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Bienvenue sur mon site
Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Je respire où tu palpites

com

Victor-Hugo.jpg Victor Hugo et l'amour


Je respire où tu palpites,

Tu sais ; à quoi bon, hélas !

Rester là si tu me quittes,

Et vivre si tu t'en vas ?

 

À quoi bon vivre, étant l'ombre

De cet ange qui s'enfuit ?

À quoi bon, sous le ciel sombre,

N'être plus que de la nuit ?

 

Je suis la fleur des murailles

Dont avril est le seul bien.

Il suffit que tu t'en ailles

Pour qu'il ne reste plus rien.

 

Tu m'entoures d'Auréoles ;

Te voir est mon seul souci.

Il suffit que tu t'envoles

Pour que je m'envole aussi.

 

Si tu pars, mon front se penche ;

Mon âme au ciel, son berceau,

Fuira, dans ta main blanche

Tu tiens ce sauvage oiseau.

 

Que veux-tu que je devienne

Si je n'entends plus ton pas ?

Est-ce ta vie ou la mienne

Qui s'en va ? Je ne sais pas.

 

Quand mon orage succombe,

J'en reprends dans ton cœur pur ;

Je suis comme la colombe

Qui vient boire au lac d'azur.

 

L'amour fait comprendre à l'âme

L'univers, salubre et béni ;

Et cette petite flamme

Seule éclaire l'infini

 

Sans toi, toute la nature

N'est plus qu'un cachot fermé,

Où je vais à l'aventure,

Pâle et n'étant plus aimé.

 

Sans toi, tout s'effeuille et tombe ;

L'ombre emplit mon noir sourcil ;

Une fête est une tombe,

La patrie est un exil.

 

Je t'implore et réclame ;

Ne fuis pas loin de mes maux,

Ô fauvette de mon âme

Qui chantes dans mes rameaux !

 

De quoi puis-je avoir envie,

De quoi puis-je avoir effroi,

Que ferai-je de la vie

Si tu n'es plus près de moi ?

 

Tu portes dans la lumière,

Tu portes dans les buissons,

Sur une aile ma prière,

Et sur l'autre mes chansons.

 

Que dirai-je aux champs que voile

L'inconsolable douleur ?

Que ferai-je de l'étoile ?

Que ferai-je de la fleur ?

 

Que dirai-je au bois morose

Qu'illuminait ta douceur ?

Que répondrai-je à la rose

Disant : « Où donc est ma sœur ? »

 

J'en mourrai ; fuis, si tu l'oses.

À quoi bon, jours révolus !

Regarder toutes ces choses

Qu'elle ne regarde plus ?

 

Que ferai-je de la lyre,

De la vertu, du destin ?

Hélas ! et, sans ton sourire,

Que ferai-je du matin ?

 

Que ferai-je, seul, farouche,

Sans toi, du jour et des cieux,

De mes baisers sans ta bouche,

Et de mes pleurs sans tes yeux !

 

Août 18...

 

 Victor Hugo.

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F
<br /> encore un joli poème<br />
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M
<br /> <br /> Victor Hugo est un grand maitre.<br /> <br /> <br /> <br />