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Nous sommes les soldats du Christ, batton-nous pour Dieu et avec Lui !

Cet article est reposté depuis Le.blog.catholique.de.Véronique (Blog personnel).

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Lapidation du pasteur Lalu Kirade en Inde, un mois après les menaces de mort faites à sa fille

Lapidation du pasteur Lalu Kirade en Inde, un mois après les menaces de mort faites à sa fille

 

Prions pour soutenir cette famille 

 

C’est la deuxième agression subie par Lalu Kirade et sa famille en seulement 1 mois.

Lalu Kirade est pasteur en Inde. Nous vous parlions le mois dernier du drame vécu par sa famille dans le village de Bilood. Ils avaient alors été menacés, expulsés, contraints à vivre dans la jungle. Et sa fille, agressée alors qu’elle souhaitait simplement se rendre dans son école, avait été menacée de mort.

Le 3 avril dernier, Lalu Kirade a à nouveau été agressé par les mêmes villageois. Le pasteur explique à Morning Star News que les agresseurs ont « jailli comme une meute de chiens sauvages », en représailles. En effet, il avait contacté la police suite à l’agression de sa fille.

Ils l’ont roué de coups et lui ont volé le peu d’argent qui lui restait pour survivre pendant le confinement.

Des femmes l’ont lapidé. Une pierre l’a atteint à la tête et il s’est écroulé. Le pied sur la gorge, une femme du village l’a menacé de lui briser les cordes vocales. Il dit qu’il était alors « à bout de souffle » et qu’il pensait être en train de mourir. Alors la femme qui l’agressait s’est écriée :

« Appelle ton Dieu à l’aide. Tu pries et tu prêches avec tes cordes vocales, je vais mettre un terme à ta voix aujourd’hui. »

Voyant tout cela, un passant s’est empressé de retrouver un des chrétiens du village. Ce dernier a accouru avec d’autres membres de l’église. En les voyant arriver, les assaillants se sont enfuits.

Lalu Kirade regrette que sa plainte n’ait pas été prise en compte par la police. En effet, le pasteur n’avait pas d’argent à donner à l’officier, qui avait donc refusé de traiter l’affaire.

« Si seulement la police avait donné suite à ma plainte précédente, Laxman et sa famille n’auraient pas osé m’attaquer à nouveau. »

À ce jour, aucune mesure n’a été prise à l’encontre de Laxman ou de ses proches.

M.C.

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Mes recettes du jour

Poulet basquaise

Ingrédients

Nombre de personnes
-
+
  • 1 poulet coupé en 6 morceaux
  • 1 kg de tomate
  • 700 g de poivron (verts et rouges)
  • 3 oignons émincés
  • 3 gousses d'ail
  • 20 cl de vin blanc
  • 6 cuillères à soupe d'huile d'olive
  • Poivre
 

Ustensiles

Préparation

Temps Total : 1h20
Préparation : 20 min
Cuisson : 1 h
La recette en vidéo
 
 
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  1. Hacher l'oignon et l'ail. Couper les tomates en morceaux et détailler les poivrons en lanières.
  2. Faire chauffer 4 cuillères à soupe d'huile dans une cocotte. Y faire dorer les oignons, l'ail et les poivron. Laisser cuire 5 min.
  3. Ajouter les tomates à la cocotte, saler, poivrer. Couvrir et laisser mijoter 20 min.
  4. Dans une sauteuse, faire dorer dans l'huile d'olive les morceaux de poulet salés et poivrés.
  5. Lorsqu'ils sont dorés, les ajouter aux légumes, couvrir, ajouter le bouquet garni et le vin blanc et c'est parti pour 35 min de cuisson.
 

 

Soupe aux fanes de radis
 
Temps  50 min  Personnes  4 Très facile
 
 
 
 
 
 
 
 

Ingrédients

Nombre de personnes
-
+
  • 2 bottes de radis
  • 4 pommes de terre
  • 2 tablettes de bouillon de volaille
  • 1 oignon
  • 30 g de beurre
  • 4 cuillères à soupe de crème
  • Poivre

Préparation

Temps Total : 50 min
Préparation : 30 min
Cuisson : 20 min
  1. Peler et émincer l'oignon. Eplucher les pommes de terre et les couper en rondelles. Laver les fanes de radis.
  2. Dans une cocotte, faire fondre le beurre. Y faire revenir l'oignon sans le colorer. Ajouter les pommes de terre et les fanes de radis. Faire revenir l'ensemble 5 mn.
  3. Ajouter le bouillon. Laisser cuire 20 mn à couvert.
  4. Ajouter au dernier moment la crème et mixer l'ensemble.
Crème dessert aux pommes

Ingrédients

Nombre de personnes
-
+
  • 6 pommes acidulées
  • 160 g de sucre en poudre
  • 25 cl de lait
  • 1 cuillère à soupe de maïzena
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • Préparation

    Temps Total : 40 min
    Préparation : 20 min
    Cuisson : 20 min
  • Faites cuire les pommes pelées, épépinées et coupées en quartiers avec 10 cl d'eau. Laisser compoter.
  • Ajouter 100 g de sucre et battre la compote pour qu'elle soit bien homogène.
  • Mettre le lait froid et la Maïzena dans un bocal, secouer énergiquement puis verser dans une casserole.
  • Porter à ébullition en fouettant sans arrêt, retirer du feu dès l'ébullition.
  • Verser le reste du sucre et le sucre vanillé et mélanger.
  • Mélanger cette préparation à la compote de pommes.
  • Répartir dans 6 coupes et réserver au frais.
  •  
     

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Peintres européens, Moyen Âge

  • Écrit par 
  •  
  • Nicole REYNAUD

Peintre, enlumineur, sculpteur et architecte, Beauneveu, originaire de Valenciennes, commence sa carrière dans le nord de la France où il retournera à plusieurs reprises. C'est comme sculpteur de renom qu'il est employé en 1364 par Charles V à l'exécution des grandes statues de son tombeau et de ceux de Jean le Bon et de Philippe VI le Hardi (Saint-Denis), et en 1374 par Louis de Male, comte de 

commence sa carrière dans le nord de la France où il retournera à plusieurs reprises. C'est comme sculpteur de renom qu'il est employé en 1364 par Charles V à l'exécution des grandes statues de son tombeau et de ceux de Jean le Bon et de Philippe VI le Hardi (Saint-Denis), et en 1374 par Louis de Male, comte de Flandre, pour son tombeau à Courtrai, dont l'entreprise sera abandonnée. En 1386, Beauneveu passe au service du duc Jean de Berry, pour qui il travaille comme enlumineur (Psautier du duc de Berry, Bibliothèque nationale, Paris) et surtout comme surintendant des nombreux travaux d'art que le duc entreprend dans ses diverses résidences : ces activités auprès du plus grand mécène français du Moyen Âge lui vaudront de Froissart la réputation d'un artiste sans égal en son temps.

