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La IIème République et le Second Empire

1851-1870
Le Second Empire et la France épanouie

 

Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon Ier, a conduit les destinées de la France pendant près de deux décennies, du coup d'État de 1851 à la défaite de 1870, durant une période qualifiée de Second Empire (le premier Empire étant celui fondé par son oncle).

Lui-même, en restaurant l'empire, a pris pour nom de règne Napoléon III (le nom de Napoléon II étant réservé au fils de Napoléon Ier, qui n'a jamais régné). D'emblée, il a instauré un régime dictatorial et limité très strictement la liberté d'expression. Mais au fil des années, le régime a évolué vers des formes plus libérales, proches d'un régime parlementaire.

Pendant ces deux décennies, la France va se transformer plus vite qu'à aucune autre époque de son Histoire. Elle va s'ouvrir à la révolution industrielle, se doter d'infrastructures et d'un urbanisme encore en usage, mais aussi jeter les fondements d'un deuxième empire colonial.

Alban Dignat
Napoléon III (Alexandre Cabanel, 1865, musée de Compiègne)


De l'empire autoritaire à l'empire libéral
Napoléon III prend sans attendre des mesures pour limiter la liberté d'expression de la presse, très vivante sous le règne de Louis-Philippe Ier et la Seconde République. Les journaux sont soumis à une autorisation préalable, à un droit de timbre très élevé et à un système d'avertissements (le troisième entraîne la suppression du titre).

Il met l'Université au pas, supprime les chaires d'histoire et de philosophie, jugées contestataires, et révoque les républicains Jules Michelet et Edgar Quinet.

Au demeurant, la grande masse des citoyens et du peuple se rallient d'assez bon gré, y compris les orléanistes, partisans de la monarchie, et certains leaders républicains sincères, tels Émile Ollivier ou encore l'historien Victor Duruy.

L'empereur y met du sien. Il consacre sa liste civile à ses relations publiques. C'est la « fête impériale », aux rythmes de la musique d'Offenbach. 

Avec l'impératrice Eugénie, il anime une vie de cour brillante, aux Tuileries (Paris), à Fontainebleau et à Compiègne, sans oublier les stations thermales et balnéaires créées sous son égide comme Deauville, Monte-Carlo, Biarritz et Vichy.

Cette cour est ouverte à toute la bourgeoisie sans esprit de classe et se montre accueillante pour les gens de lettres. Chacun a droit à une invitation dans le cadre des « séries » qui se succèdent chaque année à Compiègne.

Napoléon III n'a pas d'intérêt particulier pour l'art et la culture mais il n'a pas non plus d'a priori contre les courants artistiques d'avant-garde. Ainsi donne-t-il un coup de pouce aux peintres à l'origine du mouvement impressionniste. Et il autorise les pièces de Victor Hugo, malgré les philippiques que lance le poète de son exil de Guernesey.

Après le Congrès de Paris et la naissance du Prince Impérial en 1856, le régime est à son apogée. L'opposition politique reste latente, néanmoins, et malgré les « candidatures officielles », cinq républicains sont élus en 1857 au Corps législatif (l'assemblée). Les « Cinq » sont Émile Ollivier, Jules Favre, Louis Darimon, Ernest Picard et Jacques-Louis Hénon.

Napoléon III, affecté par l'attentat d'Orsini l'année suivante, se résout à lâcher du lest. D'autoritaire, l'empire va devenir dès lors progressivement libéral. 

Émile Ollivier (2 juillet 1825, Marseille ; Saint-Gervais-les-Bains, 20 août 1913)En 1859, l'empereur accorde une amnistie aux victimes du coup d'État, amnistie que rejette Victor Hugo (« Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là ! » avait-il écrit en 1853 dans le poème Ultima Verba). Puis, par le décret du 24 novembre 1860, il accorde le droit d'adresse au Corps législatif. Aux élections suivantes, en 1863, une trentaine d'opposants sont élus, parmi lesquels Adolphe Thiers.

Enfin, en 1868, la presse retrouve enfin sa liberté. Mais déjà se font sentir les échecs de la politique étrangère, au Mexique et dans l'impuissance de la France face à la montée de la Prusse.

Les élections de 1869 donnent 45% de voix à l'opposition. Napoléon III en prend acte et appelle au gouvernement Émile Ollivier, le chef du « tiers parti », qui rassemble les orléanistes et les républicains modérés.

Cet empire parlementaire reçoit la caution populaire par le plébiscite du 8 mai 1870 : 7,350 millions de oui , un million et demi de non. La guerre et la défaite de Sedan vont tout emporter et même gommer les acquis incontestables de ces deux décennies...
Révolution économique et sociale
La société française s'est transformée sous l'impulsion de Napoléon III plus vite qu'en aucune autre période de son Histoire. C'est à cette époque qu'elle a accompli sa révolution industrielle.

L'empereur prend lui-même en main la politique économique et sociale du gouvernement. Dès 1852, il participe à la création du Crédit foncier, un organisme de prêt chargé de faire des avances de fonds aux propriétaires fonciers. La même année, deux financiers entreprenants, les frères Pereire, fondent le Crédit Mobilier qui va devenir la plus grande banque d'affaires du pays avant de disparaître en 1867 pour cause de spéculations hasardeuses.

En 1863 est fondé le Crédit Lyonnais et en 1864 la Société Générale, deux banques qui témoignent encore aujourd'hui du dynamisme du Second Empire. Elles vont activement contribuer à l'industrialisation de la France.

De grands centres métallurgiques comme Le Creusot sont créés de toutes pièces. La production de houille passe de 4,9 millions de tonnes à 13,4 entre 1850 et 1870.

La France se couvre d'un réseau dense de voies ferrées, financé par les frères Pereire. En 18 ans, le réseau passe de 3 000 kilomètres à 20 000 kilomètres. Au titre des grands travaux, l'empereur apporte aussi son appui au percement du canal de Suez. Dans le domaine maritime sont créées aussi les Messageries maritimes en 1851 et la Compagnie générale transatlantique en 1862.

Au Paradis des Dames, Paris. Le commerce est stimulé par l'invention et la multiplication des « Grand magasins ». Après le Bon Marché d'Aristide Boucicaut, en 1854, voici les Grands Magasins du Louvre (1855), Au Printemps et La Samaritaine (1865).

Napoléon III, convaincu des bienfaits du libre-échange, signe en 1860 un traité de libre-échange avec le Royaume-Uni. Agissant comme à son habitude dans le plus grand secret, il prend de court les entrepreneurs français, peu soucieux de se soumettre à la concurrence britannique.

