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Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche, pour que vous deveniez riches par sa pauvreté

LECTURES DE LA MESSE


PREMIÈRE LECTURE
« Gédéon, va sauver Israël ! N’est-ce pas moi qui t’envoie ? » (Jg 6, 11-24a)
Lecture du livre des Juges

En ces jours-là, l’ange du Seigneur vint s’asseoir sous le térébinthe d’Ofra,
qui appartenait à Joas, de la famille d’Abièzer.
Gédéon, son fils, battait le blé dans le pressoir, pour le soustraire au pillage des Madianites.
    L’ange du Seigneur lui apparut et lui dit :
« Le Seigneur est avec toi, vaillant guerrier ! »
    Gédéon lui répondit :
« Pardon, mon Seigneur ! Si le Seigneur est avec nous, pourquoi tout ceci nous est-il arrivé ?
Que sont devenus tous ces prodiges que nous ont racontés nos pères ?
Ils nous disaient :
“Est-ce que le Seigneur ne nous a pas fait monter d’Égypte ?” 
Mais aujourd’hui le Seigneur nous a abandonnés, en nous livrant au pouvoir de Madiane… »
    Alors le Seigneur regarda Gédéon et lui dit :
« Avec la force qui est en toi, va sauver Israël du pouvoir de Madiane. N’est-ce pas moi qui t’envoie ? »
    Gédéon reprit :
« Pardon, mon Seigneur ! Comment sauverais-je Israël ?
Mon clan est le plus faible dans la tribu de Manassé, et moi je suis le plus petit dans la maison de mon père ! »
    Le Seigneur lui répondit :
« Je serai avec toi, et tu battras les Madianites comme s’ils n’étaient qu’un seul homme. »
    Gédéon lui dit :
« Si j’ai trouvé grâce à tes yeux, donne-moi un signe que c’est bien toi qui me parles.
    Ne t’éloigne pas d’ici avant que je revienne vers toi.
Je vais chercher mon offrande et je la placerai devant toi. »
Le Seigneur répondit :
« Je resterai jusqu’à ton retour. »

Gédéon s’en alla, il prépara un chevreau, et avec une mesure de farine il fit des pains sans levain.
Il mit la viande dans une corbeille, et le jus dans un pot, puis il apporta tout cela sous le térébinthe et le lui présenta.
    L’ange de Dieu lui dit :
« Prends la viande et les pains sans levain,
pose-les sur ce rocher et répands le jus. »
Gédéon obéit.
    Alors l’ange du Seigneur étendit le bâton qu’il tenait à la main, et il toucha la viande et les pains sans levain.
Le feu jaillit de la roche, consuma la viande et les pains sans levain, et l’ange du Seigneur disparut.
    Alors Gédéon comprit que c’était l’ange du Seigneur, et il dit :
« Malheur à moi, Seigneur mon Dieu ! Pourquoi donc ai-je vu l’ange du Seigneur face à face ? »
    Le Seigneur lui répondit :
« Que la paix soit avec toi ! Sois sans crainte ; tu ne mourras pas. »
    À cet endroit, Gédéon bâtit un autel au Seigneur sous le vocable de Seigneur-de-la-paix.

            – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 84 (85), 9, 11-12, 13-14)
R/ Ce que dit le Seigneur, c’est la paix pour son peuple. (cf. Ps 84, 9b)

J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu’il dit, c’est la paix
pour son peuple et ses fidèles ;
qu’ils ne reviennent jamais à leur folie !

Amour et vérité se rencontrent,
justice et paix s’embrassent ;
la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.

Le Seigneur donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui,
et ses pas traceront le chemin.

ÉVANGILE
« Il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume des Cieux » (Mt 19, 23-30)
Alléluia. Alléluia.
Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche, pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.
Alléluia. (cf. 2 Co 8, 9)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Amen, je vous le dis :
un riche entrera difficilement dans le royaume des Cieux.
    Je vous le répète :
il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume des Cieux. »
    Entendant ces paroles, les disciples furent profondément déconcertés,
et ils disaient :
« Qui donc peut être sauvé ? »
    Jésus posa sur eux son regard et dit :
« Pour les hommes, c’est impossible, mais pour Dieu tout est possible. »
    Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus :
« Voici que nous avons tout quitté pour te suivre : quelle sera donc notre part ? »
    Jésus leur déclara :
« Amen, je vous le dis :
lors du renouvellement du monde, lorsque le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m’avez suivi, vous siégerez vous aussi sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël.
    Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs,
un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle.
    Beaucoup de premiers seront derniers, beaucoup de derniers seront premiers. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

PAROLES DU SAINT PÈRE

 


Il existe des attitudes incompatibles avec la confession de Jésus. Même pour nous, qui sommes dans le troupeau de Jésus.

Elles sont comme des "antipathies antérieures", qui ne nous permettent pas d'avancer dans la connaissance du Seigneur.

La première de toutes est la richesse. (...) Le Seigneur a été dur avec les richesses, très dur, très dur.

