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Seigneur, apprends-moi à prier !

Évangile selon saint Luc 11, 1-13

Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. » Il leur répondit : « Quand vous priez, dites :

Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui nous ont des torts envers nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation. »

Jésus leur dit encore : « Imaginez que l’un de vous ait un ami et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander : “Mon ami, prête-moi trois pains, car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir.” Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond : “Ne viens pas m’importuner ! La porte est déjà fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose.” Eh bien ! Je vous le dis : même s’il ne se lève pas pour donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu’il lui faut.

Moi, je vous dis : Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira.

Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ? Ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »

Écouter cette méditation

Prière

La vie des disciples du Christ, notre vie de chrétien, ma vie à moi est une vie d’union à Dieu par amour. Sinon, tout est inutile. Parce que je suis appelé à vivre selon le message du Sauveur, il me faut entrer dans cette prière ardente et fervente. J’ai besoin de « préparer le chemin du Seigneur, besoin de rendre droits ses sentiers ». Quand Jésus priait, il priait beaucoup, il passait des nuits à prier, mais l’Évangile ne suffit pas à savoir comment faire.

Demande

Seigneur, apprends-moi à prier. Je voudrais savoir prier au plus intime de moi-même, sans rabâcher, sans aligner des mots sans penser à ce que je dis. Seigneur, écoute ma prière et laisse monter ma demande jusqu’à toi.

Réflexion

1. « Quand vous priez, dites : Père (…) »

Seigneur, quand tu me rappelles que celui que je prie est mon Père, tu me rappelles ma véritable identité, celle de l’enfant devant son Père. Mon attitude est-elle celle du fils qui se réfugie dans les bras du père après un long chemin cahoteux ou celle du « fils aîné » qui se met en colère et ne veut pas entrer, refusant tout dialogue parce qu’il ne comprend pas et n’accepte pas l’attitude miséricordieuse du Père.

Seigneur, tu veux que je t’écoute et que je sache garder l’unité dans l’humilité, que je sache écouter et respecter les autres, que je sache dialoguer avec eux. Tu ne veux pas que je cherche à imposer mon avis sans faire attention aux arguments des autres. Accorde-moi la grâce de comprendre les besoins de mes frères qui sont autour de moi. Puisque ces hommes qui sont là sont mes frères, c’est qu’ils sont aussi tes enfants. Accorde-moi de savoir vivre avec toi cet amour fraternel en me comportant envers eux comme tu t’es comporté envers nous tous.

2. « (…) que ton nom soit sanctifié (…) »

Seigneur, tu sais bien qu’au fond de moi, je désire, je souhaite et je veux que ton nom soit respecté et dignement prononcé. Sanctifier ton nom, c’est te louer, te bénir, te chanter, dire les merveilles que chante toute la création.

De même, tu m’appelles à demander avec force et ferveur, avec confiance mais sans rabâcher parce que toi, Dieu Trinitaire, tu sais tout ce dont j’ai besoin. Tu veux que mon esprit, mes lèvres et mon cœur ne te parlent que d’une seule voix et traduisent l’amour que je voudrais te manifester.

3. « Seigneur, que ton Règne vienne. »

Tu as envoyé des apôtres et tes disciples annoncer la Bonne Nouvelle à la terre entière et c’est à moi aussi que tu as confié cette mission. Seigneur, ce n’est pas le faire qui est important : j’ai d’abord besoin de savoir être ce que tu veux que je sois au milieu du monde où tu m’as envoyé. Être ton témoin, tout petit mais fidèle.

Seigneur, pour que ton Règne vienne, il nous faut bien comprendre quels sont nos véritables besoins : les miens mais, d’abord et surtout, ceux des autres. Les besoins de notre corps, besoins de nos esprits et de nos âmes : besoin de pain de ce jour, ce pain quotidien qui a le goût du partage et du service.

4. « Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. »

Seigneur, donne-moi le pain, ce pain que tu promets quand tu demandes de venir à toi parce que tu as le vrai Pain, celui dont j’ai besoin, dont les hommes et le monde entier ont besoin ; le vrai Pain, celui qui descend du ciel et nous communique ta vie, ton amour, ta générosité, qui nous communique la vraie vie !

Dialogue avec le Christ

Mais, Seigneur, pour recevoir ta vraie vie, accorde-moi ton pardon et ta miséricorde.

Résolution

Demander la grâce d’une prière intime et fervente dont chaque mot vienne du cœur.

Cécile Beaure d'Augères, consacrée de Regnum Christi
Méditations: Regnum Christi 
Texte de l’Évangile et informations liturgiques: © AELF - Paris - Tous droits réservés

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Bonjour mes frères et soeurs Seigneur, éternel est ton amour : n’arrête pas l’œuvre de tes mains.