Tombeau de Charles V le Sage, A. Beauneveu, détail

photographie

André BEAUNEVEU, Détail du tombeau de Charles V le Sage, vers 1364, marbre. Saint-Denis, France. 

Crédits : Peter Willi/ Bridgeman Images

 

 

BELLECHOSE HENRI
 (connu entre 1415 et 1440)

Originaire du Brabant, Bellechose succède en 1415 à Jean Malouel comme peintre en titre du duc de Bourgogne à Dijon. Sa première œuvre attestée est la seule qui subsiste : le Retable de saint Denis (Louvre), peint pour la chartreuse de Champmol en 1416. Entre 1415 et 1430, il est chargé de plusieurs retables pour Champmol et les châteaux ducaux, ou pour les églises de Dijon. Mais l'installation du duc Philippe le Bon en Flandre et la concurrence de la grande peinture flamande feront oublier ce dernier représentant bourguignon du style gothique international, dont l'art linéaire et décoratif ne pouvait rivaliser avec l'écrasante nouveauté du génie de Van Eyck, et qui meurt dans la misère avant 1444.

—  Nicole REYNAUD

Artiste extrêmement actif, qui s'est adonné à la peinture, à l'enluminure, à la décoration, à l'architecture et à la poésie. Jean Perréal dit Jean de Paris a été au service de la ville de Lyon, où il a organisé de nombreuses « entrées » princières, celles des rois Charles VIII, Louis XII et François Ier, celles de la reine Anne de 

de Bretagne (pour laquelle il dessine les patrons de sculptures des tombeaux des ducs de Bretagne à Nantes, exécutés par le sculpteur Michel Colombe) et surtout de l'archiduchesse Marguerite d'Autriche auprès de laquelle il joue le rôle d'intermédiaire pour les travaux de l'église de Brou. Quoiqu'on possède sur lui plus de documents que sur aucun autre artiste contemporain, ce n'est qu'en 1963 que Charles Sterling a pu lui attribuer avec certitude un ouvrage, la miniature-frontispice de la Complainte de Nature à l'alchimiste errant (1516, musée Marmottan, Paris), et entreprendre la reconstitution de son œuvre par comparaison stylistique. Auparavant, on avait tenté sans succès, sur la foi de sa célébrité, de lui attribuer le plus important ensemble de peintures françaises anonymes de la fin du XVe siècle, regroupées sous le nom du Maître de Moulins (aujourd'hui identifié comme Jean Hey). Il semble cependant que la renommée de Perréal doive plus à ses relations et à ses activités innombrables qu'à son seul talent : ses œuvres conservées, surtout des portraits (portraits présumés de Charles VIII et d'Anne de Bretagne, Bibliothèque nationale de France ; miniature de l'écrivain et poète Pierre Sala, British Museum, Londres ; Portrait d'homme en oraison, Bibliothèque nationale de France ; divers crayons au musée Condé de Chantilly), traduisent une vision vivante et directe des modèles et une conception novatrice du portrait en miniature. S'il n'est pas l'introducteur de la Renaissance en France, Jean Perréal a joué un rôle décisif dans le développement du portrait qui va devenir, avec des artistes comme Jean Clouet, un genre autonome.

—  Nicole REYNAUD

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1832, une épidémie de choléra à Paris

1832, une épidémie de choléra à Paris

En 1833 Anaïs Bazin publie L’Époque sans nom. Esquisses de Paris. Ce témoignage raconte l’épidémie de choléra qui survint à Paris l’année précédente. Le parallèle avec l’actualité de 2020 est saisissant.

Tout est dans le témoignage d’Agnès Bazin : l’incrédulité, la progression de la maladie, la méfiance vis-à-vis des autorités, le changement des habitudes, l’obsession, la compensation vers la cuisine, l’attente morbide et même l’hommage aux médecins. Pour faciliter la lecture, les extraits du livre ont été rassemblés par thème sans coupures entre les phrases.

« L’épidémie fut annoncée à l’avance. On nous avait fait suivre sur la carte sa marche rapide et menaçante. Le foyer était à Londres et le fléau voyageur n’était plus séparé de nous que par une mer étroite. Mais le Parisien ne saurait avoir peur du mal qu’il ne voit pas, lui qui s’habitue si facilement à ses misères. Comme l’épidémie se faisait attendre, il s’imagina qu’elle reculait devant ses calembours. Excellente race d’hommes qui ne trouve à se moquer que de la peste !

« Nous étions fin mars 1832. Une belle mais perfide journée de printemps. Il y avait de la gaité partout. Quand le Moniteur annonça que l’épidémie était à Paris. Comme le gouvernement affirmait qu’il avait pris toutes les précautions, les gens mouraient de peur. Ce fut pire lorsque les médecins publièrent leur charte de santé. Rien au monde n’entretient plus la crainte qu’une nomenclature de préservatifs et de précautions. Chaque minutie du régime préventif ramène la pensée au danger que l’on veut éviter.

« Le peuple ne voulait pas croire à l‘épidémie. A force de se voir toujours trompé, toujours déçu, il avait pris la résolution d’‘une défiance entêtée à tout ce qui porte un caractère d’autorité. Surtout lorsque venaient les formules rassurantes. Si la mortalité s’accroissait, c‘était bon signe, elle ne durerait pas. Si elle diminuait, c’est que le mal touchait à sa fin. Si elle remontait, c’était son dernier effort. C’était un langage de nourrice pour calmer un enfant.

« Bientôt, le choléra fut partout. Il fallait empuantir sa maison, démeubler sa chambre. On le sentait dans l’odeur du chlore. Il était dans les rues, dans les conversations, dans les rencontres entre amis. Il était embusqué derrière chaque boutique si vous n’achetiez pas des flacons, des pommades, des gants. De quelque côté qu’il vous plut d’aller, le choléra vous poursuivait .Les femmes surtout avaient pris l‘épouvante.

« L’épidémie poursuivait sans pitié sa récolte de morts. Elle trouvait un malin plaisir à ne pas se laisser comprendre. Les jours se passaient bien longs. Le matin on déployait en tremblant les journaux. Ce n’est pas la politique qu’on y cherchait. Une nouvelle insurrection n’aurait pas même trouvé de sympathie. Ce qu’on voulait, c’était le chiffre des morts.

« Tout le monde marchait dans la rue, inquiet. Ce qu’il y avait à craindre, c‘était la rencontre des cercueils, le char qu’on reconnait à l’air du cocher qui n’attend pas de pourboire.