Au point de dire qu'il était plus facile pour un chameau de passer par le trou d'une aiguille que pour un riche d'entrer dans le royaume des cieux.

C'est dur.

Les richesses sont un obstacle à l'avancement.

Mais devons-nous tomber dans le paupérisme? Non.

Mais ne soyez pas esclaves des richesses, ne vivez pas pour les richesses, parce que les richesses sont un maître, elles sont le maître de ce monde et nous ne pouvons pas servir deux maîtres.

(Homélie à Sainte-Marthe du 5 mai 2020)

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Bonne Fête aux Claire et aux autres Saintes âmes du 17 août

Sainte Claire de Montefalco
 

Abbesse de l'ordre de Saint Augustin

Chiara de Montefalco, seconde fille de Damiano et Iacopa, naît en 1268 à Montefalco dans la Province de Pérouse, centre Italie. Très jeune, elle manifesta un grand goût pour la prière et la vie pieuse. Elle s'infligeait des mortifications corporelles peu en rapport avec son âge.

Sa sœur aînée, Jeanne, était entrée dans une maison de recluses volontaires, Claire voulut la rejoindre, elle avait alors 7 ans.
Les recluses furent de plus en plus nombreuses, à tel point qu'il fallut agrandir les bâtiments. C'est alors que Claire partit mendier dans les rues afin d'assurer la subsistance de ses sœurs.

Une fois la maison agrandie, les recluses souhaitèrent qu'elle devienne un véritable couvent.

L'évêque, Gerardo Artesino, sur la sollicitation de Jeanne, par décret du 10 juin 1290, accepta et leur donna la règle de Saint Augustin. Jeanne en devint l'abbesse et le monastère prit de nom de Monastère de la Croix.

Le 22 novembre 1291, Jeanne mourut. Claire fut élue abbesse à sa place et le monastère devint florissant. Claire y mourut à son tour le 17 août 1308.

Claire de Montefalco bénéficia d'extases mystiques profondes, et de nombreuses visions. Sa renommée, ainsi que son don d'exégèse dépassaient les portes du monastère, de son vivant, elle était déjà considérée comme sainte.

Moins d'un an après la mort de Claire, l'évêque de Spolète ordonna l'ouverture du procès informatif sur la vie et les vertus de la religieuse, devant les nombreux témoignages de miracles obtenus par son intercession.
Le père Béranger de Saint-Affrique se déplaça à Avignon en 1316 pour y rencontrer le Pape Jean XXII. Le procès, bien que terminé le 6 septembre 1318 n'aboutit pas.
Le 14 août 1624, le Pape Urbain VIII (Maffeo Barberini, 1623-1644) accorda l'autorisation du culte en l'honneur de Claire, dont le nom fut inscrit, ultérieurement, par Clément X (Emilio Altieri, 1670-1676), le 19 avril 1673, au martyrologe romain.
Un nouveau procès canonique fut entamé en 1738, et ratifié par la Congrégation des Rites le 17 septembre 1743, puis un autre, terminé en 1851, toutefois, il fallut attendre le 8 décembre 1881 pour que le Pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) déclare sainte Claire de Montefalco, et fixe sa fête au 17 août.

Sainte Jeanne Delanoue
 

Vierge et fondatrice de la Congrégation
« Sainte Anne de la Providence »

Jeanne Delanoue nait à Saumur, sur les bords de la Loire, le 18 juin 1666, dernière d'une famille de douze enfants. Ses parents tiennent un modeste magasin de mercerie, près du sanctuaire de Notre-Dame-des-Ardilliers. Elle perd son père alors qu'elle n'a que six ans. Malgré son jeune âge, elle aide sa mère à tenir le magasin pour faire vivre toute la famille. Ses qualités sont remarquables : habile, active, infatigable, au point de garder le magasin ouvert dimanches et jours de fêtes.
Quel avenir ne pouvait-elle pas espérer ? Certainement, agrandir son « affaire » et prospérer. Mais voici que, à l'âge de 27 ans, elle reçoit, de la part d'une vieille et fidèle pèlerine de Notre-Dame-des-Ardilliers, une invitation à se consacrer aux pauvres, si nombreux. Sa mère est morte depuis peu.

Malgré ses responsabilités accrues, elle va s'occuper un peu des pauvres, pour répondre à cet appel qu'elle sent bien venir de Dieu. Elle s'occupe d'eux chaque jour, plus que de ses clients. Jusqu'à ce qu'elle soit toute à eux « à plein temps ». Bientôt, du reste, les pauvres ne l'attendent plus chez eux, mais ils se rendent chez elle. En 1700, une enfant est accueillie à la maison, bientôt suivie de malades, de vieillards et d'indigents.

Pour tant de monde à loger, il n'y a que des grottes de tufeau. On les aménage au mieux. Mais il faut chercher de l'aide. Au bout de quatre années, en 1704, quelques jeunes filles se sont trouvées disposées à aider Jeanne et même à revêtir l'habit religieux si elle le leur demande. Ainsi naît la Congrégation de « Sainte Anne de la Providence ». C'est sous ce nom que sont approuvées les Constitutions en 1709.

