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Mes frères et soeurs bonsoir: Garde-moi, mon Dieu : j'ai fait de toi mon refuge.

Mes frères et soeurs bonsoir:  Garde-moi, mon Dieu : j'ai fait de toi mon refuge.
Mes frères et soeurs bonsoir:  Garde-moi, mon Dieu : j'ai fait de toi mon refuge.
Office des complies
Introduction

V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)

 

Hymne : En toi Seigneur, nos vies reposent

CFC — CNPL

En toi Seigneur, nos vies reposent
Et prennent force dans la nuit ;
Tu nous prépares à ton aurore
Et tu nous gardes dans l'Esprit.

Déjà levé sur d'autres terres,
Le jour éveille les cités ;
Ami des hommes, vois leur peine
Et donne-leur la joie d'aimer.

Vainqueur du mal et des ténèbres,
Ô Fils de Dieu ressuscité,
Délivre-nous de l'adversaire
Et conduis-nous vers ta clarté !
Antienne

Mon Dieu, tu ne peux m'abandonner à la mort.

Psaume : 15

 

1 Garde-moi, mon Dieu :
j'ai fait de toi mon refuge.
2 J'ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Je n'ai pas d'autre bonheur que toi. »

3 Toutes les idoles du pays,
   ces dieux que j'aimais, +
ne cessent d'étendre leurs ravages, *
et l'on se rue à leur suite.
4 Je n'irai pas leur offrir le sang des sacrifices ; *
leur nom ne viendra pas sur mes lèvres !

5 Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort.
6 La part qui me revient fait mes délices ;
j'ai même le plus bel héritage !

7 Je bénis le Seigneur qui me conseille :
même la nuit mon cœur m'avertit.
8 Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.

9 Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
ma chair elle-même repose en confiance :
10 tu ne peux m'abandonner à la mort
ni laisser ton ami voir la corruption.

11 Tu m'apprends le chemin de la vie : +
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !

Parole de Dieu : 1 Th 5, 23
Que le Dieu de la paix lui-même vous sanctifie tout entiers, et qu’il garde parfaits et sans reproche votre esprit, votre âme et votre corps, pour la venue de notre Seigneur Jésus Christ.
Répons

R/ En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit.

 

V/ Je suis sûr de toi, tu es mon Dieu. R/

 

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

 

Antienne de Syméon

Sauve-nous, Seigneur, quand nous veillons ; garde-nous quand nous dormons : nous veillerons avec le Christ, et nous reposerons en paix.

Cantique de Syméon (Luc 2)

29 Maintenant, ô Maître souverain, +
tu peux laisser ton serviteur s'en aller
en paix, selon ta parole.

30 Car mes yeux ont vu le salut
31 que tu préparais à la face des peuples :

32 lumière qui se révèle aux nations
et donne gloire à ton peuple Israël.

Oraison

Seigneur, notre part d’héritage, donne-nous de ne chercher qu’en toi notre bonheur et d’attendre avec confiance, au-delà de la nuit de notre mort, la joie de vivre en ta présence. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 
 
Bénédiction

Que la paix de Dieu garde notre cœur et nos pensées dans le Christ Jésus, notre Seigneur. Amen.

 
 
 

Salut, Reine des cieux !

 

Salut, Reine des cieux !

Salut, Reine des anges !
Salut, Tige féconde !

Salut, Porte du ciel !
Par toi, la lumière s'est levée sur le monde.

Réjouis-toi, Vierge glorieuse,
belle entre toutes les femmes !
Salut, splendeur radieuse :
implore le Christ pour nous.

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Bonsoir les amies(s) ce soir se remémorer nos années ou temps heureux(ses)

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Message du jour de notre très Saint Père

 

Lorsqu'il était jeune soldat, Saint Ignace de Loyola, que nous commémorons aujourd'hui, pensait à sa propre gloire, puis il a été attiré par la gloire de Dieu, qui a donné sens à sa vie.

1:30 PM · 31 juil. 2019

Victor Pogrebnii, alors officier de l'armée soviétique. 

De l'armée soviétique au sacerdoce: l'histoire d'une
foi dans l'ombre du régime
«Enfant, je pensais que le sacerdoce serait l'objectif de ma
vie». C'est ainsi que commence l'entretien avec Victor
Pogrebnii, soixante-treize ans, prêtre depuis sept ans, mais
avec un passé de militaire en Union Soviétique. Marié, père,
grand-père, et veuf, il a finalement été ordonné prêtre à Kiev (Uk

Cesare Lodeserto - Chişinău

L'histoire du père Victor débute dans le village de Slobozia-Rascov,
au cœur de l'actuel territoire séparatiste de Transnistrie, toujours
disputé avec la République de Moldavie, qui, après l'effondrement
de l'URSS, revendique toujours sa juridiction. Ce petit village a
donné naissance à de nombreux prêtres ainsi qu'à un évêque,
grâce à une communauté catholique très active, dont fait partie
le jeune Victor Pogrebnii. Une communauté qui n'a jamais eu peur
de témoigner de sa foi, jusqu'à construire une église sans aucune
autorisation, au cours années 1970, autrement dit, en pleine période
communiste.

Le choix militaire, sans perdre la foi

Le désir de Victor de devenir prêtre a été brisé le jour où il a été
appelé à servir dans la marine soviétique. Il dut alors quitter son
village de Slobozia-Rascov. Ce fut un éloignement définitif, car
après avoir accompli son service militaire et avoir été reconnu pour
ses qualités, il entama sa carrière de soldat. Il fit l'école militaire de
Kaliningrad, qui n'est certainement pas le séminaire de ses projets
initiaux, et monte en grade dans l'armée pour devenir officier. Loin
de son village natal et encore plus loin de son désir de devenir
prêtre, sa vie prend un tournant radical. Cependant, il ne s'est
jamais éloigné de Dieu : «Je n'ai pas perdu la foi et j'ai conservé
tout ce que mes parents m'ont enseigné, mais maintenant j'avais
commencé une carrière militaire, j'étais estimé et on m'a aussi
confié des responsabilités. Ma vie avait changé et j'avais rencontré
une jeune fille qui, en 1970, est devenue mon épouse. En fait,
je suis bien arrivé jusqu'à l'autel, mais pour être un bon époux»
.

Les premiers pas de Victor dans la marine soviétique
Se cacher pour prier

Le Père Victor raconte sa foi difficile à concilier avec un régime
communiste toujours suspicieux et une structure militaire rigoureuse.
Il raconte : «J'ai vécu une mauvaise expérience lorsque je servais
dans une base militaire du Pôle Nord. Mes supérieurs ont trouvé mon
Évangile. Une fois, je me suis aussi fait prendre par la police en train d'aider
à la construction de l'église de Slobozia-Rascov. J'ai été dénoncé et interrogé
par mes supérieurs. Quand je le pouvais, je fréquentais une église catholique,
juste en face des bureaux du KGB. Pour y entrer, je devais faire attention de
ne pas être vu. J'étais un catholique clandestin, caché et apeuré. J'ai
également essayé de comprendre s'il y avait d'autres catholiques parmi mes
compagnons, mais il m'était impossible de m'exposer»
.