« Malgré toutes ces tristes pensées, les journaux se remplissaient, la Bourse avait ses mouvements de baisse et de hausse, la politique ses espérances et ses mécomptes. Enfin, ce fut une grande affaire dans la réforme de la cuisine. Il n’est nul estomac chétif qui ne voulut s’affermir par des viandes succulentes.

« Il faudrait donner des couronnes civiques aux médecins. Si l’art a été plus faible que le mal, leur zèle a été immense, héroïque, admirable. Dans cette lutte généreuse contre un secret meurtrier de la nature, à côté des victimes, il s’est trouvé des martyrs. Ils ont attendu que la maladie se fut apaisée pour mettre à jour leurs débats et leurs modes divers de traitement. Chacun a travaillé de son mieux et chaque méthode s’enorgueillit de ceux qu’elle a sauvé.

« A la fin, moyennant un tribut de 20.000 morts, nous pouvons respirer et nous dire : « encore un fléau de passé ; à qui le tour maintenant ? »

Paris 1832 ? Paris 2020 ? C‘est sans doute plus joliment écrit qu’aujourd’hui. Pour le reste, pas une virgule n’est à changer.

 

Nicolas-Jean Brehon, conseiller honoraire du Sénat

 

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Bonne fête aux Catherine et aux très Saintes âmes du 29 Avril

SAINT DU JOUR
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Date 29 avril

Le Saint du Jour est une liste quotidienne des Saints gardés dans la mémoire de l'Église. Les histoires des maîtres de la vie chrétienne de tous les temps qui comme des phares radieux orientent notre chemin.

 

Saint Siège

SAINTE CATHERINE DE SIENNE, DOMINICAINE ET DOCTEUR DE L'EGLISE. PATRONNE DE L’EUROPE ET D’ITALIE

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Vierge, Docteur de l’Église, patronne d’Italie et de l’Europe, Sainte Catherine de Sienne est commémorée chaque 29 avril. Elle consacra tous ses efforts pour la paix et pour le retour de la papauté à Rome.

24 frères et sœurs

Catherine est la benjamine d'une famille très nombreuse. Très jeune, elle entend l'appel à se consacrer à Dieu. A seize ans, elle devient tertiaire dominicaine, tout en vivant sa vie d'austérité et de prière au milieu de sa famille. Elle fait vœu de virginité, mais le petit groupe des amis qui l'écoutent et la soutiennent (les Caterini) l'appelle "maman". Elle vient en aide aux pauvres et aux malades de Sienne, elle écrit aux grands de son temps. Son principal souci est l'unité de l'Église. Sans complexe, elle écrit au Pape, alors en Avignon, une lettre brûlante où elle le presse de revenir à Rome. Elle ira même le chercher. Lorsque la chrétienté occidentale sera divisée entre plusieurs papes, elle soutiendra Urbain VI et déploiera des trésors d'activité et de diplomatie pour rassembler l'Église autour de lui. Elle prend aussi partie dans les luttes où s'affrontent les villes italiennes. Elle, la recluse de Sienne, voyage inlassablement comme médiatrice dans le nord de l'Italie et le sud de la France.

 

Une vie mystique intense

 

Son dialogue, qui est aussi un des classiques de la langue italienne, retrace ces entretiens enflammés avec le Christ, qu'elle rejoignit à 33 ans, dans la vision béatifique. Déclarée Docteur de l'Église par Paul VI et copatronne de l'Europe par Jean-Paul II. Devenue tertiaire dominicaine à seize ans, Catherine se consacra à la prière, à la pénitence et à la charité, en particulier au service des malades. Sa réputation de sainteté s'étant diffusée, elle devint le conseiller spirituel d'une foule de personnes variées, puissants et artistes, gens du peuple et ecclésiastiques, y compris Grégoire XI, qui résidait alors en Avignon, et qu'elle encouragea vivement à rentrer à Rome.  Catherine de Sienne fut une grande mystique, dont on connaît la célèbre vision dans laquelle Marie la présenta à Jésus, et une autre où le Christ lui offrit une splendide bague en échange de son cœur. Au centre de sa religiosité, a souligné le Saint-Père, « il y avait le christocentrisme qui caractérise toute vraie spiritualité. Pour elle, le Christ était comme un époux  ».
 

Exemple d’amour du Christ
 

La spiritualité de la sainte de Sienne se manifestait aussi par le don des larmes, signe d'une grande sensibilité et tendresse. Nombre de saints ont eu ce don, qui renouvelle l'émotion même de Jésus, pleurant sans se cacher devant le tombeau de l'ami Lazare et partageant la peine de Marthe et Marie. Catherine eut toujours un grand respect pour qui dispense par les sacrements et la prédication la force salvifique du Christ. Elle invitait les prêtres et le Pape, qu'elle appelait le doux Christ sur terre, à être fidèles à leur responsabilités, dans un constant amour de l'Église. Catherine de Sienne nous apprend encore aujourd'hui la science la plus sublime, qui est de connaître et d'aimer le Christ et son Église. Elle mourut à Rome en 1380, laissant de précieux documents de très haute doctrine spirituelle.

 

Autres Fêtes du Jour
Bienheureux Achard  évêque d'Avranches (✝ 1172)
Saints Agapios et Secundinus  Evêques et martyrs (IIIe siècle)
Saint Antoine Kim Song-u  martyr en Corée (✝ 1841)
Sainte Ava  Vierge vénérée à Denain dans le nord de la France (IXe siècle)
Saint Basile d'Ostrog  (✝ 1671)
Vénérable Élisabeth Bergeron  Fondatrice des religieuses de Saint-Joseph (✝ 1936)
Sainte Endellion   ermite en Cornouailles (Ve siècle)
Bienheureuse Hanna Chrzanowska  infirmière polonaise (✝ 1973)
Saint Hugues de Cluny  Sixième abbé de Cluny (✝ 1109)
Bienheureuse Itala Mela  mystique bénédictine italienne (✝ 1957)
Saint Jean de Kaloktène  métropolite de Thèbes (XIIe siècle)
Saint Libère  évêque de Ravenne (✝ v. 206)
Saint Paulin  évêque de Brescia (Ve siècle)
Saint Robert Gruthuysen  abbé de Clairvaux (✝ 1157)
Sept Brigands  (IIe siècle)
Saint Sévère  évêque de Naples (✝ v. 409)
Saint Stanko  (✝ 1712)
Sainte Tertulle  martyre à Constantine. (✝ 260)
Saint Tropez  Martyr (Ier siècle.)
Saint Tychique  disciple de saint Paul (Ier siècle.)
Saint Ursion  (✝ 375)

Saint Hugues de Cluny

Abbé
(1024-1109)

 

H

ugues était originaire d'une noble et riche famille de Bourgogne. En vain son père lui fit donner une éducation toute militaire : les chevaux, les armes et la chasse n'avaient aucun charme pour l'enfant ; son bonheur était de se retirer à l'écart, de visiter les églises et de lire les saints livres.

