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Bonne nuit mes amis et amies de l'art

Bonne nuit mes amis et amies de l'art

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petite revue de presse

HUFFPOST  GRAND DEBAT: Macron et les journalistes 1
20 Minutes  Viol au 36 quai des orfèvres 2
Le Parisien  Loi anti casseur 3
  Paris prépare le rapatriement des djihadistes  français 4

 

Huffpost en bref
Grand débat: Macron joue au chat
et à la souris avec les journalistes

Déplacements annoncés (ou annulés) à la dernière
minute, visites surprises... Emmanuel Macron veut
surprendre pour ne pas lasser.

 Viendra, viendra pas? Ce mercredi 30 janvier dans
l'après-midi, la presse piétinait encore pour connaître
le lieu, l'horaire et le format de la réunion à laquelle
 Emmanuel Macron devait participer le lendemain,
dans le cadre de ses visites hebdomadaires en région
pour le grand débat national. Un enjeu de taille,
notamment pour les chaînes d'information en continu,
tant ces échanges diffusés en direct rencontrent un
grand succès public. Las, un peu avant 18h, l'Élysée
douchait cette attente en annonçant via une dépêche
AFP le report de ce déplacement à lundi, sans plus
d'explication. Comme d'habitude, serait-on tenté de dire.
Depuis le début de la crise des gilets jaunes, la présidence de la République n'hésite plus à jeter un voile d'opacité sur l'emploi du temps officiel du chef de l'État. Pour le protéger en occultant certains déplacements sensibles. Pour redonner du poids à sa parole aussi, en orchestrant notamment, au cœur de l'hiver et de la tempête en veste fluo, une sévère diète médiatique. Cette tendance ne s'est pas améliorée avec le retour du chef de l'État sur le devant de la scène et le lancement officiel du grand débat national, voulu par Emmanuel Macron pour relancer un quinquennat au bord de l'effondrement. Soucieux de surprendre et de reprendre la main sur l'agenda médiatique, l'Élysée n'a de cesse d'improviser en ajoutant des rencontres inattendues en marge des déplacements annoncés. Quitte à jouer avec les nerfs des rédactions.

Quand Macron prend la presse par surprise
Le 15 janvier dernier, pour sa première participation
devant 600 maires dans l'Eure, le président de la
République avait déjà pris les journalistes de court en
s'invitant au conseil municipal de Gasny. Il avait ensuite
encore surpris tous les observateurs en jouant les
prolongations pendant près de sept heures. Le tout
devant les caméras médusées des chaînes tout-info.

 
20 minutes en bref
Affaire de viol au 36: Les deux policiers condamné à sept  ans de prison ferme.
pour le viol en réunion d'une touriste canadienne.

 

  • Emily S., une Canadienne de 38 ans, accuse deux policiers de la BRI de l’avoir violée en 2014.
  • S’ils reconnaissent avoir passé la soirée avec elle, Nicolas R. et Antoine Q. nient l’avoir agressée.
  • Les deux hommes comparaissaient depuis le 14 janvier devant la cour d’assises de Paris.

Nicolas R. et Antoine Q. enfilent leur manteau, puis tendent les poignets aux gendarmes qui leur passent les menottes. Les visages rougis, les deux hommes soufflent, embrassent leurs avocates une dernière fois. Avant de fondre en larmes. L’atmosphère est pesante. Cette nuit, ces deux anciens policiers de la prestigeuse BRI dormiront derrière les barreaux. Ils viennent d’être condamnés par la cour d’assises de Paris à sept ans de prison pour le viol en réunion, en avril 2014, d’une touriste canadienne dans un bureau du 36, quai des Orfèvres. Ce jeudi, les jurés ont suivi à la lettre les réquisitions de l'avocat général,Philippe Courroye.

Ils devront en outre verser 20.000 euros conjointement à la victime. Dans la salle, de nombreux policiers de la BRI venus soutenir leurs anciens collègues. « Allez Nico ! Allez Antoine ! On vous aime ! Courage ! », crient-ils alors que les deux condamnés passent devant eux, escortés par des gendarmes. Avant de disparaître derrière une porte. Leurs conseils respectifs ont immédiatement annoncé qu’ils feraient appel du verdict vendredi et qu’ils déposeront dans la foulée une demande de remise en liberté. « Le combat pour son innocence, il reprend tout de suite, maintenant, dès ce soir », assure maître Anne-Laure Compoint, l’avocate d’Antoine Q..

Une plaignante devenue victime

Elle dénonce « le climat » dans lequel s’est déroulé le procèsdurant 14 jours, ainsi que « le parti pris » du président, Stéphane Duchemin, qui n’a jamais semblé croire la version des deux policiers. Pourtant, assure l’avocate, son client « crie son innocence ». « Peut-être qu’il ne la crie pas toujours très bien, mais c’est un innocent. » « Deux juges d’instruction, qui ont fait un travail remarquable, ont estimé que ces deux innocents n’avaient pas leur place en prison et que c’était une menteuse », rappelle maître Schapira, l’avocat de Nicolas R.. «Nous n’avons pas à démontrer qu’ils sont innocents, ils doivent démontrer qu’ils sont coupables », martèle-t-il devant les caméras.

En entendant le verdict, Emily S. est restée stoïque. La jeune femme est « très émue et soulagée », confie son avocate, maître Sophie Obadia, saluant « une décision juste ». « La cour a considéré qu’elle n’avait pas menti, qu’elle n'est pas mythomane. Elle a fondé sa décision sur les éléments objectifs de ce dossier », explique la pénaliste. « Tous les éléments objectifs de ce dossier - les expertises ADN, les expertises psychologiques, les écoutes téléphoniques, l’analyse de l’effacement de preuves - venaient mettre un doute sur la version des accusés mais surtout confirmer celle de notre cliente », souligne son associé, maître Mario Stasi. Emily S. était « la plaignante », elle est devenue ce jeudi « la victime ».

« Je regrette depuis cinq ans de ne pas avoir pris le temps de la raccompagner »

Dans la matinée, avant que les six jurés et trois magistrats professionnels ne se retirent pour délibérer, les accusés ont été invités à prendre la prendre la parole une dernière fois. Les deux hommes ont à nouveau clamé leur innocence. « Je reconnais qu’en tant que policier je n’aurais jamais dû emmener Emily S. dans les locaux de la BRI. Je le regrette. Je regrette depuis cinq ans de ne pas avoir pris le temps de la raccompagner » à son hôtel, a soufflé Nicolas R.. Avant de retourner s’asseoir, l’homme de 49 ans a fondu en larmes. « Je n’ai jamais agressé, violenté, violé Emily S., promet-il. Je ne suis pas un violeur, je ne suis pas un violeur, je ne suis pas un violeur. »

Antoine Q., lui, a raconté aux jurés qu’il vivait, depuis cinq ans, un « cauchemar ». « On ne peut pas faire ça à une femme et on ne peut pas faire endurer ça à un homme », a-t-il ajouté, visiblement très ému. Il sait qu’il peut compter sur le « soutien » de ses « proches », de ses « amis » mais aussi de sa femme. « J’ai peut-être été infidèle mais jamais je n'ai violé une femme. » Avant de regagner sa chaise, le policier de 40 ans a lancé aux jurés : « C’est ma vie que vous avez entre vos mains, je vous fais confiance ». Huit heures plus tard, il partait en prison. L’issue du procès était pourtant incertaine tant les témoignages ont été divergents et la parole d'Emilie S. mise en doute.

Le Parisien en bref:

Loi anticasseurs : l’Assemblée vote en faveur des interdictions de manifester

Les personnes ayant commis des violences ou des dégradations lors de précédentes manifestations pourront être concernées par ces interdictions.

L’Assemblée nationale a donné mercredi soir son feu vert à la possibilité pour les préfets de prononcer des interdictions de manifester, disposition clé de la proposition de loi « anticasseurs », malgré des critiques jusqu’au sein de la majorité.

