Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Bonne fête de la Pentecôte

 

Jean 20

21 Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »

22 Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint.

23 À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »

Voir les commentaires

L’Alsace sauvage

Cet article est reposté depuis Nature d'ici et d'ailleurs.

Voir les commentaires

« Recevez l'Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »

PREMIÈRE LECTURE
« On l’appela Babel, car c’est là que le Seigneur embrouilla la langue des habitants de toute la terre » (Gn 11, 1-9)

Toute la terre avait alors la même langue et les mêmes mots.
    Au cours de leurs déplacements du côté de l’orient,
les hommes découvrirent une plaine en Mésopotamie,
et s’y établirent.
    Ils se dirent l’un à l’autre :
« Allons ! fabriquons des briques et mettons-les à cuire ! »
Les briques leur servaient de pierres,
et le bitume, de mortier.
    Ils dirent :
« Allons ! bâtissons-nous une ville,
avec une tour dont le sommet soit dans les cieux.
Faisons-nous un nom,
pour ne pas être disséminés sur toute la surface de la terre. »
    Le Seigneur descendit pour voir la ville et la tour
que les hommes avaient bâties.
    Et le Seigneur dit :
« Ils sont un seul peuple,
ils ont tous la même langue :
s’ils commencent ainsi,
rien ne les empêchera désormais
de faire tout ce qu’ils décideront.
    Allons ! descendons, et là, embrouillons leur langue :
qu’ils ne se comprennent plus les uns les autres. »
    De là, le Seigneur les dispersa
sur toute la surface de la terre.
Ils cessèrent donc de bâtir la ville.
    C’est pourquoi on l’appela Babel,
car c’est là que le Seigneur embrouilla
la langue des habitants de toute la terre ;
et c’est de là qu’il les dispersa
sur toute la surface de la terre.

    – Parole du Seigneur.

OU BIEN

PREMIÈRE LECTURE
« Le Seigneur descendit sur le sommet du Sinaï devant tout le peuple » (Ex 19, 3-8a.16-20b)

En ces jours-là,
    Moïse monta vers Dieu.
Le Seigneur l’appela du haut de la montagne :
« Tu diras à la maison de Jacob,
et tu annonceras aux fils d’Israël :
    “Vous avez vu ce que j’ai fait à l’Égypte,
comment je vous ai portés comme sur les ailes d’un aigle
et vous ai amenés jusqu’à moi.
    Maintenant donc, si vous écoutez ma voix et gardez mon alliance,
vous serez mon domaine particulier parmi tous les peuples
car toute la terre m’appartient ;
    mais vous, vous serez pour moi un royaume de prêtres, une nation sainte.”
Voilà ce que tu diras aux fils d’Israël. »
    Moïse revint et convoqua les anciens du peuple,
il leur exposa tout ce que le Seigneur avait ordonné.
    Le peuple tout entier répondit, unanime :
« Tout ce que le Seigneur a dit, nous le mettrons en pratique. »
    Le troisième jour, dès le matin,
il y eut des coups de tonnerre, des éclairs,
une lourde nuée sur la montagne,
et une puissante sonnerie de cor ;
dans le camp, tout le peuple trembla.
    Moïse fit sortir le peuple hors du camp, à la rencontre de Dieu,
et ils restèrent debout au pied de la montagne.
    La montagne du Sinaï était toute fumante,
car le Seigneur y était descendu dans le feu ;
la fumée montait, comme la fumée d’une fournaise,
et toute la montagne tremblait violemment.
    La sonnerie du cor était de plus en plus puissante.
Moïse parlait,
et la voix de Dieu lui répondait.
    Le Seigneur descendit sur le sommet du Sinaï,
il appela Moïse sur le sommet de la montagne.

    – Parole du Seigneur.

 

OU BIEN

PSAUME
(Ez 37, 1-14)
R/undefined

    En ces jours-là,
    la main du Seigneur se posa sur moi,
par son esprit il m’emporta
et me déposa au milieu d’une vallée ;
elle était pleine d’ossements.
    Il me fit circuler parmi eux ;
le sol de la vallée en était couvert,
et ils étaient tout à fait desséchés.
    Alors le Seigneur me dit :
« Fils d’homme, ces ossements peuvent-ils revivre ? »
Je lui répondis :
« Seigneur Dieu, c’est toi qui le sais ! »
    Il me dit alors :
« Prophétise sur ces ossements.
Tu leur diras :
Ossements desséchés, écoutez la parole du Seigneur :
    Ainsi parle le Seigneur Dieu à ces ossements :
Je vais faire entrer en vous l’esprit,
et vous vivrez.
    Je vais mettre sur vous des nerfs,
vous couvrir de chair,
et vous revêtir de peau ;
je vous donnerai l’esprit,
et vous vivrez.
Alors vous saurez que Je suis le Seigneur. »

    Je prophétisai, comme j’en avais reçu l’ordre.
Pendant que je prophétisais, il y eut un bruit,
puis une violente secousse,
et les ossements se rapprochèrent les uns des autres.
    Je vis qu’ils se couvraient de nerfs,
la chair repoussait,
la peau les recouvrait,
mais il n’y avait pas d’esprit en eux.
    Le Seigneur me dit alors :
« Adresse une prophétie à l’esprit,
prophétise, fils d’homme.
Dis à l’esprit :
Ainsi parle le Seigneur Dieu :
Viens des quatre vents, esprit !
Souffle sur ces morts, et qu’ils vivent ! »
    Je prophétisai, comme il m’en avait donné l’ordre,
et l’esprit entra en eux ;
ils revinrent à la vie,
et ils se dressèrent sur leurs pieds :
c’était une armée immense !
    Puis le Seigneur me dit :
« Fils d’homme, ces ossements,
c’est toute la maison d’Israël.
Car ils disent :
‘Nos ossements sont desséchés,
notre espérance est détruite,
nous sommes perdus !’
    C’est pourquoi, prophétise.
Tu leur diras :
Ainsi parle le Seigneur Dieu :
Je vais ouvrir vos tombeaux
et je vous en ferai remonter, ô mon peuple,
et je vous ramènerai sur la terre d’Israël.
    Vous saurez que Je suis le Seigneur,
quand j’ouvrirai vos tombeaux
et vous en ferai remonter, ô mon peuple !
    Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez ;
je vous donnerai le repos sur votre terre.
Alors vous saurez que Je suis le Seigneur :
j’ai parlé et je le ferai
– oracle du Seigneur. »

    – Parole du Seigneur.

