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Bonne Fête aux: Auguste et aux Saintes âmes du 28 février

Bonne Fête aux Auguste

Saint Auguste Chapdelaine
Prêtre et martyr
(1814-1856)

Dans la ville de Xilinxian, dans la province de Kouang-Si en Chine, l'Église commémore le souvenir de saint Auguste Chapdelaine, prêtre des Missions Étrangères de Paris.

Auguste naît à La Rochelle (La Rochelle-Normande dans le département de la Manche en France) en 1814 et il fut un des premiers à semer la graine de la foi chrétienne dans la terre de Chine.

Arrêté par les soldats avec un groupe de chrétiens convertis, il fut frappé de trois cents coups de nerf de bœuf, enfermé dans une cage minuscule et finalement décapité.

 Bétifié par Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) le 27 mai 1900, il fut canonisé par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) le 1er octobre 2000.

Bx Daniel Brottier
Missionnaire spiritain

 (Ferté-Saint-Cyr, Loir-et-Cher, 7 septembre 1876 – Paris, 28 février 1936).

Cérémonie de Béatification de José Manyanet Y Vives,
Daniel Brottier et Elisabeth de La Trinité

Basilique Saint-Pierre
Dimanche 25 novembre 1984
 

Extrait de l’Homélie de Saint Jean-Paul II 

« Parmi « ceux qui sont au Christ », nous distinguons Daniel Brottier. Il a rejoint la Congrégation des Pères du Saint-Esprit pour répondre à l’appel missionnaire de la manière la plus ardente. Parti en Afrique, il se dévoue sans compter au service de la communauté chrétienne de Saint- Louis du Sénégal et notamment des jeunes. Son zèle apostolique le conduit à prendre sans cesse de nouvelles initiatives pour que l’Église soit vivante et la Bonne Nouvelle entendue. Même éloigné de ce champ d’action, il ne cesse pas d’aider à bâtir l’Église au Sénégal.

Disciple du Christ, il l’est aussi par l’épreuve de la souffrance : la douleur physique ne le quitte pas. Et, volontaire sur le front, il soigne et réconforte les blessés par sa présence courageuse. Aux soldats mourants, il porte le secours de Dieu. La guerre passée, il travaille à prolonger la fraternité née entre ces hommes dans le dépouillement et le don de soi héroïque.

Quand il reçoit la charge des orphelins d’Auteuil c’est à leur service qu’il déploie avec force l’activité la plus débordante qui le fera connaître bien au-delà de Paris. Rien n’arrête sa charité quand il s’agit d’accueillir, de nourrir, de vêtir des enfants délaissés et meurtris par la vie. Innombrables sont ceux qu’il associe à cette œuvre profondément évangélique. Parce qu’il faut loger ces jeunes et les mettre dans un climat chaleureux, les aider à acquérir un métier et à bâtir leur avenir, le P. Brottier multiplie les appels et constitue une chaîne toujours vivante d’active solidarité.

Prêtre, religieux, sa grande activité « découlait de son amour de Dieu » comme l’a dit un témoin. À la fois humble et vrai, actif jusqu’aux limites du possible, serviteur désintéressé, Daniel Brottier avançait avec audace et simplicité car il travaillait “comme si tout dépendait de lui, mais aussi sachant que tout dépend de Dieu”. Il avait confié les enfants d’Auteuil à sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus qu’il appelait familièrement à l’aide, assuré de son soutien efficace à tous ceux pour qui elle avait offert sa propre vie.

Le bienheureux Daniel Brottier a achevé son œuvre sur la terre par un « fiat » courageux. Aujourd’hui nous le savons secourable aux pauvres qui l’invoquent car il communie à l’amour du Sauveur qui animait tout son service sacerdotal. » 

28 Février
  
Saint Romain (+460) et saint Lupicin (+480)

Abbés de Condat

Saint Romain et saint Lupicin naquirent d'une honnête famille, vers la fin du IVe siècle, dans le diocèse actuel de Belley; ce dont donc deux saints français.

La jeunesse de Romain demeura pure de toute corruption du siècle. Après s'être mis quelques temps sous la conduite d'un saint abbé, qui lui fit étudier sérieusement la vie cénobitique, il se retira, âgé de trente-cinq ans, à Condat, dans les forêts du Jura, où il mena la vie des anciens anachorètes, au milieu des bêtes féroces, et oublié du monde, qu'il avait oublié le premier. Mais ce n'était là, dans les desseins de Dieu, qu'une préparation: la vocation de Romain, c'était de fonder des monastères où l'on verrait fleurir toutes les merveilles de sainteté accomplies depuis plus de deux siècles dans les déserts d'Orient. Le premier de ses disciples fut son frère Lupicin.

Dieu avait donné aux deux frères des caractères fort différents; autant Romain était doux et indulgent, autant Lupicin était ferme et rigide, et on eût pu l'accuser d'excès, s'il n'avait encore été plus dur pour lui que pour les autres. Chez les deux Saints, ces divergences étaient toujours, chose étonnante, accompagnées d'une parfaite union. Si Lupicin avait paru dépasser la mesure, Romain était là pour tout concilier; s'il était besoin d'un coup d'énergie, Romain avait recours à Lupicin, dont le bras de fer brisait tout obstacle.

