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Le Saint du jour: Saint Ignace de Loyola

 

SAINT DU JOUR
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Date 31 juillet

Le Saint du Jour est une liste quotidienne des Saints gardés dans la mémoire de l'Église. Les histoires des maîtres de la vie chrétienne de tous les temps qui comme des phares radieux orientent notre chemin.

SAINT IGNACE DE LOYOLA, PRÊTRE, FONDATEUR DE LA COMPAGNIE DE JÉSUS

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Saint Ignace de Loyola est l’un des saints de la réforme catholique du XVI siècle. Fondateur de la Compagnie de Jésus, il est considéré comme maître de spiritualité grâce à ses Exercices spirituels. Sa fête se célèbre le 31 juillet. 

La vie chevaleresque

Iñigo Lopez de Loyola naquit en 1491 à Azpeitia, au Pays basque. Etant un fils cadet, il était destiné à la vie sacerdotale, mais son aspiration était celle de devenir chevalier. Son père l’envoya pour cela en Castille, à la cour de don Juan Velázquez de Cuellar, ministre du roi Ferdinand le Catholique. La vie de cour forma en lui le caractère et les manières du jeune, qui se mit à lire les poèmes et à courtiser les dames. A la mort de don Juan, Iñigo se transféra à la cour de don Antonio Manique, duc de Najera et vice-roi de Navarre, et dans sa suite il participa à la défense du château de Pampelune, assiégé par les Français. Ici, le 20 mai 1521, il fut blessé par un boulet de canon qui le rendit boiteux toute la vie. La longue convalescence fut pour lui l’occasion de lire la Légende dorée de Jacques de Varagine et la Vie du Christ de Ludolfe le Saxon, textes qui eurent une grande influence sur sa personnalité portée vers les idéaux chevaleresques, fit naître en lui la conviction que l’unique Seigneur qui valait la peine de suivre était Jésus Christ.

Un pèlerinage providentiel

Décidé à se rendre en pèlerinage en Terre Sainte, Iñigo fit escale au sanctuaire de Montserrat, où il fit vœu de chasteté et échangea ses riches vêtements contre ceux d’un mendiant. Barcelone d’où il aurait dû s’embarquer pour l’Italie, était en proie à une épidémie de peste, et Iñigo dut s’arrêter à Manrèse. Cette étape obligée le contraignit à une longue période de méditation et d’isolement, au cours de laquelle il écrivit une série de conseils et de réflexions qui, réélaborés par la suite, formèrent la base des Exercices Spirituels. Il parvint finalement en Terre Sainte et aurait voulu s’y établir, mais le supérieur des Franciscains l’en empêcha, jugeant très pauvres ses connaissances théologiques. Iñigo retourna donc en Europe et entreprit les études de grammaire, philosophie et théologie, d’abord à Salamanque, puis à Paris. Et c‘est justement dans capitale française qu’il changea son nom en Ignace, en hommage au Saint d’Antioche dont il admirait l’amour pour le Christ et l’obéissance à l’Eglise, qui deviendront ensuite les caractéristiques fondantes de la Compagnie de Jésus. A Paris Ignace connut ceux qui deviendront ses premiers compagnons, fit avec eux vœu de pauvreté et projeta de se rendre à nouveau en Terre Sainte, mais ce projet tomba à l’eau à cause de la guerre entre Venise et les Turcs. Ignace et ses compagnons se présentèrent au Pape pour obéir à ses ordres. Le Pape leur dit: «Pourquoi aller à Jérusalem? Pour porter du fruit dans l’Eglise, l’Italie est une bonne Jérusalem.»

La Compagnie de Jésus

Le Pape Paul III, en 1538, approuva canoniquement la Compagnie de Jésus qui fut aussitôt animée par le zèle missionnaire: les Prêtres Pèlerins, ou Réformés (c’est seulement par la suite qu’ils prirent le nom de Jésuites) furent envoyés dans toute l’Europe, puis en Asie et dans le reste du monde, pour porter partout leur charisme de pauvreté, charité et obéissance absolue à la volonté du Pape. Un des principaux problèmes qu’Ignace eut à affronter fut la préparation culturelle et théologique des jeunes: c’est pour cette raison qu’il forma un corps d’enseignants et fonda divers collèges qui avec le temps ont acquis une renommée internationale grâce à leur très haut niveau scientifique et à un programme d’études qui fut pris comme modèle aussi par des Instituts scholastiques non religieux.

Rome

Par obéissance au Pape, Ignace resta à Rome pour coordonner les activités de la Compagnie et s’occuper des pauvres, des orphelins et des malades, au point de mériter le qualificatif d’«apôtre de Rome». Il ne dormait que quatre heures par nuit, et continua son travail et son engagement, malgré les souffrances dues à la cirrhose de foie et à des calculs biliaires, jusqu’à l’extrémité de ses forces. Il mourut dans sa pauvre cellule le 31 juillet 1556, et sa dépouille est conservée à l’autel du bras droit du transept de l’Eglise du Jésus à Rome, un des monuments les plus beaux du Baroque romain.

Biographie d’Ignace de Loyola

Inigo est né au château de Loyola, au pays basque, en 1491. Page de cour, puis gentil-homme au service du vice-roi de Navarre, il reste assez libre dans les affaires d’amour et d’honneur. Blessé au siège de Pampelune en 1521, il est reconduit au château familial.

 

Durant sa convalescence il lit la Vie du Christ et la Légende dorée qui raconte des faits et gestes de saints. Contrairement à toute attente, Inigo est accroché. Faire de grandes choses, comme le Christ, comme les saints, n’est-ce pas son rêve ?

“Quand je pense à ce qui est du monde, je m’y complais beaucoup, mais quand je suis fatigué et que je cesse d’y penser, je me trouve aride et insatisfait ; en revanche, quand je rêve d’aller à Jérusalem nu-pieds, de ne plus manger que des herbes, de me livrer à toutes les austérités comme les saints, non seulement j’éprouve de grands élans intérieurs, quand je médite sur des pensées de ce genre, mais même après les avoir quittées, je reste satisfait et allègre.” (Récit, n°8)

Cette expérience, point de départ d’un des traits les plus fondamentaux de la spiritualité ignatienne, conduira Inigo sur le chemin de la conversion. Sa première décision sera d’aller à Jérusalem, en pèlerin mendiant. Il a alors 30 ans.

Guéri, Inigo quitte Loyola, fait halte à l’abbaye bénédictine de Montserrat, puis gagne Manrèse, petite ville de Catalogne. Il y restera presqu’une année en solitaire (mars 1522 – février 1523), vivant une expérience de Dieu originale fondatrice, en particulier un jour en longeant la rivière du Cardoner.