Une famille heureuse

«Ma vie était désormais tracée - continue le Père Victor - et j'aimais
ma femme. En fait de notre lien sont nés deux enfants, puis ils se
sont mariés et je suis devenu grand-père. Ils nous ont donnés trois
petits enfants. Mais j'ai aussi eu la joie de suivre le chemin de mon
frère, qui est devenu prêtre
».

Victor, avec son épouse et son fils aîné.
Enfin libre de croire
Après l'effondrement du régime communiste, la vie de Victor a
connu un tournant et surtout, il a retrouvé la sérénité de la foi,
la possibilité d'éduquer sans crainte ses enfants à la vie chrétienne.
Sa vie a été celle d'un soldat, puis, au fil des ans, celle d'un retraité,
avant de vivre dans le calme avec sa famille se dévouant à
l'éducation des enfants et petits-enfants. Malheureusement,
en 2008, sa femme décède. Il se retrouve seul. C'est là que son
désir de devenir prêtre refait surface. Il n'a en réalité jamais
abandonné sa vocation initiale. L'évêque de Kiev l'a accueilli au
séminaire la même année et, quatre ans plus tard, en 2012,
précisément le 7 janvier, il s'est présenté une nouvelle fois devant
l'autel du Seigneur. Mais cette fois pour recevoir l'onction
sacerdotale, entouré des membres de sa famille et son jeune frère,
prêtre depuis plusieurs années déjà.

 

Le père Victor (au centre), concélébrant dans la cathédrale de Chişinău

«Je ne peux pas expliquer l'émotion de ce moment - explique le Père
Victor - et surtout cette immersion dans la foi de mon passé, lorsque
j'étais jeune dans la communauté de Slobozia-Rascov. Mais en
même temps, je pensais à ma femme et au fait qu'elle était
certainement heureuse, là-haut au ciel, de mon nouveau choix.
Avant de commencer ma formation au séminaire, j'ai souhaité en
parler avec mes enfants pour comprendre ce qu’ils en pensaient.
J'ai trouvé en eux une merveilleuse compréhension, de nature à
renforcer plus encore ma décision. Celle-ci n'efface pas du tout
mon passé de mari et de père. C’est ce passé qui a rendu possible
une vocation qui a dû attendre son heure et passer par l'épreuve
difficile du régime communiste»
.

Après son ordination sacerdotale, l'évêque de Kiev a nommé le père
Victor dans plusieurs paroisses. Il est en quelque sorte redevenu
père, mais avec une famille plus nombreuse et avec des 
responsabilités qui l'ont vu jour après jour se consacrer aux
communautés qui lui étaient confiées, avec la jeunesse intérieure
d'un prêtre heureux.

Persécuté par un passé qui l'éloigne de l'Ukraine

Des temps nouveaux et difficiles l'attendent encore. Son passé de
soldat soviétique et de citoyen russe ne lui permet pas de rester en
Ukraine au moment où les relations entre Kiev et Moscou se
dégradent jusqu'au conflit qui les divise toujours. Le père Victor doit
rassembler ses affaires, quitter le diocèse de Kiev et se réfugier en
Crimée, redevenue depuis peu territoire russe. L'évêque d'Odessa,
dont dépendait la Crimée, l'envoie dans une paroisse de Simferopol,
et le père Victor s’en va servir une nouvelle communauté.

Le père Victor Pogrebnii (3e en partant de la gauche) en compagnie d’autres prêtres.
Le désir de revenir au village

Début 2019, à l'âge de soixante-treize ans, mais avec un esprit
toujours aussi jeune, sa pensée l'oriente vers sa terre natale, le petit
village de Slobozia-Rascov. Arrivé à un certain âge, il sent le besoin
du retour au sources. Il a contacté l'évêque de Chisinau, Mgr Anton
Cosa, et lui a demandé d'évaluer la possibilité d’un retour dans le
village d'origine de sa famille.

«J'ai été ému par l'histoire de ce prêtre - témoigne Mgr Anton Cosa -
 et par son désir de revenir dans son village de Slobozia-Rascov, pour
retrouver sa communauté d'origine. Je l'ai invité à venir passer
quelques jours à la maison diocésaine pour que nous nous
rencontrions, pour que nous puissions échanger, et pour le faire
connaître au clergé de mon diocèse. J'ai découvert un homme
certainement éprouvé par sa longue et douloureuse histoire,
mais heureux de se donner totalement et de témoigner de son
expérience de prêtre. Je l'ai vu arriver avec peu de choses, avec
l'esprit essentiel du militaire, mais avec un grand cœur grand et
attentionné, celui du prêtre et du père»
.

Une amitié avec l'évêque de Chişinău

Lors de son premier séjour à Chişinău, en Moldavie, le Père Victor a
voulu se rendre à Slobozia-Rascov pour remettre un peu d'ordre sur
le lieu où ses parents sont enterrés, comme pour faire revivre une
partie de son passé et repartir de la communauté où avait mûri son
désir d'être prêtre, mais d'où, en réalité, il avait commencé un
pèlerinage qui au fil du temps, l’a amené à faire différentes
expériences, avant de le renvoyer au sources de sa foi et de sa
vocation.

Faisant défiler entre ses mains des photos qui le montrent en soldat
et d'autres qui le montrent en train de célébrer l'Eucharistie, le Père
Victor admet aujourd'hui avec émotion que sur le chemin de la foi il
faut se laisser surprendre par le bon Dieu : «Je pensais à tout, sauf
de pouvoir devenir prêtre. Mais ce qui est vrai, c’est que Dieu écoute
la prière du pauvre. Ma prière !»

«Je vais maintenant retrouver l'évêque d'Odessa, auquel je vais
présenter mon humble souhait de revenir dans le village de ma famille
, et si Dieu le veut, je rassemblerai mes quelques affaires
- continue
le prêtre - puis que je rentrerai chez moi, à Slobozia-Rascov, et
comme le vieux Siméon je pourrai dire : ‘Tu peux laisser ton
serviteur s'en aller en paix’. Ici, je sais que je suis attendu par
Mgr Anton Cosa, à qui j'ai confié mon histoire.. Avec la sagesse du
bon pasteur, il pourra confier à ce prêtre, malgré son âge, un espace
pour continuer à être un bon père»
.