« Il ne faut pas caricaturer » cet article 2 et « en aucun cas il ne s’agit d’autre chose que de garantir le droit de manifester », a assuré le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner.

Dans l’arsenal français, ces interdictions administratives préalables s’ajouteront aux interdictions qui peuvent déjà être prononcées par la justice lors de condamnations.
« Des améliorations juridiques et opérationnelles »

Par un amendement du gouvernement, cette mesure phare de la proposition de loi sénatoriale LR a été réécrite pour apporter « des améliorations juridiques et opérationnelles », selon le secrétaire d’Etat Laurent Nuñez.

Les préfets pourront prononcer des interdictions de manifester à l’encontre d’individus représentant « une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public », sous peine de six mois d’emprisonnement et 7500 euros d’amende en cas d’infraction.

Des « critères objectifs » ont été ajoutés : la personne devra avoir commis des « atteintes graves à l’intégrité physique des personnes ainsi que des dommages importants aux biens » ou encore « un acte violent » lors de manifestations précédentes.

Un recours en urgence possible

Le préfet sera en droit d’imposer une convocation à la personne concernée, afin qu’elle ne se rende pas à la manifestation. En cas de risque de participation à d’autres rassemblements, a ajouté le gouvernement, le préfet pourra interdire à la personne de prendre part à toute manifestation sur l’ensemble du territoire national pour une durée jusqu’à un mois.

Les personnes « interdites » de manifester pourront faire un recours en urgence devant la justice administrative, a précisé un amendement de la rapporteure Alice Thourot (LREM) qui a été adopté.

L’ensemble de la gauche est monté au créneau, dénonçant des « lettres de cachet » (PS) ou une « loi de circonstance » (PCF) face aux « Gilets jaunes », s’attaquant « aux libertés fondamentales de tout un peuple » et introduisant dans le droit commun une mesure permise dans le cadre de l’état d’urgence (LFI).
Des critiques chez les marcheurs

Le Rassemblement national s’y est également opposé, critiquant un calque des interdictions de stade pour les hooligans alors que la liberté de manifester est d’un niveau supérieur.

« On se croit revenu sous le régime de Vichy », s’est exclamé Charles de Courson (Libertés et territoires), suscitant de vives protestations dans la majorité et à droite.

Dans les rangs des « marcheurs », quelques voix se sont également élevées pour réclamer la suppression de l’article, manquant de « garde-fou » selon Delphine Bagarry. Aurélien Taché s’est aussi inquiété de ce que pourrait en faire un pouvoir autoritaire. D’autres élus LREM ont défendu en vain des amendements pour un meilleur encadrement.

Comment Paris prépare le rapatriement des djihadistes français

La révélation d’un plan pour le retour des combattants français de Daech, détenus par les Kurdes en Syrie, a suscité mardi un vif débat politique. En toute discrétion, le gouvernement prépare un plan d’action.

Le sort réservé aux djihadistes français détenus par les forces kurdes de Syrie se précise. Mardi, le quai d’Orsay a officiellement entrouvert la porte à leur rapatriement dans l’Hexagone. « Compte tenu de l’évolution de la situation militaire dans le nord-est syrien […], nous examinons toutes les options pour éviter l’évasion et la dispersion de ces personnes potentiellement dangereuses », a annoncé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué assez laconique.

En réalité, selon nos informations, le gouvernement et les services de renseignement français étudient depuis plusieurs semaines un scénario de rapatriement. L’annonce du retrait progressif des troupes américaines des zones défendues par les Forces démocratiques syriennes (FDS), a en effet rendu caduque la doctrine du « statu quo » privilégiée jusqu’ici par la France. Celle-ci doit se résoudre à un changement de doctrine.

La position « pragmatique » française consistait à laisser les prisonniers de l’EI (groupe Etat islamique ou Daech) être jugés sur place, notamment en Irak, qui est un État constitué. Pour les femmes et les enfants, Emmanuel Macron a promis du « cas par cas », lors de son déplacement à Abou Dhabi en novembre dernier.

Les prisonniers détenus par les Kurdes ne rentrent pas dans ce cadre, le Kurdistan n’ayant pas d’existence légale et ne disposant d’aucune institution souveraine. Les djihadistes sont emprisonnés dans un cadre flou. Ce vide juridique laisse donc la place à de possibles recours de leurs avocats. Ainsi, le gouvernement belge, contraint par une décision de justice, va devoir faciliter le retour de deux enfants de djihadistes.

« Notre crainte principale est que ces djihadistes puissent s’échapper ou être dispersés. Nous sommes aussi préoccupés par le fait qu’ils puissent tomber entre les mains des sbires de Bachar Al-Assad », explique aussi un haut diplomate français au Monde.

Dans ce contexte, le scénario envisagé est encore dépendant du poker diplomatique en cours dans la région et à des considérations juridiques et logistiques. Le retour se déroulerait potentiellement en quatre étapes.

1. L’expulsion

Les djihadistes français, une trentaine d’hommes adultes tous identifiés par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et visés par une enquête dans l’Hexagone, ainsi que des femmes et des enfants pour un total d’environ 110 personnes, seraient soumis à une « expulsion » du territoire kurde. Une voie administrative plus expéditive que l’extradition judiciaire, cette dernière n’étant possible qu’avec un état souverain.

Le mode de rapatriement n’est pas encore finalisé, même s’il devrait avoir lieu par voie aérienne. Expulser une centaine de ressortissants français ne demande pas la même logistique que pour un djihadiste solitaire comme ce fut le cas pour Peter Cherif depuis Djibouti, il y a quelques semaines. La France va-t-elle affréter des « charters » de djihadistes ou passer par des vols réguliers ? La question reste en suspens. Le passage par un état tiers, comme la Turquie ou l’Irak, compliquerait ce rapatriement.

2. L’arrivée en France

Une fois les écueils locaux, juridiques et logistiques surmontés, il faudra organiser le traitement judiciaire sur le sol français. L’arrivée en France se ferait par les deux aéroports parisiens, Roissy et Orly. Ceci pour ne pas engorger encore plus le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) de procédures visant les djihadistes rapatriés via Roissy. Et partager le « flux » de procédures avec le tribunal de Créteil (Val-de-Marne), compétent pour ceux qui atterriront à Orly.

Des réunions interministérielles ont eu lieu, depuis plusieurs mois, pour préciser le scénario du suivi et de la répartition des « Revenants », selon la terminologie du journaliste David Thomson.

3. Les interrogatoires

Dans ce contexte particulier, les autorités auraient décidé de confier « l’accueil » des djihadistes à la DGSI, qui sera chargée de les interroger. Reste une zone d’ombre, le régime de ces interrogatoires : garde à vue ou détention provisoire en fonction de leurs statuts au regard de la loi. Certains profils intéresseront particulièrement les services de renseignement. Adrien Guihal, combattant et l’une des voix françaises de l’EI, qui avait revendiqué l’assassinat, à Magnanville (Yvelines), en juin 2016, d’un policier et de sa compagne, puis l’attentat de Nice, le 14 juillet de la même année.

 

LIRE AUSSI >Paris jugera les djihadistes expulsés de Syrie
 

Mais aussi Thomas Barnouin et Thomas Collange, pionniers de la cellule d’Artigat, ou encore la Bretonne Emilie König, ex-recruteuse de l’EI, inscrite sur la liste noire américaine des terroristes internationaux. « Tous ceux qui rentreront en France seront judiciarisés et confiés aux juges », a d’ailleurs confirmé, mardi, Christophe Castaner au micro de BFMTV.

4. La prison

Comme expliqué dans nos colonnes mardi, le retour des djihadistes passera à coup sûr par la case prison. Au fil des mises en examen, ces « rapatriés » viendront s’ajouter aux 502 détenus déjà emprisonnés pour des infractions terroristes, qu’ils soient prévenus ou condamnés.