La ténacité de Jeanne Delanoue, secondée par de si beaux dévouements, fonde le premier hospice de Saumur en 1715 ; il avait été demandé par le roi Louis XIV en... 1672 !

Sa charité déborde bien vite hors des limites de sa ville de Saumur et de son diocèse. Du reste, elle compte déjà quarante auxiliaires, toutes à ses ordres, et décidées à suivre son exemple de dévouement, de prière et de mortification.

À sa mort, le 17 août 1736, Jeanne Delanoue laisse une douzaine de communautés, hospices et petites écoles aussi. « La Sainte est morte », dit-on à Saumur.

Tout le monde a pu admirer son zèle, son action dans les nombreuses visites reçues ou faites, mais seuls ses intimes connaissent sa mortification, sa vie de prière et d'union à Dieu. C'est de là que procède cette charité inlassable, attirée vers tous ceux qui souffrent, mais surtout s'ils sont pauvres. Et Dieu sait qu'ils ne manquent pas, en ces tristes années de famine, de disette et de froid ; années de guerre aussi. Les Sœurs de Jeanne Delanoue, comme on les nomme tout simplement aujourd'hui, comptent environ 400 religieuses, en France, à Madagascar et à Sumatra, où elles ont fondé en 1979.

Jeanne Delanoue a été béatifiée le 5 novembre 1947, par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) et canonisée le 31 octobre 1982 par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).  

Saint Hyacinthe
Missionnaire Dominicain
(† 1257)

 

Saint Hyacinthe, apôtre du Nord et Thaumaturge de son siècle, était de famille illustre.

Ce fut saint Dominique lui-même qui reçut ses voeux et l'envoya évangéliser la Pologne, qu'il remua tout entière et où il opéra des conversions sans nombre. Sa vie n'était qu'un perpétuel exercice de charité envers toutes les misères, et de sainte cruauté contre lui-même. A l'imitation de son père saint Dominique, il n'avait point d'autre chambre que l'église et d'autre lit que la terre; il se déchirait toutes les nuits les épaules avec des chaînes de fer et jeûnait fréquemment au pain et à l'eau.

Parmi les prodiges qu'il opéra, on cite des résurrections de morts, la délivrance de possédés du démon, la guérison de nombreux malades. On le vit traverser le fleuve rapide de la Vistule avec plusieurs de ses frères, sur son manteau étendu. Obligé de fuir devant les Tartares, il emporte du moins avec lui le Saint-Sacrement, pour en empêcher la profanation. Comme il va quitter l'église, une voix sort de la statue de Marie, qui lui demande de l'emporter aussi. Elle pèse huit ou neuf cents livres; Hyacinthe, plein de foi, la prend d'une main et la trouve légère comme un roseau. A défaut de bateau, il traverse avec son fardeau le grand fleuve du Borysthène comme une terre ferme, pendant que son manteau sert de barque à ses frères, qui le suivent.

Consolé par plusieurs visites de la Sainte Vierge, il eut révélation de sa mort, qui arriva le 15 août 1257.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

Autres Fêtes du Jour
 

Bx Albert de Chiatina prêtre à Colle di Val d'Elsa en Italie (✝ 1202)
Saint Alypios  moine iconographe (XIe siècle)
Saint Amor d'Amorbach  abbé bénédictin (VIIIe siècle)
Saint Carloman  (✝ 755)
Saint Dimitrios le Jeune  martyr en Epire (✝ 1808)
Saint Elie le Jeune  moine sicilien (✝ 903)
Saint Eusèbe Pape (31e) de 309 à 310 (✝ 310)
Bienheureux Henri Canadell  prêtre martyr en Espagne (✝ 1936)
Sts Jacques Kyushei Tomonaga et Michel Kurobioye  martyrs à Nagasaki (✝ 1633)
Ste Jeanne Delanoue  fondatrice des Soeurs de Sainte-Anne de la Providence (✝ 1736)
Saint Jérprêtre et martyr (✝ v. 856)
Saint Largi  martyr (✝ 1813)
Bse Leopoldina Naudet  fondatrice des religieuses de la Sainte Famille de Vérone (✝ 1834)
Saint Mammès  ermite martyr en Cappadoce (✝ v. 274)
Bse Marie-Elisabeth Turgeon  fondatrice des Soeurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire (✝ 1881)
Vble Michel Archange Maria Antonio Vinti prêtre diocésain italien (✝ 1943)
Saint Myron martyr (IIIe siècle)
Bx Nicolas Politi ermite sur l'Etna à Monte Calanna en Sicile (✝ 1157)
Bienheureux Noël-Hilaire Le Conte  martyr à Rochefort (✝ 1794)
Bienheureux Thomas de Victor  (✝ 1133)

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il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume des Cieux.

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Matthieu 19,23-30.


