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La dirigeante écossaise, Nicola Sturgeon, qualifie le nouveau gouvernement britannique de « dangereux »

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Messe: La parabole du bon grain et l'ivraie

LECTURES DE LA MESSE
PREMIÈRE LECTURE
« Le Seigneur parlait avec Moïse face à face » (Ex 33, 7-11 ; 34, 5b-9.28)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
à chaque étape, pendant la marche au désert,
    Moïse prenait la Tente et la plantait hors du camp,
à bonne distance.
On l’appelait : tente de la Rencontre,
et quiconque voulait consulter le Seigneur
devait sortir hors du camp pour gagner la tente de la Rencontre.
    Quand Moïse sortait pour aller à la Tente,
tout le peuple se levait.
Chacun se tenait à l’entrée de sa tente
et suivait Moïse du regard jusqu’à ce qu’il soit entré.
    Au moment où Moïse entrait dans la Tente,
la colonne de nuée descendait,
se tenait à l’entrée de la Tente,
et Dieu parlait avec Moïse.
    Tout le peuple voyait la colonne de nuée
qui se tenait à l’entrée de la Tente,
tous se levaient et se prosternaient,
chacun devant sa tente.
    Le Seigneur parlait avec Moïse face à face,
comme on parle d’homme à homme.
Puis Moïse retournait dans le camp,
mais son auxiliaire, le jeune Josué, fils de Noun,
ne quittait pas l’intérieur de la Tente.

    Le Seigneur proclama lui-même son nom
qui est : LE SEIGNEUR.
    Il passa devant Moïse et proclama :
« LE SEIGNEUR, LE SEIGNEUR,
Dieu tendre et miséricordieux,
lent à la colère, plein d’amour et de vérité,
    qui garde sa fidélité jusqu’à la millième génération,
supporte faute, transgression et péché,
mais ne laisse rien passer,
car il punit la faute des pères sur les fils et les petits-fils,
jusqu’à la troisième et la quatrième génération. »
    Aussitôt Moïse s’inclina jusqu’à terre et se prosterna.
   Il dit :
« S’il est vrai, mon Seigneur, que j’ai trouvé grâce à tes yeux,
daigne marcher au milieu de nous.
Oui, c’est un peuple à la nuque raide ;
mais tu pardonneras nos fautes et nos péchés,
et tu feras de nous ton héritage. »
    Moïse demeura sur le Sinaï avec le Seigneur
quarante jours et quarante nuits ;
il ne mangea pas de pain et ne but pas d’eau.
Sur les tables de pierre,
il écrivit les paroles de l’Alliance, les Dix Paroles.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 102 (103), 6-7, 8-9, 10-11, 12-13)

R/ Le Seigneur est tendresse et pitié.  (Ps 102, 8a)

Le Seigneur fait œuvre de justice,
il défend le droit des opprimés.
Il révèle ses desseins à Moïse,
aux enfants d’Israël ses hauts faits.

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;
il n’est pas pour toujours en procès,
ne maintient pas sans fin ses reproches.

Il n’agit pas envers nous selon nos fautes,
ne nous rend pas selon nos offenses.
Comme le ciel domine la terre,
fort est son amour pour qui le craint.

Aussi loin qu’est l’orient de l’occident,
il met loin de nous nos péchés ;
comme la tendresse du père pour ses fils,
la tendresse du Seigneur pour qui le craint !

ÉVANGILE

 

« De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde » (Mt 13, 36-43)

Alléluia. Alléluia. 
La semence est la parole de Dieu,
le semeur est le Christ ;
celui qui le trouve demeure pour toujours.
Alléluia. (cf. Mt 13, 4.23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    laissant les foules, Jésus vint à la maison.
Ses disciples s’approchèrent et lui dirent :
« Explique-nous clairement
la parabole de l’ivraie dans le champ. »
    Il leur répondit :
« Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ;
    le champ, c’est le monde ;
le bon grain, ce sont les fils du Royaume ;
l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais.
    L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ;
la moisson, c’est la fin du monde ;
les moissonneurs, ce sont les anges.
    De même que l’on enlève l’ivraie
pour la jeter au feu,
ainsi en sera-t-il à la fin du monde.
    Le Fils de l’homme enverra ses anges,
et ils enlèveront de son Royaume
toutes les causes de chute
et ceux qui font le mal ;
    ils les jetteront dans la fournaise :
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.
    Alors les justes resplendiront comme le soleil
dans le royaume de leur Père.

Celui qui a des oreilles,
qu’il entende ! »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 

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Bonne aux Juliette et aux Saintes âmes du 30 septembre

Mardi 30 juillet 2019

Bonne Fête aux:

Juliette

Guilietta

Dicton
Année de sécheresse a toujours fait richesse. (Allier)

 

Sainte Juliette

Martyre en Cappadoce (✝ 303)

Sainte Juliette de Capadocceou Julitte.
Nous la connaissons par l'un des sermons d'un de ses contemporains, saint Basile de Césarée. Elle était riche, mais son homme d'affaires la dépouilla de ses biens. Durant la plaidoirie qui tournait à son avantage, quelqu'un cria qu'une chrétienne ne pouvait ester en justice. Le président du tribunal lui retira la parole, lui intima l'ordre d'offrir l'encens aux idoles. Ce qu'elle refusa. Elle fut immédiatement condamnée à être brûlée vive.
À Césarée de Cappadoce, en 303, sainte Julitte, martyre. Ayant refusé sans relâche d'offrir de l'encens sur un autel, comme le juge le lui ordonnait, elle fut jetée dans le feu.

