Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

La Visitation de Marie à Elisabeth Mémoire de Marie, Mère de l’Eglise,

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1, 39-56


En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.
Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle.
Alors, Élisabeth fut remplie d'Esprit Saint, et s'écria d'une voix forte :
« Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.
D'où m'est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ?
Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l'enfant a tressailli d'allégresse en moi.
Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles, qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

Marie dit alors :
« Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s'est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !
Sa miséricorde s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et sa descendance à jamais. »

Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s'en retourna chez elle.

La Visitation de Marie à Elisabeth

Méditation de l'Evangile du lundi 31 mai


Il est intéressant d'écouter cette notation de la mère de Jean-Baptiste qui a vécu, ressenti viscéralement, cette force de Jésus en Marie. Cette force passe par la voix de Marie, pour atteindre d'abord Jean-Baptiste qui bondit dans le sein maternel, puis atteindre Elisabeth, envahie elle-même de l'Esprit-Saint.

 

 

Le Mystère de la Visitation c'est le Mystère de la puissance discrète et efficace de la Vierge Marie dans l'histoire de notre Salut, dans l'histoire de nos vies. C'est elle qui vient la première au-devant de ses enfants, tout comme le Père de l'enfant prodigue.

"En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Elisabeth. "

Elisabeth dit à Marie : " Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni ; comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ?"

Marie n'est pas une puissance splendide et inaccessible; elle est la femme merveilleuse qui porte Dieu et vient à nous.

."Car lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au dedans de moi." 

Il est intéressant d'écouter cette notation de la mère de Jean-Baptiste qui a vécu, ressenti viscéralement, cette force de Jésus en Marie. Cette force passe par la voix de Marie, pour atteindre d'abord Jean-Baptiste qui bondit dans le sein maternel, puis atteindre Elisabeth, envahie elle-même de l'Esprit-Saint.

" Et Marie dans la maison de Zacharie et salua Elisabeth. Or, quand Elisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle. Alors, Elisabeth fut remplie de l'Esprit-Saint "

Le rayonnement de Marie vient de celui qu'elle porte, Jésus devient par elle source de joie.

Que pensez alors de Joseph, celui qui a vécu si près d'elle ? Combien l'Esprit de Dieu a dû remplir sa vie, même au milieu des doutes et de la détresse du cœur.

Le mystère de la Visitation nous révèle aussi l'action de l'Esprit-Saint si active, si attentive. Or, Marie resta avec elle environ trois mois, et elle retourna chez elle.

Marie rencontra son prochain, pas seulement dans un geste ou une parole, pas seulement à travers un sourire, mais dans un service, comme bonne à tout faire, chez Elisabeth, durant trois mois, jusqu'à la naissance de son bébé, ce qui explique qu'elle puisse nous en raconter tous les détails.

Père Gabriel

 St Charles de Foucauld

(1858-1916)

Ermite et missionnaire au Sahara

Considérations sur les fêtes de l'année,

02/07 (Nouvelle Cité 1987,  p. 471)
 

« Marie se mit en route rapidement »


Marie ma mère, c'est à la fois une de vos fêtes et une des fêtes de Jésus aujourd'hui : comme la Purification qui est surtout la Présentation de Jésus, la Visitation est une de vos très douces fêtes, mais c'est plus encore la fête de notre Seigneur, car c'est lui qui agit en vous et par vous. La Visitation c'est « la charité du Christ vous pressant » (2Co 5,14), c'est Jésus qui, à peine est-il entré en vous, a soif de faire d'autres saints et d'autres heureux. Par l'Annonciation, il s'est manifesté et donné à vous, il vous a sanctifiée merveilleusement. Cela ne lui suffit pas : dans son amour pour les hommes, il veut tout de suite se manifester et se donner par vous à d'autres, il veut en sanctifier d'autres, et il se fait porter par vous chez saint Jean Baptiste. (…)

            Ce que va faire la sainte Vierge dans la Visitation, ce n'est pas une visite à sa cousine pour se consoler et s'édifier mutuellement par le récit des merveilles de Dieu en elles ; c'est encore moins une visite de charité matérielle pour aider sa cousine dans les derniers mois de sa grossesse et dans ses couches. C'est bien plus que cela : elle part pour sanctifier saint Jean, pour lui annoncer la bonne nouvelle (…), non par ses paroles, mais en portant en silence Jésus auprès de lui. (…)

            Ainsi font les religieux et religieuses voués à la contemplation dans les pays de mission. (…) Ô ma mère, faites que nous soyons fidèles à notre mission, à notre si belle mission, que nous portions fidèlement au milieu de ces pauvres âmes plongées « dans l'ombre de la mort » (Lc 1,79) le divin Jésus.

 

Mémoire de Marie, Mère de l’Eglise,

le lundi de Pentecôte

Conformément à la volonté du Pape, la mémoire de Marie Mère de l’Église est désormais obligatoire pour toute l’Église de rite romain, le lundi après la Pentecôte.

Lecture du livre du prophète Sophonie

 Pousse des cris de joie, fille de Sion ! Éclate en ovations, Israël !

Réjouis-toi, de tout ton cœur bondis de joie, fille de Jérusalem !

« Partagez avec les fidèles qui sont dans le besoin, pratiquez l’hospitalité avec empressement » (Romain 12, 9-16b)

Frères, que votre amour soit sans hypocrisie.

Fuyez le mal avec horreur, attachez-vous au bien. Soyez unis les uns aux autres par l’affection fraternelle, rivalisez de respect les uns pour les autres.

 Ne ralentissez pas votre élan, restez dans la ferveur de l’Esprit, servez le Seigneur, ayez la joie de l’espérance, tenez bon dans l’épreuve, soyez assidus à la prière.

 Partagez avec les fidèles qui sont dans le besoin, pratiquez l’hospitalité avec empressement.

  Bénissez ceux qui vous persécutent ; souhaitez-leur du bien, et non pas du mal.

  Soyez joyeux avec ceux qui sont dans la joie, pleurez avec ceux qui pleurent.

  Soyez bien d’accord les uns avec les autres ; n’ayez pas le goût des grandeurs, mais laissez-vous attirer par ce qui est humble.

Il est grand au milieu de toi, le Dieu Saint d’Israël.

Voici le Dieu qui me sauve : j’ai confiance, je n’ai plus de crainte.

Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ; il est pour moi le salut.

Exultant de joie, vous puiserez les eaux aux sources du salut.

« D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? »

 (Lc 1, 39-56)

Heureuse es-tu, Vierge Marie, toi qui as cru que s’accompliraient pour toi les paroles du Seigneur.

Prière
La Prière de Bernadette Mélois 
« Tu es toute belle, Marie, notre Mère ! » :


« Tu es toute belle, Marie, élevée dans la Gloire ! Bénie plus que toutes les femmes, Tu resplendis de la Gloire du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Dans le ciel, la foule immense des sauvés exulte de joie et reprend à l’infini ton Cantique d’action de grâce : Magnificat ! Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur ! Tu es toute belle, Marie, humble servante du Seigneur ! Ton cœur pur a attiré le Regard du Père, des cieux, Il s'est penché sur Toi, jeune fille de Nazareth, pour Te confier son Bien le plus précieux, son Fils bien-aimé, ton Sauveur et ton Dieu, notre Seigneur et notre Dieu. Tu es toute belle, Marie, notre Mère ! C'est Toi qui nous tiens par la main pour nous faire parcourir le chemin de la sainteté, et lorsque nous le trouvons trop rude, Tu nous prends dans Tes bras maternels ou Tu nous encourages à franchir les obstacles ou encore à trouver les passages dégagés, car pour Toi, le Puissant a fait des merveilles et pour nous, Il déploie la force de Son bras ».
Ainsi soit-il.


