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Bonne soirée et bon appétit une petite vidéo amusante sur le 1er mai

Bonne soirée et bon appétit une petite vidéo amusante sur le 1er mai
Bonne soirée et bon appétit une petite vidéo amusante sur le 1er mai
Bonne soirée et bon appétit une petite vidéo amusante sur le 1er mai

Il ne faut pas confondre la fête du premier mai qui est la victoire des classes ouvrières,  en 1886 à Chicago et le merveilleux bouquet de muguet du 1er Mai qui lui est signe de paix, coutume instaurée Par Saint Louis, suite à une réussite politique internationale
Le brin de muguet porte-bonheur récupéré par des politiques  subit le mépris d'une classe sans respect de petites choses agréables à la vie.

 

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Bonsoir mes frères et sœurs, Complies - Dieu viens à mon aide

Bonsoir mes frères et sœurs, Complies - Dieu viens à mon aide
OFFICE DES COMPLIES
INTRODUCTION

V/ Dieu, viens à mon aide, 
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, 
au Dieu qui est, qui était et qui vient, 
pour les siècles des siècles. 
Amen. (Alléluia.)

HYMNE : VIENNE LA NUIT DE DIEU

P. Griolet — Levain

R/ Vienne la nuit de Dieu,
Vienne la nuit des hommes,
Vienne toute la paix,
Ô nuit de Jésus Christ !
(Alléluia ! Amen !)

Toi que j'ai cherché, Seigneur,
En ce jour,
Toi que j'ai reçu,
Donne-moi le repos de ce jour !

Toi que j'ai chanté, Seigneur,
En ce jour,
Toi que j'ai prié,
Donne-moi le repos de ce jour !

Toi que j'ai nié, Seigneur,
En ce jour,
Toi que j'ai aimé,
Donne-moi le repos de ce jour !

R/ Vienne la nuit de Dieu,
Vienne la nuit des hommes,
Vienne toute la paix,
Ô nuit de Jésus Christ !
(Alléluia ! Amen !)

ANTIENNE
Alléluia, alléluia, alléluia !
PSAUME : 142
1 Seigneur, entends ma prière ; +
dans ta justice écoute mes appels, *
dans ta fidélité réponds-moi.
2 N’entre pas en jugement avec ton serviteur :
aucun vivant n’est juste devant toi.

3 L’ennemi cherche ma perte,
il foule au sol ma vie ;
il me fait habiter les ténèbres
avec les morts de jadis.
4 Le souffle en moi s’épuise,
mon cœur au fond de moi s’épouvante.

5 Je me souviens des jours d’autrefois,
je me redis toutes tes actions, *
sur l’œuvre de tes mains je médite.
6 Je tends les mains vers toi, 
me voici devant toi comme une terre assoiffée.

7 Vite, réponds-moi, Seigneur :
je suis à bout de souffle !
Ne me cache pas ton visage :
je serais de ceux qui tombent dans la fosse.

8 Fais que j’entende au matin ton amour,
car je compte sur toi.
Montre-moi le chemin que je dois prendre :
vers toi, j’élève mon âme !

9 Délivre-moi de mes ennemis, Seigneur :
j’ai un abri auprès de toi.
10 Apprends-moi à faire ta volonté,
car tu es mon Dieu.
Ton souffle est bienfaisant :
qu’il me guide en un pays de plaines.

11 Pour l’honneur de ton nom, 
Seigneur, fais-moi vivre ;
à cause de ta justice, tire-moi de la détresse.
[12]
PAROLE DE DIEU : 1 P 5, 8-9A
Soyez sobres, soyez vigilants : votre adversaire, le démon, comme un lion qui rugit, va et vient, à la recherche de sa proie. Résistez-lui avec la force de la foi.
RÉPONS

R/ En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit.
* Alléluia, alléluia.
V/ Écoute et viens me délivrer. *
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

ANTIENNE DE SYMÉON
Sauve-nous, Seigneur, quand nous veillons ; garde-nous quand nous dormons ; nous veillerons avec le Christ et nous reposerons en paix. Alléluia.
CANTIQUE DE SYMÉON (LC 2)

29 Maintenant, ô Maître souverain, +
tu peux laisser ton serviteur s'en aller
en paix, selon ta parole.

30 Car mes yeux ont vu le salut
31 que tu préparais à la face des peuples :

32 lumière qui se révèle aux nations
et donne gloire à ton peuple Israël.

ORAISON
Dieu qui es fidèle et juste, réponds à ton Église en prière, comme tu as répondu à Jésus, ton serviteur. Quand le souffle en elle s’épuise, fais-la vivre du souffle de ton Esprit : qu’elle médite sur l’œuvre de tes mains, pour avancer, libre et confiante, vers le matin de sa Pâque.
BÉNÉDICTION
Que le Seigneur tourne vers nous son visage et nous apporte la paix. Amen.
HYMNE : REINE DU CIEL, RÉJOUIS-TOI, ALLÉLUIA
Reine du ciel, réjouis-toi, alléluia,
car le Seigneur que tu as porté, alléluia,
est ressuscité comme il l'avait dit, alléluia,
Reine du ciel, prie Dieu pour nous, alléluia.

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Publié depuis Overblog et LK et Twitter
OFFICE DES VÊPRES

du jour

INTRODUCTION

V/ Dieu, viens à mon aide, 
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, 
au Dieu qui est, qui était et qui vient, 
pour les siècles des siècles. 
Amen. (Alléluia.)

HYMNE : JOUR DE RÉSURRECTION

Liturgie byzantine — CNPL

Jour de Résurrection !
Peuples, rayonnons de joie !
C'est la Pâque, la Pâque du Seigneur !
Le Christ Dieu nous conduit
de la mort à la vie,
de la terre aux cieux,
et nous chantons sa victoire :

R/ Christ est ressuscité d'entre les morts !
Par la mort, il a détruit la mort !
À ceux qui sont au tombeau,
Il accorde la vie !

Que le ciel se réjouisse,
que la terre soit en fête,
que soit dans l'allégresse
le monde visible et invisible,
car le Christ est ressuscité,
lui, la joie éternelle :

La destruction de la mort, célébrons-la,
et la ruine de l'enfer.
Louons l'auteur
d'une vie neuve et immortelle,
le Dieu unique de nos pères,
le Béni, le Glorieux :

Ô Pâque grande et toute sainte, ô Christ,
Ô Sagesse, ô Verbe de Dieu, ô Force,
fais que nous te soyons unis
en parfaite vérité,
au jour sans fin de ton Royaume :

Une Pâque sacrée nous est apparue :
Pâque nouvelle et sainte, Pâque mystique,
Pâque très pure, Pâque du Christ, notre Sauveur,
Pâque immaculée, Pâque grandiose,
Pâque des croyants,
Pâque qui sanctifie les fidèles,
Pâque qui ouvre le Paradis :

Voici le jour de la Résurrection !
En cette solennité, rayonnons de joie.
Embrassons-nous les uns les autres.
À ceux même qui nous haïssent, disons : Frères !
Pardonnons tout à cause de la Résurrection
et chantons :

R/ Christ est ressuscité d'entre les morts !
Par la mort, il a détruit la mort !
À ceux qui sont au tombeau,
Il accorde la vie !

ANTIENNE

Recherchez les biens d’en haut, non les choses de la terre, alléluia.

PSAUME : 48 - I

2 Écoutez ceci, tous les peuples,
entendez bien, habitants de l'univers,
3 gens illustres, gens obscurs,
riches et pauvres, tous ensemble.

