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Bonne Fête aux Martial et aux Saintes âmes du 30 juin

Saint Martial de Limoges
 

évêque de Limoges (IIIe siècle)
 

Nous avons sur lui deux biographies aussi fantaisistes l'une que l'autre, écrite l'une au VIIIe siècle, l'autre au XIe. Il serait le cousin de saint Pierre. Petit enfant, c'est lui que Jésus avait montré aux apôtres comme modèle sur le chemin du ciel. Il vint en Gaule prêcher cette Bonne Nouvelle qui avait marqué son enfance. Saint Martial, base Palissy, ministère de la cultureLa réalité historique est sans doute mieux servie si l'on considère qu'il y eut un saint Martial, évêque de Limoges dans la deuxième partie du IIIe siècle, dont on ne sait que peu de choses. La vérité est meilleure que les imaginations légendaires.
"On sait très peu de choses sur saint Martial. Originaire sans doute d'Orient, envoyé par un pontife romain, il arrive en Limousin, il prêche à Toulx-Sainte-Croix, à Ahun. Parvenu à Limoges, il s'y fixe, fonde un centre chrétien, convertit un certain nombre d'habitants appartenant notamment à la haute société, installe un sanctuaire hors de l'agglomération. Il réalise quelques voyages d'évangélisation mais pénètre peu les campagnes qui restent païennes. Il meurt à Limoges et est inhumé dans un tombeau situé hors de la ville.
La légende de Saint Martial est constituée au Xe siècle par les moines de l'Abbaye de Saint Martial qui veulent accroître les prestige de leur saint patron en en faisant un disciple du Christ, envoyé en Gaule par Saint Pierre. Cette légende est combattue au XVIIe et XIXe siècles, cependant saint Martial est bien un des premiers missionnaires de la Gaule et le fondateur de l'Église de Limoges." (source: Les débuts du christianisme en Limousin - diocèse de Limoges)
Illustration: statue église paroissiale Saint-Martial, © Monuments historiques, 1991
Le même jour sont fêtés Alpinien et Austriclinien qui étaient 2 de ses prêtres. Alpinien est le saint patron de la commune de Saint-Alpinien - 23200 près d'Aubusson, diocèse de Limoges.
"Saint Martial, évêque de Limoges, est un des saints les plus populaires de l'Aquitaine. Aujourd'hui encore vingt-trois villages portent son nom, et de nombreuses paroisses lui sont dédiées. Il est généralement reconnu comme évangélisateur du Limousin et comme le fondateur du siège épiscopal de Limoges. Mais on a longtemps discuté sur son origine, sur l'époque durant laquelle il a vécu et sur le déroulement des principaux événements de sa vie, en particulier sur ses relations directes avec le Christ dont il aurait été l'un des disciples. Aujourd'hui son histoire, débarrassée de légendes qui s'étaient accumulées au cours des âges, apparaît plus clairement. A la suite de Grégoire de Tours on admet qu'il fut un des sept évêques envoyés de Rome en Gaule vers les années 250. En effet les informations fournies par Grégoire de Tours ont été confirmées par les fouilles menées à Limoges en 1960-1961. Elles ont permis de retrouver la crypte de saint Martial contenant deux sarcophages monolithiques en granit, que les archéologues ont daté de la période allant du IIIe au Ve siècle: l'un serait celui de saint Martial, l'autre celui d'un des prêtres qui le secondait. Ces découvertes recoupent la chronologie établie par Grégoire dans son 'Histoire des Francs' (I,30). Saint Martial était particulièrement honoré à Bordeaux. On conservait à la basilique Saint-Seurin son bâton pastoral que l'on portait en procession durant les épidémies. Une église de la ville lui est dédiée et un village de la Gironde porte son nom." (Histoires de la sainteté en Gironde - diocèse de Bordeaux - texte en pdf)
- voir aussi le livre: Dissertation sur l'apostolat de saint Martial, abbé Arbellot, 1855.
Un internaute nous écrit: "Je me suis retrouvé de manière providentielle dans une église dédié à St Martial. Cette église se situe en Ariège, aux Cabannes sur la route de l'Andorre. Dans le chœur 5 grandes fresques murales relatent la vie de St Martial. Il est présenté effectivement comme l'enfant montré en exemple aux Apôtres, mais aussi comme celui qui tenait le panier contenant les pains et les poissons lorsqu'ils furent bénis par le Christ, mais encore comme celui qui tenait le linge servant à essuyer les pieds des Apôtres après que Jésus les ait lavés, également comme celui qui fut envoyé en Gaule par St Pierre et enfin, à un âge avancé, le Christ lui serait apparu pour lui annoncer que le soir même il l'aurait rejoint dans les cieux. J'ignore quelles sont les sources du peintre, mais il ne me semblait pas inutile de vous relater cette anecdote."
- L'église de Demigny (71) renferme un vitrail représentant St Martial.
À Limoges, vers 250, saint Martial, évêque.