L'empereur institue aussi une union monétaire, l'Union latine, qui a englobé jusqu'à la Première Guerre mondiale de nombreux pays.

Enfin, pour répondre aux aspirations des meneurs ouvriers, Napoléon III, qui n'oublie pas sa jeunesse socialiste et révolutionnaire, impose à son gouvernement la mise en œuvre en 1864 d'une loi accordant le droit de grève aux ouvriers.

Les résultats ne se font pas attendre. Les arrêts de travail revendicatifs se multiplient ! Ils vont de pair avec une amélioration réelle de la condition ouvrière, portée par la croissance économique.

Révolution culturelle
Victor Duruy, historien et ministre de l'Instruction publique (Paris, 11 septembre 1811 - 25 novembre 1894)Avec Victor Duruy est relancée l'instruction publique.

Napoléon III, qui désirait écrire une Histoire de Jules César, avait consulté cet historien éminent aux sympathies républicaines !

Les deux hommes ayant de la sorte appris à s'estimer, Victor Duruy devient ministre de l'Instruction publique.

À ce poste, il met en œuvre un projet très ambitieux d'enseignement laïc, gratuit et obligatoire, que reprendra plus tard, sous la IIIe République, Jules Ferry. Il tente aussi d'ouvrir l'enseignement secondaire public aux filles malgré l'opposition des congrégations religieuses, attachées à leur monopole.

Paris change de visage. Napoléon III engage à marches forcées la rénovation de la capitale. Le baron Georges Eugène Haussmann, préfet de la Seine de 1853 à 1870, transcrit ses idées sur le terrain. Les quartiers médiévaux disparaissent au profit de larges avenues aérées, bordées d'immeubles en pierre de taille qui donnent encore aujourd'hui à la ville un caractère inimitable.

Paris moderne
Paris doit pour l'essentiel son aspect actuel à l'empereur et à son maître d'œuvre. Ensemble, ils ont réalisé une capitale dense et aérée, résolument moderne et rationnelle, selon les ratios de l'époque aussi bien que selon les nôtres. Dans ses Mémoires, Haussmann confesse sa dette à l'égard de Napoléon III : « L'Empereur était pressé de me montrer une carte de Paris sur laquelle on voyait tracées par lui-même - en bleu, en rouge, en jaune et en vert selon leur degré d'urgence - les différentes voies nouvelles qu'il se proposait de faire exécuter ».

Pour accomplir cette rénovation, le baron et préfet s’entoure d’ingénieurs comme Alphand et Belgrand, d’architectes comme Baltard et Hittorff. Il fait démolir 25 000 maisons et en construire 75 000 ; aménage une cité administrative dans l’île de la Cité ; perce de larges avenues ; aménage les bois de Vincennes et Boulogne ainsi que 5 parcs et 19 squares ; creuse 600 kilomètres d’égouts, construit un nouveau marché de gros au cœur de la capitale, achève les Tuileries et lance la construction de l’Opéra.

La France redécouvre l'outre-mer
Outre-mer, au Sénégal, au Cambodge, en Cochinchine, en Nouvelle-Calédonie, l'infanterie de marine jette les bases d'un nouvel empire colonial que la IIIe République aura à coeur d'étendre.

En 1852, la France possède hors d'Europe des débris hérités de l'Ancien Régime (d'avant la Révolution) :
• les îlots de Saint-Pierre et Miquelon au large de Terre-Neuve,
• la Martinique et la Guadeloupe dans les Antilles,
• la Guyane en Amazonie,
• l'île Bourbon (on dit aujourd'hui La Réunion) dans l'océan Indien,
• quelques comptoirs au Sénégal (Saint-Louis-du-Sénégal) et aux Indes (Pondichéry, Karikal, Mahé, Chandernagor, Yanaon).

Elle exerce aussi sa souveraineté sur des territoires acquis plus récemment, sous le règne de Louis-Philippe Ier : l'Algérie en premier lieu mais aussi des comptoirs en Côte d'Ivoire, au Gabon et à Madagascar, ainsi que les îles de Mayotte et Nossi-Bé (au large de Madagascar) et l'île de Tahiti.

L'empereur voit dans les entreprises coloniales une occasion de manifester la grandeur de la France. Il est servi dans cette mission par le marquis Prosper de Chasseloup-Laubat, fils d'un général d'Empire, ministre de l'Algérie et des Colonies en mars 1859, puis ministre de la Marine et des Colonies de novembre 1860 à janvier 1867.

– Le gouvernement impérial soumet la Kabylie, dernier îlot de résistance en Algérie. Napoléon III ne craint pas de se rendre en visite à Alger avec l'impératrice Eugénie. Il pose un regard éclairé sur la colonie, dont il veut faire un « royaume arabe » dont il serait le souverain (violemment hostiles au projet, les colons européens vont s'allier aux républicains en vue de renverser l'Empire à la première occasion).

– Il acquiert le port d'Obock au débouché de la mer Rouge, en vue de surveiller le trafic maritime vers l'océan Indien.

– Il étend la colonie du Sénégal grâce à un officier de génie, Faidherbe. Ne disposant que de quatre compagnies d'infanterie de marine, celui-ci recrute des soldats sur place, les tirailleurs et spahis sénégalais.

Il établit des postes à l'intérieur du pays et oblige les chefs locaux à se mettre sous la « protection » de la France. En même temps, il se montre respectueux des coutumes locales et repousse les colons désireux de mettre le pays en coupe réglée.

– En 1860, la France se laisse entraîner par l'Angleterre dans une « Seconde guerre de l'opium » destinée à renouveler la soumission de l'empereur mandchou.

– L'opinion publique suit surtout les progrès de la pénétration française dans le Pacifique, avec la prise de possession de la Nouvelle-Calédonie,

– En Indochine, l'infanterie de marine occupe Saigon en vue de protéger les chrétiens locaux, puis établit une convention avec le roi du Cambodge en vue de le protéger contre son encombrant voisin du Siam. Ainsi s'accomplit le voeu du ministre Chasseloup-Laubat : « Je voudrais créer pour mon pays un véritable empire dans l'Extrême-Orient ».

Ces entreprises coloniales sont avant tout l'oeuvre de l'infanterie de marine, soucieuse de valoriser son image. Elles se font à peu de frais, au gré des opportunités, essentiellement par des démonstrations de force, des conventions de gré à gré et quelques modestes engagements militaires.

Il en ira autrement sous la IIIe République avec des expéditions parfois sanglantes, commanditées par le gouvernement, engagé dans une « course au drapeau » pour la conquête des dernières « terres sans maître ».