Martyrologe romain

Saint Abel

Ancien Testament : Fils d'Adam et Eve (Livre de la Genèse)

qui, selon la lettre aux Hébreux, "offrit à Dieu un sacrifice de grande valeur". D'ailleurs la prière eucharistique I, ou canon romain, fait mention de lui dans la prière d'offrande et de consécration. La tradition en fait le premier des martyrs et la première figure du Christ.

Saint Pierre Chrysologue

Evêque de Ravenne, docteur de l'Église (✝ 451)

Ravenne était alors la résidence des empereurs d'Occident. L'évêque Ursus étant mort, le pape choisit pour lui succéder un simple diacre d'Imola, ville voisine: Pierre. On raconte que ce choix fut guidé par l'apôtre saint Pierre lui-même et saint Apollinaire, premier évêque de Ravenne. Saint Pierre ChrysologueIl était éloquent d'où son surnom. Nous pouvons le constater par les sermons* qui nous restent de lui et dont l'une des qualités et sans doute la meilleure quand ils sont riches de spiritualité: la brièveté. Saint Germain l'Auxerrois se rendit à Ravenne en 418 pour plaider devant l'empereur la cause de l'Armorique opprimée par son gouverneur. Il fut reçu par l'impératrice Galla Placidia et par l'évêque Pierre. C'est là qu'il mourut assisté par Pierre durant ses derniers instants.
* Sermons, Pierre Chrysologue, site de la Bibliothèque nationale de France, 9 documents.
Mémoire de saint Pierre, surnommé Chrysologue ('Parole d'or'), évêque de Ravenne et docteur de l'Église. Doté du nom de l'Apôtre Pierre, il accomplit le même ministère, si bien qu'il ramena des foules dans le filet de la doctrine céleste et qu'il les nourrit de la douceur de la parole de Dieu. Sa mort survint un 31 juillet, vers 450, près de Forum Cornelii [Imola] en Émilie.

Martyrologe romain

Le Christ est le pain semé dans le sein de la Vierge Marie, levé dans la chair, formé dans sa Passion, cuit dans le four du tombeau, conservé dans les églises et distribué chaque jour aux fidèles comme une nourriture céleste placée sur les autels.

Saint Pierre Chrysologue - sermon sur le Notre Père

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La parabole de l’ivraie

Évangile selon saint Matthieu 13, 36-43

En ce temps-là, laissant les foules, Jésus vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. » Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ; le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais. L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde. Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ; ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

Écouter cette méditation

Prière

Jésus, me voici en ta présence pour venir t’écouter. Pourtant, comme tes disciples, j’ai besoin de ton aide pour comprendre ton langage qui reste parfois mystérieux et impénétrable.

Demande

Ouvre mes oreilles pour que j’entende ta Parole. Révèle-moi les trésors de ta sagesse et explique-moi cette parabole.

Réflexion

1. Aujourd’hui, Jésus nous donne les clés de lecture pour interpréter la parabole de l’ivraie. Cette parabole parle de la fin des temps. C’est donc une parabole eschatologique, qui nous oriente vers la fin de toute chose, lorsque Dieu se donnera à voir, lorsqu’il rétablira la justice sur tous les vivants et lorsqu’il fera entrer ses fils dans son Royaume. Pourtant, cette parabole sur les temps derniers doit aussi éclairer notre présent.

La première chose que Jésus explique, c’est que c’est lui qui a semé le bon grain dans le champ, c’est-à-dire que c’est lui qui a suscité des fils de son Royaume dans le monde. C’est lui qui est à l’œuvre dans nos vies, c’est lui qui fait grandir dans nos cœurs l’aspiration à le connaître toujours plus, c’est lui qui attise sans cesse notre soif de vérité et notre désir de Dieu. Encore faut-il savoir reconnaître l’action de Jésus dans notre vie : ses dons, ses grâces, sa force dans l’épreuve, sa compagnie dans la solitude, sa paix dans les tensions ou dans les conflits… Savoir déceler sa présence par une fine écoute, c’est déjà lui répondre.

2. La deuxième chose que nous apprend la parabole, c’est que le Mauvais est lui aussi à l’œuvre. Il ne sème pas du bon grain, mais de l’ivraie. Lui aussi se suscite « des fils ». Ce sont ceux qui font le mal et qui sont des occasions de chute pour les autres.

