Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

l'heritage de l'enfant loup

L'héritage de l'enfant loup suite et fin

6

L’incroyable vérité surgit

 

La petite Myriam était un petit ange.se souvient Charles. Il dit à Caribou.

  • Oh ce n’était pas difficile. Elle était tellement obéissante. Elle avait conscience du danger. C’était un jeu d’enfant de la faire passer en Algérie.
  • Où est-elle allée en Algérie ?
  • Il n’était pas possible de la laisser chez les Graindorge. Des amis du cousin des Graindorge, l’ont hébergé. Ils voulaient adopter une petite fille. Elle est devenue leur fille pour les autorités, en Algérie.
  • Comment s’appellent ces gens ?
  • Monsieur et Madame Moser et Léa Eistenberg. Ils ont une villa au nord d’Oran.

Pendant un temps de silence Pirate est dans le vide…ou ses souvenirs. Soudain il interroge :

  • Pourquoi Jules n’est-il pas venu au rapport ?

Caribou est abasourdi par la question. Il répond tout bas à tout hasard.

  • Il a été arrêté à Bourjeveux par la Gestapo
  • Ah ! les ordures ! …Il a été dénoncé très certainement !
  • Dit-il entre les dents les poings serrés. La colère le gagne. Caribou intervient rapidement et il se calme.
  • La petite Myriam à changé de nom je crois
  • Pour le transfert seulement. C’était pour sa sécurité. On l’avait appelé Marie-France, car Marie est la protectrice de la France dans notre religion. à Oran la famille d’accueil est juive, comme les parents de la petite fille. Ils lui ont laissé son prénom. Elle a seulement pris leur nom de famille. Ce n’était que provisoire. Comme nous tous on espère la victoire du Général. Lorsque la guerre sera terminée, elle retrouvera ses parents.

Caribou reprend espoir.  Dans le silence, le papy semble revenu à notre époque. Il prend un petit four et se régal

  • Ils sont excellents, je vous envie. Ma femme ne faisait pas de pâtisserie aussi bonne. Enfin, c’était la joie lorsqu’elle vivait.

Hélas c’est la rechute

  • Qu’est-elle devenue la petite Myriam ?
  • Je viens de vous le dire.

Répond-t-il en colère. Caribou s’excuse pour le calmer. Il appelle l’infirmière, et prend congé. Il a au moins une piste importante. Il espère pouvoir retrouver cette famille, bien que depuis il y a eu l’indépendance de l’Algérie. Il espère qu’ils sont toujours en vie.

Caribou s’interroge à propos de Jules. En effet pourquoi, n’y avait-il pas eu de rapport ?

En épluchant les dossiers de la région des années 1943 à 1958, l’inspecteur fit une découverte de taille. Jules a bien été arrêté à la suite d’une dénonciation. Dans les archives, le délateur était l’épicier du village. Il jouait le double jeu !

La petite Myriam avait été repérée par ce Dupérré. Il avait vu son nom à la kommandantur, parmi les gens recherchés. Il avait lu Myriam Lévy échappée lors de la rafle à Paris. Il était noté le nom de Myriam Lévy fille de Moïse et Elsa Lévy. Ils ont été arrêtés pour pratique médicale illicite en tant que juif.  Dans ce grand village, toutes les arrestations de la milice, avait été commandité par l’épicier. A la sortie de la guerre, ce Dupérré fut décoré pour haut fait, au péril de sa vie !!
Lors de la fouille chez Jules, ils n’on rien trouvé. Il n’y avait pas de bureau dans sa chambre à cette époque, ni de bibliothèque. Il ne notait rien. Tout était dans sa mémoire. C’est de cette époque que tous les villageois ont cru que ce Gas qui venait de la ville, était illettré ! Alors les allemands l’ont relâché. Après la guerre il est resté au village, il aimé ses brebis et cette vie de berger.

Caribou n’en revenait pas ! L’armistice signé, l’épicier abat son capitaine allemand. Or cet officier était le responsable direct du chef de la milice. D’où sa décoration ! Seulement le chef de la milice c’était l’épicier ! Celui-ci a dénoncé son lieutenant à sa place !

