benjamin Netanyahu y avait brusquement renoncé face aux objections des résidents israéliens du sud de Tel Aviv, qui ne voulaient pas que des demandeurs d’asile restent dans le pays, les décrivant comme une menace pour leur sécurité et leur culture.

JTA a contribué à cet article.

OUEST France EDITION DU SOIR

Lutter contre Alzheimer avec une tasse de café

De nouvelles études suggèrent que la caféine a un effet sur la mémoire et que sa consommation régulière réduit le déclin cognitif au cours du vieillissement. Mais les effets protecteurs du café seraient optimaux qu’à une certaine dose.

Avec plus de 850 000 personnes atteintes en France, la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées représentent la première cause de démence dans le pays. La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative caractérisée par une atteinte de la mémoire et d’autres déficits cognitifs/comportementaux : agressivité, aphasie (trouble du langage), agnosie (trouble de la reconnaissance de l’entourage), apraxie (maladresse gestuelle).

Si le diagnostic de probabilité de la maladie d’Alzheimer repose sur différents critères cliniques aidé par le dosage de biomarqueurs dans le liquide céphalo-rachidien, voire l’imagerie IRM ou métabolique, le diagnostic de certitude repose sur l’observation neuro-pathologique de plaques extraneuronales formées de peptides amyloïde (petites protéines formées normalement qui s’accumulent de manière toxique à l’extérieur des neurones) et de lésions intraneuronales composées de protéines Tau anormales (protéines favorisant normalement la communication cellulaire au sein du neurone). Ces lésions entraînent un dysfonctionnement des cellules neuronales, engendrant les troubles cognitifs.

Le premier facteur de risque de la maladie d’Alzheimer est le vieillissement. Néanmoins, une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux joue également un rôle important.

Caféine et Alzheimer

La consommation de café exerce un impact particulier sur ce risque. Le café est la boisson la plus consommée au monde après l’eau. Le café est également la première source de caféine qui reste à ce jour son constituant le mieux caractérisé.

La caféine est la substance psychoactive la plus consommée au monde. Il est bien établi qu’elle favorise les processus attentionnels, l’éveil, le traitement de l’information et a, de ce fait, un impact significatif sur les performances cognitives chez l’Homme et l’animal.

Les effets de la caféine seraient optimaux à raison de 3 à 4 tasses de café par jour. Des travaux récents suggèrent également un effet de la caféine sur les processus mnésiques, et la mémoire à long terme en particulier, indépendant de ses effets attentionnels. Cette observation est à mettre en lien avec différentes études épidémiologiques proposant que la consommation habituelle de caféine réduit le déclin cognitif au cours du vieillissement.

D’autres études prospectives mettent également l’accent sur la relation inverse existant entre consommation de caféine et le risque de développer la maladie d’Alzheimer. Les effets protecteurs de la caféine seraient optimaux pour des doses correspondant à 3 à 4 tasses par jour.

De manière intéressante, différentes études expérimentales sur des modèles animaux de la maladie d’Alzheimer reproduisant les lésions et les troubles de la mémoire associés démontrent un effet bénéfique de la caféine à des doses comparables, même si les effets sur les symptômes comportementaux de la maladie ont été récemment discutés.

Quels sont les mécanismes d’action de la caféine dans le cerveau ?

Les cibles principales de la caféine sont des récepteurs appelés récepteurs adénosinergiques. Les effets de la caféine sont particulièrement liés à sa capacité à bloquer l’un de ces récepteurs appelé récepteur adénosinergique A2A.

Il y a quelques années, notre équipe a démontré que bloquer spécifiquement ce récepteur par des approches génétiques et par un dérivé chimique de la caféine réduisait les troubles de la mémoire, les troubles de la communication neuronale et les dysfonctions de la protéine Tau dans un modèle animal de la maladie d’Alzheimer.

Dans une nouvelle étude, notre équipe, en collaboration avec des collègues de l’Université de Lisbonne et de Bonn, vient de démontrer que le blocage des récepteurs adénosinergiques A2A par ce même composé dérivé de la caféine réduisait les lésions amyloïdes dans le cortex et les troubles mnésiques associés dans un modèle animal reproduisant les plaques amyloïdes.