OU BIEN

 

ÉVANGILE
« Sur mes serviteurs et mes servantes je répandrai mon Esprit en ces jours-là » (Jl 3, 1-5a)

Ainsi parle le Seigneur :
    Je répandrai mon esprit
sur tout être de chair,
vos fils et vos filles prophétiseront,
vos anciens seront instruits par des songes,
et vos jeunes gens par des visions.
    Même sur les serviteurs et sur les servantes
je répandrai mon esprit en ces jours-là.
    Je ferai des prodiges au ciel et sur la terre :
du sang, du feu, des nuages de fumée.
    Le soleil sera changé en ténèbres,
et la lune sera changée en sang,
avant que vienne le jour du Seigneur,
jour grand et redoutable.
    Alors, quiconque invoquera le nom du Seigneur
sera sauvé.

    – Parole du Seigneur.

CONSÉCRATION À NOTRE-DAME DES NEIGES

Ô Notre-Dame,
nous nous confions en vous,
en votre obédience bénie
et en votre garde très spéciale.
Aujourd’hui et chaque jour
nous vous confions nos âmes et nos corps ;
nous vous confions tout notre espoir
et toute notre consolation ;
toutes nos angoisses et nos misères ;
notre vie et la fin de notre vie,
pour que par votre très sainte intercession
et par vos mérites,
toutes nos actions soient dirigées et disposées
selon votre volonté
et celle de votre Fils

Recevons l'Esprit-Saint

Jésus, ce soir, nous donne sa paix, nous envoie au monde, comme le Père L'a envoyé et c'est l'Esprit Saint qui, à travers nous, atteindra désormais tous les hommes.

« Recevez l'Esprit Saint.
À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ;
à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »
 

Méditation de l'évangile du dimanche 31 mai

Au soir de la résurrection, son apparition déchaîne la joie de ses amis, les emmurés du cénacle. Tout s'était écroulé, seules les portes du cénacle verrouillées protégeaient ces désespérés des menées de leurs ennemis qui venaient de triompher en assassinant Jésus.

Aussi l'apparition de Jésus parmi eux les saisit de crainte et de joie. Jésus les calme : « Paix à vous » ; les raisonne : non, Il n'est pas un esprit.

« De quoi êtes-vous troublés ? Et pourquoi ces incertitudes s'élèvent-elles en vos cœurs ? Voyez mes mains et mes pieds : oui, c'est bien Moi. Touchez-Moi ; et rendez vous compte qu'un esprit n'a pas de chair ni d'os comme vous constatez que j'en ai. Et en disant cela, Il leur montra ses mains et ses pieds ».

Luc a admirablement décrit ce mélange de joie et de crainte qui les saisit devant le ressuscité :

« Comme ils étaient encore incrédules à force de joie et dans l'étonnement,
Il leur dit : avez-vous ici quelque chose à manger ? Et ils Lui donnèrent un peu de poisson grillé ; et Il le prit et en mangea en leur présence »

Et Il va donner aux siens cet étonnant pouvoir de recevoir l'Esprit-Saint qui les guidera pour retirer le péché du monde. Jésus, ce soir, nous donne sa paix, nous envoie au monde, comme le Père L'a envoyé et c'est l'Esprit Saint qui, à travers nous, atteindra désormais tous les hommes.

Au lieu de n'avoir que des raisonnements à offrir pour dissuader du mal et du péché, cette mission de Jésus nous permet de répondre, bien souvent, sans paroles, et d'apporter à nos frères la lumière incréée, la sagesse qui illumine et entraîne les cœurs (volonté et intelligence) vers la volonté du Père.

« Et Il leur dit donc de nouveau : Paix à vous ! Comme le Père m'a envoyé, Moi aussi Je vous envoie. Et ayant dit cela Il souffla sur eux, et leur dit : recevez l'Esprit Saint, ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis, ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus ».

A nous d'user de ce pouvoir qui reste dépendant de notre volonté, redoutable pouvoir vis-à-vis de nos frères. Est-ce aussi le pouvoir du ministère sacerdotal dans la confession et l'absolution ? Sans doute les deux, car comment ne pas voir cette force de l'Esprit à l'œuvre aujourd'hui, dans tant et tant de communautés de prière !

Vraiment ces hommes et ces femmes font reculer le péché et libèrent les intelligences et les cœurs. Ils apportent à notre monde la lumière de l'Esprit-Saint et la tendresse du Père.


Père Gabriel

Saint Aelred de Rievaulx (1110-1167)
 

moine cistercien

Sermon sur la septuple voix du Saint-Esprit à la Pentecôte, Sermones inediti, éd. Talbot, Rome 1952, 1, 112-114 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 226)

« Tu envoies ton souffle... tu renouvelles la face de la terre » (Ps 103,30)

Selon le dessein de Dieu, au commencement, l'Esprit de Dieu a rempli l'univers, « déployant sa vigueur d'un bout du monde à l'autre et gouvernant toute chose avec douceur » (Sg 8,1). Mais, en ce qui concerne son œuvre de sanctification, c'est à partir de ce jour de Pentecôte que « l'Esprit du Seigneur a rempli l'univers » (Sg 1,7). Car c'est aujourd'hui que cet Esprit de douceur est envoyé par le Père et le Fils pour sanctifier toute créature selon un plan nouveau, une manière nouvelle, une manifestation nouvelle de sa puissance et de sa force.

    Auparavant « l'Esprit n'avait pas été donné, parce que Jésus n'avait pas encore été glorifié » (Jn 7,39)... Aujourd'hui, venant du séjour céleste, l'Esprit est donné aux âmes des mortels avec toute sa richesse, toute sa fécondité. Ainsi cette rosée divine s'étend sur toute la terre, dans la diversité de ses dons spirituels. Et il est juste que la plénitude de ses richesses ait ruisselé pour nous du haut du ciel, puisque peu de jours auparavant, par la générosité de notre terre, le ciel avait reçu un fruit d'une merveilleuse douceur... L'humanité du Christ, c'est toute la grâce de la terre ; l'Esprit du Christ, c'est toute la douceur du ciel. Il s'est donc produit un échange très salutaire : l'humanité du Christ est montée de la terre au ciel ; aujourd'hui, du ciel est descendu vers nous l'Esprit du Christ...