Une diplomatie brouillonne
L'empereur garde de sa jeunesse aventureuse une extrême sensibilité aux principes humanitaires. Il se montre désireux de faire prévaloir en Europe le « principe des nationalités » (une nation, un pays) exalté par les romantiques, Victor Hugo en tête. C'est au nom de ce principe que les intellectuels de différentes contrées (Finlande, Serbie, Bohême, Hongrie, Allemagne etc) réveillent le folklore et la langue locales pour en faire les étendards des nations en devenir. 

Napoléon III va donc mener une diplomatie brouillonne, généralement contre l'avis de ses propres ministres. Ses initiatives plus ou moins secrètes et impulsives vont jeter le trouble en Europe et mettre un terme à son régime. 

Pour commencer, il s'engage contre la Russie dans une guerre en Crimée, victorieuse mais éprouvante, aux côtés du Royaume-Uni (c'est la première fois depuis sept siècles que Français et Anglais combattent ensemble). La signature de la paix au Congrès de Paris en 1856 marque l'apogée du régime. Napoléon III en profite même pour appuyer la création d'un royaume de Roumanie.

Il apporte ensuite son soutien aux nationalistes italiens dans une guerre rapide contre l'Autriche, qui lui vaut l'annexion de Nice et de la Savoie, avec le consentement de leurs habitants. Il secourt également les chrétiens du Mont Liban. 

Les Ruines du palais des Tuileries (Ernest Meissonier, 1871, Musée national du château de Compiègne © RMN, Daniel Arnaudet)Mais il subit aussi de graves déconvenues dans une intervention inappropriée au Mexique, prématurément qualifiée de « plus grande pensée du règne ».

Après ce premier et grave échec, il se laisse berner par le chancelier allemand Bismarck qui lui fait miroiter une  « politique des pourboires » en échange de sa neutralité face aux entreprises de conquête de la Prusse.

Enfin, gravement affaibli par la maladie et poussé de l'avant par l'opinion publique, elle-même manipulée par le chancelier, il entreprend une guerre désastreuse contre la Prusse et ses alliés allemands. Elle va lui coûter son trône et ternir à jamais le bilan de son règne.


 

Napoléon III


Une réhabilitation méritée


Napoléon III par Pierre Milza (Perrin , février 2004, 706 pages, 24 euros) est le nouvel ouvrage de Pierre Milza, historien reconnu pour la qualité de ses travaux sur Mussolini et le fascisme. Il a perçu dans la personnalité et le parcours de Napoléon III d'intéressantes similitudes avec le fondateur du fascisme.

Napoléon III
 

L'historien Pierre Milza nous offre avec Napoléon III un portrait équilibré de l'empereur. Il ne dissimule ni ses erreurs et ses faiblesses, notamment dans la gestion des crises internationales, ni sa contribution à la modernisation sociale et économique de la France.

Restituer au Second Empire (1852-1870) sa juste place dans l'Histoire de France paraît une gageure par les temps qui courent.

Napoléon III a été flétri sans nuances excessives par Victor Hugo soi-même puis par les républicains qui ont ramassé le pouvoir à la suite de sa capture à Sedan, le 2 septembre 1870. Cela lui a valu une réputation détestable d'autocrate entouré d'une cour corrompue aux moeurs déliquescentes.

Il faut dire que le neveu de Napoléon le Grand, fils du falot Louis Bonaparte et de la légère Hortense de Beauharnais, a une jeunesse chaotique : éduqué en Suisse alémanique, engagé dans la Révolution en Italie, exilé en Grande-Bretagne, emprisonné 6 ans au fort de Ham, enfin évadé...

Homme ordinaire et sans génie, d'un physique plutôt ingrat, il cultive le goût du secret, décide en solitaire et souvent dans l'improvisation. Il sait toutefois user de bonnes manières auprès des femmes et multiplie les conquêtes.

L'une d'elles, Miss Howard, jeune et riche courtisane londonienne, met sa fortune à sa disposition pour les élections présidentielles du 10 décembre 1848 et le coup d'État du 2 décembre 1851. Mais au nom de la raison d'État, elle devra ensuite s'effacer et céder la place à la belle comtesse espagnole Eugénie de Montijo, future impératrice.

Une autre femme, la très belle comtesse de Castiglione, se fera plus tard connaître pour sa tentative de rallier par les sentiments Napoléon III à la cause de la libération de l'Italie.

Dans les épreuves de jeunesse et par tempérament, Louis-Napoléon Bonaparte a acquis une grande sensibilité aux souffrances des humbles. Il s'est ainsi fait connaître par une brochure à la tonalité très socialisante sur L'extinction du paupérisme et, à la grande différence de son oncle, n'a jamais supporté sans défaillir la vue du sang sur les champs de bataille.

C'est ainsi qu'à Solférino, après avoir parcouru le champ de bataille, il s'est hâté de conclure un cessez-le-feu avec l'empereur d'Autriche François-Joseph 1er et il a écouté avec bienveillance la suggestion du journaliste suisse Henri Dunant de créer la Croix Rouge pour le secours aux blessés et aux prisonniers.

Vive la réforme
Arrivé à la présidence à 40 ans par un concours de circonstances incroyable, Louis-Napoléon laisse les députés de la IIe République se disqualifier eux-mêmes et c'est presque avec soulagement que paysans et ouvriers accueillent le coup d'Etat qui instaure l'empire et la dictature.

On arrive dans la période la plus passionnante de la biographie de l'empereur.

Pierre Milza montre comment cet homme sans prétentions ni arrogance organise son pouvoir, en s'entourant de ses compagnons d'infortune et en ralliant à lui beaucoup de fortes personnalités du temps de Louis-Philippe 1er.

Ses plus proches collaborateurs sont les artisans du coup d'État, tels le dévoué mais brutal Persigny et le séduisant duc de Morny (qui n'est autre que le demi-frère de l'empereur car il a été mis au monde par Hortense de Beauharnais avec le concours d'un rejeton de Talleyrand).

Les orléanistes, partisans de la monarchie, se rallient à Napoléon III de bonne grâce, de même que certains leaders républicains sincères, tels Émile Ollivier ou l'historien et ministre Victor Duruy.

Napoléon III, qui n'oublie pas sa jeunesse socialiste et révolutionnaire, impose à son gouvernement la mise en oeuvre en 1864 d'une loi accordant le droit de grève aux ouvriers. Les résultats ne se font pas attendre. Les arrêts de travail revendicatifs se multiplient. Mais qu'importe, c'est le prix à payer pour une société ouverte et l'empereur l'accepte de bon gré.