Cette nouvelle étude suggère donc que les composés dérivés de la caféine ciblant les récepteurs adénosinergiques A2A agissent positivement vis-à-vis des deux lésions cérébrales caractéristiques de la maladie.

Vers une piste thérapeutique chez l’humain ?

L’ensemble de ces observations amène à penser que l’utilisation de molécules dérivées de la caféine serait une option thérapeutique chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Il est très intéressant de constater que ce type de molécules existe et a déjà fait l’objet d’essais cliniques dans le contexte de la maladie de Parkinson. Il est donc envisageable et intéressant de repositionner ces molécules dans le contexte thérapeutique de la maladie d’Alzheimer.

Avant d’envisager des études chez l’Homme, nous devons apporter des éléments additionnels convergents renforçant le concept qu’il est important de bloquer les récepteurs A2A. Ce sont les études expérimentales que nous menons actuellement. Nous espérons pouvoir définir une stratégie d’essai clinique dans les 3 à 5 ans à venir et réunir des financements à cette fin.

Revue de Presse 22 & 23 Juillet 2018
Revue de Presse 22 & 23 Juillet 2018Revue de Presse 22 & 23 Juillet 2018

L’OPINION

Notaires, avocats, huissiers : la libéralisation à marche lente

Trois ans après le vote de la loi Macron, les notaires, les avocats et autres huissiers dont les monopoles étaient menacés résistent encore et toujours à l’envahisseur.

Bien avant le projet de loi Pacte (plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), une autre loi visait à transformer l’économie en profondeur. Il y a trois ans, la loi Macron « pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques » devait briser les monopoles des professions réglementées. Mais on est encore loin du grand chambardement.

Trois ans après son adoption en août 2015, la loi Macron n’a pas encore réussi à libéraliser les professions juridiques réglementées. Le ministre de l’économie de l’époque a beau s’être hissé au sommet de l’Etat, il n’est pas encore venu à bout des rentes des notaires, greffiers, commissaires-priseurs judiciaires, administrateurs et mandataires, avocats et huissiers… Et ce n’est pas pour tout de suite. Les « dispositifs de l’entre-soi » qui avaient permis l’émergence de ces monopoles sont toujours en place, constate Cécile Untermaier, députée PS de Saône-et-Loire, membre de la commission d’évaluation de la loi Macron, qui appelle de ses vœux «l’adaptation de ces professions au 21ème siècle».

En apparence, tout va bien ! Chez les notaires, 1650 nouveaux professionnels auront été nommés en septembre 2018, l’objectif fixé il y a deux ans par l’Autorité de la concurrence. Les instances de contrôle et de représentation de la profession assurent se démener pour que l’intégration des nouveaux soit un succès. Mais la réalité est plus contrastée. « Les jeunes [notaires nommés] nous ont fait état d’un accueil souvent difficile », témoigne Cécile Untermaier. En tous cas, ils expriment « leur très grande satisfaction d’exercer le métier dont ils rêvaient et pour lesquels ils avaient obtenu leur charge

LE PARISIEN

Paris : des badges connectés contre l'absentéisme scolaire provoquent un tollé

VIDÉO. Le lycée Rocroy veut doter les élèves d'un porte-clés connecté qui signale les absences. Décidée unilatéralement, la mesure inquiète les lycéens et leurs parents. Par Louis Chahuneau

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La nouvelle a fait grincer des dents. À la rentrée 2018, le collège-lycée privé catholique Rocroy-Saint-Vincent-de-Paul, à Paris (1 700 étudiants), va équiper tous ses élèves d'un porte-clés connecté pour prévenir les absences. C'est un petit encadré glissé dans le règlement intérieur qui a interpellé un élève. La direction explique la nouveauté en ces termes : « Les élèves reçoivent en début d'année un porte-clef connecté (bluetooth) qu'ils doivent avoir en permanence sur eux. Celui-ci sera désormais une aide afin de s'assurer de la présence de chacun d'eux en classe, sur les installations sportives, au CDI et lors des sorties, mais aussi au cours des exercices de sécurité. » Si le badge n'est pas activé pendant l'appel, l'absence de l'élève est automatiquement signalée à l'enseignant sur son application et l'administration peut prévenir les parents concernés. Le lycée aurait pris cette décision à la suite d'un fort absentéisme cette année. Selon New School, l'établissement se plaignait plutôt du temps pris par l'appel des élèves, si bien que « certains enseignants ne le faisaient même plus ».