 

À seize ans, Hugues alla frapper à la porte du monastère de Cluny : « Quel trésor, dit un des plus vénérables moines, reçoit ce jour le couvent de Cluny ! »

 

À vingt-cinq ans, le jeune moine était prieur du monastère, et peu de temps après, le saint abbé Odilon étant mort, il fut porté en triomphe et malgré lui sur le trône abbatial. Les honneurs, loin d'être une épreuve pour sa vertu, devinrent le signal d'un accroissement dans la perfection.

 

Dès lors Hugues exerça dans l'Église entière, par la confiance que lui témoignèrent les Papes, une immense et très salutaire influence ; il assista le Pape Étienne X sur son lit de mort ; il fut vénéré et consulté par les Papes saint Grégoire VII, Urbain II et Pascal II, qui avaient été ses enfants, moines de Cluny, avant de monter sur le siège de saint Pierre.

 

Hugues fut toujours inébranlable dans la défense des droits de l'Église contre les princes de ce monde, et nul plus que lui ne combattit avec vigueur les abus qui avaient envahi le clergé à cette époque troublée.

 

Ayant reçu l'annonce surnaturelle de sa mort prochaine, il s'y prépara par un redoublement d'austérités et de ferveur. Malgré ses quatre-vingt-cinq ans, il porta jusqu'au bout, pendant le Carême de 1109, le poids du travail et des pénitences monastiques. Le Jeudi Saint, il se rendit au chapitre et fit distribuer aux pauvres les aumônes ordinaires, lava les pieds de ses frères et fit couler leurs larmes dans une exhortation touchante sur l'Évangile.

 

Il assista à tous les offices du Vendredi saint et du Samedi saint, et put encore célébrer la solennité de Pâques ; mais le soir, épuisé, il dut se mettre au lit et reçut le saint Viatique :

- « Reconnaissez-vous, lui dit-on, le Corps sacré du Sauveur ?

- Oui, répondit-il, je le reconnais et je l'adore ! »

 

Il mourut étendu sur la cendre et le cilice. « À l'heure où les derniers rayons du soleil s'éteignent à l'horizon, écrit son biographe, s'éteignit aussi ce grand soleil de l'Ordre monastique. »

Hugues avait été lié avec saint Udalric, saint Pierre Damien, saint Bruno et un bon nombre d'autres Saints. Sous son autorité, l'Ordre de Cluny comptait plus de trente mille moines.

Sept Brigands

(IIe siècle)

Saint Jason était disciple de saint Paul, à Tarse et il le suivit avec Sosipater (Epitre aux Romains 16. 21). Jetés tous deux en prison, ils eurent pour compagnons sept brigands qui se convertirent à Jésus-Christ grâce à eux. Leur gardien, Antoine, fit de même. Ils furent tous condamnés, non plus comme prisonniers de droit commun, mais comme chrétiens. Ce que voyant, la fille du juge, Cercyre, qui n'avait que quinze ans, devint chrétienne à son tour. Ils furent jetés dans des chaudrons pleins de poix brûlante. Elle fut aussi jetée en prison, puis traînée chargée d'entraves, pour être livrée aux plaisirs d'un soldat brutal et violent. Elle résista et fut suspendue la tête en bas comme à l'abattoir pour servir de cible dénudée aux archers.

 

 

«Il est nécessaire que le scandale arrive; mais malheur à l'homme par qui le scandale arrive!»
Mt. 18, 7

Saint Tychique

disciple de saint Paul (Ier siècle.)

Disciple de l'apôtre saint Paul qui l'appelle son frère bien-aimé, il fut porteur des lettres aux Colossiens et aux Ephésiens. (Col. 4. 7 et Eph. 6. 21)
Commémoraison de saint Tychique, disciple de saint Paul, que l'Apôtre appelle dans ses lettres, son frère bien-aimé, son fidèle ministre et son compagnon dans le Seigneur.

Martyrologe romain

 

29 Avril
  30 Avril
Saint Joseph-Benoît Cottolengo

Fondateur de la Piccola Casa de Turin
(1786-1842)

Saint Joseph-Benoît Cottolengo
Saint Joseph-Benoît Cottolengo

Joseph Cottolengo est le saint Vincent de Paul italien. Il est né en Piémont d'une famille pauvre de Turin. Aîné de 12 enfants, ce petit garçon vif qui a souvent du mal à ne pas s'emporter, se montre cependant très pieux et plein de coeur. Il partage son maigre déjeuner avec de plus pauvres et déjà, les mendiants prennent l'habitude d'accourir sur son passage.

A dix-huit ans, Joseph-Benoît entre au Séminaire où une éloquence naturelle le fait surnommer Cicéron; il s'efforce cependant de dissimuler humblement ses connaissances. En tête de ses cahiers, il écrit: "Je veux être saint."

Reçu docteur en théologie à Turin, il ne s'occupe que des indigents, leur donne tout ce qu'il possède et se constitue leur confesseur. Désintéressé, il se consacre entièrement à eux. Déjà, au faubourg de Val-d'Occo, il ouvre la Piccola Casa. Cette "Petite maison de la Providence", comme il l'appelait, fut l'origine d'une ville entière de plus de 7,000 pauvres, malades, orphelins, estropiés, simples d'esprit, pénitentes.

Pour cette oeuvre extraordinaire, saint Joseph-Benoît Cottolengo prenait à coeur d'enseigner ses auxiliaires à toute occasion. Il leur disait: "Ceux que vous devez le plus chérir, ce sont les plus abandonnés, les plus rebutants, les plus importuns. Tous sont des perles précieuses. Si vous compreniez bien quel personnage vous représentent les pauvres, vous les serviriez à genoux." Lui-même était un modèle de charité; son zèle ne connaissait point de bornes.

Pour cette oeuvre, toujours plus exigeante, le Saint fonda 14 sociétés qui sont aujourd'hui très répandues, surtout en Italie. Parmi ces fondations, il y en a quelques-unes qui sont purement contemplatives. Leur vie de prière doit attirer sur les autres la bénédiction du ciel, et compléter l'oeuvre de miséricorde corporelle par une oeuvre de miséricorde spirituelle, en priant pour ceux qui ont particulièrement besoin de secours, les mourants et les défunts.