Une année que les récoltes avaient été très abondantes, les religieux se relâchèrent de leur abstinence et ne se rendirent point aux douces observations de Romain. Le saint abbé confia l'affaire à son frère, qui ne fit servir à la communauté, pendant un certain temps, que de la bouillie d'orge sans apprêt. Douze moines quittèrent le monastère, les autres retrouvèrent leur ferveur. Romain pleura ses douze religieux et se plaignit à son frère; il versa tant de larmes et fit tant de prières, que les douze fugitifs revinrent et menèrent une vie austère et pleine d'édification.

Un des plus anciens religieux lui reprocha un jour de recevoir trop facilement tous les sujets qui se présentaient, au risque de n'avoir plus de place pour accueillir les sujets d'élite: "Mon frère, lui dit le Saint, Dieu seul discerne le fond des coeurs, confions-nous en Lui. Accueillons toutes ces brebis que nous envoie le divin Pasteur, et, par notre zèle, conduisons-les avec nous aux portes du Paradis."

*Les années bissextiles, on fête ces Saints le 29 février

Autres Fêtes du Jour
Bienheureuse Antoinette de Florence
Clarisse à Florence (✝ 1472)
Bienheureux Carlo Gnocchi
prêtre éducateur de la jeunesse durant la deuxième guerre mondiale (✝ 1956)
Saints Céréal, Pupule, Sérapion et Caïus
martyrs en Egypte (date ?)
Bienheureux Daniel Brottier
Prêtre (✝ 1936)
Saint Hilaire
Pape (46e) de 461 à 468 (✝ 468)
Sainte Kyranna
Martyre (✝ 1751)
Saintes Marane et Cyre
moniales en Syrie (✝ 455)
Vénérable Maria Francisca de l’Enfant Jésus
religieuse espagnole (✝ 1991)
Saint Nicolas de Pskov
Fol en Christ à l'époque du tsar Ivan le Terrible (✝ 1576)
Saints Nymphas et Eubule
Confesseurs (Ier siècle)
Saint Oswald
Evêque de Worcester puis d'York (✝ 992)
Saint Protère
Archevêque d'Alexandrie et martyr (✝ 457)
Bienheureux Roger le Fort
Fondateur d'un monastère et d'un hôpital (✝ 1367)
Saint Ruellin
Confesseur (✝ v. 650)
Bienheureux Timothée Trojanowski
franciscain et martyr (✝ 1942)
Vénérable William Gagnon
religieux missionnaire canadien (✝ 1972)

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Tourbillons de fleurs...

Cet article est reposté depuis Le blog de rosemar.

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Celui-ci est mon Fils bien-aimé

Celui-ci est mon Fils bien-aimé

 

 

« D.ieu n’a pas épargné son propre Fils »

31 Que dire de plus ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?

32 Il n’a pas épargné son propre Fils, mais il l’a livré pour nous tous : comment pourrait-il, avec lui, ne pas nous donner tout ?

33 Qui accusera ceux que Dieu a choisis ? Dieu est celui qui rend juste :

34 alors, qui pourra condamner ? Le Christ Jésus est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, il intercède pour nous :

35 alors, qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? la détresse ? l’angoisse ? la persécution ? la faim ? le dénuement ? le danger ? le glaive ?

Évangiles : selon Saint Marc 9 : 1-10

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé »

01 Et il leur disait : « Amen, je vous le dis : parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d’avoir vu le règne de Dieu venu avec puissance. »

02 Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux.

03 Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille.

04 Élie leur apparut avec Moïse, et tous deux s’entretenaient avec Jésus.

05 Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »

06 De fait, Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande.

07 Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! »

08 Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.

09 Ils descendirent de la montagne, et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts.

10 Et ils restèrent fermement attachés à cette parole, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts ».

Prière

En ce jour particulier, il correspond à l’anniversaire de mon fils, il est loin de moi dans un établissement spécialisé en Belgique, et dans l’Évangile du jour, Notre Père bien aimé nous dit « Celui-ci est mon Fils ». Seigneur écoute mon cœur ❣ saignant. Il pleure, à cause de l’éloignement de mon fils, je sais que je le reverrai lorsque je serais près de toi Seigneur, et aussi parce que Ton Fils, Notre Seigneur à souffert, a été crucifier pour notre pardon. Je pleure pour les douleurs que vous avez eues, à cause de nous. Père très Saint, merci pour ton amour, merci pour tout ce que tu me donne. Gloire toi, Adonaï, Gloire à toi qui est notre Créateur, Gloire à toi qui m’a tant donné, j’attends le jour où je serais près de toi Père et Fils selon ta promesse.

Réflexion

 Notre Père a sacrifié son amour, pour sauver ce qu’il a créé. Il n’aime pas seulement les humains, même si nous avons sa préférence. Notre Père est comme sont nos artistes, peintres, musiciens, ouvriers du bâtiment, architectes. Il n’a pas créé seulement les humains, les animaux, la nature que nous aimons tant, mais le ciel, les astres, le cosmos.