Napoléon III engage aussi à marches forcées la rénovation de Paris. Le baron Haussmann, préfet de la Seine, coordonne la modernisation de la capitale mais, ainsi que le rappelle Pierre Milza, c'est à l'empereur lui-même que revient le mérite d'avoir imposé les grandes lignes de la rénovation. Haussmann transcrit ses idées sur le terrain.

Chose nouvelle de la part d'un souverain, l'empereur se montre attentif à la politique économique. Convaincu des bienfaits du libre-échange, il conclut un traité avec ses amis du gouvernement britannique, à la grande fureur de certains industriels français. Il instaure aussi une zone monétaire élargie, l'Union latine.

La cour, aux Tuileries, à Compiègne et à Fontainebleau, se signale par une activité bourdonnante, au moins pendant les belles années du régime. Elle est ouverte à toute la bourgeoisie sans esprit de classe et se montre accueillante pour les gens de lettres.

À côté de cela, bien sûr, il faut évoquer les échecs du règne, essentiellement en politique étrangère, de l'unification d'Italie, qui a valu à la France de gagner Nice et la Savoie, à la guerre franco-prussienne qui lui a valu de perdre l'Alsace et la Lorraine du nord, en passant par la coûteuse guerre du Mexique et l'inutile guerre de Crimée.

Restent à l'actif du régime quelques implantations prometteuses au Sénégal, à Saigon, en Nouvelle-Calédonie... En Algérie, c'est en vain que l'empereur a tenté d'instaurer un « royaume arabe » associé à la France, l'opposition des colons ayant entravé son projet.

L'épais volume de Pierre Milza donne à lire beaucoup d'autres apports du Second Empire à notre société. Mais on sait combien tout cela a été terni par le désastre final. Un piège fomenté par Bismarck en vue de provoquer la guerre entre les États allemands et la France, une opinion publique chauffée à blanc qui oblige le gouvernement à s'engager dans la guerre malgré l'impréparation et la faiblesse numérique des armées, enfin la reddition de Sedan après six semaines de combats.

De cette reddition qui rompait l'équilibre européen au profit de la nouvelle Allemagne allaient naître les deux conflits mondiaux.

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au théâtre pour une bonne soirée opérette et opéra

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Nos chansons françaises souvenirs

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la douceur de la musique classique

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Bonne Fête aux Ignace et Loyola et autres fêtes du 31 juillet

Saint Ignace de Loyola
 

Prêtre et fondateur de la
« Compagnie de Jésus »
(1491-1556)

Ignace (en espagnol : Íñigo López de Loyola) naît au château de Loyola, en Espagne, le 24 décembre 1491 ; il est le dernier de 13 enfants de Beltran Ibañez de Oñaz et de Marina Sanchez de Licona.
Il fut d'abord page du roi Ferdinand V ; puis il embrassa la carrière des armes. Il ne le céda en courage à personne, mais négligea complètement de vivre en chrétien, dirigé uniquement par l'orgueil et l'amour des plaisirs. De ce chevalier mondain, Dieu allait faire l'un des premiers chevaliers chrétiens de tous les âges.

Au siège de Pampelune, un boulet de canon brisa la jambe droite du jeune officier, qui en peu de jours fut réduit à l'extrémité et reçut les derniers sacrements. Il s'endormit ensuite et crut voir en songe saint Pierre, qui lui rendait la santé en touchant sa blessure. À son réveil, il se trouva hors de danger, quoique perclus de sa jambe.

Pour se distraire, il demanda des livres ; on lui apporta la Vie de Jésus-Christ et la Vie des Saints. Il les lut d'abord sans attention, puis avec une émotion profonde. Il se livra en lui un violent combat ; mais enfin la grâce l'emporta, et comme des hommes de cette valeur ne font rien à demi, il devint, dans sa résolution, un grand Saint dès ce même jour. Il commença à traiter son corps avec la plus grande rigueur ; il se levait toutes les nuits pour pleurer ses péchés. Une nuit, il se consacra à Jésus-Christ par l'entremise de la Sainte Vierge, refuge des pécheurs, et lui jura une fidélité inviolable. Une autre nuit, Marie lui apparut environnée de lumière, tenant en ses bras l'Enfant Jésus.

Peu après, Ignace fit une confession générale et se retira à Manrèze, pour s'y livrer à des austérités qui n'ont guère d'exemple que dans la vie des plus célèbres anachorètes : vivant d'aumônes, jeûnant au pain et à l'eau, portant le cilice, il demeurait tous les jours six ou sept heures à genoux en oraison. Le démon fit en vain des efforts étonnants pour le décourager. C'est dans cette solitude qu'il composa ses Exercices spirituels, l'un des livres les plus sublimes qui aient été écrits par la main des hommes. Il fut ordonné prêtre à Venise en 1537.

Passons sous silence son pèlerinage en Terre Sainte et différents faits merveilleux de sa vie, pour rappeler celui qui en est de beaucoup le plus important, la fondation de la Compagnie de Jésus (1540), que l'on pourrait appeler la chevalerie du Christ et le boulevard de la chrétienté. Cette fondation est assurément l'une des plus grandes gloires de l'Église catholique ; sciences profanes et sciences sacrées, enseignement, apostolat, rien ne devait être étranger à la Compagnie d'Ignace.

Les vertus du fondateur égalaient ses grandes œuvres ; elles avaient toutes pour inspiratrice cette devise digne de lui : « Ad maiorem Dei gloriam! » (À la plus grande gloire de Dieu !).

Saint Germain
 

Évêque
(v. 378-448)

Germain naît à Auxerre, de parents nobles et pieux. Il fut envoyé aux écoles les plus célèbres des Gaules, où il obtint de grands succès. Il alla ensuite à Rome étudier le droit et acquit bientôt une réputation éclatante par son éloquence au barreau. Les talents du jeune docteur le mirent en vue, et l'autorité impériale le revêtit d'une haute dignité militaire, à Auxerre, sa patrie.
L'an 418, saint Amator, évêque d'Auxerre, eut la révélation de sa mort prochaine et reçut de Dieu l'ordre de désigner Germain pour lui succéder. Il réunit le peuple dans sa cathédrale, et lui exposa quelle était la volonté de Dieu ; Germain, qui était présent, atterré d'une semblable nouvelle, entendit la foule acclamer son nom. Après avoir reçu successivement les différents ordres sacrés, il se résigna au sacrifice et accepta le fardeau de l'épiscopat. Il ne fit plus désormais chaque jour qu'un seul repas, composé de pain d'orge trempé dans l'eau ; il ne consentait à boire un peu de vin qu'aux solennités de Noël et de Pâques ; il passait les nuits en oraison, n'accordant à la nature qu'un court sommeil sur des planches couvertes de cendre.