Le Saint se confiait totalement à l'infinie bonté de Dieu, et comme le disait un de ses amis, il avait plus de confiance en Dieu que dans toute la ville de Turin. Quand on lui demandait quelle était la source de ses revenus, il répondait: "La Providence m'envoie tout." La confiance en Dieu ne faisait pas que le Saint se croisât les bras, pourtant. Il dormait quelques heures, souvent sur une chaise ou sur un banc, et retournait à son oeuvre quotidienne: prière et travail.

Le labeur, les veilles et les jeûnes hâtèrent la fin du saint fondateur. Que lui importe la mort, il a confié son oeuvre à la Providence. Pour rassurer ses auxiliaires alarmés: "Soyez tranquilles, dit-il, quand je serai au ciel, où l'on peut tout, je vous aiderai encore plus que maintenant. Je me pendrai au manteau de la Mère de Dieu et garderai les yeux fixés sur vous."

D'après W. Schamoni, Le Vrai Visage des Saints, p. 266; et d'un résumé O.D.M.

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En acceptatant notre condition humaine, le Père à caché aux grands, ce qu'il a révélé aux petits

LECTURES DE LA MESSE
PREMIÈRE LECTURE
« Ceux qui s’étaient dispersés annonçaient la Bonne Nouvelle de la Parole là où ils passaient » (Ac 8, 1b- 8)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Le jour de la mort d’Étienne,
éclata une violente persécution
contre l’Église de Jérusalem.
Tous se dispersèrent
dans les campagnes de Judée et de Samarie,
à l’exception des Apôtres.
Des hommes religieux ensevelirent Étienne
et célébrèrent pour lui un grand deuil.
Quant à Saul, il ravageait l’Église,
il pénétrait dans les maisons,
pour en arracher hommes et femmes,
et les jeter en prison.

Ceux qui s’étaient dispersés
annonçaient la Bonne Nouvelle de la Parole
là où ils passaient.
C’est ainsi que Philippe, l’un des Sept,
arriva dans une ville de Samarie,
et là il proclamait le Christ.
Les foules, d’un même cœur,
s’attachaient à ce que disait Philippe,
car elles entendaient parler des signes qu’il accomplissait,
ou même les voyaient.
Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits impurs,
qui sortaient en poussant de grands cris.
Beaucoup de paralysés et de boiteux furent guéris.
Et il y eut dans cette ville une grande joie.

– Parole du Seigneur.

PSAUME
(65 (66), 1-3a, 4-5, 6-7a)

R/ Acclamez Dieu, toute la terre !
ou : Alléluia !
 (65, 1)

Acclamez Dieu, toute la terre ;
fêtez la gloire de son nom,
glorifiez-le en célébrant sa louange.
Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables !

« Toute la terre se prosterne devant toi,
elle chante pour toi, elle chante pour ton nom. »
Venez et voyez les hauts faits de Dieu,
ses exploits redoutables pour les fils des hommes.

Il changea la mer en terre ferme :
ils passèrent le fleuve à pied sec.
De là, cette joie qu’il nous donne.
Il règne à jamais par sa puissance.

ÉVANGILE
« Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle » (Jn 6, 35-40)

Alléluia. Alléluia.
Celui qui voit le Fils et croit en lui
a la vie éternelle, dit le Seigneur ;
et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
Alléluia. (Jn 6, 40)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus disait aux foules :
« Moi, je suis le pain de la vie.
Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ;
celui qui croit en moi n’aura jamais soif.
Mais je vous l’ai déjà dit :
vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas.
Tous ceux que me donne le Père
viendront jusqu’à moi ;
et celui qui vient à moi,
je ne vais pas le jeter dehors.
Car je suis descendu du ciel
pour faire non pas ma volonté,
mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.
Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé :
que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés,
mais que je les ressuscite au dernier jour.
Telle est la volonté de mon Père :
que celui qui voit le Fils et croit en lui
ait la vie éternelle ;
et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

L'acceptation de notre condition humaine

Jésus , dans le banquet eucharistique nous invite à dévorer cette chaire livrée, à boire ce sang versé, symbole de son abandon au Père dans la mort. Elle nous invite donc à Le rejoindre totalement dans cette acceptation de ce que nous sommes : des hommes mortels, qui croient, comme Lui, à l'amour du Père.

Que celui qui voit le Fils et croit en lui, ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »
 

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Méditation de l'évangile du mercredi 29 avril

Le sacrifice a toujours été l'acte essentiel de toutes les religions. Il visait à rendre sacrées, privilégiées, les relations entre l'homme et Dieu. Le sacrifice de Jésus n'y échappe pas, mais il rejoint Dieu, non dans l'offrande d'une victime extérieure à nous-mêmes, mais dans une acceptation parfaite de la volonté de Dieu à notre égard, jusque dans notre mort.

« C'est Moi qui suis le Pain Vivant descendu du Ciel. Si quelqu'un mange de ce Pain, il vivra à jamais. Et le pain que Je donnerai, c'est ma chair livrée pour la vie du monde

Ce Pain Vivant qui apporte une vie nouvelle à l'homme, c'est « la chair livrée » pour la vie du monde. L'allusion à sa mort est nette. C'est cette chair livrée à la volonté du Père dans la mort qui achemine l'homme au-delà de la vie terrestre, vers la vie éternelle.

Il y a déjà, posée là, toute l'acceptation par Jésus de la condition humaine, condition de créature finie et mortelle, s'abandonnant à la volonté du Père.

Jésus, dans la communion à sa chair livrée, à son sang versé, nous invite à venir puiser près de Lui la force d'accepter, comme Lui, notre propre condition d'homme mortel. Il nous demande d'avoir confiance en son Père, qui l'amène et le conduit, Lui le Fils de l'homme, vers sa propre résurrection, gage de la nôtre.

Mais ses paroles sont ” Esprit ” et sans la foi, elles nous rebuteraient, comme elles ont rebutèrent les juifs ses contemporains.

Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.

Jésus , dans le banquet eucharistique nous invite à dévorer cette chaire livrée, à boire ce sang versé, symbole de son abandon au Père dans la mort. Elle nous invite donc à Le rejoindre totalement dans cette acceptation de ce que nous sommes : des hommes mortels, qui croient, comme Lui, à l'amour du Père.

La communion reste donc la plus géniale invention de l'amitié et du coeur d'un Dieu à notre égard. Dans la confiance, uni au Fils de l'homme, à travers les épreuves comme à travers les joies, nous voilà en marche vers la Résurrection, fortifiés par ce pain super nourrissant dont nous parle le Père.


Père Gabriel

Sainte Gertrude d'Helfta (1256-1301)
 

moniale bénédictine

Exercices III, SC 127 (Œuvres spirituelles, trad. J. Hourlier et A. Schmitt, Éd. du Cerf, 1967, p. 101, 111-113 ; rev.)

