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Toi, Jésus, qui a tout donné de ton amour jusqu'à la Croix, pour que ta résurrection nous offre la vie et l'éternité... Par amour on obtient tout, pour l'amour on désire tout, dans l'amour on accepte tout.

Cet article est reposté depuis Le.blog.catholique.de.Véronique (Blog personnel).

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Programme, Change de temps, Educ'Inspir

Cet article est reposté depuis Monastère de la Maison de l'Inspir.

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Même si cela n'ira pas jusqu'au bout, cela fait plaisir. Jacques Nio responsable LR libres! de Bagnolet

Cet article est reposté depuis La Droite républicaine LR de Bagnolet.

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« Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit ; mais malheureux celui par qui il est livré ! »

LECTURES DE LA MESSE


PREMIÈRE LECTURE
« Je n’ai pas caché ma face devant les outrages » (Is 50, 4-9a)
Lecture du livre du prophète Isaïe

          Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,
pour que je puisse, d’une parole,
soutenir celui qui est épuisé.
Chaque matin, il éveille,
il éveille mon oreille
pour qu’en disciple, j’écoute.
          Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,
et moi, je ne me suis pas révolté,
je ne me suis pas dérobé.
          J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,
et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.
Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.
          Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;
c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,
c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :
je sais que je ne serai pas confondu.
          Il est proche, Celui qui me justifie.
Quelqu’un veut-il plaider contre moi ?
Comparaissons ensemble !
Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ?
Qu’il s’avance vers moi !
          Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ;
qui donc me condamnera ?

                        – Parole du Seigneur.

PSAUME
(68 (69), 8-10, 21-22, 31.33-34)
R/ Dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi ;
c’est l’heure de ta grâce. (68, 14cb)

C’est pour toi que j’endure l’insulte,
que la honte me couvre le visage :
je suis un étranger pour mes frères,
un inconnu pour les fils de ma mère.
L’amour de ta maison m’a perdu ;
on t’insulte, et l’insulte retombe sur moi.

L’insulte m’a broyé le cœur,
le mal est incurable ;
j’espérais un secours, mais en vain,
des consolateurs, je n’en ai pas trouvé.
À mon pain, ils ont mêlé du poison ;
quand j’avais soif, ils m’ont donné du vinaigre.

Mais je louerai le nom de Dieu par un cantique,
je vais le magnifier, lui rendre grâce.
Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
Car le Seigneur écoute les humbles,
il n’oublie pas les siens emprisonnés.

ÉVANGILE
« Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit ; mais malheureux celui par qui il est livré ! » (Mt 26, 14-25)


Louange à toi, Seigneur,
Roi d’éternelle gloire !
Salut, ô Christ notre Roi :
obéissant au Père,
comme l’agneau vers l’abattoir
tu te laisses conduire à la croix.
Louange à toi, Seigneur,
Roi d’éternelle gloire !

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
          l’un des Douze, nommé Judas Iscariote,
se rendit chez les grands prêtres
          et leur dit :
« Que voulez-vous me donner,
si je vous le livre ? »
Ils lui remirent trente pièces d’argent.
          Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable
pour le livrer.

          Le premier jour de la fête des pains sans levain,
les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus :
« Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs
pour manger la Pâque ? »
          Il leur dit :
« Allez à la ville, chez untel,
et dites-lui :
“Le Maître te fait dire :
Mon temps est proche ;
c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque
avec mes disciples.” »
          Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit
et ils préparèrent la Pâque.

          Le soir venu,
Jésus se trouvait à table avec les Douze.
          Pendant le repas, il déclara :
« Amen, je vous le dis :
l’un de vous va me livrer. »
          Profondément attristés,
ils se mirent à lui demander, chacun son tour :
« Serait-ce moi, Seigneur ? »
          Prenant la parole, il dit :
« Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi,
celui-là va me livrer.
                   Le Fils de l’homme s’en va,
comme il est écrit à son sujet ;
mais malheureux celui
par qui le Fils de l’homme est livré !
Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né,
cet homme-là ! »
          Judas, celui qui le livrait,
prit la parole :
« Rabbi, serait-ce moi ? »
Jésus lui répond :
« C’est toi-même qui l’as dit ! »

                 – Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE


Le Mercredi Saint est aussi appelé "mercredi de la trahison", le jour où la trahison de Judas est soulignée dans l'Église (...)

Et nous pensons aussi au petit Judas que chacun de nous a en lui à l'heure du choix: entre la loyauté ou l'intérêt.