 

Voir les commentaires

La prévention pour lutter contre les épidémies...

Cet article est reposté depuis Le blog de rosemar.

Voir les commentaires

Bonne Fête aux Lise-Marie et Marie-Elisabeth et aux autres fêtes du 31 mai

Visitation de la très Sainte Vierge

fête du Magnificat de la Mère de Dieu

 

Cette fête nous rappelle la visite de Marie à Sa cousine Élisabeth. Après avoir annoncé à Marie le mystère de l'Incarnation, l'archange Gabriel La prévient que Sa cousine Élisabeth, âgée et jusque là stérile, sera mère dans trois mois, par un nouveau prodige. Marie ne tarda pas à Se mettre en route pour féliciter l'heureuse mère.

Ce voyage n'eut pour mobile aucun sentiment humain. Marie possédait en Elle, avec Jésus, toutes les richesses et toutes les joies du Ciel; cela Lui suffisait, et nul besoin n'agitait Son coeur; mais un devoir de douce charité se présentait à remplir; Elle voyait, dans l'accomplissement de ce devoir, un exercice de zèle et une occasion de glorifier Dieu. D'ailleurs, le Saint-Esprit La conduisait: la rencontre des deux futures mères, et surtout des deux enfants qu'elles portaient, était dans les desseins providentiels. Aussi Marie Se hâte, Elle S'expose aux fatigues d'un long chemin, Elle gravit les montagnes, et bientôt Elle atteint le terme du voyage.

 

O merveille! à peine Marie et Élisabeth sont-elles en présence, que l'enfant d'Élisabeth tressaille dans son sein, et elle-même, saisie de l'esprit prophétique, s'écrie en embrassant Marie: "Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et béni le Fruit de Votre sein!" Paroles que l'Église a jointes à l'Ave Maria pour en faire une des plus belles prières chrétiennes; paroles qui retentiront partout et dans les siècles! Ainsi, la mission de Jésus commence avant Sa naissance, Il sanctifie Jean-Baptiste dans le sein de sa mère; car ce tressaillement qu'il éprouve annonce le Prophète qui devine son Dieu, et le Précurseur qui reconnaît le Sauveur.

Marie, saisie Elle-même par l'Esprit divin, entonne ce beau chant d'action de grâces appelé le Magnificat, qui célèbre dans un langage céleste les merveilles opérées par Dieu en Elle, chant que répéteront sans fin tous les échos du temps et de l'éternité.

Durant trois mois, les paroles et les exemples de Marie firent le charme de la maison qu'Elle visitait. On ignore si Elle quitta Élisabeth avant la naissance de saint Jean-Baptiste. Cependant saint Luc (1, 56) mentionne Son départ avant le récit de l'enfantement d'Élisabeth (1, 57).

De retour à Nazareth, Elle retrouva avec joie Sa vie silencieuse et retirée, n'ayant rien perdu de ce trésor de recueillement, de pureté, de vie intérieure qu'Elle avait communiqué autour d'Elle.

Que de leçons pour les chrétiens dans ce mystère! Leçons de charité et de zèle, de prévenance et d'amabilité! Leçons de mortification, d'humilité, de sanctification des actions communes et des relations nécessaires avec le monde!

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

Le Magnificat: Méditation pour la fête de la Visitation de la très Sainte Vierge Marie à Sa cousine

Notre-Dame Médiatrice de Toutes Grâces

 Que la très Sainte Vierge Marie soit la Médiatrice de toutes les grâces, ce n'est pas une doctrine nouvelle, et l'Office et la Messe approuvée par le pape Pie XI ne sont que la confirmation officielle d'une vérité qui découle de la Maternité divine de Marie et de tout le plan de Dieu dans l'ordre de notre salut. Cette fête était de plus en plus dans les voeux des serviteurs les plus fervents et les plus éclairés de la très Sainte Vierge; elle dérive de toute la doctrine de l'Église, de l'enseignement des Docteurs et des Saints; il suffit de nommer, parmi d'autres, saint Éphrem, saint Bernard, saint Bernardin, saint Louis-Marie Grignion de Montfort, dont le Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge est, en quelque sorte, l'illustration magnifique de cette Médiation universelle de la Mère de Dieu.

Le titre par excellence de Marie, Sa gloire suprême, le principe de toutes Ses grandeurs et de toutes Ses vertus, c'est Sa Maternité divine. Si la tradition de l'Église L'appelle la Trésorière du Royaume des Cieux, la Toute-puissance suppliante, la Dispensatrice de la grâce, la Corédemptrice, la Reine du Ciel et de la terre, etc., c'est en raison de Sa divine Maternité. Mais le titre qui semble le mieux résumer tous les autres et le plus heureusement exprimer la mission de la glorieuse Mère de Dieu, c'est celui de Médiatrice de toutes les grâces, Médiatrice d'intercession, et de plus, Médiatrice de dispensation et de distribution de toutes les grâces. C'est bien à cette doctrine que reviennent ces paroles des plus grands docteurs et serviteurs de Marie: "Tout ce qui convient à Dieu par nature convient à Marie par grâce... Telle a été la Volonté de Dieu, qu'Il a voulu que nous recevions tout par Marie... Tous les dons, vertus, grâces du Saint-Esprit Lui-même, sont administrés par les mains de Marie, à qui Elle veut, quand Elle veut, autant qu'Elle veut..." Toute la Liturgie mariale suppose ou exprime la doctrine de Marie Médiatrice universelle de toutes les grâces.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

Sainte Battista Varano
 

Abbesse des clarisses

Battista, dans le siècle Camilla, Varano naît le 19 avril 1458. Elle était une fille, née hors mariage, du Prince Giulio Cesare da Varano, qui était le seigneur de la petite principauté de Camerino : Camilla était donc princesse. Le Prince reconnaissait sa paternité sur cinq enfants illégitimes, mais il se vantait d’avoir eu, en tout, 69 enfants (5+64). Son enfant préférée était Camilla qu’il destinait à un brillant avenir.

Dès l'enfance sa vie offrit un singulier mélange de piété et de mondanité ; elle priait, s'adonnait à des pratiques pénibles de pénitence. Mais en même temps, dit son biographe, dans le jardin de son âme, l'ivraie germait à côté du bon grain, et les mauvaises herbes menaçaient d'étouffer les fleurs. Au sortir de l'église elle s'occupait de toilettes et d'amusement ; ses méditations sur la Passion du Sauveur étaient suivies de lectures frivoles, d'amusements mondains. “Mais Dieu voulait l'avoir tout entière et l'instrument dont il se servit pour la retirer de la voie dangereuse où elle s'était engagée” consista en ceci : pendant le carême de 1479, à 21 ans, elle fut libérée de sa prison intérieure. Elle entendit la prédication du père franciscain, Francesco d’Urbino, prédicateur célèbre dans toute l'Italie, appelé ‘la trompette du Saint-Esprit’.