Je viens à toi

« Venez, venez, venez » :
Je viens, je viens, je viens à toi, Jésus très aimant, toi que j’ai aimé, que j’ai recherché, que j’ai désiré. À cause de ta douceur, de ta compassion et de ta charité, t’aimant de tout mon cœur, de toute mon âme, de toute ma force, je me rends à ton appel. Ne me confonds pas, mais agis avec moi selon ta mansuétude et selon l’immensité de ta miséricorde.

            À moi qui implore ton secours, Seigneur, à moi qui désire être fortifiée par le mystère de ta bénédiction, accorde-moi le secours de ta protection et de ta direction. Qu’il y ait en moi, Seigneur, par le don de ton Esprit, une prudente modestie, une sage bonté, une grave douceur, une chaste liberté. Fervente dans la charité, que je n’aime rien en-dehors de toi ; que ma vie soit digne d’être louée ; que je ne désire pas la louange. Que je te glorifie dans la sainteté de mon corps et la pureté de mon âme ; que par amour je t’aime, que par amour je te serve. Toi, sois ma gloire, toi ma joie, toi mes délices, toi ma consolation dans la peine, toi mon conseil dans l’incertitude. Sois ma défense contre l’injustice, ma patience dans la tribulation, mon abondance dans la pauvreté, ma nourriture dans le jeûne, mon repos dans les veilles, mon remède dans l’infirmité.

            Qu'en toi je possède toute chose, toi que je désire aimer par-dessus toute chose.

 

Homélie du Père Gilbert Adam
Sainte Catherine de Sienne,

1 Jn. 1, 5-2 Ps. 102 Mt. 11, 25-30

  • Le mercredi 29 avril 2020iCal
    Fête des saints. Avril : Sainte Catherine de Sienne,

« En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. »


 

Nous fêtons aujourd’hui Catherine de Sienne qui vient en aide aux pauvres et aux malades de Sienne. L’Évangile choisi pour la fête de Catherine la fait exulter en étroite union avec Jésus. Là, elle trouve force et lumière pour faire face aux réalités de la vie. Jésus exulte de joie, dans l’espérance, il crie vers son Père sa louange. Ce qui provoque son admiration et son étonnement joyeux, c’est la pédagogie mise en œuvre par son Père pour le salut des hommes. Jésus a rencontré le refus des scribes, de tous ceux qui s’imaginent posséder la vérité. Au contraire, les petits et les pauvres acceptent de bon cœur de s’ouvrir à l’espérance qu’il leur apporte. Jésus laisse éclater sa joie de voir les humbles se laisser attiré par Dieu et se rallier à son dessein d’amour. Cette simplicité du cœur est une richesse de l’esprit et une clarté du regard. C’est la « science d’amour » qui est à la base de la fidélité et de la grandeur d’âme. La contemplation de Dieu dans la foi est là pour nous permettre de pénétrer dans le mystère de la Parole. C’est ainsi que nous pouvons apprendre la vraie charité. Le service envers l’autre a besoin de l’affection de notre cœur, de la lumière de Dieu. Jésus trouvait sa joie et son bonheur dans la soumission à son Père, dans leur unité d’Amour. Le principal souci de Catherine était l’unité d’Amour, l’unité de l’Église. Sans complexe, elle écrit au Pape, alors en Avignon, une lettre brûlante où elle le presse de revenir à Rome. La spiritualité de Catherine de Sienne se manifestait par le don des larmes, signe d’une grande sensibilité et d’une belle tendresse. Elle invitait les prêtres et le Pape, qu’elle appelait le doux Christ sur terre, à être fidèles à leur responsabilités dans un constant amour de l’Église.

« Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »

 S’il n’y a qu’un seul salut et que ce salut vient par la foi au Christ vivant, les chrétiens sont de niveaux de culture différents. C’est la réalité de ce qui s’inscrit jour après jour dans le livre de notre vie que Dieu seul peut ouvrir ou fermer. Quel que soit le degré de notre culture, le brillant ou l’obscurité de notre situation, la vie quotidienne est faite de petites choses ou pèse le poids de notre amour, de notre charité. Le bon plaisir de notre Père est que les plus humbles gardent toutes leurs chances face au Règne de Dieu qui vient déjà sur la terre. Aux yeux de Jésus, le savoir-faire doit se mettre au service d’une réponse de foi, il doit devenir le service d’un croyant qui aime. Il nous faut dire notre foi et rendre compte de l’espérance qui est en nous. Les moments de prière, d’écoute de Dieu dans l’activité quotidienne, exerce notre charité. L’Eglise annonce la Parole et réalise cette Parole qui est charité et vérité. Il nous faut être dépouillés de nous mêmes pour suivre le Christ pauvre. Le Royaume de Dieu est cet amour de Dieu reçu dans la pauvreté qui nous désapproprie de nous-mêmes. Jésus vient à notre table, il s’invite « Pain de Vie. » Nous préparons notre cœur pour lui par la prière et le désir de le rencontrer.

« « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

 Jésus nous donne humblement de le connaître car nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, et c’est le Père qui révèle son Fils en nous. Il nous le révèle comme le Serviteur qui a souffert, comme le crucifié qui est glorifié. Personne ne connaît le Père, si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. Nous ne pouvons regarder le Père qu’avec les yeux de Jésus. Nous ne pouvons parler au Père qu’avec les paroles révélées par Jésus son Fils. C’est ce regard qui touche Dieu, ce sont ces paroles qui le rejoignent. Les humbles et les hommes de bonne volonté sont ceux qui acceptent de se mettre à l’école de Jésus. Il nous donne la joie du Royaume, l’allégresse de ceux qui se savent aimer et pardonnés. Le joug de Jésus ne blesse pas, son fardeau est léger parce qu’il nous libère progressivement du poids de notre égoïsme et de notre agressivité. Nous passons notre vie à chercher le repos, nous pouvons le trouver en servant et en aimant. Catherine de Sienne est pour nous un modèle d’harmonie pour entrer dans le repos de Jésus, dans l’humilité et la douceur de la croix, sa priorité est toujours la fidélité au Saint Esprit.

Nous demandons la grâce de nous unir au cœur de Jésus afin d’aimer Dieu et le prochain comme le Christ.

Père Gilbert Adam
9 rue du Lavoir
60350 Trosly-Breuil

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Audience générale : la vie selon l'Evangile attire les persécutions

Audience générale : la vie selon l'Evangile attire les persécutions
Avec l’audience générale de ce mercredi 29 avril 2020, le Pape François a clos son cycle catéchétique sur les Béatitudes, s’attardant sur la dernière d’entre elles : « Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le Royaume des cieux est à eux » (Mt 5, 10). Loin de toute victimisation, le drame de la persécution nous configure au Christ crucifié et nous associe à sa Passion, a affirmé le Saint-Père.
 