7

Epilogue

 

Quarante ans plus tard, la vérité sera découverte grâce au crime de ces deux squelettes ! Dans les dossiers de cette époque, a été gardé des documents en grandes parties brulé, mais il restait des écrits non déchiffrés. Grâce aux nouvelles techniques de la police scientifique, ils ont pu être mis à jour, et découvrir la vénalité de cet épicier de l’époque.

Grâce à quoi, les mystères de la petite Myriam Lévy et de Dominique La ficelle né à Velmouth furent mis au jour. En résumé :

Myriam est la fille du Docteur Moïse et Elsa Levy. Ses parents sont morts à Ravenne Berghem. Elle a été adoptée par les Eisenberg, officiellement en avril 1956. Mademoiselle Lévy Pierrette était la sœur de Moïse Lévy. Elle a survécu à la déportation. Plus tard, elle s’est mariée avec Jean Laficelle. Ils ont eu un enfant nommé Dominique. Jean et Pierrette avait retrouvé la trace de leur nièce Myriam. Ce fut leur dernière joie.

Le chef milicien surnommé Valtrape de son vrai nom Duperré épicier du village délateur officiel près du capitaine Curt Komzeim non seulement à tué son officier pour qu’il ne parle pas, mais à brulé les papiers qui le compromettaient. Seulement, il a été dérangé par des personnes du FFI. Cela l’a obligé d’éteindre les documents qu’il avait lui-même allumé en accusant son capitaine mort. D’où ces documents mit dans les archives de la police. Lorsque les documents furent classés, il croyait, que jamais ils seront déchiffrés, cela a été son erreur !

L’enfant loup redevenu Dominique Laficelle fut pupille de la nation. Après avoir fait un bond prodigieux de l’enfant des bois à l’étudiant de l’université, il se dirigea vers les eaux et forêts. Il complète ses études avec un stage « aux eaux et forêts ». L’Etat lui remis l’héritage de ses parents.

Lorsqu’il sorti de l’hôpital et du centre de rééducation, il alla régulièrement revoir ses amis. Au début Brutus était méfiant, le Petit avait tellement changé, il n’avait plus la même odeur. Seulement Rosy a eu un doute, elle s’avança et Dominique fit les mêmes gestes habituels et il leur parla dans leurs langages. La joie et la confiance sont revenues. Les séparations furent de plus en plus longues à cause des études.

A sa majorité, huit ans plus tard, il devient le propriétaire de ce bois. Brutus et Rosy ont vieillis, leur Petit a beaucoup changé. Cependant il l’aime toujours car il ne les a jamais oubliés. Il est devenu leur protecteur avec leur descendant également. Dominique à interdit la chasse dans ce bois et déclaré et fait reconnaitre réserve d’animaux sauvages.

Pourtant plus rien n’est semblable, Dominique est marié et a deux enfants. Il est militant écolos et défenseur des animaux. Son héritage a été conséquent. Il a hérité de ses parents et aussi de Myriam, car elle n’a jamais pu se remettre de la mort de ses parents, qu’elle a tant attendue. Malgré qu’elle eût été heureuse dans les deux familles d’accueil. Son retour en France à cause de l’indépendance de l’Algérie a été une blessure de trop. Elle a survécu quinze ans après son retour en France. Elle ne s’est jamais mariée, ni même vécu un amour charnel. Elle s’est convertie catholique, et a vécu en ermite.

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

L'héritage de l'enfant loup: (suite) 5 Le lendemain

5

Le lendemain

 

Dans son bureau c’est l’effervescence. Janniot l’attend depuis plus d’une heure.