Un de ses sermons dessilla les yeux de la jeune fille ; elle comprit qu'elle ne pouvait faire mentir la parole du Christ, et qu'elle ne pouvait servir Dieu et le monde. Elle se mit sous la direction du saint religieux et fit de rapides progrès dans la vertu. Quelque temps après, agenouillée au pied de l’autel, elle consacrait à Dieu sa virginité. Toutefois, ce n'était pas encore là l'holocauste que son Créateur demandait d'elle, et la grâce frappa si fort à son cœur, qui essayait de repousser son inspiration, qu'elle fut obligée de céder.

Celui qui est la fleur des champs et le lis des vallées lui apparut à plusieurs reprises et après l'avoir inondée d'un déluge de grâces, lui laissa dans son âme, dit Battista elle-même, trois lis d'un parfum délicieux ; le rejet de l'esprit du monde, une humilité sincère, un ardent désir de souffrance. Elle embrassa alors la Règle, si austère de sainte Claire, et ni les caresses, ni les menaces, ni les larmes, ni les violences mêmes de ses parents, ne purent ébranler son énergique résolution.

Le Jardinier céleste vint donc arracher du milieu du monde cette plante battue par l'orage et qui avait, sous le vent de la tribulation, jeté de profondes racines dans la vertu. Mais la jeune héroïne n'était pas au bout de ses luttes ; des scènes déchirantes pour le cœur d'une enfant, vinrent au monastère comme au palais de son père, éprouver sa constance de faire éclater sa générosité ; elle fut invincible.

Le second acte de son existence commence alors : la vie religieuse, elle se donne entière aux exercices de la mortification, de la patience et de l'humilité et elle vit dans une union intime avec les douleurs de l'Homme-Dieu. Puis les maladies les plus diverses semblent se donner rendez-vous pour torturer son corps pendant que son âme est soumise à de pénibles épreuves. Les ténèbres s'épaississent autour d'elle, de violentes tentations l'assiègent et de longues sécheresses, qui lui font oublier les délices passées, viennent resserrer son cœur, au point qu'on l'entendit murmurer dans une des ses prières : “Voilà trois ans que j'erre dans les ténèbres, mes forces s'épuisent et le courage va m'abandonner, rappelez-moi à vous, ô mon Jésus, soutenez dans vos bras votre fille qui chancelle.”

Elle devait cependant rester encore de longues années sur la croix, ce ne fut qu'au soir de sa vie que quelques rayons de l'aube éternelle vinrent tempérer ses douloureuses ténèbres et que quelques gouttes de joie infinie tombèrent dans son calice pour en adoucir l'amertume.

Elle mourut de la peste le 31 mai 1524, à 66 ans, et son culte fut confirmé, par Grégoire XVI (Bartolomeo Mauro Alberto Cappellari, 1831-1846), le 7 avril 1843.
Battista Varano a été canonisée le 17 octobre 2010 par le pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013).

Autres Fêtes du Jour
Sainte Baptista Varano
fondatrice du monastère de Camerino (✝ 1524)
Saints Cant et ses frères
martyrs en Vénétie (✝ v. 290)
Vénérable Damiano de Bozzano
capucin italo-brésilien (✝ 1997)
Saint Félix (Jacques Amoroso)
frère mineur capucin en Sicile (✝ 1787)
Saint Hermias
soldat martyr dans le Pont (IIe siècle)
Bienheureux Jacques Salomoni
dominicain (✝ 1314)
Bienheureux Marien
franciscain à Bellegra en Italie (✝ 1866)
Sainte Mechtilde de Diessen
abbesse bénédictine (✝ 1160)
Saint Nérin
saint breton honoré à Plounérin (VIIe siècle)
Bienheureux Nicolas Barré
prêtre de l'Ordre des Minimes (✝ 1686)
Saint Noé Mawaggali
martyr en Ouganda (✝ 1886)
Sainte Pétronille
Martyre à Rome, vierge (Ier siècle)
Bx Robert Thorpe et Thomas Watkinson
martyrs en Angleterre (✝ 1591)
Vénérable Salvador Pinzetta
frère capucin brésilien (✝ 1972)
Saint Simplicien
(IIe siècle)
Saint Sylvius
Quatrième évêque de Toulouse, successeur d'Hilaire (✝ 400)

Voir les commentaires

ça s'est passé un… 31 mai

ça s'est passé un…

31 mai

 

31 mai 1902 : Fin de la guerre des Boers


Le 31 mai 1902, Vereeniging, à la pointe de l'Afrique, un traité met fin à une guerre de 30 mois entre les Boers, des paysans d'origine franco-hollandaise, et les Anglais.

Il s'agit de la plus dure guerre coloniale qu'aient eu à soutenir les Anglais. Elle se solde par une victoire en demi-teinte pour Londres ; c’est un premier accroc pour la principale puissance du monde en ce début du XXe siècle…

Naissance d'une nation afrikaner
Vingt ans après que les Anglais eurent annexé l'ancienne colonie hollandaise du Cap (1814), les paysans Boers qui y étaient établis choisirent d'émigrer vers le nord pour leur échapper et préserver envers tout leur mode de vie, leur culture et leur foi. Mais, ce faisant, ils rencontrèrent sur leur chemin les Zoulous et il s'ensuivit des guerres incessantes.

Sur les territoires enlevés aux Zoulous, les Boers fondent d'abord la république du Natal mais, en 1843, les Anglais s'empressent de leur enlever cette possession maritime, stratégique à leurs yeux. Les Boers, sans se décourager, s'engagent vers l'intérieur du continent et fondent la République du Transvaal et l'État libre d'Orange. Ils se croient désormais à l'abri des Britanniques. Ces micro-États comptent à leur fondation respectivement 25 000 et 10 000 habitants blancs.

Londres annexe malgré tout le Transvaal le 12 avril 1877, ce qui vaut aux Anglais le douloureux privilège d'en découdre avec les Zoulous avant d'être expulsés de la petite république au terme d'une première guerre en 1880, et d'une victoire des Boers à Majuba.

La fièvre de l'or
La découverte de l'or en 1886 sur les plateaux du Witwatersrand, en plein coeur des domaines boers, attire bientôt des immigrants de toutes origines et excite la convoitise des Anglais. Une ville minière naît à la vitesse d'un champignon : Johannesburg. Elle ne tardera pas à devenir la métropole économique de l'Afrique du Sud.

À l'affût d'un prétexte pour en finir avec les Boers, le Premier ministre de la province du Cap, Cecil Rhodes, dénonce les traitements discriminatoires que subissent les Anglais et les autres étrangers (Uitlanders en afrikaans) installés au Transvaal.

Cecil Rhodes, né en 1853, débarqué en Afrique du Sud pour raisons de santé, a fait fortune en rachetant les parcelles de petits chercheurs de diamants. Député du Cap puis Premier ministre de la colonie, il rêve de constituer une Afrique britannique du Caire au Cap ! Après l'éviction des Anglais du Transvaal, il a pris sa revanche en contournant les républiques boers par le nord. Il a imposé le protectorat britannique au Bechuanaland (aujourd'hui le Botswana) et fondé deux colonies dans le bassin du Zambèze, appelées en toute modestie Rhodésie du Sud (aujourd'hui Zimbabwe) et Rhodésie du Nord (aujourd'hui Zambie).