En fonction des décisions des juges d’application des peines, nombre des futurs revenants devraient être évalués, pendant quatre mois, dans un des quatre QER - les quartiers d’évaluation de la radicalisation - actuellement en service. « Il s’agit de séparer les plus prosélytes, avec généralement un bon niveau socioculturel, des plus influençables, dont on redoute un passage à l’acte violent en détention », nous expliquait l’administration pénitentiaire.

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Les Saints catholiques du jour

Les Saints catholiques du jour
31 Janvier
  
Saint Jean Bosco

prêtre, confesseur, fondateur des Salésiens 
(1815-1888)

Saint Jean Bosco
Saint Jean BoscoO.D.M. pinxit

Jean Bosco naquit en 1815 dans un village du Piémont. Ses parents étaient de pauvres paysans; mais sa mère, demeurée veuve avec trois enfants, était une sainte femme. Le caractère jovial de Jean lui donnait une grande influence sur les enfants de son âge. Il les attirait par ses manières aimables et il entremêlait avec eux les divertissements et la prière. Doué d'une mémoire extraordinaire, il se plaisait à leur répéter les sermons qu'il avait entendus à l'église. C'étaient là les premiers signes de sa vocation apostolique. Son coeur, soutenu par celui de sa mère et d'un bon vieux prêtre, aspirait au sacerdoce. La pauvreté, en l'obligeant au travail manuel, semblait lui interdire l'étude. Mais, par la grâce de Dieu, son courage et sa vive intelligence surmontèrent tous les obstacles.

En 1835, il était admis au grand séminaire. "Jean, lui dit sa mère, souviens-toi que ce qui honore un clerc, ce n'est pas l'habit, mais la vertu. Quand tu es venu au monde je t'ai consacré à la Madone; au début de tes études je t'ai recommandé d'être Son enfant; sois à Elle plus que jamais, et fais-La aimer autour de toi."

Au grand séminaire, comme au village et au collège, Jean Bosco préludait à sa mission d'apôtre de la jeunesse et donnait à ses condisciples l'exemple du travail et de la vertu dans la joie. Prêtre en 1841, il vint à Turin. Ému par le spectacle des misères corporelles et spirituelles de la jeunesse abandonnée, il réunit, le dimanche, quelques vagabonds qu'il instruisait, moralisait, faisait prier, tout en leur procurant d'honnêtes distractions. Mais cette oeuvre du dimanche ne suffisait pas à entretenir la vie chrétienne, ni même la vie corporelle, de ces pauvres enfants.

Jean Bosco, bien que dépourvu de toute ressource, entreprit donc d'ouvrir un asile aux plus déshérités. Il acheta pour 30.000 francs une maison payable dans la quinzaine. "Comment! lui dit sa mère devenue son auxiliaire, mais tu n'as pas un sou vaillant!" -- "Voyons! reprit le fils, si vous aviez de l'argent, m'en donneriez-vous? Eh bien, mère, croyez-vous que la Providence, qui est infiniment riche, soit moins bonne que vous?"

Voilà le trésor divin de foi, d'espérance et de charité dans lequel Jean Bosco, malgré toutes les difficultés humaines, ne cessa de puiser, pour établir ses deux Sociétés Salésiennes de Religieux et de Religieuses, dont la première dépasse le nombre de 8 000, et la seconde celui de 6 000, avec des établissements charitables multipliés aujourd'hui dans le monde entier.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

Sainte Marcella

Moniale à Rome, disciple de Saint Jérôme (✝ 410)

Noble dame romaine qui, la première, n'hésita pas à faire publiquement et "ouvertement profession de dévotion" (O. Englebert). Belle, riche, cultivée et raffinée, personne n'osait se moquer d'elle. Son palais sur la colline de l'Aventin fut bientôt le centre de toutes celles qui, autour de saint Jérôme, voulaient suivre les conseils évangéliques, secourant les pauvres, visitant les malades, adoucissant le sort des esclaves. Lorsqu'en 410, les barbares d'Alaric s'approchèrent de Rome, ses amies s'enfuirent pour aller rejoindre saint Jérôme en Palestine. Trop âgée, elle avait quatre-vingt-cinq ans, elle resta à Rome et les soldats goths la battirent durement pour lui faire avouer où étaient ses richesses. Elle n'en avait plus, les ayant données aux pauvres. Elle mourut quelques jours plus tard de ses blessures. Les synaxaires des Églises d'Orient la commémorent également.
À Rome, commémoraison de sainte Marcelle, veuve, en 410. Comme l'écrit saint Jérôme, elle méprisa richesses et noblesse et se rendit plus noble par sa pauvreté et son humilité.

Martyrologe romain

 

Sainte Marcelle (+ 410)

img

 
Illustre veuve romaine, elle transforma sa maison en une sorte de retraite pour femmes nobles. Sous la direction de Saint Jérôme, qui fut trois ans son hôte, elle se voua à l'étude de la Bible, à la prière et aux œuvres de charité. Lors du sac de Rome par Alaric, elle fut cruellement flagellée, pour avoir soi-disant caché ses biens, qu'elle avait en réalité distribués aux pauvres. Elle mourut à la suite de ces mauvais traitements.
 
Autres Saints du jour :

Saint Adamnan (+ 680) 
Saint Athanase de Méthone (+ 880) 
Saint Bobin (+ 766) 
Saint Cyr et Jean (4ème s.) 
Saint Dominique de Cordoue (+ 984) 
Saint Elie Ardounis (+ 1686) 
Saint Eusèbe (+ 884) 
Saint François Xavier Bianchi (+ 1815) 
SaInt Gaud (+ 491) 
Saint Geminien (+ 390) 
Saint Jules (5ème s.) 
Sainte Louise Albertoni (+ 1530) 
Saint Maedhoc (+ v. 626) 
Saint Martin Manuel (+ 1147) 
Saint Métran (3ème s.) 
Saint Nicet (+ 613) 
Saint Nicetas de Novgorod (+ 1108) 
Saint Pierre Nolasque (+ 1256) 
Saint Pouange (6ème s.) 
Sainte Tryphène (4ème s.)
 
Dicton du jour :
Souvent fin janvier ne remplit pas le panier. 
Compte bien que fin janvier tu as mangé la moitié de ton grenier.

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Le chapelet et les vêpres du jeudi 31 janvier 2019

OFFICE DES VÊPRES

du jour

INTRODUCTION

V/ Dieu, viens à mon aide, 
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, 
au Dieu qui est, qui était et qui vient, 
pour les siècles des siècles. 
Amen. (Alléluia.)

HYMNE : JOIE ET LUMIÈRE DE LA GLOIRE ÉTERNELLE DU PÈRE

AELF — AELF

R/ Joie et lumière
De la gloire éternelle du Père,
Le Très-Haut, le Très-Saint !
Ô Jésus Christ !

Oui, tu es digne d’être chanté
Dans tous les temps par des voix sanctifiées,
Fils de Dieu qui donnes vie :
Tout l’univers te rend gloire.

Parvenus à la fin du jour,
Contemplant cette clarté dans le soir,
Nous chantons le Père et le Fils
Et le Saint-Esprit de Dieu.

ANTIENNE

Entrons dans la demeure de Dieu, prosternons-nous devant lui.

PSAUME : 131 - I

1 Souviens-toi, Seigneur, de David
et de sa grande soumission
2 quand il fit au Seigneur un serment,
une promesse au Puissant de Jacob :

3 « Jamais je n’entrerai sous ma tente,
et jamais ne m’étendrai sur mon lit,
4 j’interdirai tout sommeil à mes yeux
et tout répit à mes paupières,
5 avant d’avoir trouvé un lieu pour le Seigneur,
une demeure pour le Puissant de Jacob. »

6 Voici qu’on nous l’annonce à Éphrata,
nous l’avons trouvée près de Yagar.
7 Entrons dans la demeure de Dieu,
prosternons-nous aux pieds de son trône.