Règlement intérieur ©  capture d'écran

Le nouvel article a été repéré par un élève qui lisait le règlement intérieur, sur le site du lycée Rocroy.

La nouvelle a rapidement fait le tour des réseaux sociaux. Quelques heures plus tard, un élève a lancé une pétition contre les badges sur le site Avaaz, qui a atteint plus de 3 500 signatures, avant d'être fermée. Il y dénonce une mesure « inacceptable » et rappelle que « les élèves [ne sont] pas des objets appartenants à Rocroy ». Une terminale contactée par téléphone se dit inquiète de l'utilisation des données. « Ça me paraît dingue, on est certes mineurs, mais on a le droit de garder nos vies privées ! » Elle regrette aussi que l'établissement finance un système de surveillance coûteux alors que le bâtiment du lycée n'est toujours pas équipé d'une infirmerie. Quant aux parents, la plupart ont appris l'information par les enfants. « Il n'y a eu aucune concertation, la décision a été prise à la va-vite, dénonce au téléphone une mère d'élève un peu surprise. Si c'est juste pour l'appel, je trouve ça un peu limite, ça va à l'encontre des libertés privées. » D'autant que la perte ou le vol du porte-clés sera facturée 10 euros par l'établissement. D'après New School, la présidente de l'association des parents d'élèves de Rocroy (Apel) avait donné son accord.

La crainte d'un « mouchard »

À l'origine de cette innovation, la start-up New School, créée par Philippine Dolbeau (19 ans) en 2016. L'entreprise a bâti sa naissante notoriété sur la création d'une application à destination des enseignants pour facilier l'appel. Il équiperait déjà une quinzaine d'établissements en France, selon Le Monde.

Quand la polémique a éclaté à Rocroy, beaucoup d'élèves ont cru à la mise en place d'un mouchard, ou d'un traceur pouvant suivre leurs déplacements, d'où la levée de boucliers sur Twitter. En réalité, c'est la mauvaise communication de l'établissement qui a inquiété élèves comme parents. Suite au tollé grandissant sur les réseaux sociaux, l'administration de Rocroy a publié un communiqué le 23 juillet après-midi où elle précise que le badge, connecté via Bluetooth, "n'utilise pas la géolocalisation, et ne permet donc pas de connaître la position ou les déplacements des élèves. Il ne s'active que lorsque l'enseignant fait l'appel." Le reste du temps, les porte-clés se mettent en veille.

A Rocroy ils vont mettre des badges de tracking??? Les gros fous

Consentement et protection des données

Malgré les garanties promises par New School quant à la géolocalisation, des interrogations demeurent sur la conservation des données. « Depuis l'instauration du règlement européen sur la protection des données en mai 2018 (RGPD, NDLR), la Cnil ne rigole vraiment pas avec le sujet », assure Nicolas Rebbot, avocat au barreau de Paris spécialiste des nouvelles technologies. Il prend l'exemple des caméras de surveillance dans certains établissements : « On ne peut pas filmer n'importe quand ni n'importe où, c'est attentatoire à la liberté privée. » Selon lui, « le RGPD invoque la notion de consentement et de transparence quant à l'utilisation des données », or les élèves mineurs sont encore sous l'autorité parentale, ce qui limite leur choix.

Là encore, Rocroy se veut rassurant dans son communiqué, et explique que « les données personnelles (nom de l'élève, emploi du temps) sont protégées et cryptées, en accord avec la Cnil ( Commission nationale de l'informatique et des libertés). Elles sont sous la souveraineté de l'établissement ; en aucun cas elles ne sont utilisées à des fins commerciales par École directe ou New School, conformément au Règlement européen sur la protection des données (RGPD). » De son côté, la Cnil, qui reçoit plus de 8 000 plaintes par an, explique « ne pas avoir eu d'échange avec le lycée Rocroy sur le dispositif ». Suite à l'ampleur de l'affaire, elle pourrait demander des « précisions ». En cas de non-conformité avec le RGPD, elle pourrait appliquer des sanctions.