   C'est partout que l'Esprit Saint agit ; c'est partout que l'Esprit prend la parole. Sans doute, avant l'Ascension, l'Esprit du Seigneur a été donné aux disciples lorsque le Seigneur leur a dit : « Recevez le Saint Esprit. Tous ceux à qui vous remettrez leurs péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus ». Mais, avant la Pentecôte, on n'a pas entendu la voix de l'Esprit Saint, on n'a pas vu briller sa puissance. Et sa connaissance n'est pas parvenue aux disciples du Christ, qui n'avaient pas été confirmés en courage, puisque la peur les obligeait encore à se cacher dans une salle fermée à clé. Mais à partir de ce jour, « la voix du Seigneur domine les eaux..., elle taille des lames de feu... et tous s'écrient : Gloire ! » (Ps 28,3-9)

Homélie du Père Gilbert
« La paix soit avec vous ! »
 

"Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »

Pour recevoir cette Paix, nous avons besoin de recevoir les dons du Saint-Esprit ! C’est l’expérience de la bonté de Dieu, de son amour qui nous donne de ne plus vouloir autre chose que son Amour. Face à la merveille de la Résurrection, face à un tel Amour de notre Père des cieux, nous voulons revêtir une grande délicatesse les uns vis-à-vis des autres. Le don de science qui nous est donné est cet « instinct divin » qui nous fait comprendre la détresse qui est autour de nous pour que nous cherchions à y remédier. L’esprit de conseil nous fait prendre les bons moyens pour rejoindre Dieu et le servir saintement dans toute notre vie. Nous avons encore besoin de l’esprit d’intelligence qui va nous donner le sens des réalités de la foi. Le don de piété est cette délicatesse de l’amour et le don de sagesse nous fait goûter combien le Seigneur est bon. Nous avons besoin d’être mû par l’Esprit de Dieu, de recevoir les dons du Saint Esprit et l’esprit d’adoration.

"Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Après la mort de Jésus, le souffle de Dieu est répandu sur le monde. Tout ce que l’on pouvait connaître de Dieu, tout ce que les philosophes avaient pu en dire, tout ce que les religions avaient pu manifester de Dieu, tout cela est bouleversé de fond en comble. Jésus avait dit : Il faut que le Fils de l’homme meure pour manifester le don de Dieu, la vraie Vie ! Jésus ressuscité manifeste que Dieu est Amour, qu’il ne sera jamais qu’Amour. « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, Il les aima jusqu’à la fin. » Jésus met en œuvre l’Amour infini de Dieu ! L’Esprit Saint est donné par Jésus à son Église qui est son corps, son épouse bien-aimée, le Corps du Christ. A Jérusalem, la révolution de cet incroyable Amour de Dieu est révélée, c’est l’ébranlement d’un coup de vent violent. Les Apôtres qui se trouvaient là furent profondément bouleversés. Une ère nouvelle s’annonce véritablement pour le monde.

"Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Jésus donne l’Esprit Saint. Dieu, désormais, peut vivre dans notre nature humaine d’une manière unique. Progressivement, nous nous laissons vider de nous-même et la bonne terre en nous va s’imprégner de la rosée divine. Marie était au milieu des apôtres, nous avions tellement besoin qu’elle soit là, car nos lèvres sont impures, notre cœur est mélangé, nos désirs ne sont pas clairs. Or elle n’est qu’une aspiration vers Dieu : « Viens, oh oui viens Seigneur Jésus. » Tous ceux qui étaient à Jérusalem étaient bouleversés car chacun entendait les Apôtres parler dans sa langue. C’est la langue de l’Amour, le langage du cœur qui nous donne de nous rejoindre tous, de nous reconnaitre toujours.

Nous demandons à l’Esprit Saint la grâce de préparer en nous un espace pour Dieu.

Père Gilbert Adam
9 rue du Lavoir
60350 Trosly-Breuil

Voir les commentaires

l'Esprit Saint, «l'inconnu de notre foi» qui opère de manière invisible: il donne la joie, la paix, l'amour, il nous fait vivre comme des enfants de Dieu ressuscités.

Mosaïque de la chapelle Redemptoris Mater au Vatican.

Pentecôte: le Pape François situe l’Esprit Saint comme «l'inconnu de notre foi»
Retour sur les paroles du Pape François sur l'Esprit Saint, «l'inconnu de notre foi» qui opère de manière invisible: il donne la joie, la paix, l'amour, il nous fait vivre comme des enfants de Dieu ressuscités. Grâce à lui, nous pouvons nous regarder comme des frères.
 

Sergio Centofanti – Cité du Vatican

L'Esprit Saint fait tout, mais il ne se montre pas. L’on peut constater  ses effets, mais il faut avoir le cœur ouvert. Il est humble, un amour caché, il est Dieu. Il parle tous les jours, tranquillement, au milieu de notre vacarme. Nous avons besoin de faire silence pour l'entendre. Mais qui est-il et que nous dit l'Esprit Saint?

Sans l'Esprit Saint, nous ne sommes pas chrétiens

Il est «l'inconnu de notre foi» disait le Pape François dans son homélie à Sainte Marthe, le 13 mai 2013: pourtant, sans lui, nous ne sommes pas chrétiens, il n'y a ni l'Église ni mission. Sans Lui, nous vivons une double vie: chrétienne en paroles, «mondaine» en actes. 

L'Esprit «n'est pas une chose abstraite», c'est une Personne qui change nos vies: comme cela est arrivé aux apôtres, encore timorés et enfermés dans le Cénacle, bien qu'ayant vu Jésus ressuscité, et après la Pentecôte «impatients de rejoindre des confins ignorés» pour annoncer l'Évangile, sans crainte de donner la vie.