Quand Jésus lui a demandé, de prendre la condition humaine, il a écouté son Verbe, et à douloureusement accepté, l’idée de son fils bien aimé.  Quelles douleurs il a ressenti. Lorsque, Jésus à donner sa vie pour nous sauver. Notre Seigneur Jésus a agi en instituteur très simplement, pas comme les professeurs qui enseignent avec mépris. Cela nous assène, avec des mots rechercher, comme les prêtres des Temples d’Israël, seuls les élites comprennent, leurs hypocrisies courroucent le Père. De nos jours, ces religieux-là, entraînent leurs auditeurs dans la direction qu’ils souhaitent et selon ta promesse, qui leur permet de gagner les élections !

Ce que chacun voit en premier c’est la transfiguration de notre Seigneur, Moïse et Élie parlant avec Christ. Les apôtres réagissent comme beaucoup d’entre nous devant une telle situation. La peur, la crainte, et pourtant ils voulaient construire une tente pour Moïse et Élie. Ils n’avaient pas compris. Cette vision les prévenait du futur de Jésus, mais également l’assurance de ce qu’il est sur terre. C’est la confirmation de la vrai nature Divine de Jésus-Christ. Jusqu’à la résurrection de Jésus ils n’ont pas compris. C’est seulement, à Pâques à la résurrection de Jésus qu’ils comprirent cette parole qui les taraudaient depuis la transfiguration : « ressusciter d’entre les morts » !

Conclusion

Seul les sentiments sans hypocrisie, apporte douceurs, confiances, puretés, fidélité : cela s’appelle amour. C’est de cette façon que nous aimons, le Père, le Fils et le Saint-Esprit. 

Emounawh

26 février 2021

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Dieu n’a pas épargné son propre Fils dans la transfiguration D.ieu dit:« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le ! »

LECTURES DE LA MESSE


PREMIÈRE LECTURE
Le sacrifice de notre père Abraham (Gn 22, 1-2.9-13.15-18)
Lecture du livre de la Genèse

En ces jours-là,
Dieu mit Abraham à l’épreuve.
Il lui dit :
« Abraham ! »
Celui-ci
répondit :
« Me voici ! »
Dieu dit :
« Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac,
va au pays de Moriah,
et là tu l’offriras en holocauste
sur la montagne que je t’indiquerai. »
Ils arrivèrent à l’endroit que Dieu avait indiqué.
Abraham y bâtit l’autel et disposa le bois ;
puis il lia son fils Isaac
et le mit sur l’autel, par-dessus le bois.
Abraham étendit la main
et saisit le couteau pour immoler son fils.
Mais l’ange du Seigneur l’appela du haut du ciel et dit :
« Abraham ! Abraham ! »
Il répondit :
« Me voici ! »
L’ange lui dit :
« Ne porte pas la main sur le garçon !
Ne lui fais aucun mal !
Je sais maintenant que tu crains Dieu :
tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. »
Abraham leva les yeux et vit un bélier
retenu par les cornes dans un buisson.
Il alla prendre le bélier
et l’offrit en holocauste à la place de son fils.

Du ciel, l’ange du Seigneur appela une seconde fois Abraham.
Il déclara :
« Je le jure par moi-même, oracle du Seigneur :
parce que tu as fait cela,
parce que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique,
je te comblerai de bénédictions,
je rendrai ta descendance aussi nombreuse
que les étoiles du ciel
et que le sable au bord de la mer,
et ta descendance occupera les places fortes de ses ennemis.
Puisque tu as écouté ma voix,
toutes les nations de la terre
s’adresseront l’une à l’autre la bénédiction
par le nom de ta descendance. »

– Parole du Seigneur.

PSAUME
(115 (116b), 10.15, 16ac-17, 18-19)
R/ Je marcherai en présence du Seigneur
sur la terre des vivants. (114, 9)

Je crois, et je parlerai,
moi qui ai beaucoup souffert.
Il en coûte au Seigneur
de voir mourir les siens !

Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
moi, dont tu brisas les chaînes ?
Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,
j’invoquerai le nom du Seigneur.

Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple,
à l’entrée de la maison du Seigneur,
au milieu de Jérusalem !

DEUXIÈME LECTURE
« Dieu n’a pas épargné son propre Fils » (Rm 8, 31b-34)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères,
si Dieu est pour nous,
qui sera contre nous ?
Il n’a pas épargné son propre Fils,
mais il l’a livré pour nous tous :
comment pourrait-il, avec lui,
ne pas nous donner tout ?
Qui accusera ceux que Dieu a choisis ?
Dieu est celui qui rend juste :
alors, qui pourra condamner ?
Le Christ Jésus est mort ;
bien plus, il est ressuscité,
il est à la droite de Dieu,
il intercède pour nous.

– Parole du Seigneur.