Pourtant, les fils du Royaume et les fils du Mauvais grandissent ensemble, en partageant le même monde. Impossible de les séparer et de les distinguer clairement tant qu’ils marchent sur le chemin de la vie côte à côte. Car tant que l’on avance, on a toujours la possibilité de changer, pour le meilleur ou pour le pire. Le temps qui nous est donné sur terre est le temps nécessaire à notre conversion. Comme l’écrit l’apôtre Pierre dans son épître : « Le Seigneur ne tarde pas à tenir sa promesse, alors que certains prétendent qu’il a du retard. Au contraire, il prend patience envers vous, car il ne veut pas en laisser quelques-uns se perdre, mais il veut que tous parviennent à la conversion. » (2 P 3, 9)

3. Mais il serait naïf de penser que les hommes puissent être simplement classés en deux catégories : les bons d’un côté et les mauvais de l’autre. Sans doute devons-nous aussi maintenir que la frontière entre le bien et le mal existe également en nous-mêmes. Que le bon grain et l’ivraie se côtoient et poussent ensemble dans nos cœurs : nous le savons bien par expérience. Alors, la parabole de Jésus nous rappelle que Dieu ne s’en scandalise pas. Il sait de quoi nous sommes faits. Il sait que nous vivons bien souvent tiraillés entre le bien et le mal. Il sait que le combat a lieu d’abord à l’intérieur de nous et pas tant à l’extérieur.

Le temps de cette vie est donc le temps d’un combat, le temps propice pour nous tourner toujours plus vers Dieu, bref le temps de notre conversion. Mais surtout, sans nous effrayer de voir l’ivraie pousser avec le bon grain. Si Jésus ne s’en inquiète pas, pourquoi nous en inquiéterions-nous ? Offrons-lui plutôt ce que nous sommes. Cessons de nous regarder nous-mêmes et employons notre énergie à le servir. Le Seigneur se chargera de séparer lui-même le bien et le mal qui se déchirent en nous.

Dialogue avec le Christ

Merci, Jésus, pour ta Parole qui m’éclaire. Merci pour ta patience envers moi. Tu connais le combat que je traverse. Viens semer dans mon champ le bon grain qui me fait chaque jour vivre comme un fils de ton Royaume.

Résolution

Je m’organiserai ces prochains jours pour aller me confesser, c’est-à-dire pour donner à Jésus l’occasion de tout me pardonner et de me libérer déjà de l’ivraie qui m’habite.

Emanuelle Pastore, consacrée de Regnum Christi
Méditations: Regnum Christi 
Texte de l’Évangile et informations liturgiques: © AELF - Paris - Tous droits réservés

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Bonjour mes frères et soeurs je vous invite pour les Laudes

OFFICE DES LAUDES
INTRODUCTION
V/ Seigneur, ouvre mes lèvres, 
R/ et ma bouche publiera ta louange.
ANTIENNE INVITATOIRE

Le Seigneur est notre roi : venez, adorons-le.

PSAUME INVITATOIRE : (94)

1 Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
2 Allons jusqu'à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !

3 Oui, le grand Dieu, c'est le Seigneur,
le grand roi au-dessus de tous les dieux :
4 il tient en main les profondeurs de la terre,
et les sommets des montagnes sont à lui ;
5 à lui la mer, c'est lui qui l'a faite,
et les terres, car ses mains les ont pétries.

6 Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
7 Oui, il est notre Dieu ; +
nous sommes le peuple qu'il conduit,
le troupeau guidé par sa main.

Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ? +
8 « Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
comme au jour de tentation et de défi,
9 où vos pères m'ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit.

10 « Quarante ans leur génération m'a déçu, +
et j'ai dit : Ce peuple a le cœur égaré,
il n'a pas connu mes chemins.
11 Dans ma colère, j'en ai fait le serment :
Jamais ils n'entreront dans mon repos. »

HYMNE : SOLEIL LEVANT

D. Rimaud — CNPL

Soleil levant
Sur ceux qui gisent dans la mort,
Tu es venu
pour que voient ceux qui ne voient pas,
Et tu guéris l’aveugle-né.
Ô viens, Seigneur Jésus !
Lumière sur le monde ;
Que nous chantions pour ton retour :

R/ Béni soit au nom du Seigneur
Celui qui vient sauver son peuple !

Agneau pascal,
Agneau qui sauves de l’exil,
Tu es venu
racheter les brebis perdues,
Et tu payas le prix du sang.
Ô viens, Seigneur Jésus !
Berger des sources vives ;
Que nous chantions pour ton retour :

R/ Béni soit au nom du Seigneur
Celui qui vient sauver son peuple !

ANTIENNE

L’homme au cœur pur, aux mains innocentes, gravira ta montagne, Seigneur.

PSAUME : 23

1 Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
2 C'est lui qui l'a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.

3 Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
4 L'homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles
   (et ne dit pas de faux serments).

5 Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
6 Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face !

7 Portes, levez vos frontons, +
élevez-vous, portes éternelles :
qu'il entre, le roi de gloire !

8 Qui est ce roi de gloire ? +
C'est le Seigneur, le fort, le vaillant,
le Seigneur, le vaillant des combats.

9 Portes, levez vos frontons, +
levez-les, portes éternelles :
qu'il entre, le roi de gloire !

10 Qui donc est ce roi de gloire ? +
C'est le Seigneur, Dieu de l'univers ;
c'est lui, le roi de gloire.

ANTIENNE

Béni soit Dieu, le Vivant ! Béni soit son règne !

PSAUME : CANTIQUE DE TOBIE (TB 13)

2 Béni soit Dieu, le Vivant, à jamais !
Béni soit son règne !

C'est lui qui frappe et fait grâce, +
qui mène à l'abîme et en ramène :
nul n'échappe à sa main.

