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Bienvenue sur mon site
Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

IV. Les Touteschoses font l’aumône

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Le grand village de Maximeville à seulement mille cinq cent habitants. Néanmoins, il est le plus beau et le plus actif des villages du canton. Ses trois Boulevards principaux en forme de pattes d’oie, reliées par des petites rues ont gardé le parfum et le charme des siècles passés de la Normandie, sans pour autant négliger les techniques actuelles. Les artères se rejoignent sur la place de la République et seule une impasse termine cette patte d’oie. En final, elle ferme l’impasse avec la salle des fêtes et un petit complexe sportif.

Les artères sont habillées de maisons et commerces normands, avec les balcons en bois, fleuries de mars en octobre. Tout le village respire la bonne vieille France normande assez proche de la mer. Certains jours, le vent apporte cette odeur marine enivrante. Les sens des habitants se réveillent, à ces moments-là, la population s’active à l’extérieur. Parfois, une tempête s’invite. Alors, les habitants calfeutrent leur habitat selon la coutume.

David aime ce village. Il y a passé toute son enfance. Le fait d’y revenir régulièrement lui a fait garder ses amis. Un jour, tous l’espèrent, il sera leur vétérinaire. Tous ont confiance en lui. Puis il a fait connaissance de Robert grâce à un certain jour où sa mère fit l’aumône.

Le jeune David est loin du comportement de ses parents. D’où la confiance absolue de ces amis connus ou inconnus de lui. Sa réputation n’est plus à faire. Alors qu’il était à Saint élie où il étudiât durant sa primaire, puis à Saint François en secondaire, il y fît preuve de ses capacités de rassembleurs. À la sortie des classes, avec son ami Jean-Jacques, il retrouvait les gamins de la communale voisine de Saint-Élie puis Saint-François. Ainsi, il a créé une bande d’amis de tous les milieux. Il les retrouve pour la plupart d’entre eux le samedi, soit aux réunions, soit sur les marchés, car, depuis leur adolescence, ce sont les distributeurs bénévoles du journal de l’Asso.

Les Touteschoses sont estimés parce qu’ils vivent et agissent selon les règles de la bienséance et des convenances et les coutumes ancestrales de ce grand village.

Hélas, ce petit coin de paradis ne respecte et n’accepte que les habitants agissant selon les règles de la région. L’hypocrisie des convenances de la bienséance y règne en maître absolu, tout cela au nom de la Bible ou des ancêtres selon leurs engagements!

La charité aussi se fait au nom de Jésus, car cela convient également à la règles des habitants et de la haute des Maxiliens. Les Touteschoses en font partis. Par contre, quand les lampions sont éteints, la réalité éclate. Les Touteschoses ne dérogent pas à la règle.

Il est courant, dans certains cas, que les Touteschoses demandent l’avis de leur fille Clémence de Tournevire. Elle est dans l’humanitaire médecin urgentiste et journaliste pigiste dans une ONG, en Afrique. Elle vit, sans demander l’aide de sa mère. Pour eux, elle est donc de bon conseil lorsqu’ils ont un souci à propos d’un secours à effectuer. Quoiqu’il en soit, Pâques est passé, les cloches sont revenues, les œufs aussi ont été trouvés ! Clémence est repartie au Darfour.

***

Un pauvre être est assis au fond de l’église. Il espère une grâce venue du ciel. Ce jour-là Olga Touteschoses sans savoir pourquoi, entre dans l’église. Voulait-elle prier ou tout simplement parler au curé, ou tout bêtement se confesser, quel qu’en soit le motif, elle monte les marches sans s’arrêter, comme si une force la pousser.

Pourtant, ce n’est pas son jour hebdomadaire de charité, ni son jour de catéchisme. Elle se dirige droit au-devant le Saint-Sacrement et prie. Au moment de sortir, elle voit cette chose assise par terre tête baissée. Il est si sale ! Elle va voir le curé et lui explique le problème.

Le prêtre l’accompagne sans un mot, puis pose une main sur l’épaule de la chose. Un individu redresse sa tête, puis se lève péniblement, enlève son chapeau crasseux, qu’il tient de ses deux mains. Il attend, à la fois craintif et plein d’espérance. Le prêtre en s’approchant doucement de lui,  dit :

-  Je suis le père Jacques.

Dit-il avec un doux sourire d’une voix douce comme un murmure

-  Quel est votre nom mon brave ?

Bien qu’étonné le visage buriné du malheureux s’éclaire. L’espoir dans son regard vert éclaire ce triste visage.

-  Robert Burette mon père !

-  Que vous est-il arrivé ?

Hésitant, puis s’en hardi, il débite d’une voix sourde et honteuse :

-  J’habitais Paris. Ma femme a demandé le divorce et m’empêche de voir mes trois enfants. Elle a gardé le logement. Moi j’ai perdu mon emploi, car trouver un logement en région parisienne en une semaine relève de la fiction. Surtout en période touristique ! Les hôtels sont complets !

-  Vous n’aviez pas de famille, de collègues ou d’amis pour vous loger provisoirement ?

-  Je suis orphelin. L’assistance publique m’a pris en charge. Mes amis et la plupart d’entre eux sont en vacances. Le seul copain qui me reste vit dans un, « deux pièces » avec son épouse, sa belle-mère et ses trois enfants, alors à part un repas chaud le soir, la chambre n’est pas possible !

Lorsque mon employeur a voulu me joindre à mon ancien domicile, il a su la vérité. Il m’a licencié, prétextant ne pas pouvoir me joindre en cas de difficulté. Pour l’image de marque de la société il ne peut se permettre d’avoir un commercial sans domicile fixe !

-  Quel est votre métier ?

-  Je suis commercial voyagiste.

Après avoir dialogué avec Robert, le père Jacques réfléchit quelques instants, puis demande à Olga.

-  Madame Touteschoses, que pourriez-vous faire pour notre ami ?

Gênée elle répond en donnant cinquante euros au curé.

-  Je dois en parler à mon mari. En attendant je lui offre une nuit d’hôtel. Il pourra se doucher. Demain je vous donnerai la réponse.

Elle quitte l’église toute chavirée par ce qu’elle vient de découvrir. Elle se demande ce que la bienséance lui commande. Elle en parle d’abord à son mari au téléphone.

***

Tous deux réfléchissent et en parlent à leur fille Clémence…au Darfour ! ... à suivre 

 

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F
<br /> déjà bien de lui payer une nuit d'hôtel<br />
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M
<br /> <br /> Lorsque l'on a possibilité de faire plus ce n'est pas suffisant à mon vis. Chacun doit faire selon ces possibilités. Aujourd'hui je met la suite de ce chapître.<br /> <br /> <br /> Bon dimanche<br /> <br /> <br /> <br />