Martyrologe romain

Patron : du Diocèse de Limoges
Dictons
Lorsqu'en juin on voit sa fin, Saint-Martial souvent lave le chemin.
Prépare autant de bons tonneaux qu'en juin tu compteras de jours beaux.(Saintonge)

 

Premiers Martyrs de l'Église de Rome
(† 64)

Martyrologe Romain : Mémoire des premiers saints martyrs de la sainte Église romaine.

En 64, après l’incendie de la ville de Rome, l’empereur Néron accusa faussement les chrétiens de ce forfait et en fit cruellement périr un grand nombre : les uns, revêtus de peaux de bêtes, furent exposés aux morsures des chiens ; d’autres crucifiés ; d’autres transformés en torches, afin qu’à la chute du jour ils servent d’éclairage nocturne dans le cirque.

Tous étaient disciples des Apôtres ; ils furent les premiers des martyrs que l’Église romaine offrit au Seigneur.

30 Juin
  
Saint Paul

Apôtre des Gentils
(An 65 ou 66)

La fête de la Conversion de saint Paul (25 janvier) nous a donné lieu de connaître l'histoire de la conversion merveilleuse de ce grand Apôtre. Il faudrait rappeler ici les courses de son apostolat, le succès de ses prédications, les enseignements sublimes de ses épîtres, ses emprisonnements, ses souffrances, son martyre. Qui mieux que lui a résumé tout cela dans cette belle page de sa deuxième épître aux Corinthiens, où il venge sa mission divine attaquée par de faux frères?

"Pour Jésus-Christ, j'ai supporté de nombreux travaux, subi souvent la prison, souffert les coups de mes ennemis, couru fréquemment le danger de mort; j'ai reçu des Juifs, à cinq différentes fois, trente-neuf coups de fouets; j'ai été battu trois fois de verges par les impies; j'ai été lapidé une fois, j'ai fait trois fois naufrage; j'ai passé un jour et une nuit au fond de la mer; j'ai multiplié mes rudes et fatigants voyages; j'ai failli bien des fois périr sur les rivières, ou de la main des voleurs, ou devenir victime, tantôt de la haine des Juifs, tantôt de la fureur des Gentils; j'ai trouvé des dangers au milieu des villes; dans les déserts, sur la mer, ou auprès de faux frères; j'ai passé bien des années dans les labeurs, dans les tristesses, dans les veilles, dans la faim et la soif, dans les jeûnes, le froid, la nudité. Outre ces maux extérieurs, que de peines m'a causées ma sollicitude quotidienne de tant d'Églises que j'ai fondées? Qui souffre sans que je souffre avec lui? Qui menace de se perdre sans que je me consume de douleur?"

Si Paul est admirable dans ses travaux apostoliques, il ne l'est pas moins dans ses Épîtres, où nous apparaît, avec la substance du christianisme, la grande âme de cet Apôtre incomparable.

"Saint Paul, nous dit l'historien Nicéphore, d'après une tradition authentique, était petit de taille; son visage pâle, sa longue barbe blanchissante, son crâne presque chauve, l'eussent fait croire plus vieux qu'il ne l'était en réalité." Sous cette frêle enveloppe se cachait une âme vaillante, un esprit magnanime, un coeur invincible que le danger n'étonnait ni n'épouvantait jamais. Vrai modèle de l'apôtre, il se fit tout à tous, sut se plier aux circonstances, acquit une influence étonnante sur les peuples auxquels il prêcha; sa personne et sa vie rappelleront toujours les plus grandes merveilles que la Providence ait opérées pour l'extension de l'Évangile.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