Il ne lui reste qu'à lever l'obstacle du Transvaal ! En 1895, son ami Jameson tente avec 400 hommes, à partir de Mafeking, un raid sur Johannesbourg en vue de soulever les Uitlanders. C'est un échec retentissant. Jameson est capturé et Rhodes contraint à la démission. Les Boers ne sont pas sortis d'affaire pour autant...

La Guerre!

Le Premier ministre britannique Joseph Chamberlain multiplie les menaces à l'encontre du vieux président Paul Kruger, un paysan obtus et laid, farouchement déterminé à préserver l'indépendance du Transvaal. Il finit par lui adresser un ultimatum. Le 11 octobre 1899, c'est pour de bon la guerre. L'État libre d'Orange fait cause commune avec le Transvaal.

Les Boers, mûs par leur foi, vont résister avec une exceptionnelle énergie, alignant un total d'environ 50 000 hommes, y compris les vétérans et les adolescents. Face à eux, les Anglais vont mettre en ligne un total de 448 000 hommes !

Les Boers suppléent à leur infériorité numérique par la mobilité. Ils multiplient des actions de commando (le mot lui-même est un néologisme d'origine afrikaans forgé à cette occasion). Leur combat suscite une vague d'enthousiasme dans toute l'Europe continentale où l'on savoure les difficultés de la principale puissance mondiale de l'époque, qui plus est face à une poignée de paysans d'origine européenne.

En janvier 1900, le général anglais Horatio Kitchener, qui s'est déjà illustré au Soudan, prend le commandement du corps expéditionnaire aux côtés du vieux général lord Roberts, qui a perdu dans la guerre son fils unique.

Kitchener reprend Kimberley le 15 février 1900 et oblige à la reddition les 6 000 partisans du général Cronje. Il impose enfin la levée du siège de Mafeking que défend le général Baden-Powell, le futur fondateur du mouvement scout. Le 5 juin, il fait une entrée triomphale à Johannesburg. Mais les indestructibles Boers, réduits à 17 000 combattants, entament une guerre de guérilla sous la conduite de deux jeunes et brillants généraux appelés à un grand avenir, Louis Botha et Jan Smuts. Pendant ce temps, Paul Kruger fait la tournée des capitales européennes en quête d'une aide qui ne viendra pas. Kitchener réplique par la tactique de la terre brûlée.

La guerre et les camps

Contre les Boers, le général Kitchener fait usage d'une invention récente, le fil de fer barbelé, pour aménager des camps de concentration (les Espagnols, quelques années plus tôt, à Cuba, avaient créé les premiers camps de l'Histoire de l'humanité).

Les barbelés permettent d'emprisonner un grand nombre de personnes à moindres frais et avec une surveillance réduite. 200 000 Boers (hommes, femmes et enfants) sont de la sorte internés dans des conditions lamentables et l'on compte à certaines périodes un décès sur dix parmi les internés. Les Boers évaluent à près de 30 000 le nombre de victimes des camps.

Dénoncée par l'Anglaise Emily Hobhouse, vilipendée par l'opinion internationale et surtout britannique, l'armée de Sa Majesté renoncera ultérieurement à ces pratiques.

Paysans afrikaners dans un camp de concentration pendant la guerre des Boers (1899-1902)

Les Anglais soumettent enfin les Boers au prix d'une victoire à la Pyrrhus.

La plus grande guerre coloniale de l'ère moderne, qui a opposé deux peuples d'origine européenne, se solde par 7 000 morts sur un total de 100 000 combattants boers (non compris les victimes civiles des camps de concentration) et par... 22 000 morts dans les troupes britanniques, pas moins de 500 000 hommes ayant été engagés par Londres dans le conflit !

Le Transvaal et l'État d'Orange renoncent à leur indépendance ; les uitlanders obtiennent les droits civiques, mais la langue des Boers, l'afrikaans, conserve droit de cité et Londres s'engage à réparer les dommages de guerre. Pour la première fois, l'impérialisme britannique s'est heurté à une authentique résistance populaire. À quelques mois de sa mort, le 22 janvier 1901, la reine Victoria peut percevoir les premières fissures de l'Empire le plus vaste qui fut jamais.

Huit ans jour pour jour après le traité de Vereeniging, le 31 mai 1910, l'Afrique du Sud devient un dominion autonome à structure fédérale : l'Union Sud-Africaine. Le nouvel État scelle la réconciliation des deux ennemis... sur le dos des populations noires, aborigènes et métisses. Le premier Premier ministre est le général boer Louis Botha. Dans son gouvernement figure en bonne place un autre général boer Jan Smuts.

ça s'est passé un...

31 mai

31 mai 1793 : Mise en accusation de la Gironde


Le 31 mai 1793, à l'appel de Robespierre, des sans-culottes parisiens guidés par Varlet et Roux encerclent la Convention et réclament la mise en accusation des députés de la Gironde qui gouvernent le pays. Ils leur reprochent leur incapacité à faire face à l'invasion étrangère et les soupçonnent de préparer le retour de la monarchie. 3 jours plus tard, les chefs girondins, au nombre de 22, seront arrêtés et envoyés à la guillotine. À la faveur de ce coup d'État parisien, les députés de la Montagne prendront le pouvoir et installeront la Grande Terreur.

31 mai 1910 : Fondation de l'Union sud-africaine
Le 31 mai 1910 est fondée l'Union sud-africaine, qui consacre le rapprochement entre les anciens ennemis de la guerre des Boers.

31 mai 1916 : Bataille du Jutland
Le 31 mai 1916, au plus fort de la Grande Guerre, une bataille navale oppose dans le Jutland, au large du Danemark, 37 navires britanniques à 21 allemands. Ces derniers, sous le commandement de l'amiral Reinhard Scheer, évitent l'encerclement et obligent la Royal Navy, commandée par l'amiral John Jellicoe, à rompre le combat. Les pertes sont lourdes des deux côtés et le résultat indécis.

La Royal Navy sort quelque peu humiliée de cette bataille navale, la plus importante du conflit. Il n'en reste pas moins que la marine allemande, fragilisée, devra à partir de là renoncer à gagner la haute mer. Elle se cantonnera à la guerre sous-marine.

31 mai 1929 : Plan Young
Le 31 mai 1929, une commission interalliée réunie à Paris met sur pied un plan pour le rééchelonnement sur 59 ans (jusqu'en 1988) du reliquat des réparations de guerre dues par l'Allemagne au titre du traité de Versailles. Il prend le nom de plan Young, d'après l'un des membres américains de la Commission. Les négociations aboutissent malgré le refus des États-Unis de lier le remboursement des dettes alliées au paiement des réparations allemandes (Anglais et Français ne voyaient pas de raison de rembourser aux Américains leurs emprunts de guerre dès lors que les Allemands ne leur versaient pas leur dû).

Le plan Young se substitue au précédent plan, dit plan Dawes (1924). Il va néanmoins échouer du fait du krach d'octobre 1929 et de l'entrée en crise de l'économie allemande.