4 Ma bouche dira des paroles de sagesse,
les propos clairvoyants de mon cœur ;
5 l'oreille attentive aux proverbes,
j'exposerai sur la cithare mon énigme.

6 Pourquoi craindre aux jours de malheur
ces fourbes qui me talonnent pour m'encercler,
7 ceux qui s'appuient sur leur fortune
et se vantent de leurs grandes richesses ?

8 Nul ne peut racheter son frère
ni payer à Dieu sa rançon :
9 aussi cher qu'il puisse payer,
toute vie doit finir.

10 Peut-on vivre indéfiniment
sans jamais voir la fosse ?
11 Vous voyez les sages mourir :
comme le fou et l'insensé ils périssent,
laissant à d'autres leur fortune.

12 Ils croyaient leur maison éternelle, +
leur demeure établie pour les siècles ;
sur des terres ils avaient mis leur nom.

R/ 13 L'homme comblé ne dure pas :
il ressemble au bétail qu'on abat.

ANTIENNE

Le Seigneur rachète ma vie aux griffes de la mort, alléluia.

PSAUME : 48 - II

14 Tel est le destin des insensés
et l'avenir de qui aime les entendre :
15 troupeau parqué pour les enfers
et que la mort mène paître.

À l'aurore, ils feront place au juste ;
dans la mort, s'effaceront leurs visages :
   pour eux, plus de palais !
16 Mais Dieu rachètera ma vie aux griffes de la mort :
c'est lui qui me prendra.

17 Ne crains pas l'homme qui s'enrichit,
qui accroît le luxe de sa maison :
18 aux enfers il n'emporte rien ;
sa gloire ne descend pas avec lui.

19 De son vivant, il s'est béni lui-même :
« On t'applaudit car tout va bien pour toi ! »
20 Mais il rejoint la lignée de ses ancêtres
qui ne verront jamais plus la lumière.

R/ 21 L'homme comblé qui n'est pas clairvoyant
ressemble au bétail qu'on abat.

ANTIENNE

Tu nous as rachetés par ton sang, Seigneur, tu fis de nous un peuple de rois.

PSAUME : CANTIQUE (AP 4-5)

4.11Tu es digne, Seigneur notre Dieu, *
de recevoir
   l'honneur, la gloire et la puissance.

C'est toi qui créas l'univers ; *
tu as voulu qu'il soit :
   il fut créé.

5.9Tu es digne, Christ et Seigneur, *
de prendre le Livre
   et d'en ouvrir les sceaux.

Car tu fus immolé, +
rachetant pour Dieu, au prix de ton sang, *
des hommes de toute tribu,
   langue, peuple et nation.

10 Tu as fait de nous, pour notre Dieu,
   un royaume et des prêtres, *
et nous régnerons sur la terre.

12 Il est digne, l'Agneau immolé, +
de recevoir puissance et richesse,
   sagesse et force, *
honneur, gloire et louange.

PAROLE DE DIEU : 1 P 2, 4-5
Approchez-vous du Seigneur : il est la pierre vivante, que les hommes ont éliminée mais que Dieu a choisie parce qu’il en connaît la valeur. Vous aussi, soyez des pierres vivantes qui servent à construire le Temple spirituel, et vous serez le sacerdoce saint, présentant des offrandes spirituelles que Dieu pourra accepter à cause du Christ Jésus.
RÉPONS

R/ Jésus dit aux disciples : La paix soit avec vous.

 

* Alléluia, alléluia !

 

V/ Avance ton doigt, mets ta main dans mon côté. *

 

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

ANTIENNE

Notre cœur n’était-il pas brûlant tandis que Jésus nous parlait en chemin ? Alléluia !

CANTIQUE DE MARIE (LC 1)

47 Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

48 Il s'est penché sur son humble servante ;
désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

49 Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !

50 Son amour s'étend d'âge en âge
sur ceux qui le craignent ;

51 Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.

52 Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.

53 Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.

54 Il relève Israël, son serviteur,
il se souvient de son amour,

55 de la promesse faite à nos pères,
en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

INTERCESSION

Demandons au Christ d’achever par l’Esprit Saint ce qu’il a commencé dans son Église :


R/

Exauce-nous, Seigneur ressuscité !

 

Jésus, souviens-toi de l’Église, née de ton côté ouvert : 
— qu’elle y puise l’eau et le sang dont elle vit.

 

Rappelle-toi l’humble amour de Pierre, à qui tu as confié la charge du troupeau : 
— garde à son successeur le même amour dans la même foi.

 

Rappelle-toi les bords du lac et la pêche miraculeuse : 
— rends fructueux le labeur des missionnaires.

 

Rappelle-toi le repas que tu préparais pour tes amis : 
— donne-nous le goût du pain partagé.

 

Souviens-toi que tu as brisé les portes de la mort :
— rassemble dans ton Royaume tous nos frères défunts.

 
NOTRE PÈRE
ORAISON

Seigneur, fais-nous déployer aux yeux du monde la vitalité du Christ vainqueur de la mort : après avoir reçu le germe de sa grâce, que nous en portions tous les fruits.

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Les persécutions des chrétiens continuent dans le monde

Les persécutions des chrétiens continuent dans le monde
Les persécutions des chrétiens continuent dans le monde
Vietnam: une grand-mère et
son fils expulsés par leur famille
Publié le 27 avril 2019

Au Vietnam, un homme et sa mère de 90 ans ont été chassés de leur village par leur famille parce qu'ils se sont convertis au christianisme.

La grand-mère, âgée de 90 ans, a trouvé refuge dans l'église d'un autre village, mais son fils Vinh doit vivre désormais dans la forêt. Au Vietnam, leur propre famille les a battus et chassés parce qu'ils s'étaient convertis au christianisme. 

Chassés dans la forêt

En 2018, Vinh (pseudonyme), qui vit au Nord du Vietnam, est devenu chrétien. Plusieurs semaines plus tard, sa mère, Ngoc (pseudonyme), prend la même décision. À l’annonce de leur conversion, la femme et les enfants de Vinh (57 ans) les ont violemment rejetés.

La femme et les enfants de Vinh ont prévenu leurs voisins:

«Si vous les accueillez, nous viendrons les battre et nous vous dénoncerons aux autorités!» 

Personne n’avait encore accueilli les convertis, mais leur famille les ont quand même battus en les chassant dans la forêt.

Blessée à la jambe par ses petits-enfants

Ngoc, qui est âgée de 90 ans, a été gravement blessée à la jambe. Aujourd'hui elle boite encore. Elle a été accueillie par une église dans un autre village. Vinh loge actuellement dans une tente de fortune dans la forêt. Les chrétiens de l'autre village ne l'ont pas accueilli par crainte de représailles. Ils lui apportent de la nourriture depuis l'an dernier. 

À la mi-mars 2019, il s'est rendu dans une ville voisine pour obtenir un certificat de baptême. Quand il est revenu avec et l'a présenté aux autorités locales, voici ce qu'on lui a répondu: «Nous ne reconnaissons pas ce document parce qu'il n'a aucune valeur pour nous!» 

Pourquoi une telle opposition des proches?

Au Vietnam, la persécution la plus importante contre les chrétiens est celle imposée par le gouvernement communiste qui persécute la minorité chrétienne par des lois (la plus récente loi sur la religion étant entrée en vigueur le 1er janvier 2018). L’activité chrétienne est surveillée, car l’État est méfiant à l’égard de cette communauté grandissante. Ces dernières années, il a resserré l’étau autour des chrétiens, en restreignant leur liberté d’expression ou de rassemblement.