Autres Fêtes du Jour


Sainte Adèle moniale à Orp-le-Grand dans le Brabant wallon en Belgique (✝ 670)
Saint Adolphe Moine puis évêque d'Osnabrück (✝ 1224)
Bienheureux Arnoul Cornebout convers cistercien en Belgique (✝ 1228)
Bx Basile Velyckovsky  évêque de l'Église grecque-catholique d'Ukraine et martyr (✝ 1973) 
Saint Basilide martyr (✝ 202)
Saint Bertrand Evêque du Mans (✝ 623)
Sainte Clotsinde abbesse de Marchiennes (✝ v. 714)
Sainte Erentrude abbesse (VIIIe siècle)
Saint Gélase de Ramet moine (XIVe siècle)
Saint Georges l'Hagiorite Higoumène d'Iviron au mont Athos (✝ 1065)
Bienheureux Janvier-Marie Sarnelli prêtre rédemptoriste italien (✝ 1744)
Saint Ladislas de Hongrie Roi de Hongrie (✝ 1095)
Les Douze Apôtres pour les Eglises d'Orient
Sainte Lucine Ensevelisseuse de martyrs à Rome (IVe siècle)
Saint Michel le Jardinier (✝ 1770)
Saint Ostian prêtre vénéré à Viviers (VIe siècle)
Saint Othon Evêque de Bamberg (✝ 1139)
Bx Philippe Powel Bénédictin martyr à Tyburn près de Londres (✝ 1646)
Vénérable Pierre Toussaint esclave (✝ 1853)
Sts Raymond Li Quanzhen et Pierre Li Quanhui martyrs en Chine (✝ 1900)
Saint Thibaut de Provins prêtre et ermite (✝ 1066)
Saint Ubald de Gubbio Evêque de Gubbio (✝ 1160)
Saint Vincent Do Yên prêtre dominicain et martyr au Vietnam (✝ 1838)
Vénérable Wilhelm Janauschek prêtre et religieux autrichien (✝ 1926)
Bienheureux Zénon Kovalyk prêtre martyr en Ukraine (✝ 1941)

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En Seine-Maritime, l'abattage de 1 430 renards par des chasseurs définitivement annulé

Cet article est reposté depuis Nature d'ici et d'ailleurs.

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Université et islamo-gauchisme même combat.

Cet article est reposté depuis La Droite républicaine LR de Bagnolet.

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Par la peur de Dieu les incroyants prennent peur, et chasse Le Seigneur Jésus-Christ de leur vie

LECTURES DE LA MESSE
 

PREMIÈRE LECTURE
« Le fils de cette servante ne doit pas partager l’héritage de mon fils Isaac » (Gn 21, 5.8-20)
Lecture du livre de la Genèse

Abraham avait cent ans quand naquit son fils Isaac.
L’enfant grandit, et il fut sevré.
Abraham donna un grand festin le jour où Isaac fut sevré.
Or, Sara regardait s’amuser Ismaël, ce fils qu’Abraham avait eu d’Agar l’Égyptienne.
Elle dit à Abraham :
« Chasse cette servante et son fils ; car le fils de cette servante ne doit pas partager l’héritage de mon fils Isaac. »
Cette parole attrista beaucoup Abraham, à cause de son fils Ismaël, mais Dieu lui dit :
« Ne sois pas triste à cause du garçon et de ta servante ; écoute tout ce que Sara te dira, car c’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom ; mais je ferai aussi une nation du fils de la servante, car lui aussi est de ta descendance. »

Abraham se leva de bon matin, il prit du pain et une outre d’eau, il les posa sur l’épaule d’Agar, il lui remit l’enfant, puis il la renvoya.
Elle partit et alla errer dans le désert de Bershéba.
Quand l’eau de l’outre fut épuisée, elle laissa l’enfant sous un buisson, et alla s’asseoir non loin de là, à la distance d’une portée de flèche.
Elle se disait : « Je ne veux pas voir mourir l’enfant ! »
Elle s’assit non loin de là.
Elle éleva la voix et pleura.
Dieu entendit la voix du petit garçon ; et du ciel, l’ange de Dieu appela Agar :
« Qu’as-tu, Agar ?
Sois sans crainte, car Dieu a entendu la voix du petit garçon, sous le buisson où il était.
Debout ! Prends le garçon et tiens-le par la main, car je ferai de lui une grande nation. » Alors, Dieu ouvrit les yeux d’Agar, et elle aperçut un puits.
Elle alla remplir l’outre et fit boire le garçon.
Dieu fut avec lui, il grandit et habita au désert, et il devint un tireur à l’arc.