“Les yeux de mon esprit commencèrent à s’ouvrir. Ce n’était pas une vision, mais je compris beaucoup de choses concernant la vie spirituelle, la foi et la science, et cela en une telle illumination que toutes ces choses me parurent nouvelles.” (Récit, n° 30)

Inigo devient alors comme un autre homme, avec un autre esprit : un homme associé au dessein de Dieu que le Christ poursuit dans l’Eglise. Son désir ? Il ne tient plus à la solitude et souhaite autant aider les autres que d’être aidé. Il consignera dans un petit livre toutes ses expériences et découvertes. Le livret des Exercices Spirituels prend forme.

Page des Exercices Spirutels écrites par Ignace

Page des Exercices Spirutels écrites par Ignace

Inigo passe l’année 1523 à Jérusalem, recherchant les traces de ce Jésus qu’il veut toujours “mieux connaître, imiter et suivre”. A son retour, il étudie à Barcelone, puis à Alcala. Des difficultés avec l’Inquisition le poussent à quitter Alcala pour Salamanque, puis Salamanque pour Paris.

Le Paris de Maître Ignace

Le Paris de Maître Ignace

Inigo arrive à Paris en février 1528. Il reprend ses études à la base, en commençant par les humanités. A 37 ans, au collège Montaigu, il apprend les déclinaisons latines avec les gamins de Paris ! Il s’inscrit au collège Sainte-Barbe en octobre 1529. Il est reçu bachelier en décembre 1532 et devient “Maître ès Arts” en mars 1533. Inigo latinise alors son nom.

Pierre Favre

Pierre Favre

François Xavier

François Xavier

Ignace partage la chambre de deux autres étudiants : Pierre Favre, savoyard, et François Xavier, navarrais. Tous deux ont 23 ans, Ignace 38. Pierre Favre fut désigné comme répétiteur d’Ignace. Tous deux se lièrent d’amitié et Pierre Favre partagera rapidement le désir d’Ignace : mener une vie pauvre à la suite du Christ. D’autres se joignirent au projet : un autre étudiant, Simon Rodriguès, Portugais, deux jeunes Espagnols, Diégo Lainez et Alphonse Salmeron, puis Nicolas Bobadilla.

Chartreuse de Vauvert (emplacement actuel du jardin du Luxembourg)

Chartreuse de Vauvert (emplacement actuel du jardin du Luxembourg)

Ils sont six à être séduits par Ignace. Ils se retrouvent régulièrement à la chartreuse de Vauvert. Ils prient ensemble, discutent de la vie chrétienne, parlent ensemble des “choses de Dieu”. Ignace leur communique ce qu’il a lui-même éprouvé dans sa prière, notamment à Manrèse. Par divers entretiens spirituels, il suscite en eux le désir de chercher Dieu.

Forts de leur expérience de Dieu, les 7 amis tentent de prévoir ce qu’ils vont faire ensemble. Ils veulent tous vivre dans la pauvreté au service des hommes et être prêtres. Mais où ? A Jérusalem, si c’est possible. Sinon, ils iront à Rome, se présenter au Pape “afin qu’il les envoie là où il jugerait que ce serait le plus favorable à la gloire de Dieu et utile aux âmes”. Dans quel délai ? Ils se donnent un an à partir du moment où ils se retrouveraient à Venise pour prendre le premier bateau pour la terre sainte.

Le 15 août 1534, au petit matin, les 7 amis dans le Seigneur gravissent la colline de Montmartre. Dans la chapelle dite des martyrs, ils scellent leur projet par un voeu solennel, au cours d’une messe présidée par Pierre Favre qui avait été ordonné prêtre le 30 mai 1534. Le 16 août, la vie reprend son cours et chacun ses études.

Claude Jay

Claude Jay

Ignace tombe malade en 1535. Il est envoyé par les médecins faire une cure d’air natal. Rendez-vous est pris à Venise pour le début 1537. Entre temps, le groupe des parisiens augmente. Trois Français arrivent : le savoyard Claude Jaÿ, le picard Paschase Broët et le provençal Jean-Baptiste Codure. Tous se retrouvent à Venise le 8 janvier 1537. Le 24 juin ceux qui n’étaient pas encore prêtres reçoivent l’ordination presbytérale. La guerre entre Venise et le grand Turc rend tout départ impossible. Pendant cette attente, les compagnons se donnent un nom : “La Compagnie de Jésus”.

Pascase Broët

Pascase Broët

Jean Codure

Jean Codure

Aucun bateau ne partant, ils se dispersent deux par deux dans toute l’Italie et, conformément au vœu de Montmartre, se dirigent vers Rome où ils se retrouveront tous à Pâques 1538.

Ignace arrive à Rome avec Jacques lainez et Pierre Favre vers la mi-novembre 1537. A une quinzaine de kilomètres de la ville, au lieu dit La Storta, Ignace entre dans une chapelle pour prier.

Dans la chapelle, Ignace sent “un tel changement dans son âmes et voit si clairement que Dieu le Père le met avec le Christ son Fils qu’il n’aura jamais l’audace de douter de cela, à savoir que Dieu le Père le mettait avec son Fils” (Récit n° 96). A ses compagnons interloqués, il répond : “J’ai cru voir le Christ avec sa croix sur l’épaule et, à côté de lui, le Père éternel qui disait à son fils : “Je veux que tu prennes celui-ci pour ton serviteur.” Et Jésus m’a dit : “je veux que tu nous serves”

Le Pape Paul III

Le Pape Paul III

Les compagnons enfin tous réunis à Rome accomplissent le voeu de Montmartre. Ils sont reçus par le Pape Paul III en novembre 1538 et s’offrent à lui pour toute mission qu’il voudra bien leur confier. Le groupe des compagnons va-t-il alors voler en éclats ? Non, car une évidence s’impose à eux : puisque le Seigneur les a rassemblés, eux de pays et de mentalités si différents, “il vaut mieux pour nous que nous soyons tellement unis et liés en un seul corps qu’aucune séparation physique, pour grande qu’elle soit, ne puisse nous séparer.”

Le voeu de Montmartre

Le voeu de Montmartre

Les Compagnons décident de former un nouvel institut “La Compagnie de Jésus” dont la “Formule” sera soumise au Pape. Le 27 septembre 1540, Paul III signe la bulle d’approbation. Le 17 avril 1541, Ignace, après avoir récusé deux fois le vote de ses compagnons, accepte la charge de Préposé Général. Dès le 22 avril, les six compagnons encore présents à Rome font leur profession solennelle. Les autres la feront là où ils missionnent déjà.