Trois ans plus tard, une nouvelle conférence, à Lausanne, du 16 juin au 9 juillet 1932, réduira le montant des réparations à cinq milliards de marks, payables après un moratoire de trois ans. Avec l'arrivée de Hitler au pouvoir l'année suivante, il ne sera plus question de réparations allemandes… jusqu'en 1980, avec le règlement du solde par la République Fédérale Allemande.

Voir les commentaires

Fleurs de syrinx...

Cet article est reposté depuis Le blog de rosemar.

Voir les commentaires

Récits d'un pèlerin

Cet article est reposté depuis Le Monde Orthodoxe.

Voir les commentaires

Les haies, refuge de biodiversité

Cet article est reposté depuis Nature d'ici et d'ailleurs.

Voir les commentaires

Une tradition bien cachée

Cet article est reposté depuis une source devenue inaccessible.

Voir les commentaires

Partagez avec les fidèles qui sont dans le besoin, pratiquez l’hospitalité avec empressement » (Rm 12, 9-16b)

LECTURES DE LA MESSE
 

PREMIÈRE LECTURE
« Le roi d’Israël, le Seigneur, est en toi » (So 3, 14-18)

Lecture du livre du prophète Sophonie

    Pousse des cris de joie, fille de Sion ! Éclate en ovations, Israël !
Réjouis-toi, de tout ton cœur bondis de joie, fille de Jérusalem !
    Le Seigneur a levé les sentences qui pesaient sur toi, il a écarté tes ennemis.
Le roi d’Israël, le Seigneur, est en toi.
Tu n’as plus à craindre le malheur.
    Ce jour-là, on dira à Jérusalem :
« Ne crains pas, Sion ! Ne laisse pas tes mains défaillir !
    Le Seigneur ton Dieu est en toi, c’est lui, le héros qui apporte le salut.
Il aura en toi sa joie et son allégresse, il te renouvellera par son amour ;
il exultera pour toi et se réjouira, comme aux jours de fête. »
J’ai écarté de toi le malheur, pour que tu ne subisses plus l’humiliation.

    – Parole du Seigneur.

 OU BIEN

PREMIÈRE LECTURE
« Partagez avec les fidèles qui sont dans le besoin, pratiquez l’hospitalité avec empressement » (Rm 12, 9-16b)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères,
   Que votre amour soit sans hypocrisie.
Fuyez le mal avec horreur, attachez-vous au bien.
    Soyez unis les uns aux autres par l’affection fraternelle, rivalisez de respect les uns pour les autres.
    Ne ralentissez pas votre élan, restez dans la ferveur de l’Esprit, servez le Seigneur, ayez la joie de l’espérance, tenez bon dans l’épreuve, soyez assidus à la prière.
    Partagez avec les fidèles qui sont dans le besoin, pratiquez l’hospitalité avec empressement.
    Bénissez ceux qui vous persécutent ; souhaitez-leur du bien, et non pas du mal.
    Soyez joyeux avec ceux qui sont dans la joie, pleurez avec ceux qui pleurent.
    Soyez bien d’accord les uns avec les autres ; n’ayez pas le goût des grandeurs,
mais laissez-vous attirer par ce qui est humble.

     – Parole du Seigneur.

CANTIQUE
(Isaïe 12, 2, 3, 4abcd, 4e-5, 6)
R/ Il est grand au milieu de toi, le Dieu Saint d’Israël. (cf. Is 12, 6b)

Voici le Dieu qui me sauve :
j’ai confiance, je n’ai plus de crainte.
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;
il est pour moi le salut.

Exultant de joie,
vous puiserez les eaux
aux sources du salut.

Ce jour-là, vous direz :
« Rendez grâce au Seigneur,
proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! »

Redites-le : « Sublime est son nom ! »
Jouez pour le Seigneur,
il montre sa magnificence,
et toute la terre le sait.

Jubilez, criez de joie,
habitants de Sion,
car il est grand au milieu de toi,
le Saint d’Israël !

ÉVANGILE
« D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » (Lc 1, 39-56)
Alléluia. Alléluia.
Heureuse es-tu, Vierge Marie, toi qui as cru que s’accompliraient pour toi les paroles du Seigneur.
Alléluia. (cf. Lc 1, 45)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ces jours-là,
Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.
    Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
    Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle.
Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte :
« Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.
    D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?
    Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi.
    Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

    Marie dit alors :
« Mon âme exalte le Seigneur,  exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !    
    Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse.
    Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !
    Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.
    Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
    Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
    Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.
    Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. »

    Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.

     – Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE


Nous devons prier la Vierge, pour qu'en amenant Jésus, elle nous donne la grâce de la joie, de la liberté de la joie.

Qu'elle nous donne la grâce de louer, de louer avec une prière de louange libre, de louange, car Il est toujours digne de louange.

Priez la Vierge et dites-lui, comme le dit l'Église :
Veni, Precelsa Domina, Maria, tu nos visita, tu es si grande, viens-nous visiter et nous donner la joie !

(Homélie sainte Marthe, 31 mai 2013)

Voir les commentaires

Bonne fête aux Ferdinand et aux très Saintes âmes du 30 mai

St Ferdinand 
  

 Ferdinand III, le Saint, est un roi de Castille et Léon, né en 1199, mort le 30 mai 1252. Il était fils d'Alonso IX (Alphonse IX) de Léon et de Berenguela (Bérengère) de Castille, fille d'Alonso VIII le Noble. Son éducation, donnée par sa mère, rappelle celle de saint Louis. 
« Cette noble reine conduisit toujours ce sien fils D. Fernando vers les bonnes coutumes et bonnes oeuvres, et lui donna son lait et l'éleva très doucement, de telle sorte qu'encore qu'il fût homme accompli, la reine doña Berenguela, sa mère, ne cessait pour cela de lui enseigner ardemment toutes choses plaisantes à Dieu comme aux hommes. » (Chronique générale).
Après la mort d'Enrique Ier, elle le fit venir en Castille et proclamer roi dans Valladolid, lui cédant tous ses droits au trône (1217). Il fut reconnu par la noblesse et le clergé; les Lara seuls résistèrent. Leur chef, Alvaro Nuñez, tombé entre les mains du roi, fut remis généreusement en liberté, à la condition de restituer toutes les forteresses qu'occupait encore son parti. 
Pendant que les seigneurs de Castille guerroyaient entre eux, Alonso IX de Léon attaquait son propre fils et cherchait à lui arracher un royaume qu'il considérait comme devant lui revenir en vertu de son ancien mariage avec l'infante de Castille, doña Berenguela (Innocent III avait cependant annulé leur union en 1209). Cette guerre entre le père et le fils se réduisit à des surprises et à des incursions de frontières dans lesquelles le peuple était rudement foulé de part et d'autre. 

Le pape Honorius III intervint en faveur de Ferdinand, et les rebelles, menacés d'excommunication, se soumirent l'un après l'autre; Alonso IX renonça à ravager la Castille pour attaquer les Maures, Nuñez de Lara mourut, et Ferdinand devint roi de Léon à la mort de son père (1230). Il réunissait ainsi les deux couronnes que le temps ne devait plus séparer dans la suite.