Chacun de nous a la capacité de trahir, de vendre, de choisir pour son propre intérêt.

Chacun de nous a la capacité d'être attiré par l'amour de l'argent, des possessions ou de la richesse future. "Judas, où Es-tu ?"

Mais je pose la question à chacun d'entre nous :
"Toi, Judas, le petit Judas à l’intérieur de moi: où es-tu ?"

(Homélie du 8 avril 2020)

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Messe Chrismale de l'archidiocèse de Cotonou, Notre Dame des Victoires de Dakar et à Yaoundé

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« Les yeux fixés sur Jésus Christ, entrons dans le combat de Dieu »

Mercredi Saint

Pour les malades alités et ou hospitalisés

Sans télévision, mais avec internet, et Smartphone

Messe Chrismale 

 

Mercredi Saint

Pour les malades alités et ou hospitalisés

Sans télévision, mais avec internet, et Smartphone

Messe Chrismale 

Qu'est-ce la messe Chrismale

Du grec « khrisma » qui veut dire « huile » ou « onction », la messe chrismale est normalement célébrée le matin du Jeudi saint, par l’évêque. Celui-ci consacre alors les huiles saintes utilisées pour les sacrements de l’année à venir, dans tout le diocèse. Pour permettre la rencontre de l’évêque avec les prêtres et les fidèles de son diocèse, elle a de plus en plus lieu un autre jour que le Jeudi saint, la veille ou le mardi soir.

« Les yeux fixés sur Jésus Christ, entrons dans le combat de Dieu »

Psaume 94 : 1-11 :

Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre Salut ! Allons jusqu'à Lui en rendant Grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le ! Oui, le grand Dieu, c'est le Seigneur, le grand Roi au-dessus de tous les dieux : Il tient en main les profondeurs de la terre, et les sommets des montagnes sont à Lui ; à Lui la mer, c'est Lui qui l'a faite, et les terres, car Ses mains les ont pétries.  Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, Il est notre Dieu ; + nous sommes le peuple qu'Il conduit, le troupeau guidé par Sa main. Aujourd'hui écouterez-vous sa Parole ?  « Ne fermez pas votre cœur comme au désert, comme au jour de tentation et de défi, où vos pères m'ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon Exploit. « Quarante ans leur génération m'a déçu, + et j'ai dit : ce peuple a le cœur égaré, il n'a pas connu mes Chemins. Dans ma colère, j'en ai fait le serment : jamais ils n'entreront dans mon Repos. »

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.

R. Je veux Te louer, ô mon Dieu,

A ton Nom, élever les mains.

Je veux Te bénir, T’adorer, Te chanter,

Ô mon Dieu, Éternel est ton Amour !

 

1. Dans le Temple très Saint de ta Gloire

Ô Seigneur, je Te contemplerai.

Je verrai ta Puissance infinie :

Ô mon Dieu, Éternel est ton Amour !

 

2. Que Te rendre ô Seigneur, mon Sauveur,

Pour le bien que Tu as fait pour moi ?

En tout temps, en tout lieu, je dirai :

Ô mon Dieu, Éternel est ton Amour !

 

3. Je tiendrai mes promesses envers Toi,

Devant tous, j’annoncerai ton Nom.

Que ma vie tout entière Te loue :

Ô mon Dieu, Éternel est ton Amour !

 Au jour de la détresse, je cherche le Seigneur ; vers Lui, je tends les mains sans relâche

Psaume 76

02 : Vers Dieu, je crie mon appel ! Je crie vers Dieu : qu’Il m’entende !

03 : Au jour de la détresse, je cherche le Seigneur ; la nuit, je tends les mains sans relâche, mon âme refuse le réconfort.

Cantique d'Anne (1 S 2, 1-10) du « Mercredi Saint »

« Si nous passons par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons avec Lui »

1 S 2, 01 : Mon cœur exulte à cause du Seigneur ; mon front s'est relevé grâce à mon Dieu ! Face à mes ennemis, s'ouvre ma bouche : oui, je me réjouis de ta Victoire !

1 S 2, 02 : Il n'est pas de Saint pareil au Seigneur. Pas d'autre Dieu que Toi ! Pas de Rocher pareil à notre Dieu !

1 S 2, 03 : Assez de paroles hautaines, pas d'insolence à la bouche. Le Seigneur est le Dieu qui sait, qui pèse nos actes.