8 Monte, Seigneur, vers le lieu de ton repos,
toi, et l’arche de ta force !
9 Que tes prêtres soient vêtus de justice,
que tes fidèles crient de joie !

10 Pour l’amour de David, ton serviteur,
ne repousse pas la face de ton messie.

ANTIENNE

Voici la demeure de Dieu parmi les hommes.

PSAUME : 131 - II
11 Le Seigneur l’a juré à David, 
et jamais il ne reprendra sa parole :
« C’est un homme issu de toi
que je placerai sur ton trône.

12 « Si tes fils gardent mon alliance,
les volontés que je leur fais connaître,
leurs fils, eux aussi, à tout jamais,
siègeront sur le trône dressé pour toi. »

13 Car le Seigneur a fait choix de Sion ;
elle est le séjour qu’il désire :
14 « Voilà mon repos à tout jamais,
c’est le séjour que j’avais désiré.

15 « Je bénirai, je bénirai ses récoltes
pour rassasier de pain ses pauvres.
16 Je vêtirai de gloire ses prêtres,
et ses fidèles crieront, crieront de joie.

17 « Là, je ferai germer la force de David ;
pour mon messie, j’ai allumé une lampe.
18 Je vêtirai ses ennemis de honte,
mais, sur lui, la couronne fleurira. »
PSAUME : CANTIQUE (AP 11-12)

R/ Nous te rendons grâce, ô notre Dieu !

11.17 À toi, nous rendons grâce, +
Seigneur, Dieu de l'univers, *
toi qui es, toi qui étais !

Tu as saisi ta grande puissance
et pris possession de ton règne. R/ 

18 Les peuples s'étaient mis en colère, +
alors, ta colère est venue *
et le temps du jugement pour les morts,

le temps de récompenser tes serviteurs,
   les saints, les prophètes, *
ceux qui craignent ton nom,
   les petits et les grands. R/ 

12.10 Maintenant voici le salut +
et le règne et la puissance de notre Dieu, *
voici le pouvoir de son Christ !

L'accusateur de nos frères est rejeté, *
lui qui les accusait, jour et nuit,
   devant notre Dieu. R/ 

 11 Ils l'ont vaincu par le sang de l'Agneau, +
par la parole dont ils furent les témoins : *
renonçant à l'amour d'eux-mêmes,
   jusqu'à mourir.

 12 Soyez donc dans la joie, *
cieux,
   et vous, habitants des cieux ! R/

PAROLE DE DIEU : 1 P 3, 8-9
Que tout le monde vive parfaitement uni, plein de sympathie, d’amour fraternel, de tendresse, de simplicité. Ne rendez pas le mal pour le mal, ni l’insulte pour l’insulte ; au contraire, appelez sur les autres la bénédiction puisque, par vocation, vous devez recevoir en héritage les bénédictions de Dieu.
RÉPONS

R/ Bénissez ceux qui vous maudissent,

 

* Et vous serez les fils du Très-Haut.

 

V/ Donnez sans espérer de retour, *

 

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

ANTIENNE

Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés !

CANTIQUE DE MARIE (LC 1)

47 Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

48 Il s'est penché sur son humble servante ;
désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

49 Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !

50 Son amour s'étend d'âge en âge
sur ceux qui le craignent;

51 Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.

52 Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.

53 Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.

54 Il relève Israël, son serviteur,
il se souvient de son amour,

55 de la promesse faite à nos pères,
en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

INTERCESSION

Prions avec foi Celui qui intercède pour nous auprès de son Père :


R/

Souviens-toi, Seigneur, de ton amour.

 

Seigneur Jésus, tu nous as dit de prier en tout temps :
— donne à ton Église de persévérer dans la prière.

 

Nous te prions pour le pape N. :
— que sa foi ne défaille pas et qu’il encourage ses frères.

 

Nous te prions pour les pécheurs : 
— qu’ils connaissent la joie du pardon.

 

Nous te prions pour ceux qui sont loin de leur pays :
— qu’ils trouvent une terre et des amis.

 

Nous te prions pour ceux qui sont partis : 
— qu’ils marchent sur la terre des vivants.

 
NOTRE PÈRE
ORAISON

Dieu qui as suscité saint Jean Bosco pour donner à la jeunesse un maître et un père, inspire-nous le même amour qui nous fera chercher le salut de nos frères en ne servant que toi seul.

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L'Histoire

31 janvier 1943

Les Allemands capitulent à Stalingrad

Le 31 janvier 1943, à Stalingrad, le maréchal Friedrich Paulus (*) signe la capitulation de son armée du secteur sud de la ville. Le 2 février, c'est au tour du secteur nord de cesser toute résistance.

Le choc des titans

Ayant soumis l'Europe continentale au terme de plusieurs guerres-éclair, Hitler ne trouva que l'Angleterre de Winston Churchill pour lui résister pendant un an. Mais le 22 juin 1941, le dictateur allemand attaque l'URSS de Staline. Ses troupes envahissent le pays et arrivent aux portes de Moscou et de Léningrad.

Une partie de la Wehrmacht se dirige vers le sud et les gisements de pétrole du Caucase tandis que la VIe Armée de von Paulus oblique vers la ville de Stalingrad. Cette métropole industrielle située sur la Volga a changé son nom de Tsaritsyn pour celui du dictateur soviétique (la ville s'appelle aujourd'hui Volgograd, la « ville de la Volga »).

Le Führer veut à tout prix s'en emparer. Stalingrad, qui s'étend sur 40 km, est conquise rue par rue pendant l'automne 1942, au prix d'immenses souffrances des deux côtés.

Bataille de rues à StalingradMais le chef d'état-major soviétique, le général Joukov, devine que les Allemands se sont avancés trop loin de leurs bases. Il regroupe ses forces et déclenche une puissante contre-offensive.

Le 19 novembre, deux armées soviétiques se dirigent sur Stalingrad en empruntant la Volga gelée, l'une par le nord, l'autre par le sud. La VIe Armée allemande est bientôt emprisonnée dans sa conquête, une ville en ruine plongée dans le terrible hiver russe !

Hitler interdit à Paulus de faire retraite. En janvier, il le nomme maréchal pour le détourner du déshonneur de la capitulation. Mais Paulus n'a bientôt plus d'autre solution que de se rendre avec les 90.000 soldats survivants du siège. Son armée aura perdu 400 000 hommes dont 120 000 prisonniers.

La victoire des Soviétiques, trois mois après celle des Britanniques à El Alamein, soulève un immense espoir dans les pays soumis à l'occupation allemande. En démontrant la vulnérabilité des armées allemandes, la bataille de Stalingrad marque un tournant dans la Seconde Guerre mondiale. La défaite de Hitler devient inéluctable.

1603 à 1867

Le Japon à l'époque d'Edo

Pratiquement inconnu des Européens jusqu'en 1542, l'archipel japonais nourrit dès les premiers siècles de notre ère une société complexe et évoluée. Elle se développe selon un processus assez semblable à celui de l'Europe médiévale. C'est ainsi que se forme au XIIe siècle une féodalité assise sur des fiefs héréditaires et une classe guerrière.

Les guerres privées entre seigneurs prennent fin au tournant du XVIe et du XVIIe siècle avec le triomphe de Tokugawa Ieyasu.

C'est le début d'une ère de grande stabilité politique et sociale, relativement prospère et épanouie, par ailleurs strictement fermée aux influences étrangères.

Centralisation autoritaire

Chef de guerre énergique, Tokugawa Ieyasu rétablit en 1603 le bakufu (ou « gouvernement de la tente ») et s'attribue lui-même tous les pouvoirs avec le titre de shôgun. L'empereur ne conserve pour sa part qu'une fonction symbolique et religieuse, en qualité de descendant de la déesse Amaterasu, selon la religion nationale (shintoïsme).