ÉVANGILE
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé » (Mc 9, 2-10)
Gloire au Christ,
Parole éternelle du Dieu vivant.
Gloire à toi, Seigneur.
De la nuée lumineuse,
la voix du Père a retenti :
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le ! »
Gloire au Christ,
Parole éternelle du Dieu vivant.
Gloire à toi, Seigneur. (cf. Mt 17, 5)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean,
et les emmena, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne.
Et il fut transfiguré devant eux.
Ses vêtements devinrent resplendissants,
d’une blancheur telle
que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille.
Élie leur apparut avec Moïse,
et tous deux s’entretenaient avec Jésus.
Pierre alors prend la parole
et dit à Jésus :
« Rabbi, il est bon que nous soyons ici !
Dressons donc trois tentes :
une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
De fait, Pierre ne savait que dire,
tant leur frayeur était grande.
Survint une nuée qui les couvrit de son ombre,
et de la nuée une voix se fit entendre :
« Celui-ci
est mon Fils bien-aimé :
écoutez-le ! »
Soudain, regardant tout autour,
ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.

Ils descendirent de la montagne,
et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu,
avant que le Fils de l’homme
soit ressuscité d’entre les morts.
Et ils restèrent fermement attachés à cette parole,
tout en se demandant entre eux ce que voulait dire :
« ressusciter d’entre les morts ».

– Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE


La Transfiguration du Christ nous montre la perspective chrétienne de la souffrance.

La souffrance n’est pas du sado-masochisme;
elle est un passage nécessaire mais transitoire.

Le point d’arrivée auquel nous sommes appelés est aussi lumineux que le visage du Christ transfiguré: en Lui se trouvent le salut, la béatitude, la lumière, l’amour de Dieu sans limites.

En montrant ainsi sa gloire, Jésus nous assure que la croix, les épreuves, les difficultés dans lesquelles nous nous débattons ont leur solution et leur dépassement dans la Pâque.

C’est pourquoi, en ce carême, nous montons nous aussi sur la montagne avec Jésus! Mais de quelle manière?
Par la prière.

Nous montons sur la montagne par la prière:
la prière silencieuse, la prière du cœur, la prière en recherchant toujours le Seigneur.

Restons quelques instants dans le recueillement, chaque jour un peu, fixons notre regard intérieur sur son visage et laissons sa lumière nous envahir et rayonner dans notre vie.

(Angélus, 17 mars 2019)

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Angélus: soyons des «lampes de l'Évangile» qui partagent la lumière du Christ

Angélus: soyons des «lampes de l'Évangile» qui partagent la lumière du Christ
Avant la prière de l’Angélus de ce deuxième dimanche de Carême, le Pape François a proposé un commentaire du mystère de la Transfiguration, au cœur de l’Évangile du jour. Cet épisode de la vie de Jésus nous rappelle que la victoire de la Résurrection succèdera aux épreuves de la vie. Il s’agit aussi une invitation à porter au monde la lumière de l’Évangile.
 

Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

Avant la souffrance du mont du Calvaire, c’est la lumière émanant du Christ que les fidèles sont appelés à contempler avec les disciples sur le mont Thabor. La Transfiguration du Seigneur anticipe «son image de Ressuscité», a expliqué le Pape François. Jésus offre à Pierre, Jacques et Jean «la lumière pour passer à travers les ténèbres». La joyeuse annonce de Pâques transparait déjà: «la mort ne sera pas la fin de tout, car elle s'ouvrira à la gloire de la Résurrection».

Angélus: soyons des «lampes de l'Évangile» qui partagent la lumière du Christ

 

Un signe d’espérance

Comme l’a souligné le Saint-Père, «cet "avant-goût" de lumière au cœur du Carême» est une «invitation à nous rappeler, surtout lorsque nous traversons une épreuve difficile, (...) que le Seigneur est ressuscité et ne permet pas aux ténèbres d'avoir le dernier mot».

Face aux mystères de la mort, de la maladie, de la douleur innocente, devant «le scandale de la croix et les exigences de l'Évangile», invitant au don de sa propre vie, nous nous effrayons souvent et nous trébuchons, comme les disciples aux côtés de Jésus. «Nous avons donc besoin d'un autre regard, d'une lumière qui éclaire en profondeur le mystère de la vie et nous aide à dépasser nos schémas et les critères de ce monde», a indiqué le Pape. Il s’agit alors de «gravir la montagne», afin de «contempler la beauté du Ressuscité qui allume des lueurs de lumière dans chaque fragment de notre vie et nous aide à interpréter l'histoire sur la base de sa victoire pascale».

Être des témoins authentiques

Le Souverain Pontife a toutefois appelé au réalisme: prendre de la hauteur «ne doit pas devenir une paresse spirituelle. Nous ne pouvons pas rester sur la montagne et profiter seuls de la béatitude de cette rencontre», a-t-il averti. Il faut revenir «dans la vallée, parmi nos frères et sœurs et dans notre vie quotidienne».

«Nous devons nous méfier de la paresse spirituelle : nous sommes bien, avec nos prières et nos liturgies, et cela nous suffit», a-t-il insisté. «Prier, ce n'est jamais échapper aux labeurs de la vie; la lumière de la foi n'est pas pour une belle émotion spirituelle», a poursuivi François. «Non, cela n'est pas le message de Jésus». Cette lumière reçue dans la rencontre avec le Seigneur doit être partagée. «Allumer de petites lumières dans le cœur des gens, être de petites lampes de l'Évangile qui apportent un peu d'amour et d'espoir: telle est la mission du chrétien», a conclu le Pape. 