Libre enfin du côté de la Castille et Léon, il porta tous ses efforts contre les Maures, divisés entre eux, toujours en lutte les uns avec les autres. Depuis la journée de Las Navas de Tolosa (1212) où les chrétiens réunis avaient brisé la puissance almohade, l'Iislam subissait un formidable recul. Il n'attaquait plus, mais cherchait seulement à conserver le sud de l'Espagne. Maintenir la frontière était tout ce que pouvaient espérer les émirs désunis et sans cesse assaillis. Jayme d'Aragon, le roi Conquistador, venait de prendre Majorque et menaçait Valence. 

Pour la première fois, la lutte était égale. Ferdinand (Ferdeland, comme l'appelaient les Maures) entra dans le royaume de Cordoue; on ravageait les champs et brûlait les villes. Les Castillans prirent d'assaut Balma : massacre des habitants. Alvar Perez de Castro poussa jusqu'au Guadaleté où jadis fut vaincu le Wisigoth Roderic. Poursuivi par Ben Hud, roi de Cordoue, il s'arrêta, cerné par l'armée musulmane, « multitude qui couvrait les monts et les plaines » (Conde). Près d'en venir aux mains, Alvar Perez dit à ses quinze cents hommes : 

« La mer est derrière vous, l'ennemi en face; point d'autre secours que le ciel. Allons mourir et nous venger ! »
 Les Castillans massacrèrent leurs prisonniers et s'ouvrirent un chemin à coups d'épée (1233). Le wali d'Ubeda rendit la ville à Ferdinand; les infidèles obtinrent la vie (1235). La même année, les Portugais reprenaient les châteaux des Algarves, sans que les Musulmans aient pu s'unir pour résister. L'Islam était pressé partout. Les garnisons d'Ubeda et d'Andujar apprirent par des prisonniers que l'ennemi gardait mal Cordoue. Trois chevaliers, Domingo Muñoz, Benito de Baños et Alvaro Codro, avec leurs hommes, escaladèrent la muraille de nuit et s'emparèrent d'un faubourg et d'une tour (23 décembre 1235). Attaqués à l'aurore, ils se maintinrent et repoussèrent tous les assauts. Un messager vint annoncer la nouvelle à Ferdinand, comme il se mettait à table, en la cité de Benavente, au royaume de Léon. « Quiconque est mon ami et bon vassal me suive », dit-il aux fidalgos (hidalgos) présents. Sur ces mots, il monta à cheval et galopa vers Cordoue. Dans tous les lieux où il passait, il ordonnait au peuple de marcher à sa suite. 
Il franchit ainsi 300 milles, en plein hiver, à travers les neiges et les torrents. Calatrava, Alcàntara, Santiago accouraient. Ben Hud arrivait de son côté, mais, apprenant à Ecija que Ferdinand l'avait devancé, il envoya un chevalier galicien, Lorenzo Suarez, banni de Castille pour exactions, reconnaître les forces de l'ennemi. Suarez rapporta que l'armée chrétienne était innombrable; l'émir abandonna Cordoue et partit arrêter Jayme d'Aragon du côté de Valence. Les Cordouans combattirent sur les places et dans les rues, soutenus par l'espérance d'être secourus. Ils se rendirent enfin. La seule grâce qu'ils obtinrent fut d'avoir la vie sauve. Ils durent quitter leurs maisons. Leurs biens étaient confisqués. (1236 ou 633 de l'hégire). La mosquée d'Abd-er-Rahman devint cathédrale, et des prisonniers maures rapportèrent à Saint-Jacques de Compostelle les cloches enlevées jadis par Al-Mansour, en 994. Baeza, Almodovar, Ecija tombèrent aux mains des Castillans. Des populations entières, chassées par les vainqueurs, refluèrent vers Grenade et l'Andalousie. Jamais, depuis la prise de Tolède, aux jours d'Alonso le Brave, l'Islam ibérique n'avait éprouvé désastre pareil.

En 1238, Ben Hud avait été traîtreusement étranglé par le wali d'Almeria, Abd-er-Rahman, comme il allait secourir Valence. La résistance des musulmans faiblit. L'infant don Alonso, fils de Ferdinand (Alfonso ben Ferdeland), s'empara du royaume de Murcie (1242). Les habitants furent traités avec douceur. A son entrée dans la ville de Murcie, nombre d'alcaydes et de walis l'accompagnaient et lui rendirent hommage, le reconnaissant ainsi pour seigneur. Carthagène, Mula et Lorca refusèrent de se soumettre. Il fallut deux ans pour les réduire. Cette conquête arrêtait l'agrandissement de l'Aragon vers le Sud.
Pendant ce temps, les chrétiens de la frontière pénétraient en Andalousie, pillaient la campagne autour de Jaen et s'emparaient d'Arjona. Ils poussèrent ensuite jusque de vant Grenade, sans que rien pût arrêter leur marche. La Vega fut saccagée. Trop faibles pour entreprendre un siège et manquant de machines, ils furent repoussés par Mohammed ben Alahmar, qui les attaqua avec 3000 cavaliers et leur reprit l'immense butin qu'ils avaient fait. Malgré ces revers, l'infatigable Ferdinand arriva devant Jaen, défendue par Abu-Omar Ali ben Muza. Durant ce siège, les Castillans détruisirent tout aux environs. Ils tuaient ou capturaient les infidèles. Mohammed, qui cherchait à secourir la place, perdit une bataille et s'enfuit. En dépit des pluies et de l'acharnement des Maures, la constance des assiégeants ne faiblissait pas. 

C'est alors que le roi de Grenade se présenta tout à coup devant Ferdinand, livrant au vainqueur sa personne et ses terres. Il lui baisa les mains en signe d'obéissance et se déclara son vassal. Le Castillan accepta l'hommage et laissa son royaume au vaincu en échange d'un tribut annuel de 50,000 pièces d'or. Mohammed devait siéger aux Cortès et servir son suzerain avec un contingent de cavalerie. Jaen fut occupée par une garnison espagnole (1245). La dernière possession des Almohades, Séville, restait encore à reconquérir. Sommé de tenir les engagements pris, Mohammed vint aider Ferdinand à la tête de 500 cavaliers maures, et reçut en don la première ville prise dans cette guerre, Alcala de Guadaira. On arracha les vignes et les oliviers jusqu'aux environs de Jerez. Les Musulmans préférèrent se déclarer tributaires de leurs ennemis que de voir détruire les cultures et raser les huertas. Carmona et Constantina forcèrent leurs walis à demander grâce. Les Grenadins obtinrent la soumission de Lorca. Obligé d'aider lui-même à la ruine de l'islam, Mohammed chercha du moins à rendre la lutte moins féroce. Sur sa demande, Ferdinand consentit à épargner les femmes et les enfants dans les villes emportées par l'épée; la vie fut accordée à quiconque mettrait bas les armes. 

L'émir envoyait sommer les forteresses avant l'assaut; il écrivait aux walis pour les engager à cesser la résistance; maintes places furent ainsi gagnées. Devant Alcalà del Rio, les Castillans, rompus dans une sortie furieuse des assiégés, durent la victoire aux cavaliers grenadins; plus agiles sous leur haubert de fines mailles, ils chargèrent les Almohades, dégagèrent la lourde chevalerie chrétienne et rétablirent le combat. Grâce aux conseils de l'émir, Alcala del Rio se rendit. Cette guerre de sièges et de dévastations repoussait lentement les Almohades vers Séville; toutes les garnisons se repliaient sur la capitale qu'Abou-Hassan se préparait à défendre avec les secours du Maroc.