1 S 2, 04 : L'arc des forts sera brisé, mais le faible se revêt de vigueur.

1 S 2, 05 : Les plus comblés s'embauchent pour du pain, et les affamés se reposent. Quand la stérile enfante sept fois, la femme aux fils nombreux dépérit.

1 S 2, 06 : Le Seigneur fait mourir et vivre ; Il fait descendre à l'abîme et en ramène.

1 S 2, 07 : Le Seigneur rend pauvre et riche ; Il abaisse et Il élève.

1 S 2, 08 : De la poussière Il relève le faible, Il retire le pauvre de la cendre pour qu’Il siège parmi les princes et reçoive un trône de gloire. Au Seigneur, les colonnes de la terre : sur elles, Il a posé le monde !

1 S 2, 09 : Il veille sur les pas de Ses fidèles, et les méchants périront dans les ténèbres. La force ne rend pas l'homme vainqueur :

1 S 2, 10 : Les adversaires du Seigneur seront brisés. Le Très-Haut tonnera dans les cieux ; le Seigneur jugera la terre entière. Il donnera la puissance à son roi, Il relèvera le front de son Messie.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.

La Parole de Dieu (Is 50, 5-7) « Mercredi Saint » de la Semaine Sainte :

« Le Seigneur Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas protégé mon visage des outrages et des crachats. Le Seigneur Dieu vient à mon secours : c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu mon visage dur comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu »

Prière d’Intercession du « Mercredi Saint » de la Semaine Sainte :

Supplions le Christ qui nous a aimés jusqu’à la mort :

R/ Sauve-nous par ton Amour.

- Jésus que L’on a bafoué sans raison, prends pitié de ceux dont l’amour est trahi.

- Jésus que l’Amour du Royaume a perdu, prends pitié de ceux que l’on met en prison.

- Jésus qui n’as pas trouvé de consolateur, prends pitié de ceux qui sont affligés.

- Jésus que L’on abreuva de vinaigre, prends pitié de ceux qui souffrent pour la justice.

- Jésus humilié par les hommes, sauvé par Dieu, sois la Joie et la Fête des pauvres.

Notre Père

Oraison  du « Mercredi Saint » de la Semaine Sainte :

« Puisque Tu as voulu, Seigneur, que ton Fils fût crucifié pour nous afin de nous arracher au pouvoir de Satan, fais que nous puissions recevoir la Grâce de la Résurrection. Par Jésus-Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu qui vit et règne avec Toi dans l'unité du Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. »

Face à l’épidémie du Covid-19 :

« Mère de la divine Grâce, en ce temps d’épidémie, nous sollicitons votre Intercession »

Durant la messe chrismale, l’archevêque consacre le Saint Chrême. Cette huile mélangée avec du baume, est utilisée pour les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’Ordre (diacre, prêtre et évêque), mais aussi pour la consécration des églises, des autels et des cloches. Signe de bénédiction de Dieu, elle est une marque indélébile. Son parfum signifie la plénitude des dons que l’Esprit Saint procure.

En plus du Saint Chrême:

- l’évêque bénit l’huile des catéchumènes : les futurs baptisés

– et l’huile pour le sacrement des malades, symbole de vie.

Cette dernière était autrefois consacrée au cours du canon de la messe, après la bénédiction à Dieu pour les biens de la terre.

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Bonne fête aux Amédée et aux Saintes âme du 30 mars

Bx Amédée IX de Savoie

3e duc
(1435-1472)

Amédée IX de Savoie, fils de Louis I et d’Anne de Lusignan, fille du roi de Chypre, naît à Thonon-les-Bains le 14 février 1435.

Il épouse, en 1452, Yolande de France (1434-1478), fille du roi Charles VII et de Marie d’Anjou, dont il a :

1°/ Louis, 1453, mort né

2°/ Anne, (1455-1480) épouse de Frédéric d’Aragon, roi de Naples

3°/ Charles, (1456-1471), seigneur de Piémont

4°/ Maria (morte en 1511), elle épouse en 1476 de Philippe de Hochberg, comte de Neûchatel

5°/ Louise ou Loyse (1461-1503) épouse d’Hugues de Chalons, de Bourgogne-Ivré, prince d’Orange, une fois veuve elle entre chez les Clarisses, elle est béatifiée en 1839.