LECTURES DE LA MESSE
PREMIÈRE LECTURE
« Que mon Seigneur ne se mette pas en colère si j’ose parler encore » (Gn 18, 20-32)

Lecture du livre de la Genèse

    En ces jours-là,
les trois visiteurs d’Abraham allaient partir pour Sodome.
    Alors le Seigneur dit :
« Comme elle est grande,
la clameur au sujet de Sodome et de Gomorrhe !
Et leur faute, comme elle est lourde !
    Je veux descendre pour voir
si leur conduite correspond à la clameur venue jusqu’à moi.
Si c’est faux, je le reconnaîtrai. »
    Les hommes se dirigèrent vers Sodome,
tandis qu’Abraham demeurait devant le Seigneur.
    Abraham s’approcha et dit :
« Vas-tu vraiment faire périr le juste avec le coupable ?
    Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville.
Vas-tu vraiment les faire périr ?
Ne pardonneras-tu pas à toute la ville
à cause des cinquante justes qui s’y trouvent ?
    Loin de toi de faire une chose pareille !
Faire mourir le juste avec le coupable,
traiter le juste de la même manière que le coupable,
loin de toi d’agir ainsi !
Celui qui juge toute la terre
n’agirait-il pas selon le droit ? »
    Le Seigneur déclara :
« Si je trouve cinquante justes dans Sodome,
à cause d’eux je pardonnerai à toute la ville. »
    Abraham répondit :
« J’ose encore parler à mon Seigneur,
moi qui suis poussière et cendre.
    Peut-être, sur les cinquante justes, en manquera-t-il cinq :
pour ces cinq-là, vas-tu détruire toute la ville ? »
Il déclara :
« Non, je ne la détruirai pas,
si j’en trouve quarante-cinq. »
    Abraham insista :
« Peut-être s’en trouvera-t-il seulement quarante ? »
Le Seigneur déclara :
« Pour quarante,
je ne le ferai pas. »
    Abraham dit :
« Que mon Seigneur ne se mette pas en colère,
si j’ose parler encore.
Peut-être s’en trouvera-t-il seulement trente ? »
Il déclara :
« Si j’en trouve trente,
je ne le ferai pas. »
    Abraham dit alors :
« J’ose encore parler à mon Seigneur.
Peut-être s’en trouvera-t-il seulement vingt ? »
Il déclara :
« Pour vingt,
je ne détruirai pas. »
    Il dit :
« Que mon Seigneur ne se mette pas en colère :
je ne parlerai plus qu’une fois.
Peut-être s’en trouvera-t-il seulement dix ? »
Et le Seigneur déclara :
« Pour dix, je ne détruirai pas. »

    – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 137 (138), 1-2a, 2bc-3, 6-7ab, 7c-8)

R/ Le jour où je t’appelle,
réponds-moi, Seigneur.
 (cf. Ps 137, 3)

De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :
tu as entendu les paroles de ma bouche.
Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne.

Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel,
tu fis grandir en mon âme la force.

Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble ;
de loin, il reconnaît l’orgueilleux.
Si je marche au milieu des angoisses, tu me fais vivre,
ta main s’abat sur mes ennemis en colère.

Ta droite me rend vainqueur.
Le Seigneur fait tout pour moi !
Seigneur, éternel est ton amour :
n’arrête pas l’œuvre de tes mains.

DEUXIÈME LECTURE
« Dieu vous a donné la vie avec le Christ, il nous a pardonné toutes nos fautes » (Col 2, 12-14)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens

Frères,
    dans le baptême,
vous avez été mis au tombeau avec le Christ
et vous êtes ressuscités avec lui par la foi en la force de Dieu
qui l'a ressuscité d’entre les morts.
    Vous étiez des morts,
parce que vous aviez commis des fautes
et n’aviez pas reçu de circoncision dans votre chair.
Mais Dieu vous a donné la vie avec le Christ :
il nous a pardonné toutes nos fautes.
    Il a effacé le billet de la dette qui nous accablait
en raison des prescriptions légales pesant sur nous :
il l’a annulé en le clouant à la croix.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE
« Demandez, on vous donnera » ( Luc 11, 1-13)

Alléluia. Alléluia. 
Vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ;
c’est en lui que nous crions « Abba », Père.
Alléluia. (Rm 8, 15bc)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière.
Quand il eut terminé,
un de ses disciples lui demanda :
« Seigneur, apprends-nous à prier,
comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. »
    Il leur répondit :
« Quand vous priez, dites :
‘Père,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne.
    Donne-nous le pain
dont nous avons besoin pour chaque jour
    Pardonne-nous nos péchés,
car nous-mêmes, nous pardonnons aussi
à tous ceux qui ont des torts envers nous.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation. »
    Jésus leur dit encore :
« Imaginez que l’un de vous ait un ami
et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander :
‘Mon ami, prête-moi trois pains,
    car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi,
et je n’ai rien à lui offrir.’
    Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond :
‘Ne viens pas m’importuner !
La porte est déjà fermée ;
mes enfants et moi, nous sommes couchés.
Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose’.
    Eh bien ! je vous le dis :
même s’il ne se lève pas pour donner par amitié,
il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami,
et il lui donnera tout ce qu’il lui faut.
    Moi, je vous dis :
Demandez, on vous donnera ;
cherchez, vous trouverez ;
frappez, on vous ouvrira.
    En effet, quiconque demande reçoit ;
qui cherche trouve ;
à qui frappe, on ouvrira.
    Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson,
lui donnera un serpent au lieu du poisson ?
    ou lui donnera un scorpion
quand il demande un œuf ?
    Si donc vous, qui êtes mauvais,
vous savez donner de bonnes choses à vos enfants,
combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint
à ceux qui le lui demandent ! »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Bonjour mes amies et amis, bon dimanche à tous et toutes