Rome chambres saint ignace

Les chambres de saint Ignace à Rome

En 1541, Ignace réside dans une vieille bâtisse au centre de Rome en face d’une chapelle dédiée à Notre-Dame de la Route. La Compagnie de Jésus, obtenant la responsabilité de la paroisse, construit sur le terrain vague d’alentour. Ignace s’installe dans le presbytère : trois petites pièces au plafond bas. Son travail, c’est principalement la rédaction des Constitutions de la Compagnie de Jésus. Elle ne sera pas achevée à sa mort, toujours remis en chantier pour tenir compte des remarques des compagnons et des expériences nouvelles.

Les demandes affluent pour l’Asie, l’Afrique, l’Amérique. Le Pape veut des théologiens pour le Concile de Trente. Il faut aussi des hommes aux points chauds de la Réforme. On réclame des collèges, et les jésuites se retrouvent enseignants… Chaque jour, des dizaines de lettres partent de Rome à destination des villes d’Europe, des Indes, du Japon, adressées aux jésuites ou à d’autres personnages, responsables, à des titres divers, du destin des hommes. Plus de 6000 lettres seront retrouvées

Masque mortuaire d'Ignace

Masque mortuaire d’Ignace

Ignace trouve également le temps de prêcher, confesser, créer des oeuvres : maisons pour catéchumènes juifs ou mahométans, refuges pour les “femmes errantes”, quêtes pour les pauvres, les prisonniers insolvables… Au début du mois de juillet 1556, une fatigue extrême et des souffrances intolérables forcent Ignace au repos. Un dernier courrier partira encore le soir du 30 juillet. Il meurt le lendemain matin à l’aube.

Ignace de Loyola sera canonisé le 12 mars 1622 en même temps que François-Xavier et Thérèse d’Avila. Son corps repose aujourd’hui à Rome dans l’église du Gésu.

Autres Fêtes du Jour
Saint Calimer  évêque de Milan (IIe siècle)
Saints Démocrite, Second et Denis  martyrs en Asie mineure (IIIe siècle)
BBx Denis, François et Jacques  prêtre et religieux martyrs de la guerre d'Espagne (✝ 1936)
Saint Emmanuel Lê Van Phung  martyr en Cochinchine (✝ 1859)
Bienheureux Évrard Hanse  prêtre et martyr en Angleterre (✝ 1584)
Saint Fabius  martyr à Césarée de Maurétanie (✝ v. 303)
Bienheureux François Stryjas  catéchiste laïc, martyr en Pologne (✝ 1944)
Saint Germain d'Auxerre  Évêque d'Auxerre (✝ 448)
Sainte Hélène de Skövde  martyre en Suède (✝ v. 1160)
Saint Jean Colombini  Fondateur des Jésuates (✝ 1367)
Saint Jean l'Exarque  prêtre et théologien bulgare (✝ 927)
Bx Jean-François Jarrige de la Morélie du Breuil  prêtre martyr à Rochefort (✝ 1794)
Saint Justin de Jacobis  Lazariste, évêque en Ethiopie (✝ 1860)
Bienheureux Marcel Denis  martyr au Laos (✝ 1961)
Vénérable Maria Hueber  fondatrice des tertiaires de Saint François au Sud Tyrol (✝ 1705)
Bienheureux Michel Ozieblowski  prêtre et martyr à Dachau (✝ 1942)
Saint Pierre Chrysologue  évêque de Ravenne (✝ 450)
Saints Pierre Doan Công Quy et Emmanuel Le Van Phung  martyrs au Vietnam (✝ 1859)
Bienheureuse Sidonie (Cécile Schelingova)  martyre en Slovaquie (✝ 1955)
Bienheureux Solanus Casey  père capucin américain (✝ 1957)
Saint Tertullin  martyr à Rome (IVe siècle)

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 Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à sa famille et à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple." ​​​​​​​

PSAUME
(Ps 68 (69), 2.5ab, 5cd.8, 9-10, 14)

R/ Dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi. (Ps 68, 14c)

Sauve-moi, mon Dieu :
les eaux montent jusqu’à ma gorge !
Plus abondants que les cheveux de ma tête,
ceux qui m’en veulent sans raison.

Ils sont nombreux, mes détracteurs,
à me haïr injustement.
C’est pour toi que j’endure l’insulte,
que la honte me couvre le visage.

Je suis un étranger pour mes frères,
un inconnu pour les fils de ma mère.
L’amour de ta maison m’a perdu ;
on t’insulte, et l’insulte retombe sur moi.

Et moi, je te prie, Seigneur :
c’est l’heure de ta grâce ;
dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi,
par ta vérité sauve-moi.

ÉVANGILE
« N’est-il pas le fils du charpentier ? Alors, d’où lui vient tout cela ? » (Mt 13, 54-58)

Alléluia. Alléluia.
La parole du Seigneur demeure pour toujours ;
c’est la bonne nouvelle qui vous a été annoncée.
Alléluia. (cf. 1 P 1, 25)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

          En ce temps-là,
  Jésus se rendit dans son lieu d’origine,
et il enseignait les gens dans leur synagogue,
de telle manière qu’ils étaient frappés d’étonnement
et disaient :
« D’où lui viennent cette sagesse
et ces miracles ?
  N’est-il pas le fils du charpentier ?
Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie,
et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ?
  Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ?
Alors, d’où lui vient tout cela ? »
  Et ils étaient profondément choqués à son sujet.
Jésus leur dit :
« Un prophète n’est méprisé que dans son pays
et dans sa propre maison. »
  Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là,
à cause de leur manque de foi.

                        – Acclamons la Parole de Dieu.

Jésus est rejeté de la synagogue de Nazareth

Méditation de l’Évangile du vendredi 31 juillet


Mais malheureusement, comme les contemporains d'Elie ou d'Élisée, ses concitoyens passeront auprès du médecin divin, sans en profiter parce qu'ils ne croient pas en Lui. Ce qui les étrangle : c'est la jalousie, l'envie… Sa doctrine, ils l'admirent, mais la petite interrogation acidulée notée par les trois synoptiques est révélatrice !« D'où lui vient tout cela ? » N'est-ce pas choquant ?

 

Qui, sinon la Vierge Marie, a bien pu transmettre à Luc le récit de l'incident de Nazareth ? Elle aura été tellement bouleversée par cette scène que les détails en sont restés dans sa mémoire.