31 juillet 2019, 12:16
 
 

 

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la Compagnie de Jésus commémore son fondateur, Saint Ignace de Loyola

Saint Ignace de Loyola,
l’itinéraire spirituel d’un maître
en discernement
En ce 31 juillet, la Compagnie de Jésus commémore son fondateur, Saint Ignace de Loyola (1491-1556). Noble, officier, pèlerin, missionnaire, le basque espagnol, Inigo de Loyola, emblème de la Contre-réforme, a laissé un héritage spirituel et intellectuel monumental aux jésuites et aux catholiques

Delphine Allaire – Cité du Vatican

 

 

Delphine Allaire – Cité du Vatican

«Jusqu'à la vingt-sixième année de sa vie, il fut un homme adonné
aux vanités du monde; il se délectait surtout dans l'exercice des armes,
avec un grand et vain désir
de gagner de l'honneur
». Ainsi commence le «Récit» de sa vie qu'Ignace
de Loyola a relaté entre 1553 et 1555 à un autre jésuite, Louis Gonçalvès
da Câmara, à la demande pressante de ses compagnons, soucieux
d'obtenir une sorte de testament spirituel.

Encore éloigné d’une pieuse vie de foi, Inigo de Loyola, issu d’une
famille basque espagnole de petite noblesse, mène une active carrière
au service du roi Ferdinand d’Aragon (Ferdinand le Catholique). Il brille
tant à la cour d’Aragon et de Navarre, qu’à l’armée… Jusqu’à ce que,
blessé au siège de Pampelune, capitale de la Navarre, en 1521,
le gentilhomme soit reconduit au château familial de Loyola au beau
milieu du pays basque espagnol.  

La révélation

À l’abri des tumultes de la Cour durant sa convalescence, deux lectures
religieuses vont le marquer à vie: «La Vie du Christ» de Ludolphe de
Saxe (aussi connu sous le nom de Ludolphe le Chartreux) et la
«Légende dorée» (Legenda aurea), l’œuvre de Jacques de Voragine qui
raconte la vie de 150 saints. Pour Inigo, s’ensuit un déclic saisissant de
profondeur, prémice à des siècles de spiritualité ignatienne. Son cœur
se convertit, sa conscience s’aiguise. Il relate d'ailleurs toutes ces
expériences intérieures un peu plus tard dans son «Récit du pèlerin» autobiographique.

«Quand je pense à ce qui est du monde, je m’y complais beaucoup,
mais quand je suis fatigué et que je cesse d’y penser, je me trouve
aride et insatisfait ; en revanche, quand je rêve d’aller à Jérusalem
nu-pieds, de ne plus manger que des herbes, de me livrer à toutes
les austérités comme les saints, non seulement j’éprouve de grands
élans intérieurs, quand je médite sur des pensées de ce genre, mais
même après les avoir quittées, je reste satisfait et allègre». 
(Récit, n°8)

L’appel de l’introspection

Après cette épiphanie, le premier souhait d’Inigo est de se rendre à
Jérusalem en pèlerin mendiant. Il a 30 ans. Guéri, il quitte son manoir
de Loyola, fait halte à l’abbaye bénédictine de Montserrat, premier
sanctuaire marial de Catalogne, puis gagne enfin le bourg catalan de
Manrèse, non loin de Barcelone. Il y reste une année entière, seul, ce
qui lui permet de vivre une expérience de Dieu fondatrice…
 «Les yeux de mon esprit commencèrent à s’ouvrir. Ce n’était pas une
vision, mais je compris beaucoup de choses concernant la vie spirituelle,
la foi et la science, et cela en une telle illumination que toutes ces choses
me parurent nouvelles». 
(Récit, n° 30)

L’avènement des «Exercices spirituels»

Certain du nouveau sens qu’il souhaite conférer à sa vie, Inigo ne tient
plus à la solitude. Il découvre l'art subtil du discernement spirituel, dans
lequel il deviendra bientôt maître incontesté. Il ambitionne d’aider les
autres autant qu’il souhaite être aidé. C’est ainsi que prend forme le
livret des «Exercices Spirituels», ouvrage référence de prière, fait de méditations progressives et systématiques sur 200 pages.

À la recherche des traces de Jésus qu’il veut toujours «mieux connaître,
imiter et suivre»
, Inigo atteint Jérusalem en 1523. À son retour, un
insatiable désir d’études le saisit: Barcelone, Salamanque, Paris…
Il passe par tous les grandes villes réputées pour être des «chaudrons
du savoir
» à la Renaissance. En 1528 à Paris, il plonge dans les
humanités, et sort diplômé (bachelier et Maitre ès Arts) de l’érudit
collège Sainte-Barbe perché sur la Montagne Sainte-Geneviève.
C’est à cette période qu’Inigo latinise son prénom. Il se prénomme
désormais Ignace.

Naissance de la Compagnie de Jésus

Dans l’effervescence de la vie estudiantine parisienne, il rencontre le
Savoyard Pierre Favre et la Navarrais François-Xavier, qu’il entraîne
avec d’autres étudiants, portugais et espagnols. Ils sont six à être
séduits par le charisme d’Ignace, partageant son désir de suivre le
Christ. Le vœu de Montmartre est prononcé: les deux vœux de pauvreté
 et de chasteté et le troisième, qui consiste à se rendre dans les deux
ans en pèlerinage à Jérusalem pour y convertir les infidèles, dès la fin
de leurs études.

Ils sont ainsi bientôt un groupe de dix prêtres à se mettre à la
disposition spéciale du Pape. Et c'est bien le Pape Paul III qui approuve
la création de la Compagnie de Jésus par la Bulle Regimini Miliitantis
Ecclesiae
 du 27 septembre 1540. Ignace est élu supérieur général et
chargé de rédiger les Constitutions du nouvel ordre dont les traits
caractéristiques sont extrêmement novateurs pour l'époque: pas de
monastères ni de couvents, pas d'habit religieux distinctif, pas de prière
de l'office en commun, pas de pénitences ni d'austérités imposées.
La Compagnie est enfin née, son triptyque de spiritualité aussi: «désirer
, discerner, servir», les trois maîtres mots fondateurs de la pédagogie
ignacienne.

La réforme tridentine

À Rome, la Compagnie prend de l’ampleur car les demandes affluent du
monde entier; le Pape souhaite en effet l’arrivée de théologiens pour le
Concile de Trente (ouvert en 1545). On réclame des collèges, et les
jésuites se retrouvent enseignants… Pendant les dix-huit dernières
années de sa vie, qu’il passe dans la Ville éternelle, Ignace trouve donc
le temps de prêcher, confesser et de créer une cascade d’œuvres:
maisons pour catéchumènes juifs ou musulmans, refuges pour
«femmes errantes», quêtes pour les pauvres ou encore pour prisonniers
insolvables...
Abattu par ces considérables activités, une fatigue extrême le force au
repos, à l’été 1556. Il meurt à Rome le 31 juillet à l’âge de 65 ans.
Il est canonisé par le Pape Grégoire XV le 12 mars 1622, en même
temps que l’autre grande mystique espagnole qu’est Sainte Thérèse
d’Avila, et que son compère missionnaire jésuite, Saint François-Xavier.
Le corps de Saint Ignace de Loyola repose aujourd’hui à Rome dans la
flamboyante église baroque du Gesù.