Le 20 août 1247, Ferdinand, suivi de Mohammed ben Alahmar, commença l'attaque de Séville par terre et par mer. Une flotte almohade gardait l'embouchure du Guadalquivir; les vaisseaux de Ramon Bonifaz la détruisirent et rompirent le pont de bateaux par lequel la ville communiquait avec le château d'Atrayana (Triana). L'hiver entier passa en combats autour des murs. Au printemps, l'infant don Alonso arriva devant Séville avec de nouvelles troupes, suivi par le comte d'Urgel et l'infant de Portugal. Lope de Haro amena ses Basques; les hommes de Galice vinrent avec l'archevêque de Saint-Jacques; la Catalogne et l'Aragon envoyèrent leurs chevaliers et les couvents leurs moines. Deux faubourgs furent emportés par les chrétiens après une horrible tuerie. Les assiégés n'en résistèrent pas moins à tous les assauts. Leurs engins lançaient des flèches énormes qui traversaient d'outre en outre les chevaux couverts de fer. On assure, mais la chose est douteuse, que les Almohades se seraient servis d'artillerie. (Les historiens arabes, traduits par Antonio Conde, parlent bien de machines étranges, mais rien ne prouve qu'il s'agisse de canons).

Les vivres n'entraient plus depuis longtemps. Les alcaydes vinrent au camp chrétien traiter avec Ferdinand. Abou-Hassan lui remit les clefs (22 décembre 1248). Aux termes de la capitulation, les Musulmans pouvaient rester dans la ville et conserver tous leurs biens; ils né devaient d'autre tribut que celui qu'ils payaient à leurs rois. S'ils désiraient abandonner le pays, ils en étaient libres; on leur fournissait même des vaisseaux ou des bêtes de somme pour emporter leur avoir. La plupart, craignant la persécution, quittèrent Séville et s'établirent au royaume de Grenade; d'autres s'embarquèrent pour l'Afrique avec Abou-Hassan. 400,000 personnes s'expatrièrent, suivant une approximation probablement exagérée (100,000 seulement, dit Mariana). Les juifs sortirent avec les Maures, et la ville resta presque dépeuplée. 

Le triste Mohammed ben Alahmar reprit le chemin de Grenade : il avait tenu parole, et combattu contre Allah. Pour achever la conquête de l'Andalousie, Ferdinand s'empara de toutes les villes et châteaux, jusqu'à Cadix et San Lucar. Ramon Bonifaz vainquit une seconde flotte almohade (1251). 

Victorieux des Musulmans en Espagne, Ferdinand songeait déjà à les poursuivre en Afrique, quand la mort vint arrêter ses projets. Atteint d'hydropisie, le pieux batailleur dépouilla les emblèmes royaux, s'étendit en pénitent sur un lit de cendres, et reçut les derniers sacrements, à genoux, la corde au cou. Il fut enterré dans l'église de Santa Maria, à Séville, avec la corde qu'il portait à ses derniers moments. 

En l'an 1357, Pedro Ier, le Justicier, à court d'argent, fit enlever les ornements qui décoraient les tombeaux du roi, de doña Beatriz et d'Alonso X, leur fils, ne voulant pas, disait-il ironiquement, laisser des objets aussi précieux exposés à la cupidité des larrons. (Zuñiga donne une description détaillée des tombes et des statues, au second volume de ses Annales de Séville).

La première idée du vaste recueil juridique intitulé Code des sept parties (Codigo de las siete partidas) appartient à Ferdinand III. Alonso X, sous le règne duquel il fut rédigé, l'atteste en ces mots du prologue : 

« Le très noble et bienheureux roi don Fernando, notre père, l'eût voulu faire s'il eût plus vécu, et nous ordonna, à nous, de le faire. » 
La Chronique générale est plus précise encore à ce sujet. 
« Le roi don Fernando, son père, avait commencé le livre des sept parties, et don Alonso, son fils, le fit achever. » 
Ferdinand avait été marié deux fois; d'abord avec Béatrice de Souabe, fille de l'empereur Philippe d'Allemagne, en 1220, puis avec Jeanne, fille du comte de Ponthieu, arrière-petite-fille de Louis VII le Jeune (1237). Douze enfants naquirent de ces deux unions; l'aîné, Alonso X le Sage ou le Savant (el Sabio), lui succéda. Une de ses filles épousa Edouard Ier d'Angleterre. 
Sous son règne, les Albigeois furent persécutés en Espagne avec acharnement. Telle était la haine du  roi contre les hérétiques qu'il allumait leurs bûchers de ses propres mains, rapporte Mariana. Ferdinand III, l'une des figures les plus marquantes du Moyen âge, fut canonisé par le pape Clément X, en 1677.

L'ordre de Saint-Ferdinand a été institué par les Cortès, en 1811. Ferdinand VII le confirma par une ordonnance du 19 janvier 1815. Il existe un autre ordre de Saint-Ferdinand, à Naples, créé par Ferdinand IV, roi des Deux-Siciles, en 1800. (Lucien Dollfus).

Sainte Jeanne d'Arc


« La Pucelle d'Orléans »
Patronne secondaire de la France

Sainte Jeanne d'Arc montre d'une manière particulièrement éclatante combien Dieu se plaît à choisir les plus faibles instruments pour l'accomplissement des plus grandes choses.

Jeanne d'Arc naît à Domrémy, dans la Lorraine actuelle, le 6 janvier 1412 ; ses parents, Jacques d'Arc et Isabelle Romée, étaient des cultivateurs faisant valoir leur petit bien. La première parole que lui apprit sa mère fut le nom de Jésus ; toute sa science se résuma dans le Pater, l'Ave, le Credo et les éléments essentiels de la religion. Elle se confessait et communiait très régulièrement ; tous les témoignages contemporains s'accordent à dire qu'elle était « une bonne fille, aimant et craignant Dieu », priant beaucoup Jésus et Marie. Son curé put dire d'elle : « Je n'ai jamais vu de meilleure chrétienne, et il n'y a pas sa pareille dans toute la paroisse. »

La France était alors à la merci des Anglais et des Bourguignons, leurs alliés ; la situation du roi Charles VII était désespérée. Jeanne avait treize ans quand l'Archange saint Michel lui apparut une première fois, vers midi, dans le jardin de son père et lui donna des conseils pour sa conduite. Il lui déclara que Dieu voulait sauver la France par elle. Les visions se multiplièrent ; l'Archange protecteur de la France était accompagné de sainte Catherine et de sainte Marguerite, que Dieu donnait à Jeanne comme conseillères et comme soutien.

Jusqu'ici la vie de Jeanne est celle d'une pieuse bergère ; elle va devenir celle d'une guerrière vaillante et inspirée ; elle avait seize ans quand le roi Charles VII, convaincu de sa mission par des signes miraculeux, lui remit la conduite de ses armées. Bientôt Orléans est délivrée, les Anglais tremblent et fuient devant une jeune fille. Quelques mois plus tard, le roi est sacré à Reims.