– Parole du Seigneur.

PSAUME
(33 (34), 7-8, 10-11, 12-13)
R/ Un pauvre crie ; le Seigneur entend. (33, 7a)

Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.
L’ange du Seigneur campe alentour
pour libérer ceux qui le craignent.

Saints du Seigneur, adorez-le :
rien ne manque à ceux qui le craignent.
Des riches ont tout perdu, ils ont faim ;
qui cherche le Seigneur ne manquera d’aucun bien.

Venez, mes fils, écoutez-moi,
que je vous enseigne la crainte du Seigneur.
Qui donc aime la vie
et désire les jours où il verra le bonheur ?

ÉVANGILE
« Es-tu venu pour nous tourmenter avant le moment fixé ? » (Mt 8, 28-34)
Alléluia. Alléluia.
Le Père a voulu nous engendrer, par sa parole de vérité, pour faire de nous comme les prémices de ses créatures.
Alléluia. (Jc 1, 18)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, comme Jésus arrivait sur l’autre rive, dans le pays des Gadaréniens,
deux possédés sortirent d’entre les tombes à sa rencontre ;
ils étaient si agressifs que personne ne pouvait passer par ce chemin.
Et voilà qu’ils se mirent à crier :
« Que nous veux-tu, Fils de Dieu ?
Es- tu venu pour nous tourmenter avant le moment fixé ? »
Or, il y avait au loin un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture.
Les démons suppliaient Jésus :
« Si tu nous expulses, envoie-nous dans le troupeau de porcs. »
Il leur répondit :
« Allez. »
Ils sortirent et ils s’en allèrent dans les porcs ;
et voilà que, du haut de la falaise, tout le troupeau se précipita dans la mer, et les porcs moururent dans les flots.
Les gardiens prirent la fuite et s’en allèrent dans la ville annoncer tout cela, et en particulier ce qui était arrivé aux possédés.
Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus ;
et lorsqu’ils le virent, les gens le supplièrent de partir de leur territoire.

– Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE


Il y a des prêtres qui, lorsqu'ils lisent ce passage de l'Évangile, celui-ci et d'autres, disent:
"Jésus a guéri une personne atteinte d'une maladie mentale".

Il est vrai qu'à cette époque on pouvait confondre une épilepsie avec la possession du diable ; mais il est vrai aussi que le diable existait!
Et nous n'avons pas le droit de simplifier les choses au point de dire:
"Tous ces gens n'étaient pas des démoniaques, mais des malades mentaux".

Non ! La présence du diable est sur la première page de la Bible, et la Bible se termine aussi par la présence du diable, par la victoire de Dieu sur le diable.

(Homélie à Sainte-Marthe du 11 octobre 2013)

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Surnaturel : que croire ?

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Rwanda : "au fond de l'enfer, le ciel ouvert"

L’Aide à l’Église en Détresse est une fondation pontificale internationale qui apporte une aide pastorale et un soutien aux chrétiens persécutés dans le monde. 

Dans le cadre de sa mission, l’AED a soutenu 5230 projets dans 139 pays, en 2019.

 

Donner en confiance 

Les cabinets de commissaires aux comptes, Deloitte pour la France et KPMG pour le siège international, garantissent le juste emploi des dons recueillis. Ceux-ci sont affectés aux différents projets selon une procédure rigoureuse et transparente. 

L’AED limite au maximum ses frais de fonctionnement et ne capitalise pas les dons reçus.

 

 

 

Comment donner?

Nous vous invitons à privilégier le paiement en ligne. Mais vous pouvez aussi nous soutenir en envoyant un chèque à l'ordre de l'AED, par voie postale :

AED  •  29, rue du Louvre  •  78750 Mareil-Marly

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Impôt sur le revenuSociété
Votre don de 0 €, ne vous coûte que 0 € après réduction d'impôts de 66%, dans la limite de 20% de votre revenu imposable. Le surplus étant reportable 5 ans.