Les conseils du Pape pour le Carême 

À l'issue de la prière de l'Angélus, qui a été suivie d'un appel pour le Nigéria et à l'occasion de la Journée mondiale des maladies rares, le Pape François a appelé à un jeûne de «commérages et de médisances» durant le Carême, ainsi qu'à la lecture régulière d'un passage de l'Évangile.

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La République et le sang des catholiques

La République et le sang des catholiques
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Collection Dagli Orti / CCI / Aurimages

Révolutions françaises et mouvements contre-révolutionnaires : Massacre des 2,3,4,5,6 septembre 1792 à Paris.

Mystérieusement, la repentance à l’égard de toutes les fautes du passé échappe aux autorités de l’État quand il s’agit des victimes catholiques, tuées en haine de la foi au nom des idéaux révolutionnaires. Pourtant, c’est en vérité que se construit l’unité d’un peuple.

Tout au long de l’été, à bien y regarder, c’est chaque jour, que le martyrologe romain faisait mémoire de la triste et longue liste de ces innombrables martyrs espagnols, tués en haine de la foi catholique par les Républicains. Pas une semaine ne se passe non plus, sans que l’on y trouve mention d’un ou plusieurs catholiques, prêtres ou laïcs, martyrs du nazisme durant la Seconde Guerre mondiale, ou du communisme ! Pourtant, si l’on en croit la pensée dominante dans les médias français et plus généralement occidentaux, l’Église catholique est affublée d’oripeaux d’horreurs, d’obscurantisme et surtout de violences et de répressions.

Silence sur les victimes

En ce début septembre, avec l’Église nous avons commémoré le massacre de 191 catholiques, déclarés depuis bienheureux et martyrs de la Révolution, par les émeutiers, essentiellement au couvent des Carmes, en 1792. Ces massacres sont un des sommets de la violence révolutionnaire, au moins dans la capitale, et en quelques jours provoqueront l’assassinat de plus de 1.300 Français, dans des exécutions aussi sommaires que barbares. Pourquoi donc, dans un pays où la commémoration des victimes de toute sorte est devenue une des expressions publiques les plus fréquentes de la part des hommes politiques, aucun mot, aucune allusion n’ont jamais été formulés pour tous ces Français, par milliers, tombés sous la fureur partisane des révolutionnaires ? Dans un pays qui s’est honoré en reconnaissant officiellement le massacre des Arméniens, la Shoah, les victimes de la colonisation, celles de l’esclavage, jamais une parole n’a pu être exprimée pour ces compatriotes tués en haine de leurs convictions religieuses ou politiques ?

Tant que le régime républicain qui gouverne la France traitera ainsi en citoyens de seconde zone celles et ceux que, par des principes odieux, ses prédécesseurs ont massacrés, il y a peu de chance qu’il puisse en vérité être un pouvoir d’unification d’un peuple, qui connaît de plus une forte crise d’identité, face à la mondialisation et aux mouvements migratoires. Quand verrons-nous la République reconnaître officiellement ses erreurs, ses horreurs, pratiquées jusqu’à une large échelle — on peut penser ici au génocide vendéen — contre les catholiques ?

Le pardon n’est pas l’oubli

Il ne s’agit pas de prendre la pose victimaire et communautariste, dont on nous accuserait bien vite pour détourner le regard, gêné en effet par ces crimes contre l’humanité, perpétrés au nom même des idéaux de la République (ah… ces fameuses « valeurs » républicaines aussi vagues finalement que vides de sens, puisque dépendant uniquement de la morale relative et provisoire du plus fort représenté à l’Assemblée nationale). En revanche, il conviendrait, avec force, de rappeler dans nos rapports avec l’État républicain, les torts immenses qu’il a causé à ses propres citoyens, à cause de leur foi. Cela nécessiterait peut-être aussi un changement profond de perspective historique et diplomatique au sein des autorités de l’Église. En particulier, il conviendrait de sortir d’une mauvaise interprétation du fameux Ralliement à la République, qui appelait une indifférence légitime à l’égard du régime et non son soutien aveugle. Le pardon ne saurait être oubli. C’est dans la vérité, fût-elle rude, que se construit un peuple et la loyauté à l’égard de l’autorité politique.

 

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Les 110 innocents des Lucs-sur-Boulogne, le plus horrible massacre de la Révolution

Les 110 innocents des Lucs-sur-Boulogne, le plus horrible massacre de la Révolution

Ce fut un des plus horribles massacres de la Révolution. Malgré le sacrifice de leur vieux curé qui voulait les protéger, tous les habitants des Lucs-sur-Boulogne furent exterminés, hommes, femmes, enfants le 28 février 1794. Parmi eux, 110 tout-petits, tués en haine de la foi, dont la cause de béatification est ouverte à Rome.

Oubliée, Notre-Dame des Lucs en Vendée ? Construite au XIXe siècle, à l’emplacement de l’ancienne église détruite par les Colonnes Infernales le 28 février 1794, la chapelle actuelle, dont on ne pousse plus guère la porte, est sans charme mais elle rappelle que ce lieu fut le témoin d’un des plus indicibles massacres de la Révolution, véritable matrice de tous les génocides et de toutes les horreurs totalitaires du XXe siècle.