Jeanne fut trahie à Compiègne, vendue aux Anglais, et après un long emprisonnement, où elle subit de nombreux outrages, elle fut condamnée et brûlée à Rouen (30 mai 1431). 

Jeanne d'Arc a été béatifiée le 18 avril 1909, par saint Pie X (Giuseppe Melchiorre Sarto, 1903-1914), et proclamée sainte le 16 mai 1920 par le pape Benoît XV (Giacomo della Chiesa, 1914-1922).

Sainte Jeanne d'Arc a été déclarée Patronne secondaire de la France par un Bref du pape Pie XI, le 2 mars 1922.

Bse Marie-Céline de la Présentation

Jeune clarisse morte de tuberculose à 19 ans


 

Marie-Céline de la Présentation (au siècle Jeanne Germaine Castang) naît le 23 mai 1878 à Nojals, près de Beaumont-en-Périgord. Son père était issu d'une famille de propriétaires terriens et sa mère d'une famille de notaires. Cinquième de la famille, elle était très jolie, mutine, sensible et débrouillarde, ayant un fort caractère. Très vite, on la surnomma « la petite Maine »
En 1882, Germaine a 4 ans. Avec quelques autres enfants du village, elle s'était aventurée dans l'eau froide du petit ruisseau proche de l'école. Après trois jours, sa jambe gauche se paralyse et peu à peu le pied se retourna complètement, très certainement sous l'effet d'une poliomyélite. Elle ne put marcher que sur la cheville. Cette épreuve n'entama pas la foi et la piété de l'enfant. Les parents Castang élevaient leurs enfants dans l'amour de Dieu et du prochain. Les Sœurs de Saint-Joseph complétaient cette éducation. Germaine, malgré son jeune âge, se faisait déjà remarquer par sa dévotion à l'Eucharistie.
Son père avait ouvert une épicerie-café dans le bourg de Nojals. L'affaire n'ayant pas marché, le père fut ruiné, et il dut quitter sa maison avec sa femme et ses enfants. Ils s'installèrent alors au lieu-dit Salabert, dans un abri délabré et insalubre où la santé de la famille allait se détériorer inexorablement. Leur misère était telle que Germaine dut parcourir le pays, allant d'une ferme à l'autre pour mendier de la nourriture, malgré sa plaie béante et purulente qui affectait sa jambe.
Ne pouvant assurer la survie de sa famille, le père de Germaine se rendit à Bordeaux pour chercher du travail et loua une petite maison rue de Puységur. Au printemps 1890, toute la famille le rejoignit, quittant le logement insalubre de Salabert où trois des onze enfants avaient trouvé la mort. Deux autres mourront à Bordeaux de tuberculose et de malnutrition. En 1892, le père trouva du travail comme gardien d'un château à La Réole. Toute la famille se rendit à ce château, sauf Germaine qui resta à Bordeaux, où elle avait été hébergée par charité, dans une pension tenue par les Sœurs de Marie-Joseph. C'est à Bordeaux qu'elle fut opérée du pied à l'hôpital des enfants. Elle apprit la couture et se prépara à la première Communion et à la Confirmation qu'elle reçut dans la Cathédrale de Bordeaux.
Le 29 décembre 1892, sa mère mourut. Germaine vint prendre sa place auprès de son frère aîné Louis, gravement atteint par la tuberculose. Elle veilla sur lui jusqu'à sa mort le 6 février 1893, dormant sur le plancher de la chambre, où elle contracta certainement la maladie. Depuis sa jeune enfance, Germaine désirait devenir religieuse. Son premier souhait avait été d'entrer chez les Clarisses. Elle avait été refusée à cause de son handicap. Après la mort de sa mère, elle voulut rejoindre sa sœur Lucie dans la Congrégation de Saint-Joseph à Aubenas. Pour le même motif, elle ne put y entrer. De retour au pensionnat, Germaine reprit les travaux de couture tout en menant une vie de prière et de sacrifice qui édifiait son entourage.
Au cours d'une promenade en compagnie d'une amie, cette dernière lui proposa de rendre visite à une Clarisse de sa connaissance. Elle reprit espoir de pouvoir devenir religieuse. La Mère supérieure et les religieuses discernèrent chez cette jeune fille, au-delà de son handicap, une âme d'exception.
Elle fut admise dans la communauté de l'Ave Maria le 12 juin 1896. Elle prit l'habit le 21 novembre sous le nom de Sœur Marie-Céline de la Présentation.
Malgré la tuberculose qui la minait, elle supportait la dure vie des moniales contemplatives dans un amour toujours croissant de Dieu, de ses sœurs, et de l'Église. Elle accueillit avec humilité et discrétion les manifestations surnaturelles qui lui furent accordées de l'amour de Dieu.
Elle meurt le 30 mai 1897, à l'âge de 19 ans. Dès sa mort, elle se manifesta à de nombreuses personnes par des parfums. On la nomma « la sainte aux parfums ». La réputation de sa sainteté se répandit dans le monde entier.
Marie-Céline de la Présentation, déclarée vénérable le 22 janvier 1957, fut béatifiée le 16 septembre 2007, dans la cathédrale de saint André de Bordeaux, par le Card. José Saraiva Martins, Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints, qui représentait le Pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013).
Sœur Marie-Céline, qui connut la misère, l'exclusion, le handicap et la souffrance jusqu'à sa mort, est un modèle pour tous ceux qui souffrent de maladie, handicap physique, pauvreté et exclusion sociale de nos jours. Elle qui écrivait avant de mourir à sa sœur: « Je meurs sans regrets et je te donne rendez-vous au ciel... Là haut, je n'oublierai personne ».

Autres Fêtes du Jour


Saint Anastase  évêque de Pavie (✝ 680)
St Basile l'Ancien et Ste Emmélie, parents d'une étonnante famille de saints (✝ 349)
Saint Caidos et Saint Fricor (VIIe siècle)
Sainte Dymphne de Gheel Vierge, martyre, VIe ou VIIe siècle (date ?)
Ste Emmelie et St Basile, parents d'une étonnante famille de saints (✝ 370)
Saint Gabin martyr en Sardaigne (✝ 130)
Bx Guillaume Scott et Richard Newport prêtres et martyrs en Angleterre (✝ 1612)
Saint Hubert Evêque de Tongres et Mästricht - fête au martyrologe romain (✝ 727)
Saint Hubert (✝ 714)
Saint Isaac le Syrien Moine syrien (✝ 406)
Saint Joseph Marello évêque, fondateur des Oblats de saint Joseph (✝ 1895)
Saint Laurent Richardson (✝ 1582)
Saint Luc Kirby prêtre et martyr en Angleterre (✝ 1582)
Bse Marie-Céline de la Présentation clarisse de Talence (✝ 1897)
Bse Marta Wiecka religieuse de la Compagnie des Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul (✝ 1904)
Saint Matthias Kalemba martyr en Ouganda (✝ 1886)
Saint Mauguille Solitaire en Picardie (✝ v. 685)
Bx Maur (William) Scott  Martyr en Angleterre (✝ 1612)
Bx Othon Neururer prêtre et martyr en camp de concentration (✝ 1940)
Saint Walstan
(✝ v. 1016)

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>