Près de 80% des croyants protestants sont issus des minorités indigènes vietnamiennes vivant dans les zones reculées du Centre et du Nord du pays telles que les HmongCes minorités sont plus durement persécutés car leurs proches pensent qu’ils renient leurs croyances ancestrales. Ils sont alors considérés comme des traîtres à leur culture et à leur identité. 

Nigéria: à Pâques, plus de 40 chrétiens tués

À Pâques, le Nigéria a aussi été le théâtre de violentes attaques antichrétiennes. Bilan: au moins 40 morts. 

Au Nigéria plus de 40 personnes de confession chrétienne sont mortes dans plusieurs attentats pendant la période de Pâques. Les meurtres ont été perpétrés au Nord du pays, dans la région de la Ceinture Centrale. 

  • Dimanche de Pâques, à Sabon Layi, dans l'État de Gombe: un officier de la protection civile a tué 13 jeunes lors d'une procession tard dans la nuit le 21 avril. Après une altercation avec des garçons qui régulaient la circulation (boys brigade), l'agresseur est revenu sur place, phares éteints, et a foncé sur le groupe. 9 garçons sont morts sur le coup et 4 sont décédés à l'hôpital. 32 autres ont été blessés dont 12 de façon critique. La foule s'est vengée en frappant à mort l'agresseur.
  • Vendredi saint, dans l'État de Benue: à Ikurav Tiev dans la région de Katsina-Ala, onze personnes revenant de l'église à Tse-Aye et Tse-Ngiboont été prises en embuscade le 19 avril par des individus armés, puis tuées. Au moins 40 personnes sont portées disparues, rapporte le quotidien nigérian Vanguard. Ni l'identité des agresseurs ni leurs motifs ne sont connus à ce stade. Les malfaiteurs ont volé un véhicule et plusieurs vaches.
  • Le 17 avril à Kwande, dans l’État de Benue: à 8 heures du matin, de nombreux combattants présumés 
    peuls ont envahi le campement rural de Sendegh. Deux personnes ont été tuées, dont l'une pendant qu'elle se rendait à sa ferme, et beaucoup d'autres sont toujours portées disparues. Il y a eu des blessés. Les agresseurs ont également incendié des maisons et des magasins.
  • Dimanche des Rameaux, dans l’État du Nassarawa. Le 14 avril, vers 21 heures, des bergers peuls ont envahi le village de Kochum-Numa dans deux localités, Andaha et Akwanga. Une foule d'assaillants est arrivée dans la communauté et a massacré 17 personnes lors d'une cérémonie de baptême. Les parents sont morts et plusieurs autres personnes ont été blessées. Là encore on soupçonne les éleveurs peuls.

Ces attaques antichrétiennes se rajoutent à celles déjà rapportés dans plusieurs autres pays à Pâques: le Sri Lanka, l’Égypte, le Pakistan et le Kenya. 

 

Quatre-vingt millions de fidèles en 250 diocèses, répartis de l'actuelle Turquie jusqu'en Inde et en Chine ! Telle était, au temps de sa splendeur, l'Église d'Orient, dite « nestorienne ». Plus importante, alors, que celles de Rome et de Byzance réunies... Héritiers de cette prestigieuse aventure du christianisme, restent aujourd'hui près de trois millions de chrétiens de cette tradition, assyriens-orthodoxes et chaldéens-catholiques, dont une bonne partie vivent en Irak. Selon la tradition, ce sont les apôtres Thomas et Thaddée eux-mêmes qui auraient évangélisé la Mésopotamie. En 37, Thaddée aurait été le premier évêque de Séleucie-Ctésiphon, capitale des Parthes, près de l'actuelle Bagdad, tandis que Thomas partait vers l'Inde. Ce qui est absolument certain, en revanche, c'est que, dès la fin du Ier siècle, des missionnaires venus de Palestine ou d'Antioche se sont implantés à l'ouest de l'empire parthe, auprès de communautés juives de Babylonie et des populations araméennes de Haute-Mésopotamie. Celles-ci, qui parlent l'araméen occidental, ou soureth, se veulent des descendants des Assyriens, d'où le nom d'« assyriennes » encore attaché à leurs Églises. Mais parce qu'ils sont perçus comme dépendants de Byzance, les chrétiens de Perse suscitent la méfiance croissante des Parthes, puis des Perses Sassanides qui s'emparent de la Mésopotamie à partir de 266. Dès le IVe siècle, l'Église d'Orient est ainsi victime de violentes persécutions. Au point qu'en 424, un synode décide de proclamer l'indépendance de l'Église de Perse vis-à-vis d'Antioche et confère le titre de catholicos ? ou patriarche ? à l'évêque de Séleucie-Ctésiphon : « C'est lui qui est Pierre parmi nous », affirment alors les évêques de Perse.

 

Des chrétiens qui ont vécu sans l'influence romano-hellénique

 

« De tous les chrétiens, ils sont les seuls à vivre en dehors de l'empire et de l'influence culturelle romano-hellénique, ce qui leur a permis de développer un patrimoine proprement oriental », écrit le spécialiste des chrétiens d'Orient Jean-Pierre Valognes. Alors que l'hellénisme triomphe à Alexandrie et rivalise avec la culture syriaque à Antioche, un christianisme purement araméen s'épanouit à l'est de l'Euphrate. Il comporte une liturgie spécifique, mais également une littérature sacrée, des écoles de théologie, de traduction et d'exégèse, dont la caractéristique principale est d'échapper très largement au rationalisme grec et à une approche trop abstraite des problèmes religieux » (1). Avec son école théologique située d'abord à Nisibe (aujourd'hui la Nusaybin turque, aux confins de l'Irak et de la Syrie), puis à Urfa (aujourd'hui Édesse, en Turquie), l'école théologique persane rayonnera avec des figures comme Théodore de Mopsueste (352-428), condisciple de Jean Chrysostome. Elle apparaît ainsi comme la première Église spécifiquement asiatique.

 

L'Église de Perse connaît une expansion au Ve siècle

 

Mais de ce particularisme va naître une querelle théologique, à partir du moment où l'Église de Perse accueille avec bienveillance la doctrine de l'archevêque Nestorius de Constantinople (lire ci-dessous). Ses thèses, « qui insistent sur la dimension humaine du Christ, parlent davantage aux esprits orientaux que les conceptions transcendantales de saint Cyrille, d'ailleurs déconcertés par l'abstraction de la controverse dont la langue syriaque ne peut vraiment rendre compte », note Jean-Pierre Valognes. En 484, l'Église de Perse rejette en effet officiellement les thèses du concile d'Éphèse de 431. Cela lui vaudra longtemps le qualificatif d'« Église nestorienne », qu'elle récuse : si elle reconnaît l'enseignement de Nestorius, c'est bien Théodore de Mopsueste qui demeure le grand docteur de l'Église assyrienne. La rupture avec Byzance va toutefois permettre à l'Église d'Orient de connaître une paix relative, à la base d'un grand développement. Profitant des routes commerciales qui s'ouvrent depuis le golfe Persique, elle gagne à son influence l'Église d'Inde, où des chrétiens sont présents sur la côte des Malabars depuis les premières persécutions en Perse.