 

Déductions IFI

Pour ses bienfaiteurs soumis à l'IFI, l'AED a créé sa fondation sous égide de la Fondation Caritas :
Formulaire pour un don IFI

 
 

 

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Solennité des saints Pierre et Paul

Solennité des saints Pierre et Paul
Extraits de l’homélie de saint Jean-Paul II
(Jeudi 29 juin 2000)

« Mais pour vous, qui suis-je ? » (Mt 16, 15)

Cette question sur son identité, Jésus la pose aux disciples, alors qu'il se trouve avec eux en haute Galilée. Il était arrivé plusieurs fois que ce soit eux qui posent des questions à Jésus ; désormais, c'est Lui qui les interpelle. Il pose une question précise, qui attend une réponse. C'est Simon-Pierre qui prend la parole au nom de tous : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Mt 16, 16). La réponse est extraordinairement lucide. La foi de l'Église s'y reflète de façon parfaite. Nous aussi, nous nous y reflétons. De façon particulière, dans les paroles de Pierre se reflète l'Évêque de Rome, par volonté divine son indigne successeur. [...]

« Tu es le Christ! »
À la confession de Pierre, Jésus répond : « Tu es heureux Simon, fils de Jonas, car cette révélation t'est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux » (Mt 16, 17).
Tu es heureux, Pierre ! Heureux, car cette vérité, qui est centrale dans la foi de l'Église, ne pouvait naître dans ta conscience d'homme que par l'œuvre de Dieu. « Nul ne connaît le Fils si ce n'est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n'est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler » (Mt 11, 27). Nous réfléchissons sur cette page de l'Évangile particulièrement riche : le Verbe incarné avait révélé le Père à ses disciples ; à présent est venu le moment où le Père lui-même leur révèle son Fils unique. Pierre accueille l'illumination intérieure et proclame avec courage : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! ». Ces paroles sur les lèvres de Pierre proviennent du plus profond du mystère de Dieu. Elles révèlent l'intime vérité, la vie même de Dieu. Et Pierre, sous l'action de l'Esprit divin, devient témoin et confesseur de cette vérité surhumaine. Sa profession de foi constitue ainsi la base solide de la foi de l'Église « Sur toi je bâtirai mon Église » (cf. Mt 16, 18). Sur la foi et sur la fidélité de Pierre est édifiée l'Église du Christ. La première communauté chrétienne en était bien consciente, elle qui, comme le rapportent les Actes des Apôtres, lorsque Pierre se retrouva en prison, se recueillit pour élever à Dieu une prière implorante pour lui (cf. Ac 12, 5). Elle fut écoutée, car la présence de Pierre était encore nécessaire à la communauté qui accomplissait ses premiers pas : le Seigneur envoya son ange le libérer des mains des persécuteurs (cf. ibid., 12, 7-11). Il était écrit dans les desseins de Dieu que Pierre, après avoir confirmé longuement ses frères dans la foi, souffrirait le martyre ici à Rome, avec Paul, l'Apôtre des Nations, ayant lui aussi échappé plusieurs fois à la mort.