En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : « Amen, je vous le dis : un riche entrera difficilement dans le royaume des Cieux.
Je vous le répète : il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume des Cieux. »
Entendant ces paroles, les disciples furent profondément déconcertés, et ils disaient : « Qui donc peut être sauvé ? »
Jésus posa sur eux son regard et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pour Dieu tout est possible. »
Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre : quelle sera donc notre part ? »
Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : lors du renouvellement du monde, lorsque le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m’avez suivi, vous siégerez vous aussi sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël.
Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle.
Beaucoup de premiers seront derniers, beaucoup de derniers seront premiers. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
 

Méditation de l'Evangile du mardi 17 août

Nous avons tout quitté pour te suivre

L'amitié avec Jésus nous entraîne à quitter même ce qui nous tient le plus à cœur : pays, famille, amis, femme ou enfants. Pierre a magnifiquement traduit cela, après l'appel amical lancé par Jésus au jeune homme riche :« Pour nous, quittant ce que nous avions en propre, nous t'avons suivi » Et pour Pierre et les autres, ce n'était pas de la littérature, vraiment ils avaient tout « laissé » pour suivre la personne de Jésus.

L'amitié avec Jésus nous entraîne à quitter même ce qui nous tient le plus à cœur : pays, famille, amis, femme ou enfants. Pierre a magnifiquement traduit cela, après l'appel amical lancé par Jésus au jeune homme riche :

« Pour nous, quittant ce que nous avions en propre, nous t'avons suivi »

Et pour Pierre et les autres, ce n'était pas de la littérature, vraiment ils avaient tout « laissé » pour suivre la personne de Jésus.

Le Seigneur, dans sa réponse, souligne que cette amitié exclusive a pour but d'étendre le Règne de Dieu (Luc), de faire connaître son Nom et sa Bonne Nouvelle (Marc et Matthieu).

Elle ne rétrécira nullement les cœurs. Bien au contraire, elle les dilatera à la dimension du monde. Son amitié ne mutile pas l'homme car c'est « dans ce temps » déjà que l'ami du Seigneur, grâce à l'annonce même de son Nom, noue de multiples et extraordinaires amitiés. Le Christ grandit tout en nous, et notre affection, qui s'ordonne à la progression du Royaume, et notre intelligence qui s'éclaire à la lumière de la sagesse éternelle.

Et Jésus ajoute : cette amitié, non seulement vous enrichit « dans ce temps », mais encore plus « dans le siècle à venir », car elle vous apporte la Vie Éternelle.

« En vérité, Je vous dis que nul n'aura quitté maison, femme, parents ou enfants à cause du Règne de Dieu, qui ne reçoive plusieurs fois autant, dans ce temps, et dans les siècles à venir, la Vie Éternelle »

La parole de Pierre, face à cette amitié, à cette rencontre avec Jésus, a si bien correspondu à la démarche personnelle des apôtres, que les trois évangélistes, sans une bavure, nous rapportent le même texte :

« Pour nous, nous avons tout quitté et t'avons suivi. »

Luc ajoute : « Quittant tout ce que nous avions en propre » Il insiste avec raison sur l'aspect plus personnel du renoncement. Ce qui nous coûte, c'est justement d'abandonner ce qui est à nous, même s'il ne s'agit en fait, que d'une vieille barque et de vieilles rames. On ne réalise ce dépouillement que dans l'amour ou dans la mort.

Père Gabriel

 

 

Saint Jean de la Croix (1542-1591)
carme, docteur de l'Église

Avis et maximes, n°355-357, 362, éd. de 1693 (Œuvres; trad. P. Grégoire de saint Joseph; Éd. du Seuil 1945; p. 1233 rev.)


L'esprit de propriété ou la pauvreté dans l'Esprit ?


N'ayez pas d'autre désir que celui d'entrer seulement par amour du Christ dans le détachement, le vide et la pauvreté par rapport à tout ce qui existe sur la terre. Vous n'éprouverez pas d'autres besoins que ceux auxquels vous aurez ainsi soumis votre cœur. Le pauvre en esprit (Mt 5,3) n'est jamais plus heureux que lorsqu'il se trouve dans l'indigence ; celui dont le cœur ne désire rien est toujours à l'aise.

            Les pauvres dans l'Esprit donnent avec une grande générosité tout ce qu'ils possèdent. Leur plaisir est de savoir s'en passer en l'offrant par amour pour Dieu et pour le prochain (Mt 22,37s). (…) Non seulement les biens, les joies et les plaisirs de ce monde nous encombrent et nous retardent dans la voie vers Dieu, mais les joies et les consolations spirituelles sont elles-mêmes un obstacle à notre marche en avant si nous les recevons ou les recherchons avec un esprit de propriété.