  • Que faisiez-vous inspecteur ? Nous vous attendions
  • Je suis retourné sur les lieux où a tété retrouver ce jeune. J’ai trouvé, une lame de couteau cassé, là où a été retrouvé son corps. Tenez, envoyez-le à analyser.
  • Il a eu un malaise ce gosse
  • Oui, mais après avoir été attaqué par des individus.
  • Comment savez-vous qu’il a été attaqué ?
  • Venez voir sur mon PC. Sa neurologue m’a envoyée les photos et les radios de son agression.
  • Oh, pauvre enfant s’écrie Paulette la secrétaire, analyste des données informatiques.
  • Nous avons de bonnes nouvelles,

 Ajoute Janniot.

  • Nous ne pouvions pas vous contacter. Les paparazzis écoutent sur nos fréquences.
  • Comment le savez-vous ?
  • Nous avons en arrêté deux et le troisième est recherché. Peut-être, qu’il en existe d’autres. Aussi, nous n’avons pris aucun risque.
  • Vous avez bien fait, inutile de leur donner des pistes, mais cela va nous gêner dans l’enquête.
  • Nous avons de bonnes nouvelles

Annonce Janniot

  • Qu’elles sont-elles ?

Demande Caribou

  • Nous connaissons les noms des squelettes. Ils s’appellent Monsieur et Madame Laficelle Jean et Pierrette, leur enfant se prénomme Dominique.
  • Cela est une bonne nouvelle ! D’où venaient-ils ?
  • De Vermouth 
  • Ils ont traversé le Pays, pour trouver la mort!
  • Pourquoi, voulait-on les faire taire ? Au vu de ce que j’ai appris il y avait un secret, qu’il fallait absolument cacher.

Après un temps de silence, Caribou murmure à l’oreille de Janniot.  Qu’avaient-ils découvert, pourquoi sont-ils allés dans les bois ? Enfin il dit à ses collaborateurs

  • La poste a ouvert ses dossiers des années 1943- 1946 ?
  • Oui inspecteur, il y a beaucoup de chose concernant la région. Nous avons trouvé la trace du pilote de la poste.  Il est en maison de retraite. Seulement, il n’a plus toute sa tête. Il est atteint d’Alzheimer !

Répond un brigadier.

  • Espérons qu’il vit dans la période qui nous intéresse !
  • Au tribunal, il ne pourra pas témoigner !

Réplique un autre brigadier

  • C’est évident, seulement nous aurons les renseignements qui permettront d’avoir les bases pour élucider l’affaire !

Explique Caribou, et il ajoute

  • Mettez-lui une protection rapprochée. S’ils ont tués les Laficelle, ils n’auront pas de complexes pour tuer ce brave homme.

Ordonne l’inspecteur à son équipe.

  • Vous croyez ?

Répondent les brigadiers.

  • Évidemment cela coule de source. (S’ils avaient un brin de jugeote, ils ne poserai même pas le question)

Pensait-il énervé.

  • Janniot organisez moi çà dans la discrétion.
  • Bien patron.

L’après-midi, il visite le vieil homme. Caribou, constate que ses ordres ont été observé. Cette situation le requinque. Le papy vit dans une maison de retraite le château « le Gay -Luron ». Il est seul dans la tour. Ce cher inspecteur, constate que son témoin est perturbé. Par un heureux hasard, le vœu de Caribou est exaucé. Charles est dans les années 1943 – 1946. La résistance l’a baptisé Pirate. Caribou lui a apporté des petits fours fait maison, comme on les faisait à cette époque. Caribou les lui pose sur sa table. En les voyant, Charles demande.

  • Ce sont les gâteaux de ta femme ?
  • Oui

Confirme hypocritement Caribou. L’inspecteur est célibataire. Tout en saisissant un petit four venu du pâtissier, Charles interroge :

  • Tu viens m’apporter une mission.
  • Non, je veux que vous me fassiez un rapport sur la petite Myriam confiée à vos soins….

à suivre

 

 

 

Voir les commentaires

L'héritage de l'enfant loup (chapitre 4)

4

Les découvertes de Caribou

Il va aller voir ce vieil homme cousin de Gaby. Maintenant il s’interroge ? Comment ce vieil homme va-t-il l’accueillir ? comment va-t-il réagir à ces vieux souvenirs. Les médecins de la maison de retraites, le laisseront-ils l’interroger. Caribou, est tout excité, cette première affaire est si extraordinaire !