31 juillet 2018, 15:12
P. Lombardi: Ignace de Loyola,
le saint d’une Église en sortie
Le 31 juillet marque la mémoire de saint Ignace de Loyola,
fondateur de la Compagnie de Jésus. Le père, Federico
Lombardi décrypte son charisme, sa pertinence
contemporaine et son lien avec le pontificat du Pape François.

Eugenio Bonanata - Cité du Vatican

À l’occasion de la mémoire liturgique de saint Ignace de Loyola,
le père Lombardi souligne trois échos avec l’actuel pontificat: l’Église
en sortie, le discernement et la synodalité, symbolisée par le peuple
en chemin sous la direction du Saint-Esprit.

«Les jésuites vivent le charisme de saint Ignace en termes de
service, suivant Jésus et essayant de l'imiter de la manière la plus
réelle et la plus profonde. Et cela signifie aider les gens à connaître
l’Évangile et à bien orienter leur vie
», explique-t-il. En
approfondissant les activités menées par les jésuites, le père
Lombardi rappelle l’engagement missionnaire, en Chine, en Inde et
en Amérique latine; la combinaison de la foi et de la culture, qui a
conduit les jésuites à créer et gérer de nombreuses universités et
écoles à travers le monde;  de même qu’une kyrielle d’actions en
périphéries et avec les migrants.

Père Lombardi, quelle est la pertinence actuelle de saint Ignace?

R. – Il y a deux dimensions: l'une est celle de l'aide, de l'inspiration,
de la recherche spirituelle personnelle de chacun. Le livret
d'Exercices spirituels et d'aide à la recherche de la volonté de Dieu
dans la vie de chacun est un message universel donné par Ignace, et
apprécié même en dehors de l'Église catholique. Ensuite, au sein de
la Compagnie de Jésus, c'est-à-dire chez les religieux qui s'unissent
pour le suivre, cela devient plutôt un charisme de service aux
frontières de l'Église et du monde, où il est nécessaire d'aider les
gens à rencontrer le Seigneur. C’est un service qui se déroule
également sous la direction du Pape et des indications pour les
besoins plus grands de l’Église universelle.

Quels ont été les points particulièrement 
significatifs de l'action de la Compagnie
dans son histoire?

R. - Il n'y a pas d'activité spécifique et exclusive que les jésuites
aient menée. Mais certes, dans l’histoire de l’Eglise, l’engagement
missionnaire des jésuites - par exemple les missionnaires de Chine,
d’Inde et d’Amérique latine, entre autres - a véritablement
représenté une épopée de proclamation de l’Évangile. Et aujourd'hui,
la mission sous toutes ses formes, même si elles ont changé, continue
d'être d'une grande actualité. Un autre aspect assez caractéristique
est que, puisqu'il y a un peu de cette synthèse de spiritualité et de
culture dans la formation d'Ignace et de ses premiers compagnons,
il était naturel qu'il y ait eu une grande activité jésuite dans le
domaine de l'éducation. Ainsi, par exemple, les écoles et les universités:
dans les premiers siècles de la Compagnie, il existait des collèges
jésuites dans presque toutes les villes d’Europe et il existe encore
aujourd’hui plusieurs universités catholiques dirigées par des jésuites
dans le monde. Le service des jésuites pour les réfugiés et les
immigrants est très important, ce qui fait référence aux origines
mêmes de la Compagnie de Jésus, mais il faut dire qu’il a acquis une
dimension particulièrement significative en harmonie avec les
périphéries chères à François.

Quelle est l'influence de saint Ignace sur le pontificat de François?

R. - François est un jésuite, il le dit, il le reconnaît. Je dirais qu'en tant
que jésuite, il y a trois aspects dans lesquels on se sent très à l'écoute
de François et de son pontificat. Le premier est l’Eglise en sortie dont il
a toujours parlé: les jésuites se sentent en mission, envoyés pour servir
le Seigneur aux frontières, dans les banlieues et partout dans le monde.
La seconde, est de toujours aller au-delà, une grande dynamique, ne pas
se sentir figé, mais comprendre que le Seigneur nous appelle toujours
plus loin. Saint Ignace a parlé d'une gloire toujours plus grande de Dieu,
en ce sens que nous ne nous considérons jamais comme arrivés, pour
pouvoir rester assis en silence, car tout est fait. En François, ce sens de la
dynamique est fort. Le troisième aspect, assez caractéristique des jésuites,
est le discernement. Un mot qui revient continuellement en François,
c’est-à-dire de pouvoir voir dans toute sa complexité la réalité, à la fois
dans nos vies et dans les réalités auxquelles font face l’Église et l’humanité,
quel est le meilleur moyen de réaliser le plan de Dieu, puis de réaliser
nous-mêmes, comment nous sommes appelés par Dieu dans notre
vocation et dans la vocation au service de l'Église…

Quels sont les rapports entretenus par le
Pape et la Compagnie de Jésus?

R. - La Compagnie de Jésus se comporte avec le Pape François comme
avec tous les Papes, en se rendant disponible. Elle considère le Pape
comme son supérieur. Naturellement, avec François, il peut exister
cette harmonie spirituelle qui facilite également la compréhension
du sens de ses messages. Mais ce ne sont pas des relations privilégiées,
et les jésuites ne souhaitent pas être privilégiés. Ils veulent seulement
faire leur service selon la demande du Pape.

 

31 juillet 2019, 17:22

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Étends la main, délivre-moi, mon Dieu, sauve-moi du gouffre des eaux.

Étends la main, délivre-moi, mon Dieu, sauve-moi du gouffre des eaux.
Étends la main, délivre-moi, mon Dieu, sauve-moi du gouffre des eaux.
Office des vêpres

du jour

Introduction

V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)

 

Hymne : Seigneur, quand ton peuple assoiffé

J. Martin — CNPL

Seigneur, quand ton peuple assoiffé
Criait sa souffrance à Moïse,
Tu ouvris pour lui le rocher
     Et soudain jaillit
     L’eau qui donne la vie
Aux pèlerins de la terre promise.

Jésus, ta parole est pour nous
La source de vie éternelle :
Tu nous dis que Dieu est Amour
     Et tu nous promets
     La lumière et la paix
Si nous croyons en ce Dieu qui nous aime.

