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Saint Jérôme de Stridon

Saint Jérôme de Stridon
Prêtre et docteur de l'Église
Auteur de la « Vulgate »

Jérôme, en latin : Eusebius Sophronius Hieronymus Stridonensis,  naît à Stridon (actuelle Croatie) vers 347 dans une famille chrétienne, qui lui assura une formation soignée, l'envoyant également à Rome pour perfectionner ses études. Dès sa jeunesse, il ressentit l'attrait de la vie dans le monde (cf. Ep 22, 7), mais en lui prévalurent le désir et l'intérêt pour la religion chrétienne. Après avoir reçu le Baptême vers 366, il s'orienta vers la vie ascétique et, s'étant rendu à Aquilée, il s'inséra dans un groupe de fervents chrétiens, qu'il définit comme un « chœur de bienheureux » (Chron. ad ann. 374) réuni autour de l'Évêque Valérien. Il partit ensuite pour l'Orient et vécut en ermite dans le désert de Calcide, au sud d'Alep (cf. Ep 14, 10), se consacrant sérieusement aux études. Il perfectionna sa connaissance du grec, commença l'étude de l'hébreu (cf. Ep 125, 12), transcrivit des codex et des œuvres patristiques (cf. Ep 5, 2). La méditation, la solitude, le contact avec la Parole de Dieu firent mûrir sa sensibilité chrétienne. Il sentit de manière plus aiguë le poids de ses expériences de jeunesse (cf. Ep 22, 7), et il ressentit vivement l'opposition entre la mentalité païenne et la vie chrétienne: une opposition rendue célèbre par la « vision » dramatique et vivante, dont il nous a laissé le récit. Dans celle-ci, il lui sembla être flagellé devant Dieu, car « cicéronien et non chrétien » (cf. Ep 22, 30).
En 382, il partit s'installer à Rome : là, le pape Damase, connaissant sa réputation d'ascète et sa compétence d'érudit, l'engagea comme secrétaire et conseiller; il l'encouragea à entreprendre une nouvelle traduction latine des textes bibliques pour des raisons pastorales et culturelles. Quelques personnes de l'aristocratie romaine, en particulier des nobles dames comme Paola, Marcella, Asella, Léa et d'autres, souhaitant s'engager sur la voie de la perfection chrétienne et approfondir leur connaissance de la Parole de Dieu, le choisirent comme guide spirituel et maître dans l'approche méthodique des textes sacrés. Ces nobles dames apprirent également le grec et l'hébreu.

Après la mort du pape Damase, Jérôme quitta Rome en 385 et entreprit un pèlerinage, tout d'abord en Terre Sainte, témoin silencieux de la vie terrestre du Christ, puis en Égypte, terre d'élection de nombreux moines (cf. Contra Rufinum 3, 22; Ep 108, 6-14). En 386, il s'arrêta à Bethléem, où, grâce à la générosité de la noble dame Paola, furent construits un monastère masculin, un monastère féminin et un hospice pour les pèlerins qui se rendaient en Terre Sainte, « pensant que Marie et Joseph n'avaient pas trouvé où faire halte » (Ep 108, 14). Il resta à Bethléem jusqu'à sa mort, en continuant à exercer une intense activité : il commenta la Parole de Dieu ; défendit la foi, s'opposant avec vigueur à différentes hérésies ; il exhorta les moines à la perfection ; il enseigna la culture classique et chrétienne à de jeunes élèves ; il accueillit avec une âme pastorale les pèlerins qui visitaient la Terre Sainte. Il s'éteignit dans sa cellule, près de la grotte de la Nativité, le 30 septembre 419/420.

BENOÎT XVI

En 382, il partit s'installer à Rome:  là, le Pape Damase, connaissant sa réputation d'ascète et sa compétence d'érudit, l'engagea comme secrétaire et conseiller; il l'encouragea à entreprendre une nouvelle traduction latine des textes bibliques pour des raisons pastorales et culturelles. Quelques personnes de l'aristocratie romaine, en particulier des nobles dames comme Paola, Marcella, Asella, Lea et d'autres, souhaitant s'engager sur la voie de la perfection chrétienne et approfondir leur connaissance de la Parole de Dieu, le choisirent comme guide spirituel et maître dans l'approche méthodique des textes sacrés. Ces nobles dames apprirent également le grec et l'hébreu.

Après la mort du Pape Damase, Jérôme quitta Rome en 385 et entreprit un pèlerinage, tout d'abord en Terre Sainte, témoin silencieux de la vie terrestre du Christ, puis en Egypte, terre d'élection de nombreux moines (cf. Contra Rufinum 3, 22; Ep 108, 6-14). En 386, il s'arrêta à Bethléem, où, grâce à la générosité de la noble dame Paola, furent construits un monastère masculin, un monastère féminin et un hospice pour les pèlerins qui se rendaient en Terre Sainte, "pensant que Marie et Joseph n'avaient pas trouvé où faire halte" (Ep 108, 14). Il resta à Bethléem jusqu'à sa mort, en continuant à exercer une intense activité:  il commenta la Parole de Dieu; défendit la foi, s'opposant avec vigueur à différentes hérésies; il exhorta les moines à la perfection; il enseigna la culture classique et chrétienne à de jeunes élèves; il accueillit avec une âme pastorale les pèlerins qui visitaient la Terre Sainte. Il s'éteignit dans sa cellule, près de la grotte de la Nativité, le 30 septembre 419/420.

Sa grande culture littéraire et sa vaste érudition permirent à Jérôme la révision et la traduction de nombreux textes bibliques:  un travail précieux pour l'Eglise latine et pour la culture occidentale. Sur la base des textes originaux en grec et en hébreu et grâce à la confrontation avec les versions précédentes, il effectua la révision des quatre Evangiles en langue latine, puis du Psautier et d'une grande partie de l'Ancien Testament. En tenant compte de l'original hébreu et grec, des Septante et de la version grecque classique de l'Ancien Testament remontant à l'époque pré-chrétienne, et des précédentes versions latines, Jérôme, ensuite assisté par d'autres collaborateurs, put offrir  une  meilleure  traduction:  elle constitue ce qu'on appelle la "Vulgate", le texte "officiel" de l'Eglise latine, qui a été reconnu comme tel par le Concile de Trente et qui, après la récente révision, demeure le texte "officiel" de l'Eglise de langue latine. Il est intéressant de souligner les critères auxquels ce grand bibliste s'est tenu dans son œuvre de traducteur. Il le révèle lui-même quand il affirme respecter jusqu'à l'ordre des mots dans les Saintes Ecritures, car dans celles-ci, dit-il, "l'ordre des mots est aussi un mystère" (Ep 57, 5), c'est-à-dire une révélation. Il réaffirme en outre la nécessité d'avoir recours aux textes originaux:  "S'il devait surgir une discussion entre les Latins sur le Nouveau Testament, en raison des leçons discordantes des manuscrits, ayons recours à l'original, c'est-à-dire au texte grec, langue dans laquelle a été écrit le Nouveau Pacte. De la même manière pour l'Ancien Testament, s'il existe des divergences entre les textes grecs et latins, nous devons faire appel au texte original, l'hébreu; de manière à ce que nous puissions retrouver tout ce qui naît de la source dans les ruisseaux" (Ep 106, 2). En outre, Jérôme commenta également de nombreux textes bibliques. Il pensait que les commentaires devaient offrir de nombreuses opinions, "de manière à ce que le lecteur avisé, après avoir lu les différentes explications et après avoir connu de nombreuses opinions - à accepter ou à refuser -, juge celle qui était la plus crédible et, comme un expert en monnaies, refuse la fausse monnaie" (Contra Rufinum 1, 16).