Le journal de Kiwi (suite)
DIMANCHE 27 SEPTEMBRE 2009
 
Ce matin le rituel habituel, mais elle vient me chercher dans la chambre avec le harnais. Elle n’a toujours pas réussi à le mettre en une fois ! Alors j’en profite pour aller faire un bisou à Serge. Ça le réveille et maman toujours aussi futée lui dit
  • Elle est allée chercher dû secours près de toi.
Et elle rit ! Bon ben tant pis j’y vais quand même.
Dans l’ascenseur, elle me dit
  • Nous sommes dimanche et à cette heure, (il est sept heures), il y a très peu de monde.  Après un court silence elle ajoute
  • Tu ne peux avoir peur !
Dans l’allée du jardin il y a du gazon fraîchement coupée. Se serait super si maman me laisser aller. Et bien non, elle me tire à nouveau. Enfin, nous sommes sur le trottoir du Boulevard, je me dépêche de faire mes petites affaires pour rentrer. Elle m’a caressé sur la tête, elle est contente. Et moi aussi. Mais elle me dit.
  • Il ne faut pas confondre promenade et sortie. Le matin c’est la promenade le soir c’est la sortie.
Alors, nous longeons le jardin interdis, jusqu’à la troisième entrée. Là il y a une maison en l’air avec plein de pigeons. Quand je les approche, ils se sauvent ! Pourtant eux ne sont pas mon problème, je les aime bien. Par contre, quand j’entends (croa-croa), je vois rouge, s’il m’approche je lui saute dessus ! Pauvre maman, elle a manqué de tomber, mais elle est solide heureusement. Mais ce corbeau s’est heureusement sauvé.
Enfin, nous rentrons sur le parcours nous retrouvons la copine Monique de Monique, et c’est encore la parlotte ! Seulement la copine Monique me caresse et je trouve qu’elle est super cette copine.
Ah enfin elles se décident de rentrer. En arrivant elle me libère et je cours embrasser Serge. On est content tous les deux. Je retourne à la cuisine maman à changer mon eau et …me donne du César ! Que je suis contente. Je lui fais un bisou, quelle me rend au centuple.
Dans l’après midi elle s’inquiète car je n’ai presque rien mangé. Alors elle a laissé son tricot et est venue me voir pour jouer. Elle est couchée à plat ventre. Sa tête est à ma hauteur et nous nous sommes amusé et fait des câlins. Serge est sur son ordi à côté de nous. C’est super ! Puis maman se lève avec beaucoup de difficulté, c’est la première fois que je vois qu’elle a des problèmes de locomotions.
Ce soir il faut toujours sortir, Cela est devenu un rituel. Je suis sur le tapis je la regarde amusée, car dans l’après midi nous avons bien joué. Mais elle a mon harnais et elle est habillée pour sortir. Je me laisse faire, et je coure au lit de Serge pour lui faire des bisous. J’en fais tellement que maman est obligée de me tirer pour sortir. et Serge se lève pour aller se laver le visage. Je n’avais jamais vu le faire. C’est vrai d’habitude, il se lève pour aller à son travail comme il dit.
Quand elle ouvre la porte, deux jeunes noirs attendent devant la porte avec un fauteuil canapé jaune. Devant mon recul, elle referme la porte. Et nous attendons.
Serge se lève et demande
  • Que se passe-t-il?
elle répond :
  • Les gamins du fond descendent un gros fauteuil, j’attends qu’ils soient descendus.
  • Ah bon, je me recouche.
Pendant qu’il retourne se coucher, maman se lève et nous sortons. Heu! comme d’habitude, elle me traîne jusqu’au couloir ! Devant l’ascenseur, nous sommes seules. La cage est vide. Je lève la tête pour regarder la tête de maman dans la glace.  La porte s’ouvre personne devant la porte alors je sors vaillamment et là je m’arrête ! Les jeunes et leur maudit fauteuil était là. Maman me dit d’attendre qu’ils sortent. Les  jeunes s’interroge comment ils vont passer les portes avec ce truc. Curieuse, je regardais de loin. Soudain une femme africaine habillée comme là-bas, dans son pays, me dit-on. Elle arrive avec sa fille. On m’a dit que c’est une africaine, qui veut prendre l’ascenseur pour aller chez une copine.
Alors là, c’est la cata !
J’ai tellement peur que je tire sur ma laisse vers le fond. Alors maman veut me prendre dans ses bras, mais je ne me laisse pas faire j’ai si peur ! Puis énergiquement elle me saisi et me colle sur sa poitrine. Je me sens en sécurité et je me laisse faire. Les jeunes sont sortis et la pauvre femme et sa fille se sont collées contre le mur, comme si j’étais dangereuse ! Qu’elles sont bêtes, elles sont plus bêtes que moi ! Maman en passant leur dit :
  • Elle a seulement peur, et elle n’est pas méchante. !
Puis nous arrivons à la dernière porte, un couple s’apprête à rentrer. Et maman me répète ne crains pas ; ils ne te feront pas de mal. Moi je ne les sens pas bon. Mais je me colle sur le cou de maman. En passant devant l’homme un français lâche.
  • Ce n’est pas sur !
Et là, maman répond calmement mais méchamment.
  • Vous n’avez pas intérêt d’y toucher !
La femme qui l’accompagne un genre asiatique, il parait qu’elle est eurasienne, me regarde étonnée avec de grands yeux ronds ! Jamais elle n’a osé élever la voix sur son compagnon. Elle terriblement surprise, car il n’a pas répliqué ni en geste, ni en parole. Maman est une super maîtresse. Elle me descend, nous sommes presque à la grille. En ouvrant la grille, un grand jeune homme châtain ouvre la grille. Il est étonné que je sois tirée, alors elle explique
  • Elle a la phobie de l’inconnu et aussi d’autres choses.
  • Ici il y a beaucoup d’inconnus ! fait-il.
  • Oh !oui
Répond-elle. Il me tend la main, son odeur me plaît, mais je voudrais rentrer à la maison. Malheureusement, maman m’impose une nouvelle fois de rester dehors. Elle ne dit rien, mais sa fermeté à laquelle elle tient ma laisse ne me laisse aucun doute. Alors je marche et j’avance. Encore des passants. Ils ne font pas attention à moi, assise je les regarde passer. Enfin je fais ma petite affaire. Alors nous rentrons et je suis toute contente. En arrivant j’ai droit à mon César ! Youpie ! Serge dit vous avez été rapide !
  • Oui, elle a fait de suite. Le soir, nous sortons que pour çà
Je coure vers lui et lui fait des bisous, et de nouveau il se lave  la tête sous la douche, en riant.
à suivre