«Leur histoire nous dit que même voir le Ressuscité ne suffit pas si nous ne l'accueillons pas dans nos cœurs. Il n'est pas nécessaire de savoir que le Ressuscité est vivant si l'on ne vit pas comme un ressuscité. Et c'est l'Esprit qui fait vivre et revivre Jésus en nous, qui ressuscite en nous» (Homélie de la Pentecôte, 9 juin 2019). 

Fils de Dieu grâce à l'Esprit Saint

La nouvelle vie, la vraie vie du ressuscité, est de «reconnecter notre relation avec le Père, ruinée par le péché». C'est la mission de Jésus: «nous arracher à la condition d'orphelins et nous ramener à celle de fils aimés de Dieu». «La paternité de Dieu est réactivée en nous grâce à l'œuvre rédemptrice du Christ et au don du Saint-Esprit».

C'est grâce à cette relation avec le Père et le Fils que «l'Esprit Saint nous fait entrer dans une nouvelle dynamique de fraternité. Grâce au Frère universel, qui est Jésus, nous pouvons nous mettre en rapport avec les autres d'une manière nouvelle, non plus comme des orphelins, mais comme des fils du même Père bon et miséricordieux. Et cela change tout ! Nous pouvons nous considérer comme des frères». (Homélie de la Pentecôte, 15 mai 2016). 

L'homme spirituel apporte l'harmonie là où il y a des conflits

Nous devons toujours nous diminuer, Jésus doit toujours grandir en nous. Le risque est de se servir du Christ plus que de le servir. Le chemin est de sortir de nous-mêmes, de nous éloigner de notre égocentrisme. Cela est possible grâce à la prière que l'Esprit suscite en nous. «Lorsque nous brisons le cercle de notre égoïsme, nous sortons de nous-mêmes, et nous approchons des autres pour les rencontrer, les écouter, les aider, c'est l'Esprit de Dieu qui nous y a poussés. Lorsque nous découvrons en nous une capacité inconnue de pardonner, d'aimer celui qui ne nous aime pas, c'est l'Esprit Saint qui nous a saisis» (Homélie à Istanbul, 29 novembre 2014). 

Celui qui vit selon l'Esprit «apporte la paix là où il y a discorde, la concorde là où il y a conflit. Les hommes spirituels donnent le bien pour le mal, ils répondent à l'arrogance par la douceur, à la méchanceté par la bonté, au bruit par le silence, au bavardage par la prière, au défaitisme par le sourire». «Pour être spirituel», il faut mettre le regard de l'Esprit «avant le nôtre» (homélie de la Pentecôte, 9 juin 2019).

L'unité dans la diversité

La division entre les chrétiens est l'un des grands scandales qui nous éloignent de la foi. Le diable divise, tandis que «l'Esprit Saint fait des disciples un nouveau peuple», parce qu'il «crée un nouveau cœur». «À chacun il fait un don et tous se rassemblent dans l'unité. En d'autres termes, le même Esprit crée la diversité et l'unité», «la véritable unité, celle selon Dieu, qui n'est pas l'uniformité, mais l'unité dans la différence». Il est nécessaire de résister à «deux tentations récurrentes».

La première est de rechercher la diversité sans l'unité. Cela arrive lorsque nous formons des partis, lorsque nous devenons rigides dans des positions exclusives ... nous croyant peut-être les meilleurs ... nous devenons des partisans plutôt que des frères ... des chrétiens de droite ou de gauche avant d’être des chrétiens de Jésus; des gardiens inflexibles du passé ou des avant-gardes du futur avant d’être fils humbles et reconnaissants de l'Église. C’est la diversité sans unité.

La tentation inverse est plutôt de rechercher «l'unité sans la diversité» et tout devient «l'uniformité, l'obligation de tout faire ensemble et de manière égale, de penser tout de la même manière». Au contraire, l'Esprit Saint «crée la diversité», puis «réalise l'unité: il relie, rassemble, recompose l'harmonie» (Homélie de la Pentecôte, 4 juin 2017). 

L'Esprit de pardon, ciment d’unité

«L'unité est possible dans le pardon. Jésus ne condamne pas les siens, qui l'avaient abandonné et renié pendant la Passion, mais leur donne l'Esprit de pardon. L'Esprit est le premier don du Ressuscité et il est donné avant tout pour pardonner les péchés. Voici le début de l'Église, voici le ciment qui nous tient ensemble, le ciment qui unit les briques de la maison: le pardon. Parce que le pardon est le don à l’énième puissance, c'est le plus grand amour, celui qui nous maintient ensemble malgré tout, qui nous empêche de nous effondrer, qui nous renforce et nous fortifie. Le pardon libère le cœur et permet de recommencer: le pardon donne de l'espoir, sans pardon l'Église n'est pas construite. L'Esprit de pardon, qui résout tout en harmonie, nous pousse à rejeter d'autres chemins: les chemins hâtifs de ceux qui jugent, les chemins sans issue de ceux qui ferment toutes les portes, les chemins à sens unique de ceux qui critiquent les autres. L'Esprit Saint nous pousse plutôt à suivre le chemin à double sens du pardon reçu et du pardon donné.» (Homélie de la Pentecôte, 4 juin 2017)

Dieu nous parle encore aujourd'hui

L'Esprit de vérité ne cesse de parler, il nous fait entrer toujours plus pleinement dans le sens des paroles de Jésus. C'est la nouveauté de l'Évangile, d'une Parole toujours vivante, car le christianisme, comme le dit le Catéchisme de l'Église catholique, n'est pas une «religion du Livre», «une parole écrite et muette», mais de la Parole de Dieu, c'est-à-dire du Verbe incarné et vivant. 

«La nouveauté nous fait toujours un peu peur, parce que nous nous sentons plus rassurés si nous avons tout sous contrôle, si c’est nous-mêmes qui construisons, programmons, faisons des projets pour notre vie selon nos plans, nos sécurités, nos goûts. Et cela arrive aussi avec Dieu. Souvent, nous le suivons, nous l’accueillons, mais jusqu’à un certain point ; il nous est difficile de nous abandonner à Lui avec pleine confiance, laissant l’Esprit Saint être l’âme, le guide de notre vie dans tous les choix ; nous avons peur que Dieu nous fasse parcourir des chemins nouveaux, nous fasse sortir de notre horizon souvent limité, fermé, égoïste, pour nous ouvrir à ses horizons. Mais, dans toute l’histoire du salut, quand Dieu se révèle, il apporte la nouveauté - Dieu apporte toujours la nouveauté -, il transforme et demande de se confier totalement à Lui » (Homélie de la Pentecôte, 19 mai 2013). 