Il réfuta avec énergie et vigueur les hérétiques qui contestaient la tradition et la foi de l'Eglise. Il démontra également l'importance et la validité de la littérature chrétienne, devenue une véritable culture désormais digne d'être comparée avec la littérature classique:  il le fit en composant le De viris illustribus, une œuvre dans laquelle Jérôme présente les biographies de plus d'une centaine d'auteurs chrétiens. Il écrivit également des biographies de moines, illustrant à côté d'autres itinéraires spirituels également l'idéal monastique; en outre, il traduisit diverses œuvres d'auteurs grecs. Enfin, dans le fameux Epistolario, un chef-d'œuvre de la littérature latine, Jérôme apparaît avec ses caractéristiques d'homme cultivé, d'ascète et de guide des âmes.

Que pouvons-nous apprendre de saint Jérôme? Je pense en particulier ceci:  aimer la Parole de Dieu dans l'Ecriture Sainte. Saint Jérôme dit:  "Ignorer les Ecritures, c'est ignorer le Christ". C'est pourquoi, il est très important que chaque chrétien vive en contact et en dialogue personnel avec la Parole de Dieu qui nous a été donnée dans l'Ecriture Sainte. Notre dialogue avec elle doit toujours revêtir deux dimensions:  d'une part, il doit être un dialogue réellement personnel, car Dieu parle avec chacun de nous à travers l'Ecriture Sainte et possède un message pour chacun. Nous devons lire l'Ecriture Sainte non pas comme une parole du passé, mais comme une Parole de Dieu qui s'adresse également à nous et nous efforcer de comprendre ce que le Seigneur veut nous dire. Mais pour ne pas tomber dans l'individualisme, nous devons tenir compte du fait que la Parole de Dieu nous est donnée précisément pour construire la communion, pour nous unir dans la vérité de notre chemin vers Dieu. C'est pourquoi, tout en étant une Parole personnelle, elle est également une Parole qui construit une communauté, qui construit l'Eglise. Nous devons donc la lire en communion avec l'Eglise vivante. Le lieu privilégié de la lecture et de l'écoute de la Parole de Dieu est la liturgie, dans laquelle, en célébrant la parole et en rendant présent dans le Sacrement le Corps du Christ, nous réalisons la parole dans notre vie et la rendons présente parmi nous. Nous ne devons jamais  oublier  que  la Parole de Dieu transcende les temps. Les opinions humaines vont et viennent. Ce qui est très moderne aujourd'hui sera très vieux demain. La Parole de Dieu, au contraire, est une Parole de vie éternelle, elle porte en elle l'éternité, ce qui vaut pour toujours. En portant en nous la Parole de Dieu, nous portons donc en nous l'éternel, la vie éternelle.

Et ainsi, je conclus par une parole de saint Jérôme à saint Paulin de Nola. Dans celle-ci, le grand exégète exprime précisément cette réalité, c'est-à-dire que dans la Parole de Dieu, nous recevons l'éternité, la vie éternelle. Saint Jérôme dit:  "Cherchons à apprendre sur la terre les vérités dont la consistance persistera également au ciel" (Ep 53, 10).

 

Réellement "amoureux" de la Parole de Dieu, il se demandait:  "Comment pourrait-on vivre sans la science des Ecritures, à travers lesquelles on apprend à connaître le Christ lui-même, qui est la vie des croyants" (Ep 30, 7). La Bible, instrument "avec lequel Dieu parle chaque jour aux fidèles" (Ep 133, 13), devient ainsi un encouragement et la source de la vie chrétienne pour toutes les situations et pour chaque personne. Lire l'Ecriture signifie converser avec Dieu:  "Si tu pries - écrit-il à une noble jeune fille de Rome -, tu parles avec l'Epoux; si tu lis, c'est Lui qui te parle" (Ep 22, 25). L'étude et la méditation de l'Ecriture rendent l'homme sage et serein (cf. In Eph., prol.). Assurément, pour pénétrer toujours plus profondément la Parole de Dieu, une application constante et progressive est nécessaire. Jérôme recommandait ainsi au prêtre Népotien:  "Lis avec une grande fréquence les divines Ecritures; ou mieux, que le Livre Saint reste toujours entre tes mains. Apprends-là ce que tu dois enseigner" (Ep 52, 7). Il donnait les conseils suivants à la matrone romaine Leta pour l'éducation chrétienne de sa fille:  "Assure-toi qu'elle étudie chaque jour un passage de l'Ecriture... Qu'à la prière elle fasse suivre la lecture, et à la lecture la prière... Au lieu des bijoux et des vêtements de soie, qu'elle aime les Livres divins" (Ep 107, 9.12). Avec la méditation et la science des Ecritures se "conserve l'équilibre de l'âme" (Ad Eph., prol.). Seul un profond esprit de prière et l'assistance de l'Esprit Saint peuvent  nous  introduire à la compréhension de la Bible:  "Dans l'interprétation des Saintes Ecritures, nous avons toujours besoin de l'assistance de l'Esprit Saint" (In Mich. 1, 1, 10, 15).

Un amour passionné pour les Ecritures imprégna donc toute la vie de Jérôme, un amour qu'il chercha toujours à susciter également chez les fidèles. Il recommandait à l'une de ses filles spirituelles:  "Aime l'Ecriture Sainte et la sagesse t'aimera; aime-la tendrement, et celle-ci te préservera; honore-la et tu recevras ses caresses. Qu'elle soit pour toi comme tes colliers et tes boucles d'oreille" (Ep 130, 20). Et encore:  "Aime la science de l'Ecriture, et tu n'aimeras pas les vices de la chair" (Ep 125, 11).

Pour Jérôme, un critère de méthode fondamental dans l'interprétation des Ecritures était l'harmonie avec le magistère de l'Eglise. Nous ne pouvons jamais lire l'Ecriture seuls. Nous trouvons trop de portes fermées et nous glissons facilement dans l'erreur. La Bible a été écrite par le Peuple de Dieu et pour le Peuple de Dieu, sous l'inspiration de l'Esprit Saint. Ce n'est que dans cette communion avec le Peuple de Dieu que nous pouvons réellement entrer avec le "nous" au centre de la vérité que Dieu lui-même veut nous dire. Pour lui, une interprétation authentique de la Bible devait toujours être en harmonieuse concordance avec la foi de l'Eglise catholique. Il ne s'agit pas d'une exigence imposée à ce Livre de l'extérieur; le Livre est précisément la voix du Peuple de Dieu en pèlerinage et ce n'est que dans la foi de ce Peuple que nous sommes, pour ainsi dire, dans la juste tonalité pour comprendre l'Ecriture Sainte. Il admonestait donc:  "Reste fermement attaché à la doctrine traditionnelle qui t'a été enseignée, afin que tu puisses exhorter selon la saine doctrine et réfuter ceux qui la contredisent" (Ep 52, 7). En particulier, étant donné que Jésus Christ a fondé son Eglise sur Pierre, chaque chrétien - concluait-il - doit être en communion "avec la Chaire de saint Pierre. Je sais que sur cette pierre l'Eglise est édifiée" (Ep 15, 2). Par conséquent, et de façon directe, il déclarait:  "Je suis avec quiconque est uni à la Chaire de saint Pierre" (Ep 16).