Plongés avec toi dans le bain
Quand nous descendons au baptême,
Nous cherchons en toi le soutien
     Et nous sommes sûrs
     De trouver le salut
Car tu es Fils de ce Dieu qui nous aime.

Sortis avec toi du tombeau
Quand nous remontons du baptême,
Nous vivons pour Dieu de nouveau
     Et le jour viendra
     Où ton peuple verra
Les cieux nouveaux et la terre nouvelle.
Antienne

Étends la main, délivre-moi, mon Dieu, sauve-moi du gouffre des eaux.

Psaume : 143 - I
1 Béni soit le Seigneur, mon rocher ! +
Il exerce mes mains pour le combat, *
il m’entraîne à la bataille.

2 Il est mon allié, ma forteresse,
ma citadelle, celui qui me libère ;
il est le bouclier qui m’abrite,
il me donne pouvoir sur mon peuple.

3 Qu’est-ce que l’homme,
pour que tu le connaisses, Seigneur, *
le fils d’un homme, pour que tu comptes avec lui ?
4 L’homme est semblable à un souffle,
ses jours sont une ombre qui passe.

5 Seigneur, incline les cieux et descends ;
touche les montagnes : qu’elles brûlent !
6 Décoche des éclairs de tous côtés,
tire des flèches et répands la terreur.

7 Des hauteurs, tends-moi la main, délivre-moi, *
sauve-moi du gouffre des eaux,
de l’emprise d’un peuple étranger :
8 il dit des paroles mensongères,
sa main est une main parjure.
Antienne

Heureux le peuple qui a pour Dieu le Seigneur !

Psaume : 143 - II
9 Pour toi, je chanterai un chant nouveau,
pour toi, je jouerai sur la harpe à dix cordes,
10 pour toi qui donnes aux rois la victoire
et sauves de l’épée meurtrière
David, ton serviteur.

11 Délivre-moi, sauve-moi
de l’emprise d’un peuple étranger :
il dit des paroles mensongères,
sa main est une main parjure.

12 Que nos fils soient pareils à des plants
bien venus dès leur jeune âge ; *
nos filles, pareilles à des colonnes
sculptées pour un palais !

13 Nos greniers, remplis, débordants,
regorgeront de biens ; *
les troupeaux, par milliers, par myriades,
empliront nos campagnes !

14 Nos vassaux nous resteront soumis,
plus de défaites ; *
plus de brèches dans nos murs,
plus d’alertes sur nos places !

15 Heureux le peuple ainsi comblé !
Heureux le peuple
qui a pour Dieu « Le Seigneur » !
Antienne

Il a pris possession de son règne, le Seigneur Dieu, Maître de tout.

Psaume : CANTIQUE (Ap 11-12)

11.17 À toi, nous rendons grâce, +
Seigneur, Dieu de l'univers, *
toi qui es, toi qui étais !

Tu as saisi ta grande puissance
et pris possession de ton règne.

18 Les peuples s'étaient mis en colère, +
alors, ta colère est venue *
et le temps du jugement pour les morts,

le temps de récompenser tes serviteurs,
   les saints, les prophètes, *
ceux qui craignent ton nom,
   les petits et les grands.

12.10 Maintenant voici le salut +
et le règne et la puissance de notre Dieu, *
voici le pouvoir de son Christ !

L'accusateur de nos frères est rejeté, *
lui qui les accusait, jour et nuit,
   devant notre Dieu.

11 Ils l'ont vaincu par le sang de l'Agneau, +
par la parole dont ils furent les témoins : *
renonçant à l'amour d'eux-mêmes,
   jusqu'à mourir.

12 Soyez donc dans la joie, *
cieux,
   et vous, habitants des cieux !

Parole de Dieu : Jc 4, 7-8. 10
Soumettez-vous à Dieu, et résistez au démon : il s’enfuira loin de vous. Approchez-vous de Dieu, et lui s’approchera de vous. Pécheurs, enlevez la souillure de vos mains ; hommes partagés, purifiez vos cœurs. Abaissez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera.
Répons

R/ Seigneur entends ma prière.

 

* Que mon cri parvienne jusqu’à toi !

 

V/ Le jour où j'appelle, écoute-moi.

 

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

Antienne

Qui perd sa vie à cause de moi la gardera pour toujours.

Cantique de Marie (Luc 1)

47 Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

48 Il s'est penché sur son humble servante ;
désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

49 Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !

50 Son amour s'étend d'âge en âge
sur ceux qui le craignent ;

51 Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.

52 Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.

53 Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.

54 Il relève Israël, son serviteur,
il se souvient de son amour,

55 de la promesse faite à nos pères,
en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

Intercession

Seigneur, à qui pourrions-nous aller ? Tu as les paroles de la vie éternelle.


R/

Que ta parole soit notre lumière !

 

Tu as dit : Vous êtes le sel de la terre,
vous êtes la lumière du monde.

 

Tu as dit : Aimez vos ennemis,
faites du bien à ceux qui vous haïssent.

 

Tu as dit : Soyez parfaits
comme votre Père est parfait.

 

Tu as dit : Priez dans le secret,
demandez et vous recevrez.

 

Tu as dit : Cherchez d'abord le Royaume,
entrez par la porte étroite.

 
Notre Père

 

Oraison

Que ta grâce inspire notre action, Seigneur, et la soutienne jusqu'au bout, pour que toutes nos activités prennent leur source en toi et reçoivent de toi leur achèvement.

 

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TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR Tropaire de la Croix,

 31 juillet

Jour de jeûne

Avant-Fête de la Procession de la vénérable et vivifiante Croix ; saint Eudocime le juste, de Cappadoce (IXème s.) ; saint Germain, évêque d’Auxerre (448) ; saint Hymetière, moine dans le Jura (VIème s.) ; saint Arsène, évêque de Ninotsminda (1082) ; néomartyr Denis de Vatopédi (1822) ; saints nouveaux martyrs de Russie : Benjamin, métropolite de Pétrograd et avec lui le moine Serge Scheïn et les martyrs Georges Novitsky et Jean Kovcharov (1922) ; martyr Maxime Roumiantsev (1928) ; Vladimir Kholodkovsky, prêtre (1937) ; Jean Roumiantsev, prêtre, Constantin Razoumov, confesseur, prêtre, martyre Anne Serov et Élisabeth Roumiantsev, confesseur (après 1927).