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Pour un animal gravement malade

Cet article est reposté depuis Le Monde Orthodoxe.

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Quand le lion mange la gazelle

Cet article est reposté depuis Nature d'ici et d'ailleurs.

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Bonsoir mes frères et soeurs avec la Méditation des Mystères du Rosaire

Méditation des Mystères du Rosaire

Mystères joyeux

 

i

 

L’Annonciation.

L'annonciation

 L’ange Gabriel annonce à Marie : « Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l’appelleras du nom de Jésus » (Lc 1, 31). Jésus veut dire « Dieu sauve ». Le salut s’accomplit par l'Incarnation. Pour sauver l’homme Dieu se fait homme. Le corps humain et non le Temple de Jérusalem devient la demeure de Dieu parmi les hommes.

La Vierge Marie devient « le buisson ardent » car en elle brûle sans se consumer la flamme de l’amour divin. En Jésus « habite corporellement toute la Plénitude de la Divinité » (Col 2, 9). Comme Jacob à Béthel, nous pouvons nous exclamer : « Dieu est en ce lieu et je ne le savais pas ! » (Gn 28, 16).
Qu’avons-nous en commun avec Dieu ? La vie ? L’amour ? La raison ? L’image et la ressemblance ? Nous avons en commun avec Dieu l’humanité. L’une des trois personnes de la Trinité, le Fils, est homme. C’est cette humanité commune à Dieu et à chacun qui fonde la dignité sacrée de la personne, le dialogue des religions et les droits humains.

La visitation

« Le Seigneur a renversé les potentats de leurs trônes et élevé les humbles » (Lc 1, 52), prie Marie dans le Magnificat en rencontrant sa cousine Élisabeth. Dieu enrichit l’humanité par la pauvreté de son Fils Jésus. Loin de dominer les hommes par sa force, le Fils de Dieu s’humilie lui-même en devenant fragile comme nous. Son corps humain connaît la faim, la soif, la fatigue, la souffrance… Par son abaissement, il exalte les humiliés qui comptent sur Dieu Mystère paradoxal qui nous renvoie à Pâques où le Crucifié répand la Gloire de Dieu.

La naissance de Jésus

 À Bethléem, Jésus est né dans une crèche. Certains historiens évoquent plutôt une grotte. Une étable n’est jamais un endroit propre et bien éclairé. Notre cœur non plus n’est pas limpide et pourtant Jésus vient y naître par la foi. La naissance de chaque enfant de ce monde n’est jamais très propre. Nous naissons dans le sang et les larmes. Il en va de même de notre naissance à la vie de Dieu qui passe par la recherche de Dieu, le péché et le repentir dans la lumière de la grâce.

La Présentation de Jésus au Temple et la purification de la Vierge Marie

 Par trois fois, saint Luc précise l’action du Saint-Esprit dans la démarche de Syméon qui accueille l’enfant Jésus dans ses bras. L'Esprit Saint repose sur lui. L'Esprit Saint l’avertit. L'Esprit Saint le pousse intérieurement à se rendre au Temple.
La vie spirituelle n’est rien d’autre que la vie dans l’Esprit Saint. C’est lui le grand protagoniste de nos journées et de nos victoires spirituelles contre l’esprit du mal. Viens Esprit Saint!