Jérôme ne néglige pas, bien sûr, l'aspect éthique. Il rappelle au contraire souvent le devoir d'accorder sa propre vie avec la Parole divine et ce n'est qu'en la vivant que nous trouvons également la capacité de la comprendre. Cette cohérence est indispensable pour chaque chrétien, et en particulier pour le prédicateur, afin que ses actions, si elles étaient discordantes par rapport au discours, ne le mettent pas dans l'embarras. Ainsi exhorte-t-il le prêtre Népotien:  "Que tes actions ne démentent pas tes paroles, afin que, lorsque tu prêches à l'église, il n'arrive pas que quelqu'un commente en son for intérieur:  "Pourquoi n'agis-tu pas précisément ainsi?" Cela est vraiment plaisant de voir ce maître qui, le ventre plein, disserte sur le jeûne; même un voleur peut blâmer l'avarice; mais chez le prêtre du Christ, l'esprit et la parole doivent s'accorder" (Ep 52, 7). Dans une autre lettre, Jérôme réaffirme:  "Même si elle possède une doctrine splendide, la personne qui se sent condamnée par sa propre conscience se sent honteuse" (Ep 127, 4). Toujours sur le thème de la cohérence, il observe:  l'Evangile doit se traduire par des attitudes de charité véritable, car en chaque être humain, la Personne même du Christ est présente. En s'adressant, par exemple, au prêtre Paulin (qui devint ensuite Evêque de Nola et saint), Jérôme le conseillait ainsi:  "Le véritable temple du Christ est l'âme du fidèle:  orne-le, ce sanctuaire, embellis-le, dépose en lui tes offrandes et reçois le Christ. Dans quel but revêtir les murs de pierres précieuses, si le Christ meurt de faim dans la personne d'un pauvre?" (Ep 58, 7). Jérôme concrétise:  il faut "vêtir le Christ chez les pauvres, lui rendre visite chez les personnes qui souffrent, le nourrir chez les affamés, le loger chez les sans-abris" (Ep 130, 14). L'amour pour le Christ, nourri par l'étude et la méditation, nous fait surmonter chaque difficulté:  "Aimons nous aussi Jésus Christ, recherchons toujours l'union avec lui:  alors, même ce qui est difficile nous semblera facile" (Ep 22, 40).

Jérôme, défini par Prospère d'Aquitaine comme un "modèle de conduite et maître du genre humain" (Carmen de ingratis, 57), nous a également laissé un enseignement riche et varié sur l'ascétisme chrétien. Il rappelle qu'un courageux engagement vers la perfection demande une vigilance constante, de fréquentes mortifications, toutefois avec modération et prudence, un travail intellectuel ou manuel assidu pour éviter l'oisiveté (cf. Epp 125, 11 et 130, 15), et surtout l'obéissance à Dieu:  "Rien... ne plaît autant à Dieu que l'obéissance..., qui est la plus excellente et l'unique vertu" (Hom. de oboedientia:  CCL 78,552). La pratique des pèlerinages peut également appartenir au chemin ascétique. Jérôme donna en particulier une impulsion à ceux en Terre Sainte, où les pèlerins étaient accueillis et logés dans des édifices élevés à côté du monastère de Bethléem, grâce à la générosité de la noble dame Paule, fille spirituelle de Jérôme (cf. Ep 108, 14).

Enfin, on ne peut pas oublier la contribution apportée par Jérôme dans le domaine de la pédagogie chrétienne (cf. Epp 107 et 128). Il se propose de former "une âme qui doit devenir le temple du Seigneur" (Ep 107, 4), une "pierre très précieuse" aux yeux de Dieu (Ep 107, 13). Avec une profonde intuition, il conseille de la préserver du mal et des occasions de pécher, d'exclure les amitiés équivoques ou débauchées (cf. Ep 107, 4 et 8-9; cf. également Ep 128, 3-4). Il exhorte surtout les parents pour qu'ils créent  un  environnement  serein   et joyeux autour des enfants, pour qu'ils les incitent à l'étude et au travail, également par la louange et l'émulation (cf. Epp 107, 4 et 128, 1), qu'ils les encouragent à surmonter les difficultés, qu'ils favorisent entre eux les bonnes habitudes et qu'ils les préservent d'en prendre de mauvaises car - et il cite là une phrase de Publilius Syrus entendue à l'école - "difficilement tu réussiras à te corriger de ces choses dont tu prends tranquillement l'habitude" (Ep 107, 8). Les parents sont les principaux éducateurs des enfants, les premiers maîtres de vie. Avec une grande clarté, Jérôme, s'adressant à la mère d'une jeune fille et mentionnant ensuite le père, admoneste, comme exprimant une exigence fondamentale de chaque créature humaine qui commence son existence:  "Qu'elle trouve en toi sa maîtresse, et que sa jeunesse inexpérimentée regarde vers toi avec émerveillement. Que ni en toi, ni en son père elle ne voie jamais d'attitudes qui la conduisent au péché, si elles devaient être imitées. Rappelez-vous que... vous pouvez davantage l'éduquer par l'exemple que par la parole" (Ep 107, 9). Parmi les principales intuitions de Jérôme comme pédagogue, on doit souligner l'importance attribuée à une éducation saine et complète dès la prime enfance, la responsabilité particulière reconnue aux parents, l'urgence d'une sérieuse formation morale et religieuse, l'exigence de l'étude pour une formation humaine plus complète. En outre, un aspect assez négligé à l'époque antique, mais considéré comme vital par notre auteur, est la promotion de la femme, à laquelle il reconnaît le droit à une formation complète:  humaine, scolaire, religieuse, professionnelle. Et nous voyons précisément aujourd'hui que l'éducation de la personnalité dans son intégralité, l'éducation à la responsabilité devant Dieu et devant l'homme, est la véritable condition de tout progrès, de toute paix, de toute réconciliation et d'exclusion de la violence. L'éducation devant Dieu et devant l'homme:  c'est l'Ecriture Sainte qui nous indique la direction de l'éducation et ainsi, du véritable humanisme.

Nous ne pouvons pas conclure ces rapides annotations sur cet éminent Père de l'Eglise sans mentionner la contribution efficace qu'il apporta à la préservation d'éléments positifs et valables des antiques cultures juive, grecque et romaine au sein de la civilisation chrétienne naissante. Jérôme a reconnu et assimilé les valeurs artistiques, la richesse des sentiments et l'harmonie des images présentes chez les classiques, qui éduquent le cœur et l'imagination à de nobles sentiments. Il a en particulier placé au centre de sa vie et de son activité la Parole de Dieu, qui indique à l'homme les chemins de la vie, et lui révèle les secrets de la sainteté. Nous ne pouvons que lui être profondément reconnaissants pour tout cela, précisément dans le monde d'aujourd'hui.

BENOÎT XVI

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dites d’abord : ‘Paix à cette maison.’ S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,1-12.
 