Homélies du Père Gilbert Adam

« Jésus dit : il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume des cieux. »

Je vous le répète : il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume des cieux. » Entendant ces paroles, les disciples furent profondément déconcertés, et ils disaient : « Qui donc peut être sauvé ? » Il faut que nous vivions détachés de nos possessions et de notre volonté propre si nous voulons suivre celui qui n’avait « pas d’endroit où reposer la tête. » Jésus est venu « non pour faire sa volonté, mais pour faire la volonté de celui qui l’a envoyé. » Nous connaîtrons par expérience ce que la Vérité promet à quiconque abandonne tout et marche à sa suite : « Il recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle. » Apres l’appel qui a été faite au jeune homme riche, Jésus s’adresse à ses disciples. Certes, il est peiné, mais serein et sans jugement. Jésus demeure dans la lumière de la réalité divine, il parle alors de la richesse qui apparaît comme un véritable obstacle pour avancer vers notre avenir. La richesse provoque ce retour sur nous-mêmes et sur nos biens qui nous alourdit et nous fait perdre tout dynamisme pour avancer dans la vie divine. La pauvreté, a contrario, le fait de ne pas posséder, apparaît comme une avancée vers le Royaume, elle nous permet d’aller vers ce que nous désirons. François d’Assise disait qu’il nous fallait aimer la pauvreté « comme une mère, » dame pauvreté. Notre vie est une marche vers une nouvelle naissance ! Cette naissance nouvelle est un amour offert à ceux qui le recherchent. Ceux qui ont suivi Jésus désirent s’alléger pour que la gloire du Seigneur, son nouvel amour pour le Royaume de Dieu, trouve en nous toute sa place.

"Jésus regarda ses disciples et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pour Dieu tout est possible. »​​​​​​​

Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre : alors, qu’est-ce qu’il y aura pour nous ? » Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : quand viendra le monde nouveau, et que le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m’avez suivi, vous siégerez vous-mêmes sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël. Nous pouvons nous demander quel est notre goût de la sécurité. Un trop grand attachement peut peser sur notre liberté et rendre difficile notre chemin vers Dieu. Notre richesse peut nous donner du réconfort, elle peut être pour nous la sécurité ! Jésus dira que notre évolution peut devenir très difficile : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pour Dieu tout est possible. » Le Royaume n’est pas de ce monde ! Les disciples restent avec les repaires d’un Royaume messianique, terrestre, de ce monde. Il ne nous est pas facile de faire cette conversion. Jésus est plein de tendresse et de miséricorde, il nous annonce qu’il y a un rapport entre ce que nous vivons maintenant et le Royaume annoncé !

"Et tout homme qui aura quitté à cause de mon nom des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra beaucoup plus, et il aura en héritage la vie éternelle. »​​​​​​​

Beaucoup de premiers seront derniers, beaucoup de derniers seront premiers." Nous considérons que ce qui nous arrive, ce qui nous arrache à nos biens et à nos habitudes, peut nous permettre de retrouver notre liberté intérieure. Les pertes que la vie nous impose et qui sont douloureuses, peuvent être une grâce venant de Dieu. Alors qu’elles nous apparaissent injustes, elles peuvent nous aider à devenir ce que nous sommes en vérité. Il nous est proposé d’envisager avec bienveillance le fait de tout « perdre » pour suivre Jésus. Notre cœur allégé est capable d’être apte à aller vers le Royaume de l’Amour. Le Don de Dieu est fondamental pour le Royaume de l’Amour, le Don de soi y est Roi ! Il nous faut naitre à une nouvelle perspective du Don de Dieu des maintenant pour nous mettre à l’école de Jésus. « A la Nouvelle Naissance, lorsque le Fils de l’homme s’assiéra sur son trône de gloire, vous aussi vous serez assis sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël. »

 Demandons la grâce de demeurer dans le regard d’amour de Jésus et de nous aider à faire ce pas si difficile de tout quitter, pour le suivre.

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GODJO TV 2021 DU 16 AU 31 AOÛT

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Etienne, le taureau qui s'était fait la malle devant l'abattoir de Feurs fait ses valises pour la Seine-Maritime

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Et quelquefois, la voix de la raison arrive jusqu'au président Macron.

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Kaboul abandonné, Kaboul assassiné...

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C'était hier

16 août 1819


Massacre de « Peterloo 


Le 16 août 1819, St-Peter's Fields, un champ à la lisière de Manchester (Angleterre), est le théâtre d'un massacre dit de « Peterloo » (contraction de St-Peter's et Waterloo !). C'est une étape douloureuse de la marche de l'Angleterre vers la démocratie...

André Larané
Le massacre de Peterloo, 16 août 1819 (caricature de George Cruikshank)

 


Le souvenir glaçant de la Révolution française


Alors qu'une crise économique frappe les ouvriers anglais et que ceux-ci se plaignent de n'être pas représentés au Parlement, le gouvernement anglais suspend certaines libertés civiles garanties par l'Habeas corpus. Excédée, l'opposition organise une réunion en plein air à Manchester.