Nommé légat apostolique pour aller combattre le pélagianisme dans la Grande-Bretagne, il passa par Paris, où il fit la rencontre de la pieuse bergère de Nanterre, sainte Geneviève, dont il prédit la gloire. Dans la traversée de la mer, Germain apaisa une horrible tempête en versant dans les flots quelques gouttes d'huile sainte. Ses miracles sans nombre opérèrent encore plus de bien que ses éloquents discours dans la Grande-Bretagne, et il eut la consolation de revenir à Auxerre, après avoir accompli un bien immense chez ces peuples infestés par l'hérésie.

Le saint évêque continua sa vie d'apostolat, de prière et de mortification, et devint de plus en plus illustre par le don des miracles. Un jour, un pauvre trouva le moyen de lui dérober son cheval ; mais il fut obligé de le rendre à l'évêque en lui disant qu'il n'avait jamais pu le diriger, et que, voyant là un châtiment de Dieu, il restituait à son maître l'animal volé : « Mon ami, lui dit le Saint, c'est moi qui suis coupable ; si j'avais eu hier la charité de te donner un vêtement, tu n'aurais pas eu l'idée de commettre ce vol » et il le renvoya avec une large aumône et sa bénédiction. Une autre fois, Germain guérit un jeune homme paralytique, en lui passant la main sur la longueur de la jambe. On rapporte de lui la résurrection d'un mort et de nombreuses guérisons.

Un jour, après avoir offert le saint sacrifice, il annonça sa mort très prochaine et mourut après sept jours de maladie.

Autres Fêtes du Jour

 

Saint Calimer  évêque de Milan (IIe siècle)
Sts Démocrite, Second et Denis martyrs en Asie mineure (IIIe siècle)
Bx Denis, François et Jacques prêtre et religieux martyrs de la guerre d'Espagne (✝ 1936)
St Emmanuel Lê Van Phung martyr en Cochinchine (✝ 1859)
Bienheureux Évrard Hanse prêtre et martyr en Angleterre (✝ 1581)
Saint Fabius martyr à Césarée de Maurétanie (✝ v. 303)
Bx François Stryjas catéchiste laïc, martyr en Pologne (✝ 1944)
St Germain d'Auxerre Évêque d'Auxerre (✝ 448)
Sainte Hélène de Skövde martyre en Suède (✝ v. 1160)
Saint Jean Colombini Fondateur des Jésuates (✝ 1367)
Saint Jean l'Exarque
prêtre et théologien bulgare (✝ 927)
Bx Jean-François Jarrige de la Morélie du Breuil prêtre martyr à Rochefort (✝ 1794)
Saint Justin de Jacobis  Lazariste, évêque en Ethiopie (✝ 1860)
Bienheureux Marcel Denis martyr au Laos (✝ 1961)
Vble Maria Hueber fondatrice des tertiaires de Saint François au Sud Tyrol (✝ 1705)
Bx Michel Ozieblowski  prêtre et martyr à Dachau (✝ 1942)
Saint Pierre Chrysologue évêque de Ravenne (✝ 450)
Sts Pierre Doan Công Quy et Emmanuel Le Van Phung  martyrs au Vietnam (✝ 1859)
Bse Sidonie (Cécile Schelingova)  
martyre en Slovaquie (✝ 1955)
Bienheureux Solanus Casey  père capucin américain (✝ 1957)
Saint Tertullin  martyr à Rome (IVe siècle)

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Ne soyons pas des Hérode orgueilleux et pleutres, mais des Jean le Baptiste fidèles et amour dans notre Seigneur Jésus

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 14,1-12.


En ce temps-là, Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, apprit la renommée de Jésus et dit à ses serviteurs :

« Celui-là, c’est Jean le Baptiste, il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. »
Car Hérode avait fait arrêter Jean, l’avait fait enchaîner et mettre en prison. C’était à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe.
En effet, Jean lui avait dit :
« Tu n’as pas le droit de l’avoir pour femme. »
Hérode cherchait à le faire mourir, mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète.
Lorsque arriva l’anniversaire d’Hérode, la fille d’Hérodiade dansa au milieu des convives, et elle plut à Hérode.
Alors il s’engagea par serment à lui donner ce qu’elle demanderait.
Poussée par sa mère, elle dit : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste. »
Le roi fut contrarié ; mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner.
Il envoya décapiter Jean dans la prison.
La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l’apporta à sa mère.


Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps, qu’ils ensevelirent ; puis ils allèrent l’annoncer à Jésus.

Méditation de l'Evangile

du samedi 31 juillet

 

La mort de saint Jean-Baptiste


Il en coûte cher d'être libre devant le pouvoir et d'avoir le courage de lui dire la vérité en face. Jean-Baptiste a eu cette audace. Il l'a payée de sa vie. Hérodiade aura eu sa tête.

« La fille d'Hérodiade s'étant présentée et ayant dansé, plut à Hérode et aux convives ; le roi dit à la jeune fille : demande-moi ce que tu voudras et je te le donnerai. Et il lui jura : tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, serait-ce la moitié de mon royaume !»

« Salomé étant sortie, elle dit à Hérodiade, sa mère : que faut-il demander ?Or, celle-ci dit : la tête de Jean-Baptiste. Et le roi Hérode envoyant aussitôt un satellite, lui ordonna d'apporter la tête de Jean »

Les hommes ont la danse dans le sang, dans le corps, dans l'âme. Il y a dans la danse l'unité créée par le rythme, entre deux êtres qui s'aiment. Mais le rythme nous entraîne, et la passion naît dans cette découverte du partenaire devenu comme une partie de nous-même dans l'unité du mouvement.

Hérode et les courtisans sont pris, ils sont devenus les captifs de cette femme qui danse. Elle leur plaît. Hérode ne se défendra pas, malgré sa raison qui s'insurge contre la pensée du meurtre réclamé.

Car si la danse est un art, l'art de la maîtrise du corps, pour combien reste-t-elle un art sans danger ? L'intimité et l'unité créées entre danseurs et danseuses, entre danseurs et spectateurs les amènent les uns et les autres vers la passion si, justement, ils ne se maîtrisent pas.

C'est ce qui est arrivé à Hérode. La passion l'empêche d'écouter sa raison et il assassine Jean.

Il en coûte cher d'être libre devant le pouvoir et d'avoir le courage de lui dire la vérité en face. Jean-Baptiste a eu cette audace. Il l'a payée de sa vie. Hérodiade aura eu sa tête.