« Le Seigneur lui, m'a assisté et m'a rempli de force afin que, par moi, le message fût proclamé et qu'il parvînt aux oreilles de tous les païens » (2 Tm 4, 17)
Ce sont les paroles de Paul au fidèle disciple. Elles témoignent de l'œuvre qui a été accomplie en lui par le Seigneur, qui l'avait choisi comme ministre de l'Évangile, « le saisissant » sur la route de Damas (cf. Ph 3, 12). Enveloppé dans une lumière fulgurante, le Seigneur s'était présenté à lui, disant : « Saoul, Saoul, pourquoi me persécutes-tu ? » (Ac 9, 4), tandis qu'une puissance mystérieuse le jetait à terre (cf. Ac 9, 5). « Qui es-tu, Seigneur ? », avait demandé Saoul. « Je suis Jésus que tu persécutes ! » (Ac 9, 5). Telle fut la réponse du Christ. Saoul persécutait les fidèles de Jésus et Jésus lui faisait savoir que c'était Lui-même qui était persécuté à travers eux. Lui, Jésus de Nazareth, le Crucifié, que les chrétiens affirmaient être ressuscité. Si, à présent, Saoul en ressentait la puissante présence, il était clair que Dieu l'avait réellement ressuscité des morts. C'est véritablement Lui le Messie attendu par Israël, c'était Lui le Christ vivant et présent dans l'Église et dans le monde ! Saoul aurait-il pu par sa seule raison comprendre tout ce qu'un tel événement comportait ? Certainement pas ! Cela faisait partie en effet des desseins mystérieux de Dieu. Ce sera le Père qui donnera à Paul la grâce de connaître le mystère de la rédemption, opérée par le Christ. Ce sera Dieu qui lui permettra de comprendre la réalité merveilleuse de l'Église, qui vit pour le Christ, avec le Christ et dans le Christ. Et lui, participant à cette vérité, ne cessera de la proclamer inlassablement jusqu'aux extrémités de la terre. De Damas, Paul commencera son itinéraire apostolique qui le conduira à diffuser l'Évangile dans tant de parties du monde alors connu. Son élan missionnaire contribuera ainsi à la réalisation du mandat du Christ aux Apôtres : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28, 19). [...]

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Tu es Pierre sur cette pierre je bâtirai mon Église la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.

Messe

 

1ère Lecture

Livre des Actes des Apôtres 12,1-11.


À cette époque, le roi Hérode Agrippa se saisit de certains membres de l’Église pour les mettre à mal.
Il supprima Jacques, frère de Jean, en le faisant décapiter.
Voyant que cette mesure plaisait aux Juifs, il décida aussi d’arrêter Pierre. C’était les jours des Pains sans levain.
Il le fit appréhender, emprisonner, et placer sous la garde de quatre escouades de quatre soldats ; il voulait le faire comparaître devant le peuple après la Pâque.
Tandis que Pierre était ainsi détenu dans la prison, l’Église priait Dieu pour lui avec insistance.
Hérode allait le faire comparaître. Or, Pierre dormait, cette nuit-là, entre deux soldats ; il était attaché avec deux chaînes et des gardes étaient en faction devant la porte de la prison.
Et voici que survint l’ange du Seigneur, et une lumière brilla dans la cellule. Il réveilla Pierre en le frappant au côté et dit : « Lève-toi vite. » Les chaînes lui tombèrent des mains.
Alors l’ange lui dit : « Mets ta ceinture et chausse tes sandales. » Ce que fit Pierre. L’ange ajouta : « Enveloppe-toi de ton manteau et suis-moi. »
Pierre sortit derrière lui, mais il ne savait pas que tout ce qui arrivait grâce à l’ange était bien réel ; il pensait qu’il avait une vision.
Passant devant un premier poste de garde, puis devant un second, ils arrivèrent au portail de fer donnant sur la ville. Celui-ci s’ouvrit tout seul devant eux. Une fois dehors, ils s’engagèrent dans une rue, et aussitôt l’ange le quitta.
Alors, se reprenant, Pierre dit : « Vraiment, je me rends compte maintenant que le Seigneur a envoyé son ange, et qu’il m’a arraché aux mains d’Hérode et à tout ce qu’attendait le peuple juif. »


Psaume 34(33),2-3.4-5.6-7.8-9.
Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur :
que les pauvres m'entendent et soient en fête !

Magnifiez avec moi le Seigneur,
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond :
de toutes mes frayeurs, il me délivre.

Qui regarde vers lui resplendira,
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.

L'ange du Seigneur campe à l'entour
pour libérer ceux qui le craignent.
Goûtez et voyez : le Seigneur est bon !
Heureux qui trouve en lui son refuge !

2ème  Lecture 
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 4,6-8.16b.17-18.
Bien-aimé, je suis déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu.
J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi.
Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice : le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour sa Manifestation glorieuse.
Τous m’ont abandonné.
Le Seigneur, lui, m’a assisté. Il m’a rempli de force pour que, par moi, la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout et que toutes les nations l’entendent. J’ai été arraché à la gueule du lion ;
le Seigneur m’arrachera encore à tout ce qu’on fait pour me nuire. Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste. À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 16,13-19.