En plus il lui faut demander au procureur la permission de mettre cet enfant au secret, pour le protéger des paparazzis. Car pour eux, c’est la gloire, mais pour « Petit » ce serait un calvaire, qu’il ne comprendrait pas. En dehors du langage des loups, peut-il parler ? Quel est son visage, une fois les cheveux courts ? Pourquoi ont-ils été tués ?  Qui avait intérêt à tuer ce couple ?

Tout en réfléchissant il rejoint le médecin légiste. Le docteur Coupelle tout guilleret l’accueille.

  • Hello mon cher ami, j’ai une superbe nouvelle pour toi.
  • Ha ! oui ?

Répond l’inspecteur ragaillardi

  • Les deux corps trouvés à l’orée de la clairière son bien les parents de cet enfant mâle. Tu as une enquête criminelle sur les bras ! J’attends les résultats des analyses des derniers examens, pour non seulement confirmation, mais également des points plus précis.
  • Il n’y avait plus que les os ?
  • Il n’y a pas seulement que l’ADN que l’on trouve sur les os ? Il y avait également des lambeaux de vêtements avec du sang séché.
  • Enfin nous avançons rapidement. Pourvu que cela continue ? Cette affaire est si vieille ! Sais-tu comment va le gamin ?
  • Va voir le docteur Milord, elle t’en dira plus que moi.
  • Elle ?
  • Oui c’est une femme, elle vient d’être nommée au service neurologie.

Explique Coupelle avec son sourire gentiment narquois. Cependant, la curiosité de Caribou l’emporte. Il n’a plus d’hésitation. Entre, d’aller voir au bureau pour savoir où en est l’enquête, et comment évolue « le Petit ». Il aurait tant voulu connaître, les noms des victimes immédiatement. Bah ! pense-t-il. Les renseignements au bureau seront plus nombreux certainement ? Le plus important est d’aller voir la doctoresse Milord.

à l’hôpital Pasteur, il gare se voiture en face du service neurologie de Bourreleuse. Caribou court sous une pluie battante les mains dans les poches. La tête enfoncée dans les épaules. Il monte quatre à quatre les escaliers. Arrivé au service il demande à voir le Dr Milord.

  • Vous avez rendez-vous ?

Caribou lui présente sa carte.

  • Elle ne reçoit pas aujourd’hui.
  • Elle va me recevoir, avec ou sans vous !

Devant la détermination de ce jeune inspecteur elle ajoute

  • Attendais je m’informe si elle peut vous recevoir.

Elle décroche le téléphone, quelques instants plus tard elle dit.

  • Ce n’est pas possible elle est au bloc. Elle demande que vous repassiez demain à quatorze heures.
  • Vous, vous foutez de moi ! à cette heure !

Il passe outre et va au cabinet de consultation. Il frappe et entre. Elle n’a pas de patient, mais consulte un dossier sur son micro. Sans se démonter, en voyant le visage étonnée de la jeune femme, il se présente, avant qu’elle ouvre la bouche.

  • Je sui l’inspecteur Caribou, je viens à propos de l’enquête pour ce jeune enfant loup.
  • Vous avez votre carte ?
  • Oui excusez-moi. La voici, vous pouvez la scanner, car je suis sur cette affaire.

Rassurée le docteur Milord, se détend, elle est rassurée. Entre les journalistes, les curieux en tous genre, elle se doit être prudente. Finalement elle n’appuie pas sur le bouton d’alerte.