3 Rendez-lui grâce, fils d'Israël, à la face des nations
où lui-même vous a dispersés ;
4 là, vous montrerez sa grandeur :
exaltez-le à la face des vivants.

Il est notre Dieu, notre Père,
le Seigneur, pour les siècles des siècles !

5 Il vous frappait pour vos péchés,
maintenant il fait grâce :
il vous rassemble de toutes les nations
où vous étiez disséminés.

6 Si vous revenez vers lui de cœur et d'âme +
pour vivre, dans la vérité, devant lui, *
alors il reviendra vers vous
   et jamais plus ne cachera sa face.

7 Regardez ce qu'il a fait pour vous,
rendez-lui grâce à pleine voix !
Bénissez le Seigneur de justice,
exaltez le Roi des siècles !

8 Et moi, en terre d'exil, je lui rends grâce ; *
je montre sa grandeur et sa force
   au peuple des pécheurs.

« Revenez, pécheurs, +
et vivez devant lui dans la justice. *
Qui sait s'il ne vous rendra pas
   son amour et sa grâce ! »

9 J'exalterai mon Dieu, le roi du ciel ;
mon âme se réjouit de sa grandeur.
Bénissez le Seigneur, vous, les élus !
Fêtez-le, rendez-lui grâce !

ANTIENNE

Seigneur, ton amour soit sur nous comme notre espoir est en toi.

PSAUME : 32

1 Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes !
Hommes droits, à vous la louange !

2 Rendez grâce au Seigneur sur la cithare,
jouez pour lui sur la harpe à dix cordes.
3 Chantez-lui le cantique nouveau,
de tout votre art soutenez l'ovation.

4 Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;
il est fidèle en tout ce qu'il fait.
5 Il aime le bon droit et la justice ;
la terre est remplie de son amour.

6 Le Seigneur a fait les cieux par sa parole,
l'univers, par le souffle de sa bouche.
7 Il amasse, il retient l'eau des mers ;
les océans, il les garde en réserve.

8 Que la crainte du Seigneur saisisse la terre,
que tremblent devant lui les habitants du monde !
9 Il parla, et ce qu'il dit exista ;
il commanda, et ce qu'il dit survint.

10 Le Seigneur a déjoué les plans des nations,
anéanti les projets des peuples.
11 Le plan du Seigneur demeure pour toujours,
les projets de son cœur subsistent d'âge en âge.

12 Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu,
heureuse la nation qu'il s'est choisie pour domaine !
13 Du haut des cieux, le Seigneur regarde :
il voit la race des hommes.

14 Du lieu qu'il habite, il observe
tous les habitants de la terre,
15 lui qui forme le cœur de chacun,
qui pénètre toutes leurs actions.

16 Le salut d'un roi n'est pas dans son armée,
ni la victoire d'un guerrier, dans sa force.
17 Illusion que des chevaux pour la victoire :
une armée ne donne pas le salut.

18 Dieu veille sur ceux qui le craignent,
qui mettent leur espoir en son amour,
19 pour les délivrer de la mort,
les garder en vie aux jours de famine.
  
20 Nous attendons notre vie du Seigneur :
il est pour nous un appui, un bouclier.
21 La joie de notre cœur vient de lui,
notre confiance est dans son nom très saint.

22 Que ton amour, Seigneur, soit sur nous
comme notre espoir est en toi !

PAROLE DE DIEU : (RM 13, 11B.12 13A)
C’est le moment, l’heure est venue de sortir de votre sommeil. La nuit est bientôt finie, le jour est tout proche. Rejetons les activités des ténèbres, revêtons-nous pour le combat de la lumière. Conduisons-nous honnêtement, comme on le fait en plein jour.
RÉPONS

R/ Dieu, tu es mon Dieu,

 

* Je te cherche dès l'aube.

 

V/ Comment découvrir ta lumière ? *

 

V/ Où saisir un reflet de ta gloire ? * R/

ANTIENNE DE ZACHARIE

Nous devançons le soleil pour te rendre grâce, Dieu de l'univers.

CANTIQUE DE ZACHARIE (LC 1)

68 Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël,
qui visite et rachète son peuple.

69 Il a fait surgir la force qui nous sauve
dans la maison de David, son serviteur,

70 comme il l'avait dit par la bouche des saints,
par ses prophètes, depuis les temps anciens :

71 salut qui nous arrache à l'ennemi,
à la main de tous nos oppresseurs,

72 amour qu'il montre envers nos pères,
mémoire de son alliance sainte,

73 serment juré à notre père Abraham
   de nous rendre sans crainte,

74 afin que, délivrés de la main des ennemis, +
75 nous le servions dans la justice et la sainteté,
en sa présence, tout au long de nos jours.

76 Et toi, petit enfant, tu seras appelé
   prophète du Très-Haut : *
tu marcheras devant, à la face du Seigneur,
   et tu prépareras ses chemins

77 pour donner à son peuple de connaître le salut
par la rémission de ses péchés,

78 grâce à la tendresse, à l'amour de notre Dieu,
quand nous visite l'astre d'en haut,

79 pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres
   et l'ombre de la mort, *
pour conduire nos pas
   au chemin de la paix.