« Sois le berger de mes agneaux, sois le berger de mes brebis »
(Jn 21, 15-19)

Alléluia. Alléluia. « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. »
Alléluia. (Jn 21, 17)
​​​​​​​
En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? »
Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »
Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »
Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.
Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

PAROLES DU SAINT PÈRE


Réfléchissons au nombre de fois où le Seigneur a répondu à notre prière en nous envoyant un ange…

Cet ange qui vient à l'improviste à notre rencontre pour nous tirer de situations difficiles.

Pour nous arracher des mains de la mort et du malin, pour nous montrer le chemin perdu, pour rallumer en nous la flamme de l'espérance, pour nous donner une caresse, pour consoler notre cœur brisé, pour nous réveiller de notre sommeil existentiel, ou simplement pour nous dire:

"Tu n'es pas seul".

(Homélie pour la Solennité des Saints Pierre et Paul, 29 juin 2015)

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Messe du Vatican

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Victoire des défenseurs contre la chasse à la glue :Le Conseil d’Etat interdit la chasse à la glu

Le Conseil d’Etat interdit la chasse à la glu
Cette technique, autorisée dans quelques départements, était extrêmement controversée.

Une fauvette babillarde piégée à la glu. (CABS/LPO

  • Conversation


La chasse à la glu a définitivement été jugée illégale ce lundi 28 juin par le Conseil d’Etat, mettant un terme à des années de bataille entre partisans et adversaires de cette méthode controversée.

 

Après avoir interrogé la justice européenne, qui avait estimé en mars que cette technique de piégeage cause un dommage « irrémédiable » à tous les oiseaux capturés, la haute juridiction a définitivement annulé les dérogations accordées par l’Etat pour cette chasse, jugée « contraire au droit européen ».

Cette méthode de chasse dite « traditionnelle » est pratiquée dans cinq départements du sud-est de la France (Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Vaucluse et Var).​​​​​​ La chasse à la glu a définitivement été jugée illégale ce lundi 28 juin par le Conseil d’Etat, mettant un terme à des années de bataille entre partisans et adversaires de cette méthode controversée. Après avoir interrogé la justice européenne, qui avait estimé en mars que cette technique de piégeage cause un dommage « irrémédiable » à tous les oiseaux capturés, la haute juridiction a définitivement annulé les dérogations accordées par l’Etat pour cette chasse, jugée « contraire au droit européen ».

Cette méthode de chasse dite « traditionnelle » est pratiquée dans cinq départements du sud-est de la France (Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Vaucluse et Var).

« Dommage irréparable »

Destinée aux grives et aux merles, elle consiste à piéger des oiseaux sur des tiges enduites de colle, appelées gluaux. Les oiseaux ainsi capturés sont mis en cage et servent, en chantant, à en attirer d’autres pour les chasseurs. Mais les défenseurs de l’environnement se battent depuis des années en justice pour la faire interdire, dénonçant une méthode « cruelle » et non sélective qui conduit à la capture d’autres oiseaux que ceux visés, y compris des espèces protégées. Les chasseurs assurent que les oiseaux capturés par erreur sont nettoyés et relâchés.

Saisi à de nombreuses reprises pour faire annuler les décrets gouvernementaux accordant des dérogations permettant cette chasse au motif de la tradition, le Conseil d’Etat avait fini par se tourner vers la Cour de Justice de l’Union européenne, pour savoir si elle était conforme à la directive « oiseaux » de l’UE.

La CJUE avait répondu en mars qu’« en dépit d’un nettoyage, les oiseaux capturés subissent un dommage irrémédiable, les gluaux étant par nature susceptibles d’endommager le plumage de tous les oiseaux capturés », rendant dès lors prévisible son interdiction par la justice administrative française. Qui a donc rendu lundi une série de décisions dans des affaires pendantes annulant la réglementation dérogatoire française.

La Conseil relève dans un communiqué que « ni le gouvernement ni la fédération de chasseurs n’ont apporté de preuves suffisantes » permettant d’affirmer que d’autres espèces ne sont pas piégées ou que « les oiseaux capturés accidentellement ne subiraient que des dommages négligeables, une fois relâchés et nettoyés ».Par ailleurs, il estime que: « le seul objectif de préserver ces traditions ne suffit pas à justifier une dérogation aux interdictions de principe que pose la directive » européenne et qu’il n’a pas été démontré qu’aucune alternative ne serait possible.

 

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