  • Que voulez-vous savoir ?
  • Lorsqu’il a été trouvé, est-ce un simple malaise, ou a-t-il été attaqué par un animal, ou un individu idiot ? Que pouvez-vous me dire sur son état général ?
  • Il est trop tôt pour vous parler de son état général. Ce n’est pas un malaise dû à la lumière de la clairière. Il a été attaqué au couteau. Je viens d’envoyer les radios à votre médecin légiste.
  • Ah bon !
  • Donnez-moi votre mail, je vous envoie un rapport complet concernant ses blessures à votre bureau.
  • Ok, c’est la gendarmerie de Voiturera inspecteur Caribou.  Caribouinspect@gnvoiturera.gouv
  • Parfait, ce sera sur votre bureau quand vous arriverai à votre bureau.
  • Merci, je peux le voir ?
  • Non il commence seulement à s’habituer aux visages du personnel près de lui, et moi.
  • Pauvre gosse ! j’ai hâte de trouver ses criminels et ceux de ses parents.

Déclare rageur l’inspecteur. Caribou a un grand cœur. Il ne peut admettre, que des responsables se croyant mieux que tous, prennent des décisions de violences pour une gêne quelconque comme s’ils étaient Dieu ! Pire qu’il s’attaque à un enfant !

  • Quand pourrons-nous, nous voir docteur ?
  • Vous êtes mariée ?
  • Cela fait partie de votre enquête ?

Dit-elle en souriant

  • Non, j’aimerai seulement vous revoir. Je viens d’arriver dans le secteur, et j’aimerai vous compter parmi mes amis, si cela ne vous gêne pas que je sois inspecteur dans la Gendarmerie National
  • Pourquoi pas
  • Alors demain soir vers vingt heures je serai libre, si cela vous convient
  • Oui c’est raisonnable.

Lui répond elle, amusée….

à suivre

 

 

 

5

 

 

 

Voir les commentaires

L'héritage de l'enfant loup Chapitre 3

3

L’enquête commence

Ce qui intriguait l’inspecteur Caribou, c’était comment avait pu vivre cet enfant ? Qui sont ces malheureux squelettes ? Depuis combien de étaient-ils morts ? Comment ont-ils pu rester dans ce lieu en l’absence de tout humain, pas même trouvé par des animaux ?

L’inspecteur Caribou chargé de l’affaire vient d’être nommé à Voiturera. C’est sa toute première enquête officielle. Il arrive de la région parisienne, où il y a fait son stage avant sa nomination. Il n’est pas préparé au monde paysan, malgré qu’il soit originaire de la région. Crésodus est sa ville natale, non loin de Voiturera. Ses parents ont quitté leur petite ville pour Saint Denis en région parisienne. Pour les habitants de Crésodus c’est : « c’est un Gas de la ville ! » et en plus « il a l’accent pointu des parisiens ! » Il a une drôle d’allure avec sa veste en cuir, sa moustache à la gauloise, qu’il caresse machinalement lorsqu’il réfléchit. « Il est baraqué ! » disent ses cinq gendarmes collaborateurs. Pour les paysans, ils sont impressionnés, « c’est une armoire à glace ! » avec ses deux mètres cinq, et quatre-vingt-dix-huit kilos. Sa taille lui permet d’être respecté de tous sans beaucoup d’effort dans sa vie privée, dans son personnel et aussi de la population. Seuls les petits caïds narcissiques insignifiants provoquent l’inspecteur de temps en temps pour gagner des points vis-à-vis de « leurs petites mains » C’était le cas en région parisienne, et également dans ce bled, car ils imitent les « parigots ! » à chaque tentative, ils sont enfermés et déférés au juge d’instruction.

Un brave cultivateur l’interpelle, pour lui raconter une histoire stupéfiante, concernant probablement, l’enfant loup trouvé dans les bois.

  • Monsieur l’inspecteur, je dois vous révéler le secret du village.
  • Vous êtes monsieur ?

Interroge l’inspecteur d’une voix traînante.

  • Graindorge Gabriel, monsieur l’inspecteur.

L’inspecteur sort son calpin de la poche intérieure de sa veste en peau de vache marron.

  •  Je vous écoute
  • Pas ici. Il y a trop de monde derrière les fenêtres.

Réplique mystérieusement le berger

  • Rejoignez-moi dans ma bergerie sur la route communale N°975 ? C’est en haut de la colline, que vous voyez sur votre gauche.