INTERCESSION

Appelés avec le Christ à devenir louange à la gloire de son Père, nous l’acclamons :


R/

Notre Sauveur et notre Dieu !

 

Réveillés de notre sommeil et relevés d’entre les morts,
— nous offrons par toi le sacrifice de louange.

 

Donne-nous de garder aujourd’hui tes commandements,
— en faisant comme toi ce qui plaît au Père.

 

À chaque heure de ce jour, puissions-nous te bénir :
— que nos paroles et nos actes soient ta vraie louange.

 

Accorde-nous de ne contrister personne aujourd’hui ;
— à ceux qui nous rencontrent, fais-nous porter la joie.

 
NOTRE PÈRE
ORAISON

Seigneur, notre Dieu, tu nous a envoyé ton Fils Jésus : dans nos ténèbres, il a fait jaillir la lumière de sa vie ; qu'il nous réveille maintenant de tout sommeil, qu'il nous relève de toute mort. Grâce à lui, nous vivrons pour toi et nous marcherons vers ton Royaume. Toi qui règnes avec lui et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

 

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Bonjour tout le monde ma petite nouvelle à suivre

Bonjour tout le monde ma petite nouvelle à suivre
Bonjour tout le monde ma petite nouvelle à suivre

 

Le Journal de Kiwi (suite)
Mardi 29 et mercredi 30 septembre 2009
MARDI 29 SEPTEMBRE 2009
 
Serge est malade. Maman dit en riant :
  • Bébé va mourir, car il a mal au pied !
Je vais faire un bisou à Serge. Mais quel casse pied si je peux dire ! Voilà qu’il se lève à une heure du matin pour annuler le taxi pour la semaine ! D’abord c’est quoi un taxi ? Bien que je le regarde il ne m’explique pas. Il dit à maman
  • fait moi un pansement avec une bande.
Il s’énerve, il a mal
  • Serre là, sinon elle va s’en aller.
Moi je trouve çà rigolo cette bande qui s’enroule autour du pied de Serge ! Il n’a même pas de blessure ! J’essaie de dire à maman avec mes pattes que c’est inutile. Mais bah ! personne n’écoute. Alors je le transforme en jeux.
Voilà -t-y pas que Monsieur à faim ! Il est trois heures du matin. Mais, quand allons nous dormir ? Les habitants du dessus n’ont pas arrêté de déménager des meubles, de  gratter, je ne sais quoi ! Maman venait juste de s’endormir. Je le sais, elle ronfle en musicienne. C’est comme un violon, cela me berce. De temps en temps elle fait pouf !pouf ! Ce n’est pas comme Serge. Lui c’est le clairon du régiment à minuit. La nuit c’est un vrai concert à eux deux !
Mais revenons à nos moutons, si je puis dire ! Il est quatre heures et Serge  retéléphone ! Cette fois pour dire à son copain qu’il ne va pas travailler, et voir le médecin.
Ah enfin il se recouche. Maman comme d’habitude se lève à cinq heures trente et va à son micro pour mon journal. Elle déjeune à son bureau. Une fois j’ai voulu goûter, elle m’a prévenu:
  • Je suis sûre que tu n’aimes pas.
Devant mon insistance elle a fini par céder. C’est comme mes croquettes mais c’est moins bon. Depuis je ne lui en demande plus !
A neuf heures et demi maman et moi nous partons. Je fais ma petite comédie, cela est devenu un rituel. Elle met mon harnais, je la suis, et quand la porte est ouverte que je vois le couloir, je m’assoie sans bouger. Alors elle est obligée de me tirer sur le parquet ciré. Une fois la porte fermée je me lève et va directement devant la porte de l’ascenseur !
Dans l’allée de la cour, tout se passe bien, et je recommence comme à la maison, sauf que je ne suis pas assise, le sol est trop rugueux !
J’essaie comme toujours de retourner à la maison, mais comme elle ne veut pas céder, c’est moi, qui décide du parcourt. Tout au moins c’est ce que je croyais !
Jusqu’à la rue de Lagny, c’était bon, mais voilà qu’elle veut traverser la rue toujours sur cette sacrée bande blanche ! Et l’on continue le long des travaux. Un gros chien et sa maîtresse sort, je perçois sa méchanceté, pour moi c’est un ennemi. Mais je n’ai pas peur, cette, je sais que maman aura la bonne solution. Maman s’arrête, et la dame tire le gros cabot  plus loin. Alors maman et moi nous faisons demi-tour. On traverse une nouvelle fois la rue, mais au lieu de rentrer, nous prenons cette rue nous la longeons sur le trottoir, et nous le suivons sans avoir à traverser çà n’en finit pas. Nous avons pris plusieurs rues, sans jamais traversé une rue. Cette ville est extraordinaire. Les voitures, les motos, les hommes qui courent, et arrivent par-derrière. C’est toujours cette peur. Sur ce parcourt il y a deux sortent de canons qui dépassent du mur, je me mets à trembler. Maman me rassure en me disant
  • Se sont des bouches de secours en cas d’incendie.
Elle me tire et bien sûr rien n’arrive. Et nous repartons. J’ai envie de courir pour rentrer plus vite à la maison. Enfin nous rentrons sans rien de plus. J’ai ma petite récompense habituelle.
Serge est absent. Le timbre de la sonnette se fait puissant. C’est Serge qui est à la porte avec les courses. Il est allé voir le médecin, et il revient avec des aliments ainsi que les médicaments. Maman doit faire un pansement à Serge pour maintenir la compresse d’alcool ! Il parait qu’il a un caillot au talon, et le docteur lui a donné des médicaments.
Maman a préparé la cuisine, ça sent drôlement bon C'est un poulet rôti avec des frites. Ce soir ce sera ratatouille niçoise. A midi elle m'apporte ma part du poulet qu'elle a fait cuire.
  • Nous partageons avec toi
Je sens et je suis ravi. Il y en a pas beaucoup, c’est la première fois que je participe un peu à leur repas. Que je suis contente! L’après midi elle me laisse avec Serge pour aller prendre le café chez Fernanda. Je ne suis pas contente qu’elle me quitte.
Ce soir j’ai un repas copieux mais beaucoup plus tard que d’habitude. Je vois maîtresse se préparer pour sortir et prendre mon attirail. Alors je me presse d’arroser copieusement le séjour. Et voilà, mon affaire est faite ! Ce soir j’ai gagné ! Elle me dit :
  • Vilaine ! tu es une grosse vilaine, une cochonne !
Elle nettoie nerveusement. Moi, çà je me fais rire.
Monique s’en va dormir. Moi je la rejoins, elle ne m’a rien donné à part la boisson. Je n’ai pas eu ma récompense. Je m’en moque. J’ai tellement bien mangé avant et c’était si bon ! Mais là, c’est la déception. Elle me dit :
  • Non, vas-t’en tu as été vilaine
J’insiste et d’une voix impérative et sans en appel elle renouvelle
  • Non, tu es une Vilaine.!
Alors je m’impose en me couchant sous la table. Là elle me dit
  • Tu es une grosse vilaine.
Elle m’observe, et moi je fais semblant de la mépriser. Son silence ne me dit rien qui vaille. Elle se couche et me tourne le dos ! Alors je me lève, mes pattes avant sur le lit pour lui faire câlin. Elle ne bouge pas, comme j’insiste elle me file une tape sans se retourné. Elle ne m’a même pas fait mal, seulement c’est la première fois qu’elle me tape. Là-bas c’était des coups de bâtons quand je faisait des bêtises Et elle me dit: sévèrement
  • vas te coucher tu es une vilaine.,
Elle qui d’habitude me dit Pupuce, tu es belle, tu es un amour de fifille, je suis blessée.
A une heure du matin elle bouge, alors je vais lui demander pardon. Elle me sourit et me dit :
  • Quoique  tu as été vilaine, je t’aime quand même.
Et là que je suis contente, je coure dans l’appartement tout, et je viens lui faire câlin.
J’ai bien dormi cette fois, mais je n'ai pas envie de recommencer.
 