Le recouvrement de Jésus au Temple

Saint Luc évangéliste souligne que ni Marie ni Joseph n’ont compris la parole de Jésus : « Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père ? » (Lc 2, 49). Comme chaque chrétien, Marie et Joseph ont vécu dans la foi et de la foi. Ils ont commencé chaque journée sans connaître ce qu’ils allaient vivre mais ils savaient avec qui ils marchaient. Une autre appellation du Messie, l’Emmanuel, « Dieu avec nous », donne la clé nécessaire pour croire. Nous ne sommes pas seuls dans le cosmos. Le Sauveur fait route avec nous. Croire, c’est marcher avec Jésus.

Quant à Marie, « elle garde fidèlement toutes ces choses dans son cœur » (Lc 2, 51). C’est dans le cœur de Marie qu’est née la prière du Rosaire. C’est dans le cœur de Marie que chaque disciple de Jésus trouve accueil et consolation : « Voici ta mère » (Jn 19,27).

Mystères lumineux

transfiguration

Le baptême de Jésus.

Le baptême de Jésus

« Tu es mon fils ; moi, aujourd’hui, je t’ai engendré » (Lc 3, 22). Ces paroles de Dieu le Père résonnent dans le ciel. Ce sont les paroles du Psaume deuxième (Ps 2,7) qui parlent de l’adoption filiale du Roi-Messie. Entouré de pécheurs, en prière, plongé dans les eaux du Jourdain, Jésus reçoit l'Esprit Saint sous la forme d’une colombe. Messie, en hébreu, et Christ, en grec, sont des mots synonymes qui veulent dire « oint ». Jésus n’a pas été oint d’huile comme les rois en Israël. Il a été oint de L'Esprit Saint. Sur lui a ruisselé en plénitude l'Esprit Saint.

Le chrétien est aussi un autre Christ, oint de l’Esprit de Jésus. Le baptême chrétien représente une nouvelle naissance de l’eau et de l’Esprit.

Les noces de Cana

Marie, la mère de Jésus, n’a pas une foi éthérée. Pour elle, croire c’est faire la volonté de Dieu qui consiste à accueillir Jésus l’Envoyé du Père et à aimer comme il aime. C’est pourquoi, à Cana, Marie dit aux servants : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le » (Jn 2, 5). Ce n’est pas en récitant des prières que l’homme entre dans le Royaume des cieux mais en accomplissant la volonté de Dieu. Marie construit sur le roc car elle garde la parole de Jésus dans son cœur et la met en pratique. Ce qui n’est pas bien ne dure pas. L’expérience nous le prouve. Marie demeure vivante et heureuse car elle vit de manière unifiée. En elle, la pensée, le cœur, la parole et l’action ne font qu’un. Aussi Jésus accomplit-il des miracles à sa prière respectueuse : « Ils n’ont pas de vin ». Marie ne dit pas : « change l’eau en vin ». Elle présente les besoins des nouveaux époux qu’elle perçoit de son regard pénétrant tout en laissant à son fils la liberté d’agir selon la pensée de Dieu. Et Jésus manifeste sa gloire.

Jésus à la Synagogue de Nazareth

Dans la synagogue de sa ville, Jésus lit un beau passage du prophète Isaïe : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a consacré par l’onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres » (Is 61, 1). En refermant le rouleau dont les dimensions prouvent l’importance de la synagogue de Nazareth, Jésus déclare : « Aujourd’hui s’accomplit à vos oreilles ce passage de l’Écriture » (Lc 4, 21). En Jésus les prophéties de l’Ancien Testament trouvent leur réalisation et leur plénitude.

Aujourd’hui, chaque fois que la Parole de Dieu est annoncée et expliquée, particulièrement au cours de la   liturgie, nous pouvons dire avec Jésus : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture ».L'homme à la messe actualise la prédication évangélique. Le prêtre continue l’œuvre du salut en prêchant l’Évangile et en le commentant de manière à mettre en lumière l’action de Dieu au cœur de l’Église et de l’humanité. Il en va de même pour le témoignage apostolique des baptisés qui annoncent par l’exemple et l’interprétation fidèle des Écritures le mystère de Jésus.

La Transfiguration

 Sur le mont Thabor, les apôtres Pierre, Jacques et Jean sont heureux. Ils sont envahis par le bonheur de la prière qui unit à Dieu. La lumière du Christ qui fait resplendir ses vêtements leur montre la face divine et cachée de leur maître. La présence de Moïse et d’Élie annoncent l’exode, c’est-à-dire « le départ » prochain de Jésus vers son Père. La voix du Père oriente les yeux et le cœur des disciples vers l’alpha et l’oméga, le centre et la clé de l’histoire du monde : « Celui-ci est mon Fils, l’Élu, écoutez-le » (Lc 9, 35).

Pourquoi ne pas partager nos moments heureux vécus dans la foi et la prière alors que nous nous plaignons souvent du silence de Dieu ?

La cène

Lors de la célébration de la dernière Cène, Jésus manifeste le sens de sa mort. Il va donner sa vie pour le salut des hommes. La mort, instant d’anéantissement, est en réalité le moment le plus sublime de la vie de Jésus : offrande absolue de son corps et de son sang dans l’amour pour la rémission des péchés. L’amour parfait efface la mort engendrée par le refus de croire et d’aimer.