« Après le meurtre de Jean-Baptiste, ses disciples s'étant présentés prirent le cadavre, l'ensevelirent et vinrent informer Jésus »

Il vont comme d'instinct vers le Seigneur, Celui qui un jour fera un si bel éloge de son ami :« Jean était la lampe qui brûle et qui éclaire, et vous avez accepté de vous réjouir un moment à sa lumière'

Père Gabriel

Bienheureux Guerric d'Igny (v. 1080-1157)
 

abbé Cistercien

3e Sermon pour la nativité de Jean Baptiste ; SC 202 (Sermons, t. 2; trad. sous la direction de P. Deseille ; Éd. du Cerf 1973; p. 343)

La grandeur de Jean le Baptiste
 

Ce qui a fait la grandeur de Jean, ce qui l'a rendu si grand entre les grands, c'est qu'il a mis le comble à ses vertus (...) en y ajoutant la plus grande de toutes, l'humilité. Alors qu'on le considérait comme le plus élevé de tous, il a mis au-dessus de lui, spontanément et avec l'empressement de l'amour, Celui qui est le plus humble de tous, et même tellement au-dessus de lui qu'il se déclare indigne de lui enlever ses sandales (Mt 3,11).

            Que d'autres donc s'émerveillent de ce que Jean ait été prédit par les prophètes, annoncé par un ange (...), né de parents si saints et si nobles, quoique âgés et stériles (...), qu'il ait préparé la voie du Rédempteur dans le désert, qu'il ait ramené les cœurs des pères vers les fils et ceux des fils vers les pères (Lc 1,17), qu'il ait été jugé digne de baptiser le Fils, d'entendre le Père, de voir le Saint Esprit (Lc 3,22), qu'enfin, il ait combattu jusqu'à la mort pour la vérité et que, pour être précurseur du Christ jusque dans le séjour des morts, il ait été martyr du Christ avant sa Passion. Que d'autres s'émerveillent de tout cela (...)

            Quant à nous, mes frères, c'est son humilité qui nous est proposée comme objet non seulement d'admiration, mais aussi d'imitation. Elle l'a incité à ne pas vouloir passer pour grand, alors qu'il le pouvait. (...) En effet, ce fidèle « ami de l'Époux » (Jn 3,29), qui aimait son Seigneur plus que lui-même, souhaitait « diminuer » pour que « lui il grandisse » (v. 30). Il s'efforçait d'augmenter la gloire du Christ en se faisant lui-même plus petit, exprimant par toute sa conduite ce que dirait l'apôtre Paul : « Ce n'est pas nous-mêmes que nous prêchons, mais le Seigneur Jésus Christ » (2Co 4,5).

Réflexion personnelle

Prière et Demande
Viens Esprit-Saint, Viens Esprit de Vérité emplis mon cœur de ta présence et allume en moi le feu de ton amour.
Seigneur, aide-moi à vivre ma foi avec authenticité et à ne pas avoir peur d’être un témoin de la vérité.

Reflexion
Cet’Évangile  nous présente deux personnages bien différents:
 Jean le Baptiste, « Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. » (Mc 1, 3) Jean n’avait pas peur de dire la vérité, il prêchait en effet un baptême de conversion. Il vivait selon la Parole du Père Éternel, il ne se préoccupait pas du qu’en dira-t-on, pas même des caprices de ce roi. Hélas il est conduit au martyr, pour avoir témoigné la Vérité de Dieu avec force, courage et authenticité. La prison fut la chambre de ses derniers jour,
 et il mourut martyr.
Hérode est un roi : envieux, avare, sensuel, orgueilleux et vaniteux. il vit replié sur lui-même, esclave de ses acditions, esclave de ces aprioris sur tous et sur les pensées d'autruis. Son orgueil est tel, qu'il conduit sa vie selon l'image qu'il croit avoir sur son peuple et ceux qu' l'entourent. 

Lors de son entretien avec Jésus pendant la Passion : sa superficialité lui faisait espérait assister à un tour de magie. Jésus ne lui adressera même pas la parole!

la bonté de Jésus est-tel qu'il le regardera avec trisresse, compassion et il priera pour lui sur sa croix.

Jean le Baptiste subira également une mort infâmante aux yeux des hommes ordinaires, et glorifiante et exemplaire aux yeux de Dieu.

Jean le Baptiste dérangeait: il ne pensait pas comme tout le monde, sa voix portait la Bonne Nouvelle. Sa voix s'est tue et ses Paroles ont continuées à raisonnées dans les vallées. Tout comme Caïn qui as tué son frère Abel, et Abel le premier martyr humain est resté dans la mémoire de Dieu et des hommes pour l'éternité.Ce qui prouve que l’amour et la vérité sont plus forts que la mort physique et terrestre.

De nos jours le sang des martyrs est devenu la semence d’une vie nouvelle, glorifiant Notre Seigneur, et ils restent dans la mémoires des humains de la terre entière dans l’Église pour les temps et des temps.
Ils sont le témoignage de la puissance de Jésus qui a vaincu la mort et que personne ne peut nous enlever le trésor de notre foi en Dieu.Nous le constatons en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud, en Europe dans les familles subissant l'incrédulitée cruelle des leurs comme Abel.
Il est vrai ce n'est pas facile de vivre sa foi avec authenticité, et Jean le Baptiste en témoigne.

Combien de chrétiens souffrent pour leur foi, même en France ?  la question  qui se pose: qui voulons-nous suivre ? Qui voulons-nous être ? Hérode au artifice lumineux artificiels ou Jean qui nous ouvre la porte de la lumière Éternelle ?

Qu'allons-nous choisir?une vie confortable et sans trop de difficultés, centrés sur nous-mêmes et sur l’opinion des autres, égoïste et sans espérance? entraînant une fin de une vie triste.

Ou bien choisirons-nous de suivre le Christ ? le style de vie assurement difficile et exigeant, surtout dans la société actuelle. Pourtant elle nous offre  une vie pleine, emplie de paix, d’amour et d’une joie intérieure profonde.
Jésus nous appelle et nous commande:  c’est d’aimer maintenant ton  Seigneur ton Dieu, de marcher dans ses chemins, de garder ses commandements, ses décrets et ses ordonnances.

Au fait que nous à promis Notre Père dans l'Ancien Testament?   (Dt 30, 15-20)

 

15 Vois ! Je mets aujourd’hui devant toi ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur. 

16 Ce que je te commande aujourd’hui, c’est d’aimer le Seigneur ton Dieu, de marcher dans ses chemins, de garder ses commandements, ses décrets et ses ordonnances. Alors, tu vivras et te multiplieras ; le Seigneur ton Dieu te bénira dans le pays dont tu vas prendre possession.