Plusieurs cortèges partis des cités ouvrières environnantes rejoignent la métropole industrielle, dont l'activité principale est le tissage du coton. Pas moins de 50 000 personnes se retrouvent à St-Peter's pour écouter Henry Hunt « l'Orateur », qui réclame le suffrage universel (masculin) à une époque où le droit de vote ne bénéficie encore qu'à 4% des citoyens. La réunion s'annonce pacifique et joyeuse. Elle n'en est pas moins interdite au dernier moment par les autorités locales et à peine a-t-elle commencé que survient la yeomanry, une milice locale à cheval, assistée par une milice régulière et un régiment de hussards. La troupe charge sabre au clair, sans tirer un coup de feu, sur la foule affolée. On relève quinze morts et des centaines de blessés fauchés par les sabres et piétinés par les chevaux !

« Ce sera votre Waterloo ! » hurlent des miliciens à l'adresse de leurs victimes. D'où le nom donné à ce drame... Le gouvernement, tétanisé par la crainte d'une révolution similaire à celle qu'a connue la France 30 ans plus tôt, fait emprisonner Henry Hunt et plusieurs organisateurs. Il restreint aussi un peu plus le droit de manifestation. Et par-dessus tout, le Prince Régent, futur roi George IV, félicite en personne la milice.

Publié ou mis à jour le : 2019-06-21 15:12:42

16 août 1861
Victoire Daubié

ouvre le baccalauréat aux femmes

 

Le 16 août 1861, sous le règne de Napoléon III, Julie-Victoire Daubié, une institutrice de 36 ans, militante entêtée des droits de la femme, passe avec succès le baccalauréat à Lyon. Elle est la première Française dans ce cas.

Le ministre de l'Instruction publique refuse de signer le diplôme au prétexte qu'il « ridiculiserait le ministère de l'Instruction publique » ! Son successeur Victor Duruy montrera beaucoup plus d'ouverture d'esprit en faisant voter en avril 1867 une loi qui impose l'ouverture d'une école primaire réservée aux filles dans chaque commune de plus de 500 habitants. C'est un premier pas vers la féminisation du baccalauréat.

Isabelle Grégor


« La Bachelière du quartier Latin »Aussi appelée « L'Examen de Flora »,

cette chanson écrite par Paul Burani en 1874 reflète l'image de la pauvre aspirante au bac de la fin du XIXe siècle. Outrageusement « sexiste », elle vaudrait aujourd'hui à son auteur le pilori sinon pire...

« La Bachelière ou l’examen de Flora », fin XIXe siècle.Mamzell' Flora passait pour un' savante
Depuis Bullier jusqu'au carr'four Buci
Si bien qu'un jour ell' devint étudiante
Mais on n'peut pas dire tout c'quelle apprit.

Refrain :
C'est la bachelière du quartier Latin
Rein'de la chaumière et pays voisin
Elle a passé son baba
Elle a passé son chot chot
Elle a passé son bachot
Y a pas de bobo […]

Connais-tu l'grec ? Qu'un professeur lui d'mande.


Elle répond, sans lui manquer d'respect :
C'est un coiffeur si j'en crois la légende
Puisque l'ont dit : « s' fair' peigner par les Grecs ».

Un autre lui demande c'que c'est qu'une Olympiade
Quelqu'un lui souffle « un espac' de quatre ans »
Mais v'là Flora qui perd la trémontade
Et qui répond « une espèc' de cadran » […].

Aux professeurs ell' fait perdre la tête
Et, comm' Phryné d'vant les juges jadis,
Ell' leur fait voir ses jamb's dans une pirouette
Si bien qu'elle eut douz' boul's blanches sur dix.

V'la la moral' faut pas que ça vous blesse,
C'est au beau sex' qu'elle s'adressera :
Quand c'est des vieux qui jugent une jeunesse
C'est pas malin, le baccalauréat.

Scène représentant les candidates présentes sur les bancs de l'amphithéâtre Descartes à la Sorbonne pour l'épreuve du baccalauréat en Lettres classiques du 18 juillet 1911, Jean Joseph Léon Fauret, Femina, 1911, musée national de l'Éducation.

Chères bachelières...
Si François Villon fait allusion à de « jeunes bachelettes » dans sa « Double ballade » (XVe siècle), le mot désignait alors simplement une jeune fille qui présentait tous les avantages pour devenir épouse. Laissons aussi l'ironique Voltaire qui se moque des femmes savantes en général et d'Ève en particulier, « la première bachelière, puisqu'elle tâta de l'arbre de la science avant son mari » (Histoire de Jenni, 1775) !

Le XIXe siècle n'est guère plus indulgent puisque pour Le Dictionnaire de la langue verte de Delveau (1883) une bachelière est « une femme du quartier latin qui est juste assez savante pour conduire un bachot [petit bac] en Seine et non pour passer en Sorbonne ». Mais cette définition nous rappelle quand même que l'idée de filles passant le baccalauréat faisait son chemin !

Le premier lycée pour filles a ouvert à Paris en 1870, à l'extrême fin du Second Empire. Situé près des Invalides, il porte aujourd'hui le nom du ministre qui a promu la cause féminine. C'est le lycée Victor Duruy (désormais ouvert aux garçons comme aux filles).