En ce temps-là, parmi les disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre.
Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.
Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin.
Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : ‘Paix à cette maison.’
S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous.
Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté.
Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.” »
Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, allez sur les places et dites :
“Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous l’enlevons pour vous la laisser. Toutefois, sachez-le : le règne de Dieu s’est approché.”
Je vous le déclare : au dernier jour, Sodome sera mieux traitée que cette ville. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Saint Ambroise (v. 340-397)
évêque de Milan et docteur de l'Église

Commentaire sur l'évangile de Luc, 7, 45.59 ; SC 52 (Traité sur l'Évangile de S. Luc, t. II; trad. G. Tissot; Éd. du Cerf 1958; p. 23s rev.)
« Comme des agneaux au milieu des loups »


En envoyant des disciples à sa moisson, qui avait bien été semée par le Verbe du Père, mais qui demandait à être travaillée, cultivée, soignée avec sollicitude pour que les oiseaux ne pillent pas la semence, Jésus leur déclare : « Voici que je vous envoie comme des agneaux parmi les loups » (...) Le Bon Pasteur ne saurait redouter les loups pour son troupeau ; ces disciples sont envoyés non pour être une proie, mais pour répandre la grâce. La sollicitude du Bon Pasteur fait que les loups ne peuvent rien entreprendre contre ces agneaux qu'il envoie. Il les envoie pour que se réalise la prophétie d'Isaïe : « Alors loups et agneaux iront paître ensemble » (Is 65,25). (...) D'ailleurs, les disciples envoyés n'ont-ils pas ordre de n'avoir même pas un bâton à la main ? (...)

            Ce que le Seigneur humble a prescrit, ses disciples l'accomplissent donc aussi par la pratique de l'humilité. Car il les envoie semer la foi non par la contrainte, mais par l'enseignement ; non pas en déployant la force de leur pouvoir, mais en exaltant la doctrine de l'humilité. Et il a jugé bon de joindre la patience à l'humilité, car au témoignage de Pierre : « Quand on lui parlait mal, le Christ n'a pas répondu en mal ; quand on le frappait, il n'a pas rendu les coups » (1P 2,23).

      Cela revient à dire : « Soyez mes imitateurs : laissez tomber le goût de la vengeance, répondez aux coups de l'arrogance non pas en rendant le mal mais par une patience qui pardonne. Personne ne doit imiter pour son compte ce qu'il reprend chez autrui ; la douceur répond de façon plus forte encore aux insolents ».

Méditation de l'Evangile 

Père Gabriel

Jésus nous parle de l'apôtre selon son coeur

Devant l'immense détresse spirituelle des hommes, devant la pénurie d'ouvriers, retentit le cri du Seigneur-Jésus :  « Demandez au Maître de la moisson, au Père, d'envoyer des ouvriers à sa moisson… » Nous oublions trop que c'est le Père qui, à notre prière, envoie les ouvriers à la moisson 

Jésus nous parle de l'apôtre selon son cœur et nous le décrit dans les conseils qu'Il adresse lui-même à ses disciples.

On n'annonce jamais Jésus seul. Au moment de la mission des 72 disciples, Jésus les envoie, deux par deux. Il veut qu'ils s'entendent dans ce témoignage porté sur Lui. Et, « envoyés  » ils marchaient en éclaireurs, devant Lui.

Ce ne sont pas eux qui prêchent, mais c'est le Seigneur qu'ils proclament, en toute cité et en tout lieu. C'est un des principes de Jésus; ce sont les chrétiens qui préparent sa venue en tout lieu.

« Le Seigneur désigna 72 disciples et les envoya devant Lui, deux par deux, en chaque ville et localité où Il devait Lui-même se rendre »

Puis, devant l'immense détresse spirituelle des hommes, devant la pénurie d'ouvriers, retentit le cri du Seigneur-Jésus :  « Demandez au Maître de la moisson, au Père, d'envoyer des ouvriers à sa moisson… »
Nous oublions trop que c'est le Père qui, à notre prière, envoie les ouvriers à la moisson !

« Allez, voici que Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. Ne portez ni bourse ni besace, ni chaussures, et ne saluez personne sur le chemin. »

Jésus décrit ici la liberté d'esprit et l'allure de celui qui veut annoncer le Royaume. Il a besoin de se libérer de toute attache et de toute possession. Inutile d'emporter un monceau de bagages ni de rechercher de multiples relations. La seule richesse que l'apôtre doit emporter dans ses bagages, c'est la Bonne Nouvelle du Royaume. L'apôtre sera pauvre dans ses relations, pauvre de puissance et d'influence, car il s'agit pour lui de s'appuyer sur Dieu et non pas sur l'amitié humaine pour annoncer le Royaume.

L'apôtre sera doux. La rudesse n'est pas une vertu apostolique. Douceur ne veut pas dire faiblesse, mais elle veut dire compréhension. « Comme un agneau parmi les loups… » Il veut l'apôtre messager de paix et non discutailleur. La rudesse est si commode !

« Et dans quelque ville que vous entriez et où l'on vous aurait reçus, mangez ce qui vous sera servi »

Il veut des gens simples, qui ne fassent pas de manières et acceptent, sans façons, ce qu'on leur offrira. D'ailleurs, comme tout travailleur, l'apôtre mérite son salaire et n'a pas à en rougir. Il n'est pas un fainéant, un inutile. Mais qu'il ne court de fête en fête, de dîner en dîner, de maison en maison !

Une autre des recommandations essentielles de Jésus aux apôtres : C'est de guérir les malades ; il y a bien des manières de guérir les malades. Il y a celle du médecin, bien utile ! Mais Jésus donne une clef toute différente aux siens :

« Guérissez les malades… et dites-leur : le Règne de Dieu est proche de vous »

Oui, le Royaume de Dieu est tout proche, il est à l'intérieur de ceux qui souffrent. Ils sont tout près de ce Royaume ! Ils brûlent. Et il suffit de le leur dire, afin qu'ils s'unissent à la Rédemption et à la croix du Seigneur et que, sarments, ils se sentent  ou sont de ce même cep planté par le Père.

 “Mon Père est le vigneron…Et tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde afin qu'il porte du fruit davantage”

Ce dernier conseil donné à ses apôtres nous révèlent les préoccupations de son coeur. Le mystère de la souffrance ne nous éloigne pas du Règne de Dieu, mais nous en rend plus proche. Voilà pourquoi Il a voulu prendre lui-même le chemin de la souffrance pour l'expliquer à nos coeurs.

” Il faut que le fils de l'homme souffre beaucoup “

Ce ne sont pas les raisonnements qui nous aident dans la maladie, mais l'amitié d'un Dieu qui a su souffrir.

Il y a, enfin et surtout, une étonnante unité entre l'apôtre et le Seigneur, car l'apôtre puise sa force et sa vitalité jusque dans la Trinité à travers Jésus :

” Ceux qui vous écoutent m'écoutent, celui qui vous rejette me rejette ; or, celui qui me rejette rejette Celui qui m'a envoyé. Mais celui qui vous reçoit me reçoit. Celui qui me reçoit reçoit Celui qui m'a envoyé.”

Etonnant destin !

Père Gabriel

Homélie du père Gilbert Adam

Jésus soupira profondément en son esprit et dit :

Pourquoi cette génération demande–t–elle un signe ?

« Qu’a cette génération à demander un signe ? En vérité, je vous le dis, il ne sera pas donné de signe à cette génération. »

 

« Les pharisiens survinrent et se mirent à discuter avec Jésus : pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient un signe venant du ciel. » Jésus vient restaurer notre relation avec Dieu. Au lieu d’être reçu, il est suspecté ! Cette attitude détériore toute relation qui demande à priori la confiance, surtout dans la relation avec Dieu. Les Pharisiens se sont approprier le monopole de la relation à Dieu et des dons de Dieu. Quand nous nous recevons de Dieu, la plus belle attitude est celle de l’action de grâce qui déborde en supplication et en reconnaissance. Dieu est si bon qu’il nous donne ce qu’il a de meilleur. La Vierge Marie, en présentant Jésus au Temple a donné ce qu’elle avait reçu de plus merveilleux : Jésus, elle l’a remis à Dieu. N’est-ce pas la meilleure manière de garder le don en Dieu ? Le consacrer, le mettre au service de Dieu au lieu de nous approprier les dons de Dieu !

"Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit : « Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe ? Amen, je vous le déclare : aucun signe ne sera donné à cette génération. »

Notre vie est remplie des signes de la tendresse de Dieu ! Faut-il que nous cherchions à l’extérieur ce que nous ne voyons pas à l’intérieur ? Nous n’avons pas besoin de demander des signes comme les pharisiens de l’Evangile. Jésus a beaucoup parlé, Il a fait des signes étonnants. Mais les Pharisiens ne croient pas en Lui. Alors Jésus soupire au plus profond de lui-même, Il est meurtri. Il remonte dans la barque, et il s’en va, montrant ainsi son désaccord. Il est en droit d’attendre une relation d’amour réciproque qui se donne dans la reconnaissance car Dieu attend que nous demeurions dans cette relation d’amour.

« Et les laissant là, il s’embarqua de nouveau et partit pour l’autre rive. »

Nous demandons la grâce de rejoindre la Vierge Marie dans son offrande : Nous voulons rendre grâce à Dieu pour tout ce qu’il nous donne et cultiver le don de Dieu. Si Dieu nous a fait un don et que nous demeurons dans l’action de grâce, nous demeurons dans la grâce du don qu’il nous a fait. Le don qu’il nous a fait, n’est pas fait à un moment précis et pour un temps qui finirait. Le don que Dieu nous fait est infini, il est de toujours à toujours. Nous demeurons dans le don de Dieu, ainsi il demeure et nous nous réjouissons de ce don. Nous n’avons pas besoin de demander des signes puisque nous recevons les dons de Dieu avec action de grâce et nous célébrons les merveilles de Dieu. Les merveilles que Dieu fait sont innombrables ! Le signe de l’Amour infini de Dieu est à l’intérieur de notre relation à Dieu.

Il est bon de remercier Notre Père, Notre Seigneur de nous avoir accordé la Grâce de tout ce qu'il nous donne. Et au qui a intercédé pour nous.  

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Paix à cette maison.” S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous.

LECTURES DE LA MESSE
 

PREMIÈRE LECTURE
« Esdras ouvrit le livre de la Loi, il bénit le Seigneur, et tout le peuple répondit : Amen ! Amen ! » (Ne 8, 1-4a.5-6.7b-12)
Lecture du livre de Néhémie

En ces jours-là, tout le peuple se rassembla comme un seul homme sur la place située devant la porte des Eaux.
On demanda au scribe Esdras d’apporter le livre de la loi de Moïse, que le Seigneur avait prescrite à Israël.
    Alors le prêtre Esdras apporta la Loi en présence de l’assemblée, composée des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre.
C’était le premier jour du septième mois.
    Esdras, tourné vers la place de la porte des Eaux, fit la lecture dans le livre, depuis le lever du jour jusqu’à midi, en présence des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre :
tout le peuple écoutait la lecture de la Loi.
    Le scribe Esdras se tenait sur une tribune de bois, construite tout exprès.
    Esdras ouvrit le livre ; tout le peuple le voyait, car il dominait l’assemblée.
Quand il ouvrit le livre, tout le monde se mit debout.
    Alors Esdras bénit le Seigneur, le Dieu très grand, et tout le peuple, levant les mains, répondit :
« Amen ! Amen ! »
Puis ils s’inclinèrent et se prosternèrent devant le Seigneur, le visage contre terre.
    Les lévites expliquaient la Loi au peuple, pendant que le peuple demeurait debout sur place.
    Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu, puis les lévites traduisaient, donnaient le sens, et l’on pouvait comprendre.

    Néhémie le gouverneur, Esdras qui était prêtre et scribe, et les lévites qui donnaient les explications, dirent à tout le peuple :
« Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu !
Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! »
Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi.
    Esdras leur dit encore :
« Allez, mangez des viandes savoureuses, buvez des boissons aromatisées, et envoyez une part à celui qui n’a rien de prêt.
Car ce jour est consacré à notre Dieu !
Ne vous affligez pas :
la joie du Seigneur est votre rempart ! »
    Les lévites calmaient tout le peuple en disant :
« Cessez de pleurer, car ce jour est saint.
Ne vous affligez pas ! »
    Puis tout le peuple se dispersa pour aller manger, boire, envoyer des parts à ceux qui n’avaient rien de prêt, et se livrer à de grandes réjouissances ; en effet, ils avaient compris les paroles qu’on leur avait fait entendre.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 18b (19), 8, 9, 10, 11)
R/ Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur. (Ps 18b, 9ab)

La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ;
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.

Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur ;
le commandement du Seigneur est limpide,
il clarifie le regard.

La crainte qu’il inspire est pure,
elle est là pour toujours ;
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables :

plus désirables que l’or,
qu’une masse d’or fin,
plus savoureuses que le miel
qui coule des rayons.

ÉVANGILE
« Votre paix ira reposer sur lui » (Lc 10, 1-12)
Alléluia. Alléluia.
Le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.
Alléluia. (Mc 1, 15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, parmi les disciples le Seigneur en désigna encore 72,
et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre.
Il leur dit :
« La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.
    Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
    Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin.
    Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord :
“Paix à cette maison.”
    S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous.
    Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire.
Ne passez pas de maison en maison.
    Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis,  mangez ce qui vous est présenté.
    Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur :
“Le règne de Dieu s’est approché de vous.”
    Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, allez sur les places et dites :
    “Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous l’enlevons pour vous la laisser.
Toutefois, sachez-le :
le règne de Dieu s’est approché.”
    Je vous le déclare :
au dernier jour, Sodome sera mieux traitée que cette ville. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE


En envoyant les soixante-douze disciples, Jésus leur donne des instructions précises, qui expriment les caractéristiques de la mission. Ces impératifs montrent que la mission est fondée sur la prière; qu'elle est itinérante: elle n'est pas statique, elle est itinérante; qu'elle exige le détachement et la pauvreté; qu'elle apporte la paix et la guérison, signes de la proximité du Royaume de Dieu; qu'elle n'est pas prosélytisme mais annonce et témoignage; et qu'elle exige aussi la franchise et la liberté évangélique de partir, en soulignant la responsabilité d'avoir rejeté le message du salut, mais sans condamnation ni malédiction. Invoquons ensemble la protection maternelle de Marie Très Sainte, afin qu'elle soutienne en tout lieu la mission des disciples du Christ; la mission d'annoncer à tous que Dieu nous aime, veut nous sauver et nous appelle à faire partie de son Royaume. (Angélus, 7 juillet 2019)

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Moineau, une sentinelle urbaine dans ‘’Nos Amis sauvages’’

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Gorgebleue le magnifique

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Cet après-midi on va au cinéma

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soirée musical pour rester à l'abri des premiers froid et du vent

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Quelques Saints du 29 septembre autres que les trois Archanges du Seigneur

Bx Charles de Blois
Duc de Bretagne

C harles naît à Blois, en 1319, de Guy Ier de Châtillon, comte de Blois et de Marguerite de Valois, sœur de Philippe de Valois.

 Il fut baron de Mayenne, seigneur de Guise et, par mariage, comte baillistre de Penthièvre, et duc baillistre de Bretagne.