Cette dernière Béatitude est étroitement liée à la première et parle de la même joie : le royaume des Cieux est celui des persécutés comme celui des pauvres en esprit. Elle vient couronner un seul et même parcours. Et l’on comprend que la pauvreté en esprit, les pleurs, la douceur, la soif de sainteté, la miséricorde, la purification du cœur et les œuvres de paix peuvent conduire à la persécution à cause du Christ, mais qu'elle deviendra in fine source de joie et de grande récompense au Ciel. Ces Béatitudes représentent un «cheminement pascal» qui nous fait passer «d’une vie selon le monde à une vie selon Dieu, d’une existence vécue selon le monde et selon la chair à une existence guidée par l’Esprit».

Vie selon le monde et vie selon l'Esprit

Or, le monde, avec ses idoles et ses compromis ne peut approuver cette existence, note le Pape. «Pour les structures de péché engendrées par la mentalité humaine, la vie selon l’Evangile est une erreur et un problème». Dans un monde basé sur l’argent, quiconque montre que la vie peut s’accomplir dans le don et le renoncement de soi représente une «nuisance» pour «le système de l’avidité». Ainsi, «dans la beauté de la sainteté et la vie des enfants de Dieu il y a quelque chose d’inconfortable qui appelle à une prise de position : se laisser interroger et s’ouvrir à la bonté, ou rejeter cette lumière et endurcir son cœur, jusqu'à l'opposition et l’acharnement».

Le drame de la persécution

Voilà pourquoi «le drame de la persécution est aussi le lieu de la libération de l’assujettissement au succès, à la vaine gloire et aux compromis mondains». Et le Pape d’évoquer la douloureuse réalité de ces nombreux chrétiens devenus «membres ensanglantés du corps du Christ» en raison des persécutions qu'ils subissent encore aujourd’hui.

Prenons garde toutefois à ne pas appréhender cette béatitude sous un prisme victimaire, avertit le Souverain Pontife qui poursuit : «le mépris des hommes n’est pas toujours synonyme de persécutions». Il existe un mépris qui est de notre faute, lorsque, par exemple, nous perdons la saveur du Christ et de l’Evangile. De là, le besoin de rester sur l’humble sentier des Béatitudes qui nous porte vers le Christ, non vers le monde.

L’exclusion et la persécution, manifestation de la vie nouvelle, nous configurent au Christ crucifié en nous associant à sa passion. Accepter son Esprit peut remplir notre cœur d’amour au point d’offrir notre vie pour le monde, sans se compromettre avec ses erreurs et en acceptant d'en être rejeté. C’est là, conclut le Pape, « la vie du Royaume des Cieux, le vrai bonheur ».

Fête de saint Joseph
 

S’adressant aux fidèles francophones, le Souverain Pontife a évoqué la fête de saint Joseph, travailleur, le 1er mai prochain : «je confie à la miséricorde de Dieu toutes les personnes frappées par le chômage dû à la pandémie actuelle. Que le Seigneur soit la Providence de tous ceux qui sont dans le besoin et nous incite à leur venir en aide ! Que Dieu vous bénisse !»

29 avril 2020, 10:32

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Le Pape prie pour une Europe unie et fraternelle

Le Pape prie pour une Europe unie et fraternelle
Évoquant la fête en ce jour de Sainte Catherine de Sienne, patronne de l’Europe, lors de sa messe quotidienne, le Pape a prié pour l’unité de l’Europe et de l’Union européenne afin que tous puissent aller de l’avant comme des frères. Dans son homélie, François invite à demander au Seigneur la grâce de la simplicité et de l'humilité pour confesser ses propres péchés de manière concrètes afin d'être pardonné.
 

Vatican News

En ce mercredi de la troisième semaine du Temps Pascal, le Saint-Père a célébré la messe en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe. En la fête de sainte Catherine de Sienne, vierge, Docteur de l’Église, patronne d’Italie et d’Europe, le Pape a d’abord formulé l’intention suivante:

«Aujourd’hui est la fête de Sainte Catherine de Sienne, Docteur de l’Église, Patronne d’Europe. Prions pour l’Europe, pour l’unité de l’Europe, pour l’unité de l’Union européenne afin que tous ensemble nous puissions aller de l’avant, comme frères.»

Dans son homélie, le Pape a commenté la première Lettre de saint Jean (1 Jn 1, 5-2, 2) dans laquelle l'Apôtre déclare que Dieu est lumière, et si nous disons être en communion avec lui, nous sommes aussi en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus nous purifie de tout péché. Et il réprimande : celui qui se dit sans péché se trompe lui-même, mais s'il confesse son péché, Dieu lui pardonne et le purifie de toute iniquité. L'apôtre appelle au concret, à la vérité, observe François. Il dit que nous ne pouvons pas marcher dans la lumière et être dans les ténèbres. Le pire, c'est de marcher en gris : le gris est très traître. C'est concret de reconnaître ses propres péchés. La vérité est concrète : cela signifie confesser ses péchés non pas de manière abstraite, mais de manière concrète. Comme le dit l'Évangile de ce jour (Mt 11, 25-30) dans lequel Jésus loue le Père parce qu'il a caché l'Évangile aux sages et aux savants et l'a révélé aux petits. Les petits, souligne le Pape, confessent leurs péchés de manière simple, ils disent des choses concrètes parce qu'ils ont la simplicité que Dieu leur donne. Nous aussi, nous devons être simples et concrets et confesser nos péchés concrets avec humilité et honte. Et le Seigneur nous pardonne : nous devons donner un nom à nos péchés. Si nous sommes abstraits en les confessant, nous sommes génériques, nous finissons dans l'obscurité. Il est important, affirme le Pape - d'avoir la liberté de dire au Seigneur les choses telles qu'elles sont, d'avoir la sagesse du concret, parce que le diable veut que nous vivions dans le gris, qui n’est ni le blanc, ni le noir. Le Seigneur n'aime pas les tièdes. La vie spirituelle est simple, mais nous la compliquons avec des nuances. Demandons au Seigneur  la grâce de la simplicité, de la transparence, la grâce de la liberté et de bien savoir qui nous sommes devant Dieu, conclut François. 

 

Vous trouverez ci-dessous le texte de l'homélie selon notre transcription :

Dans la première Lettre de l'apôtre saint Jean, les contrastes sont nombreux : entre la lumière et les ténèbres, entre le mensonge et la vérité, entre le péché et l'innocence. Mais l'apôtre appelle toujours au concret, à la vérité, et nous dit que nous ne pouvons pas être en communion avec Jésus et marcher dans les ténèbres, car Il est lumière. Ou bien, d'une manière ou d'une autre, le gris est encore pire, parce que le gris te fait croire que tu marches dans la lumière, parce que tu n'es pas dans l'obscurité et cela te rassure. Le gris est très traître. C'est une chose ou une autre.