6°/ Philibert I, (1465-1482), 4e duc, époux de Bianca-Maria Sforza

7°/ Bernard (1467)

8°/ Charles I, (1468-1490), 5e duc, époux de Blanche de Montferrat

9°/ Jacques -Louis, (1470-1485), comte de Genevois, marquis de Gex

10°/ Claude, mort à deux mois en 1472

Chétif et épileptique, le faible et indécis Amédée IX n’était guère disposé à régner, d’autant que sa piété lui eût fait préférer entrer au monastère. Il laissa l’initiative à sa femme, aussi vive que gracieuse et énergique qui assura une régence effective dès 1466. Ensemble, ils évitèrent les guerres et essayèrent de toujours faire preuve d'une grande justice avec leurs sujets.

Il meurt le 30 mars 1472 à Verceil (Piémont) où il est inhumé (avec sa femme).

Amédée IX de Savoie a été déclaré bienheureux, en 1677, par le Pape Innocent XI (Benedetto Odelscalchi).

30 Mars
  
Saint Jean Climaque

Abbé, Père de l'Église
(525-605)

Saint Jean Climaque
Saint Jean Climaque

Le nom de ce Saint lui vient du beau livre qu'il composa sous le titre grec de Climax ou Échelle du Ciel. La Palestine fut son premier séjour. A seize ans, il quitta le monde pour se donner entièrement à Dieu dans un monastère du mont Sinaï. A dix-neuf ans, le jeune moine, sous la conduite d'un saint religieux nommé Martyrius, travailla sans relâche à sa perfection et y fit des progrès si rapides qu'ils étonnaient son maître lui-même.

A la mort de son maître, Jean se retira dans une solitude profonde, afin d'y mener une vie plus parfaite encore. Une croix de bois, une table formée de quatre planches grossières et le livre des Saintes Écritures, avec quelques ouvrages des saints Pères, en faisaient tout l'ameublement. C'est là qu'il vécut quarante ans, de la vie d'un ange plutôt que de la vie d'un homme.

Détaché du monde, affranchi pour ainsi dire du corps par la mortification, il s'élevait librement jusqu'à Dieu, s'abîmait en des contemplations sublimes et s'entretenant suavement avec les anges des mystères de la foi. Ses deux yeux étaient deux fontaines de douces larmes qu'il versait dans le secret de la solitude. Il eût voulu noyer dans ses pleurs tous les crimes de la terre; il gémissait aussi sur son trop long exil et soupirait après la Patrie céleste; mais le plus souvent ses larmes étaient des larmes de joie, d'admiration et de débordant amour, excitées par la contemplation des merveilles divines qui lui étaient révélées.

Est-il étonnant que, nouveau Jean-Baptiste, il vît les foules accourir à lui pour recevoir les leçons de la pénitence et de la vie chrétienne? A chacun il traçait des règles salutaires; sa bénédiction guérissait les malades, fortifiait les faibles, consolait les affligés, touchait les obstinés et les convertissait plus que les raisonnements de la science.

Grande était la puissance de Jean Climaque contre le démon; il sut le vaincre et le décourager dans les combats qu'il eut à subir de sa part; il fut terrible aussi à l'ennemi du salut en le chassant de l'âme de ses frères. Un solitaire nommé Isaac, vint se jeter à ses pieds, le suppliant de le délivrer des obsessions impures dont le démon le pressait sans relâche:

"La paix soit avec vous, mon frère!" dit le Saint. A ces mots, il se mit avec lui en prière. Le visage du Saint devint resplendissant d'une clarté céleste qui se répandait dans la grotte, et le démon poussait d'affreux rugissements. La prière terminée, Isaac se releva paisible et délivré pour toujours.

Jean Climaque fut élu, à soixante-quinze ans, abbé du Sinaï, et devint de plus en plus l'ange et l'oracle du désert jusqu'à sa mort.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