À Paris le 4 juin 1337, Charles de Blois épouse Jeanne de Penthièvre, dite Jeanne la Boiteuse, fille de Guy de Penthièvre, nièce du duc Jean III de Bretagne et petite-fille d'Arthur II de Bretagne. Les conditions du mariage prévoient que Charles de Blois prendra le nom et les armes de Bretagne et qu'il succèdera au duc Jean III, qui n'avait pas d'enfants.
Le duc Jean III n'ayant pas voulu clarifier sa succession de son vivant, sa mort en 1341 déclenche entre les compétiteurs une guerre sanglante qui dure vingt-trois ans : la guerre de Succession de Bretagne.

Par l'arrêt de Conflans, le roi Philippe VI reconnaît son neveu Charles de Blois duc baillistre de Bretagne et reçoit son hommage. La plupart des seigneurs et des barons lui prêtent foi et hommage, comme à l'héritier présomptif de leur souverain, mais Jean, comte de Montfort, demi-frère de Jean III, prétend aussi hériter de son duché.

En octobre 1341, Charles de Blois marche à la suite de Jean, duc de Normandie et héritier présomptif de la couronne de France, pour soutenir ses prétentions sur le duché de Bretagne contre Jean de Montfort. En 1344, il prend Quimper.

Le 18 juin 1347, il est fait prisonnier par les Anglais lors de la bataille de La Roche-Derrien. Alors qu'il est enfermé dans la Tour de Londres, Jeanne de Penthièvre continue la guerre contre Jeanne de Flandre, l'épouse du comte de Montfort.
Il est libéré le 10 août 1356, après neuf ans de captivité dont la majeure partie en Angleterre, après s'être engagé à verser une rançon de 700 000 florins d'or, rançon en partie payée avant que sa mort au combat n'y mette terme.
Malgré quelques moments de répit, cette guerre durait depuis plus de vingt ans ; elle n'avait pas compté, dit-on, moins de quinze cents batailles et de huit cents assauts ; elle avait été marquée, de côté et d'autre, par des succès et des revers ; il était dans les desseins de Dieu que le bienheureux duc n'en vît pas la fin sur cette terre.

Le 29 septembre 1364, les partisans du duc de Montfort, qui comptaient dans leurs rangs une multitude d'Anglais, sous la conduite de Chandos, étaient en présence des troupes de Charles de Blois, dans les environs d'Auray.
Une dernière tentative de conciliation ayant échoué, on en vint aux mains.
La mêlée fut terrible. Du côté de Charles, Bertrand du Guesclin, à la tête des chevaliers bretons, fit des prodiges de valeur, mais Chandos s'était acharné sur le corps de troupes que dirigeait en personne le duc de Bretagne.
Bientôt, Charles fut tellement resserré par ses ennemis qu'on n'eut plus de doute sur l'issue de la journée. Un soldat anglais, ayant réussi à faire sauter son casque, lui enfonça son épée dans la gorge.
Le duc tomba baigné dans son sang. Son chapelain, qui ne l'avait pas quitté, se pencha vers lui, l'exhorta à pardonner à tous ses ennemis, lui renouvelant de son côté la grâce de l'absolution ; « Ah ! Seigneur Dieu ! », murmura le mourant, et il expira.

Du fait de sa piété sans faille et ses neuf années d'emprisonnement à Londres, le 14 décembre 1904, saint Pie X (Giuseppe Melchiorre Sarto, 1903-1914) a solennellement reconnu que le culte du bienheureux Charles de Blois s'était maintenu à travers les siècles.

Autres Fêtes du Jour


Saint Alaric  prêtre et ermite (✝ 973)
Vénérable Antonin Cyril Stojan  archevêque d'Olomouc (✝ 1923)
Bx Antonio Arribas Hortigüela et 6 compagnons prêtres et religieux, Missionnaires du Sacré-Coeur de Jésus, martyrs (✝ 1936)
Vénérable Bernardin de Calenzana prêtre franciscain (✝ 1653)
Saint Bouin (✝ 570)
Vénérable Carlo Salerio prêtre milanais (✝ 1870)
Bienheureux Charles de Blois Duc de Bretagne (✝ 1364)
Saint Cyprien d'Oustioug (✝ 1276)
Saint Cyriaque anachorète en Palestine (✝ 556)
Saint Eutychès  évêque et martyr (date ?)
Saint Fraterne  évêque d'Auxerre (✝ 451)
Saintes Gaïané et Rhipsimé  martyres en Arménie (IVe siècle)
Saint Gobdela  martyr (IVe siècle)
Sainte Gudélie  martyre perse (✝ v. 340)
Saint Jan de Dukla Prêtre franciscain conventuel (✝ 1484)
Bienheureux Jean de Gand (✝ 1419)
Bienheureux Jean de Montmirail moine (✝ 1217)
Bienheureux Lazare de Kyoto (✝ 1637)
Saint Litwin Évêque de Trèves (✝ v. 717)
Bx Luigi Monza prêtre diocésain italien - fondateur des Petites apôtres de la charité. (✝ 1954)
Vénérable Marcello Labor  prêtre italien (✝ 1954)
Saints martyrs à Nagasaki  prêtres et laïcs (✝ 1636)
Saint Maurice de Carnoët  abbé en Bretagne (✝ 1191)
Vble Miguel Ángel Builes  évêque et fondateur de congrégations en Colombie (✝ 1971)
Bx Nicolas de Forca  prêtre dans l'Ordre des Ermites de Saint Jérôme à Rome (✝ 1449)
Bx Paul, Vincent, Darius, Jacques, François  martyrs de la guerre civile espagnole (✝ 1936)
Bienheureux Richard Rolle mystique anglais (✝ 1349)
Vénérable Sisto Riario Sforza évêque et cardinal italien (✝ 1877)
Sainte Théodote martyre de Thrace (✝ v. 318)

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29 septembre 1399 Richard II abdique

29 septembre 1399
Richard II abdique

 

Richard II est le dernier roi de la dynastie des Plantagenets, qui s'est installée en Angleterre deux siècles et demi plus tôt, avec le couronnement d'Henri II et Aliénor.

Il est le petit-fils du roi Édouard III, le vainqueur de Crécy, et le fils du Prince Noir Édouard de Woodstock, qui a de son côté vaincu les Français à Poitiers.

Son père étant mort prématurément, il n'a que dix ans quand il monte sur le trône à la mort d'Édouard III, le 21 juin 1377. Il n'en aura que trente-deux quand il va abdiquer le 29 septembre 1399, sous la pression des barons anglais et des représentants des Communes, au terme d'un règne aussi troublé que fascinant.

Un règne troublé
 

Le couronnement de Richard II (miniature extraite des Anciennes et Nouvelles chroniques d'Angleterre)Lorsque Richard II monte sur le trône, la situation du royaume est critique.

Sous l'effet des contre-offensives victorieuses de Du Guesclin, l'Angleterre a perdu la plupart des provinces qu'elle avait conquises en France pendant la première période de la guerre de Cent Ans.

Cela fait beaucoup de revenus en moins pour la noblesse.

Le nouveau roi, n'ayant que dix ans à son avènement, doit laisser la régence à son oncle, Jean de Gand, un baron avide et détesté du peuple.

Il va lever de nouvelles taxes pour pallier l'appauvrissement de la noblesse. C'est l'origine de violentes secousses sociales et politiques.