SAINTS GERMAIN, ÉVÊQUE D’AUXERRE

Saint GermainNotre Père Germain, le plus illustre des saints évêques de Gaule après saint Martin, naquit vers 378 au sein d’une riche et puissante famille d’Auxerre. Il reçut une excellente éducation, d’abord en Gaule puis à Rome, où il se perfectionna dans la science du droit et devint avocat. Après avoir épousé là une personne vertueuse et de condition élevée, il rentra en Gaule et accéda à de hautes charges dans le gouvernement de la province. L’évêque d’Auxerre, Amator, étant décédé, la volonté divine s’exprima aussitôt par la voix unanime du peuple, et Germain dut accepter, contraint et forcé, la charge épiscopale (418). Abandonnant le service du monde pour se charger de celui du ciel, il changea du tout au tout son genre de vie : foulant aux pieds les vanités du siècle, il distribua sa fortune aux pauvres, vécut désormais comme frère et sœur avec sa femme, et embrassa un mode de vie ascétique, en prenant l’humilité pour compagne. Il s’imposait de telles austérités que, jusqu’à la fin de ses jours, sa vie ne fut plus qu’un long martyre non-sanglant. Ayant renoncé à tous les délices de la table, il goûtait de la cendre avant de prendre son pain d’orge, le soir venu, souvent une fois par semaine seulement. En toute saison, il était revêtu d’un capuchon et d’une tunique, qu’il ne changeait que lorsqu’ils tombaient en lambeaux. Il portait, à même la peau, un grossier cilice et, suspendu au cou, un petit sachet contenant des reliques de saints, qui opérèrent plus d’un miracle. Il couchait, tout habillé et sans enlever ses chaussures, sur un misérable grabat rempli de cendres; et, s’étant relevé après un court repos, il passait la nuit en gémissements continuels. Menant ainsi au milieu du monde une vie d’ascèse et de solitude, tout tendu vers Dieu, il n’en oubliait pas cependant les devoirs de l’hospitalité et ouvrait sa demeure à tous, lavant les pieds de ses hôtes et les servant à table, à l’imitation du Seigneur. Dès le début de son épiscopat, il fonda, en face de la cité, sur la rive droite de l’Yonne, un monastère dédié aux saints Côme et Damien, et il partageait son temps entre la prière avec les moines et l’instruction du clergé et du peuple dans la cathédrale. La charité du Christ, croissant en lui par ses valeureux combats, débordait en effet sur son peuple en flots de miséricorde et d’actions miraculeuses. C’est ainsi qu’il permit à un agent du fisc de retrouver l’argent qu’il avait égaré et dont un possédé s’était emparé. Il guérit, avec de l’huile qu’il avait bénite, les enfants de la ville victimes d’une épidémie de diphtérie, il délivra également nombre de possédés, et se montrait pour tous l’intendant de la miséricorde divine. En ce temps-là, l’hérésie pélagienne, qui s’était propagée de Rome dans tout l’Occident, avait trouvé un terrain particulièrement favorable en Grande-Bretagne, la patrie de Pélage. Les Orthodoxes de ce pays envoyèrent alors une députation auprès des évêques de Gaule qui, s’étant rassemblés en Concile (429), désignèrent saint Germain et saint Loup de Troyes [29 juil.], pour aller lutter contre cette hérésie qui prétendait que l’homme, doté par Dieu du libre arbitre, peut pratiquer la vertu et atteindre le bien sans l’aide de la grâce divine. Descendant la Seine, les deux évêques s’arrêtèrent un soir au village de Nanterre. On présenta à saint Germain une petite fille, Geneviève, qu’il bénit et éveilla à la vie religieuse [3 janv.]. Pendant la traversée de la Manche, Germain apaisa une tempête suscitée par les démons, en invectivant, comme le Christ, les flots déchaînés et en versant sur eux un peu d’huile. Les deux évêques, accueillis chaleureusement par une grande foule ne tardèrent pas à montrer la supériorité de la vraie foi, tant par leur enseignement que par leurs miracles. Les fidèles étaient affermis et les égarés se convertissaient en grand nombre, si bien que tout le pays se trouva bientôt prêt à retrouver l’unanimité de la foi. Effrayés par la fougue des prédicateurs, les hérétiques se cachèrent, jusqu’au jour où ils décidèrent d’engager une controverse publique, après s’être assurés l’assistance de multiples adeptes. Ayant laissé à leurs adversaires la possibilité de débiter leurs creux discours, les bienheureux prélats répandirent ensuite la parole évangélique, puissante comme le tonnerre, à laquelle les hérétiques se montrèrent incapables de répondre. La foule, saluant à grands cris la victoire des évêques, voulut en venir aux mains contre les imposteurs, et c’est avec peine que les deux saints la retinrent. Cette victoire fut confirmée par la guérison d’une fillette aveugle, que Germain obtint en appliquant sur ses yeux le reliquaire qu’il portait toujours sur lui. Dès lors, le peuple accueillit avec un désir avide l’enseignement orthodoxe; et la paix de l’Église se trouvant assurée, les deux évêques allèrent rendre grâce auprès du tombeau du saint martyr Alban [22 juin], en l’honneur duquel saint Germain consacra une basilique lors de son retour à Auxerre. Ce pèlerinage accompli, le saint se cassa le pied, et il gisait alité quand un incendie se déclara autour de son logis. Alors que la foule affolée essayait de parvenir jusqu’à lui, il ne permit pas qu’on le transportât, et la flamme, passant au-dessus de sa demeure, la laissa intacte mais détruisit tous les bâtiments alentours. Ayant été guéri à la suite de l’apparition d’un ange vêtu de blanc, Germain reprit son voyage vers la Gaule. Sur ces entrefaites, les Saxons et les Pictes coalisés s’attaquèrent aux Bretons. Effrayés, ceux-ci eurent recours aux deux saints évêques qui, dès leur arrivée dans le camp, rendirent courage aux soldats, comme s’il s’agissait de renforts considérables. Ils les instruisirent pendant le Carême, et, ayant installé une église de branchages, ils baptisèrent un grand nombre d’entre eux le jour de Pâques. On annonça alors l’arrivée des ennemis. Aussitôt les néophytes abandonnèrent leurs tuniques baptismales pour prendre les armes et Germain, prenant le commandement, leur conseilla de s’embusquer dans une vallée encaissée. Quand les attaquants s’y engagèrent, les deux évêques lancèrent, tel un cri de guerre, un triple Alléluia, qui, repris par toute l’armée comme le grondement du tonnerre, mit en fuite les adversaires, et beaucoup d’entre eux périrent dans la débandade. Après avoir ainsi remporté d’éclatantes victoires sur les ennemis visibles et invisibles, la paix et la sécurité étant revenues sur la grande île, les deux saints regagnèrent leur pays. Dès son retour à Auxerre, saint Germain reprit ses activités pastorales, assisté par la grâce de Dieu. Ses citoyens, accablés d’un impôt supplémentaire, eurent alors recours à lui comme des enfants à leur père. Compatissant à leur peine, il entreprit un voyage à Arles, le siège de la préfecture des Gaules, pour obtenir un allégement des charges. Parcourant la Gaule avec une petite escorte et une modeste monture, mais portant le Christ dans son cœur, il répandait sur son passage miracles et signes patents de la miséricorde divine. Bien qu’il essayât de passer inaperçu, les habitants de tous les bourgs et cités, attirés par sa renommée, accouraient à lui, avec leurs malades, leurs femmes et leurs enfants, pour solliciter sa bénédiction et s’abreuver de ses paroles inspirées. Reçu à Arles comme le digne successeur des apôtres, il fut l’hôte de son ami saint Hilaire [5 mai], qui était souvent venu lui rendre visite pour traiter avec lui des affaires ecclésiastiques de la Gaule. Le préfet Auxiliaris, subjugué par le saint, lui montra une particulière déférence, et à la suite de la guérison de sa femme, depuis longtemps minée par une fièvre, il lui accorda de bon gré l’exonération fiscale qu’il réclamait pour les habitants d’Auxerre et le couvrit de cadeaux. Après une nouvelle mission en Angleterre (440), pour lutter contre une résurgence de l’hérésie pélagienne, saint Germain rentra à Auxerre, où arriva bientôt une délégation venue d’Armorique (Bretagne) sollicitant son aide, car le patrice Aetius, qui gouvernait l’Empire, avait demandé au farouche Goar, roi des Alains — les barbares fédérés qu’on avait installés dans l’Orléanais — de châtier dans un bain de sang leur rébellion. Se mettant en route en grande hâte, le vieil évêque se rendit au devant de Goar. Il lui adressa d’abord une supplique par l’entremise d’un interprète et, comme ce dernier voulait le repousser, Germain saisit la bride de son cheval, arrêtant ainsi le chef et toute son armée qui se pressait derrière lui. Au lieu de s’irriter, Goar fut saisi d’admiration, il écouta sa requête et ordonna à ses troupes de se retirer. Germain dut néanmoins se mettre immédiatement en route pour Ravenne, capitale de l’Empire d’Occident, afin d’obtenir de l’empereur Valentinien III et du patrice Aetius la confirmation de cette grâce provisoirement accordée par Goar. Faisant halte à Alésia, chez son ami le prêtre Sénator, il guérit une jeune fille muette, puis il fit de touchants adieux à son ami, sachant qu’il ne reviendrait pas vivant de ce voyage. Il franchit les Alpes en transportant sur son dos le fardeau d’un voyageur, boiteux et âgé, qu’il avait rencontré, puis il prit l’homme sur ses épaules pour lui faire passer un ravin. Répandant aumônes et actions d’éclats sur son passage, le saint parvint à Ravenne où, sa glorieuse réputation l’ayant précédé, il fut accueilli avec honneurs par l’évêque, saint Pierre Chrysologue . L’impératrice Galla Placidia lui fit parvenir un grand vase d’argent, plein de mets raffinés que Germain partagea entre ses serviteurs. Il garda le vase pour en distribuer le prix aux pauvres et renvoya à la souveraine un petit plat de bois contenant un pain d’orge, qui accomplit par la suite de nombreuses guérisons. Passant un jour devant une prison remplie de condamnés à mort, le saint, pris de pitié, se prosterna à terre et invoqua le Seigneur. Les verrous et les barres de fer se brisèrent aussitôt, et les prisonniers sortirent en brandissant leurs chaînes et entrèrent en liesse dans l’église pour rendre grâces à Dieu. Les guérisons accomplies par saint Germain laissaient toute la ville dans l’admiration, et il aurait certainement obtenu de l’empereur l’amnistie générale pour l’Armorique si une nouvelle insurrection n’avait provoqué la colère du souverain et rendu inutile la démarche du saint évêque. Peu après, saint Germain révéla aux six évêques qui s’entretenaient avec lui après l’office du matin, que le Seigneur lui était apparu durant la nuit pour lui annoncer son prochain départ pour sa véritable « Patrie ». Il tomba malade et, à l’impératrice qui était venue à son chevet, il demanda que son corps fût rendu à Auxerre. Pendant sept jours, la foule se pressa dans sa demeure pour recevoir sa dernière bénédiction, et le septième jour, son âme bienheureuse fut transférée aux cieux (31 juillet 448). L’empereur, l’évêque et les dignitaires se partagèrent ce qui lui avait appartenu, et un immense cortège, dont la multitude des flambeaux dérobait au soleil son éclat, se forma pour escorter son corps vénérable jusqu’en Gaule. Parvenu à Auxerre le 22 septembre, il fut enseveli dans la basilique située hors des murs, qui prit ensuite le nom du saint. Le culte de saint Germain se répandit largement en Gaule et en Grande-Bretagne, où un grand nombre d’églises et de villages portent aujourd’hui encore son nom.