Tout en parlant Graindorge laisse ses mains dans ses poches laisse ses mains dans ses poches. Il ne lui indigne pas le chemin. Il n’en faut pas plus pour intriguer l’inspecteur.

Une heure plus tard, Caribou retrouve Graindorge dans sa bergerie. Le chien du berger tout joyeux l’accueille l’inspecteur. Le vieux Gabriel en attendant la visite du policier a préparé un bon café.

L’inspecteur entre dans la pièce principale, servant de cuisine, salle à manger, salon, et son coin atelier dans une alcôve. Elle est propre et sent bon la campagne en ce jour d’été. Deux tasses de porcelaine des années trente l’attendent sur la toile cirée de la table.

  • Une petite poire du pays pour accompagner le café ?
  • Oui, merci, mais je suis en service, juste une petite goutte dans le café.

Graindorge heureux sourit. Il pense : « ce gaillard est respectueux de nos coutumes. C’est un jeunot comme il faut ». Conclut-il

  • On m’appelle Gaby
  • Alors Gaby, que vouliez-vous me dire.

Interroge Caribou en s’asseyant devant sa tasse.et en sortant une nouvelle fois son calpin.

  • Ben voilà

Fait Gaby en se raclant la gorge sur un air mystérieux.

  • Mais il vaut mieux que nous allions dans ma chambre.

Dit-il en fermant la porte à clé et les volets. Ils entrèrent da la pièce attenante, c’était une chambre avec un bureau et deux fauteuils de jardin blanc. Sur le côté, une bibliothèque dans l’angle. Il se met à rire en voyant la surprise du « gamin »

  • Hé oui, je ne suis pas un illettré, comme le crois les habitants du village
  • Vous êtes même un lettré

Répond Caribou, en parcourant du regard les livres.

  • Chut, c’est en faisant croire que je ne sais pas lire, que je peux vous parler. S’ils avaient su que je lis et écrit, à l’heure actuelle je serais mort. Mais revenons à nos moutons, si j’ose dire.

Continu en souriant Gaby.

  • Asseyez-vous dans l’un des fauteuils.

Une impression étrange parcourt l’esprit de Caribou. Il range son calepin, et vu le personnage qu’il a devant lui, il préfère enregistrer ce qui va être la déposition du vieil homme. Gaby commence ainsi.

  • Cela fait huit ans, un jeune couple de touristes accompagné d’un bébé à visité le village en posant beaucoup de questions gênantes aux plus vieux d’entre nous. Ils ne m’ont jamais interrogé. Une nuit de juillet, ils ont disparu sans laisser de trace.
  • Qui les a vus pour la dernière fois ?
  • D’après Salomon, la veille de leur disparition, ils sont allés vers les bois, pour voir cette fameuse légende, que certains vieux villageois racontent à leurs petits-enfants.
  • Concrètement, que voulaient-ils savoir ?
  • Ils recherchaient une petite fille, placée pendant la guerre chez les Plumeau. Or ils ont été dénoncés par des français collabos ! Des miliciens ont embarqué toute la famille et les enfants se trouvant chez eux.
  • Comment savez-vous qu’ils ont été dénoncés par des « collabos » ?
  • Après la guerre, le FFI a trouvé le courrier des dénonciations, chez un milicien retranché dans un bâtiment de sa ferme. La porcherie, fut également sa sépulture... Après l’avoir abattu, ils ont fouillé sa maison.
  • Qui était-il
  • Valtrape Georges le secrétaire de la milice du secteur (pseudonyme).
  • Il y avait d’autres documents.
  • Oui, notamment l’absence de deux enfants, lors de l’arrestation des Plumeau.
  • Comment cela ?
  • Myriam, la petite fille, que ce couple recherchait était allé jouait avec son ami Jean-Marc le voisin de la famille d’accueille des enfants juifs à l’orée de ce bois…. Pendant leurs jeux, les miliciens ont emmené tous les membres de la maison.
  • Qu’est-il arrivé ensuite 

L’inspecteur Caribou est de plus en plus captivé. Cependant il n’oublie pas que cette histoire est sûrement la clef du mystère de l’enfant loup.