 

Les missionnaires nestoriens arrêtés en Chine au IXe siècle

 

La conquête musulmane, à partir du VIIe siècle, va toutefois mettre un premier coup d'arrêt à cette expansion, de nombreux chrétiens se convertissant à l'islam. Mais à partir du moment où les Abbassides s'installent à Bagdad, les nestoriens seront mieux traités. Considérés comme plus proches de l'islam ? qui honore le Christ comme prophète et Marie comme la mère d'un homme ? que les autres chrétiens, ils gagnent en influence dans l'entourage des califes. Ainsi, en 780, le patriarche quitte Séleucie- Ctésiphon pour Bagdad. Ce sera alors l'époque des grandes aventures missionnaires nestoriennes. Par la route maritime qui court le long du golfe persique et de l'Inde, ils atteindront la Birmanie et la Thaïlande. Par la route de la soie à travers le Turkestan et le Tibet, le moine Alopen rejoint la Chine des Tang en 635 ? soit près de 1 000 ans avant le jésuite italien Mattéo Ricci ! Retrouvée au XVIIe siècle, la stèle de Xian rappelle comment l'empereur Taizong autorisa le culte chrétien dans l'empire du Milieu. Confronté au taoïsme et au bouddhisme, le christianisme développera en Chine une pensée largement inculturée. Mais en 845, la Chine se referme brusquement, et tous les cultes étrangers sont bannis. En 980, une mission du patriarche de Bagdad constate l'extinction du christianisme en Chine. Les nestoriens y reviendront toutefois au XIIIe siècle, dans les bagages des Mongols chez qui certains d'entre eux avaient trouvé refuge. Ils se feront ainsi une certaine place dans l'empire de Kubilaï Khan. En Perse, c'est un autre Mongol, Tamerlan, qui causera la perte de l'Église nestorienne au début du XVe siècle. Et c'est dans les montagnes du Kurdistan que les derniers fidèles trouveront refuge.

 

Exil et répression marquent l'après-Empire ottoman

 

En 1553, en réaction à un patriarcat devenu héréditaire, des évêques se tournent vers Rome. Le Pape Jules III sacrera un patriarche catholique d'une Église désormais désignée sous le nom de « chaldéenne », issue de l'Église assyrienne et unie à Rome. Celui-ci sera rapidement assassiné par les assyriens et, dès le XVIIe siècle, un de ses successeurs rompra avec Rome. Les chaldéens réussiront pourtant à se maintenir, notamment autour de Diyarbakir et de Mossoul, jusqu'au début du XIXe siècle. À cette époque, un patriarche de la lignée un patriarche de la lignée assyrienne « héréditaire » se ralliera à son tour à Rome avec les évêchés les plus importants. À la fin de la période ottomane, les communautés assyriennes et chaldéennes seront emportées dans la tourmente qui balaye l'empire. Lors de la Première Guerre mondiale, écoutant les promesses russes et anglaises d'un État indépendant, les chrétiens assyriens se révoltent contre les Turcs. Le résultat en sera une violente répression et un exode massif vers l'Irak et l'Iran. Quant à ceux que les traités d'aprèsguerre auront placés sous souveraineté irakienne, ils se révolteront à leur tour en 1933, et le paieront d'un nouvel exode, cette fois-ci vers la Syrie, tandis que leur patriarche se réfugiera d'abord à Chypre, puis en Grande-Bretagne et enfin à Chicago. Plus prudents, les catholiques de rite chaldéen se rallieront à l'État irakien : descendant des montagnes, leur siège patriarcal sera transféré à Bagdad, portant le titre de Babylone et donnant à l'Église chaldéenne l'image d'une Église nationale. Au risque, pour une partie de sa hiérarchie, de sombrer dans une certaine compromission avec le pouvoir, notamment sous le régime de Saddam Hussein.

 

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La page protestante du Mardi

La page protestante du Mardi
La page protestante du Mardi

Prière du jour

Emmaüs

Tu cheminais à côté de nous et nous ne le savions pas. Tu étais à notre table et nous ne te voyions pas. Soudain, à la rupture du pain, nous sûmes que c’était toi. Et voici, déjà, tu n’étais plus là. Mystère ineffable de ce temps où lentement les yeux se dessillent, où les sceaux de l’Écriture sont levés, où d’ineffables paroles sont prononcées, où le ciel et la terre se sont touchés, où Jésus présent est Jésus glorifié. Il leur ouvrit les yeux… le triple mystère: Jésus annoncé, Jésus venu en chair, Jésus ressuscité. Dieu présent dans l’Écriture, mais voilé. Dieu présent en Jésus Christ, mais crucifié. Dieu présent dans l’Église, non prouvé, mais confessé. 3

Vivre le changement

Devenir une Église de témoins implique un changement progressif de regard, qui n’est pas simplement une question de formes ou d’outils, mais de logique d’Église, d’une nouvelle manière d’habiter notre foi, qui assume pleinement la dimension missionnaire de l’Église.

Ce changement ne va pas de soi ! Il interroge nos habitudes et oblige à faire des
choix. Penser l’Église pour ceux qui y sont déjà, ou qui partagent une même culture ecclésiale
que nous, est beaucoup plus simple ! Et là où le besoin de changement est ressenti, la fragilité
même de nos paroisses ne facilite pas la prise d’initiatives nouvelles

Oui, le défi du changement peut provoquer en nous des résistances et des peurs, lorsqu’on
oublie la motivation première : être des témoins simples et joyeux d’une vie nouvelle en
Jésus-Christ, offerte et reçue par la foi. Notre mission n’est pas de sauver l’Église ! C’est de
témoigner en Église de cette grâce qui nous fait vivre.

Lorsque la mission de l'Église devient une réponse à l’action de Dieu en et autour de nous,
une entrée en partenariat avec lui, la communauté retrouve son espérance et s’ouvre avec
confiance à l’inattendu de Dieu.

 

Le défi du changement pour devenir une Église de témoins
peut être pensé sous trois modes : 

TÉMOIGNAGE PERSONNEL

Aider nos membres à devenir dans leur quotidien des témoins actifs et joyeux du
Christ vivant. Ce défi interroge notre modèle du témoignage discret et nous invite à
retrouver la force d’un témoignage plus ouvert, plus explicite, plus audacieux !

Pour en savoir + : « Retrouver l’audace du témoignage » 

 

RAYONNEMENT COMMUNAUTAIRE

Renouveler notre vie communautaire locale pour permettre un meilleur
rayonnement de l’Évangile par l’accueil et le partage de la foi. Il s’agit d’une
invitation à passer d’un groupe qui se serre les coudes à celui qui tend les bras !

Pour en savoir + : « L’évangélisation, des défis à relever »

 

DYNAMIQUE MISSIONNAIRE

Inventer de nouvelles manières d’être Église dans notre culture, pour aller vers
des publics qui n’ont pas de lien actif avec l’Église. Groupes de maison, de nouveaux
cultes, actions diaconales, lieux d’accueil, partenariats entre paroisses… Des actions
à discerner en fonction du contexte local.

 

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Avec notre Pape François

Avec notre Pape François

Les messages du jour de notre Vénérable Pape François

 

Demandons au Seigneur de nous faire prendre conscience que nous ne pouvons pas être de vrais chrétiens sans marcher avec le Saint-Esprit, sans laisser le Saint-Esprit être le protagoniste de nos vies.

 

Dieu te cherche, même si tu ne le cherches pas. Dieu t'aime, même si tu l'as oublié. Dieu entrevoit en toi une beauté, même si tu penses avoir gaspillé inutilement tous tes talents.