MERCREDI 30 SEPTEMBRE 2009
 
Ce matin elle se lève très tôt, déjeune et s’habille nous sortons. Je suis heureuse. Je continue mon petit rituel, mais aujourd’hui elle me dit :
  • Arrête ton cirque !
Aujourd’hui  lorsque, nous somme arrivées dans la rue après avoir fait à la grille mon cirque habituel comme elle dit souriante et semi-menaçante:
  • Ce matin tu ne fais pas de fantaisie, maintenant tu connais le quartier alors, promène moi. Mais ne te fais pas d'illusion.
Elle me laisse choisir la direction, et là tout va bien. RAS comme elle dit. Sauf que nous avons rencontré un épagneul qui tire autant que moi sa maîtresse. Ils ont traversé la rue. Et l’on c’est dit bonjour. Quand on s’est séparé, j’avais du chagrin. Maman me dit
  • Il ressemble à un copain que tu aimais bien ?
Comment peut-elle savoir çà ! Sûre qu’il lui ressemble. Mais je ne sais pas son nom. Elles ne sont rien dites. Pourtant elles auraient voulu se dire pleins de choses. TJ’aurai aimé qu’elles parlent, elles sont tellement elles sont gentilles toutes les deux !
Le rituel du soir, arrivé sur le trottoir, je fais ma petite comédie habituelle, comme elle ne cède toujours pas, je fais ma petite commission et nous rentrons de suite. Qu’elle chance ce soir. Rien à l’horizon !

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Bonsoir les amies et amis bonne nuit à demain

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Bonsoir mes frères et mes soeurs

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Handicap être Chrétien et handicapé!

Office Chrétien des Personnes Handicapées (OCH)

L’Office Chrétien des Personnes Handicapées est une fondation au service des personnes handicapées, de leur famille, de leurs amis, qui s’articule autour de trois missions : 

 

Un quatuor d’actrices épatantes autour de la maladie d’Alzheimer. ©France Télévision / France 2

La vie à l'envers
Trois sœurs confrontées à la maladie d’Alzheimer de leur mère : telle est la trame de ce téléfilm familial, qui sait mêler gravité, humour et tendresse.