Au début, tout se passe pour le mieux. Jésus enseigne à travers le texte d'Isaïe qu'il a choisi de commenter. Il rappelle que l'Envoyé du Père, conduit par l'Esprit Saint, n'est venu qu'apporter la Bonne Nouvelle aux pauvres, aux captifs, aux aveugles que nous sommes. Et pourtant Jésus ne put faire aucun miracle dans sa patrie parce que ses concitoyens, jaloux de ses dons et de son autorité, refusèrent de lui faire confiance :

« Et Il s'étonnait de leur incrédulité » . Le manque de confiance paralyse. Son amour ne va qu'à ceux qui ont foi en Lui : « Et Il ne fit pas là beaucoup de miracles, à cause de leur incrédulité »

Il ne fut donc pas reçu par les siens. Il est mal reçu chez Lui, dans sa bourgade car sa Sagesse, sa Puissance lui créent des inimitiés stupides et cancanières. On ne trouve que des mots méchants et mesquins pour déprécier son père et sa mère, ses frères et sœurs : les plus pauvres du village !…« D'où lui vient cette Sagesse et ses miracles ? N'est-ce pas le fils du charpentier ? Sa mère n'a-t-elle pas nom “Marie', et ses frères “Jacques et Joseph, et Simon et Judas” ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes parmi nous ? D'où lui vient donc tout cela ? Et Ils se scandalisaient à son sujet »

Cela nous montre en contrepartie combien Jésus aima les siens. Ils furent tellement unis dans cette famille de Nazareth que l'on ne sépare Jésus ni de sa mère ni de son père adoptif Joseph.

Pour ses concitoyens, « Il est le fils du charpentier » , tant les silhouettes des deux hommes se sont fondues dans un même travail ! Et si l'on parle de Jésus, on ne peut pas ne pas évoquer sa mère : « Sa mère ne s'appelle-t-elle pas Marie ? » Jésus, Marie, Joseph, groupe inséparable, qui évoque l'un, évoque les deux autres pour les habitants de la petite bourgade de Nazareth. Il n'a pas trahi non plus sa parenté : « Jacques, Joseph, Simon, et Judas, ses frères et sœurs » sont inséparables, eux aussi, de l'image que ses contemporains se font de Lui.

Mais malheureusement, comme les contemporains d'Elie ou d'Élisée, ses concitoyens passeront auprès du médecin divin, sans en profiter parce qu'ils ne croient pas en Lui. Ce qui les étrangle : c'est la jalousie, l'envie… Sa doctrine, ils l'admirent, mais la petite interrogation acidulée notée par les trois synoptiques est révélatrice !« D'où lui vient tout cela ? » N'est-ce pas choquant ?

Ce besogneux n'est-il pas le fils du charpentier, le fils de celle que l'on appelle “Marie” Non, ce n'est pas possible qu'un simple ouvrier puisse avoir tant de génie, tant de talents ! « Et ils se scandalisaient à son sujet »

Marie se rappelle de tout cela comme si c'était hier : lorsque son fils a parlé de Naïman et de la veuve de Sarepta, tout a basculé.

La rage s'est emparée de ses concitoyens et ils en sont venus aux voies de fait. « En entendant ces paroles, tous dans la synagogue furent remplis de colère, et s'étant levés, ils le poussèrent hors de la ville et le conduisirent jusqu'au sommet de la colline sur laquelle leur ville était bâtie pour le précipiter »

Ils sont subjugués par cet homme. Cette finale, avec son verbe rejeté en fin de phrase, nous laisse sous l'impression qu'Il les domine totalement et s'échappe quand Il veut : « Mais Lui, passant au milieu d'eux, s'en allait ! »


Père Gabriel

               Saint Augustin (354-430)

évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église

Sermon 51, §19.30

« N’est-il pas le fils du charpentier ? »

 La réponse du Seigneur Jésus : « Ne saviez-vous pas que je dois être chez mon Père ? » (Lc 2,49), n'affirme pas que Dieu est son Père pour signifier que Joseph ne l'est pas. Comment prouver cela ? Par l'Écriture, qui continue (…) : « Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis » (v. 51). À qui était-il soumis ? N'est-ce pas à ses parents ? Tous deux donc étaient ses parents. (…) Ils étaient ses parents dans le temps, et Dieu était son Père de toute éternité. Ils étaient les parents du Fils de l'homme ; le Père, de sa Parole, le Verbe, sa Sagesse (1Co 1,24), cette puissance par laquelle il a créé toute chose. (…)       Ne soyons donc pas surpris que les évangélistes nous donnent la généalogie de Jésus par Joseph plutôt que par Marie (Mt 1,1; Lc 3,23). Si Marie est devenue mère en dehors des désirs de la chair, Joseph est devenu père en dehors de toute union charnelle. Il peut donc être le terme ou le point de départ de la généalogie du Sauveur, tout en n'étant pas son père selon la chair. Sa grande pureté confirme sa paternité. Marie, son épouse, a voulu le nommer en premier : « Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi » (Lc 2,48). (…)       Si Marie a enfanté le Sauveur en dehors des lois de la nature, l'Esprit Saint a été à l'œuvre aussi en Joseph, à l'œuvre donc en eux de façon égale. « Joseph était un homme juste », dit l'évangéliste Matthieu (1,19). Le mari était juste, sa femme était juste : l'Esprit Saint reposait sur ces deux justes et a donné un fils à tous les deux.

Homélie du Père Gilbert Adam
Saint Ignace de Loyola
Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple.
 
"De grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple." ​​​​​​​

Saint Ignace était un homme tourmenté qui se posait beaucoup de questions. Dieu l’a guérit, il en a fait un maitre de discernement. Faites « tout, pour la plus grande gloire de Dieu ! » disait-il. Saint Ignace de Loyola nous apprend le discernement pour aller, dans l’Esprit Saint, là où Jésus nous envoie. Hier, Jésus s’adressait à ses compagnons de table invités comme lui chez un pharisien, et leur proposait la parabole des invités absents remplacés au dernier moment par les pauvres. Aujourd’hui Jésus s’adresse aux foules qui font route avec lui vers Jérusalem. A travers elles Jésus nous laisse des consignes de renoncement auxquel se préparent ceux et celles qui veulent devenir ses disciples. Il nous faut replacer tous nos liens affectifs, quels qu’ils soient, dans l’Amour du Christ. Accepter de porter sa croix personnelle, c’est-à-dire le réel de sa vie, c’est être prêt à lâcher tout ce qui n’est pas dans l’Amour infini de Dieu. Nous sommes pour tous les messagers de Dieu, ses envoyés. Si son Amour est premier, c’est pour que Jésus accomplisse son règne de paix et d’amour dans le monde. Ainsi, grâce à l’humilité Dieu vient nous visiter, et il nous donne cette liberté toute nouvelle qui vient de lui.

« Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple. » 
Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui : “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever ! A la fin de sa vie, Ignace affirmait que c’etait possible de discerner l’œuvre de Dieu à accomplir sans cesse à chaque instant. Cette grâce du discernement est le cadeau que Saint Ignace a fait à l’Église. L’Esprit Saint qui agissait en Jésus, agit dans son disciple. Nous pouvons faire la volonté de Dieu à chaque instant. Notre manière de rencontrer l’autre sera d’être attentif, car il est porteur de la volonté de Dieu pour nous ! Nous percevons d’où vient la parole si elle nous conduit à Dieu. Ainsi Dieu peut nous interpeller par une parole libre et libérante. Jésus ne cesse de nous renvoyer à un autre, à son Père. Se disposer ainsi à cet accueil tisse des relations nouvelles entre nous, des relations de liberté, des relations spirituelles. "Notre Seigneur, dit Saint Augustin, a été un modèle incomparable de patience : il a supporté un « démon » parmi ses disciples jusqu’à sa Passion. Il a dit : « Laissez pousser ensemble le blé et le bon grain jusqu’à la moisson, de peur qu’en arrachant l’ivraie, vous n’arrachiez le blé. » Il a prédit que le filet ramènerait sur le rivage toutes sortes de poissons, bons et mauvais." Dieu invisible et inconnaissable peut être connu et annoncé avec certitude, c’est possible d’accomplir ce que Dieu veut.

"Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ? S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix. 
Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. « Prenons garde de ne pas laisser entrer dans notre cœur des pensées présomptueuses, de chercher à nous séparer des pécheurs pour ne pas nous souiller à leur contact, de vouloir former comme un troupeau de disciples purs et saints, » dit Saint Augustin. Dieu aime les pauvres, il aime en chacun de nous notre part de pauvreté. Nous ne sommes vraiment nous-mêmes que dans le Don de Dieu. Nous ouvrant à son amour divin, nous sommes aussi transformés. Cet amour donné et reçu nous unifie, il nous tourne vers les autres. Dans l’humilité Dieu veille, Il est là, il vit et il parle. La parabole de l’homme qui veut bâtir une tour, celle du roi qui veut partir en guerre, nous ramène à un bon sens terre à terre. Le bon sens fait place à la folie des Béatitudes, à l’aventure de la foi. Aimer Dieu de toutes nos forces, devenir disciple de Jésus, c’est la seule urgence de notre vie.

Nous demandons à Jésus de nous donner la grâce du don de discernement et de la paix.

 

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Lettre des animaux (et des végétaux) aux humains confinables : la haie

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Alerte Météo: 19 départements en vigilance orages

Météo : la vallée du Rhône en vigilance orange canicule,
19 départements en vigilance orages

Les départements concernés par l'alerte canicule sont la Côte-d'Or, la Saône-et-Loire, le Jura, le Doubs, l'Ain, le Rhône, la Loire, la Haute-Loire, l'Ardèche, la Drôme, l'Isère, la Savoie et la Haute-Savoie.

CE QU'IL FAUT SAVOIR

Un pic de chaleur arrive en France. Vendredi 31 juillet, à six heures, Météo France a placé 13 départements, de la Côte-d'Or à la Drôme, en vigilance orange canicule. Des températures pouvant aller jusqu'à 40 degrés sont attendues dans la journée. Et après la chaleur, les orages : 19 départements du Nord au Cher sont également placés en vigilance orange pour un risque d'orages violents dans l'après-midi et la soirée.

 Des températures très élevées jusqu'à samedi. Ce vendredi les températures atteindront leur apogée sur les 13 départements placés en vigilance orange avec des maximales proches de 40 degrés. La nuit suivante, de vendredi à samedi, sera encore chaude, voire très chaude. Samedi et dimanche, la chaleur deviendra progressivement moins intense par l'ouest et le nord-ouest.

 Des orages en fin de journée. Après une journée très chaude, une dégradation orageuse va se mettre en place dans l'après-midi en particulier sur l'Est du Centre, l'Ouest Bourgogne, l'Ile de France et les Hauts de France. Ces orages seront localement violents avec une très forte activité électrique, des rafales de vent de 100 km/h parfois plus, et plus ponctuellement des fortes pluies (5 à 30 mm en moins d'une heure) et de la grêle.

 Un risque d'incendie. Dans ce contexte de très fortes chaleurs, la Direction Générale de la Sécurité Civile recommande une grande prudence pour les journées des vendredi 31 juillet et samedi 1er août, en raison d'un fort danger d'incendies.

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Méditation du soir avant de dormir

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Bonne fête aux Julienne, Ste Julienne et les autres Saintes Âmes du 30 juillet

SAINT DU JOUR
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Date 30 juillet

Le Saint du Jour est une liste quotidienne des Saints
gardés dans la mémoire de l'Église. Les histoires des
maîtres de la vie chrétienne de tous les temps qui
comme des phares radieux orientent notre
chemin.

Saint-Siège

 

Sainte Juliette

Martyre en Cappadoce (✝ 303)

SAINTE JULIETTE

 

Nous la connaissons par l’un des sermons d’un de ses contemporains, saint Basile de Césarée. Elle était riche, mais son homme d’affaires la dépouilla de ses biens. Durant la plaidoirie qui tournait à son avantage, quelqu’un cria qu’une chrétienne ne pouvait ester en justice. Le président du tribunal lui retira la parole, lui intima l’ordre d’offrir l’encens aux idoles. Ce qu’elle refusa. Elle fut immédiatement condamnée à être brûlée vive.

30 Juillet
  

Saint Léopold (Bogdan) Mandic
Prêtre o.f.m. cap.

L’Ordre, après la canonisation, a demandé de fixer la fête au 12 mai (jour de la naissance sur la terre) ; le Martyrologe Romain le commémore le 30 juillet (dies natalis).

Né le 12 mai 1866 à Herceg Novi (Dalmatie), Bogdan Mandic entra chez les Capucins de Bassano del Grappa (Vénétie) en 1884 et reçut le nom de Léopold.

Après son ordination sacerdotale en 1890, il resta sept ans à Venise comme confesseur, puis fut nommé supérieur de l'hospice capucin de Zara. Trois ans après il redevint confesseur dans différents couvents : Bassano, Capodistria, Thiene et Padoue.