La résistance à l'Esprit Saint: la tentation de l'apprivoiser

«La tentation de résister à l'Esprit Saint est toujours présente en nous, parce qu'il nous bouleverse, parce qu'il secoue, il fait marcher, pousse l'Église à avancer. Et il est toujours En réalité, l’Église se montre fidèle à l’Esprit Saint dans la mesure où elle n’a pas la prétention de le régler ni de le domestiquer. Et l’Église se montre aussi fidèle à l’Esprit Saint quand elle laisse de côté la tentation de se regarder elle-même. Et nous, chrétiens, nous devenons d’authentiques disciples-missionnaires, capables d’interpeller les consciences, si nous abandonnons un style défensif pour nous laisser conduire par l’Esprit. Il est fraîcheur, imagination, nouveauté.» (Homélie à Istanbul, 29 novembre 2014). 

Apporter au monde la joie de l'Esprit Saint

Sans l’Esprit Saint, il n'existe pas de mission. En fait, la mission n'est pas notre œuvre, c'est un cadeau. L'Église a besoin d'évangélisateurs qui s'ouvrent «sans crainte à l'action de l'Esprit Saint», qui «infusent la force de proclamer la nouveauté de l'Évangile avec audace (parresia), à haute voix et en tout temps et en tout lieu, même à contre-courant» (Evangelii gaudium, 259).

Voir les commentaires

« Il y a un nettoyage ethnique délibéré » dans l’État de Kaduna au Nigéria

« Il y a un nettoyage ethnique délibéré » dans l’État de Kaduna au Nigéria

« Nous souhaitons alerter le monde que les communautés du sud de Kaduna ont subi des invasions et des massacres constants qui supposent rapidement une proportion génocidaire. »

Jonathan Asake, président de l’organisation Southern Kaduna Peoples Union (SOKAPU), a réagi lors d’une conférence de presse aux récentes déclarations du gouvernement fédéral et du sénateur de Kaduna, Uba Sani. Ces derniers associaient les attaques de bergers peuls à une vengeance.

Jonathan Asake s’est dit « très peiné et choqué face à la réaction du président » et « très déçu » de cette description de « vengeance ».

« Quiconque décrit les récentes attaques de vengeance est soit un semeur de troubles, soit une part d’un grand agenda de nettoyage ethnique contre notre peuple. »

Le président de la SOKAPU rapporte le témoignage de villageois victime d’une attaque pour souligner la qualité des armes utilisées. Ils disent avoir vu un « hélicoptère étrange » survoler le village peu de temps avant qu’une explosion détruise partiellement l’église Assemblée de Dieu, et plusieurs maisons du village.

« Nous souhaitons alerter le monde que les communautés du sud de Kaduna ont subi des invasions et des massacres constants qui supposent rapidement une proportion génocidaire. Malgré la fermeture actuelle causée par la pandémie de COVID-19, nos communautés sont envahies quotidiennement et chassées dans d’autres communautés en tant que personnes déplacées à l’intérieur du pays (PDI) uniquement pendant une courte période avant que les communautés d’accueil ne soient également envahies et déplacées. »

Pour Jonathan Asake, il s’agit d’un « nettoyage ethnique délibéré ».

« Les attaques en cours de nos communautés indiquent qu’il y a un nettoyage ethnique délibéré dans les communautés du sud de Kaduna et le gouvernement ferme les yeux à nos demandes. »

Il en appelle à la protection de ces populations.

M.C.

Pour en savoir plus, lire également :

Nigéria : Luka Binniyat dénonce la mise à mort de 17 personnes dans un récit glaçant

« C’est un miracle ! » : Le directeur d’une école chrétienne et sa famille survivent à une violente attaque au Nigéria

Nigéria : 13 personnes tuées, 13 enlevées et plus de 1000 déplacées suite à des attaques de bergers peuls

Au Nigéria, Yusuf Pam a été attaqué à coups de machettes par des bergers peuls

Nigéria : Un couple enlevé et des chrétiens tués lors d’un mariage

Nigéria : Un étudiant, qui doit retourner chez lui à cause du confinement, est abattu à son arrivée par les bergers peuls

Nigéria : Ils crient « Allah Akbar » et tuent une femme enceinte et six enfants

Ishaku Abba, 10 ans, abattu au Nigéria parce qu’il était chrétien

Au Nigéria, le sénateur Istifanus Gyang se lève pour défendre les chrétiens assassinés

Après 2 ans d’exil, des Nigérians retournent dans leur village et se font attaquer par des Peuls

Arrivés en camions et motos, les assaillants de Boko Haram pillent Garkida au Nigéria et enlèvent de nombreux chrétiens

Au Nigeria, 32 chrétiens assassinés lors d’une attaque qui laisse 7500 personnes sans aucun moyen de survivre

Michael Nnadi, 18 ans, chrétien enlevé au Nigeria le 8 janvier, a été assassiné

Boko Haram a fait 59 311 orphelins de père et 59 213 veuves dans l’État de Borno au Nigeria

Au Nigeria, les chrétiens ont manifesté dans les rues de Lagos pour dénoncer les « meurtres incessants »

© Info Chrétienne - Courte reproduction partielle autorisée suivie d'un lien "Lire la suite" vers cette page.

Voir les commentaires

Bonne Fête aux Ferdinand et aux très Saintes âmes du 30 mai

SAINT DU JOUR
banner santi.jpg
Date 30 mai

Le Saint du Jour est une liste quotidienne des Saints gardés dans la mémoire de l'Église. Les histoires des maîtres de la vie chrétienne de tous les temps qui comme des phares radieux orientent notre chemin.

SAINTE JEANNE D'ARC VIERGE

20180530_Wikimedia Commons_Les vies des femmes célèbres d'Antoine Dufour_1504_Musée Dobrée, Nantes_GIOVANNA D'ARCO.jpg

La fille qui restitua l’honneur à la couronne de France et mourut accusée faussement d’hérésie . c’est la parabole célèbre et dramatique de Jeanna d’Arc. La Sainte, brûlée sur le bûcher en 1431, qui, poussée par une impérieuse mission divine, guida l’armée à la libération d’Orléans des Anglais.  