Messe à Sainte-Marthe: que l’Esprit Saint soit le protagoniste de notre vie
L’Esprit Saint nous fait ressusciter de nos limites et de nos morts, il faut lui laisser de l’espace dans notre vie. C’est l’exhortation que ce matin le Pape a adressé dans l’homélie de la messe à Sainte-Marthe, en rappelant qu’il ne peut pas y avoir de vie chrétienne sans l’Esprit Saint.
 

Debora Donnini – Cité du Vatican

Nous pouvons renaître «à partir du peu que nous sommes», de «notre existence pécheresse», seulement avec «l’aide de la force elle-même qui a fait ressusciter le Seigneur, avec la force de Dieu», et c’est pour cela que «le Seigneur nous a envoyé l’Esprit Saint». Seuls, nous ne pouvons rien faire. Le Pape François l’a rappelé lors de l’homélie de la messe à la Maison Sainte-Marthe, centrée sur la réponse de Jésus à Nicodème, proposée par l’Évangile du jour, tiré du 3e chapitre de Saint-Jean.

Jésus parle de «renaître d’en haut», et le Pape a tracé ce lien entre Pâques et le message de renaissance. Le message de la Résurrection du Seigneur est «ce don de l’Esprit Saint», a-t-il rappelé, et, en effet, dans la première apparition de Jésus aux apôtres, le même dimanche que la Résurrection, il leur dit : «Recevez l’Esprit Saint». «Ceci est la force ! Nous ne pouvons rien faire sans l’Esprit», a expliqué le Pape en rappelant que la vie chrétienne ne consiste pas seulement dans le fait de bien se comporter, mais de renaître de l’Esprit en lui laissant de la place :

«C’est l’Esprit qui nous fait ressusciter de nos limites, de nos morts, parce que nous avons tellement de nécroses dans notre vie, dans l’âme. Le message de la Résurrection est celui de Jésus à Nicodème : il faut renaître. Mais comment laisse-t-on de la place à l’Esprit ? Une vie qui se dit chrétienne, mais qui ne laisse pas de place à l’Esprit et ne se laisse pas porter en avant par l’Esprit est une vie païenne, déguisée en chrétienne. L’Esprit est le protagoniste de la vie chrétienne, l’Esprit Saint, qui est avec nous, nous accompagne, nous transforme, vainc avec nous. Personne n’est jamais monté au ciel, sinon Celui qui est descendu du ciel, c’est-à-dire Jésus. Lui, Il est descendu du ciel. Et Lui, au moment de la Résurrection, Il nous dit : “Recevez l’Esprit Saint”, Il sera le compagnon de vie, de vie chrétienne.» Le Pape l’a donc martelé : il ne peut donc pas y avoir de vie chrétienne sans l’Esprit Saint, qui est «le compagnon de chaque jour», don du Père, don de Jésus.

«Demandons au Seigneur qu’il nous donne cette conscience que l’on ne peut pas être chrétiens sans cheminer avec l’Esprit Saint, sans agir avec l’Esprit Saint, sans laisser l’Esprit Saint être le protagoniste de notre vie», a conclu le Saint-Père.

 

Sous l’abri de ta miséricorde
 

Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions,
Sainte Mère de Dieu.
Ne méprise pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve,
mais de tous les dangers délivre-nous toujours,
Vierge glorieuse et bénie.

Burkina Faso: attaque contre une église protestante, le Pape prie pour les victimes
Le pasteur protestant et deux de ses fils ont été tués lors de la célébration de la messe. Au cours des derniers mois, les actions des groupes islamistes radicaux ont augmenté dans le pays d'Afrique de l'Ouest.
 

Marco Guerra - Cité du Vatican 

Interrogé par Vatican News, Alessandro Gisotti, directeur par intérim de la salle de presse, a déclaré que «le Saint-Père a appris avec douleur la nouvelle d'un nouvel attentat contre une église au Burkina Faso. Il prie pour les victimes, la famille et l'ensemble de la communauté chrétienne du pays».

Le bilan de cette attaque contre une église protestante au Burkina Faso survenue à Silgadji, à 60 km de Djibo, capitale de la province de Soum, s’élève à six morts. Les victimes sont le pasteur Pierre Ouedraogo, frappé lors de la célébration de l'office, deux de ses fils, et trois fidèles.

Nouvelle escalade de la violence

Les assaillants, arrivés à moto, se seraient enfuis au Mali. L'attaque survient dans un climat de tension croissante: vendredi après-midi, six personnes, dont cinq enseignants burkinabés, ont été tuées par une dizaine de présumés djihadistes à Maytagou, dans la région centre-est de Koulpelogo. La nouvelle a été rapportée par le site web de RFI. Le quotidien italien Avvenire a également fait état d'une attaque, qui a eu lieu le 5 avril, contre un village du diocèse de Dori, au cours de la Via Crucis. à cette occasion, des hommes armés sont entrés dans l'église catholique et ont ouvert le feu sur les fidèles, faisant quatre morts. Les bandits ont saccagé le village avant de partir.

Démenti autour du corps d'un prêtre 
Toujours dans le diocèse de Dori, le père Joel Yougbarè, curé de Djibo, est décédé le dimanche 17 mars. Lors d'une conversation avec l'agence Fides, son évêque, Mgr Laurent Dabiré a fermement démenti les informations publiées par certains organes de presse concernant la découverte du corps du prêtre

Au Burkina Faso, des groupes terroristes font rage depuis 2015, notamment Ansarul Islam et le "Groupe pour l'affirmation de l'islam et des musulmans", affilié à Al-Qaïda pour le Maghreb islamique. Plus de 250 personnes ont été tuées en quatre ans, dont plus de 60 dans la capitale, Ouagadougou.

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Méditation du jour Discernement d’esprit

Méditation du jour Discernement d’esprit
Méditation du jour

Discernement d’esprit

 

Évangile selon saint Jean 3, 7-15

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? » Jésus lui répondit : « Tu es un maître qui enseigne Israël et tu ne connais pas ces choses-là ? Amen, amen, je te le dis : nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage. Si vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses du ciel ? Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. »

Écouter cette méditation

Prière

Dire ou chanter :

Jésus, toi qui as promis d´envoyer l´Esprit 
À ceux qui te prient, 
Ô Dieu, pour porter au monde ton feu, 
Voici l´offrande de ma vie.

Demande

Viens Esprit Saint, ouvre mon cœur pour que je naisse d’en haut, pour que j’apprenne à reconnaître le son de ta voix et me laisse guider par elle.

Réflexion

1. « Tu es un maître qui enseigne Israël (…) »

Selon la tradition, Nicodème était un pharisien, un homme instruit qui avait lu et scruté les Écritures. Cependant, l’Évangile souligne qu’il était venu chercher Jésus dans la nuit. Cette nuit symbolise la nuit de l'esprit, les doutes, l'obscurité. La connaissance intellectuelle ne suffisait pas à le faire entrer dans le mystère du Christ. Il lui manquait quelque chose. Il n'était pas habité par l'Esprit. Notre relation à Dieu ne peut pas non plus se baser sur des connaissances. Elle ne grandira que dans la mesure où nous prendrons le risque d’entrer dans une relation d’amour avec celui qui nous cherche inlassablement.

2. « Il vous faut naître d’en haut. »

Jésus invite Nicodème à renaître de l'Esprit. Son savoir ne prendra sens que s’il se laisse éclairer et guider par le vent de l’Esprit. Entendre sa voix. Voilà tout le défi du discernement. On peut avoir les idées claires mais comment être sûr que telle ou telle inspiration vienne vraiment de Dieu ? Comment reconnaître sa voix ? Parfois même, deux bonnes actions nous sont possibles, et choisir l’une nous force à renoncer à l’autre. Comment savoir alors ce que nous devons faire ?