La révolte paysanne de Wat Tyler

Le couronnement de Richard II (miniature extraite des Anciennes et Nouvelles chroniques d'Angleterre)À l'été 1381, dans le Kent, dans le Sussex et dans d'autres régions d'Angleterre, les paysans se soulèvent pour différentes raisons : taxe inique, oppression seigneuriale.... Ils se répètent les vers d'un poète révolutionnaire ô combien en avance sur son temps, John Ball. Celui-ci écrit en particulier ce verset séditieux :

« Quand Adam bêchait et Eve filait
Qui était le gentilhomme ? »

« When Adam delved and Eve span,
Who was then a gentleman? »

Un soldat du Kent dénommé Wat Tyler prend la tête des paysans. Londres est assiégée et pillée après bien d'autres villes. Mais le jeune roi joue d'astuce.

Richard II rencontre Wat Tyler dans la prairie de Mile End le 14 juin 1381 et s'engage tout à la fois à affranchir les derniers serfs du royaume et accorder des hausses de salaires aux manouvriers. Il promet en sus une amnistie aux insurgés. Le lendemain cependant, des insurgés reprennent les pillages. Les représentants du roi demandent un nouveau rendez-vous à Wat Tyler pour s'en expliquer. Comme le chef rebelle se fait insolent, il est tué par le maire de Londres, Sir William Walworth.

La révolte va dès lors tourner court. Une dizaine de jours plus tard, l'ordre seigneurial est rétabli. John Ball est lui-même exécuté à Saint Adams le 15 juillet 1381.

France-Angleterre, même combat
On peut noter qu'au même moment, de l'autre côté de la Manche, le jeune roi de France Charles VI se trouve aussi placé sous la détestable tutelle de ses oncles avec les mêmes conséquences sociales.

La révolution culturelle de Wyclif

Comme si les révoltes sociales ne suffisaient pas, l'establishment anglais doit aussi supporter la contestation religieuse. Celle-ci vient d'un vénérable docteur en théologie d'Oxford, John Wyclif.

Dans ses prédications, il n'hésite pas à contester la présence effective du Christ dans l'hostie lors de la communion eucharistique. Il s'interroge aussi sur le sacrement de la pénitence et la pratique des indulgences.

John Wyclif finit ses jours en paix en 1384 grâce à des protecteurs haut placés. Mais ses idées qui ont un parfum d'hérésie sont condamnées à titre posthume en 1415 au concile de Constance. La condamnation vient trop tard ! L'entourage tchèque de la reine Anne de Bohême, première épouse du roi Richard II, a déjà véhiculé ces idées à Prague où elles ont inspiré un autre prédicateur de talent, Jan Hus.

Jan Hus, moins chanceux que Wyclif, est brûlé vif à Constance. Mais un siècle plus tard, l'Allemand Martin Luther marche sur ses traces avec davantage de succès. Ses prédications provoquent en effet une scission durable dans l'Église catholique.

Les Contes de Cantorbery

 

Le règne de Richard II est marqué par des événements plus souriants comme la publication des Contes de Cantorbery, un ouvrage grivois inspiré par le Decameron de l'Italien Boccace.

L'auteur est Geoffrey Chaucer, un immense écrivain qui donne à la langue anglaise ses lettres de noblesse. Il meurt en 1400 (comme Richard II). C'est le premier homme de lettres inhumé à l'abbaye de Westminster.

 

 

 

 

Pouvoir absolu
Fort de son succès face à Wat Tyler, le jeune Richard II ne tarde pas à se séparer de Jean de Gand et à gouverner par lui-même. Tout paraît lui sourire. Mais il a le tort de mal s'entourer et se laisse griser par la gloire. Plusieurs barons menés par Thomas de Woodstock, duc de Gloucester, lui imposent de se séparer de ses favoris en 1388.

Richard II prend sa revanche huit ans plus tard, en 1396, après son remariage avec Isabelle de France, la fille du roi Charles VI : il se débarrasse de la tutelle des barons et du Parlement et fait exécuter plusieurs barons dont le duc de Gloucester. Il dépouille aussi de son héritage le fils de Jean de Gand, son cousin Henri Bolingbroke, duc de Lancastre, et le condamne à l'exil.

Henri se réfugie en France où le parti anti-anglais dirigé par le duc Louis d'Orléans l'aide à constituer une armée.

Le roi brusque pendant ce temps son opinion publique en tentant de se rapprocher de la France et en levant de nouveaux impôts en vue de conquérir l'Irlande.

Cette guerre va lui être fatale : pendant qu'il combat en Irlande, son cousin Bolingbroke revient d'exil à la tête de son armée. Revenant en hâte d'Irlande, le roi est fait prisonnier par traîtrise et livré à son rival. Il est interné dans la Tour de Londres. Les représentants des Communes, qui lui en veulent d'avoir limité leurs prérogatives, exigent son abdication.

Il meurt en captivité l'année suivante dans le château de Pontefract, au sud-est de Leeds, sans doute assassiné sur ordre de son successeur. Shakespeare lui a consacré en 1595 une tragédie, Richard II, où il met en scène l'enchaînement fatal qui l'entraîna dans le malheur.

Henri de Lancastre devient roi sous le nom d'Henri IV et fonde la dynastie des Lancastre, en-dehors de toute règle dynastique. Son fils va relancer la guerre contre la France et à l'issue de celle-ci, les descendants des différents enfants d'Édouard III en reviendront à s'affronter dans la guerre des Deux-Roses.

L'Angleterre en gestation
 


L'État issu de Guillaume le Bâtard se singularise par la primauté du droit sur l'arbitraire, dans les relations entre le souverain et les différentes classes sociales.
Cette société de confiance est à l'origine de la puissance anglaise...

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Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,47-51.


En ce temps-là, lorsque Jésus vit Nathanaël venir à lui, il déclara à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. »
Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. »
Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! »
Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. »
Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)
pape et docteur de l'Église

Homélies sur l'Évangile, n°34, 8-9 (Livre des jours – Office romain des lectures ; trad. P. Roguet; Le Cerf – Desclée de Brouwer – Desclée – Mame 1976; 29/09)
« Bénissez le Seigneur, vous ses anges, au service de sa parole » (Ps 102,20)

 

Qu'il y ait des anges, beaucoup de pages de la Sainte Écriture l'attestent. (...) Mais il faut savoir que le mot « ange » désigne leur fonction : être des messagers. Et on appelle « archanges » ceux qui annoncent les plus grands événements. C'est ainsi que l'archange Gabriel a été envoyé à la Vierge Marie ; pour ce ministère, pour annoncer le plus grand de tous les événements, il s'imposait d'envoyer un ange du plus haut rang. (...)

            Pareillement, lorsqu'il s'agit de déployer une puissance extraordinaire, c'est Michel qui est envoyé. En effet, son action comme son nom, qui veut dire : « Qui est comme Dieu ? », font comprendre aux hommes que nul ne peut faire ce qu'il appartient à Dieu seul de réaliser. L'antique ennemi, qui a désiré par orgueil de se faire semblable à Dieu, disait : « J'escaladerai les cieux ; au-dessus des étoiles j'érigerai mon trône ; je serai semblable au Très-Haut » (Is 14,13). Mais l'Apocalypse nous dit qu'à la fin des temps, lorsqu'il sera laissé à sa propre force, avant d'être éliminé par le supplice final, il devra combattre contre l'archange Michel : « Il y eut un combat dans le ciel : Michel et ses anges combattirent contre le Dragon. Et le Dragon lui aussi combattait avec ses anges ; mais il n'eut pas le dessus ; il fut précipité en bas » (Ap 12,7).