Quant aux parents, certains pourraient être tentés de refuser de signer le règlement intérieur avec une telle clause. Que se passerait-il dans ce cas ? Autre question soulevée par une mère d'élève : « Comment s'assurer qu'un élève ne ramène pas le badge d'un camarade absent pour le couvrir ? » Les parents attendent la réunion de présentation des professeurs, prévue mi-septembre, pour obtenir des réponses. Pour l'instant, le lycée Rocroy n'a pas donné suite à nos appels téléphoniques.

L'amendement pas très catholique qui contrarie l'Élysée et Matignon

Des députés souhaitent inscrire les cultes comme des lobbys dans la loi de confiance, contre la volonté macronienne d'apaiser les relations avec l'Église. Par Tugdual Denis

Coup de froid dans les cieux. Un amendement examiné ce 26 juin à l'Assemblée nationale à la demande d'environ 80 députés La République en marche et MoDem trouble les responsables religieux, habitués jusque-là à être considérablement cajolés par la majorité. Le gouvernement a d'ailleurs donné un avis défavorable à l'amendement proposé par quelques députés influents visant à rétablir dans la loi de confiance l'inscription des associations cultuelles comme des lobbys. Amendement à propos duquel l'Élysée précise pourtant qu'il s'agit « de l'une des scories de la loi Sapin 2 », du nom du ministre de François Hollande.

Ce détail de l'héritage du précédent quinquennat, Emmanuel Macron n'en voulait pas. Ce 26 juin, en réunion de groupe des députés macroniens, le président Richard Ferrand s'est dit « étonné de voir exhumé un thème qui n'était pas en débat » et ainsi « donner le sentiment préjudiciable que le groupe est divisé ».

À l'origine de cet amendement, des députés de poids et d'ambition. Il faut avoir les reins solides, en Macronie, pour oser aller défier l'autorité suprême. On y retrouve l'expérimenté Jean-Louis Touraine, très offensif sur les questions de bioéthique. « J'ai vu à l'occasion des États généraux de la bioéthique à quel point il peut y avoir un relatif lobbying des associations religieuses, témoigne-t-il. Les responsables des cultes sont des représentants d'intérêts, même si ce sont des intérêts de conviction. » Aux côtés de Touraine, on retrouve la questeur Laurianne Rossi, l'ancien Premier ministre Manuel Valls ou encore la médiatique députée des Yvelines Aurore Bergé. « Si elle apparaît comme une frondeuse, cela ruinera ses espoirs d'être ministre », tente de se rassurer un prélat.

Tache

Mais comment se fait-il que les tutelles politiques n'aient pas eu dans cette affaire l'influence qui est généralement la leur depuis le début du quinquennat ? Officiellement, Matignon met en avant la séparation des pouvoirs et le droit des députés à disposer d'eux-mêmes… À la direction du groupe, si on revendique de la discipline, on précise dans la foulée : « Mais ce n'est pas du casernement. » Certes, mais Élysée, comme la maison du Premier ministre, comme le for intérieur du président du groupe majoritaire à l'Assemblée Richard Ferrand savent trop bien que l'affaire fait doublement tache. D'une part, parce qu'elle montre qu'on peut faire fi des consignes. D'autre part, ce qui est sans doute pire encore, qu'on peut faire fi de la philosophie.

Il n'y pas que la voyante visite d'Emmanuel Macron au Vatican ou le bruyant discours présidentiel des Bernardins qui permettent de jauger la relation du nouvel exécutif avec la transcendance. Lors du discours du 4 janvier aux autorités religieuses, au cours de l'entrevue sans agenda formel du 21 décembre à l'Élysée avec les représentants des cultes, lors des multiples échanges entre le couple Macron et le grand rabbin de France Haïm Korsia, à chaque fois le même message de bienveillance et le souci de la coconstruction se voient portés. « Mais l'anticléricalisme de quelques députés aura été plus fort que la volonté d'apaisement du président de la République », regrette un responsable religieux.