Il installe sa capitale à Edo (aujourd'hui Tokyo), au fond d'un golfe de la rive orientale de Honshu. Cette ville nouvelle, dominée par le château du shogun, devient rapidement la principale ville du pays. L'empereur, demeuré à Kyoto, se cantonne dans un rôle religieux et honorifique.

Tokugawa Ieyasu dote le Japon d'institutions stables et centralisées. Son succès lui permet de transmettre son titre et son pouvoir à son fils. Ainsi débute la « période d'Edo », sous la direction des Tokugawa.

La population est divisée en catégories sociales assimilables à des « castes » et dont il est presque impossible de sortir : nobles de cour, guerriers, paysans, commerçants... Les daimyo conservent l'autorité dans leur fief mais doivent se rendre à Edo tous les deux ans pour rappeler leur allégeance au shôgun.

Le Japon se replie sur lui-même

Méfiants à l'égard de l'Occident, les shôguns Tokugawa ferment le Japon aux influences étrangères. Ils interdisent tout déplacement des Japonais à l'étranger et expulsent les Européens, ne tolérant que quelques marchands hollandais sur l'îlot de Dejima, à Nagasaki.

Le christianisme, perçu comme une menace à l'équilibre social par Tokugawa Ieyasu, est brutalement réprimé. Dans la région de Nagasaki, des milliers de paysans christianisés sont massacrés ou condamnés à la clandestinité. Le Japon des Tokugawa se détourne par ailleurs du shintoïsme, la religion impériale, et adopte le néoconfucianisme comme religion officielle.

L'instruction progresse et le Japon peut se flatter d'avoir au moins une moitié d'adultes alphabétisés au début du XIXe siècle, soit au moins autant que dans les pays les plus avancés d'Occident.

En dépit de la pauvreté endémique et des catastrophes récurrentes, les villes se développent rapidement. Au XVIIIe siècle, Edo (Tokyo) est déjà l'une des plus grandes villes du monde avec 700 000 habitants. Ses commerçants hédonistes font la fortune des fabricants d'estampes, les « images du monde flottant ».

Les Occidentaux forcent la porte

Au milieu du XIXe siècle, les Américains viennent frapper à la porte du Japon. Par la voix du commodore Matthew Perry, ils enjoignent les Japonais d'ouvrir leur pays au commerce international. Le gouvernement cède à leur pression. Il signe des traités avec les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et la Russie, leur permettant de bénéficier de droits de douane très bas.

Cette ouverture commerciale alimente le mécontentement de clans opposés aux Tokugawa, favorables à une restauration du pouvoir impérial. Ils se liguent autour de l'empereur, installé à Kyoto, et attaquent dans les ports les navires étrangers. En 1864, les Occidentaux ripostent en bombardant le grand port de Shimonoseki.

Le coup d'État des féodaux contre le dernier shôgun réussit cependant : Tokugawa Yoshinobu abdique en 1867 et la restauration impériale est proclamée. La cour délaisse Kyoto et vient s'installer à Edo, rebaptisée Tokyo, « la capitale de l'Est ».

En moins d'une génération, l'Empire du Soleil levant va s'ouvrir au monde et se hisser parmi les puissances majeures de la planète.

 

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Office du milieu du jour du jeudi 31 janvier 2019

INTRODUCTION

V/ Dieu, viens à mon aide, 
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, 
au Dieu qui est, qui était et qui vient, 
pour les siècles des siècles. 
Amen. (Alléluia.)

HYMNE : ÉVANGILE DE DIEU

CFC — CFC

Évangile de Dieu,
Soleil étincelant
De justice et d'amour,
Pénètre dans nos vies ;
Au plus profond des cœurs,
Purifie et transforme.

Transcendante clarté,
À l'heure de midi.
Du plus haut de la croix
Tu baignes l'univers ;
En ton immense paix
Tu rassembles les hommes.
ANTIENNE
Que ta promesse me soutienne et je vivrai.
PSAUME : 118-15
113 Je hais les cœurs partagés ;
j’aime ta loi.
114 Toi, mon abri, mon bouclier !
J’espère en ta parole.
115 Écartez-vous de moi, méchants :
je garderai les volontés de mon Dieu.
116 Que ta promesse me soutienne, et je vivrai :
ne déçois pas mon attente.
117 Sois mon appui : je serai sauvé ;
j’ai toujours tes commandements devant les yeux.
118 Tu rejettes ceux qui fuient tes commandements :
leur ruse les égare.
119 Tu mets au rebut tous les impies de la terre ;
c’est pourquoi j’aime tes exigences.
120 Ma chair tremble de peur devant toi :
tes décisions m’inspirent la crainte.
ANTIENNE
Aide-nous, Dieu notre Sauveur, pour la gloire de ton nom !
PSAUME : 78

1 Dieu, les païens ont envahi ton domaine ; +
ils ont souillé ton temple sacré
et mis Jérusalem en ruines.

2 Ils ont livré les cadavres de tes serviteurs
   en pâture aux rapaces du ciel *
et la chair de tes fidèles, aux bêtes de la terre ;
3 ils ont versé le sang comme l’eau
   aux alentours de Jérusalem : *
les morts restaient sans sépulture.

4 Nous sommes la risée des voisins,
la fable et le jouet de l’entourage.
5 Combien de temps, Seigneur, durera ta colère
et brûlera le feu de ta jalousie ?

8 Ne retiens pas contre nous les péchés de nos ancêtres : +
que nous vienne bientôt ta tendresse,
car nous sommes à bout de force !

9 Aide-nous, Dieu notre Sauveur,
   pour la gloire de ton nom ! *
Délivre-nous, efface nos fautes,
   pour la cause de ton nom !

10 Pourquoi laisser dire aux païens :
« Où donc est leur Dieu ? »
Que les païens, sous nos yeux, le reconnaissent :
il sera vengé, le sang versé de tes serviteurs.

11 Que monte en ta présence la plainte du captif !
Ton bras est fort : épargne ceux qui doivent mourir.

13 Et nous, ton peuple, le troupeau que tu conduis, +
sans fin nous pourrons te rendre grâce
et d’âge en âge proclamer ta louange.

ANTIENNE
Dieu de l’univers, reviens enfin, visite cette vigne que tes mains ont plantée.
PSAUME : 79

2 Berger d’Israël, écoute,
toi qui conduis Joseph, ton troupeau :
resplendis au-dessus des Kéroubim,
3 devant Éphraïm, Benjamin, Manassé !
Réveille ta vaillance
et viens nous sauver.

R/ 4 Dieu, fais-nous revenir ; *
que ton visage s’éclaire,
   et nous serons sauvés !

5 Seigneur, Dieu de l’univers, *
vas-tu longtemps encore
   opposer ta colère aux prières de ton peuple,
6 le nourrir du pain de ses larmes, *
l’abreuver de larmes sans mesure ?
7 Tu fais de nous la cible des voisins :
nos ennemis ont vraiment de quoi rire !

R/ 8 Dieu, fais-nous revenir ; *
que ton visage s’éclaire,
   et nous serons sauvés !

9 La vigne que tu as prise à l’Égypte,
tu la replantes en chassant des nations.
10 Tu déblaies le sol devant elle,
tu l’enracines pour qu’elle emplisse le pays.

11 Son ombre couvrait les montagnes,
et son feuillage, les cèdres géants ;
12 elle étendait ses sarments jusqu’à la mer,
et ses rejets, jusqu’au Fleuve.

13 Pourquoi as-tu percé sa clôture ?
Tous les passants y grappillent en chemin ;
14 le sanglier des forêts la ravage
et les bêtes des champs la broutent.

(R/) 15 Dieu de l’univers, reviens !