17 Mais si tu détournes ton cœur, si tu n’obéis pas, si tu te laisses entraîner à te prosterner devant d’autres dieux et à les servir,

18 je vous le déclare aujourd’hui : certainement vous périrez, vous ne vivrez pas de longs jours sur la terre dont vous allez prendre possession quand vous aurez passé le Jourdain.

19 Je prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance,

20 en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix, en vous attachant à lui ; c’est là que se trouve ta vie, une longue vie sur la terre que le Seigneur a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob.
 

Dialogue: Avec le Christ
Mon Seigneur, je t'ai choisis pour la vie et pour la garder dans l'éternité selon ta volonté et celle de notre Père.

Résolution
Écouter la voix de Dieu dans mon cœur et faire sa volonté.

 

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Accorde-nous l'entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur, car nous espérons en sa parole

Laudes et Messe

INTRODUCTION
V/ Seigneur, ouvre mes lèvres,
R/ et ma bouche publiera ta louange.
ANTIENNE INVITATOIRE
Venez, adorons le Maître du monde.

PSAUME INVITATOIRE(PSAUME 94)
Venez, exultons pour le Seigneur,
jubilons en Dieu notre salut,
présentons-nous devant Lui en l’acclamant,
avec des psaumes, chantons notre joie.

Car le Seigneur est le grand Dieu,
le grand Roi au-dessus de tous les dieux,
en sa main sont les gouffres de la terre,
et les sommets des montagnes sont à Lui.
À Lui, la mer, c’est Lui qui l’a faite,
et ses mains ont façonné la terre ferme.

Venez, adorons-Le, prosternons-nous,
à genoux devant le Seigneur qui nous a faits.
Car c’est Lui notre Dieu
et nous, le peuple de son pâturage,
et les brebis guidées par sa main.

Aujourd'hui écoutez donc sa voix,
n'endurcissez pas vos cœurs comme à Mériba,
comme au jour de Massa dans le désert,
où vos pères m'ont tenté et éprouvé
alors qu'ils avaient vu mes œuvres.

Quarante ans cette génération m'a irrité,
et j'ai dit : c'est un peuple au cœur égaré ;
ces gens-là n'ont pas connu mes chemins
c'est pourquoi j'ai juré dans ma colère :
ils n'entreront pas dans mon repos.

Rendons gloire au Père Tout-Puissant,
à son Fils Jésus-Christ, le Seigneur,
à l'Esprit qui habite en nos cœurs,
pour les siècles des siècles. Amen.

ANTIENNE
Mes yeux devancent l’aurore, car j’espère en ta parole, Seigneur.

PSAUME : 118-19
145 J’appelle de tout mon cœur : réponds-moi ;
je garderai tes commandements.
146 Je t’appelle, Seigneur, sauve-moi ;
j’observerai tes exigences.
147 Je devance l’aurore et j’implore :
j’espère en ta parole.
148 Mes yeux devancent la fin de la nuit
pour méditer sur ta promesse.
149 Dans ton amour, Seigneur, écoute ma voix :
selon tes décisions fais-moi vivre !
150 Ceux qui poursuivent le mal s’approchent,
ils s’éloignent de ta loi.
151 Toi, Seigneur, tu es proche,
tout dans tes ordres est vérité.
152 Depuis longtemps je le sais :
tu as fondé pour toujours tes exigences.
ANTIENNE
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur : il est pour moi le salut.

PSAUME : CANTIQUE DE MOÏSE (EX 15)
1 Je chanterai pour le Seigneur ! Éclatante est sa gloire :
il a jeté dans la mer cheval et cavalier !

2 Ma force et mon chant, c'est le Seigneur :
il est pour moi le salut. *
Il est mon Dieu, je le célèbre ;
j'exalte le Dieu de mon père.

3 Le Seigneur est le guerrier des combats ;
son nom est « Le Seigneur ».

4 Les chars du Pharaon et ses armées,
   il les lance dans la mer. *
L'élite de leurs chefs a sombré dans la mer Rouge.

7 La grandeur de ta gloire a brisé tes adversaires :
tu envoies ta colère qui les brûle comme un chaume.

8 Au souffle de tes narines, les eaux s'amoncellent : +
comme une digue, se dressent les flots ;
les abîmes se figent au cœur de la mer.

9 L'ennemi disait : « Je poursuis, je domine, +
je partage le butin, je m'en repais ;
je tire mon épée : je prends les dépouilles ! »

10 Tu souffles ton haleine : la mer les recouvre ; *
comme du plomb, ils s'abîment
   dans les eaux redoutables.

11 Qui est comme toi parmi les dieux, Seigneur ? +
Qui est comme toi, magnifique en sainteté,
terrible en ses exploits, auteur de prodiges ?

12 Tu étends ta main droite : la terre les avale. +
13 Tu conduis par ton amour ce peuple que tu as racheté ;
tu le guides par ta force vers ta sainte demeure.

17 Tu les amènes, tu les plantes
   sur la montagne, ton héritage, +
le lieu que tu as fait, Seigneur, pour l'habiter,
le sanctuaire, Seigneur, fondé par tes mains.

18 Le Seigneur régnera pour les siècles des siècles.

ANTIENNE
Alléluia !

PSAUME : 116
1 Louez le Seigneur, tous les peuples ;
fêtez-le, tous les pays !

2 Son amour envers nous s'est montré le plus fort ;
éternelle est la fidélité du Seigneur !
PAROLE DE DIEU : (2 P 1, 10-11)
Frères, redoublez d’efforts pour confirmer l’appel et le choix dont vous avez bénéficié ; en agissant ainsi, vous ne risquez pas de tomber. C'est ainsi que vous sera généreusement accordée l'entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ.
RÉPONS
R/ Voyez quel grand amour nous est donné !

V/ Enfants de Dieu, nous le sommes
dans le Fils unique ! R/

V/ Au-delà de toute souffrance,
une joie sans fin nous attend. R/

ANTIENNE DE ZACHARIE
Je désire connaître le Christ, la puissance de sa résurrection et la communion à ses souffrances.

CANTIQUE DE ZACHARIE (LC 1)
Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, *
qui a visité et racheté son peuple !

Il nous a suscité une force de salut *
dans la maison de David, son serviteur,

comme il l’avait dit par la bouche des Saints *
par ses prophètes, depuis les temps anciens,

salut qui nous arrache à nos ennemis, *
à la main de tous ceux qui nous haïssent,

miséricorde qu’Il montre envers nos pères, *
mémoire de son alliance sainte,

serment juré à notre père Abraham *
de nous accorder que sans crainte

délivrés de la main de nos ennemis +
nous le servions dans la sainteté et la justice, *
en sa présence tout au long de nos jours.