La véritable mort se trouve dans le péché. Le pardon de Jésus représente la résurrection de l’âme offerte à tout homme.

L’Eucharistie, sacrement de l’amour de Dieu, efface le péché : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ».
Les mourants communient au Corps du Christ, viatique, pain pour la traversée de la mort, qui nous fait partager sa résurrection d’entre les morts.

Mystères douloureux

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Gethsémani.

Gethsémani

« Abba (Père) ! Tout t’est possible : éloigne de moi cette coupe ; pourtant pas ce que je veux mais ce que tu veux ! » (Mc 14, 36). À la veille de sa crucifixion, Jésus prie son Père avec les mots de sa langue maternelle, l’araméen. Abba veut dire « papa ». Aucun Juif n’avait osé appeler Dieu « papa ». Ce mot affectueux manifeste l’union intime et filiale de Jésus avec Dieu le Père. Le Saint-Esprit répandu dans les cœurs des baptisés prie aussi « Abba ». La prière de Jésus passe par l'Esprit Saint dans le cœur de ses disciples. Ce n’est pas l’homme qui prie mais l’Esprit qui prie en lui. C’est pourquoi le grand mystique dominicain de l’École rhénane du XIVe siècle, maître Eckhart enseignait : « Nous ne prions pas, nous sommes priés ».

La flagellation

 Le Fils de Dieu, le Saint, est fouetté par des soldats qui se moquent de lui. Supplice cruel qui fait resplendir l’amour infini du Christ célébré dans l'Eucharistie : « Le sang versé pour la multitude en rémission des péchés ». Ce n’est pas la souffrance qui sauve mais l’amour qui se dévoile dans l’épreuve. Jésus n’est pas un prophète illuminé ni un révolutionnaire raté. Il donne sa vie librement pour la rémission des péchés. En regardant Jésus, victime d’un procès truqué, nous comprenons la grandeur de Dieu et notre bassesse humaine. Le corps tuméfié du Serviteur souffrant frappe notre conscience, souvent insensible voire anesthésiée. Il ne s’agit pas de plaindre le condamné à mort mais de se remettre en cause dans une démarche de conversion de mentalité et de mœurs.

Le couronnement d'épines  

 L’ange Gabriel avait annoncé à Marie que son fils Jésus allait recevoir le trône de David, son père : « Il régnera sur la maison de Jacob pour les siècles et son règne n’aura pas de fin » (Lc 1, 33). Le voici maintenant ridiculisé par des étrangers qui l’ont revêtu d’une couronne d’épines et le frappent avec un roseau pour enfoncer les pointes du buisson dans son cerveau. Cependant, Jésus n’a pas l’idée du mal. En son cœur, point de vengeance.

Le portement de la croix

 Sur le chemin du Calvaire un homme, Simon de Cyrène, aide un autre homme, Jésus. Au début c’est par devoir. Les soldats romains voyant le condamné ployer sous le poids de la croix ont demandé à Simon qui revenait des champs, fatigué après une journée de travail, de porter la croix. « Pas de chance ! », a-t-il probablement murmuré dans son esprit. Pourtant au fur et à mesure qu’il partage le poids de la croix avec le prophète de Nazareth, Simon découvre un mystère qui le bouleverse et le rend même heureux. Au contact avec Jésus, alors qu’il peine à soulever le bois, Simon sent monter en lui la grâce. Il est en train d’aider le Fils de Dieu lui-même. Jamais Dieu n’a été aussi proche que sur le Calvaire en partageant la souffrance d’un condamné à mort, Jésus.

Ce que nous faisons aux malades, aux prisonniers, aux étrangers, aux affamés, c’est à Jésus lui-même que nous le faisons

La mort de Jésus en croix

Sur la croix, Jésus crie. Moulu par la souffrance, il n’arrive pas à respirer. Cloué au bois, son corps sent la mort s’approcher. Il se sent même abandonné par son Père : « Éli, Éli, lema sabachtani ? », c’est-à-dire « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Mt 27, 46). Au moment où son être va subir la déchirure de la mort, Jésus hurle dans une horrible solitude à la recherche du Père. Judas l’a trahi. Pierre l’a renié. Les chefs des prêtres, les anciens et les scribes, hommes religieux de son peuple, l’ont condamné pour blasphème et imposture. Triste et abandonné, Jésus ne sent pas la présence de son Père. Mais sa confiance en lui demeure intacte, pure, parfaite : « Père, en tes mains je remets mon esprit » (Lc 23,46).

Au pied de la croix les badauds pensent qu’il appelle Élie, le prophète. Parlant araméen, leur connaissance de l’hébreu semble rudimentaire au point de confondre les mots. Mais Jésus ne se tourne pas vers un prophète si grand soit-il mais vers son Père qui l’a envoyé pour une mission : « Tout est accompli » (Jn 19, 30). Il ne dit pas « tout est fini » mais tout est accompli dans le don absolu de lui-même pour le salut des hommes.

Mystères glorieux

Pentecote, Lourdes 2

La Résurrection.