Représentée souvent à cheval, avec une énorme cuirasse au dos, sa frêle silhouette presque étouffée par le fer qui enveloppe son corps, Jeanne est consumée vive par les flammes d’un bûcher le 30 mai. Depuis six cents ans Jeanne d’Arc représente surtout deux icônes: la guerrière victorieuse et la «sorcière» conduite au bûcher. Et c’est entre ces deux images que se résument ses 19 ans de vie; dans son enfance, Jeanne, née le 6 janvier 1412, à Domrémy, au nord-est de la France, aide aux travaux ménagers de la maison et dans les champs; elle connaît à peine ses prières; à treize ans elle devient l’adolescente qui entend des «Voix» du ciel et se sent investie d’une mission grandiose.

De «folle» à «Pucelle»

«Libérer la France». C‘est justement cette mission. Et faire proclamer roi de France Charles VII. Ce sont, dit–elle, d’abord à ses parents, ensuite aux autorités, l’Archange Michel, Catherine d’Alexandrie, Margueritte d’Antioche… qu’elle entend distinctement qui lui commandent cette mission. Les voix sont tout de suite taxées de bizarreries d’une analphabète un peu lunée. Mais lorsque la fille, à 17 ans, s’échappe de la maison, prédit avec exactitude une défaite de la France contre les envahisseurs anglais, ces «rêveries» acquièrent un autre poids. Passée au crible de certains théologiens qui l’interrogent sur sa foi, Jeanne est mise à la tête d’une armée qui marche sur Orléans et assiège la ville. En huit jours seulement, se produit, en termes militaires, le prodige; les Anglais sont successivement battus au cours de batailles, où l’audace de la «Pucelle» est inégalable. Orléans est libérée et le 7 juillet 1429, c’est le sommet de la gloire: Charles VII est couronné à Reims et Jeanne d’Arc avec son étendard, à ses côtés.

 

Les deux ennemis

Cependant deux forces opposées et semblables conjurent contre la Pucelle. Les Anglais qui n’acceptent pas la défaite par la main d’une petite fille et les Français eux-mêmes, généraux et ecclésiastiques qui ne veulent pas se voir supplantés pour le même motif. Ainsi lorsque Jeanne conduit la libération de Compiègne , le pont-levis est levé avant qu’elle ne puisse se mettre en sécurité, et la jeune fille est capturée par les Bourguignons. C’est le 23 mai 1430 et deux jours plus tard l’Université de Paris demande à l’Inquisition d’intenter un procès à la jeune fille pour sorcellerie. Charles ne fit pas grand-chose pour la libérer et le 21 novembre Jeanne est vendue aux Anglais.

 

L’âme ne brûle pas

Le procès s’ouvre à Rouen le 9 janvier 1431.
La jeune fille est jugée par une centaine de personnes, parmi les plus expertes et les plus influentes de France et d’Angleterre. Evêques, avocats, ecclésiastiques, prélats de divers grades l’interrogent minutieusement sur des chefs d’accusation comme idolâtrie, schisme, apostasie. Sa foi, l’usage des vêtements d’homme, les «Voix» mystérieuses, chaque chose est objet de dures accusations, et de fausses reconstructions, auxquelles, malgré l’instruction presque inexistante, Jeanne d’Arc, répond avec courage et précision. On lui demande entre autre si elle est en état de grâce de Dieu, et elle réplique: «Si je ne le suis pas, que Dieu veuille m’y mettre car je préfère mourir plutôt que n’être pas dans l’amour de Dieu». Le procès se termine le 24 mars: l’héroïne de France est maintenant une hérétique à exécuter. Le 30 mai elle monte au bûcher dressé sur la place du Vieux-Marché de Rouen. Elle meurt brûlée vive, les yeux fixés sur la grande Croix de procession que Frère Isembard de la Pierre a emmenée pour elle. L’Eglise réhabilite solennellement Jeanne d’Arc en 1456 et Pie X la béatifie en 1910. Et dix ans plus tard elle est canonisée par Benoît XV.

Saint Ferdinand III le Saint

Roi de Castille et de Léon (✝ 1252)

Saint Ferdinand III le SaintRoi de Castille et de Léon, cousin du roi saint Louis. Il libéra Cordoue et Séville occupées par les Maures depuis cinq siècles et y planta la Croix du Christ.
Ferdinand III (1198-1252)  -  Roi de Castille et de Léon, il reconquiert l'Espagne de Cordoue jusqu'à Séville, fonde l'université de Salamanque et construit la cathédrale de Burgos. Canonisé en 1671. (diocèse de Poitiers- quelques saints du Poitou et d'ailleurs)
Voir aussi:

Site de l'église saint Ferdinand des Ternes (Paris).
À Séville en Espagne, l'an 1252, saint Ferdinand III, roi de Castille et de León, prudent dans l'administration de son royaume, protecteur des arts et des sciences, attentif à diffuser la foi.

Martyrologe romain

SAINTE DYPNE

Sainte Dypne, que le « martyrologie romaine » évoque le 30 mai, est la sainte patronne des personnes souffrant de troubles mentaux et neurologiques, des centres de soins et de professions médicales s’occupant de ces malades, et aussi des femmes victimes d’inceste et de violence.  

Nombreux sont les saints protecteurs des personnes souffrant de dépression: Sainte Philomène, Sainte Marguerite de Cortona, l’Archange Raphael et Saint Louis Martin, le père de Sainte Thérèse de Lisieux. Mais la place principale est occupée par une Sainte du VIIe siècle, Dypne.
Selon une légende du XIIIe siècle, Dypne était la fille d’un roi païen irlandais, qui ayant perdu sa femme, qui était chrétienne, voulait la remplacer par elle. Dypne avait 14 ans lorsque sa mère est morte et avait été baptisée en secret. Pour s’éloigner de son père Dypne, avec l’aide du prêtre, Gerberno, son confesseur, décida de fuir par la mer, puis trouva refuge dans la forêt de Ghéel, territoire de l’actuel Belgique. C’est toujours la légende qui relate que le père réussit à atteindre les fugitifs et que, suite à un nouveau refus de sa fille, il fit décapiter d’abord Gerberno puis Dypne.