En janvier 1794, désireux d’en finir avec l’insurrection vendéenne débutée au printemps précédent, le Comité de Salut public accorde son blanc-seing au plan du général Turreau qui propose de faire parcourir les départements insurgés par douze colonnes mobiles chargées de tout tuer et incendier sur leur passage. Peu importe qu’à cette date, militairement, la Vendée, vaincue, ne représente plus une menace. Le seul fait que ses populations catholiques aient osé se soulever, au nom de leur foi persécutée, contre la Révolution, les voue à la mort.

Dans la France « régénérée », il ne saurait y avoir de place pour ceux qui n’acceptent pas le nouveau « contrat social », dont on a exclu Dieu et l’Église ; en se « retranchant » ainsi de la communauté nationale, en soutenant que la loi divine prime sur celles de l’État, ces gens cessent d’être des citoyens, donc des humains. Réduits à l’état de sous-hommes, les Vendéens, leurs « femelles », leurs petits doivent être éradiqués comme des bêtes nuisibles. L’on ne va pas s’en priver : il s’agit d’hygiène sociale.

L’enfer se déchaîne

Les Colonnes de Turreau, très vite surnommées « infernales » en raison du sillage de flammes et de sang qu’elles laissent derrière elles, s’ébranlent le 17 janvier avec ordre de tuer tout ce qui vit sur leur passage, femmes, enfants, vieillards, animaux, puis de tout brûler. Ce plan est appliqué avec un zèle féroce. Les soldats, que l’on enivre pour leur donner du cœur à l’ouvrage, ne se contentent pas de tuer : ils violent et torturent. Il semble que l’enfer se déchaîne sur ces terres catholiques qui voulaient le rester.

Le 28 février 1794, la colonne du général Cordelier approche des Lucs-sur-Boulogne, gros bourg composé de deux agglomérations, le Grand et le Petit Lucs. Le village, dont tous les hommes valides en âge de porter les armes ont rejoint Charette pour tenter d’arrêter les « brûleux », ne saurait constituer un objectif militaire, mais c’est une proie facile, précisément ce que recherche Cordelier, plus désireux de piller et de massacrer que de se battre.

Sans défense, les habitants des Lucs, face au péril, cherchent refuge au pied de la Sainte Vierge, dans l’église Notre-Dame du Petit Luc, trop petite pour contenir les 500 malheureux qui s’y pressent. Déjà, dans le vallon de la Malnay, en contrebas, l’on entend les tambours des Bleus qui approchent.

Le sacrifice du vieux curé

Alors, le vieux curé, l’abbé Voyneau, héroïque, décide d’aller au devant des militaires et de s’offrir en victime, lui, prêtre réfractaire dont la tête est mise à prix, contre la vie de ses ouailles… Son sacrifice ne sauvera pas son troupeau. L’abbé Voyneau est torturé, longuement. On lui tranche les doigts, qui ont reçu l’onction pour consacrer, on lui arrache la langue, qui avait le pouvoir de faire descendre le Christ sur l’autel, dans une atteinte volontaire et sacrilège à son sacerdoce. Enfin, on l’ouvre en deux à coups de sabre et on lui arrache le cœur. Longtemps, l’on montrera, sur des pierres, les traces du sang du martyr.

0030660
© Philippe Roy / Aurimages
Plaques commémoratives recensant le massacre des 564 villageois par les colonnes infernales lors de la guerre de Vendée apposée sur la chapelle du Petit-Luc.

Puis, Cordelier et ses hommes monteront jusqu’à Notre-Dame, et y « décalotteront toute une nichée de calotins qui brandissaient les insignes du fanatisme » ; comprenez des familles entières à genoux accrochées à leurs chapelets, massacrées à coups de baïonnettes. Pour terminer la besogne, ils incendieront l’église et tireront dessus au canon, pour être bien sûr que personne n’échappe au brasier. Méticuleux, les tueurs explorent ensuite toutes les maisons, toutes les fermes, battent les haies et massacrent humains et animaux.

Le prêtre 

 relève 565 cadavres ; parmi eux 110 tout petits enfants qui n’avaient pas l’âge de raison.

Quant, à dix jours de là, le jeune curé du Grand Luc, l’abbé Barbedette, aumônier dans l’armée de Charette, informé du massacre, regagne sa paroisse et se met en quête de survivants, il n’en retrouve aucun. Le prêtre relève 565 cadavres ; parmi eux « 110 tout petits enfants qui n’avaient pas l’âge de raison ». Et, seul, il les enterre. Puis, parce qu’il ne faut pas qu’un drame pareil s’oublie, l’abbé Barbedette dresse l’interminable liste des victimes, maison par maison, famille par famille, mettant en évidence l’assassinat sous le même toit de trois ou quatre générations, de l’arrière-grand-mère à l’arrière-petit-fils nouveau-né. Cette terrible liste, qu’il faut un long moment pour lire, le cœur serré, vous la trouverez, gravée dans le marbre, sur les murs de la chapelle.