Pendant des vacances familiales à Etretat, Nina, 68 ans, s’égare en mer. Quelques semaines plus tard, la voilà qui signe un chèque de 30 000 euros à Mélenchon… Pour les trois filles de cette veuve, l’idée s’impose : quelque chose ne tourne plus rond dans la tête de leur mère. Les médecins ne tardent pas à faire le diagnostic, Nina est atteinte de la maladie d’Alzheimer. Face à la situation, ces sœurs si différentes sont amenées à coopérer. Désormais, il va falloir organiser autrement la vie de Nina, faire appel à des aides, se relayer.

L’avis d’Ombres et Lumière

Ce téléfilm porte la marque reconnaissable de son auteur, Anne Gaffieri, réalisatrice de la série familiale à succès Fais pas-ci, fais pas ça. Avec un rythme enlevé, fort d’un quatuor d’actrices épatantes (dont Marthe Keller et l’exquise Isabelle Carré), La vie à l’envers s’efforce de doser drame et comédie, émotion et légèreté – quitte à déraper une ou deux fois dans la vulgarité. Mais surtout, le film aborde clairement toutes les grandes problématiques d’une telle situation : du point de vue de la personne malade (déni, refus de la dépendance, perte de repères), comme du point de vue des proches (réorganisation du quotidien, relations avec les aides à la personne, recherche d’une solution dans la durée, place des conjoints…). La façon dont la maladie de la mère réactive les tensions enfouies dans la fratrie est particulièrement bien sentie. Bref, un film qui peut aider les familles concernées à se poser les bonnes questions et à dédramatiser ; et qui sensibilisera le grand public à une préoccupation majeure de nos sociétés vieillissantes.

Cyril Douillet - Ombresetlumiere.fr - 19 septembre 2016

France 2, mercredi 21 septembre 2016, 20h55

« ll faut que les frères et sœurs puissent dire qu’ils en ont marre »
Sœur d’une femme IMC, Margaux Bonhomme, cinéaste, s’est inspirée de cette expérience pour réaliser son premier film, « Marche ou crève », sorti en salles en décembre dernier et désormais disponible en DVD. Témoignage.

A 35 ans, il était temps que je fasse un long métrage. Je me suis dit : sur quoi ai-je un point de vue hors du commun ? C’est le sujet de la séparation d’avec ma sœur qui s’est imposé. Finaliser le film m’a révélé beaucoup de tendresse et d’amour, plus que je ne l’imaginai au début. Les spectateurs m’ont pourtant renvoyé que je n’y allais pas « avec le dos de la cuiller » … Je suis un peu tombée des nues car j’ai baigné dans cette dureté, dans cet environnement. Ma sœur IMC est née deux ans avant moi… J’ai ouvert les yeux sur le monde avec quelqu’un comme elle.

Quand j’ai fait le film, j’ai voulu montrer ce qu’il y avait de beau, et ce qu’il y a de plus dur. C’est le dilemme du personnage : en faisant ma vie loin de ma sœur, qu’est-ce que je quitte, qu’est-ce que je gagne ? Elisa, l’héroïne, est proche de mon histoire. J’ai puisé dans mes souvenirs comme dans un bon dessert : j’ai pris ce que j’aimais bien, le reste je l’ai mis de côté. Je n’ai pas résumé 40 ans de vie ; le sujet c’est ce passage à la vie adulte, et ce sentiment d’abandonner quelqu’un qui avait tant besoin de nous. En faisant le film, j’ai réalisé assez cruellement que ce « problème » - qu’est-ce qu’il faut faire quand un frère, une sœur a besoin de vous - n’était pas réglé et ne le sera jamais, bien que ma sœur soit accueillie dans un centre, car c’est un équilibre fragile.

L'amour prévaut

 

Le sentiment de rejet, de grande colère, à l’égard de ma sœur, a été inavouable pendant longtemps pour moi, alors qu’il ne devrait pas l’être ; l’ambivalence est quelque chose de très humain. Des sentiments d’amour et de haine cohabitent, mais l’amour prévaut. J’ai l’impression que les frères et sœurs qu’on nous montre habituellement, ce sont les frères et sœurs courage, ceux qui font du mieux possible, qui vont toujours bien… et qui ne peuvent pas dire qu’ils en ont marre ! La souffrance vient de là, de cette impossibilité d’exprimer la colère et le ras-le-bol.

La culpabilité, aussi… Je dis toujours que je suis née coupable : jeune, j’étais coupable de m’amuser, de réussir les choses… Ce sont mes parents qui m’ont aidé à tracer ma propre voie, en s’occupant de ma sœur, et en m’encourageant à faire ce que je voulais. Mais j’ai dû aussi radicalement tourner le dos à tout ça, j’ai été dans la fuite en avant. Je suis revenue vers elle vers 35 ans, après avoir mis en place ma vie professionnelle. C’est un long chemin… Si les choses sont verbalisées c’est mieux ! J’ai fini par faire une longue thérapie.

Sur le plan affectif, j'ai longtemps pensé que je ne pouvais pas m’engager, d’abord parce que j’arrivais avec un « fardeau », ensuite parce que je craignais d’abandonner ma sœur. J’ai donc multiplié les histoires impossibles pendant des années, avant de fonder une famille.