Les données qui nous parlent de la Sainte

Le récit, avec des éléments de fables populaires anciens, qui est parvenu à ce jour, rapporte que les deux seraient enterrés dans deux sarcophages blancs dans une caverne. A Ghéel, sont encore visibles les fragments de deux sarcophages pré-romains et une brique avec l’inscription "MA DYPNE". Au XIIIe siècle, également dans la ville belge, une translation des probables reliques de Dypne eut lieu dans une église où se trouvent encore ses restes, tandis que celles de Gerberno sont conservées à Xanten, en Allemagne.

 

Dypne, sainte patronne des personnes atteintes de maladies psychiatriques

 

De nombreux miracles survinrent sur le site de leur martyre, dont la guérison de personnes atteintes de maladie mentale ou possédées, aussi les reliques de Dypne résultent miraculeuses. En plus, selon la légende, le malheureux père avait tué la jeune fille dans les affres d’une attaque de folie car possédé par le diable, la Sainte commença alors à être invoquée comme patronne des malades mentaux, possédés, épileptiques et somnambules. Ses symboles sont l’épée qui l’a décapitée et le diable enchaîné à ses pieds.

 

Les habitants de Ghéel prennent les malades dans leurs maisons

Au Moyen Age, en raison des fréquents pèlerinages, une grande communauté de malades mentaux se forma à Ghéel à tel point que, pour les accueillir, une maison fut construite en 1286. Cependant, en raison de leur nombre toujours croissant, les autorités ecclésiastiques se tournèrent directement vers les citoyens de la ville, leur demandant de partager leurs efforts et de les aider à gérer les malades. Les malades furent ensuite accueillis et pris en charge par les familles locales : en termes modernes, les malades ont été « désinstitutionnalisés », accueillis et participant à la vie sociale du pays. Ce type d’anticipation des « maisons familiales » modernes était un fait important pour l’histoire des thérapies chrétiennes et de la charité à leur égard. Là, fut fondé au 9ème siècle, un véritable institut psychiatrique et encore aujourd’hui à Ghéel on pratique des soins avancés, par exemple en occupant les patients avec des activités de travail pendant la journée. Et encore aujourd’hui, de nombreuses familles de la localité ont l’habitude d’accueillir une personne malade dans leur maison, comme s’il s’agissait d’un enfant, un parent ou un ami.

Bse Marie-Céline de la Présentation
Jeune clarisse morte de tuberculose à 19 ans
Marie-Céline de la Présentation (au siècle Jeanne Germaine Castang) naît le 23 mai 1878 à Nojals, près de Beaumont-en-Périgord. Son père était issu d'une famille de propriétaires terriens et sa mère d'une famille de notaires. Cinquième de la famille, elle était très jolie, mutine, sensible et débrouillarde, ayant un fort caractère. Très vite, on la surnomma « la petite Maine »
En 1882, Germaine a 4 ans. Avec quelques autres enfants du village, elle s'était aventurée dans l'eau froide du petit ruisseau proche de l'école. Après trois jours, sa jambe gauche se paralyse et peu à peu le pied se retourna complètement, très certainement sous l'effet d'une poliomyélite. Elle ne put marcher que sur la cheville. Cette épreuve n'entama pas la foi et la piété de l'enfant. Les parents Castang élevaient leurs enfants dans l'amour de Dieu et du prochain. Les Sœurs de Saint-Joseph complétaient cette éducation. Germaine, malgré son jeune âge, se faisait déjà remarquer par sa dévotion à l'Eucharistie.
Son père avait ouvert une épicerie-café dans le bourg de Nojals. L'affaire n'ayant pas marché, le père fut ruiné, et il dut quitter sa maison avec sa femme et ses enfants. Ils s'installèrent alors au lieu-dit Salabert, dans un abri délabré et insalubre où la santé de la famille allait se détériorer inexorablement. Leur misère était telle que Germaine dut parcourir le pays, allant d'une ferme à l'autre pour mendier de la nourriture, malgré sa plaie béante et purulente qui affectait sa jambe.
Ne pouvant assurer la survie de sa famille, le père de Germaine se rendit à Bordeaux pour chercher du travail et loua une petite maison rue de Puységur. Au printemps 1890, toute la famille le rejoignit, quittant le logement insalubre de Salabert où trois des onze enfants avaient trouvé la mort. Deux autres mourront à Bordeaux de tuberculose et de malnutrition. En 1892, le père trouva du travail comme gardien d'un château à La Réole. Toute la famille se rendit à ce château, sauf Germaine qui resta à Bordeaux, où elle avait été hébergée par charité, dans une pension tenue par les Sœurs de Marie-Joseph. C'est à Bordeaux qu'elle fut opérée du pied à l'hôpital des enfants. Elle apprit la couture et se prépara à la première Communion et à la Confirmation qu'elle reçut dans la Cathédrale de Bordeaux.
Le 29 décembre 1892, sa mère mourut. Germaine vint prendre sa place auprès de son frère aîné Louis, gravement atteint par la tuberculose. Elle veilla sur lui jusqu'à sa mort le 6 février 1893, dormant sur le plancher de la chambre, où elle contracta certainement la maladie. Depuis sa jeune enfance, Germaine désirait devenir religieuse. Son premier souhait avait été d'entrer chez les Clarisses. Elle avait été refusée à cause de son handicap. Après la mort de sa mère, elle voulut rejoindre sa sœur Lucie dans la Congrégation de Saint-Joseph à Aubenas. Pour le même motif, elle ne put y entrer. De retour au pensionnat, Germaine reprit les travaux de couture tout en menant une vie de prière et de sacrifice qui édifiait son entourage.
Au cours d'une promenade en compagnie d'une amie, cette dernière lui proposa de rendre visite à une Clarisse de sa connaissance. Elle reprit espoir de pouvoir devenir religieuse. La Mère supérieure et les religieuses discernèrent chez cette jeune fille, au-delà de son handicap, une âme d'exception.
Elle fut admise dans la communauté de l'Ave Maria le 12 juin 1896. Elle prit l'habit le 21 novembre sous le nom de Sœur Marie-Céline de la Présentation.
Malgré la tuberculose qui la minait, elle supportait la dure vie des moniales contemplatives dans un amour toujours croissant de Dieu, de ses sœurs, et de l'Église. Elle accueillit avec humilité et discrétion les manifestations surnaturelles qui lui furent accordées de l'amour de Dieu.
Elle meurt le 30 mai 1897, à l'âge de 19 ans. Dès sa mort, elle se manifesta à de nombreuses personnes par des parfums. On la nomma « la sainte aux parfums ». La réputation de sa sainteté se répandit dans le monde entier.
Marie-Céline de la Présentation, déclarée vénérable le 22 janvier 1957, fut béatifiée le 16 septembre 2007, dans la cathédrale de saint André de Bordeaux, par le Card. José Saraiva Martins, Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints, qui représentait le Pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013).
Sœur Marie-Céline, qui connut la misère, l'exclusion, le handicap et la souffrance jusqu'à sa mort, est un modèle pour tous ceux qui souffrent de maladie, handicap physique, pauvreté et exclusion sociale de nos jours. Elle qui écrivait avant de mourir à sa sœur: « Je meurs sans regrets et je te donne rendez-vous au ciel... Là haut, je n'oublierai personne ».