  • Les enfants avaient emmené leur goûté, un simple quignon de pain au blé noir, que la grand-mère Plumeau avait confectionné. Au retour chez Jean-Marc Pluvier, Myriam voulait reprendre sa bicyclette. La famille de Jean-Marc, lui apprirent l’arrestation de sa famille d’accueil. Ils ont eu des difficultés à la persuadée de rester avec eux en attendant une solution. Le Pluvier m’ont demandés de prendre Myriam en charge pour sa sécurité.
  • Qu’avez-vous fait ?
  • J’ai pris la petite et je l’ai emmené chez mon cousin Alphonse. Il était passeur pour l’Algérie.
  • Pour l’Algérie ?

S’esclaffe Caribou !

  • Oui, il faisait des allers-retours en avion pour le courrier postal. Il transportait des messages et aussi des clandestins pour la résistance. J’ai eu beaucoup de difficulté pour le persuader, car c’était une petite fille. Enfin il céda, il me promit qu’il dénicherait une famille là-bas.
  • A son retour que vous a-t-il dit ?
  • Qu’il l’a placé chez des colons français, et lui ont donné leur nom
  • Vous savez lequel ?
  • Je me rappelle qu’il lui a été donnée le prénom de Marie-France. Le nom de famille, je ne m’en souviens plus Je n’ai rein noté, dans le cas ou j’aurai été pris. De plus me croyant illettré, c’était ma couverture.
  • Pourquoi ce jeune couple la cherchait-elle ?
  • D’après Salomon, c’était une question d’héritage, et le plaisir de revoir leur nièce. Les parents de la petite Myriam sont morts à Ravenne Berghem. La seule survivante de la famille serait Myriam.
  • Qui sont-ils pour cette enfant ?
  • La jeune femme était la plus jeune sœur de la mère de Myriam, elle-même mise dans une famille d’accueil du côté de Foix.
  • Les corps trouvés, se serait ce jeune couple disparu, et le bébé qui les accompagnait ?

Demande Gaby

  • Cela se pourrait !
  • Hé ben çà alors ! oh ben merde alors !
  • Chut ! ne dites rien. Il faut que tout soit vérifié.
  • Qu’est devenu Jean-Marc ?
  • Sa famille les Bellavoine l’ont envoyé à Beau-Village chez leurs cousins. Depuis je ne l’ai jamais revu. Tout ce que je sais, lui aussi n’est jamais revenu. Le père Bellavoine fut arrêté trois mois avant la fin de la guerre.

Caribou soulève son sourcil gauche étonné et dit.

  • Qui l’a arrêté ?
  • Les gendarmes français !
  • Pourquoi
  • Je ne sais pas.
  • Au revoir Monsieur Graindorge. Il  se peut que j’ai besoin de vous pour des précisions.

L’inspecteur retrouve sa voiture, en s’y installant il prend quelques minutes pour se reprendre. Il est abasourdi par ce témoignage. Pour lui son enquête avance plus vite que prévu, il en est heureux. Cependant, il y a plusieurs pistes, celle-ci est en plus. Il espère beaucoup sur le médecin légiste pour éliminer plusieurs pistes. Maintenant, il faut retrouver Myriam devenue Marie-France en Algérie ! Il garde l’espoir. Ce pilote postal semble être toujours en vie.

 

Voir les commentaires

L’héritage de l'enfant loup 1 un bébé appelé Petit

 

1

Un bébé appelé Petit

Dans un village perdu du Berry, vivait un enfant loup aux milieux des animaux. L’automne arrive avec ses couleurs du vert au marron en passant par le jaune, le rouge et son dénuement saisonnier. Les feuilles mortes, sont glissantes craquent sous les pas des visiteurs. Les habitants de la forêt l’avaient adopté et protégé. Ils étaient tous tacitement complice de ce gamin. De grands arbres centenaires côtoyaient les muriers, les fraisiers, les framboisiers sauvages, les noyers, les chênes, les frênes sont les maisons des oiseaux. Les oiseaux allaient et venaient s’afférant pour la préparation de l’hiver. Les fougères, les orties, et la mousse tapissaient le sol des clairières.