Destin étrange que le sien : en 1887, pendant ses études, il se sentit appelé à prier et à travailler à l'unité de l’Église ; il demanda à maintes reprises d'être envoyé comme missionnaire en Orient ; il fit même le vœu de travailler au retour de son pays à l'unité de la foi ; en 1912 il s'offre en victime pour la rédemption de ses frères d'Orient. Mais ses supérieurs en décideront autrement.

Ce n'est qu'en 1936, à l'âge de soixante-dix ans, qu'il se dit : « Toute âme qui recourra à mon ministère de la confession sera mon Orient. »

Six ans plus tard il mourait à Padoue, le 30 juillet 1942.

Léopold (Bogdan) Mandic a été élevé à la gloire des autels, le 2 mai 1976, par saint Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978) et canonisé, le 16 octobre 1983, par saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

 

Saints Abdon et Sennen

Martyrs
(† 254)

Saint Abdon et saint Sennen
Saint Abdon et saint Sennen

Saint Abdon et saint Sennen, nobles persans, avaient été comblés de biens et d'honneurs par les rois de Perse, qui les avaient investis des premières dignités de l'Etat. Cependant, leur piété et leur zèle pour la foi catholique surpassaient leurs immenses richesses et la noblesse de leur sang.

L'empereur Dèce, grand ennemi du christianisme, remporta une victoire décisive contre les rois persans, devenant par le fait même, maître absolu de plusieurs pays. Ce prince inique résolut d'exterminer les chrétiens dans tout son empire. Abdon et Sennen ressentirent une profonde affliction en voyant les cruelles injustices dont l'indigne empereur accablait les fidèles qui étaient chaque jour victimes d'odieux procédés. D'un commun accord, ils s'appliquèrent de tout leur pouvoir à fortifier et encourager leurs frères chrétiens. Ils ensevelissaient les martyrs, sous peine d'encourir eux-mêmes la terrible colère de leur nouveau souverain.

Dèce, instruit de leurs actions, commanda de les arrêter et de les conduire devant son tribunal. Usant d'abord de douceur à leur égard, il essaya de leur persuader qu'il était redevable de sa vitoire aux dieux de l'empire, et qu'il était de toute justice qu'ils les adorassent.

Les deux frères répondirent à Dèce que les vaincus avaient adoré les mêmes faux dieux que lui, et n'en avaient cependant pas moins perdu la bataille. Que pour eux, ils n'adoreraient jamais que le seul vrai Dieu, créateur du ciel et de la terre, et Son Fils Jésus-Christ qui donnait la victoire aux uns et permettait que les autres fussent vaincus à cause des desseins cachés de Sa Providence.

Dèce leur déclara qu'il tenait à tout prix et sous peine de mort, qu'ils adorassent les mêmes dieux que lui. «La seule raison nous démontre, grand Prince, qu'il ne peut pas y avoir plusieurs dieux: deux maîtres souverains ne sauraient subsister dans l'empire. Ce que vous appelez des dieux ne sont que des démons, les singes de la Divinité dont les hommes sont dupes. Il n'y a qu'un seul Dieu, et c'est ce seul Dieu, notre souverain Maître et le vôtre, que nous adorons.» «Je saurai bien venger nos dieux de vos blasphèmes, et vous faire repentir de votre impiété!» répliqua l'empereur.

Ne pouvant supporter plus longtemps les propos que saint Abdon et saint Sennen lui tenaient, Dèce ordonna de charger de chaînes les martyrs et de les enfermer dans une obscure prison; et quand il s'en retourna pour triompher, il les amena avec lui afin qu'ils servissent d'ornements à son triomphe. Il les fit ensuite comparaître devant les membres du sénat leur disant qu'il ne tenait qu'à eux de recouvrer leurs richesses et leurs dignités, et d'arriver aux premières charges de l'empire; que pour cela, il leur fallait seulement sacrifier aux dieux. Abdon et Sennen répondirent à l'empereur qu'ils ne reconnaissaient qu'un Dieu, Jésus-Christ, et n'adoreraient jamais des idoles qui n'étaient que des démons.

Ils furent renvoyés en prison, et le lendemain, traînés dans l'amphithéâtre où l'on devait, par force, leur faire fléchir le genou devant la statue du soleil. Les martyrs, ayant insulté cette statue, furent fouettés cruellement, et on lâcha contre eux deux lions et quatre ours. Ces animaux se couchèrent à leurs pieds et devinrent leurs gardiens de telle façon, que personne n'osait s'approcher d'eux; enfin, des gladiateurs vinrent mettre fin aux jours des martyrs.

Une fois décapités, les bourreaux attachèrent les pieds des martyrs et traînèrent leurs corps en présence de l'idole du soleil. On les laissa là pendant trois jours, sans sépulture, dans l'intention d'inspirer de la frayeur aux chrétiens. Au bout de ce temps, le sous-diacre Quirin enleva les précieuses dépouilles et les ensevelit dans sa maison.

Tiré de l'Abbé Jouve, 1886, deux. éd. tome 3, p. 163-167 -- F.E.C. Edition 1932, p. 265-266 -- Boll., Paris, 1874, tome IX, p. 125-127

30 Juillet
  31 Juillet
Saint Germain d'Auxerre

Évêque
(380-450)

Saint Germain d'Auxerre
Saint Germain d'Auxerre

Germain naquit à Auxerre, de parents nobles et pieux. Il fut envoyé aux écoles les plus célèbres des Gaules, où il obtint de grands succès. Il alla ensuite à Rome étudier le droit et acquit bientôt une réputation éclatante par son éloquence au barreau. Les talents du jeune docteur le mirent en vue, et l'autorité impériale le revêtit d'une haute dignité militaire, à Auxerre, sa patrie.

L'an 418, saint Amator, évêque d'Auxerre, eut la révélation de sa mort prochaine et reçut de Dieu l'ordre de désigner Germain pour lui succéder. Il réunit le peuple dans sa cathédrale, et lui exposa quelle était la Volonté de Dieu; Germain, qui était présent, atterré d'une semblable nouvelle, entendit la foule acclamer son nom. Après avoir reçu successivement les différents ordres sacrés, il se résigna au sacrifice et accepta le fardeau de l'épiscopat. Il ne fit plus désormais chaque jour qu'un seul repas, composé de pain d'orge trempé dans l'eau; il ne consentait à boire un peu de vin qu'aux solennités de Noël et de Pâques; il passait les nuits en oraison, n'accordant à la nature qu'un court sommeil sur des planches couvertes de cendre.