Du haut des cieux, regarde et vois :
visite cette vigne, protège-la,
16 celle qu’a plantée ta main puissante,
le rejeton qui te doit sa force.
17 La voici détruite, incendiée ;
que ton visage les menace, ils périront !

18 Que ta main soutienne ton protégé,
le fils de l’homme qui te doit sa force.
19 Jamais plus nous n’irons loin de toi :
fais-nous vivre et invoquer ton nom !

R/ 20 Seigneur, Dieu de l’univers,
   fais-nous revenir ; *
que ton visage s’éclaire,
   et nous serons sauvés.

PAROLE DE DIEU : DT 4, 7
Quelle est la grande nation dont les dieux soient aussi proches que le Seigneur notre Dieu est proche de nous chaque fois que nous l’invoquons ?
RÉPONS
V/ Le Seigneur est proche de ceux qui l’invoquent, 
il écoute leur cri, il les sauve.
ORAISON
Dieu éternel et tout-puissant, en qui rien n’est sombre ni obscur, communique ta lumière à nos cœurs : en recevant ta loi et tes préceptes, nous marcherons sur ta route d’un cœur léger. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

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Bonsoir mes frères et sœurs

Zone : France.

Lectures de la messe

Première lecture
« Dans la plénitude de la foi, continuons d’affirmer notre espérance. Soyons attentifs les uns aux autres pour nous stimuler à vivre dans l’amour » (He 10, 19-25)

Lecture de la lettre aux Hébreux

          Frères,
c’est avec assurance
que nous pouvons entrer dans le véritable sanctuaire
grâce au sang de Jésus :
  nous avons là un chemin nouveau et vivant
qu’il a inauguré en franchissant le rideau du Sanctuaire ;
or, ce rideau est sa chair.
  Et nous avons le prêtre par excellence,
celui qui est établi sur la maison de Dieu.
  Avançons-nous donc vers Dieu
avec un cœur sincère
et dans la plénitude de la foi,
le cœur purifié de ce qui souille notre conscience,
le corps lavé par une eau pure.
  Continuons sans fléchir d’affirmer notre espérance,
car il est fidèle, celui qui a promis.
  Soyons attentifs les uns aux autres
pour nous stimuler à vivre dans l’amour et à bien agir.
  Ne délaissons pas nos assemblées,
comme certains en ont pris l’habitude,
mais encourageons-nous,
d’autant plus que vous voyez s’approcher le Jour du Seigneur.

                        – Parole du Seigneur.

Psaume
(23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6)

R/ Voici le peuple
de ceux qui cherchent ta face, Seigneur.
 (cf. 23, 6)

Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
C’est lui qui l’a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.

Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.

Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face !

 

Office des lectures

Introduction

V/ Dieu, viens à mon aide, 
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, 
au Dieu qui est, qui était et qui vient, 
pour les siècles des siècles. 
Amen. (Alléluia.)

Hymne : En toute vie le silence dit Dieu

La Tour du Pin — CNPL

En toute vie le silence dit Dieu, 
Tout ce qui est tressaille d'être à lui !
Soyez la voix du silence en travail, 
Couvez la vie, c'est elle qui loue Dieu !

Pas un seul mot, et pourtant c'est son Nom 
Que tout sécrète et presse de chanter :
N'avez-vous pas un monde immense en vous ? 
Soyez son cri, et vous aurez tout dit.

Il suffit d'être, et vous vous entendrez 
Rendre la grâce d'être et de bénir ;
Vous serez pris dans l'hymne d'univers, 
Vous avez tout en vous pour adorer. 

Car vous avez l'hiver et le printemps, 
Vous êtes l'arbre en sommeil et en fleurs ;
Jouez pour Dieu des branches et du vent,
Jouez pour Dieu des racines cachées. 

Arbres humains, jouez de vos oiseaux, 
Jouez pour Lui des étoiles du ciel
Qui sans parole expriment la clarté ; 
Jouez aussi des anges qui voient Dieu.
Antienne

Regarde, Seigneur, vois notre détresse.

Psaume : 88 - IV
20 (Autrefois, tu as parlé à tes amis,
dans une vision tu leur as dit :

21 « J’ai trouvé David, mon serviteur,
je l’ai sacré avec mon huile sainte ;
22 et ma main sera pour toujours avec lui,
mon bras fortifiera son courage.)

39 Pourtant tu l’as méprisé, rejeté ;
tu t’es emporté contre ton messie.
40 Tu as brisé l’alliance avec ton serviteur,
jeté à terre et profané sa couronne.

41 Tu as percé toutes ses murailles,
tu as démantelé ses forteresses ;
42 tous les passants du chemin l’ont pillé :
le voilà outragé par ses voisins.

43 Tu as accru le pouvoir de l’adversaire,
tu as mis en joie tous ses ennemis ;
44 tu as émoussé le tranchant de son épée,
tu ne l’as pas épaulé dans le combat.

45 Tu as mis fin à sa splendeur,
jeté à terre son trône ;
46 tu as écourté le temps de sa jeunesse
et déversé sur lui la honte.
Antienne

Je suis le rejeton de la race de David, l'étoile radieuse du matin.

Psaume : 88 - V

47 Combien de temps, Seigneur, resteras-tu caché,
laisseras-tu flamber le feu de ta colère ?

48 Rappelle-toi le peu que dure ma vie,
pour quel néant tu as créé chacun des hommes !
49 Qui donc peut vivre et ne pas voir la mort ?
Qui s’arracherait à l’emprise des enfers ?

50 Où donc, Seigneur, est ton premier amour,
celui que tu jurais à David sur ta foi ?

51 Rappelle-toi, Seigneur, tes serviteurs outragés,
tous ces peuples dont j’ai reçu la charge.
52 Oui, tes ennemis ont outragé, Seigneur,
poursuivi de leurs outrages ton messie.

53 Béni soit le Seigneur pour toujours !
Amen ! Amen !

Antienne

Nos années passent comme l'herbe qui pousse ; toi, tu es Dieu d'âge en âge.

Psaume : 89

1 D’âge en âge, Seigneur,
tu as été notre refuge.

2 Avant que naissent les montagnes, +
que tu enfantes la terre et le monde, *
de toujours à toujours,
toi, tu es Dieu.

3 Tu fais retourner l’homme à la poussière ;
tu as dit  : « Retournez, fils d’Adam ! »
4 À tes yeux, mille ans sont comme hier,
c’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit.

5 Tu les as balayés : ce n’est qu’un songe ;
dès le matin, c’est une herbe changeante :
6 elle fleurit le matin, elle change ;
le soir, elle est fanée, desséchée.

7 Nous voici anéantis par ta colère ;
ta fureur nous épouvante :
8 tu étales nos fautes devant toi,
nos secrets à la lumière de ta face.

9 Sous tes fureurs tous nos jours s’enfuient,
nos années s’évanouissent dans un souffle.
10 Le nombre de nos années ? soixante-dix,
quatre-vingts pour les plus vigoureux !
Leur plus grand nombre n’est que peine et misère ;
elles s’enfuient, nous nous envolons.

11 Qui comprendra la force de ta colère ?
Qui peut t’adorer dans tes fureurs ?
12 Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :
que nos cœurs pénètrent la sagesse.

13 Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?
Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.
14 Rassasie-nous de ton amour au matin,
que nous passions nos jours dans la joie et les chants.
15 Rends-nous en joies tes jours de châtiment
et les années où nous connaissions le malheur.

16 Fais connaître ton œuvre à tes serviteurs
et ta splendeur à leurs fils.
17 Que vienne sur nous
la douceur du Seigneur notre Dieu !
Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains ;
oui, consolide l’ouvrage de nos mains.

Verset

V/ Seigneur, en toi est la source de vie.
En ta lumière, nous voyons la lumière.