La grâce de la fidélité

Longtemps, l’on est venu se recueillir, aux fêtes mariales, en ces lieux qui ne parlent pas de haine, ni de vengeance, mais seulement d’un pardon toujours offert et prêt à rejaillir sur les bourreaux eux-mêmes. On y invoque la protection de Notre-Dame des Martyrs et des Saints Innocents de la Vendée, ces 110 tout petits, évidemment étrangers aux querelles politiques du temps, massacrés ici en haine de la foi, et dont la cause de béatification, ouverte, attend toujours son aboutissement. Si jamais vous passez aux Lucs, après avoir visité le Mémorial de la Vendée inauguré en 1993 par Soljenitsyne, faites le détour par la chapelle. Entrez, prenez le temps de lire un à un chaque nom de la liste de l’abbé Barbedette. Puis demandez à l’abbé Voyneau et à ses ouailles la grâce de la fidélité. Jusqu’au bout.

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ça s'est passé un... 28 février

ça s'est passé un

28 février

28 février 1638 : « National Covenant » en Écosse

Le 28 février 1638, les représentants de l'Écosse s'engagent par le « National Covenant » à résister au roi anglais Charles 1er qui veut leur imposer une Église de type anglican.

28 février 1835 : Publication du Kalevala

Le 28 février 1835, Elias Lönnrot, un médecin de campagne finlandais de 33 ans, publie un recueil de 32 chants inspirés des contes traditionnels de Carélie, sous le nom de Kalevala (le Pays des héros).

Fait rare dans l'histoire, les 32 chants du Kalevala sont devenus le fondement mythique de la culture finlandaise. Deux grands artistes finlandais, le peintre Akseli Gallen-Kallela (1865-1931) et le compositeur Jean Sibelius (1865-1957), y ont puisé une bonne part de leur inspiration.

Célébration nationale

Le 28 février est commémoré chaque année en Finlande à l'égal de la fête nationale (celle-ci commémore l'indépendance du pays, le 6 décembre 1917).

Akseli Gallen-Kallela (1865-1931), La Défense de Sampo (Turku Art Museum, 1896, DR)
 
28 février 1935 : Invention du nylon

Le 28 février 1935, dans les laboratoires de la firme Du Pont de Nemours (ou DuPont), le chimiste Wallace Carothers met au point une fibre textile de type polyamide (matière plastique). Elle sera commercialisée sous le nom de nylon. D'abord utilisé pour les brosses à dents, le nylon est appliqué en 1940 à la fabrication des bas de femme et remplace avantageusement les bas de soie. Toutes les femmes, même les plus modestes, peuvent désormais mettre en valeur leurs jambes.

Le succès du nylon est d'emblée immense mais l'industriel ne tarde pas à en déplorer un défaut rédhibitoire : il est « infilable » de sorte que les ventes de bas ne tardent pas à fléchir. Les chimistes de l'entreprise se remettent aussitôt au travail pour fragiliser le nylon et ainsi favoriser le marché de renouvellement.

C'est l'une des premières applications de l'obsolescence programmée, une démarche à l'opposé du civisme et de l'écologie qui vise à raccourcir la durée de vie des produits pour multiplier les achats. Dès 1924, cette démarche a été sciemment appliquée par un consortium de fabricants d'ampoules à filament pour en réduire la durée de vie de 2500 heures à 1000 heures !

28 février 1986 : Assassinat d'Olof Palme

Olof Palme (Stockholm, 30 janvier 1927 ; 28 février 1986)Le 28 février 1986, le Premier ministre suédois Olof Palme (59 ans) est abattu à bout portant par un inconnu alors qu'il sort paisiblement d'un cinéma de Stockholm, au bras de son épouse Lisbet. Son assassin ne sera jamais identifié.

L'émotion est immense en Suède et dans le monde démocratique car Olof Palme, leader respecté du parti social-démocrate, bel homme au demeurant, était devenu le symbole d'une société suédoise aussi prospère qu'égalitaire.

Tout juste lui reprochait-on, comme à ses concitoyens, de s'ériger trop souvent en « donneur de leçons », à l'abri dans son royaume des neiges, avec des prises de position progressistes sur tous les enjeux mondiaux : guerre du Vietnam, apartheid, colonialisme...

Il avait accédé pour la première fois au poste de Premier ministre le 14 octobre 1969 puis l'avait recouvré le 8 octobre 1982 après en avoir été chassé six ans plus tôt par une coalition « bourgeoise ».

28 février 2013 : Renonciation du pape Benoît XVI

Écrasé par l'ampleur des difficultés, les scandales qui agitent l'administration vaticane et le poids de l'âge, le pape Benoit XVI «renonce» à sa charge le 28 février 2013. Une première depuis Celestin V, le 13 décembre 1294...

Il est remplacé dès le 13 mars 2013 par l'archevêque de Buenos Aires, Jorge Mario Bergoglio (76 ans), issu de la Compagnie de Jésus. Il devient pape sous le nom de François. Il est tout à la fois le premier pape non européen, jésuite et ayant choisi ce prénom.