Autres Fêtes du Jour


Saint Antoine Daveluy
Avec 103 autres martyrs coréens (✝ 1866)
Vénérable Brigida Maria Postorino
fondatrice des Filles de l'Immaculée (✝ 1960)
Saint Cligne
moine (XIe siècle)
Bienheureux Dodo
ermite (✝ 1231)
Saint Domnin
martyr en Macédoine (IVe siècle)
Saint Jean Climaque
Higoumène des moines du Sinaï (✝ v. 650)
Joad
prophète
Saint Jules Alvarez Mendoza
prêtre et martyr au Mexique (✝ 1927)
Saint Léonard Murialdo
prêtre fondateur de la Société de Saint-Joseph (✝ 1900)
Saint Ludovic de Casoria
Prêtre franciscain à Naples (✝ 1885)
Saint Mamertin
(✝ 462)
Vénérable María Rocío de Jesús
religieuse espagnole (✝ 1956)
Bienheureuse Marie-Restitute Kafka
Religieuse franciscaine autrichienne martyre (✝ 1943)
Saint Martin-Luc Huin
martyr en Corée (✝ 1866)
Saints Martyrs à Constantinople
(✝ v. 350)
Saint Morico d'Assise
Un des premiers compagnons de saint François (✝ 1236)
Sainte Osburg
première abbesse de l'abbaye de Conventry en Angleterre (XIe siècle)
Saint Patton
(✝ v. 788)
Saint Pierre Aumaître
prêtre et martyr en Corée (✝ 1866)
Saint Pierre Régalati
Frère mineur (✝ 1456)
Saint Rieul
évêque de Senlis (IIIe siècle)
Saint Sophrone d'Irkoutsk
(✝ 1771)
Saint Tola de Clonard
évêque en Irlande (✝ v. 735)
Saint Zacharie de Corinthe
Martyr (✝ 1684)
Saint Zosime de Syracuse
Evêque de Syracuse (✝ 662)

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L’un de vous me livrera… Le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois » (nous que ferions-nous dans une même situation?)

LECTURES DE LA MESSE


PREMIÈRE LECTURE


« Je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre » (Is 49, 1-6)
Lecture du livre du prophète Isaïe

Écoutez-moi, îles lointaines !
Peuples éloignés, soyez attentifs !
J’étais encore dans le sein maternel
quand le Seigneur m’a appelé ;
j’étais encore dans les entrailles de ma mère
quand il a prononcé mon nom.
          Il a fait de ma bouche une épée tranchante,
il m’a protégé par l’ombre de sa main ;
il a fait de moi une flèche acérée,
il m’a caché dans son carquois.
          Il m’a dit :
« Tu es mon serviteur, Israël,
en toi je manifesterai ma splendeur. »
          Et moi, je disais :
« Je me suis fatigué pour rien,
c’est pour le néant, c’est en pure perte
que j’ai usé mes forces. »
Et pourtant, mon droit subsistait auprès du Seigneur,
ma récompense, auprès de mon Dieu.
          Maintenant le Seigneur parle,
lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère
pour que je sois son serviteur,
que je lui ramène Jacob,
que je lui rassemble Israël.
Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur,
c’est mon Dieu qui est ma force.
          Et il dit :
« C’est trop peu que tu sois mon serviteur
pour relever les tribus de Jacob,
ramener les rescapés d’Israël :
je fais de toi la lumière des nations,
pour que mon salut parvienne
jusqu’aux extrémités de la terre. »

                        – Parole du Seigneur.

PSAUME
(70 (71), 1-2, 3, 5a.6, 15ab.17)
R/ Ma bouche annonce ton salut, Seigneur. (cf. 70, 15ab)

En toi, Seigneur, j’ai mon refuge :
garde-moi d’être humilié pour toujours.
Dans ta justice, défends-moi, libère-moi,
tends l’oreille vers moi, et sauve-moi.

Sois le rocher qui m’accueille,
toujours accessible ;
tu as résolu de me sauver :
ma forteresse et mon roc, c’est toi !

Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance,
Toi, mon soutien dès avant ma naissance,
tu m’as choisi dès le ventre de ma mère ;
tu seras ma louange toujours !

Ma bouche annonce tout le jour
tes actes de justice et de salut ;
Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse,
jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles.

ÉVANGILE
« L’un de vous me livrera… Le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois » (Jn 13, 21-33.36-38)
Louange à toi, Seigneur,
Roi d’éternelle gloire !
Salut, ô Christ, notre Roi :
obéissant au Père ;
comme l’agneau vers l’abattoir,
tu te laisses conduire à la croix.
Louange à toi, Seigneur,
Roi d’éternelle gloire !