Il n'empêche que, même au début de la IIIe République, passer le baccalauréat passait encore pour une idée farfelue. Pour les jeunes filles de bonnes familles, les seules qui pouvaient aspirer à une éducation poussée, on ne prévoyait le plus souvent que quelques leçons particulières. À quoi bon un diplôme lorsque l'objectif était de faire un bon mariage ? C'est Jules Ferry lui-même qui nous donne la réponse : « À quoi bon ? Je pourrais répondre : à élever vos enfants […], j'aime mieux dire : à élever vos maris. » (De l'Égalité d'éducation, 1870).

Mademoiselle Bernal, professeur agrégée de lettres avec ses élèves, 1894-1895, André Payan-Passeron, archives familiales.

C'est ainsi qu'en 1892, on en viendra à compter dix bachelières, fières héritières de Julie-Victoire Daubié, la toute première bachelière française. Mais les aspirantes restent rares, tant la société est encore réticente à éduquer ses filles...

Celles-ci ne l'entendent pas de cette oreille et accueillent avec enthousiasme le nouveau bac de 1902, plus accessible.

Une École normale catholique ouvre à leur intention en 1906, suivie d'un autre établissement dit libre (confessionnel) en 1908, permettant au nombre d'élues de passer à une centaine. En 1924, à la suite des bouleversements de la Grande guerre, le ministre de l'Instruction publique Léon Bérard a bien compris qu'il fallait répondre à la soif d'indépendance féminine en ouvrant les portes de l'enseignement secondaire. Elles ont désormais accès à des épreuves similaires à celles des garçons.

Les enseignantes deviennent par conséquent plus nombreuses, même si pour beaucoup cette vocation est synonyme de célibat... L'égalité est-elle pour autant aujourd'hui acquise ? Dans les faits, les filles continuent à se diriger vers des filières moins porteuses d'emploi (littéraires, tertiaires) et ne parviennent pas toujours à valoriser un diplôme pourtant chèrement conquis par leurs aînées.

Victoire!
Cela ne s'invente pas : la première bachelière française avait pour second prénom Victoire, comme un clin d'œil à son destin.

Née dans une famille de petite bourgeoisie vosgienne en 1824, Julie-Victoire Daubié s'intéresse très tôt aux études grâce à son frère, prêtre, qui lui enseigne latin et grec. Elle apprécie aussi les sciences puisqu'elle s'inscrit au Museum d'histoire naturelle de Paris pour mieux connaître mammifères et oiseaux.

Portrait de Julie-Victoire Daubié, 1861, Paris, bibliothèque Marguerite

Durand.À 20 ans, la voici déjà institutrice, mais cela ne lui suffit pas : il lui faut décrocher le baccalauréat. Elle fait donc une demande d'inscription à la Sorbonne, demande qui se heurte à plusieurs reprises à un refus. Qu'importe ! Elle tente sa chance à Lyon, et c'est ainsi que le 13 août 1861, on la retrouve installée avec ses camarades à plancher pour obtenir le diplôme ès Lettres.

Les six boules rouges qu'on lui accorde lui permettent d'entrer dans l'Histoire comme le « premier bachelier de sexe féminin qu'ait proclamé l'Université de France ». Cela ne se fait pas sans difficultés, puisque le ministre de l'Instruction publique refuse de signer son diplôme, de peur d'être ridiculisé ! Il faut l'intervention de l'impératrice Eugénie pour que sa réussite soit enfin officialisée.

Devenue journaliste économique, cette saint-simonienne qui est officiellement « entrepreneur de broderie » poursuit ses études et devient en 1872 la première licenciée ès Lettres. Seule sa mort en 1874, de tuberculose, l'empêche d'aller jusqu'au doctorat.

Quand une jeune fille rangée passe le bac...


Dans ses mémoires, Simone de Beauvoir raconte son baccalauréat qui, dans son cas, fut loin d'être une épreuve !
« Je pris grand plaisir à passer mes examens. Dans les amphithéâtres de la Sorbonne, je coudoyai des garçons et des filles qui avaient fait leurs études dans des cours et des collèges inconnus, dans des lycées : je m'évadai du cours Désir, j'affrontai la vérité du monde. Assurée par mes professeurs d'avoir bien réussi l'écrit, j'abordai l'oral avec tant de confiance que je me croyais gracieuse dans ma trop longue robe en voile bleu. Devant les importants messieurs, réunis tout exprès pour jauger mes mérites, je retrouvai ma vanité d'enfant. L'examinateur de Lettres, en particulier, me flatta en me parlant sur le ton de la conversation […] ; il m'interrogea sur Ronsard ; tout en étalant mon savoir, j'admirais la belle tête pensive qui s'inclinait vers moi : enfin, je voyais face à face un de ces hommes supérieurs dont je convoitais les suffrages ! Aux épreuves de latin-langues, cependant, l'examinateur m'accueillit ironiquement : « Alors, mademoiselle ! Vous collectionnez les diplômes ! » Déconcertée, je me rendis brusquement compte que ma performance pouvait paraître dérisoire ; mais je passai outre. Je décrochais la mention « Bien » […] ». (Simone de Beauvoir, Mémoires d'une jeune fille rangée, 1958).