Le discernement est l’un des fruits de la prière. Dans la prière, on se laisse toucher par la Parole, on apprend à écouter le Seigneur, à reconnaître le ton de sa voix, à se mettre à l'unisson. Cela demande un double travail intérieur : de purification, pour éliminer les interférences qui nous empêchent d’écouter la voix du Seigneur, et d'abandon pour se laisser guider, pour lui laisser le gouvernail.

3. « Tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. »

Pour continuer sur cette image, on pourrait dire que celui qui veut se laisser guider par l'Esprit doit en quelque sorte déployer ses voiles pour prendre le vent. Il faut ouvrir de part en part notre cœur et écouter ce que le Seigneur nous demande. Il faut d’une certaine façon attraper le vent du Saint Esprit en ouvrant bien grand les voiles de notre foi. De temps en temps, il peut nous sembler que les vents soient contraires. Quand on pratique la voile, il faut parfois tirer des bords avant d’atteindre son cap. Comme la navigation, la vie spirituelle n’est pas linéaire. Tant que nous tenons le cap, Dieu et sa volonté dans notre vie, nous n’avons rien à craindre et nous arriverons à bon port.

Dialogue avec le Christ

Tu sais, Seigneur, le désir de mon cœur de me donner plus à toi. Tu sais aussi combien de fois je trébuche et me laisse entraîner par des voix qui ne sont pas la tienne. Enseigne-moi à entendre et reconnaître ta voix afin que lorsque tu parles des choses du ciel je puisse les recevoir et les mettre en pratique.

Résolution

Être plus à l’écoute aujourd’hui, sachant rompre avec l’activisme pour me remettre en présence de Dieu et discerner ce qu’il attend de moi dans le moment présent. Avoir le courage d’arrêter ce que je fais si je me rends compte que je ne vais pas dans la bonne direction.

Amélie Perroy, consacrée de Regnum Christi

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Prions avec les Saints du Jour

St Pie V
St Pie V

pape o.p. (225e) de 1556 à 1572

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Fête le 30 Avril

Saint Pie V
Pape o.p. (225e) de 1556 à 1572

(*17 janvier 1504 à Bosco Marengo dans le Piemont

† le 1er mai 1572 à Rome)

 

Deux religieux dominicains cheminaient un jour à travers la Lombardie. Dans un village, ils rencontrèrent un petit pâtre nommé Antonio Ghislieri, d'une noble famille ruinée par les guerres civiles. La physionomie ouverte et spirituelle de l'enfant, ses questions, ses réponses, frappèrent vivement les bons religieux, qui lui proposèrent de l'emmener pour le faire entrer dans leur Ordre. Ce jour-là, la Providence avait accompli, de la manière la plus simple, un merveilleux dessein, car cet enfant devait être saint Pie V.

 

Les études du jeune Antonio (nom en religion Michele) furent brillantes ; l'élève devint lui-même, à vingt ans, un professeur distingué. Bientôt il lui fallut courber ses épaules sous la charge de supérieur, puis d'inquisiteur. C'est dans cette fonction épineuse qu'il se créa, en défendant les droits de l'Église, des ennemis implacables. Il dut aller à Rome justifier sa conduite. Les Dominicains du couvent de Sainte-Sabine, le voyant arriver avec un extérieur négligé, lui firent mauvais accueil ; le supérieur alla même jusqu'à lui dire avec raillerie : « Que venez-vous chercher ici, mon Père ? Venez-vous voir si le collège des cardinaux est disposé à vous faire Pape ? » Le religieux peu charitable ne se doutait pas qu'il prédisait l'avenir. Le cardinal Giovanni Pietro Carafa jugea autrement le jeune inquisiteur ; sous cet extérieur modeste, il reconnut une grande âme destinée par Dieu à combattre vaillamment l'hérésie ; et plus tard, quand il fut devenu Pape sous le nom de Paul IV, il eut hâte de donner un évêché à Michele Ghislieri, qui dut l'accepter malgré ses larmes.

 

Dès lors on vit briller en lui toutes les vertus apostoliques, surtout l'amour des pauvres et des humbles. Peu de temps après, l'évêque était cardinal. Il n'accepta des exigences de sa dignité que ce qu'il ne pouvait éviter ; son palais ressemblait à un couvent, sa vie à celle d'un moine. Jamais plus grande violence ne lui fut faite que quand on lui imposa de force la charge du souverain pontificat. Il prit le nom de Pie V.

 

Peu de Papes ont vu autour d'eux le rayonnement de plus grands saints et de plus grands hommes ; c'était le temps où vivaient les saints Jean l'Aumônier, Thomas de Villeneuve, Jean de Dieu, Jean de la Croix, François de Borgia, Louis de Gonzague, Stanislas Kostka, Charles Borromée et sainte Thérèse d’Avila.

 

Le grand événement de son règne fut la victoire de Lépante, dont il eut la révélation à l'heure même où elle fut remportée.

 

 
Saint Pie V
Pape (1504-1572)

Deux religieux dominicains cheminaient un jour à travers
la Lombardie. Dans un village, ils rencontrèrent un
petit pâtre nommé Michel Ghislieri, d’une noble famille
ruinée par les guerres civiles. La physionomie ouverte
et spirituelle de l’enfant, ses questions, ses réponses,
frappèrent vivement les bons religieux, qui lui
proposèrent de l’emmener pour le faire entrer dans
leur Ordre. Le pâtre, joyeux, prit le temps d’aller demander
la bénédiction de ses parents.

Ce jour-là, la Providence avait accompli, de la manière
la plus simple, un merveilleux dessein, car cet enfant
devait être l’immortel saint Pie V. Les études du
jeune Michel furent brillantes ; l’élève devint lui-même,
à vingt ans, un professeur distingué.

Bientôt il lui fallut courber ses épaules sous la charge
de supérieur, puis d’inquisiteur. C’est dans cette fonction
épineuse qu’il se créa, en défendant les droits de
l’Église, des ennemis implacables. Il dut aller à Rome
justifier sa conduite. Ce voyage de Rome marque
dans la vie du jeune religieux.

Les Dominicains du couvent de Sainte-Sabine, le
voyant arriver avec un extérieur négligé, lui firent
mauvais accueil ; le supérieur alla même jusqu’à lui
dire avec raillerie : "Que venez-vous chercher ici,
mon Père ? Venez-vous voir si le collège des cardinaux
est disposé à vous faire Pape ?" Le religieux peu
charitable ne se doutait pas qu’il prédisait l’avenir.

Le cardinal Caraffa jugea autrement le jeune inquisiteur ;
sous cet extérieur modeste, il reconnut une grande âme
destinée par Dieu à combattre vaillamment l’hérésie ;
et plus tard, quand il fut devenu Pape sous le nom
de Paul IV, il eut hâte de donner un évêché à
Michel Ghislieri, qui dut l’accepter malgré ses larmes.
Dès lors on vit briller en lui toutes les vertus apostoliques,
surtout l’amour des pauvres et des humbles.

Peu de temps après, l’évêque était cardinal. Il n’accepta
des exigences de sa dignité que ce qu’il ne pouvait
éviter ; son palais ressemblait à un couvent, sa vie à
celle d’un moine. Jamais plus grande violence ne lui fut
faite que quand on lui imposa de force la charge du
souverain pontificat. Il prit le nom de Pie V.