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
au cours du repas que Jésus prenait avec ses disciples,
          il fut bouleversé en son esprit,
et il rendit ce témoignage :
« Amen, amen, je vous le dis :
l’un de vous me livrera. »
          Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras,
ne sachant pas de qui Jésus parlait.
          Il y avait à table, appuyé contre Jésus,
l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait.
          Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus
de qui il veut parler.
          Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus
et lui dit :
« Seigneur, qui est-ce ? »
          Jésus lui répond :
« C’est celui à qui je donnerai la bouchée
que je vais tremper dans le plat. »
Il trempe la bouchée,
et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote.
          Et, quand Judas eut pris la bouchée,
Satan entra en lui.
Jésus lui dit alors :
« Ce que tu fais, fais-le vite. »
          Mais aucun des convives ne comprit
pourquoi il lui avait dit cela.
          Comme Judas tenait la bourse commune,
certains pensèrent que Jésus voulait lui dire
d’acheter ce qu’il fallait pour la fête,
ou de donner quelque chose aux pauvres.
          Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt.
Or il faisait nuit.

          Quand il fut sorti, Jésus déclara :
« Maintenant le Fils de l’homme est glorifié,
et Dieu est glorifié en lui.
                   Si Dieu est glorifié en lui,
Dieu aussi le glorifiera ;
et il le glorifiera bientôt.

                   Petits enfants,
c’est pour peu de temps encore
que je suis avec vous.
Vous me chercherez,
et, comme je l’ai dit aux Juifs :
“Là où je vais,
vous ne pouvez pas aller”,
je vous le dis maintenant à vous aussi. »

          Simon-Pierre lui dit :
« Seigneur, où vas-tu ? »
Jésus lui répondit :
« Là où je vais,
tu ne peux pas me suivre maintenant ;
tu me suivras plus tard. »
          Pierre lui dit :
« Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ?
Je donnerai ma vie pour toi ! »
          Jésus réplique :
« Tu donneras ta vie pour moi ?
Amen, amen, je te le dis :
le coq ne chantera pas
avant que tu m’aies renié trois fois. »

                        – Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE


Le Seigneur nous a choisis dès le ventre de notre mère.
Il y a, dans la vie, des chutes: chacun de nous est pécheur, peut tomber et est tombé.
Seuls la Vierge et Jésus [sont sans péché]:
tous les autres, nous sommes tombés, nous sommes pécheurs. Mais ce qui compte, c'est l'attitude devant le Dieu qui m'a élu, qui m'a oint comme serviteur;
c'est l'attitude du pécheur qui est capable de demander pardon, comme Pierre, qui jure que
       "non, je ne te renierai jamais, Seigneur, jamais, jamais !",
puis, quand le coq chante, il pleure. Il se repent.

C'est la voie du serviteur: quand on glisse, quand on tombe, demander le pardon.

(Homélie à Sainte-Marthe du 7 avril 2020)

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Jésus savait que Juda le trahirai, que Pierre le renie par la peur, Sommes nous différents ?

Évangile du 30 mars 2021

ÉVANGILE
« L’un de vous me livrera… Le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois » (Jn 13, 21-33.36-38)
Louange à toi, Seigneur,
Roi d’éternelle gloire !
Salut, ô Christ, notre Roi :
obéissant au Père ;
comme l’agneau vers l’abattoir,
tu te laisses conduire à la croix.
Louange à toi, Seigneur,
Roi d’éternelle gloire !

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
au cours du repas que Jésus prenait avec ses disciples,
          il fut bouleversé en son esprit,
et il rendit ce témoignage :
« Amen, amen, je vous le dis :
l’un de vous me livrera. »
          Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras,
ne sachant pas de qui Jésus parlait.
          Il y avait à table, appuyé contre Jésus,
l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait.
          Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus
de qui il veut parler.
          Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus
et lui dit :
« Seigneur, qui est-ce ? »
          Jésus lui répond :
« C’est celui à qui je donnerai la bouchée
que je vais tremper dans le plat. »
Il trempe la bouchée,
et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote.
          Et, quand Judas eut pris la bouchée,
Satan entra en lui.
Jésus lui dit alors :
« Ce que tu fais, fais-le vite. »
          Mais aucun des convives ne comprit
pourquoi il lui avait dit cela.
          Comme Judas tenait la bourse commune,
certains pensèrent que Jésus voulait lui dire
d’acheter ce qu’il fallait pour la fête,
ou de donner quelque chose aux pauvres.
          Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt.
Or il faisait nuit.

          Quand il fut sorti, Jésus déclara :
« Maintenant le Fils de l’homme est glorifié,
et Dieu est glorifié en lui.
                   Si Dieu est glorifié en lui,
Dieu aussi le glorifiera ;
et il le glorifiera bientôt.