           À la Vierge Marie, c'est donc Gabriel, dont le nom signifie « Force de Dieu », qui a été envoyé ; ne venait-il pas annoncer celui qui a voulu se manifester dans une condition humble, pour triompher de l'orgueil du démon ? C'est donc par la « Force de Dieu » que devait être annoncé celui qui venait comme « le Dieu des armées, le vaillant des combats » (Ps 23,8). Quant à l'archange Raphaël, son nom signifie « Dieu guérit ». En effet, c'est lui qui a délivré des ténèbres les yeux de Tobie, les touchant comme un médecin venu d'en haut (Tb 11,17). Celui qui a été envoyé pour soigner le juste en son infirmité mérite bien d'être appelé « Dieu guérit ».

Méditation de l'Evangile

père Gabriel

Pour chacun de nous d'ailleurs, avec la même acuité, un jour le regard de Jésus plonge dans l'âme et nous donne notre nom, notre définition que Lui seul connaît et nous révèle. Le regard de Jésus pénètre. Il rentre loin dans les cœurs et juge de leur valeur d'un seul coup

Jésus a une manière de parler qui témoigne d'une certitude intérieure qui bouleverse ses interlocuteurs. Car dans cette première rencontre avec Pierre, Jésus plonge son regard dans l'âme de Simon.

Et ce regard pénètre si avant qu'il définit l'apôtre et lui donne ce nom qui signifie tout l'être, ce nom que seul Dieu connaît et peut trouver.

Pour chacun de nous d'ailleurs, avec la même acuité, un jour le regard de Jésus plonge dans l'âme et nous donne notre nom, notre définition que Lui seul connaît et nous révèle. Le regard de Jésus pénètre. Il rentre loin dans les cœurs et juge de leur valeur d'un seul coup. Son regard pénètre au-delà de l'homme présent, pour atteindre toute la vie et en définit le rôle providentiel : “Tu t'appelleras Cephas, ce qui signifie : Pierre”.

Après André, Jean, Pierre, il en sera de même pour Philippe, conquis d'emblée par le Seigneur. « Le lendemain, Jésus résolut de partir pour la Galilée. Il va trouver Philippe et Jésus lui dit : suis-moi. Or, Philippe était de Bethsaïda, de la ville d'André et de Pierre »

« Philippe va trouver Nathanaël et lui dit : Celui de qui ont écrit Moïse dans la loi et les Prophètes, nous l'avons trouvé ! C'est Jésus, fils de Joseph, Jésus de Nazareth. Et Nathanaël lui dit : De Nazareth peut-il venir quelque chose de bon ? Philippe lui dit : Viens et vois ! »

Philippe lui aussi traduit sa découverte à Nathanaël avec enthousiasme, reprenant le vieux mot d'Archimède qui explose ici comme un cri de joie et de libération : “Eurêka” -“Nous l'avons trouvé !”. Ils ont découvert, en effet, Celui-là même dont Moïse a écrit dans la Loi, et dont les Prophètes nous ont entretenus. Pour un juif, pétri de toute cette attente, rendue plus lancinante depuis l'occupation romaine, quel beau jour que celui de cette rencontre où le Grand Prophète a laissé tomber ces mots à son égard : ” Accompagne-moi ! “

Jean, André, Pierre, Philippe, Nathanaël font tous partie du groupe de Jean-Baptiste puisque Jésus les rencontre avant de regagner la Galilée. Tous ces jeunes hommes vont quitter Jean-Baptiste pour s'engager avec cet homme dont le regard et les paroles les ont bouleversés. Pour eux, il réalise l'Espérance d'Israël; et leurs sentiments se résument bien dans le cri d'André adressé à son frère : “Nous avons trouvé le Messie !”

Homélie du père Gilbert Adam

Les Saints Archanges Michel, Gabriel et Raphaël

"Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. »

Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » Nous fêtons les saints Archanges qui aident l’humanité dans son combat pour la vie, pour la lumière et pour l’amour. Le ciel n’est pas fermé pour Nathanaël et l’Évangile marque l’ouverture du ciel à la terre. Le figuier évoque la Parole de Dieu. Avec Moïse et Aaron, les Paroles de Dieu montent et descendent du Sinaï qui touche la terre et atteint le ciel. Dans la grâce, Nathanaël reconnaît en Jésus le messie roi, et Jésus accepte son acte de foi. Il lui dit : « Amen, amen, je te le dis, vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu montant et descendant sur le fils de l’Homme. » La lumière advient dans les ténèbres, Dieu a donné ordre à ses anges de nous garder, de nous conduire sur les chemins de la Paix. Les anges sont pour nous des médiateurs qui nous guident sur les chemins du ciel. Ils agissent en toute pureté et par seule charité. Dans le combat de notre vie, les Anges sont des alliés très puissants que pouvons appeler à notre secours. Ils sont des guerriers qui agissent à notre demande. Ils respectent la liberté dans laquelle nous sommes crées et nous protègent invisiblement d’une manière très surprenante.

"Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! »Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. » 

 Jésus proclame la présence des anges et leur relation avec Lui. Les anges sont dans la gloire céleste où ils louent en permanence le Fils de l’Homme, le Fils de Dieu. Ils l’entourent et sont à son service. Pour que la Vierge Marie soit libre dans son consentement à l’Annonciation, Dieu envoie l’Archange Gabriel. La conception virginale du Fils de Dieu en Marie fut le commencement de notre salut. Les archanges « montent et descendent » devant le Fils de l’Homme, qu’ils servent. Ils rendent gloire à la Sainte Trinité. Raphaël, le guérisseur de Tobit, se met en route pour accompagner son fils, le jeune Tobie. Au retour, il guérira de sa cécité le vieux Tobit. Michel mène le combat contre les anges rebelles et les expulse du ciel. Ces bienheureux esprits montent par la contemplation de Dieu et ils descendent pour avoir soin de nous et pour nous garder dans tous nos chemins. Ils montent vers Dieu pour jouir de sa présence ; ils descendent vers nous pour obéir à ses ordres, car il leur a commandé de prendre soin de nous. Toutefois, en descendant vers nous, ils ne sont pas privés de la gloire qui les rend heureux, ils voient toujours le visage du Père.

"Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

Notre cœur est le réceptacle d’un grand combat, nous voulons, avec le secours des Anges, demeurer avec Jésus. Nous sommes le théâtre des bons et des mauvais esprits. Nous voulons discerner leurs présences en examinant les pensées de notre cœur et l’effet de leurs actions. Nous demeurons dans le Christ Jésus qui dans sa chair a tué la haine. Nous savons qu’une parole désagréable peut faire du mal, qu’un geste non contrôlé peut provoquer la violence que nous ne voulons pas. Par nos paroles et par nos gestes, nos attitudes nous voulons nous mettre dans la lumière de Dieu pour que son œuvre d’Amour se réalise en nous. Nous voulons demeurer dans la Parole vivante de Jésus. « Monter et descendre, » nous rappelle le rêve de Jacob qui endormi sur une pierre lors de son voyage de retour en Mésopotamie, voit les anges qui « descendent et montent. » Un mystérieux escalier relie la terre et le ciel, pendant que Dieu lui-même, transmet à Jacob son message. Plus nous sommes petits, plus les archanges sont pour nous des protecteurs du ciel très efficaces. Les anges nous sont donnés pour nous consolider, pour nous aider dans notre combat spirituel.

Demandons à Notre Père, et à Notre Seigneur notre rédempteur de recevoir: la grâce de nous aider à devenir des artisans de paix, de vie et d’amour pour évangéliser nos frères et soeurs

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