Lecture : Promesse de pardon (Dt 30, 1-20)

01 Lorsque toutes ces paroles se seront réalisées pour toi, cette bénédiction et cette malédiction que j’ai mises devant toi, tu les feras revenir en ton cœur, au milieu de toutes les nations où le Seigneur ton Dieu t’aura exilé.
02 Tu reviendras au Seigneur ton Dieu, toi et tes fils, tu écouteras sa voix de tout ton cœur et de toute ton âme, tu observeras tout ce que je te commande aujourd’hui.
03 Alors le Seigneur changera ton sort, il te montrera sa tendresse, et il te rassemblera de nouveau du milieu de tous les peuples où il t’aura dispersé.
04 Serais-tu exilé au bout du monde, là même le Seigneur ton Dieu ira te prendre, et il te rassemblera.
05 Le Seigneur ton Dieu te fera rentrer au pays que tes pères ont possédé, et tu le posséderas ; il te rendra heureux et nombreux, plus encore que tes pères.
06 Le Seigneur ton Dieu te circoncira le cœur, à toi et à ta descendance, pour que tu aimes le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme, afin de vivre ;
07 et le Seigneur ton Dieu fera tomber toutes les malédictions sur tes ennemis et sur ceux qui te haïssent et te persécutent.
08 Quant à toi, tu reviendras et tu écouteras la voix du Seigneur, tu mettras en pratique tous ses commandements que je te donne aujourd’hui.
09 Le Seigneur te comblera de bonheur en toutes tes œuvres : il fera fructifier ta famille, ton bétail et ton sol ; oui, de nouveau le Seigneur prendra plaisir à ton bonheur, comme il prenait plaisir au bonheur de tes pères,
10 pourvu que tu écoutes la voix du Seigneur ton Dieu, en observant ses commandements et ses décrets inscrits dans ce livre de la Loi, et que tu reviennes au Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme.
11 Car cette loi que je te prescris aujourd’hui n’est pas au-dessus de tes forces ni hors de ton atteinte.
12 Elle n’est pas dans les cieux, pour que tu dises : « Qui montera aux cieux nous la chercher ? Qui nous la fera entendre, afin que nous la mettions en pratique ? »
13 Elle n’est pas au-delà des mers, pour que tu dises : « Qui se rendra au-delà des mers nous la chercher ? Qui nous la fera entendre, afin que nous la mettions en pratique ? »
14 Elle est tout près de toi, cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique.
15 Vois ! Je mets aujourd’hui devant toi ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur. 
16 Ce que je te commande aujourd’hui, c’est d’aimer le Seigneur ton Dieu, de marcher dans ses chemins, de garder ses commandements, ses décrets et ses ordonnances. Alors, tu vivras et te multiplieras ; le Seigneur ton Dieu te bénira dans le pays dont tu vas prendre possession.
17 Mais si tu détournes ton cœur, si tu n’obéis pas, si tu te laisses entraîner à te prosterner devant d’autres dieux et à les servir,
18 je vous le déclare aujourd’hui : certainement vous périrez, vous ne vivrez pas de longs jours sur la terre dont vous allez prendre possession quand vous aurez passé le Jourdain.
19 Je prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance,
20 en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix, en vous attachant à lui ; c’est là que se trouve ta vie, une longue vie sur la terre que le Seigneur a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob.

Répons

R/ Jésus, le Seigneur est venu
pour que nous ayons la vie.

Si tu reviens au Seigneur ton Dieu de tout ton coeur,
il te rassemblera à nouveau du milieu des peuples.

Serais-tu égaré à l'extrémité des cieux,
même là le Seigneur ton Dieu viendra te prendre.

Je te propose aujourd'hui la vie ou la mort :
choisis la vie, en aimant le Seigneur ton Dieu.

 

LETTRE DE S. JEAN BOSCO À SES CONFRÈRES

Avant tout, si nous voulons nous montrer les amis du vrai bien de nos élèves et les amener à faire leur devoir, nous ne devons jamais oublier que nous représentons les parents de cette chère jeunesse qui fut toujours le tendre sujet de mes occupations, de mes études, de mon ministère sacerdotal, et de notre congrégation salésienne.

Que de fois, mes chers fils, dans ma longue carrière, j'ai dû me persuader de cette grande vérité : il est toujours plus facile de s'irriter que de patienter, de menacer un enfant, que de le persuader ! Je dirai même qu'il est plus facile, pour notre impatience et pour notre orgueil, de châtier les récalcitrants que de les corriger, en les supportant avec fermeté et douceur.

Je vous recommande la charité que saint Paul employait envers les nouveaux convertis à la religion du Seigneur, et qui le faisait souvent pleurer et supplier quand il les voyait peu dociles et répondant mal à son zèle.

Écartez tout ce qui pourrait faire croire qu'on agit sous l'effet de la passion. Il est difficile, quand on punit, de conserver le calme nécessaire pour qu'on ne s'imagine pas que nous agissons pour montrer notre autorité ou pour décharger notre emportement.

Considérons comme nos enfants ceux sur lesquels nous avons un pouvoir à exercer. Mettons-nous à leur service, comme Jésus qui est venu pour obéir, non pour commander. Redoutons ce qui pourrait nous donner l'air de vouloir dominer, et ne les dominons que pour mieux les servir.

C'est ainsi que Jésus se comportait avec ses Apôtres, en supportant leur ignorance, leur rudesse et même leur manque de foi. Il traitait les pécheurs avec gentillesse et familiarité, au point de susciter chez les uns l'étonnement, chez d'autres le scandale, et chez beaucoup l'espoir d'obtenir le pardon de Dieu. C'est pourquoi il nous a dit d'apprendre de lui à être doux et humbles de cœur.

Puisqu'ils sont nos enfants, éloignons toute colère, quand nous devons corriger leurs manquements, ou du moins modérons-la pour qu'elle semble tout à fait étouffée.

Pas d'agitation dans notre cœur, pas de mépris dans nos regards, pas d'injures sur nos lèvres. Ayons de la compassion pour le présent, de l'espérance pour l'avenir : alors vous serez de vrais pères, et vous accomplirez un véritable amendement.

Dans les cas très graves, il vaut mieux vous recommander à Dieu, lui adresser un acte d'humilité, que de vous laisser aller à un ouragan de paroles qui ne font que du mal à ceux qui les entendent, et d'autre part ne procurent aucun profit à ceux qui les méritent.

Répons

R/ Gloire à Dieu qui donne avec générosité.

Dieu aime qui donne avec joie ;
il a pouvoir de vous combler.

Celui qui fournit au laboureur la semence et la paix,
vous donnera, à vous aussi, la semence en abondance.

Votre générosité ne pourvoit pas seulement
aux besoins de vos frères,
elle est encore source d'action de grâce envers Dieu.

Oraison

Dieu qui as suscité saint Jean Bosco pour donner à la jeunesse un maître et un père, inspire-nous le même amour qui nous fera chercher le salut de nos frères en ne servant que toi seul.

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Les Saint du jour Orthodoxe

Les Saint du jour Orthodoxe

18 janvier (ancien calendrier) / 31 janvier (nouveau)

Saints Athanase (373) et Cyrille (444), archevêques d’Alexandrie ; saint Marcien de Cyr (vers 388) ;  Saint Vénérand, évêque de Clermont en Auvergne (423) ;saint Volusien, évêque de Tours (498) ; saint Desle, moine fondateur du monastère de Lure dans les Vosges (vers 625) ;  saints Cyrille et Marie, moine et moniale du grand habit, parents de saint Serge de Radonège (vers 1337) ; saint Athanase de Siandemsk (1550) ; saint Athanase de Novolok (XVI-XVIIème s.) ; saints nouveaux martyrs de Russie : Michel (Kargopolov) prêtre (1919), Eugène (Isadsky), prêtre (1930), Vladimir (Zoubkovitch), Nicolas (Krasovsky), Serge (Lebedev), Alexandre (Roussinov), prêtres (1938).