La Résurrection

 Ressuscité d’entre les morts, Jésus n’apparaît pas à Pilate ni aux grands-prêtres mais uniquement à ses disciples. Sans tambour ni trompettes, sans tonnerre ni éclairs, dans la discrétion des rencontres personnelles, Jésus se manifeste aux apôtres. Il communique avec eux à travers les plaies de sa Passion : les saints stigmates de ses mains et de ses pieds. Thomas, l’incrédule, celui qui veut toucher pour croire, est invité à mettre sa main dans le côté transpercé du Sauveur.

Notre Dieu est discret. C’est au quotidien qu’il vient à notre rencontre non pas en dehors des souffrances mais dans la douleur qu’il a expérimentée dans sa propre chair.

L'Ascension

 Le mystère de l'Ascension inspire les peintres d’icônes. Quarante jours après sa résurrection, le Carême de la joie, Jésus monte au Ciel glorifié dans son corps et dans son âme. La glorification du corps de Jésus à la droite de Dieu le Père représente le but et l’accomplissement de la vocation de l’homme à partager la vie de Dieu.

Le corps humain atteint par la maladie et la mort atteindra aussi la résurrection dans le Christ. Jésus, le Fils de Dieu, est descendu du Ciel pour que nous y montions. Il a pris notre nature mortelle pour nous rendre participants de son immortalité. Il a connu l’écartèlement de l’âme et de la chair dans sa mort pour unifier notre chair et notre âme dans la résurrection. Il a goûté l’amertume de l’isolement dans la Passion et dans la mort, pour nous associer à jamais à la vie de son Père et de nos frères dans la communion des saints bienheureuse jusqu’au point de former « un seul corps et un seul esprit dans le Christ » (Prière eucharistique III).

Monté au Ciel, Jésus nous prépare une place pour que là où il est nous soyons aussi avec lui.

La Pentecôte

 À Jérusalem, l'Esprit Saint descend sur les Juifs de la diaspora rassemblés pour célébrer l’alliance du Sinaï entre Dieu et Israël. Ces Juifs venus de « toutes les nations » (Ac 2, 5), vont recevoir l’esprit sous la forme de « langues de feu » pour proclamer les merveilles de Dieu à toute la terre. « Le salut vient des Juifs » (Jn 4, 22), c’est pourquoi saint Luc prend soin de faire partir l’annonce du salut de Jérusalem, la ville sainte, centre du monde pour les Juifs.
Par le don de L'Esprit Saint, l’Église va grandir petit à petit au rythme des voyages missionnaires et des persécutions. L’Église, « le Christ répandu et communiqué », va se développer par l’annonce de l’Évangile. Les chrétiens, habités par « la langue de feu », symbole de l’Esprit d’amour, vont proposer le salut aux pays du bassin méditerranéen et dans le monde entier.

La Trinité s’est humanisée dans l’Incarnation de Jésus et elle continue de s’humaniser au fur et à mesure que le Corps du Christ, l’Église, se développe par la foi et les sacrements.

L' Assomption de la Vierge Marie et son couronnement comme Reine de la création.

La Vierge Marie, la mère de Jésus, la Mère de Dieu, n’a pas connu la corruption du tombeau. Glorifiée dans son corps et dans son âme, elle annonce la glorification de toute l’Église. En Marie, nous pouvons contempler notre propre mystère. Le chrétien comprend le mystère  de Dieu et son propre mystère en regardant la Vierge Marie. Comme dans un miroir très pur nous voyons en elle l’image de l’Église appelée à devenir l’Épouse du Christ sans tache ni ride, pure et immaculée, heureuse de partager l’amour de son Époux, le Christ.

Au Ciel, la Vierge Marie, la toute sainte, intercède pour son peuple, l’Église et l’humanité, comme le faisaient les reines en Israël. Cause de notre joie, par sa prière auprès de son Fils Jésus, le seul médiateur entre Dieu et les hommes, l’humanité reçoit la grâce de la résurrection.

Au Ciel, la Vierge Marie comme une maquette fait entrevoir l’avenir de l’Église, la Jérusalem nouvelle, éclairée par la lumière du Premier-né d’entre les morts.

Le jugement dernier

Au dernier jour, nous serons jugés sur l’amour. L’amour sera notre passeport pour entrer dans la vie éternelle. Ce n’est pas celui qui dit « Seigneur, Seigneur ! » qui accédera au Royaume des cieux mais celui qui aura partagé avec les malades, les faibles, les migrants, les détenus…

Chaque jour, le Christ nous donne rendez-vous en la personne du pauvre. La vie éternelle est déjà commencée pour l’homme qui élève son âme vers Dieu et qui se penche vers son prochain.

 

Frère Manuel Rivero, o.p.
Marseille, le 15 janvier 2012

Les citations bibliques sont tirées de la Bible de Jérusalem, Paris, Éditions du Cerf, 1973.

Méditation sur les grands moments de la vie de Jésus et de Marie proposée par Frère Manuel Rivero, o.p.

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Dimanche 28 juillet : 90ème anniversaires de l'abbé Chevalier...