Peu de Papes ont vu autour d’eux le rayonnement de
plus grands Saints et de plus grands hommes ; c’était
le temps où vivaient les saint Jean l’Aumônier, l
es saint Thomas de Villeneuve, les saint Jean de Dieu,
les saint Jean de la Croix, les sainte Thérèse, les
saint François de Borgia, Louis de Gonzague,
Stanislas Kostka, saint Charles Borromée.

Le grand événement de son règne fut la victoire de
Lépante, dont il eut la révélation à l’heure même où elle
fut remportée.

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Saint Joseph-Benoît Cottolengo
Prêtre et fondateur de la

« Petite maison de la Providence »

 

G

iuseppe Benedetto Cottolengo est le saint Vincent de Paul italien. Il naît à Bra, une petite ville de la province de Coni, le 3 mai 1786.

Aîné d'une famille de douze enfants, dont six moururent en bas âge, il fit preuve dès l'enfance d'une grande sensibilité : il partage son maigre déjeuner avec de plus pauvres et déjà, les mendiants prennent l'habitude d'accourir sur son passage.

 

À dix-huit ans, Joseph-Benoît entre au Séminaire où une éloquence naturelle le fait surnommer Cicéron ; il s'efforce cependant de dissimuler humblement ses connaissances. En tête de ses cahiers, il écrit : « Je veux être saint »

 

Reçu docteur en théologie à Turin, il ne s'occupe que des indigents, leur donne tout ce qu'il possède et se constitue leur confesseur. Désintéressé, il se consacre entièrement à eux. Déjà, au faubourg de Val-d'Occo, il ouvre la Piccola Casa. Cette « Petite maison de la Providence », comme il l'appelait, fut l'origine d'une ville entière de plus de 7 000 pauvres, malades, orphelins, estropiés, simples d'esprit, pénitentes.

 

Pour cette œuvre extraordinaire, Joseph-Benoît Cottolengo prenait à cœur d'enseigner ses auxiliaires à toute occasion. Il leur disait : « Ceux que vous devez le plus chérir, ce sont les plus abandonnés, les plus rebutants, les plus importuns. Tous sont des perles précieuses. Si vous compreniez bien quel personnage vous représentent les pauvres, vous les serviriez à genoux. » Lui-même était un modèle de charité ; son zèle ne connaissait point de bornes.

 

Pour cette œuvre, toujours plus exigeante, Cottolengo fonda 14 sociétés qui sont aujourd'hui très répandues, surtout en Italie. Parmi ces fondations, il y en a quelques-unes qui sont purement contemplatives. Leur vie de prière doit attirer sur les autres la bénédiction du ciel, et compléter l'œuvre de miséricorde corporelle par une œuvre de miséricorde spirituelle, en priant pour ceux qui ont particulièrement besoin de secours, les mourants et les défunts.

 

Le père Joseph-Benoît se confiait totalement à l'infinie bonté de Dieu, et comme le disait un de ses amis, il avait plus de confiance en Dieu que dans toute la ville de Turin. Quand on lui demandait quelle était la source de ses revenus, il répondait : « La Providence m'envoie tout. » Il dormait quelques heures, souvent sur une chaise ou sur un banc, et retournait à son œuvre quotidienne : prière et travail.

 

Le labeur, les veilles et les jeûnes hâtèrent la fin du saint fondateur. Que lui importe la mort, il a confié son œuvre à la Providence. Pour rassurer ses auxiliaires alarmés : « Soyez tranquilles, dit-il, quand je serai au ciel, où l'on peut tout, je vous aiderai encore plus que maintenant. Je me pendrai au manteau de la Mère de Dieu et garderai les yeux fixés sur vous. »

Il meurt le 30 avril 1842, après que la petite institution eut largement grandi et qu'elle eut essaimé dans le monde entier.

 

Giuseppe Benedetto Cottolengo, suite à de nombreux miracles obtenus par son intercession, a été béatifié le 28 avril 1917, par Benoît XV (Giacomo della Chiesa, 1914-1922), et canonisé le 19 mars 1934, par Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939). 

 

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :

>>> Saint Joseph Benoît Cottolengo

[Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

29 Avril
  30 Avril
Saint Joseph-Benoît Cottolengo

Fondateur de la Piccola Casa de Turin
(1786-1842)

Saint Joseph-Benoît Cottolengo
Saint Joseph-Benoît Cottolengo

Joseph Cottolengo est le saint Vincent de Paul italien. Il est né en Piémont d'une famille pauvre de Turin. Aîné de 12 enfants, ce petit garçon vif qui a souvent du mal à ne pas s'emporter, se montre cependant très pieux et plein de coeur. Il partage son maigre déjeuner avec de plus pauvres et déjà, les mendiants prennent l'habitude d'accourir sur son passage.

A dix-huit ans, Joseph-Benoît entre au Séminaire où une éloquence naturelle le fait surnommer Cicéron; il s'efforce cependant de dissimuler humblement ses connaissances. En tête de ses cahiers, il écrit: "Je veux être saint."

Reçu docteur en théologie à Turin, il ne s'occupe que des indigents, leur donne tout ce qu'il possède et se constitue leur confesseur. Désintéressé, il se consacre entièrement à eux. Déjà, au faubourg de Val-d'Occo, il ouvre la Piccola Casa. Cette "Petite maison de la Providence", comme il l'appelait, fut l'origine d'une ville entière de plus de 7,000 pauvres, malades, orphelins, estropiés, simples d'esprit, pénitentes.

Pour cette oeuvre extraordinaire, saint Joseph-Benoît Cottolengo prenait à coeur d'enseigner ses auxiliaires à toute occasion. Il leur disait: "Ceux que vous devez le plus chérir, ce sont les plus abandonnés, les plus rebutants, les plus importuns. Tous sont des perles précieuses. Si vous compreniez bien quel personnage vous représentent les pauvres, vous les serviriez à genoux." Lui-même était un modèle de charité; son zèle ne connaissait point de bornes.

Pour cette oeuvre, toujours plus exigeante, le Saint fonda 14 sociétés qui sont aujourd'hui très répandues, surtout en Italie. Parmi ces fondations, il y en a quelques-unes qui sont purement contemplatives. Leur vie de prière doit attirer sur les autres la bénédiction du ciel, et compléter l'oeuvre de miséricorde corporelle par une oeuvre de miséricorde spirituelle, en priant pour ceux qui ont particulièrement besoin de secours, les mourants et les défunts.

Le Saint se confiait totalement à l'infinie bonté de Dieu, et comme le disait un de ses amis, il avait plus de confiance en Dieu que dans toute la ville de Turin. Quand on lui demandait quelle était la source de ses revenus, il répondait: "La Providence m'envoie tout." La confiance en Dieu ne faisait pas que le Saint se croisât les bras, pourtant. Il dormait quelques heures, souvent sur une chaise ou sur un banc, et retournait à son oeuvre quotidienne: prière et travail.

Le labeur, les veilles et les jeûnes hâtèrent la fin du saint fondateur. Que lui importe la mort, il a confié son oeuvre à la Providence. Pour rassurer ses auxiliaires alarmés: "Soyez tranquilles, dit-il, quand je serai au ciel, où l'on peut tout, je vous aiderai encore plus que maintenant. Je me pendrai au manteau de la Mère de Dieu et garderai les yeux fixés sur vous."

D'après W. Schamoni, Le Vrai Visage des Saints, p. 266; et d'un résumé O.D.M.

 

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Dans ma nuit ce qui me revient, Seigneur, c’est de garder tes préceptes.