                   Petits enfants,
c’est pour peu de temps encore
que je suis avec vous.
Vous me chercherez,
et, comme je l’ai dit aux Juifs :
“Là où je vais,
vous ne pouvez pas aller”,
je vous le dis maintenant à vous aussi. »

          Simon-Pierre lui dit :
« Seigneur, où vas-tu ? »
Jésus lui répondit :
« Là où je vais,
tu ne peux pas me suivre maintenant ;
tu me suivras plus tard. »
          Pierre lui dit :
« Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ?
Je donnerai ma vie pour toi ! »
          Jésus réplique :
« Tu donneras ta vie pour moi ?
Amen, amen, je te le dis :
le coq ne chantera pas
avant que tu m’aies renié trois fois. »

                        – Acclamons la Parole de Dieu.

Le reniement de Pierre :
Jésus comprend nos faiblesses

Méditation de l'évangile du mardi saint 30 mars

Je te le dis, Pierre : le coq ne chantera pas aujourd'hui avant que tu n'aies nié trois fois de me connaître.

Lorsque Jean rapporte l'interrogation de Pierre, à la fin de la cène :

« Seigneur, où vas-Tu ? »

On ressent toute l'inquiétude de Pierre devant le départ du Seigneur et tout l'amour qu'il Lui porte. Il est désorienté.

Et devant la fin de non-recevoir de Jésus, comme s'il doutait de la solidité et du réalisme de ses sentiments :

« Où je vais, tu ne peux maintenant me suivre, mais tu me suivra plus tard. »

Pierre éclate et proteste :

« Seigneur, pourquoi ne puis-je Te suivre maintenant ? Je donnerai ma vie pour Toi. »

Et dans Luc : « Seigneur, avec Toi je suis prêt à marcher et vers la prison et vers la mort. »

Jésus rappelle à Pierre sa fragilité :

« Je te le dis, Pierre : le coq ne chantera pas aujourd'hui avant que tu n'aies nié trois fois de me connaître »

Cette déclaration nous montre l'amour sincère de Pierre. Nous n'avons guère à juger Pierre, mais à nous dire combien nous lui ressemblons dans notre fragile amour du Seigneur : un rien, une souffrance, un deuil, une contrariété, et voici notre belle assurance disparue.

Marc a bien raison de nous dire que les douze en disaient autant que Pierre :

« Quand il me faudrait mourir avec Toi, je ne Te renierais pas. »

Oui, combien nous leur ressemblons !


Père Gabriel

Saint Ambroise (v. 340-397)


évêque de Milan et docteur de l'Église

Commentaire sur l'évangile de St Luc, 10, 89s; SC 52 (Traité sur l'Évangile de S. Luc, tome II, Livres VII-X; trad. G. Tissot; Éd. du Cerf 1958, p. 186)


« Le coq ne chantera pas avant que tu m'aies renié trois fois »
Pierre a renié une première fois et n'a pas pleuré, parce que le Seigneur ne l'avait pas regardé. Il a renié une seconde fois, et il n'a pas pleuré, parce que le Seigneur ne l'avait pas encore regardé. Il a renié une troisième fois, Jésus l'a regardé, et il a pleuré, très amèrement (Lc 22,62). Regarde-nous, Seigneur Jésus, pour que nous sachions pleurer notre péché. Cela montre que même la chute des saints peut être utile. Le reniement de Pierre ne m'a pas fait tort ; au contraire, à son repentir, j'ai gagné : j'ai appris à me garder d'un entourage infidèle (...)

            Pierre a donc pleuré, et très amèrement ; il a pleuré pour arriver à laver sa faute par des larmes. Vous aussi, si vous voulez obtenir le pardon, effacez votre faute par les larmes ; au moment même, sur l'heure, le Christ vous regarde. S'il vous survient quelque chute, lui, témoin présent à votre vie secrète, vous regarde pour vous rappeler et vous faire avouer votre erreur. Faites alors comme Pierre, qui dit ailleurs par trois fois : « Seigneur, tu sais que je t'aime » (Jn 21,15). Il a renié trois fois, trois fois aussi il confesse ; mais il a renié dans la nuit, et il confesse au grand jour.

            Tout cela est écrit pour nous faire comprendre que personne ne doit se vanter. Si Pierre est tombé pour avoir dit : « Même si d'autres viennent à trébucher, moi je ne tomberai pas » (Mt 26,33), quel autre serait en droit de compter sur soi-même ? (...) D'où est-ce que je te rappellerai, Pierre, pour m'apprendre tes pensées quand tu pleurais ? Du ciel où tu as déjà pris place parmi les chœurs des anges, ou encore du tombeau ? Car la mort, d'où le Seigneur est ressuscité, ne te répugne pas à ton tour. Enseigne-nous à quoi t'ont servi tes larmes. Mais tu l'as enseigné bien vite : car étant tombé avant de pleurer, tes larmes t'ont fait choisir pour conduire les autres, toi qui, d'abord, n'avais pas su te conduire toi-même.