Être sœur c’est une condition particulière dans l’existence, je ne vois pas les choses de la même manière que tout le monde. Pour moi, le handicap fait partie de la normalité. Le handicap d’une sœur s’accompagne de la notion de devoir et de responsabilité, qui rend adulte très tôt - trop tôt. Mais le handicap n’est pas devenu une cause, je ne voulais pas faire ma vie autour de ça.

Propos recueillis par Cyril Douillet et Florent Bénard, ombresetlumiere.fr - 04 juillet 2019

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dernière Information de l'oeuvre d'Orient

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Paul Morinière, artisan de paix

Derrière le bureau étroit de l’Œuvre d’Orient, à Paris, Paul Morinière ne tient pas en place. Le jeune homme de 23 ans effectue un passage éclair en France avant de repartir pour Beyrouth (Liban). Il ne peut se poser, l’esprit tourné vers la mission qu’il vient de quitter.

En janvier 2019, après des études de commerce à Cergy-Pontoise (Val-d’Oise), le jeune Parisien décide de passer un an au service des autres. Avec son ami Maximilien, il s’engage à l’Œuvre d’Orient, l’organisation qui soutient les communautés chrétiennes au Moyen-Orient. Leur mission est de mettre en relation de jeunes entrepreneurs arabes chrétiens afin qu’ils participent aux Journées régionales de la jeunesse (lire l’encadré ci-dessous).

L’Occident voit les chrétiens d’Orient comme des persécutés mais ils possèdent une force et une envie de construire la paix qui laissent sans voix.

« De sa paix dépendra votre paix. » Le thème des JRJ encourage les chrétiens à devenir des bâtisseurs dans leur pays. Un enjeu de taille dans des territoires marqués par les conflits et le passage de Daech. Rien qu’en Irak, les trois quarts des chrétiens ont émigré au cours des trente dernières années.

Pendant plusieurs mois, Paul et Maximilien ont sillonné l’Irak, mais aussi l’Égypte et le Liban, à leur rencontre. Certains ont monté des dispensaires pour personnes handicapées, d’autres, des centres de microcrédit pour faciliter la reconstruction. Ils ont un fort désir de partager leurs initiatives et de se rencontrer. « On a une grosse pression. On reçoit des messages des Irakiens presque tous les jours : ils sont si motivés ! » constate Paul.

Les récits glaçants des exactions de Daech

En parallèle, pour « décompresser », il a décidé de s’investir comme aide-soignant avec les Sœurs de la Charité dans un hôpital au sud de Beyrouth. « Auprès des malades, ma mission de volontaire chrétien prend tout son sens », révèle Paul, dont le ton s’apaise subitement quand il évoque les sœurs de Beyrouth, exemple d’espérance joyeuse.

« L’Occident voit les chrétiens d’Orient comme des persécutés mais ils possèdent une force et une envie de construire la paix qui laissent sans voix », assure-t-il. Depuis sept mois, Paul a appris à écouter. Même les récits glaçants des exactions de Daech.

Pour que ces histoires retentissent dans le cœur des autres, ces « témoins » sont invités aux JRJ. Au programme : tables rondes, conférences, et avant tout convivialité. « Nos amis syriens n’ont pas fait la fête depuis onze ans », rappelle Paul.

Après ce temps de partage qui durera jusqu’au 4 août, il espère la création d’un réseau d’entrepreneurs pour échanger. Pour lui, c’est cela l’Église universelle.

 

Journées régionales de la jeunesse

Les JRJ sont organisées par les Jésuites de la Province du Moyen-Orient et l’Œuvre d’Orient depuis 2006, sur le modèle des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ). En 2019, 420 jeunes chrétiens libanais, égyptiens, syriens, jordaniens, irakiens et français sont attendus du 27 juillet au 4 août à Beyrouth (Liban).

 

  • ACTUALITÉS
Les Journées Régionales de la Jeunesse 2019, ça commence aujourd'hui !
Les Journées Régionales de la Jeunesse (JRJ) sont un grand rassemblement organisé par les Jésuites de la Province du Moyen-Orient et l’Œuvre d’Orient. Le thème de cette année est celui de l’Espérance, inspiré de la citation du livre de Jérémie :
 
« De sa paix dépendra votre paix »
 
Cette rencontre se veut donc construite pour les 18-30 ans autour de 2 thèmes fondamentaux : l’engagement et l’espérance.
 

L’Œuvre d’Orient sera partenaire de ces journées, et animera une partie des tables rondes et ateliers sur la thématique de l’engagement et la responsabilité des chrétiens dans la société, du 27 juillet au 4 août.

Des intervenants de divers pays se succéderont : des jeunes engagés dans l’action sociale en Syrie par la création de lieux de formation pour les étudiants et les jeunes professionnels, des jeunes entrepreneurs, des artistes, des journalistes, des témoins de la paix et du pardon dans leur pays.

L’Œuvre d’Orient s’investit plus particulièrement auprès de la délégation irakienne qui se rendra à Beyrouth pour ces JRJ. Nous avons eu la chance de rencontrer de jeunes irakiens engagés pour la reconstruction des villes détruites par Daech, pour l’insertion des personnes handicapées, pour promouvoir la place des femmes… Nous voulons les aider à se rendre aux JRJ afin de rencontrer d’autres chrétiens orientaux engagés, et partager sur leurs initiatives.

 
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