Autres Fêtes du Jour
Saint Anastase  évêque de Pavie (✝ 680)
Saint Basile l'Ancien et sainte Emmélie, parents d'une étonnante famille de saints (✝ 349)
Saint Caidos et Saint Fricor (VIIe siècle)
Sainte Dymphne de Gheel Vierge, martyre, VIe ou VIIe siècle (date ?)
Sainte Emmelie et saint Basile, parents d'une étonnante famille de saints (✝ 370)
Saint Gabin martyr en Sardaigne (✝ 130)
Bienheureux Guillaume Scott et Richard Newport prêtres et martyrs en Angleterre (✝ 1612)
Saint Hubert Evêque de Tongres et Mästricht - fête au martyrologe romain (✝ 727)
Saint Hubert (✝ 714)
Saint Isaac le Syrien Moine syrien (✝ 406)
Saint Joseph Marello  évêque, fondateur des Oblats de saint Joseph (✝ 1895)
Saint Laurent Richardson (✝ 1582)
Saint Luc Kirby prêtre et martyr en Angleterre (✝ 1582)
Bienheureuse Marie-Céline de la Présentation clarisse de Talence (✝ 1897)
Bienheureuse Marta Wiecka religieuse de la Compagnie des Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul (✝ 1904)
Saint Matthias Kalemba martyr en Ouganda (✝ 1886)
Saint Mauguille Solitaire en Picardie (✝ v. 685)
Bienheureux Maur (William) Scott Martyr en Angleterre (✝ 1612)
Bienheureux Othon Neururer prêtre et martyr en camp de concentration (✝ 1940)
Saint Walstan (✝ v. 1016

Voir les commentaires

Comment prier le Rosaire samedi avec le Pape François

Le Pape François en prière devant la Grotte de Lourdes, dans les Jardins du Vatican.

Comment prier le Rosaire samedi avec le Pape François
Le Pape François priera le Rosaire ce samedi 30 mai à 17h30 devant la copie de la Grotte de Lourdes qui se trouve dans les Jardins du Vatican. Cette initiative marquera la fin du mois marial, et s’inscrit dans le contexte de la lutte contre la pandémie de Covid-19.
 

Devin Watkins – Vatican News

Comme il l’a fait à de nombreuses reprises depuis plusieurs mois, le Pape François exhorte une fois de plus l'humanité entière à prier ensemble pour obtenir l'aide divine pendant la pandémie de coronavirus.
Ce samedi 30 mai, à 17h30, heure de Rome (GMT +2), le Pape dirigera la récitation du Rosaire depuis la Grotte de Lourdes dans les Jardins du Vatican.

Unis dans la prière avec Marie

L'événement se déroule sous le titre : "Unis d’un seul cœur dans la prière avec Marie" (Actes 1, 14). Il est organisée par le Conseil pontifical pour la Nouvelle Évangélisation.
Les dizaines de “Je vous salue Marie” seront récitées par des hommes et des femmes représentant les différentes catégories de personnes qui ont été particulièrement touchées par la Covid-19.
Il s'agit d'un médecin et d'une infirmière, d'une personne qui s'est remise de la maladie et d'une personne qui a perdu un être cher à cause de celle-ci, d'un prêtre, d'un aumônier d'hôpital, et d'une religieuse qui est infirmière.
Parmi les autres participants figurent un pharmacien, un médecin, un journaliste, un volontaire de la protection civile italienne et une jeune famille qui a mis au monde un bébé pendant la pandémie.

Plaidoyer pour une protection mariale

Alors que le mois de mai s'achève, le pape François met aux pieds de Marie les épreuves et les tribulations des peuples du monde entier.
La récitation du Rosaire de samedi est «un autre signe de proximité et de consolation pour les personnes touchées par le coronavirus, dans la certitude que notre Mère du Ciel ne refuse jamais nos appels à la protection».

Outre les retransmissions sur les radios et canaux de télévision partenaires, ce temps de prière sera également diffusé avec des commentaires en français:

Sur notre portail Vatican News: cliquer ici
Sur notre page Facebook: cliquer ici
Sur notre canal YouTube: cliquer ici

Pour les personnes sourdes et malentendantes, il sera également possible de suivre la prière (avec le son original en italien) avec une traduction en langue des signes sur la chaîne spécifiquement créée pour elles à l'occasion de la Semaine Sainte: cliquer ici

Voir les commentaires

Une éleveuse de Côte-d'Or à la recherche d'adoptants pour une trentaine de chevreaux

Cet article est reposté depuis Nature d'ici et d'ailleurs.

Voir les commentaires

En Libye, la menace d'une suzeraineté régionale turco-russe (Audio)

Cet article est reposté depuis Spécial Défense.

Voir les commentaires

Sabotage : des dizaines d’antennes relais détruites en France

Cet article est reposté depuis Spécial Défense.

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 > >>