Tout le long de l’année, ce val luxuriant attirait les touristes, mais pas cette partie de ce bois bien spécial. Une légende très ancienne se chantait dans les chaumières, et cette partie du bois était mis dans les oubliettes. Il n’est pas entretenu, en conséquence les arbres anciens et les nouveaux s’enchevêtre des broussailles préserve son allure sauvage.

Un petit d’homme dormait dans le creux d’un vieux chêne. Les branches lui servaient d’escalier. Les loups Rosy et Brutus veillaient sur ce petit d’homme. Ils avaient creusé leurs terriers au pied de l’arbre où se trouvait le petit d’homme. L’ami du petit d’homme, Tournus le lynx se pelote sur lui, et lui sert de couverture. Tout cela pour que, quel que soit la saison l’enfant ne manque de rien. Au début le bébé était dans le terrier avec Rosy et Brutus et leur petit. Rosy allaitait en même temps que ses deux louveteaux à elle. Ils sont sa famille. Ils l’ont adopté, c’est leur petit. Ils l’interpellaient de cette façon

·        Hé petit !

Pour tout et pour rien ils l’appelaient, souvent pour se rassurer. La peur des hommes, c’étaient inconsciemment et viscéralement incrusté au plus profond de Petit. Ces cheveux roux couvraient sa nudité. Ses petits bonheurs un bain dans la rivière, sous la chute d’eau de la cascade. Cela entrait dans ses jeux. Il y rencontrait Brunoy le cerf à l’heure où il s’abreuvait. Malgré l’odeur des loups, avec courage il est devenu prudemment son ami.

Rosy et Brutus, ayant compris ce qui se passait avait conclu un marché avec leur Petit. Tous les amis de Petit ne seront pas pris pour gibier, il leur faudra seulement reconnaître leurs odeurs pour que les amis de ce Petit ne soit pas attaquer. Pour simplifier, l’odeur de l’enfant mêlée aux odeurs du nouvel ami suffit, si l’enfant revient heureux. Mais, dans le cas où l’enfant revient vers eux apeuré, mieux vaut pour celui qui a terrifié leur Petit, qu’il ne rencontre pas l’odeur de l’ennemi, même si c’est un loup d’un autre groupe ! Certaines années de bonheur se sont écoulé. Tous les animaux de ce coin de bois avaient organisé tout une solidarité, pour ce petit d’homme.

Les journées se déroulaient entre les jeux avec les louveteaux, les repas avec ses amis. Chacun apportait un aliment. Au début Brutus lui donnait des moreaux de viande comme pour ses enfants, ensuite il lui montra à chassé des petits animaux à la manière des hommes préhistoriques. Il lui fabriqua avec ses dents une sorte d’épée. Petit, avec ses mains, avait imaginé des armes, et des outils à partir de ce que lui avait appris Brutus. Il apprit à manger des fruits avec Merlin le merle. Gaspard le renard lui montre les ruses de la survie. Le grand-duc lui enseigne le danger de la nuit. Raoul le pigeon lui apporte des grains de blé et parfois des miettes de pain (la mie en général) et il prévient de l’arrivé des hommes. Ceux-ci sont soit ils se perdent ou trop curieux malgré les broussailles. Colardo le col vert lui apprend les joies de la rivière la pêche et de la nage. Mordicus le castor lui a bâti une maison, qu’il agrandissait au fur et à mesure que Petit grandissait. C’était un enfant heureux, tel qu’il était, puisqu’il n’a connu que six semaines la vie des hommes.

Il ne connaissait rien de la vie des hommes. Un jour tout changea. Il avait dix ans pour le monde des hommes. Pour ces amis cela faisait neuf printemps et un été que le Petit vivait avec eux ...

à suivre

L’héritage de l'enfant loup 1 un bébé appelé Petit

Voir les commentaires