(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de la Croix, ton 1

Sauve ton peuple, Seigneur, et bénis ton héritage, accorde à tes fidèles victoire sur les ennemis et sauvegarde par ta Croix les nations qui t’appartiennent.

Tropaire de saint Eudocime, ton 4

Celui qui de terre t’appela vers les éternelles demeures du ciel conserve, même après la mort, sans dommage ton corps, puisqu’en ta chaste et sainte vie tu as gardé sans souillure ta chair. Eudocime, saint et bienheureux, par le crédit que tu possèdes auprès de Dieu, intercède pour notre salut.

Tropaire de saint Germain d’Auxerre, ton 3

Saint évêque Germain, notre protecteur, honneur et consolation de l’Église des Gaules, tu as quitté la gloire et les richesses, pour suivre avec humilité le Christ notre Dieu. Tu as combattu les hérésies et fait triompher la vraie foi. Ô Père des Auxerrois, refuge des malheureux, prie le Christ de nous affermir dans Sa miséricorde !

Kondakion de saint Eudocime, ton 2

Désireux des biens suprêmes, tu t’es uni aux êtres d’en-haut et tu fis de ton âme un char de feu par la divine progression de tes vertus, bienheureux et juste Eudocime; comme un ange sur terre ayant vécu, tu devins agréable au Créateur de l’univers.