L'apôtre poursuit en disant : "Si nous disons que nous sommes sans péché, nous nous trompons nous-mêmes et la vérité n'est pas avec nous", car nous avons tous péché, nous sommes tous pécheurs. Et ici, il y a une chose qui peut nous tromper : dire "nous sommes tous des pécheurs" comme on dit "bonjour", "bonne journée", une chose habituelle, voire sociale, et donc nous n'avons pas une vraie conscience du péché. Non : je suis un pécheur pour ceci, ceci et ceci. Le caractère concret. Le caractère concret de la vérité : la vérité est toujours concrète ; les mensonges sont éthérés, ils sont comme l'air, on ne peut pas les attraper. La vérité est concrète. Et tu ne peux pas aller confesser tes péchés de manière abstraite : "Oui, je... oui, j'ai perdu patience une fois, j'ai perdu patience à nouveau...", et des choses abstraites. "Le concret : "Je suis pécheur ". Le concret : "J'ai fait ça. J'ai pensé ça. J'ai dit cela". Le concret est ce qui me fait sentir comme un vrai pécheur et non pas un pécheur dans l'air.

Jésus dit dans l'Évangile : "Je te loue, Père et Seigneur du Ciel et de la Terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux savants et que tu les as révélées aux petits". Le caractère concret des petits. C'est beau d'écouter les petits quand ils viennent se confesser : ils ne disent pas de choses étranges, dans l'air ; ils disent des choses concrètes, et parfois trop concrètes parce qu'ils ont cette simplicité que Dieu donne aux petits. Je me souviens toujours d'un enfant qui est venu un jour me dire qu'il était triste parce qu'il s'était disputé avec sa tante... Mais il a continué. J'ai dit : "Qu'avez-vous fait ? - "Eh, j'étais à la maison, je voulais aller jouer au football mais tatie, maman n'était pas là, elle a dit : "Non, tu ne sors pas : tu dois d'abord faire tes devoirs". D'une parole à l'autre, à la fin je lui ai dit d'aller voir ailleurs si j'y suis". C'était un enfant d'une grande culture géographique... Il m'a même dit le nom du pays où il avait envoyé sa tante ! Ils sont comme ça : simples, concrets.

Nous aussi, nous devons être simples, concrets : le concret vous conduit à l'humilité, car l'humilité est concrète. "Nous sommes tous des pécheurs" est une chose abstraite. Non : "Je suis un pécheur pour telle, telle et telle raison", et cela me conduit à la honte de regarder Jésus : "Pardonne-moi". La véritable attitude du pécheur. "Et si nous disons que nous sommes sans péché, nous nous trompons nous-mêmes et la vérité n'est pas avec nous." C'est une façon de dire que nous sommes sans péché, c'est cette attitude abstraite : "Oui, nous sommes pécheurs, oui, j'ai perdu patience une fois...", mais tout cela dit dans l'air. Je ne réalise pas la réalité de mes péchés. "Mais, vous savez, nous faisons tous ces choses, je suis désolé, je suis désolé... ça me fait mal, je ne veux plus le faire, je ne veux plus le dire, je ne veux plus le penser". Il est important que nous nommions nos péchés à l'intérieur de nous-mêmes. Le caractère concret. Parce que si nous le gardons dans l'air, nous finirons dans l'obscurité. Nous sommes comme des petits, qui disent ce qu'ils ressentent, ce qu'ils pensent : ils n'ont pas encore appris l'art de déguiser les choses pour qu'on les comprennent sans les dire. C'est un art des grands, qui souvent ne nous fait aucun bien.

Hier, j'ai reçu une lettre d'un garçon de Caravaggio. Il s'appelle Andrea. Et il m'a dit des choses sur lui. Les lettres des enfants et des jeunes sont belles pour leur caractère concret. Et il m'a dit qu'il avait entendu la messe à la télévision et qu'il devait me "reprocher" une chose : le fait que je dise "La paix soit avec vous". Lui me le reprochait car "vous ne pouvez pas dire cela parce qu'avec la pandémie, nous ne pouvons pas nous toucher". Il ne voit pas que vous faites un signe de la tête mais que vous ne vous touchez pas. Mais c'est là, la liberté de dire les choses telles qu'elles sont.

Nous aussi, avec le Seigneur, la liberté de dire les choses telles qu'elles sont : "Seigneur, je suis dans le péché : aide-moi". Comme Pierre après la première pêche miraculeuse : "Eloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un pécheur”. Ayez cette sagesse du concret. Parce que le diable veut que nous vivions dans la tiédeur, dans le gris : ni bon ni mauvais, ni blanc, ni noir : gris. Une vie qui ne plaît pas au Seigneur. Le Seigneur n'aime pas les tièdes. Etre concrets pour ne pas être des menteurs. Si nous confessons nos péchés, Il est fidèle et juste pour nous pardonner : Il nous pardonne quand nous sommes concrets. La vie spirituelle est si simple, si simple ; mais nous la compliquons avec ces nuances, et à la fin nous n'arrivons jamais ...

Demandons au Seigneur la grâce de la simplicité et qu'Il nous accorde cette grâce qu'il donne aux gens simples, aux enfants, aux jeunes qui disent ce qu'ils ressentent, qui ne cachent pas ce qu'ils ressentent. Même si c'est une mauvaise chose, ils le disent. Même avec Lui, dire les choses : la transparence. Et ne vivez pas une vie qui est mi-figue mi-raisin. La grâce de la liberté pour dire les choses et aussi la grâce de bien savoir qui nous sommes devant Dieu.

 

Le Pape a terminé la messe par un temps d’adoration puis la bénédiction eucharistique, invitant aussi à la communion spirituelle.

Voici la prière récitée par le Pape:

«Mon Jésus, je crois que tu es vraiment présent dans le Très Saint Sacrement de l'autel. Je t'aime par-dessus tout et te désire dans mon âme. Puisque je ne peux pas Te recevoir sacramentellement maintenant, viens au moins spirituellement dans mon cœur. Comme je suis déjà venu, je T'embrasse et je m'unis tout entier à Toi. Ne permet pas que je puisse jamais me séparer de Toi.»».

 Avant que le Saint-Père ne quitte la chapelle dédiée à l’Esprit-Saint, l’antienne mariale de ce temps pascal, Regina Coeli, a été entonnée:

 «Regína caeli laetáre, allelúia.

Quia quem merúisti portáre, allelúia

.Resurréxit, sicut dixit, allelúia.

Ora pro nobis Deum, allelúia».

 

29 avril 2020, 07:02

 

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