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Seule, ou presque

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La police russe a arrêté plus d'un millier de manifestants venus réclamer à Moscou des élections libres

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Bonsoir les amies et amis ce soir Opéra et l'histoire de l'Opéra garnier

 
En 1858, Napoléon III échappe de peu à un attentat à la bombe perpétré par trois anarchistes italiens, en se rendant à une représentation de l'opéra de la salle Le Peletier. Il décide dans la foulée de faire construire un nouvel opéra aux accès plus sécurisés, profitant ainsi du fait que la capitale, livrée au chantier haussmannien, est déjà un vaste chantier.
Une inscription contrainte dans le chantier haussmannien
L’emplacement de ce nouveau monument dédié à l’art lyrique est choisi en 1858, en fonction du tracé d'une des voies déjà prévues par le baron Haussmann. Ce qui deviendra l'avenue de l'Opéra doit rejoindre le Louvre, à travers une percée dans les vieux quartiers du centre de la capitale. Planté au bout de cette vaste avenue, le nouvel opéra en parachèvera la perspective en faisant face au Palais du Louvre. On retrouve dans cette disposition le goût haussmannien pour des voies larges et rectilignes, à la croisée desquelles trônent des monuments imposants, symboles du pouvoir. Haussmann a déjà prévu l'emplacement du nouvel opéra, et lui a assigné un espace bien précis : l'opéra devra s'inscrire dans un losange délimité par les rues qui le longent, même si cette disposition n'offre aucune vision d'ensemble sur l'édifice, plus large que l'avenue. Garnier doit même modifier ses plans au dernier moment quand il apprend que les immeubles alentour dépassent de 5 m la hauteur standard des immeubles haussmanniens. L'attique (dernier étage) de l'opéra aurait été plus bas que les immeubles voisins !
 
 
 
 
 
 
 
Le concours : 171 candidats, un lauréat inconnu

Le concours pour le nouvel opéra, l'un des premiers en architecture, est lancé en décembre 1860, pour une construction de 10 000 m2 s’étirant sur 150 m entre le boulevard des Capucines et la rue de la Chaussée-d’Antin. 171 réponses sont adressées au jury qui les étudie pendant près d'un an. Certaines proviennent d’architectes très reconnus et proches du pouvoir comme Eugène Viollet-le-Duc, restaurateur de monuments médiévaux célèbres (Carcassonne, Notre-Dame de Paris ou le château de Pierrefonds). Mais c'est le jeune Charles Garnier, 35 ans et un seul immeuble à son actif, qui est finalement retenu ! Architecte à la ville de Paris, il dirige néanmoins le percement du boulevard de Sébastopol et a été élève de Viollet-le-Duc. Son projet repose par une étude approfondie des plus grandes salles de spectacle d'Europe. Il séduit le jury par sa cohérence et sa rationalité. Derrière la façade principale place de l'Opéra, les différents volumes de l'édifice se succèdent, reflétant exactement le fonctionnement de la salle de spectacle : entrée et accueil des visiteurs, grand escalier, salle de spectacle, scène, arrière-scène, espaces administratifs. Sur le côté gauche, une aile est entièrement dévolue à l'accueil de l'empereur, avec une entrée monumentale qui lui permettra de se rendre au spectacle en toute sécurité. L'aile opposée, moins majestueuse, est réservée aux abonnés. C'est là la seule entorse à la symétrie parfaite qui préside à la conception de tout l'édifice.

Le chantier
Charles Garnier est nommé architecte du nouvel opéra le 6 juin 1861. Moins de deux mois plus tard, le 27 août, les travaux de terrassement démarrent, mais il faut passer par une phase d'assainissement du terrain longue de plusieurs mois. En effet, les creusements révèlent une nappe souterraine alimentée par des ruisseaux dévalant des hauteurs de Ménilmontant. Pendant huit mois, des pompes à vapeur assainissent les sous-sols, puis Garnier y fait construire un réservoir de béton rempli d'eau, pour compenser la pression de la nappe phréatique, stabiliser le sol et étanchéifier le futur opéra. Ce dispositif aussi imposant qu'imprévu donnera naissance à la légende du lac souterrain sous l'édifice, mais aujourd'hui encore il sert de réservoir d'eau aux pompiers de l'opéra. 
La première pierre est posée le 13 janvier 1862, puis six mois plus tard, la première pierre apparente. En 1863, les travaux du premier étage débutent. L'objectif est d'inaugurer l'opéra pour l'exposition universelle de 1867, mais à cette date, si la façade est achevée, la toiture ne l'est pas encore, et ne le sera qu'en 1869.
 
 
 
En septembre 1870, le chantier est stoppé suite à la guerre contre la Prusse et la chute de Napoléon III. L'opéra inachevé devient une réserve de nourriture pour l'armée. Les travaux ne reprennent qu'en 1873, suite à l'incendie de la salle Peletier. Pour la toute jeune IIIe République, il devient alors urgent de disposer d'une salle de spectacle. L'opéra Garnier est finalement inauguré pour la seconde fois en 1875, 15 ans après le début du chantier. Au programme de la soirée d'ouverture figurent non pas une seule pièce, mais des extraits variés, afin de présenter un large échantillon d'œuvres musicales. Charles Garnier y est très applaudi, mais l'histoire retiendra aussi que, n'ayant pas reçu d'invitation, il a dû acheter son billet !
 

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