ÉPITRE DU JOUR

1 Cor. VII, 12-24

Si un frère a une femme non-croyante, et qu’elle consente à habiter avec lui, qu’il ne la répudie point ; et si une femme a un mari non-croyant, et qu’il consente à habiter avec elle, qu’elle ne répudie point son mari. Car le mari non-croyant est sanctifié par la femme, et la femme non-croyante est sanctifiée par le frère ; autrement, vos enfants seraient impurs, tandis que maintenant ils sont saints. Si le non-croyant se sépare, qu’il se sépare ; le frère ou la sœur ne sont pas liés dans ces cas-là. Dieu nous a appelés à vivre en paix. Car que sais-tu, femme, si tu sauveras ton mari ? Ou que sais-tu, mari, si tu sauveras ta femme ? Seulement, que chacun marche selon la part que le Seigneur lui a faite, selon l’appel qu’il a reçu de Dieu. C’est ainsi que je l’ordonne dans toutes les Églises. Quelqu’un a-t-il été appelé étant circoncis, qu’il demeure circoncis ; quelqu’un a-t-il été appelé étant incirconcis, qu’il ne se fasse pas circoncire. La circoncision n’est rien, et l’incirconcision n’est rien, mais l’observation des commandements de Dieu est tout. Que chacun demeure dans l’état où il était lorsqu’il a été appelé. As-tu été appelé étant esclave, ne t’en inquiète pas ; mais si tu peux devenir libre, profites-en plutôt. Car l’esclave qui a été appelé dans le Seigneur est un affranchi du Seigneur ; de même, l’homme libre qui a été appelé est un esclave de Christ. Vous avez été rachetés à un grand prix ; ne devenez pas esclaves des hommes. Que chacun, frères, demeure devant Dieu dans l’état où il était lorsqu’il a été appelé.

ÉVANGILE DU JOUR

Matth. XIV, 35- XV, 11

Les gens de ce lieu, ayant reconnu Jésus, envoyèrent des messagers dans tous les environs, et on lui amena tous les malades. Ils le prièrent de leur permettre seulement de toucher le bord de son vêtement. Et tous ceux qui le touchèrent furent guéris. Alors des pharisiens et des scribes vinrent de Jérusalem auprès de Jésus, et dirent : Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? Car ils ne se lavent pas les mains, quand ils prennent leurs repas. Il leur répondit : Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition ? Car Dieu a dit : Honore ton père et ta mère ; et : Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort. Mais vous, vous dites : Celui qui dira à son père ou à sa mère : Ce dont j’aurais pu t’assister est une offrande à Dieu, n’est pas tenu d’honorer son père ou sa mère. Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition. Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit : Ce peuple m’honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi. C’est en vain qu’ils m’honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d’hommes. Ayant appelé à lui la foule, il lui dit : Écoutez, et comprenez. Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme ; mais ce qui sort de la bouche, c’est ce qui souille l’homme.

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300’000 fidèles ont participé à la procession de l’anniversaire du baptême de la Rus’

Environ 300’000 fidèles de tous les diocèses de l’Église orthodoxe d’Ukraine ont participé, le 27 juillet, à la procession présidée par le métropolite Onuphre, laquelle, de la « Colline de Vladimir » s’est rendue à la laure des Grottes de Kiev. « Chaque année, le nombre des participants à la procession augmente. Il y a cinq ans, ils étaient 30.000, un an après deux fois plus, et l’année passée 250’000 » a déclaré l’archevêque de Nejine et Prilouki Clément. Le métropolite de Borispol Antoine, chancelier de l’Église orthodoxe d’Ukraine a précisé que, outre les fidèles ukrainiens, des pèlerins sont venus cette année de l’étranger, dont des fidèles de l’Église orthodoxe de Roumanie. On peut visionner ici une vidéo de la procession.

Source (dont photographie) : Pravlife

Une vidéo immersive (à 360 degrés) de l’évènement.

Autre vidéo : un « time-lapse » (accéléré) de la procession.

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Inde: familles chrétiennes battues et chassées

 
 

Prions en union chrétienne, selon nos rituels, pour soutenir nos frères et soeurs indiens pour

 
 
 
Sujets de prière :
 
  • Remercions Dieu pour la foi et la confiance inébranlables de ces chrétiens indiens
  • Prions pour Babu et pour les autres blessés, qu’ils soient rapidement rétablis et qu'ils puissent bientôt retourner dans leur village
  • Prions pour la protection des chrétiens locaux et de tous les partenaires de Portes Ouvertes en Inde
 
Inde: familles chrétiennes battues et chassées
 
 
Nous ne pouvons pas dire où les faits se sont passés, ni mentionner les noms pour des raisons de sécurité. Ces familles chrétiennes d'Inde ont été battues et n'ont pas pu rentrer chez elles.
 
 
 
Famille chrétienne en prière
 
 
Plusieurs familles chrétiennes ont dû fuir leur village en Inde après avoir été attaquées et battues. Depuis plusieurs semaines, elles ont trouvé refuge dans des villages alentour. Certaines vivent dans un bâtiment communautaire dans le village voisin. Nous les soutenons par l'intermédiaire de partenaires locaux.
 
2 chrétiens grièvement blessés
 
Ce dimanche-là, le pasteur Bishu (pseudonyme) rendait visite à une petite communauté chrétienne près de son village natal. Alors qu'il s'approchait de la maison où se tenait le culte chaque semaine, un groupe de jeunes hommes l'a encerclé. «Ils ont commencé à m'interroger et ont voulu savoir ce que je faisais dans leur village. Puis ils se sont mis à me frapper et à me donner des coups de pied», raconte le pasteur. Quelques chrétiens ont accouru pour l'aider, puis il est rentré chez lui.
 
Mais le lendemain, la situation a dégénéré. Un grand nombre de jeunes villageois se sont rassemblés, armés de longs bâtons et de perches. Ils ont attaqué les familles chrétiennes, sans égard pour les femmes et les enfants. L'une des victimes, Babu (pseudonyme), âgée de 32 ans, a eu un bras cassé. Deux autres hommes ont été grièvement blessés à la tête et au dos.
 
Un privilège de souffrir pour le Christ
 
Suite aux attaques, la situation de ces chrétiens semble sans issue. Nos partenaires locaux leur ont rendu visite et rapportent: «Toutes ces familles sont très pauvres et gagnent leur vie principalement par l'agriculture ou comme ouvriers journaliers. Nous sommes en contact étroit avec eux et faisons ce que nous pouvons pour les aider.»
 
Malgré sa fracture, Babu est déterminé. «J'avais très peur. C'est néanmoins un privilège pour moi de souffrir pour le Christ. Je ne suis pas découragé, mais je sais que des temps difficiles sont devant moi: tant que mon bras ne va pas mieux, je ne pourrai pas travailler pour subvenir aux besoins de ma famille.»
 
Préparés à la persécution
 
Comme les autres chrétiens, Babu avait participé à un séminaire de préparation à la persécution. Il dit: «Au séminaire nous avons appris que des gens sont persécutés à cause de leur foi chrétienne dans le monde entier et restent pourtant inébranlables jusqu'à la mort. Cela nous a tous inspirés et aidés à rester forts.»
 
Montrez aux chrétiens d'Inde qu'ils ne sont pas seuls. Envoyez-leur votre message d'encouragement.
 
 

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France / Défense : De la nécessité de l'aguerrissement

Cet article est reposté depuis Spécial Défense.

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Ours : un véhicule de l’ONCFS a été incendié en Ariège

Cet article est reposté depuis Nature d'ici et d'ailleurs.

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