Et toi, petit enfant, tu seras appelé *
prophète du Très Haut :

Tu marcheras devant, à la face du Seigneur, *
et tu prépareras ses chemins

pour donner à son peuple la science du salut *
en la rémission de ses péchés ;

grâce à la miséricorde du Cœur de notre Dieu, *
l’Astre levant venu d’en Haut nous a visités,

pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres +
et l’ombre de la mort, *
pour conduire nos pas au chemin de la paix.

INTERCESSION
Avec toutes les générations qui ont chanté la gloire de la Vierge Marie, disons à Dieu notre reconnaissance :

R/Nous te louons, Seigneur, et nous te bénissons !
Pour l’humilité de la Vierge, et sa docilité à ta Parole,

Pour son allégresse et pour l’œuvre en elle de l’Esprit,

Pour l’enfant qu’elle a porté, qu’elle a couché dans la mangeoire,

Pour son offrande au Temple et son obéissance à la Loi,

Pour sa présence à Cana, pour sa tranquille prière,

Pour sa foi dans l’épreuve, pour sa force au calvaire,

Pour sa joie au matin de Pâques, et parce qu’elle est notre mère.

NOTRE PÈRE
Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du Mal.
Amen

ORAISON
Pour ta plus grande gloire, Seigneur, tu as suscité dans ton Église saint Ignace de Loyola : permets qu’avec son aide et à son exemple, après avoir combattu sur la terre, nous partagions sa victoire dans le ciel.

PRIÈRE SCOUTE : PRIÈRE DE ST IGNACE
Seigneur Jésus,
Apprenez-nous à être généreux,
A vous servir comme vous le méritez,
A donner sans compter,
A combattre sans souci des blessures,
A travailler sans chercher le repos,
A nous dépenser sans attendre d'autre récompense
Que celle de savoir
Que nous faisons votre Sainte Volonté.
Amen.

LECTURES DE LA MESSE

PREMIÈRE LECTURE
« En cette année jubilaire, chacun de vous réintégrera sa propriété » (Lv 25, 1.8-17)
Le Seigneur parla à Moïse sur le mont Sinaï et dit :
    « Vous compterez sept semaines d’années, c’est-à-dire sept fois sept ans, soit quarante-neuf ans.
    Le septième mois, le dix du mois, en la fête du Grand Pardon, vous sonnerez du cor pour l’ovation ; ce jour-là, dans tout votre pays, vous sonnerez du cor.
    Vous ferez de la cinquantième année une année sainte, et vous proclamerez la libération pour tous les habitants du pays.
Ce sera pour vous le jubilé :
chacun de vous réintégrera sa propriété, chacun de vous retournera dans son clan.
    Cette cinquantième année sera pour vous une année jubilaire :
vous ne ferez pas les semailles, vous ne moissonnerez pas le grain qui aura poussé tout seul, vous ne vendangerez pas la vigne non taillée.
    Le jubilé sera pour vous chose sainte, vous mangerez ce qui pousse dans les champs.

    En cette année jubilaire, chacun de vous réintégrera sa propriété.
    Si, dans l’intervalle, tu dois vendre ou acheter, n’exploite pas ton compatriote.
    Quand tu achèteras à ton compatriote, tu tiendras compte des années écoulées depuis le jubilé ; celui qui vend tiendra compte des années qui restent à courir.
    Plus il restera d’années,
plus tu augmenteras le prix ;
moins il en restera,
plus tu réduiras le prix,
car la vente ne concerne que le nombre des récoltes.
    Tu n’exploiteras pas ton compatriote,
tu craindras ton Dieu.
Je suis le Seigneur votre Dieu. »

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 66 (67), 2-3, 5, 7-8)
R/ Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ; qu’ils te rendent grâce tous ensemble !

Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,
que son visage s’illumine pour nous ;
et ton chemin sera connu sur la terre,
ton salut, parmi toutes les nations.

Que les nations chantent leur joie,
car tu gouvernes le monde avec justice ;
tu gouvernes les peuples avec droiture,
sur la terre, tu conduis les nations.

La terre a donné son fruit ;
Dieu, notre Dieu, nous bénit.
Que Dieu nous bénisse,
et que la terre tout entière l’adore !

ÉVANGILE
« Hérode envoya décapiter Jean dans la prison. Les disciples de Jean allèrent l’annoncer à Jésus » (Mt 14, 1-12)
En ce temps-là, Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, apprit la renommée de Jésus et dit à ses serviteurs :
« Celui-là, c’est Jean le Baptiste, il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. »
    Car Hérode avait fait arrêter Jean, l’avait fait enchaîner et mettre en prison.
C’était à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe.
    En effet, Jean lui avait dit :
« Tu n’as pas le droit de l’avoir pour femme. »
    Hérode cherchait à le faire mourir, mais il eut peur de la foule
qui le tenait pour un prophète.

    Lorsque arriva l’anniversaire d’Hérode, la fille d’Hérodiade dansa au milieu des convives, et elle plut à Hérode.
    Alors il s’engagea par serment à lui donner ce qu’elle demanderait.
    Poussée par sa mère, elle dit :
« Donne-moi ici, sur un plat,
la tête de Jean le Baptiste. »
    Le roi fut contrarié ; mais à cause de son serment et des convives,
il commanda de la lui donner.
    Il envoya décapiter Jean dans la prison.
    La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille,
qui l’apporta à sa mère.
    Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps,qu’ils ensevelirent ; puis ils allèrent l’annoncer à Jésus.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

CONSÉCRATION À NOTRE-DAME DES NEIGES
Ô Notre-Dame,
nous nous confions en vous, en votre obédience bénie et en votre garde très spéciale.
Aujourd’hui et chaque jour nous vous confions nos âmes et nos corps ; nous vous confions tout notre espoir et toute notre consolation ; toutes nos angoisses et nos misères ; notre vie et la fin de notre vie, pour que par votre très sainte intercession et par vos mérites, toutes nos actions soient dirigées et disposées selon votre volonté et celle de votre Fils.

Amen.

PAROLES DU SAINT PÈRE

 

C'est le modèle que Jean nous propose aujourd'hui, pour nous et pour l'Église.

Une Église qui est toujours au service de la Parole. Une Église qui ne prend jamais rien pour elle.

Aujourd'hui, dans la prière, nous avons demandé la grâce de la joie, nous avons demandé au Seigneur d'encourager cette Église dans son service de la Parole, d'être la voix de cette Parole, de prêcher cette Parole.

Nous demandons la grâce d'imiter Jean, sans idées propres, sans un Évangile conçu comme une propriété, juste une Église-voix qui pointe vers la Parole, et cela, jusqu'au martyre.

(Sainte Marthe, 24 juin 2013)

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