LE MONDE

Dominique Rousseau : « La commission d’enquête parlementaire peut demander à entendre le chef de l’Etat »

Pour le professeur de droit public, le meilleur moyen pour Emmanuel Macron de sortir de l’impasse dans l’affaire Benalla, c’est d’être entendu par la commission d’enquête parlementaire. Selon lui, la Constitution ne l’empêche pas.

Après l’audition, lundi 23 juillet, du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, sur l’affaire Benalla par la commission d’enquête parlementaire, Dominique Rousseau, professeur de droit public à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne, considère dans une interprétation stricte de l’article 67 de la Constitution que cette commission d’enquête a le droit d’entendre le président de la République, car celle-ci n’est pas une juridiction, ni une autorité administrative.

Rappelons que, d’après l’article 67 de la Constitution, « le président n’est pas responsable des actes accomplis en cette qualité. Il ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner non plus que faire l’objet d’une action, d’un acte d’information, d’instruction ou de poursuite. Tout délai de prescription ou de forclusion est suspendu ».

Dans quelles conditions le président de la République peut-il être entendu par la commission parlementaire chargée d’enquêter sur l’affaire Benalla ?

L’article 67 de la Constitution interdit que le président de la République soit « requis de témoigner devant aucune juridiction ou autorité administrative ». La commission d’enquête parlementaire n’est ni une juridiction ni une autorité administrative. Par conséquent, elle peut demander à entendre le président de la République sur « l’affaire Benalla » en l’invitant par une lettre à témoigner comme elle l’a fait pour les autres personnalités entendues.

Si le président accepte d’être entendu par la commission parlementaire, comment se déroulerait la procédure ?

Normalement ! Le président de la commission, le rapporteur, les députés poseraient leurs questions et le président de la République répondrait. Sur quoi ? Sur l’organisation du fonctionnement de l’Elysée, sur la nature des fonctions d’Alexandre Benalla, sur la connaissance des faits qui lui sont reprochés.

20 MINUTES

Grèce : La région d'Athènes ravagée par les flammes, le bilan s'alourdit à 74 morts.

Le bilan ne cesse de s’alourdir en Grèce. Les incendies qui ont ravagé lundi les alentours d'Athènes ont tué au moins 74 personnes, a annoncé ce mardi la porte-parole des pompiers, Stavroula Maliri, révisant à la hausse un précédent bilan de 60 morts.

Ce bilan n'est pas définitif, une centaine de pompiers poursuivant les recherches de victimes éventuelles dans la zone balnéaire de la côte est de l'Attique, noyée sous les flammes lundi soir, a-t-elle précisé.

Vingt-six corps dans une villa

La Croix-Rouge a découvert, ce matin, 26 corps sans vie dans la cour d’une villa de Mati, la cité balnéaire qui semble la plus touchée. Une macabre découverte qui a brusquement doublé le bilan humain des incendies. Et les sauveteurs n’ont pas terminé leurs explorations.

Peu avant minuit, un photographe de l’AFP a découvert d’abord trois puis un quatrième corps carbonisé sous une voiture et une moto, déjà à Mati, à une quarantaine de kilomètres à l’est d’Athènes. Deux personnes retrouvées dans le secteur, ravagé par les flammes depuis l’après-midi, sont décédées plus tôt lors de leur transfert vers des hôpitaux, a annoncé la cellule de crise du ministère de la Santé.

« Nuit difficile »

« L’heure est à la lutte contre les flammes », a déclaré le Premier ministre, Alexis Tsipras, après avoir présidé une réunion de crise, évoquant une « nuit difficile ». Il a chiffré à « plus de 600 » les pompiers déployés sur les trois fronts partis dans la journée, dont deux continuaient de progresser dans la nuit, autour de Mati et à 55 km à l’ouest de la capitale, près de la localité de Kinetta, en bordure de l’autoroute conduisant au canal de Corinthe. Mais la nuit a interrompu les opérations aériennes, menées plus tôt par huit avions et neuf hélicoptères.

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Revue de Presse 22 & 23 Juillet 2018
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