Nommé légat apostolique pour aller combattre le pélagianisme dans la Grande-Bretagne, il passa par Paris, où il fit la rencontre de la pieuse bergère de Nanterre, sainte Geneviève, dont il prédit la gloire.

Dans la traversée de la mer, Germain apaisa une horrible tempête en versant dans les flots quelques gouttes d'huile sainte. Ses miracles sans nombre opérèrent encore plus de bien que ses éloquents discours dans la Grande-Bretagne, et il eut la consolation de revenir à Auxerre, après avoir accompli un bien immense chez ces peuples infestés par l'hérésie. Le saint évêque continua sa vie d'apostolat, de prière et de mortification, et devint de plus en plus illustre par le don des miracles.

Un jour, un pauvre trouva le moyen de lui dérober son cheval; mais il fut obligé de le rendre à l'évêque en lui disant qu'il n'avait jamais pu le diriger, et que, voyant là un châtiment de Dieu, il restituait à son maître l'animal volé: "Mon ami, lui dit le Saint, c'est moi qui suis coupable; si j'avais eu hier la charité de te donner un vêtement, tu n'aurais pas eu l'idée de commettre ce vol," et il le renvoya avec une large aumône et sa bénédiction.

Une autre fois, Germain guérit un jeune homme paralytique, en lui passant la main sur la longueur de la jambe. On rapporte de lui la résurrection d'un mort et de nombreuses guérisons. Un jour, après avoir offert le saint sacrifice, il annonça sa mort très prochaine et mourut après sept jours de maladie.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

Saint Pierre Chrysologue

Evêque de Ravenne, docteur de l'Église (✝ 451)

Ravenne était alors la résidence des empereurs d'Occident. L'évêque Ursus étant mort, le pape choisit pour lui succéder un simple diacre d'Imola, ville voisine: Pierre. On raconte que ce choix fut guidé par l'apôtre saint Pierre lui-même et saint Apollinaire, premier évêque de Ravenne. Saint Pierre ChrysologueIl était éloquent d'où son surnom. Nous pouvons le constater par les sermons* qui nous restent de lui et dont l'une des qualités et sans doute la meilleure quand ils sont riches de spiritualité: la brièveté. Saint Germain l'Auxerrois se rendit à Ravenne en 418 pour plaider devant l'empereur la cause de l'Armorique opprimée par son gouverneur. Il fut reçu par l'impératrice Galla Placidia et par l'évêque Pierre. C'est là qu'il mourut assisté par Pierre durant ses derniers instants.
Sermons, Pierre Chrysologue, site de la Bibliothèque nationale de France, 9 documents.
Mémoire de saint Pierre, surnommé Chrysologue ('Parole d'or'), évêque de Ravenne et docteur de l'Église. Doté du nom de l'Apôtre Pierre, il accomplit le même ministère, si bien qu'il ramena des foules dans le filet de la doctrine céleste et qu'il les nourrit de la douceur de la parole de Dieu. Sa mort survint un 31 juillet, vers 450, près de Forum Cornelii [Imola] en Émilie.

Martyrologe romain

Le Christ est le pain semé dans le sein de la Vierge Marie, levé dans la chair, formé dans sa Passion, cuit dans le four du tombeau, conservé dans les églises et distribué chaque jour aux fidèles comme une nourriture céleste placée sur les autels.

Saint Pierre Chrysologue - sermon sur le Notre Père
Les Fêtes des Saints du Jour
Saints Abdon et Sennen  martyrs à Rome
Saint Abel  Ancien Testament : Fils d'Adam et Eve (Livre de la Genèse)
Bienheureux Braulio & ses c. Joseph, Joachim, Zosime, Serge...dix-neuf prêtres, religieux et laïcs martyrs de la guerre civile espagnole (✝ 1936)
Bienheureux Édouard Powell, Richard Featherstone & Thomas Abel prêtres et martyrs en Angleterre (✝ 1540)
Sainte Godelieve de Ghistelles martyre à Ghistelles (Gistel en flamand) (✝ 1070)
Bienheureux Jaime Puig Mirosa, Sebastián Llorens Telarroja et leurs compagnons martyrs religieux de la Sainte Famille (✝ 1936)
Saint Joseph Yuan Gengyin martyr en Chine (✝ 1900)
Sainte Marie de Jésus du Saint-Sacrement fondatrice des Filles du Coeur de Jésus au Mexique (✝ 1959)
Bienheureuse Marie-Vincente de Sainte-Dorothée fondatrice de l'Institut des Servantes des Pauvres au Mexique (✝ 1949)
Saintes Maxima, Donatille et Seconde martyres à Thuburdo (✝ 304)
Saint Sylvain d'Anjou Moine de l'abbaye Saint Mesmin de Micy (VIe siècle)
Vénérable Teresa Toda y Juncosa  carmélite, fondatrice des Thérésiennes de Saint Joseph (✝ 1898) 
Saint Urse  évêque d'Auxerre (✝ 508)

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Devant la face du Seigneur, il viendra pour juger la terre. Il jugera le monde avec justice, * et les peuples selon sa vérité !

ÉVANGILE
« On ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien » (Mt 13, 47-53)

Alléluia. Alléluia.
Seigneur, ouvre notre cœur
pour nous rendre attentifs aux paroles de ton Fils.
Alléluia. (cf. Ac 16, 14b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait aux foules :
    « Le royaume des Cieux est encore comparable
à un filet que l’on jette dans la mer,
et qui ramène toutes sortes de poissons.
    Quand il est plein, on le tire sur le rivage,
on s’assied,
on ramasse dans des paniers ce qui est bon,
et on rejette ce qui ne vaut rien.
    Ainsi en sera-t-il à la fin du monde :
les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes
    et les jetteront dans la fournaise :
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »

    « Avez-vous compris tout cela ? »
Ils lui répondent : « Oui ».
    Jésus ajouta :
« C’est pourquoi tout scribe
devenu disciple du royaume des Cieux
est comparable à un maître de maison
qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »

    Lorsque Jésus eut terminé ces paraboles,
il s’éloigna de là.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

Le filet jeté en mer
Méditation de l’Évangile du jeudi 30 juillet

La parabole du filet nous rappelle que le Royaume de Dieu n'est pas ici-bas un monde utopique. Il y a le bien et le mal, tout cela est mélangé. Car Dieu n'est pas pressé

La parabole du filet nous rappelle que le Royaume de Dieu n'est pas ici-bas un monde utopique. Il y a le bien et le mal, tout cela est mélangé. Car Dieu n'est pas pressé.