OFFICE DE SEXTE
INTRODUCTION

V/ Dieu, viens à mon aide, 
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, 
au Dieu qui est, qui était et qui vient, 
pour les siècles des siècles. 
Amen. (Alléluia.)

HYMNE : LE FILS DE DIEU, LES BRAS OUVERTS

CFC — CNPL

Le Fils de Dieu, les bras ouverts,
A tout saisi dans son offrande,
L'effort de l'homme et son travail,
Le poids perdu de la souffrance.

L'élan puissant de son amour
Attire à lui la terre entière,
Il fait entrer dans son repos
Le monde en marche vers le Père.

Renouvelée par Jésus Christ,
Principe et fin de toute chose,
La création devient en lui
Première étape du Royaume.
ANTIENNE
Alléluia, alléluia, alléluia !
PSAUME : 118-7
49 Rappelle-toi ta parole à ton serviteur,
celle dont tu fis mon espoir.
50 Elle est ma consolation dans mon épreuve :
ta promesse me fait vivre.
51 Des orgueilleux m’ont accablé de railleries,
je n’ai pas dévié de ta loi.
52 Je me rappelle tes décisions d’autrefois :
voilà ma consolation, Seigneur.
53 Face aux impies, la fureur me prend,
car ils abandonnent ta loi.
54 J’ai fait de tes commandements mon cantique
dans ma demeure d’étranger.
55 La nuit, je me rappelle ton nom
pour observer ta loi.
56 Ce qui me revient, Seigneur,
c’est de garder tes préceptes.
PSAUME : 52

2 Dans son cœur, le fou déclare :
   « Pas de Dieu ! » *
Tout est corrompu, abominable,
   pas un homme de bien !

3 Des cieux, le Seigneur se penche
   vers les fils d’Adam *
pour voir s’il en est un de sensé,
   un qui cherche Dieu.

4 Tous, ils sont dévoyés ;
   tous ensemble, pervertis : *
pas un homme de bien,
   pas même un seul !

5 N’ont-ils donc pas compris,
   ces gens qui font le mal ? +
Quand ils mangent leur pain,
   ils mangent mon peuple. *
   Dieu, jamais ils ne l’invoquent !

6 Et voilà qu’ils se sont mis à trembler,
   à trembler sans raison. *
Oui, Dieu a dispersé les os de tes assiégeants ;
   tu peux en rire : Dieu les rejette.

7 Qui fera venir de Sion
   la délivrance d’Israël ? +
Quand le Seigneur ramènera les déportés de son peuple, *
   quelle fête en Jacob, en Israël, quelle joie !

PSAUME : 53
3 Par ton nom, Dieu, sauve-moi,
par ta puissance rends-moi justice ;
4 Dieu, entends ma prière,
écoute les paroles de ma bouche.

5 Des étrangers se sont levés contre moi, +
des puissants cherchent ma perte :
ils n’ont pas souci de Dieu.

6 Mais voici que Dieu vient à mon aide,
le Seigneur est mon appui entre tous.

8 De grand cœur, je t’offrirai le sacrifice, 
je rendrai grâce à ton nom, car il est bon !
9 Oui, il m’a délivré de toute angoisse :
j’ai vu mes ennemis défaits.
PAROLE DE DIEU : CF. 1 P 3, 21-22A

Maintenant le baptême vous sauve. Être baptisé, ce n’est pas être purifié de souillures extérieures, mais s’engager envers Dieu avec une conscience droite, et participer ainsi à la résurrection de Jésus Christ qui est à la droite de Dieu.

RÉPONS
V/ Les disciples furent remplis de joie, alléluia, 
à la vue du Seigneur, alléluia.
ORAISON
Seigneur, fais-nous déployer aux yeux du monde la vitalité du Christ vainqueur de la mort : après avoir reçu le germe de sa grâce, que nous en portions tous les fruits.

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Méditation « Afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle »

Livre des Actes des Apôtres 4,32-37.

 
La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme ; et personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais ils avaient tout en commun.
C’est avec une grande puissance que les Apôtres rendaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus, et une grâce abondante reposait sur eux tous.
Aucun d’entre eux n’était dans l’indigence, car tous ceux qui étaient propriétaires de domaines ou de maisons les vendaient,
et ils apportaient le montant de la vente pour le déposer aux pieds des Apôtres ; puis on le distribuait en fonction des besoins de chacun.
Il y avait un lévite originaire de Chypre, Joseph, surnommé Barnabé par les Apôtres, ce qui se traduit : « homme du réconfort ».
Il vendit un champ qu’il possédait et en apporta l’argent qu’il déposa aux pieds des Apôtres.
 

Psaume 93(92),1abc.1d-2.5.

 
Le Seigneur est roi ;
il s'est vêtu de magnificence
le Seigneur a revêtu sa force.

Et la terre tient bon, inébranlable ;
dès l'origine ton trône tient bon,
depuis toujours, tu es.


Tes volontés sont vraiment immuables :
la sainteté emplit ta maison,
Seigneur, pour la suite des temps

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3,7b-15.

 
En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Il vous faut naître d’en haut.
Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. »
Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? »
Jésus lui répondit : « Tu es un maître qui enseigne Israël et tu ne connais pas ces choses-là ?
Amen, amen, je te le dis : nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage.
Si vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses du ciel ?
Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme.
De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,
afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
  • Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942)

    carmélite, martyre, copatronne de l'Europe

    Poésie « Heilige Nacht » (trad. Malgré la nuit, Ad Solem 2002, p.21)

    « Afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle »

    Mon Seigneur et mon Dieu, tu m'as guidée sur un long chemin obscur, pierreux et dur. Mes forces semblaient souvent vouloir m'abandonner, je n'espérais presque plus voir un jour la lumière. Mon cœur se pétrifiait dans une souffrance profonde quand la clarté d'une douce étoile se leva à mes yeux. Fidèle, elle me guida et je la suivis d'un pas d'abord timide, plus assuré ensuite. J'arrivai enfin devant la porte de l'Église. Elle s'ouvrit. Je demandai à entrer. Ta bénédiction m'accueille par la bouche de ton prêtre. À l'intérieur des étoiles se succèdent, des étoiles de fleurs rouges qui me montrent le chemin jusqu'à toi... Et ta bonté permet qu'elles m'éclairent dans mon chemin vers toi. Le mystère qu'il me fallait garder caché au profond de mon cœur, je peux désormais l'annoncer à haute voix : Je crois, je confesse ma foi ! Le prêtre me conduit aux marches de l'autel, j'incline le front, l'eau sainte coule sur ma tête. Seigneur, est-il possible à quelqu'un de renaître une fois écoulée la moitié de sa vie ? (Jn 3,4)

    Tu l'as dit, et c'est pour moi devenu réalité. Le poids des fautes et des peines de ma longue vie m'a quittée. Debout, j'ai reçu le manteau blanc placé sur mes épaules, symbole lumineux de la pureté ! J'ai porté à la main le cierge dont la flamme annonce qu'en moi brûle ta vie sainte. Mon cœur est désormais devenu la crèche qui attend ta présence. Pour peu de temps ! Marie, ta mère, qui est aussi la mienne, m'a donné son nom. À minuit elle dépose en mon cœur son enfant nouveau-né. Oh ! nul cœur humain ne peut concevoir ce que tu prépares à ceux qui t'aiment (1Co 2,9).

    Tu es à moi désormais et jamais plus je ne te quitterai. Où que puisse aller la route de ma vie, tu es auprès de moi. Rien jamais ne pourra me séparer de ton amour (Rm 8,39).

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