 

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ça s'est passé un... 16 août de 1653 à 2012

ça s'est passé un...

16 août

16 août 1653 :

Les naufragés du Sperweer, premiers Européens en Corée.


Le 16 août 1653, un typhon entraîne le naufrage près des côtes coréennes d'un navire hollandais de la Compagnie des Indes Orientales (VOC), le Sperweer. Les naufragés trouvent refuge au royaume de Corée, le « royaume ermite », mais s'y voient contraints d'y rester plus de 13 ans. Leur chef, Hendrik Hamel, publie la première description de ce pays secret...

 

16 août 1790 : Une justice démocratique... et sans lendemain


À Paris, par le décret du 16 août 1790, les députés de l'Assemblée constituante abolissent la justice coûteuse et compliquée de l'Ancien Régime, avec ses parlements, ses tribunaux de bailliages,... Au nom du principe de séparation des pouvoirs popularisé par Montesquieu, ils instituent des magistrats élus par les citoyens actifs.

- Chaque canton a un juge de paix élu pour deux ans.
-Chaque district un tribunal de première instance et chaque département un tribunal criminel. Dans ce dernier, un jury d'accusation de 8 membres décide s'il y a lieu de poursuivre l'accusé et un jury de jugement de 12 membres décide de la peine à appliquer.
Les juges de district siègent aussi dans les tribunaux criminels. Ils sont élus pour 6 ans et obligatoirement choisis parmi les hommes de loi.
- Dans la capitale, un tribunal de cassation veille à la conformité des jugements.

Les députés prévoient par ailleurs d'uniformiser les peines pour tous les citoyens, sans distinction de classe sociale (c'est ainsi que la mort est pour tous les condamnés donnée par la guillotine).

Cette justice démocratique, efficace et peu coûteuse révélera de grandes qualités pendant les quelques mois que durera l'Assemblée législative. Elle disparaîtra avec cette dernière.

16 août 1819 : Massacre de « Peterloo »


Le 16 août 1819, St-Peter's Fields, un champ à la lisière de Manchester (Angleterre), est le théâtre du massacre dit de « Peterloo » (contraction de St-Peter's et Waterloo !). C'est une étape douloureuse de la marche de l'Angleterre vers la démocratie...

 

16 août 1861 :

Une Française accède pour la première fois au baccalauréat


Le 16 août 1861, sous le règne de Napoléon III, Julie-Victoire Daubié, une institutrice de 36 ans, militante entêtée des droits de la femme, passe avec succès le baccalauréat à Lyon. Elle est la première Française dans ce cas.

Le ministre de l'Instruction publique refuse de signer le diplôme au prétexte qu'il « ridiculiserait le ministère de l'Instruction publique » ! Son successeur Victor Duruy montrera beaucoup plus d'ouverture d'esprit en faisant voter en avril 1867 une loi imposant l'ouverture dans chaque commune de plus de 500 habitants d'une école primaire réservée aux filles...

 

16 août 1946 : Jinnah impose la création du Pakistan


Le 16 août 1946, aux Indes britanniques, le président de la Ligue musulmane Mohammed Ali Jinnah lance une journée d'action en vue d'imposer la partition du pays et la création d'un État musulman indépendant, le Pakistan.

Il s'ensuit de violents affrontements entre hindous et musulmans. On relève plusieurs milliers de morts à Calcutta, capitale administrative du British Raj (empire britannique des Indes)...

 

16 août 1960 : Indépendance de Chypre

 

Le 16 août 1960, Chypre, colonie de la Couronne britannique, devient une République indépendante avec un Président élu par la communauté grecque, Mgr Makarios en personne, et un vice-Président élu par la communauté turque, Fasil Füçük.

C'est une péripétie de plus pour cette île méditerranéenne à l'Histoire millénaire où les anciens Grecs situaient la demeure d'Aphrodite (Vénus)...

 

16 août 2012 : Massacre de Marikana


Le 16 août 2012, en Afrique du Sud, à Marikana, à l'ouest de Pretoria, des mineurs d'une mine de platine manifestent pour des augmentations de salaires et des conditions de travail plus dignes. La police tire. On compte 34 morts.

C'est la consternation dans le pays, où l'on constate que l'accession de la majorité noire au pouvoir n'a pas remédié à la fracture sociale.

Les masses laborieuses se détournent du gouvernement et des syndicats, gangrénés par la corruption et le népotisme. Les investisseurs étrangers quittent sur la pointe des pieds un pays où l'insécurité et les inégalités battent des records mondiaux... L'après-Mandela s'annonce rude.

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« Les moines et les abeilles »

Cet article est reposté depuis Le Monde Orthodoxe.

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