“Le Règne des Cieux est encore semblable à un grand filet jeté dans la mer et qui ramène les poissons de toute espèce ; lorsqu'il fut rempli, ils le tirèrent sur le rivage et, s'étant assis, ils ramassèrent les bons dans les vases et jetèrent dehors les mauvais. Ainsi en sera-t-il à la consommation du siècle : les anges sortiront et sépareront les méchants du milieu des justes”

Ici-bas, le Royaume n'est pas figé. Il nous est toujours loisible d'être comptés parmi les bons poissons et d'échapper à la condamnation. Celle-ci n'aura lieu qu'à la fin du monde.

“Alors les anges jetèrent les méchants dans la fournaise du feu”.

Et pourtant Jésus nous met en garde. La liberté est chose merveilleuse, mais encore s'agit-il d'en faire bon usage, si nous ne voulons pas avoir des surprises…

Père Gabriel

Saint Augustin (354-430)

évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église

Discours sur le Psaume 95, 14-15 ; CCL 1351-1353 (Livre des jours – Office romain des lectures ; Le Cerf – Desclée de Brouwer – Desclée – Mame ; © AELF Paris 1976 ; 33e dimanche)
 
PSAUME 95

 

13 devant la face du Seigneur, car il vient, car il vient pour juger la terre. Il jugera le monde avec justice, * et les peuples selon sa vérité !

« Sur le rivage... on ramasse ce qui est bon »

« Il jugera le monde avec justice, et les peuples selon sa vérité. » (Ps 95,13) Quelle justice et quelle vérité ? Il rassemblera auprès de lui ses élus (Mc 13,27) ; les autres, il les séparera, car il mettra ceux-ci à sa droite, et ceux-là à sa gauche (Mt 25,33). Qu'y aura-t-il de plus juste, de plus vrai que cela ? Ils n'attendront pas du juge la miséricorde, ceux qui n'ont pas voulu exercer la miséricorde avant la venue du juge. Ceux qui ont voulu exercer la miséricorde seront jugés avec miséricorde (Lc 6,37). Car il dira à ceux qu'il aura mis à sa droite : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le royaume préparé pour vous depuis la création du monde ». Et il leur attribue des actes de miséricorde : « J'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire », et toute la suite (Mt 25,31s). (...) Parce que tu es injuste, le juge ne sera pas juste ? Parce qu'il t'arrive de mentir, la vérité ne sera pas véridique ? Si tu veux rencontrer un juge miséricordieux, sois miséricordieux avant qu'il vienne. Pardonne, si l'on t'a offensé ; donne les biens que tu possèdes en abondance. (...) Donnes ce que tu tiens de lui : « Que possèdes-tu que tu n'aies reçu ? » (1Co 4,7) Voilà les sacrifices qui sont très agréables à Dieu : miséricorde, humilité, reconnaissance, paix, charité. Si c'est cela que nous apportons, nous attendrons avec assurance l'avènement du juge, lui qui « jugera le monde avec justice, et les peuples selon sa vérité ».

Homélie du Père Gilbert Adam

 

« Oui ». Il en sera de même à la fin du monde.

"Le royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons.

Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. Jésus termine son discours sur le Royaume avec l’image du filet que l’on retire de la mer, rempli de poissons, qui seront ensuite triés sur le rivage. Il manifeste ainsi la fin du monde qui donnera lieu à un jugement du fruit qui se révèle dans notre existence. Tout semble récolté avec la même générosité que la semence du blé jeté en terre. Nous nous confions à la miséricorde infinie de Dieu qui est un Don d’amour total. Nous aurions aimé faire beaucoup pour lui, avec le courage d’être à son service, mais « nous sommes comme l’argile dans la main du potier, » c’est Lui le Maitre d’œuvre. Il nous faut nous laisser faire. Dieu agit librement parce qu’il est amour. Il nous a créés librement pour faire librement ce qu’il attend de nous, dans son amour. Son chef-d’œuvre est la rencontre de deux amours : Le sien qui est fort et le notre si fragile, qui vient encore de Lui ! Plus nous avançons dans la vie, plus les événements de notre vie remontent à notre conscience, plus nous nous rendons compte de nos erreurs et de nos limites. Nous nous confions alors à la miséricorde infinie de Dieu qui va tout régénérer.

« Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » « Avez-vous compris tout cela ? » Ils lui répondent : « Oui ».Il en sera de même à la fin du monde. Il n’est pas de notre ressort de faire le tri, ce qui nous revient, c’est que le filet puisse ramener le maximum de bons poissons. Que nous prenions soin de notre cœur pour être le plus possible des témoins fidèles et heureux de l’Evangile. La vie demeure avec ce qui s’impose à nous, mais le Royaume se manifeste par la manière dont nous allons répondre à l’autre, surtout s’il est souffrant. L’action de l’Amour de Dieu dans notre fragilité révèlera sa miséricorde infinie. Nous sommes dans le cœur de Dieu pour la réalisation de son plan d‘Amour. Dieu nous demande une coopération alors que nous sommes pauvres et fragiles. Nous voulons grandir en confiance pour faire humblement ce que Dieu veut. Dieu, plein d’amour, nous donnera le courage dont nous avons besoin pour faire de notre vie quelque chose de merveilleux.

"Jésus ajouta : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. » Lorsque Jésus eut terminé ces paraboles, il s’éloigna de là. Nous ne faisons pas le tri avant l’heure et surtout pas par nous-mêmes, mais nous nous convertissons pour nous ajuster à l’amour que Dieu nous donne. Seul le Christ Jésus nous sauve. Entrons dans la confiance que Jésus nous fait, laissons nous faire par l’Esprit Saint ! Laissons nous façonner par l’Évangile, par les appels que nous recevons, par les services que nous rendons aux autres. Dieu agit avec un immense amour envers nous. Non seulement Il prend sur lui toutes nos défaillances, mais Il attend de nous une réponse d’amour possible. Notre liberté s’édifie dans cette confiance, elle va grandir à la condition que nous demeurions dans l’amour pour édifier le Règne de Dieu. Dans nos difficultés, nous nous trouvons devant le choix de faire confiance, de reprendre force et courage. Dieu est le Maitre de notre vie, en demeurant dans l’amour de Dieu, nous trouvons la liberté de coopérer à son œuvre. C’est dans cet amour que nous sommes libérés de nous mêmes.

Nous demandons à Dieu la grâce de demeurer dans son Amour infini.

Père Gilbert Adam
9 rue du Lavoir
60350 Trosly-Breuil

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