SAINT ATHANASE LE GRAND, ARCHEVÊQUE D’ALEXANDRIE

18 janvierNé à Alexandrie en 296, il manifesta, dès son enfance, un penchant pour la vie spirituelle. Il fut diacre auprès de l’archevêque Alexandre et l’accompagna à Nicée, au Ier Concile œcuménique, en 325. Lors de ce Concile, Athanase se rendit célèbre par son érudition, sa dévotion et son zèle à défendre l’Orthodoxie. Il contribua fortement à repousser l’hérésie arienne et à consolider l’Orthodoxie. Il rédigea le Symbole de Foi qui fut adopté lors du Concile. À la mort d’Alexandre, Athanase fut élu archevêque d’Alexandrie. Il demeura dans sa dignité archiépiscopale pendant plus de quarante ans, bien qu’il n’occupât pas le trône d’archevêque tout au long de cette période. Il fut persécuté par des hérétiques durant la quasi-totalité de sa vie, notamment par les empereurs Constance, Julien et Valens, par l’évêque Eusèbe de Nicomédie et quelques autres, ainsi que par l’hérétique Arius et ses partisans. Il fut contraint par ses persécuteurs à se cacher dans un puits, dans une tombe, dans des demeures privées et des ermitages. À deux reprises, il fut contraint de s’enfuir à Rome. Ce n’est qu’à la veille de sa mort qu’il connut une période de paix, en bon pasteur au milieu de son troupeau qui l’aimait vraiment. Il y a  peu de saints qui aient été aussi outrageusement calomniés et aussi férocement persécutés que saint Athanase. Mais sa grande âme a tout enduré patiemment par amour du Christ et a fini par émerger triomphante de ce tous ces combats terribles et interminables. Athanase se rendait souvent auprès de saint Antoine, qu’il respectait comme son père spirituel, afin de lui demander conseil, réconfort et soutien moral. Cet homme, qui avait contribuer à formuler la plus grande vérité, a dû endurer beaucoup au nom de cette vérité, jusqu’à ce que le Seigneur l’accueille en Son royaume, comme Son serviteur fidèle, en 373. Le même jour, la Sainte Eglise joint à la mémoire de Saint Athanase, celle de son successeur sur le trône épiscopal d’Alexandrie, l’ardent Saint Cyrille (412-444). Tout comme le premier avait brillé, seul contre tous, dans la défense de la divinité du Verbe de Dieu, celui-ci dépensa ses forces pour le soutien du Dogme de l’Incarnation, contre l’impie Nestorius. Il montra que le Verbe de Dieu, consubstantiel au Père, confessé par Athanase, a vraiment pris sur lui la nature humaine, qu’Il l’a assumée en sa propre Personne pour la faire communier à Sa nature divine. De sorte qu’avec Athanase et Cyrille, nous pouvons proclamer notre foi en Jésus-Christ, Fils unique et Verbe du Père, l’Un de la Trinité, devenu homme sans changement, connu, aimé et adoré en deux natures, divine et humaine, par qui et en qui nous avons accès auprès du Père, par la Grâce du Saint-Esprit.

(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire des saints hiérarques Athanase et Cyrille d’Alexandrie, ton 3

Par vos œuvres d’Orthodoxie vous avez brillé, éteignant toute fausse doctrine, vous fûtes des vainqueurs, portant les trophées, enrichissant tous par la piété, ornant majestueusement l’Église, et vous avez trouvé en toute justice le Christ Dieu, qui par vos prières nous donne la grande miséricorde.

Kondakion des saints hiérarques Athanase et Cyrille d’Alexandrie, ton 4

Hiérarques sublimes de la foi, vaillants défenseurs de l’Église du Christ, protégez tous ceux qui chantent pour lui: Sauve, ô Dieu compatissant, les fidèles qui t’honorent, Seigneur.

ÉPITRE DU JOUR

Jacq. I, 19-27

que chacun soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère ; car la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu. C’est pourquoi, rejetant toute souillure et tout excès de malice, recevez avec douceur la parole qui a été planté en vous, et qui peut sauver vos âmes. Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. Car, si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel, et qui, après s’être regardé, s’en va, et oublie aussitôt quel il était. Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’oeuvre, celui-là sera heureux dans son activité. Si quelqu’un croit être religieux, sans tenir sa langue en bride, mais en trompant son coeur, la religion de cet homme est vaine. La religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se préserver des souillures du monde.

ÉVANGILE DU JOUR

Mc X, 17-27

Comme Jésus se mettait en chemin, un homme accourut, et se jetant à genoux devant lui: Bon maître, lui demanda-t-il, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle? Jésus lui dit: Pourquoi m’appelles-tu bon? Il n’y a de bon que Dieu seul. Tu connais les commandements: Tu ne commettras point d’adultère; tu ne tueras point; tu ne déroberas point; tu ne diras point de faux témoignage; tu ne feras tort à personne; honore ton père et ta mère. Il lui répondit: Maître, j’ai observé toutes ces choses dès ma jeunesse. Jésus, l’ayant regardé, l’aima, et lui dit: Il te manque une chose; va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi. Mais, affligé de cette parole, cet homme s’en alla tout triste; car il avait de grands biens. Jésus, regardant autour de lui, dit à ses disciples: Qu’il sera difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu! Les disciples furent étonnés de ce que Jésus parlait ainsi. Et, reprenant, il leur dit: Mes enfants, qu’il est difficile à ceux qui se confient dans les richesses d’entrer dans le royaume de Dieu! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. Les disciples furent encore plus étonnés, et ils se dirent les uns aux autres; Et qui peut être sauvé? Jésus les regarda, et dit: Cela est impossible aux hommes, mais non à Dieu: car tout est possible à Dieu.

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Bonne nuit oublié les soucis de la journée, pour une nuit douce malgré les difficultés

ces français et françaises qui ont trahi notre pays, et qui veulent revenir pour...perpétrer la terreur de là-bas!
Pour protéger notre pays, soit ils sont condamnés sous les lois du pays où ils ont perpétré leurs crimes, soit ont les condamne en France, et on les parcs, pour qu'ils ne sortent pas de leur camps, avec mirador, et qu'ils n'aient aucun contact avec ceux qu'ils ont trahi.

Ils ne trahissent pas seulement leur pays de naissance, mais leur racine, et pire D.ieu!

Le premier commandement tu aimeras Dieu plus que tout

tu ne tueras pas

tu ne volera pas

tu respecteras ton père et ta mère

tu ne mentiras pas

Le pire de tout, non seulement ils dérogent les quatre principaux commandement, mais ils tuent au nom de leur dieu.

Leur dieu ce n'est pas notre D.ieu, God Adonaï, ou Yahvé, ou notre Père Éternel selon que nous sommes Juifs ou Chrétiens.

Leur dieu c'est le serpent, qui a séduit Ève et Adam.

C'est cela les djadhistes. 

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Bonne nuit mes amis(es) quelle vous soit reposante

Le brigand et le mûrier

 

Un brigand, ayant assassiné un homme sur une route, et se voyant poursuivi par ceux qui se trouvaient là, abandonna sa victime ensanglantée et s’enfuit.

Mais des voyageurs qui venaient en sens inverse, lui demandèrent ce qui lui avait souillé les mains ; il répondit qu’il venait de descendre d’un mûrier.

Comme il disait cela, ceux qui le poursuivaient le rejoignirent, le saisirent et le pendirent à un mûrier.

Et le mûrier lui dit : « Je ne suis pas fâché de servir à ton supplice : c’est toi en effet qui as commis le meurtre, et c’est sur moi que tu en as essuyé le sang. »

Il arrive souvent ainsi que des hommes naturellement bons, quand ils se voient dénigrer par des calomniateurs, n’hésitent pas à se montrer méchants à leur égard.

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