Homélie du père Gilbert Adam
Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt.
 
Après avoir ainsi parlé, Jésus fut bouleversé en son esprit, et il rendit ce témoignage : Amen, amen, je vous le dis : l’un de vous me livrera.

 

Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras, ne sachant pas de qui Jésus parlait. Il y avait à table, appuyé contre Jésus, l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait. Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? » Jésus lui répond : « C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : « Ce que tu fais, fais-le vite. » Les disciples de Jésus sont troublés quand Jésus leur dit qu’il va être livré, qu’il va être trahi. Jésus en est lui-même bouleversé, mais il ne se replie pas sur lui-même, il en parle à ses apôtres. A vue humaine, son œuvre d’Amour et d’unité semble ruinée. La trahison, le reniement, la fuite sont les signes d’un lourd échec de son action ! Tout ce qu’il a fait abouti en inquiétudes, en suspicions, en désunions. Déjà le drame qui débouchera sur la croix du vendredi saint se prépare. Cependant Jésus accepte la situation, il trempe la bouchée, et il la donne à Judas. Jésus fait confiance en Celui qui l’a envoyé, il lui donne toute son action, tout ce qu’il a entrepris, tout ce qu’il a espéré. Il continue à bénir, à vouloir au-delà de sa réalisation l’union du ciel et de la terre, du Père et de ses frères.

« Les disciples se regardaient les uns les autres et se demandaient de qui il parlait. Mais aucun des convives ne comprit pourquoi il lui avait dit cela. Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d’acheter ce qu’il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt. Or il faisait nuit. » 

Quand il fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt. Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs : “Là où je vais, vous ne pouvez pas aller,” je vous le dis maintenant à vous aussi. Jésus est bouleversé par le comportement de Judas. Il était l’un des douze qui était toujours avec lui, qui jouissaient de toute son intimité. Jésus a pour Judas une parole d’amitié : « Fais vite ce que tu fais ! » La réponse de Judas sera : « Celui que j’embrasserai, c’est lui ! » C’est par un baiser qu’il met fin à l’Amour dans son cœur ! Mais le péché n’aura pas le dernier mot. Jésus a pris notre humanité qui, en lui, renonce à elle-même. A l’heure de l’épreuve, de la désolation, du risque de la désespérance, Jésus nous précède. Il nous offre un chemin nouveau qui devient un chemin de vie. Nous pouvons mettre nos pas dans ses pas, être porté par lui dans toute détresse. Nous nous laissons imprégner par ce mouvement d’humanité qu’il nous donne. La vie divine peut passer par la nature humaine qui manifeste la gloire du Fils et la gloire du Père dans l’Esprit Saint. La vie en plénitude relie l’humanité au mystère de Dieu. La Vie de Dieu va pouvoir se répandre chez tous désormais.

"Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant ; tu me suivras plus tard. » Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ? Je donnerai ma vie pour toi ! » Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois." 

Jésus est en danger, son amour est bafoué. Marie qui l’a reçu a été fidèle, elle demeure touchée par Lui, elle va être entraînée à sa suite, dans son mystère d’amour. Jésus qui demeure dans le sein du Père nous entraîne dans ce mystère d’amour. A Simon-Pierre, Jésus plein d’une tendresse douloureuse répond que pardonné, il pourra le suivre dans l’amour. La bonté de Jésus ne force pas la liberté de l’homme. Jésus s’est livré entre nos mains, il est venu pour nous sauver. Le Verbe de Dieu est descendu pour se faire petit enfant dans le cœur de Marie. Il a grandi, il a dit l’Amour incroyable du Père, mais il n’est pas reçu. Déjà, nous sommes entraînés, dans la résurrection de Jésus. L’humanité entre ainsi dans le mystère de Dieu.

Nous demandons la grâce d’être fidèle et de vivre l’aujourd’hui de Jésus.

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Le bienheureux Marie-Eugène contemple le mystère de Gethsémani - père Guillaume DEHORTER.

Cet article est reposté depuis Le.blog.catholique.de.Véronique (Blog personnel).

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