28 février 1921 : Les marins de Cronstadt contre Lénine

Le 28 février 1921, les marins de Cronstadt se soulèvent contre la dictature bolchevique. C'est l'acte de désespoir de révolutionnaires bolcheviques, déboussolés par l'évolution du régime de Lénine vers une dictature brutale.

La révolte est noyée dans le sang. Son échec marque la fin de la période révolutionnaire ouverte en Russie en 1917 par la Révolution démocratique de Février et la Révolution bolchevique d'Octobre…

Le 28 février 1921 débute la révolte des marins de Cronstadt. C'est l'acte de désespoir des plus passionnés des révolutionnaires bolcheviques, déboussolés par l'évolution du régime de Lénine vers une dictature brutale.

On peut dire que ce soulèvement et son échec marquent la fin de la période révolutionnaire ouverte en Russie en 1917 par la Révolution démocratique de Février et la Révolution bolchevique d'Octobre.

André Larané

Les marins de Cronstadt en 1917

Des révolutionnaires déboussolés

En cet hiver 1920-1921, la situation est tendue à Cronstadt. Les marins de la célèbre base navale russe, en face de Petrograd (Saint-Pétersbourg), ont témoigné plusieurs fois dans les dernières années de leur engagement en faveur de la révolution et du socialisme.

Soutenus par un solide esprit de corps, ces quelques milliers de marins ont été plusieurs fois requis par Lénine et le chef de l'Armée Rouge, Trotski, pour combattre les contre-révolutionnaires. Ainsi ont-ils été envoyés en première ligne à Kazan, au coeur de la Russie, pour reprendre la ville à la légion tchèque en 1918.

Mais la guerre civile s'achève le 16 novembre 1920, avec la reddition à Sébastopol de l'« Armée blanche » de Wrangel. La dictature de Lénine et du parti bolchevique perd sa principale justification et les marins de Cronstadt, trois ans après la Révolution d'Octobre, ne la supportent plus.

Les bolcheviques manipulent à leur guise les conseils d'ouvriers, de paysans et de soldats (en russe, conseil se dit soviet). Pour se maintenir envers et contre tout au pouvoir, ils multiplient les exécutions sommaires, réquisitionnent les récoltes et réduisent les paysans et les prolétaires des villes à la famine. Les menaces de grève enflent. A Petrograd, les ouvriers, prétendument héros de la Révolution, sont contraints de travailler sous la menace des fusils !

Aux trois millions de combattants tués au cours de la précédente guerre civile (plus deux millions morts des suites de maladies ou de blessures), il faut ajouter environ cinq millions de paysans et d'ouvriers victimes de la famine et des exécutions sommaires.

A Cronstadt, les marins sont d'autant plus révoltés que le commandant de la base, Fédor Raskolnikov, affiche le train de vie ostentatoire d'un nouveau riche et illustre l'ascension d'une nouvelle classe de privilégiés.

Une insurrection spontanée

L'équipage du cuirassé Petropavlosk réclame la réélection des Soviets, la liberté pour les socialistes de gauche (!), le droit pour les paysans et les artisans de travailler librement, à la seule condition de ne pas employer de salariés...

L'auteur de la résolution, un certain Petritchenko, appelle de ses voeux une troisième révolution après celles de Février et d'Octobre 1917. Il est rejoint par l'équipage du cuirassé Sébastopol, lui-même guidé par un mécanicien du nom de Perepelkine. Le lendemain, la résolution du Petropavlosk est adoptée à Cronstadt au cours d'un meeting qui réunit 12 000 personnes.

Les représentants des bolcheviques sont emprisonnés et un comité révolutionnaire provisoire présidé par Petritchenko prend le commandement de la ville. Cette « Commune » va durer seize jours.

A Moscou, Trotski, commissaire à la guerre, demande au futur maréchal Toukhatchevski de réduire la rébellion. Début mars, une première attaque par des soldats à pied se déplaçant sur la surface gelée du golfe de Courlande est repoussée avec succès par les marins. 80% des assaillants périssent sur la glace.

Une deuxième offensive a lieu quelques jours plus tard avec pas moins de 45 000 soldats soigneusement équipés de tenues d'hiver. L'offensive débute en pleine nuit et se poursuit le jour suivant. Les soldats de l'Armée rouge entrent dans la citadelle et progressent rue après rue. Après la reddition des marins, ils se vengeront de leurs frayeurs dans un bain de sang. Petritchenko et quelques 8 000 marins réussissent toutefois à s'enfuir jusqu'en Finlande, en parcourant une dizaine de kilomètres sur la glace.

Changement de cap

Lénine comprend que le massacre des marins ne suffira pas à rétablir l'autorité des bolcheviques. Il tire très vite les enseignements de la révolte. Le 21 mars 1921, tandis que sont massacrés les vaincus de Cronstadt, il annonce devant le Congrès de son parti la mise en œuvre d'une Nouvelle Politique économique NEP destinée à relancer l'initiative paysanne.

Dans le même temps, il liquide les derniers partis politiques à l'exception du sien et interdit toute forme de discussion au sein du parti communiste.

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Coeur en berne

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Journal du couvre-feu/J 75 ‘’Le malheur des uns et le salut des autres’’

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